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Rwanda : la dictature trahit encore son angoisse

Publié : le 10 janvier 2011 à 20:32 | Par | Catégorie: Opinion
Mukakibibi Saida et Agnès Uwimana Nkusi

Mukakibibi Saida et Agnès Uwimana Nkusi

Il n’est pas nécessaire d’avoir lu de fond en comble le contenu des écrits du bimensuel privé UMURABYO pour comprendre la raison d’être des lourdes peines de prison requises contre sa directrice, Agnès Uwimana NKUSI, et son employée Saidath MUKAKIBIBI.

A travers sa parodie de justice, le régime militaire de Kigali trahit encore une fois sa plus grande angoisse du moment en poursuivant deux femmes journalistes qui n’ont d’autre crime que celui d’avoir osé exprimer une opinion dissidente sous la dictature de Paul Kagame.

Le régime militaire du FPR de Kagame redoute plus que tout le moment, pourtant inexorable, où les rwandais et les rwandaises cesseront d’avoir peur et se lèveront d’un seul bloc pour exiger leur liberté que ce régime leur a confisquée depuis bientôt 17 ans.

La junte militaire de Paul Kagame sait très bien que lorsqu’une dictature vit ces derniers jours, c’est d’abord au sein des médias que la peur prend fin et ce sont généralement les médias qui la font cesser au sein de la population.

La stratégie du régime, cousue de fil blanc et déjà appliquée contre tous les opposants politiques à ce régime dictatorial de Paul Kagame, consiste ici aussi à maintenir la terreur, à emprisonner, à museler ces deux femmes qui ne sont que les voix de tout un peuple et sa diaspora qui veulent la fin de la dictature instaurée par ce régime.

Les peines anormalement lourdes requises contre ces deux journalistes pour un délit d’opinion, soit 33 ans et 12 ans de prison ferme, ne laissent d’ailleurs place à aucune autre interprétation et ce ne sont pas les médias locaux qui diront le contraire lorsqu’ils retiennent et rapportent eux-mêmes que le délit principal reproché à ces deux journalistes est d’avoir « diffamé Paul Kagame » (Agence Rwandaise d’Information).

Le Rwanda actuel n’est pas un Etat de droit de sorte qu’il serait oiseux d’entrer dans une analyse judiciaire ou juridique de cet incident qui ne peut et ne doit être appréhendé que sur le plan de la répression de la liberté d’expression de deux journalistes indépendantes qui s’expriment dans le cadre d’un journal privé contre le régime en place.

Victoire Ingabire Umuhuza

Victoire Ingabire Umuhuza

On peut rendre hommage à ces deux femmes autant qu’on peut le faire à l’égard de Madame Victoire INGABIRE sur le plan politique, emprisonnée elle aussi pour avoir voulu exercer librement une activité politique d’opposition au Rwanda.

L’enjeu est certes de taille pour le régime qui prolonge sa survie mais il se trompe cependant car rien ne peut arrêter un peuple qui a soif de liberté, de vérité, de justice et de démocratie.

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, il semble que l’Afrique ait enfin commencé le chemin qui mène vers la fin de la néo-colonisation, cette période qui a suivi la décolonisation et pendant laquelle certaines puissances étrangères, parfois anciennes métropoles, ont réinstallé des régimes prédateurs dans leurs anciennes colonies.

L’Afrique des grands Lacs a sans doute été la plus grande victime de cette période noire de l’histoire de l’humanité mais il n’y a aucune raison pour que le régime prédateur du FPR survive au mouvement de liberté qui gagne l’Afrique toute entière aujourd’hui et qui est incarné par ces deux journalistes dont nous saluons encore le courage.

Rudatinya
JamboNews.net

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Un commentaire à “Rwanda : la dictature trahit encore son angoisse”

  1. Judith dit :

    Je demanderais au peuple de la région des grands lacs et particulièrement le peuple Rwandais, de doubler de courage et de s »être à la fois armé de double visions et double actions contre la dictature. Il ne faut plus et plus jamais alors avoir peur de tyrans comme Kagame et ses supporters qui se sont qualifiés d’abord ,par deux guerres d’invasion: l’une au Rwanda et l’autre au Congo, avant de se rendre responsables de deux génocides au Rwanda et également au Congo; sans toutefois oublier leurs actes de terrorisme international qui a emporté bien sûr les vies de quatre (4 ) Présidents de différents pays ,pour finalement se livrer à un crime de pillage des resources minières du CONGO. En attendant que ce dictateur soit carrément éjecté par le peuple qu’il a opprimé, n’ayez plus peur de dénoncer ce tyran et ses conseillers, racontez à haute voix leurs actes, leurs mensonges, leurs manières d’agir de A à Z , mettez-les à nu, montrez leur visage caché à la communauté internationale qui a été trompée et manipulée par le dictateur qui se vante comme quoi il a arrêté le génocide alors que c’est le dictateur lui-même qui l’a déclenché ,et savoir aussi détecter d’autres gens qui sont à leurs sevices clandestinément et s’il le faut ,essayez de les pénétrer..Et ceci est un travail de tout un chacun, c’est mon travail, c’est ton travail, c’est sans doute le travail de tout resortissant de la région des grands lacs, un travail de tout africain ou qui qu’il soit, épris de paix et de liberté.
    Malgré le silence de la communauté internationale, le développement que le général double-génocidaire Paul Kagame et ses conseillers chantent partout dans le monde entier, ne lui (leur) donnent en aucun cas le droit particulier de continuer à tuer les gens au Rwanda et au Congo, au Burundi, …etc..terroriser,….torturer, museler, persécuter le peuple Rwandais et les resortissants étrangers.

    Qu’il (Kagame) sache plutôt que le développement n’est pas synonyme d’excuses car le développement dont il est question ici, vient sans doute du sang du peuple Bantu Congolais et du sang des enfants du Rwanda. Au lieu de chanter de développement qui n’a pas de base, un développement qui peut s’écrouler d’un moment à l’autre, il devrait au contraire respecter les désirs du peuple, dialogue inter rwandais, essayer de créer un climat de respect, de paix et de confiance seules la source véritable à la paix et développement durables. Au cas contraire, la chute est inévitable, une chute bien précipitée par lui-même et la chute n’est pas très loin; elle est plus près; et sur cela, il ny’a pas de tergiversations en allant de gauche à droite, ca saute aux yeux de tous ,qu’on soit porteur des lunettes ou pas , et le dictateur ( Kagame ) lui- même le voit mieux surtout qu’il a des lunettes à sa disposition.

    Le dictateur sait très bien qu’il est actuellement sur un terrain glissant et qu’il lui reste peu de temps, il sait absolument qu’il est en partance seulemement il ne veut pas révéler le secret à n’importe qui. Il est au courant de cela et il se prépare maintenant en conséquence. Ses actes de barbaries, son arrogance , ses provocations, ne constituent qu’une autre manière de dire  » ADIEU »

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