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RDC: aggravation des viols au Kivu depuis le début de l’année

Publié : le 2 février 2011 à 18:17 | Par | Catégorie: Actualité
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NEW YORK (ONU) 28/01 (AFP) – Les province du Nord et du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo) connaissent depuis le début de l’année une augmentation du nombre de viols, commis par des groupes armés et des soldats des forces congolaises, a annoncé vendredi le porte-parole de l’ONU.

La mission de l’ONU sur place « s’inquiète de l’augmentation constante du nombre de viols » commis par différentes milices ainsi que par « des éléments des forces armées congolaises », a dénoncé devant la presse le porte-parole Martin Nesirky.

Certains de ces viols ont eu lieu début janvier à Fizi (Sud-Kivu) « où des éléments de l’armée congolaise auraient été impliqués », a-t-il souligné.

Jeudi, le gouvernement congolais a qualifié de « campagne de dénigrement » de l’ONU contre ses forces armées les accusations portées contre certains soldats accusés d’avoir violé 67 femmes début janvier dans l’est de l’ex-Zaïre.

Des soldats congolais sont régulièrement accusés de commettre des viols et des pillages dans l’est de la RDC, une région très instable où sévissent également plusieurs groupes armés.

Des Casques bleus indiens ont par ailleurs secouru jeudi sept femmes qui avaient été prises en otages par des combattants Maï Maï dans le village de Ntoto (Nord-Kivu), a précisé le porte-parole de l’ONU.

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Un commentaire à “RDC: aggravation des viols au Kivu depuis le début de l’année”

  1. linda riziki dit :

    Sans la femme africaine, point de développement

    En effet, dans la région des Grands Lacs, depuis 15 ans, la destruction massive et systématique des vagins des femmes et fillettes est planifiée… Plus 500 000 violées, dont 45 000 rien qu’en 2007, selon les estimations du gynécologue congolais Denis Mukwenge, prix Olaf Palme 2008, qui s’atèle avec ses équipes à la « reconstitution » des vagins mutilés par des hordes de tous bords et autres soudards, vagabonds en treillis armés de kalachnikov ou, pire, d’enfants-soldats drogués à la dérive.

    La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix 2004, écologiste, rappelle à juste titre que les viols des femmes dans les conflits ethniques au Darfour et en Birmanie brisent les liens familiaux, et fissurent le tissu social. « Les femmes paient le prix le plus élevé de ces conflits » armés aux enjeux plus que douteux : une course effrénée aux richesses naturelles avec ses corollaires inévitables, le pillage et les meurtres. Bref, le massacre à grande échelle, et plus particulièrement des femmes, des fillettes, pire des grands-mères… Or, sans les femmes, il n’y aura pas de développement de l’Afrique.

    LINDA RIZIKI

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