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Rwanda-Belgique : goût amer à l’issue de la commémoration d’Ibuka

Publié : le 10 avril 2011 à 5:31 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité
Lieu de départ de la marche du 7 avril 2011
Lieu de départ de la marche du 7 avril 2011

Une « marche du souvenir » et « une soirée de la mémoire » ont été organisées par Ibuka ce jeudi 7 avril 2011 à Bruxelles, à l’occasion de « la 17ème commémoration du génocide des Tutsi commis au Rwanda au printemps 1994 ».

Entre 300 et 400 personnes se sont retrouvées afin d’entamer une marche au flambeau de près d’une heure allant de la place royale jusqu’au palais de justice.

L’arrivée au palais de justice a été marquée par le discours d’une jeune fille qui a marqué les esprits de plusieurs participants.

« Un discours extrémiste »

Dans son discours, elle a estimé que le « génocide continue » avant de condamner les commémorations du 6 avril en disant qu’au travers de ces commémorations, c’est le « hutu power » qui continue a attiser le spectre du génocide en commémorant le 6 avril et a qualifié les commémorants du 6 avril de « génocidaires » affirmant que les rôles s’inversent et que les bourreaux se font passer pour les victimes.

Elle s’est ensuite attaquée au rapport Mapping en estimant que ce dernier n’était rien d’autre que « la poursuite de cette stratégie négationniste qui vise à inverser les rôles entre les victimes et les bourreaux. »

Elle a terminé son discours en expliquant la raison pour laquelle la marche n’avait pas lieu le 6 avril car c’est selon elle, « la date à laquelle le planificateur du génocide est mort, et qu’on ne peut pas confondre la date commémorative des victimes avec la date de la mort de ce dernier ».

Elle a enfin conclu son discours en remerciant le gouvernement Belge pour les arrestations qui ont eu lieu ces derniers jours à Bruxelles.

Réactions au discours

Un belge présent sur place a commenté ce discours en ces termes « c’est un discours haineux qui ne peut pas faciliter la réconciliation ».

Un hutu vivant à l’étranger, qui a sauvé plusieurs Tutsi pendant le génocide et qui participait pour la première fois à ces commémorations a pour sa part déclaré « je pensais trouver des intellectuels qui pouvaient faire la part des choses, mais je suis choqué par ce discours, qui généralise et fait entendre que tous les Hutu sont des génocidaires » avant de continuer « je croyais que les membres d’Ibuka Belgique pouvaient faire une différence entre des extrémistes Hutu qui ont tué et les autres, ce que je ressens c’est qu’on nous met tous dans le même panier et je me sens profondément offensé ».

Un Tutsi, membre d’Ibuka joint par téléphone nous a pour sa part dit regretter « avoir eu à faire à un discours politique, qui n’a pas sa place dans une commémoration » avant d’ajouter que « même si le thème est la commémoration du génocide des Tutsi, dans mon cœur et dans mon esprit, j’y vais dans l’objectif de commémorer toutes les victimes » car dit t’il « on sait tous très bien qu’il y a énormément de Hutu qui furent massacrés en 1994 ».

Déroulement dans la salle

Pauline Kayitare
Pauline Kayitare

A l’issue de la marche, une centaine de personnes se sont retrouvées au centre culturel d’Auderghem pour la soirée de commémoration proprement dite.

Plusieurs discours et témoignages se sont succédés, les participants ont ainsi pu entendre tour à tour, l’ambassadeur du Rwanda à Bruxelles Gérard Ntwali, le président d’Ibuka, Albert Gakumba, un représentant des victimes arméniennes, ainsi que le témoignage de Pauline Kayitare, une rescapée Tutsi.

L’ambassadeur a fait part de l’importance de commémorer tous ensemble, faisant toutefois référence, non aux commémorations du 6 avril mais aux divisions qui affectent les membres de la communauté Tutsi dans les commémorations locales. A Louvain-la-Neuve par exemple, parallèlement à la commémoration organisée par la section locale d’Ibuka, la « Communauté Rwandaise de Belgique » organise depuis quelques années, sa propre commémoration du génocide des Tutsi.

Cette année-ci toutefois, la diaspora a réussi à organiser une seule commémoration qui devrait avoir lieu à la fin du mois d’avril. La volonté de l’ambassade d’unir les commémorations correspond à une volonté d’avoir une meilleure emprise sur ces commémorations car cette dernière chapeaute la diaspora rwandaise et la « Communauté Rwandaise de Belgique » à la différence des sections locales d’Ibuka qui se veulent indépendantes du régime de Kigali.

Le président d’Ibuka s’est pour sa part longuement attardé sur le bilan positif des 17 ans de pouvoir du gouvernement dirigé par le FPR.

Le discours d’éloges du président d’Ibuka à Kigali a fait réagir une rescapée qui s’est demandée ou était « la place de la victime dans ce discours ? »

Dans son témoignage, Pauline Kayitare, auteure du livre « Tu leurs diras que tu es Hutu » a fortement émue l’assemblée. Effondrée en larmes à quelques reprises durant son témoignage, cette dernière a éprouvé quelques difficultés à le terminer.

La même rescapée ayant réagi au discours du président d’Ibuka a déclaré à un de nos correspondants s’être « retrouvée en avril 1994 au travers du témoignage poignant de Pauline Kayitare ».

Les discours étaient entrecoupés par un important accompagnement musical au sein duquel étaient notamment présents un jeune talent du nom de Jali, des chanteurs comme Nyiranyamibwa, Muyango ainsi que plusieurs autres groupes ayant chanté des chansons émouvantes de commémoration.

Un représentant du gouvernement belge, une personne devant s’exprimer au nom des familles des 10 paras belges ainsi qu’un représentant de la communauté juive ont tous trois annulé leur participation en dernière minute.

Seul un représentant des victimes arméniennes s’est exprimé « brièvement », nous a dit un participant.

Inquiétudes sur l’avenir d’Ibuka Belgique

Logo d’Ibuka

Face à ces annulations et à la faible participation dans la salle qui était à moitié vide alors que les autres années elle était comble, un membre d’Ibuka en est ressorti avec un sentiment amer et s’est demandé mais « qu’est ce qui se passe finalement au sein d’Ibuka? »

Faisant un parallèle avec la dernière activité d’Ibuka qui s’est tenue le 29 mars 2011, il s’est posé des questions sur l’avenir de l’association.

Le colloque organisé ce jour là au parlement européen fût un échec au niveau de la mobilisation, avec la participation de près de 50 personnes alors que des intervenants s’étaient déplacés du Rwanda, de suisse, ou encore de France.

Par ailleurs, les invités phares de la journée, Louis Michel et Guy Verhofstadt avaient annulé en dernière minute leur participation, pour « raisons d’agenda ». Une autre invitée phare, la directrice générale des Gacaca, avait pour sa part envoyé son adjoint.

Ce membre d’Ibuka analysant la situation, estime que ce sont les divisions internes au sein d’Ibuka qui ont affecté la mobilisation et constate qu’en ce qui concerne la commémoration, la plupart viennent seulement à la marche et n’assistent plus aux discours dans la salle.

Constatant que les deux dernières assemblées générales n’ont pas pu se tenir faute d’atteindre un quorum de participation suffisant (moins de 8 membres à chaque fois), le membre a déclaré que l’association n’ existe selon lui, plus que sur le nom car nous a-t-il dit, « au delà de ces activités d’avril, Ibuka n’organise plus rien ».

Il estime qu’à côté des dissensions internes, c’est la montée en puissance de « la diaspora » qui fragilise l’association car cette dernière souhaite que les choses se passent progressivement dans son cadre et de permettre ainsi d’avantage de contrôle, de la part du gouvernement sur les commémorations.

Expulsion de 3 membres de l’ASBL Jambo

Jambo asbl

Jambo asbl

Il est à noter qu’au début de la « marche du souvenir », un incident s’est produit.

En effet, alors qu’ils entamaient la marche en portant des flambeaux, le service de sécurité d’Ibuka, composé d’anciens militaires et d’étudiants de l’école Royale militaire a interpellé 3 membres de cette ASBL venus commémorer et les a prié d’évacuer les lieux sans aucune explication.

Malgré que certains membres avaient par le passé, déjà participé à titre individuel à certaines commémorations, la participation de cette année-ci se voulait particulière.

Dans un des objectifs de l’association qui vise à rapprocher les ethnies et à promouvoir la réconciliation, objectif intensifié ces dernières semaines notamment par la participation au dialogue inter rwandais ou encore par le biais de certains articles ou débats sur Jambonews allant dans ce sens, les membres voulaient s’y présenter collectivement en tant qu’association.

Cette initiative avait été fortement encouragée par plusieurs membres d’Ibuka avec lesquels un contact avait été établi et qui estimaient que « la présence de plusieurs jeunes de votre ASBL peut être un geste fort, qui peut faire réfléchir ceux qui adoptent des discours extrémistes et faire tomber certaines barrières qui nous divisent».

Réagissant à cette expulsion, une membre de l’ASBL Jambo à l’origine de cette initiative, qui devait rejoindre la commémoration par la suite s’est dite « dégoutée de leur comportement ».

Cette expulsion manu militari éloigne l’espoir entrevu au travers notamment des conclusions du dialogue inter rwandais ou encore au travers du débat entre Placide Kalisa et Joseph Matata de voir prochainement les divisions prendre fin et arriver à faire en sorte que la mémoire nous rapproche et cesse de nous diviser.

Car comme un membre d’Ibuka en désaccord avec ce genre d’attitudes en a fait part au téléphone à Jambonews « ceux qui vous ont expulsé de la manifestation ne sont pas des agents du FPR mais bien le service de securité d’Ibuka qui recevait les consignes de hauts dirigeants de l’association comme Albert Gakumba, ou encore Emmanuel Usabayezu (NDLR surnommé Rukara) ».

Il est à noter qu’un autre ressortissant rwandais, rescapé du génocide de 1994 et président d’une association visant à regrouper toutes les victimes, s’est également fait expulser.

Réagissant à ces expulsions, un autre membre d’Ibuka joint par téléphone s’est dit « choqué » considérant qu’ « on ne peut pas expulser des jeunes qui avaient 7 ou 8 ans à l’époque des faits et qui n’ont rien avoir avec les massacres commis. »

Il considère que « renvoyer ces jeunes après qu’ils aient acheté des flambeaux comme tout le monde est une terrible aberration » estimant qu’il est normal que ces jeunes se sentent concernés en tant que rwandais qui veulent mieux comprendre leur histoire.

Il rajoute que l’une des missions d’Ibuka est la transmission de la mémoire et que justement l’idéal pour lui est que cette mémoire puisse être transmise aux amis des rwandais, aux amis des victimes mais aussi et surtout à tous les jeunes rwandais car ce sont eux qui suscitent l’espoir d’un avenir meilleur et qui seront amenés à construire le Rwanda de demain et qu’il est donc important qu’ils soient conscients des horreurs passées.

Et il craint que « si on frustre, qu’on humilie un jeune de la sorte, on risque de le radicaliser dans ses positions et de le rendre extrémiste » et a trouvé cela particulièrement regrettable.

Interrogations sur l’attitude de la police belge

Police Belge

Police Belge

Cette attitude suscite également certaines interrogations sur l’attitude de la police belge qui a exécutée aveuglement une telle décision.

Est il en effet normal que dans un événement public qui se déroule en plein air, dans le cadre duquel les rwandais, les amis des rwandais, les amis des victimes ou encore toutes les personnes qui compatissent avec la douleur des victimes, des personnes puissent être expulsées sans aucune explication et sans avoir provoqué le moindre grabuge?

Lorsqu’un des membres a interrogé le policier sur les raisons de cette expulsion, ce dernier s’est tout simplement borné à répondre « ne fais pas le malin, tu le sais très bien » avant qu’un autre ne surenchérisse suite à l’insistance du membre de Jambo ASBL d’avoir des explications « arrêtes de poser des questions sinon on va vous mettre en garde à vue ».

Le devoir minimum des policiers venus encadrer le déroulement de la commémoration et qui ont pour objectif de s’assurer qu’aucun incident ne s’y déroule est d’expliquer aux ressortissants rwandais les raisons qui selon eux justifient une expulsion si ces derniers n’ont posé aucun problème.

Ces incidents font en particulier prendre conscience que le chemin vers l’unité et la réconciliation est encore long et est parsemé de sérieuses embuches.

Il est plus que temps que l’ensemble des rwandais toutes ethnies confondues qui sont fatigués de 17 ans de divisions, qui sont fatigués de se voir opposés les uns aux autres et qui désirent trouver une solution face aux différents extrémismes qui gangrènent notre communauté redoublement d’effort, et de mener une campagne de sensibilisation massive.

Car comme l’a écrit, Gérard Semushi Karangwa, un rwandais Tutsi, compagnon de combat de Déo Mushayidi dans un courriel de soutien adressé le 8 avril aux membres de Jambo, cet incident « prouve que le mal est encore enraciné dans les coeurs de certains de nos compatriotes et que notre travail de sensibilisation et de mobilisation pour trouver un espace où tout le monde pourra décharger son coeur et apaiser son esprit, est encore énorme. » Il se dit toutefois « convaincu que ce jour viendra et que cet espace sera trouvé. »

Il a enfin terminé son email de soutien en disant à ces membres expulsés « vous n’êtes pas les premiers mais je souhaiterais que vous soyez les derniers car c’est vraiment honteux et dommageable pour notre avenir. »

Par Ruhumuza Mbonyumutwa
JamboNews.net

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46 Commentaires à “Rwanda-Belgique : goût amer à l’issue de la commémoration d’Ibuka”

  1. Muhinzi dit :

    IBUKA si vous ne le saviez pas est une association d’extrémistes tutsis qui ne sont pas contents de voir que le FPR n’a pas réussi à exterminer tous les hutus. Sinon comment expliquer ce refoulement des hutus qui veulent la réconciliation??? Ce n’est pas étonnant aussi de voir la police belge exécuter cette sale besogne d’expulsion; IBUKA leur a offert des frites et quelques cannettes de jupiler et voilà, ils sont achetés.
    Les gens d’IBUKA ne veulent pas rencontrer des hutus; laissez les dans leur coins.

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  2. Etienne dit :

    un jour au Cameroun, un train citerne s’est renversé et les gens se sont mis à collecter de l’essence pour remplir les réservoirs de leurs voitures. soudainement, l’essence a pris feu et des milliers y ont péri. le gouvernement a décidé d’accorder une indemnisation à des familles éprouvées sous présentation de corps. les plus malins se sont mis à ramasser le plus grand nombre de corps à la morgue et en dehors pour avoir justement plus d’argent même si pleurer les morts n’étaient pas leur affaire. j’ai l’impression que cette histoire se passe aujourd’hui cher certains Rwandais qui se disent être plus Tutsi et plus Rwandais que nous autres. je voudrais demander à ceux-là de cesser leur cynisme. j’ai même l’impression que « le génocide des Tutsi  » ne les a pas affecté autre mesure que d’en faire un slogan de leur extrémisme et de leur barbarie politique. laissez-nous s’il vous plait pleurer la mort de tous les Rwandais victimes du génocide et prions pour qu’il n’y ait plus de génocide dans notre pays. à analyser de peigne fin la souffrance des Rwandais, j’ai tendance à dire que ceux qui portent le cachet de « génocidaires » souffriraient plus profondément que ceux qui se disent « Tutsi apparentés aux victimes du génocide. » dans tous ces discours de divisions liés sur les morts du génocide rwandais qui, en réalité, en tire profit. qu’on nous dise franchement ce qu’on cherche à avoir dans la division et la radicalisation politico-ethnique des Rwandais.

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  3. Inkotanyi dit :

    Trois choses à dire:

    1. je ne suis pas d’accord avec les avis de jp (commentaire n0 3) qui dit que les hutus sont manipulés comme des marionnettes. Ce n’est pas vrai et c’est son orgueil il faut le combattre.

    2. l’absence en grand nombre des membres d’ibuka dans la salle peut être un signe de la naissance de RNC voire que cette organination a fait l’intensif pour recruter et enseigner ses convictions à l’égard du FPR. Il peut être alors un signe que le RNC est en train de récupérer les membres du FPR et ceci peut être remarqué dans des pays étrangers la où la démocratie est devenue la culture.

    3. il n’est pas étonnant pour moi que les militaires belges prennent un tel comportement d’expulsion des gens car ils l’ont fait depuis des années au Rwanda et leur comportement d’expulsion sans raison et sans explication n’est pas daté d’aujourd’hui surtout pour les noirs africains. Leur façon de faire est celle-la : la prise du partie. Ils n’ont pas raison car ils ont échoues et ils doivent se sentir coupables et c’est ainsi qu’ils ont adopté une telle méconduite.

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  4. Afrique Info dit :

    Quel est l’avenir du Rwanda si les extrémistes du FPR continuent ces pratiques? Voici une autre expulsion:

    Communiqué de presse : Incident grave dans la commémoration du génocide Tutsi à Bruxelles le 7/4/2011

    Nous portons à la connaissance du public qu’aujourd’hui le 7/4/2011, certains responsables de l’association IBUKA Belgique ont manifesté l’extrémisme de haut niveau en empêchant Rutayisire Boniface de commémorer avec des Tutsis en l’accusant d’avoir commémoré avec les Hutus dans les manifestations du 6/04/2011. Ils ont lancé aussi des injures graves aux autres Hutus en général.

    Rutayisire Boniface, Président de l’association des victimes Hutus et Tutsis « Tubeho Twese » est arrivé à la Place royale à Bruxelles au moment de commencer la commémoration. Il a commencé la marche de commémoration avec les Tutsis de l’IBUKA. Quand la foule a fait environ 50m, Six hommes habillés des costumes sont venus au sein de la foule pour signifier à Rutayisire Boniface qu’ils viennent de recevoir l’ordre des supérieurs qu’il (Rutayisire Boniface) n’a pas droit de commémorer avec les Tutsis aujourd’hui le 07/04/2011 parce qu’il a commémoré avec les Hutus le 06/04/2011.

    Rutayisire Boniface a répondu a ces hommes qu’il a droit de commémorer avec les Tutsis présents et il a continué la marche.

    Ce qui est grave, quand Rutayisire Boniface a continué à marcher avec les autres, un de ces hommes vêtu d’un costume sombre a approché l’épaule de Rutayisire Boniface et lui a dit « Toi Hutu, qu’est ce que tu viens faire ici ? Quelles victimes tu commémores ? Pourquoi tu commémores les Hutus et accuser le FPR ? Tu sens même l’odeur des Hutus d’hier où tu étais allé pour commémorer. Il faut quitter immédiatement cette commémoration». Six hommes ont pris immédiatement Rutayisire Boniface dans la main pour l’empêcher de continuer la marche, certains Rwandais ont commencé à crier que ce n’est pas bon de faire la bagarre avec quelqu’un qui est venu commémorer pacifiquement. La police a intervenu immédiatement. Deux ou trois personnes ont eu le même problème.

    Il est temps que les choses changent. Il est inadmissible que les victimes Hutus soient traitées ainsi. Il est temps que la Belgique et d’autres pays amis du Rwanda changent leur comportement qui ne les honore pas et adopter le respect à toutes les victimes Rwandaises et congolaises. Tubeho Twese va continuer à vous informer sur la suite de ce cas historique. N’ayez pas peur, la vérité finira par vaincre et les victimes pourront commémorer ensemble et les Rwandais vivront ensemble pacifiquement. Twese abarwanya ikibi dushyire hamwe tuzatsinda.

    Fait à Bruxelles, le 07/04/2011

    Pour l’association Tubeho Twese

    Rutayisire Boniface

    Président

    Tel : 00 32 488 25 03 05

    Email : infotubeho@yahoo.fr (yahoo.fr)

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  5. gasore dit :

    @jambonews.

    J’étais à la salle, je n’ai pas pu voir les gens qui auraient été renvoyés. La salle qui peut contenir 550 personnes avait 320 personnes, c’est en effet moins que d’habitude. Je ne suis pas membre Ibuka mais je suis tutsi. Je n’ai pas entendu le président d’Ibuka se conformer au FPR comme vous le décrivez. Il serait bon de demander le discours écrit pour éviter vos interprétations émotives.

    Je trouve dommage que des gens aient été renvoyés mais avant de désigner des commenditaires, il faut avoir leur version pour ne pas écrire trop vite. Je pense que ce journalisme sera très respecté.

    En ce qui concerne la commémoration ensemble pour toutes les victimes, il s’agit d’un désir noble pour certains et opportuniste pour d’autres. Ce n’est pas encore le moment car notre souffrance est trop importante. Sans nier que des hutus soient morts, je ne le vois pas comme un génocide à moins que l’on me prouve le contraire dans l’avenir, nous commémorons la volonté de la majorité des hutus d’éliminer les tutsis en 1994.

    Pour moi, c’est votre droit de vous rapeller de vos morts et c’est votre droit de vous joindre à notre marche si vous trouvez le génocide des tutsis injuste mais ne réclamez pas ce droit de tous commémorer ensemble car ça offencera même les moins extremistes des tutsis qui se sentiront non reconnus dans leur douleur.

    Le temps viendra ou les coeurs pourrons se pardonner mais ce n’est pas encore le moment et celà ne veut pas dire haïr les hutus.

    @Jp : Je comprends ta douleur et te dis courage en ces moments difficiles. Cependant, c’est une erreur de résumer hutu à émotion et tutsi à raison. Il existe de bon tutsi, de bon hutu et de mauvais tutsi et de mauvais hutus comme il y a des êtres humains en général avec un bon fond et d’autres avec un mauvais fond.

    Bon ou mauvais n’est même pas le terme correct car le bon dans certaines circonstances est mauvais dans d’autres. Sans pardonner, nous pouvons déjà nous sortir de ces clichés hérités d’une éducations bourrée de lacunes de nos parents et notre entourage.

    Bonne Nuit.

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  6. gasore dit :

    @maronier

    Tu dis : Les tutsi se croient malins, les hutus se croient forts et pour un blanc vous êtes tous des babouins

    Si tu es complexé, cela te regarde! Si tu n’es pas blanc ne parles pas pour eux et si tu l’es, ne parles pas pour tous. Je respecte les blancs, les noirs, les jaunes, les rouges mais ça ne semble pas être ton cas. Alors, respectes la mémoire des uns et des autres, ou dis-nous ta douleur et nous te soutiendrons.

    Avec de tels clichés que peux-tu nous apporter de positif? Dépasses ça et gagnes du respect car nous respectons ta différence

       4 likes

  7. madjer dit :

    La liberté d’expression n’est pas du tout liberté d’injurier cher Maronier.Tes propos sont pleins d’injures et d’orgueil malgré la conclusion.Le Rwandais n’est pas aussi con que tu le chantes et le génocide qui a frappé n’est pas un fait du hasard.J’admets comme toi que seul le PARDON est notre salut.Mais cela n’est possible que si les uns et les autres apprennent à dire la VÉRITÉ puisque le génocide a été planifié et exécuté au vu de tout le monde.L’implication de certaines puissances tels que la France n’est pas négligeable cher Maronier.Et cela reste un handicap sérieux dans la recherche de la VÉRITÉ car la POLITIQUE s’en mêle éternellement! MAIS QUI SONT CES POLITICIENS?Des apprentis,de opportunistes,des prostitués intellectuels et j’en passe!
    Salut.

       1 likes

  8. Judith dit :

    Il n’ya aucun doute que les jours à venir seront beaucoup plus sombres pour ceux qui se croient extrëmistes dotés de raisons.

       6 likes

  9. Onesphore Habimana dit :

    Bonjour a tous,

    Avant d’aller vous faire expulser des comémorations du génocide des tutsi demandez vous pourquoi Jambo n’a pas de Tutsi parmi ses membres ?

    Si arrivez a repondre a cette question, vous aurez tout compris.

    Onesphore Habimana

       2 likes

  10. Mukobanya dit :

    quand vous discutez comme ça, vous oubliez un détail très important : UN JOB C’ECT UN JOB
    IL Y’A DES GENS QUI SONT REMUNERES POUR ETRE EXTREMISTE : C’EST LEUR JOB
    Demander à ces personnes là de cesser d’etre extremistes = leurs envoyer un C4

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  11. maronier dit :

    @
    gasore

    Quand le sage pointe le lune , l’idiot lui regarde le doigt. Malheureusement tu n’asrien pigé quand je dis que  » lestutsi se croient malins etles hutus se croient forts mais pour un blanc vous êtes tous des babouins.
    Ce n’est pas de ma faute si tune pige quedal.

    Jevais descendre à ton niveau pour que tu puisse capte quelque chose: moi je suis rwandais, je n’ai pas besoin t’etre hutu ou tutsi,, d’ailleurs à la riguer je rennoncérai àmon ethnie car il été avéré que les blancs utilisent les éthinies pour nous diviseret ensuite nous dominer.
    Moi ça me fout la rage quand je constate que je n’ai chez moi nul part( en europeje ne me sens pas chez moi et au rwanda je ne me sens pas chez moi.
    Or, le blanc lui, en europe il est chez lui et quand il va en afrique on l’accueil comme un roi. Pourquoi le blanc arrive t il à nous dominer, car pour lui on est des baouins. Toi gasore, tu n’as rien à m’apprendre, je ne suis pas anti blanc moi non plus car d’ailleur ma femme est blanche, ma mère est tutsi, et mon père est hutu.
    Ceque je dis c’est que à cause des ignares comme toi, les blancs nous domineront toujours.

    Hier ils disaient aux hutus:ah les tutsi vous ont massacré pendant 400 ans et vengez vous. Quand les hutus se sont vengé, les blancs ont dit aux tutsi, ah vous voyez, les hutus vus ont génocié en 1994,.

    si tu n’es pas assez minable mentalement, tu devrai constater que le même jeu est encour espèce d’aveugle, : le rapport maping dit quoi: il dit que les tutsi ont génocidé les hutus au nord du rwanda et au congo, àmoins que tu sois une autruche et que tu enfonce ta tronche dans le sable pour eviter de regarder la réalité en face, tu dois comprendre que l’homme blanc s’enfoout que tu sois tutsi ou hutu, il s’enbrale les cojones ce qui compte pour les bazungu c’estque vous vous massacre réguriellement , il vous arme en vous disant que l’autre et ton énemie et quand tu le tue, il prend les images, les videos, les fotos et il les conserve et quand tu fais le malin, il te traine dans la boue en te disant que tu es criminel et làtu es grillé. jenesais pas quel âge tu as mais il semble que tu as trop grandien afrique car si tu vais fait tes études primaire secondaire et universitaire en europe, tu comprendrais combien l’homme blanc méprise les nègres, il nous divise il dit aux tutsi qu’ils sont intelligent juste pour les flatter, ensuite il dit aux hutus qu’ils sont forts, mais tous ça ce sont des conneries car pour lui, vous êtes tous desnègres qui n’ont rien capté.
    Je te le repete je ne suis ni anti hutu, ni anti tutsi et moins encore ni anti blanc, je que jeveux que vous comprenniez, c’est que vous vous haissez pour des conneries et cexu qui vous encouragent se moquent de vous par après. mais, mêmesi toi tu n’as rien compris, je sais bcp de rwandais ont compris, si tu es le seul égaré ce n’est pas grave.

    et ainsi il prendra partie pour ensuite exiger les récompenses qui ne sont autres que la domination.
    Alors si tu n’as pas encore compris cela, ne répond même plus à mon message. Moi je pense que tu as une mémoire courte, si non tu ne dirais pas que je suis complexé, d’aileurs je me demande si tu sais ce que signifie le mot complexer.

    Si tu crois à la suprématie des tutsi dis leur d’aller manipuler les blancs, hahahahaaa, un nègre ça reste un nègre
    Situ crois à la force des hutus, disleur d’aller liberer lacote d’ivoire, hahahaa, tu saisdéjà que lesfrançais occupent la cote d’ivoire, alors envoes tes tutsi et tes hutus pour aller libérer leurs frères ivoiriens

    Vous les nègres quand vous n’aurez pas encore compris que on vous maipule en utilisant vos méprisable pseudos ethnies, vous serez toujours inférieur à l’homme blanc.
    Tu sais cher gasore, moi mon combat n’est ni hutu contre tutsi ouvis versa
    mon combat est de haut niveau et mes ennemies ce ne sont les tutsi ni les hutus, mon combat cosnsste à à vous purger de devotre ignorance car comme je l’ai dit pour un blanc on est des singes.
    Si t’as pas pgé ça, c’est que tu es né con etque rien à faire.
    Peace

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    • gasore dit :

      @maronier
      Cher frère (je sais maintenant que tu es black) , merci de déscendre à mon niveau avec tes éclaircicements et tes précisions, je me sens maintenant un peu moins con. Je kiffe ton langage décoiffant, provoquant et merci d’avoir partagé avec nous ton expérience. Loin de moi, l’idée de t’apprendre (cette fois-ci, car avant je le voulais…) quoi que ce soit mais juste
      une question: J’espère que tu ne parles pas comme ça à ton épouse?
      Que la force soit avec toi dans ton combat de purger notre ignorance et je m’arrête ici car je n’ai pas le niveau requis pour t’arriver aux chevilles.

         3 likes

  12. maronier dit :

    @ madjer
    tu sais, je n’ai injurié personne puisque moimême je fais partie de ceux quej’injurie( selon toi)
    je l’ai dit et je le répete nous les noirs on est cons, stupides et imbéciles moi même y compris dedans

    si on avait pas été abroutis, il n’ay aurai pas eu le génocide en 1994, si on avait pas été cons, il n’aurai pas eu tous es massacres au congo, alors montre moi où est l’intelligence des nègres et en particuliers des rwandais?????
    votre extremisme et vos divisions ethnique c’est ça que tu appelles inteliigence? eh c’est ça??
    Moi ça me dégoute de voir le monde entier semoquer des rwandais, il est temps qu’on arrete il temps que vous comprneniez qu’être hutu uo tutsi n’est ni un privilège ni un crime , tant que vous n’aurez pas compris ça, je vous traiterez de cons
    Attentions, moi aussi je suis rwandais alors personne ne peut m’accuser de racisme ni d’insulte car je m’iclue dedans, et tout ce que je désire c’est de voir les gens civilisés qui réglent leurs conflit par discussion et non par les armes. uand vous aurez compris ça, je dirai que les rwandais ne sont plus de cons, mais queles rwandais est un peuple très intelligent et respectuex.

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    • madjer dit :

      Soyons donc raisonnables,cher Maronier.Apparemment tu es découragé et cela se comprend.Mais ouvre les yeux pour voir ce qui se passe à l’autre bout du monde.Tu trouveras que nous Rwandais sommes pas des cons,mon frère.J’admets que des Rwandais ont planifié et exécuté le génocide contre des Rwandais.Et tout le monde,toi aussi,devait s’attendre aux conséquences du génocide.
      Conclure que tous les Rwandais sont cons suite à ces événements est vraiment naïf.Celui qui a dit que seule la guerre peut faire basculer l’histoire ne s’est pas trompé et il n’est pas Rwandais.Les guerres auxquelles nous assistons aujourd’hui en Irak,en Afghanistan et ailleurs ne sont pas l’œuvre des Rwandais!Les bombardements réguliers des Israéliens sur des civils Palestiniens ne sont pas non plus l’œuvre des Rwandais.Les grandes puissances qui les mènent ces guerres sont-ils des États CONS?
      Aujourd’hui,les Rwandais doivent obligatoirement changer de mentalité,maturité oblige.
      Notre plus grand mal se trouve dans les têtes de la plupart de nos SOI-DISANT POLITICIENS qui ne visent que leurs intérêts personnels et égoïstes.Pour ces gens,tous les coups sont permis pour arriver à leurs fins.Tu devrais donc chercher les CONS de ce coté là. Heureusement que tous les Rwandais ne sont pas des POLITICIENS.
      Le pire aveugle est celui qui ne veut pas voir,dit-on!

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  13. Realiste dit :

    ça me rappelle l’époque du multipartisme, il y avait justement des gents qui tenaient et propageaient dans la population ces genres des propos déplacés à la fois insultants et divisionnistes ( basé sur l’origine ethnique ou régionale) pour arriver à leur fins politique (pouvoir). je vous exhorte de ne pas faire trop attention à ces personnes car leurs objectifs est de nous dérouter de ce long chemin vers une véritable réconciliation

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  14. Wendy_Rwanda dit :

    Habituellement je m’informe et ne réagis jamais, mais là j’ai eu des suffocations, particulièrement en lisant les propos de ‘JP’. A quelle planète se trouve t’il pour encore penser qu’une ethnie est supérieure à l’autre? J’en demeure sans voix! OMG! Des intoxications pareilles de l’esprit sont à l’orgine de la colonisation, qui continue encore sous forme masquée aujourd’hui en AFRIQUE (voir ce qui se passe en Côte d’Ivoire, pays arabes où le même ami d’hier devient l’ennemi de demain)
    Au Rwanda nous avons réussi à nous entretuer alors que nous parlons la même langue, avons les mêmes coutumes, pratiques!
    Je suis hutu, j’ai également perdu un parent, toutes mes tantes, cousins, amis, tous massacrés par le FPR. Mais à cause des personnes comme JP avec leur propos stupides, nous ne pouvons pleurer nos morts car nous sommes les ‘méchants’. Chaque mort a la même valeur. Pour moi FPR n’est pas synonyme de tutsi, et génocide ne veut pas dire que les hutus sont méchants ni que la majorité voulait que les tutsis périssent. La majorité d’entre nous étaient jeunes à l’époque, et n’avaient qu’à faire des ethnies!
    Je condamne la guerre et le génocide, je compatis avec TOUTES les victimes car c’est avant tout la bêtise humaine qui a poussé les hommes à agir de la sorte, la soif du pouvoir. Résultat, AUCUN GAGNANT. Chaque Rwandais a perdu un être cher, a dû fuir son pays, bref a été touché par la tragédie rwandaise ainsi que le génocide.
    17 ans plus tard, je vous invite, cher compatriotes à apaiser vos coeurs, car tant que nous continuons comme ça comme dit ‘MARONIER’ , le Rwanda se videra de son peuple et il n’y aura que les étrangers pour récupérer le tout.
    Je conçois qu’il est peut être encore trop tôt pour espérer que hutu et tutsi marchent main dans la main (j’espère que ce jour arrivera bientôt), mais pour cela nous devons d’abord faire un travail d’apaisement. Car la haine qui nous ronge est à l’encontre de toute réconciliation.
    @ JP: je compatis si tu as perdu des membres de ta famille, mais ta haine envers les hutus ne les ramènera pas. Peace & love!

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  15. Rodman dit :

    A Rumuza (Le rédacteur Jambonews)

    Je peux vous dire que les gens qui commémorent les victimes du génocide de Batutsi ne rien contre vous mais bien contre les motivations de démarches motivées par les vices politiques à leur égard! Parce que d’une part, les bourreaux de ces victimes sont bel et bien là et continuent leur macabre plan d’extermination qui n’est plus du moins pour le moment physique mais bien psychologique. Pour le savoir, il vous suffit de demander s’il y a eu une démanche personnelle de leur part (les bourreaux) afin de montrer les fosses où ils ont jeté les corps de leurs victimes, ceux qui ont eu le courage de le faire, l’ont fait parce qu’ils y étaient forcés ( ça n’a pas beaucoup marché) ou parce qu’on les a accordé la grâce pour leur crimes. D’autre part, il ne faut pas faire gaver les rescapées du génocide de Batutsi que vous œuvrez en tant que la société civile parce que dans votre projet le fameux « dialogue hautement inclusif » vous ne vous cachez pas que vos interlocuteurs sont la plupart politiques dès lors tout laisse à penser que le débat est déjà motivé par les ambitions politiques, donc, soit vous vous engagez dans un débat purement de société civile! ou il ne devient que politique.

    En plus, il y a une chose qu’il faut savoir, ceux qui ont tué les Batutsi l’ont fait au nom de Bahutu pas au nom du FPR comme certaines idées mal intentionnées ont tendance à l’expliquer heureusement d’ailleurs que certains Bahutu se sont montrer plus réfléchis et plus humains pour ne pas tomber dans le piège soit en cachant les Batutsi ou soit en refusant de les massacrer.

    Enfin, personnellement? j’ai du mal à comprendre votre interlocuteur MATATA qui tantôt se montre comme un homme motivé de lutter pour le bien fondé de Bahutu et de Batutsi surtout les jeunes et tantôt qui n’hésite pas à se monter à un beau jour en racontant que les jeunes Bahutu savent mieux commémorer plus que les jeunes Batutsi (cfr Video: KALISA ET MATATA  » Les jeunes Hutu qui ont réussi à arriver au mémorial, se sont agenouillés, ils ont prié, c’est une position,…, les policiers quand ils ont venus les arrêter, ils ont trouvé les gens agenouillés,…,un geste que peut être les Tutsi n’ont jamais fait, n’ont jamais exercé » ), « Qu’est ce qu’il en sait? », en fait c’est quoi « cette façon » de différencier les jeunes qui sont censés de s’asseoir ensemble pour avoir une discussion constructive???

    S.V.P: pas de censure.

    Rodman

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  16. Gogo dit :

    Je ne suis pas étonné que des membres de jambonews se fasse expulser. Votre travail jusqu’ici a consisté à la défense des tenants et des nostalgiques du « Hutu Power » et à donner une image du Rwanda completement décalé de la réalité.
    La vérité concernant le génocide, est connue de chaque rwandais qui étaient sur les lieux en 94. Une campagne d’extermination des tutsis fut mise en oeuvre par les militants du Hutu Power pendant que l’immense majorité non visée regardait ou pillait. Les courageux qui ont essayé de s’interposer, ils l’ont payé de leur vie, le mémorial de Rebero est dédié à ces patriotes.
    Vous prechez le double génocide comme la condition sine qua non de la réconciliation, ainsi on efface l’ardoise…désolé cette combine n’est pas en mesure de reconstruire le tissu social. Aller au Rwanda vous entendrez des témoignages de réconciliation qui dépasse l’entendement.

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  17. Ruhumuza Mbonyumutwa dit :

    @ Gasore

    Les expulsions ont eu lieu à l’extérieur tout au début de la marche et non dans la salle.

    Pour les discours, étant moi-même, l’une des personnes expulsées, je n’ai malheureusement pas pu y assister personnellement comme j’avais prévu mais j’ai recoupé l’info auprès de plusieurs personnes dont des membres d’Ibuka qui m’ont fait part du contenu et de leurs réactions.

    Nous ne sommes pas venus pour réclamer une commémoration commune lors de cette marche. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on participait à des commémorations d’Ibuka, les autres ont dèjà participé à la marche, et moi personnellement j’allais quand je le pouvais aux commémorations d’Ibuka à Louvain-la-Neuve, car c’est là que j’habitais à l’époque.

    On fait souvent un amalgame soigneusement entretenu par le gouvernement entre des « négationnistes » et ceux qui veulent une reconnaissance des victimes du FPR à très grande majorité Hutu.

    Pour ma part, je soutiens à 300% Ibuka dans sa noble cause qui vise à se souvenir des victimes Tutsi du génocide, et tant que je le pourrais et qu’on m’y autorisera, je m’associerais aux initiatives visant à se rappeler de cette page noire de notre histoire, en tant que jeune rwandais, je me sens concerné en première ligne.

    Ce que je reproche à Ibuka et que j’ai vraiment de plus de mal à supporter, c’est lorsque les commémorations sont utilisées aux fins d’étouffer d’autres victimes, comme ça a de nouveau été le cas dans le discours de ce 7 avril, qui est encore revenu sur le mapping report et qui adopte le même discours que les bourreaux d’une grande partie du peuple rwandais à savoir le FPR ou lorsqu’Ibuka tente de faire passer tous les Hutu pour des génocidaires, ça on ne l’acceptera jamais.

    Mais heureusement, et personnellement c’est l’élément qui me fait le plus plaisir ces derniers temps, il y’a de plus en plus de membres d’Ibuka qui ne partagent pas cette vision, malheureusement les voix les plus extrémistes sont encore celles qui portent le plus car ce sont notamment les voix de certains dirigeants de l’association mais je suis convaincu que ça ne va pas continuer à durer.

    Je l’avais dèjà écrit publiquement il y’a 3 ans, et à titre personnel, ma position n’a pas évolué depuis, si les rescapés Tutsi disent que ils préfèrent commémorer les victimes Tutsi à part, pour ma part c’est leur droit le plus absolu et je le respecterai, même si au fond de moi je trouve que se mettre ensemble pour se souvenir de toutes les victimes serait la meilleure des choses pour favoriser la réconciliation et l’unité des rwandais.

    La seule difficulté qui se pose, c’est si les Hutu commémorent séparément et les Tutsi séparément, à quel moment va-t-on commémorer les nombreuses victimes Hutu des interahamwe ? Avec les victimes Hutu du FPR ou avec les victimes Tutsi ? Quand va-t-on commémorer les victimes Tutsi du FPR ?

    Quid des nombreuses familles qui ont perdu les leurs, Hutu et Tutsi aussi bien assassinés par les interahamwe ou par le FPR ? Doivent elles avoir des recueillements séparés pour des membres de leur famille ?

    Et puis je pense que si emprunte cette voie et même si on arrivait à le faire dans un climat respectueux de toutes les victimes ça risque de continuer à renforcer les divisions ethniques alors qu’il est vraiment plus que temps qu’on les dépasse et pas seulement sur le papier.

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    • gasore dit :

      @ Ruhumuza

      Merci pour m’avoir compris et j’ai bien compris ton message. Le temps répare tout, la patience est une vertue et un jour viendra. Bien à toi

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      • Ruhumuza Mbonyumutwa dit :

        @ gasore

        Je me réjouis que l’on se comprenne. A lire votre message , j’ai le sentiment que ce jour n’est plus très loin, mais patientons comme vous dîtes.

        Ruhumuza

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    • cher Ruhumuza;
      Tu es jeune ,moi je suis né en 1946.
      Ne te trompe pas de cible ceux qui t’ont expulsé ont agi sur ordre de Musare.
      Ce monsieur je l’ai eu comme élève. il est originaire de kibungo, a vécu au congo et en ouganda. je l’ai revu après 1994
      .Après avoir été commissaire politique dans kibungo occupé, Il a travaillé comme chef de cabinet au ministère de l’intérieur après le génocide puis comme directeur à la présidence chargé de la société civile au Rwanda!
      tu auras compris que le grand manitou ponce pilate ce ne sont pas les »petits extremistes de paille de ibuka « mais Musare et sa milice . mwishingane .

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      • Ruhumuza dit :

        Bonjour,

        Je vous remercie pour cette information, je prends bonne note du nom de cette personne.
        Cela fait dèjà quelques jours que notre ASBL a envoyé un courriel à Ibuka, ne fût ce que pour connaitre les raisons qui ont motivé leur acte. Malheureusement nous n’avons encore reçu aucune réaction de leur part.

        Bien à vous,
        Ruhumuza

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  18. Ruhumuza Mbonyumutwa dit :

    @ Rodman

    Bonjour, mon prénom est Ruhumuza et non « Rumuza » ou « Ruhumuriza » comme beaucoup se trompent souvent :-)

    Je suis interpellé par votre post scriptum « S.V.P: pas de censure. », car je pense qu’on essaye vraiment de laisser passer au travers de ces échanges toutes les opinions même lorsqu’elles vont à contre courant de nos convictions. Il arrive d’ailleurs qu’on nous reproche parfois d’être trop laxistes sur les commentaires, mais on pense qu’il est important, tant que ça reste respectueux, d’avoir un espace d’expression de toutes les idées, car c’est la meilleure manière de comprendre ce que les gens ont sur le cœur, et d’arriver ainsi à comprendre ce qui divise réellement ceux qui veulent avancer dans le bon sens.

    Vous dites que « les gens qui commémorent les victimes du génocide de Batutsi ne rien contre vous » et puis, alors qu’on commente l’expulsion de 3 jeunes agés entre 8 et 11 ans en 1994 à la commémoration d’Ibuka, vous nous parlez des bourreaux des victimes Tutsi, et je voudrais vous demander, qu’est ce que cela à avoir avec les expulsés ?

    Pour le dialogue inter Rwandais, à la dernière session, de Mallorque, l’immense majorité des participants était issu de la société civile. (la liste est disponible en dessous de l’article).

    Cela peut être un débat de savoir si il faut inclure ou non les politiciens, ça peut être un débat de savoir si oui ou non dans un premier temps ils peuvent être exclus, mais à terme en tout cas, si on veut qu’il soit si inclusif que ça et débouche sur du concret, je pense que les politiciens devraient en faire partie tout comme le gouvernement actuel. A moins que maintenant par exemple, comme certains l’ont suggéré dans les commentaires, que la question soit débattue et que le dialogue puisse avoir pour objectif de plus rassembler les idées à soumettre aux politiciens et au gouvernement.

    Mais n’est ce pas mieux s’ils participent directement ? comme ça, ce qui en ressort, on est certain que ça a plus de chance d’être appliqué ?

    Bien à vous,

    Ruhumuza

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  19. Muhimakazi dit :

    Yemwe nyanga Rwanda,

    Mwari muzi ko umurengwe usiga inzara? ngo ibijya gushya birashyuha kandi ngo inzira ntibwira umugenzi
    Mujye mwibuka ko abatabarutse benshi muribo bari bazi gusoma no kwandika bikaba ari bimwe mubyo bazize. Inabagira mwacisha make kuko bucya bwitwa ejo, ngo urucira mukaso rugatwara nyoko. Kandi ngo iyo ukubita ipfubyi ntabwo wirwa uyibwiriza kurira. Iyo mubona abagiriwe ikibi twicecekeye mugira ngo ahari ni uko twacumuye kumana n’bakurambere. Muhumure iminsi y ‘igisambo irabaze kandi ngo hahirwa abagira impuhwe.
    Ubwenge mufite mwakwiye kubukoresha mugushaka ukuntu mwakwivaga mumwiryane abazungu ntabwo aribo bazaza kubabuza kumarana no kwitana ibicucu, Naho wakwiga amashuri ukavumbura umuti w’ikibazo cya uranium enrichit n’izindi za déchets nucléaires uzakomeza witwe umwirabura.
    Mugire ibihe byiza murye ibyo umuzungu yabageneye ubundi mwinumire kuko ntawabarenganya. Naho ababuze ababo bazira akaregane turi besnhi kandi ntabwo twese twemera kuza gushinyaguriwa muri izongirwa commémoratons zanyu.

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  20. edouarda dit :

    JP et les autres. Vous n’avez pas vecu au Burundi en 1972. Le gouvernement tutsi, aidé par l’armée mono-ethnique tutsie et la JRR (jeunesse révolutionnaire Rwagasore, principalement composée de jeunes tutsi) ont exterminé de simples citoyens hutus, des hutus fonctionnaires qui travaillaient pour ce gouvernement, des étudiants et même des enfants à l’école primaire afin d’empêcher la ‘montée de l’intelligentsia hutue’. Ce régime mono-ethnique a mené au désastre et a causé finalement une guerre civile où les ethnies se sont entretuées. Le Burundi en est devenu un des pays les plus pauvres au monde. Les gens ont été fatigués de la guerre et ont préféré depuis entamer le dialogue. Ils ont voulu se diriger vers l’avenir au lieu de vivre uniquement dans le passé (ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas commémorer les morts). Pour ceux qui veulent se réclamer appartenir à telle ou telle ethnie, pas de problèmes. Tant qu’ils le font dans le respect de l’autre, il n’y a pas de mal. Tout le monde se réclame ‘appartenant à tel ou tel groupe’ (réligieux, ethnique, national – être rwandais est d’ailleurs aussi une appartenance – ou autre, homme ou femme..). Cela ne pose qu’un problème que si on croit que l’appartenance ‘differente’ n’est pas égale à la sienne et laisse la voix ouverte alors à des manipulateurs qui exploitent ces divisions afin de s’enrichir. Il en est donc tout autre pour ceux qui restent PRISONNIERS de leur appartenance, en fermant les yeux pour les points forts de l’autre groupe mais aussi en niant la souffrance de l’autre, en niant que dans ‘son propre groupe’ il y a des choses à revoir, à changer, à aller à l’encontre de l’autres. Ceux-là oublient finalement qu’il n’appartient en fin de compte qu’à une seule race, celle des ETRES HUMAINS et ils finiront toujours par causer des torts aux autres mais surtout aussi à ceux qu’ils défendent avec tant d’ardeur et d’aveuglement. Une politique d’unité nationale imposée ne résoudra d’ailleurs jamais rien puisqu’elle ne vient pas du fond de l’esprit du peuple rwandais – pas mal d’interventions sur ce site en sont un bel exemple – et aucune loi ‘anti-divisionniste’ pourra y faire quelque chose. Une politique qui respecte la totalité de la population, dans toutes ces composantes, qui accepte le dialogue – et pour certains je tiens à souligner que le dialogue sous-entend aussi multipartisme qui n’est pas un mal qui divise comme vous voulez le faire croire – au lieu d’imposer ‘la paix par les armes’ est la seule solution pour que ces ‘prémisses’ de la division, de la guerre, du génocide n’existeront plus.

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  21. Realiste dit :

    Ne vous laissez pas distraire ou manipuler par les propos aberrant dénué de sens de logique de ce JP qui, je pense, fait exprès pour orienter cette discussion sur rien de constructif.
    Je reste toutefois réaliste en même temps optimiste sur la réconciliation du peuple Rwandais

    Optimiste parce que les raisonnements extrémistes et haineux chez la plus part des rwandais ont fortement diminués tout simplement parce qu’on est fatigué et chacun de nous (quelque soit son origine ethnique ou régionale) sait que cela ne nous mènera nul part

    Réaliste parce que malheureusement il y’ aura toujours des gens manipulateurs pour leurs intérêts (surtout les politiciens) défavorable à la vraie réconciliation et unité du peuple Rwandais

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    • Realiste dit :

      Ceux dont tu parles qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la tragédie Rwandaise et qui continuent à soutenir leurs motivations sans le moindre remord comme tu dis, n’ont, pour moi, aucune place dans notre société. En même temps je condamne les gens qui font de l’amalgame entre ceux ou celles qui ont participé au génocide et les hutus en générale car pour moi c’est encore une politique qui consiste à semé la haine et ça nous mènera nul part.

      Je parlais donc de la réconciliation qui repose justement sur le respect et sur la faculté de comprendre et d’accepter (voir compatir) sans distinction la douleur de l’autre dans cet histoire tragique même si on ne partage pas les mêmes opinions politiques ou les mêmes origines.

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  22. Papis dit :

    Essayer d’élever votre QI et se montrer plus réfléchis. Si vous ne voulez pas le faire pour les autres, faites-le au moins pour vous-mêmes. Je parle à ceux qui ne pensent qu’en terme de leur ethnie. S’ils pouvaient se réveiller un matin et se retrouver appartenir à l’autre ethnie je crois certains pourraient se couper la tête.
    Pauvres rwandais.

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  23. antoine H dit :

    Lettre ouverte à Pauline Kayitare

    J’ai lu votre livre suite au salon du Livre à Bruxelles. Je suis moi-même rescapé du génocide et originaire de Karongi.
    Donc je connais très bien ta région qui est la mienne.
    Je préfère m’exprimer en Français pour permettre à mes amis européen de suivre.
    De plus, j’ai vu un certains nombres de critiques naissantes sur la réalité de votre récit et personnellement je me pose des questions auxquelles je souhaiterais une réponse de votre part :
    Dans le livre vous dites avoir toujours été la première dans vos études secondaire, vous dites avoir terminé en 99 vos études secondaires.
    Mais lorsque vous êtes revenu au Rwanda, vous avez terminé vos études primaires après le génocide donc en 95. (à la lecture de votre livre).
    Vous savez comme moi, que le cycle secondaire au Rwanda est de 6 ans, donc vous auriez du terminer vos Humanités en 2001 et non en 1999 ! (normallement vous étiez en 4ième secondaire)
    Hors en 2001 vous étiez à l’Université de Kigali (ULK), certaines de mes amies vous connaisse. Et à ma connaissance en 2ième année Bachelor.
    Dites mois QUELLE MIRACLE vous avez utilisé pour échapper à un Programme Obligatoire de 6 ans au Rwanda ? (valable pour tout le monde).
    Donc si je comprends pour SAUTER les classes vous avez utilisé des méthodes de fraude !!! (Vous avez joué sur certaines désorganisations administratives). Est-ce que je me trompe ?
    Vous affirmez dans votre récit « avoir terminée la 6ième année à la 5ième place » c’est au niveau National ? ou dans votre école ?.
    Si vous étiez la 5ième au Niveau National , vous auriez eu une bourse d’état !!! Pour l’étranger ou pour l’UNR ! (Université National du Rwanda à Butare).
    Si vous étiez la 5ième de votre classe, cela n’aurait rien changé et vos études supérieures auraient été pris en charge à Butare. Comme les lauréats les plus brillants de notre examen National !

    Or vous avez fréquenté une université privée , et c’est Le FARG (Fonds d’Appui au Rescapés du Génocide) qui prenait en charge votre scolarité . Parce que vous ne faisiez pas partie des élèves attributaires des bourses nationales.
    Si je ne me trompe pas, il y a là encore tromperie.
    En partant en 2001 en France , vous étiez en 2ième Bachelor ( niveau bac Français) à l’ULK , vous affirmez sur votre site étudiez à la Sorbonne et dans votre livre page 166 étudiée dans une école de comptabilité à Paris Bonne Nouvelles ( donc un cours privé).
    Dans votre interview sur Africa Numéro un , vous affirmez au journaliste avoir fait des grandes études.
    Pouvez vous nous précisez l’université, et titres que vous avez obtenu pour la gouverne des lecteurs. ?

    Sur votre synopsys long de http://www.kayitare.com (votre site), vous dites que votre père quittait la nuit l’ile de Nyamunini pour aller dans votre cellule !
    Etant de Rutsiro, je me permet Madame, de vous signaler qu’il plus de 18 Kilomètres, soit 1 heure en bateau à moteur ou plus de 4 heures à la nage , connaissant l’état de santé général dans lequel se trouvait les Tutsis, pensez vous que sans manger, dormir, il est possible d’accomplir un tel exploit sportif. ?
    je vous reprocherais de beaucoup d’imprécisions sur les lieux et places de votre histoire.

    Vous dites avoir été témoin de l’extermination en témoin privilégiée de plus de 150 personnes, j’espère au nom des disparus que vous avez apporté votre témoignage au Gacaca de cette cellule ! Avez-vous donné ce témoignage ?
    De plus vous affirmez avoir été violée ? Avez-vous déposez une plainte contre votre violeur ?

    J’attends vivement des éclaircissements de votre part, pour me permettre de comprendre bien votre récit et la véracité de celui-ci.

    Merci

    Antoine Habiyambere

    habiyambereantoine@rocketmail.com

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    • Uwamahoro Claudine dit :

      PAULINE KAYITARE -http://www.critiqueslibres.com/i.php/forum/sujet/8809

      Mr Stéphane,

      Vous ne vous présentez pas, je ne sais pas qui vous êtes, mais à la lecture de votre critique, vous semblez être un proche de Pauline Kayitare.
      Vos propos sont totalement scandaleux !!! Comment pouvez-vous oser citer un média qui a causé la mort de plus d’un million de tutsis ! Vous mélanger complètement l’histoire, Pauline Kayitare aurait du se présenter spontanément début 2001 au Gacaca de l’Umudugudu des lieux des faits et elle aurait fait justice pour elle et pour ces personnes décimés en donnant son témoignage.
      Visiblement elle ne l’a pas fait et peut être que les tueurs n’ont pas été punis ?
      Ce n’est pas en écrivant un livre de surcroit imprécis que l’on peut laver sa mémoire et oublier, elle a le devoir de mémoire pour ces 150 personnes, de citer le lieu, les nom des tueurs ou les identifier et donner les informations qui permettront à notre gouvernement de faire justice. C’est le devoir de tout Rwandais !
      Je lui conseille de le faire , ce n’est pas trop tard au nom des nôtres qui ont péri dans cette tragédie, si c’est vrai ?
      Je pense que vous n’avez pas très bien compris ma lettre ouverte, Pauline Kayitare a sautée 2 années pas seulement une année.
      Elle a commencé sa première année secondaire en 1996 donc elle terminait logiquement en 2001 ses humanités.
      Or en 2001 elle était en deuxième année Bachelor à l’ULK
      Donc pour sauter les classes elle a fraudé ses bulletins et à changer d’école ce qu’elle dit elle-même pour tromper l’administration.
      Cette facilité n’est pas autorisée dans notre système éducatif.
      Pour moi, elle a commis un acte pénalement répréhensible au Rwanda de faux et usage de faux !
      De ma part si elle se permet de frauder sur ses études, elle est capable de tout pour s’en sortir. A mou gout ce n’est pas un exemple ou un modèle à suivre, c’est ni même excusable.
      Moi, je suis intéressé par sa réponse, je voudrais avoir des détails sur ses études universitaire, et les diplômes qui lui permette d’affirmer qu’elle a fait de grandes études ; cela me permettra de réviser ma position et la féliciter !
      Pour votre information et contrairement à vos affirmations diffamatoires et très tendancieuses Umusoto est un groupe sur Yahoo, des anciens de l’Universite Nationale de Butare.
      J’ai répondu a un message du forum, car il me semblait important pour la communauté Rwandaise et le monde, que nous obtenions de l’auteur ou de son éditeur des précisions. Est-ce de la diffamation, ou simplement la liberté d’expression du lecteur? (surtout pour un témoignage a valeur historique)
      Si vous êtes un habitué de la littérature sur le Rwanda, vous sauriez vous-même que l’on trouve tout et son contraire. Au nom de la vérité et pour reconstruire notre pays, il est bon de pouvoir échanger pour tirer le Vrai du Faux.
      Quand à vos menaces, que voulez vous dire ou cacher quelle vérité ? On peut aisément reconstituer avec la Commission Nationale des Examens, le parcours de Pauline Kayitare , et de faire diligenter une enquête.
      Au plaisir de votre réponse
      Antoine Habiyambere

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  24. Jambonews dit :

    Plusieurs commentaires sous cet article ont été supprimés pour contravention à la charte des commentaires de Jambonews. Voici les termes de la charte:

    Charte des commentaires

    Quelques suggestions à lire avant de commenter pour rendre les débats passionnants. Le but des réactions est d’instaurer voire de poursuivre, des échanges enrichissants à partir des articles que nous mettons en ligne sur notre site internet Jambonews.net.

    Respectez vos interlocuteurs: pour assurer des débats de qualité, une règle d’or c’est le respect des participants. Donnez à chacun le droit d’être en désaccord avec vous. Appuyez-vous sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

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    L’equipe Jambonews

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  25. maronier dit :

    @Antoine Habiyambere

    URI HATARI

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  26. Mukobanya dit :

    je ne vois pas sur quoi vous vous baser pour sensurer une réaction.
    probablement : LA PEUR .
    Vous avez raison

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  27. Rodman dit :

    Cher Ruhumuza,

    C’est avec un grand plaisir de vous lire, et, je tiens à vous présenter toutes mes excuses pour ce retard. Ainsi, vous voulez savoir ce que je vais dire lorsque j’évoque le rapport entre les bourreaux de victimes de génocide de Tutsis et les jeunes expulsés alors qu’ils avaient entre 8 et 11 ans pendant le génocide. En effet, il y a aucun rapport.
    Cependant, je pense tout simplement que ces jeunes gens n’ont pas assez d’informations venant des gens qui n’étaient pas chassés ou ceux qui massacraient les Tutsis, afin d’avoir une approche plus réelle. Un jour, j’ai moi même eu une conversation avec un jeune ami Hutu ( je suis Tutsi) qui à l’époque avait à peine 8 ans.

    Et, il m’a demandé pour quoi le président rwandais ne laisse pas comparaitre devant un tribunal les officiers inculpés par les justices espagnole et française. N’étant pas capable de répondre à la place du président; à mon tour je lui ai posé la question de savoir où il était en 1994 pendant le génocide, et il m’a répondu qu’il était au Rwanda et que lorsque le FPR avance, lui et sa famille se sont réfugiés à RDC. Je lui ai demandé s’il n’a pas vu les gens se faire massacrer à coup de machette et, il m’a répondu que « oui » et que lors qu’au moment ils quittaient Kigali vers Gitarama et arrivant au pont de Nyabarongo y avait un barrage, et là, on sélectionnait les gens et certains d’entre eux, on les mettait à côte et, on les frappaient à coup de machette ou on les tirait une barre… Et ensuite on les balançaient dans la rivière. J’ai continué de lui poser la question de savoir pour quoi lui et sa famille n’ont pas été mis à côte et mon pote m’a répondu qu’eux n’étaient pas concernés. Et, j’ai voulu savoir s’il s’est déjà posé la question de savoir si ceux gens qui massacraient, ont été jugé,et, il m’a répondu qu’il ne l’a jamais fait. « Pour quoi? » parce que c’est une question qui ne lui a jamais traversé la tête!! A qui alors il peut poser cette question: à ces adultes qui étaient avec lui et qui ne craignaient rien? à ceux qui massacraient? ou à ceux qui se faisaient massacrés?

    Quant au débat hautement inclusif, je pense qu’il faut franchement les acteurs qui ne ont pas des ambitions politiques et que par contre les recommandations venant du débat soient formulés pour les politiques.

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  28. Habyambere Antoine dit :

    Bonjour,

    Vous avez certainement entendu parler du livre de Pauline Kayitare « Dis leur que tu es hutue ». J’ai lu ce livre et j’ai réagis sur celui ci par rapport à un certains nombres d’incohérence dans son récit à cet effet j’ai réagi aux commentaires d’une de ses voisines, car je constate aussi de nombreuses anomalies, je vous joint à ce message, les différents post diffusés sur http://www.critiqueslibres.com pour que vous puissiez réagir avec nous et nous aider pour que la VERITE soit dite seulement et que l’on arrête ces fictions digne d’Hollywood !

    merci
    Antoine
    lettre ouverte que j’ai adressé à l’auteur
    ***************************************************************
    Lettre ouverte à Pauline Kayitare

    J’ai lu votre livre suite au salon du Livre à Bruxelles. Je suis moi-même rescapé du génocide et originaire de Karongi.
    Donc je connais très bien ta région qui est la mienne.
    Je préfère m’exprimer en Français pour permettre à mes amis européen de suivre.
    De plus, j’ai vu un certains nombres de critiques naissantes sur la réalité de votre récit et personnellement je me pose des questions auxquelles je souhaiterais une réponse de votre part :
    Dans le livre vous dites avoir toujours été la première dans vos études secondaire, vous dites avoir terminé en 99 vos études secondaires.
    Mais lorsque vous êtes revenu au Rwanda, vous avez terminé vos études primaires après le génocide donc en 95. (à la lecture de votre livre).
    Vous savez comme moi, que le cycle secondaire au Rwanda est de 6 ans, donc vous auriez du terminer vos Humanités en 2001 et non en 1999 ! (normallement vous étiez en 4ième secondaire)
    Hors en 2001 vous étiez à l’Université de Kigali (ULK), certaines de mes amies vous connaisse. Et à ma connaissance en 2ième année Bachelor.
    Dites mois QUELLE MIRACLE vous avez utilisé pour échapper à un Programme Obligatoire de 6 ans au Rwanda ? (valable pour tout le monde).
    Donc si je comprends pour SAUTER les classes vous avez utilisé des méthodes de fraude !!! (Vous avez joué sur certaines désorganisations administratives). Est-ce que je me trompe ?
    Vous affirmez dans votre récit « avoir terminée la 6ième année à la 5ième place » c’est au niveau National ? ou dans votre école ?.
    Si vous étiez la 5ième au Niveau National , vous auriez eu une bourse d’état !!! Pour l’étranger ou pour l’UNR ! (Université National du Rwanda à Butare).
    Si vous étiez la 5ième de votre classe, cela n’aurait rien changé et vos études supérieures auraient été pris en charge à Butare. Comme les lauréats les plus brillants de notre examen National !

    Or vous avez fréquenté une université privée , et c’est Le FARG (Fonds d’Appui au Rescapés du Génocide) qui prenait en charge votre scolarité . Parce que vous ne faisiez pas partie des élèves attributaires des bourses nationales.
    Si je ne me trompe pas, il y a là encore tromperie.
    En partant en 2001 en France , vous étiez en 2ième Bachelor ( niveau bac Français) à l’ULK , vous affirmez sur votre site étudiez à la Sorbonne et dans votre livre page 166 étudiée dans une école de comptabilité à Paris Bonne Nouvelles ( donc un cours privé).
    Dans votre interview sur Africa Numéro un , vous affirmez au journaliste avoir fait des grandes études.
    Pouvez vous nous précisez l’université, et titres que vous avez obtenu pour la gouverne des lecteurs. ?

    Sur votre synopsys long de http://www.kayitare.com (votre site), vous dites que votre père quittait la nuit l’ile de Nyamunini pour aller dans votre cellule !
    Etant de Rutsiro, je me permet Madame, de vous signaler qu’il plus de 18 Kilomètres, soit 1 heure en bateau à moteur ou plus de 4 heures à la nage , connaissant l’état de santé général dans lequel se trouvait les Tutsis, pensez vous que sans manger, dormir, il est possible d’accomplir un tel exploit sportif. ?
    je vous reprocherais de beaucoup d’imprécisions sur les lieux et places de votre histoire.

    Vous dites avoir été témoin de l’extermination en témoin privilégiée de plus de 150 personnes, j’espère au nom des disparus que vous avez apporté votre témoignage au Gacaca de cette cellule ! Avez-vous donné ce témoignage ?
    De plus vous affirmez avoir été violée ? Avez-vous déposez une plainte contre votre violeur ?

    J’attends vivement des éclaircissements de votre part, pour me permettre de comprendre bien votre récit et la véracité de celui-ci.

    Merci

    Antoine Habiyambere

    habiyambereantoine@rocketmail.com
    *********************************************************************
    réponse reçue d’un proche visiblement de Pauline Kayitare
    *********************************************************************

    Stef
    13 avril 2011 @ 19:07 Mr Antoine Habiyambere,

    Merci pour vos remarques pertinentes !

    Vous feriez un parfait critique littéraire.

    Je trouve cela absolument scandaleux également que Me Kayitare saute une année du cursus.
    Même si elle l’explique dans son livre, cela n’est pas une excuse.
    Et comme vous l’avez très justement relevé également, elle ne porte pas plainte pour viole, alors qu’elle n’a que 13 ans qu’elle vient de perdre ses 5 frères et sœurs, sa maman, que sa colline est en feux.
    Bien des années plus tard, elle à honte de se viole et n’ose en parler à personne…Je trouve cela également intolérable de sa part !c’est une honte de l’avoir caché, elle aurait du comme vous le suggérer porter plainte, peut-être même faire un appel à témoin à la radio …la Radio Mille Colline peut-être…
    Excuser moi, je m’emporte un peut…il est vrai que vous êtes vous aussi un rescapé du génocide. Et que vous avez beaucoup d’empathie pour Me Kayitare.

    La raison pour laquelle vous alimentez ce site
    http://groups.yahoo.com/group/Umusoto/messa ge/29401?var=1

    Le reste de vos remarques « pertinentes » sont du même types…Je laisse les lecteurs de ce forum en juger.

    Si vous êtes réellement un rescapé du génocide, nous nous croiseront très prochainement.
    Sinon, Je ne veux pas être menaçant, mais faites attention à la diffamation Mr Habiyambere.

    Au plaisir de vous croiser

    Stéphane
    ********************************************************************
    Ma réponse à son commentaire

    HABANTOINE
    13 avril 2011 @ 20:24 Mr Stéphane,

    Vous ne vous présentez pas, je ne sais pas qui vous êtes, mais à la lecture de votre critique, vous semblez être un proche de Pauline Kayitare.
    Vos propos sont totalement scandaleux !!! Comment pouvez-vous oser citer un média qui a causé la mort de plus d’un million de tutsis ! Vous mélanger complètement l’histoire, Pauline Kayitare aurait du se présenter spontanément début 2001 au Gacaca de l’Umudugudu des lieux des faits et elle aurait fait justice pour elle et pour ces personnes décimés en donnant son témoignage.
    Visiblement elle ne l’a pas fait et peut être que les tueurs n’ont pas été punis ?
    Ce n’est pas en écrivant un livre de surcroit imprécis que l’on peut laver sa mémoire et oublier, elle a le devoir de mémoire pour ces 150 personnes, de citer le lieu, les nom des tueurs ou les identifier et donner les informations qui permettront à notre gouvernement de faire justice. C’est le devoir de tout Rwandais !
    Je lui conseille de le faire , ce n’est pas trop tard au nom des nôtres qui ont péri dans cette tragédie, si c’est vrai ?
    Je pense que vous n’avez pas très bien compris ma lettre ouverte, Pauline Kayitare a sautée 2 années pas seulement une année.
    Elle a commencé sa première année secondaire en 1996 donc elle terminait logiquement en 2001 ses humanités.
    Or en 2001 elle était en deuxième année Bachelor à l’ULK
    Donc pour sauter les classes elle a fraudé ses bulletins et à changer d’école ce qu’elle dit elle-même pour tromper l’administration.
    Cette facilité n’est pas autorisée dans notre système éducatif.
    Pour moi, elle a commis un acte pénalement répréhensible au Rwanda de faux et usage de faux !
    De ma part si elle se permet de frauder sur ses études, elle est capable de tout pour s’en sortir. A mou gout ce n’est pas un exemple ou un modèle à suivre, c’est ni même excusable.
    Moi, je suis intéressé par sa réponse, je voudrais avoir des détails sur ses études universitaire, et les diplômes qui lui permette d’affirmer qu’elle a fait de grandes études ; cela me permettra de réviser ma position et la féliciter !
    Pour votre information et contrairement à vos affirmations diffamatoires et très tendancieuses Umusoto est un groupe sur Yahoo, des anciens de l’Universite Nationale de Butare.
    J’ai répondu a un message du forum, car il me semblait important pour la communauté Rwandaise et le monde, que nous obtenions de l’auteur ou de son éditeur des précisions. Est-ce de la diffamation, ou simplement la liberté d’expression du lecteur? (surtout pour un témoignage a valeur historique)
    Si vous êtes un habitué de la littérature sur le Rwanda, vous sauriez vous-même que l’on trouve tout et son contraire. Au nom de la vérité et pour reconstruire notre pays, il est bon de pouvoir échanger pour tirer le Vrai du Faux.
    Quand à vos menaces, que voulez vous dire ou cacher quelle vérité ? On peut aisément reconstituer avec la Commission Nationale des Examens, le parcours de Pauline Kayitare , et de faire diligenter une enquête.
    Au plaisir de votre réponse
    Antoine Habiyambere
    HABANTOINE

    *****************************************************************
    13 avril 2011 @ 20:27 Pour les lecteurs assidus de ce forum sur le livre de Pauline Kayitare, je vous renvoi une autre critique très pertinente sur le livre que m’a envoyé son auteur par email: mahoro79@hotmail.fr

    **********************************************
    A Pauline Kayitare,
    Je m’appelle Uwamahoro Claudine , je suis origine de ex Gitesi à Karongi Province de l’Ouest.
    J’ai eu la chance de lire un extrait de votre livre disponible sur le site de votre éditeur. J’étais moi-même sur l’ile de Nyamunini et j’ai relevé dans ton témoignage quelques exagérations.
    Vous dites que lorsque nous (les tutsis) étions censé de dormir, votre père quittait l’ile de Nyamunini pour voir s’il peut retrouver les membres de votre famille. Ici le terme dormir est inapproprié quand il y avait des tours de garde. Tout le monde ne dormait, la plupart somnolait hanté par la peur de mourir et surtout de rester vivant coûte que coûte.
    J’avais 15 ans et je me rappelle de tout comme si c’était hier.
    Madame Pauline, connais tu la distance entre l’ile de Nyamunini et Mataba ? il y a à la nage plus de 4 à 5 heures pour une personne en bonne condition de santé pour aller et autant pour le retour.
    Me rappelant dans l’état physique, mental dans lequel on se trouvait, pensez vous avoir les pieds sur terre et être réaliste ? Pour moi vous produisez un film de Holywood !
    Surtout que l’on n’avait rien à manger à part quelques fruits et des racines de manioc. Dans cette situation dire de manger était difficile.
    Je suis parmi les rescapés qui ont pu aller jusqu’à l’ile d’ Ijwi au Zaire. Sur RFI, vous dites avoir été prise en charge par l’UNHCR, vous éxagérez, ils n’étaient pas présents sur cette ile.

    Vous dites aussi que les tutsis qui fuyaient le Rwanda pour l’ile d’ijwi étaient accueilli comme des esclaves (marché d’esclaves). Je trouve vos propos déplacés et inacceptables.
    Vous n’avez pas de reconnaissance pour ce peuple Bashi qui nous a accueillis chez eux à bras ouverts.
    Notre vie est devenue de nouveau en danger, quand les milices interahamwe ont débarqué sur l’ile pour fuir à leur tour le Rwanda et leur objectif était de nous exterminer. A ce moment plusieurs bashi nous ont aidé à retourner au Rwanda la nuit avec leurs bateaux.
    Qu’est que vous entendez et appelez par « esclavage », c’est le fait de nous avoir donné du travail (aux plus âgés d’entre nous ) dans leurs champs en échange de nourriture ou d’argent ?
    C’est le fait de nous avoir donné aux plus jeunes, les taches ménagères en échange de nourriture et de vêtements ?
    Vous me faite honte ! quand les rescapés d’Ijwi sont restés en vie, c’est grâce au Bashi .
    Vous auriez du faire des remerciements au lieu de les salir pour vous rendre plus victime.
    Vous n’avez pas besoin de cela quand vous l’êtes déjà.
    Je profite de m’excuser auprès des Bashi d’Ijwi et tous les peuples congolais pour vos propos déplacés et les remercier de nous avoir sauvé la vie
    Uwamahoro Claudine

    *******************************************************************
    HABANTOINE
    13 avril 2011 @ 20:45 a Frunny, et aux lecteurs du Forum

    Etant donné que le livre a une portée historique un témoignage qui aura une implication pour les générations futures car il témoigne des atrocités vécues par plus d’un million de personne, nous en tant que Rwandais, nous voulons la VERITE et rien que la VERITE

    L’histoire et les faits du GENOCIDE DES TUTSIS DE 1994 appartient à l’humanité et c’est un héritage pour les générations futures.

    SI L’auteur s’est faite une fiction digne d’Hollywood, ce n’est pas acceptable, nous cherchons juste à avertir le lecteur des anomalies que nous avons relevés, et demandons à l’auteur un ERRATUM.

    Merci de votre compréhension

    ********************************************************************
    Saint Jean-Baptiste
    13 avril 2011 @ 21:53 Nous aussi, Habantoine, nous souhaiterions avoir la vérité, toute la vérité, sur cet abominable génocide. Les témoignages, pour ce que j’en sais, ne sont pas nombreux et pas toujours très crédibles.

    Tes messages à propos du livre sont intéressants et mériteraient une bonne explication de l’auteur(e) que, entre parenthèses, j’ai vue à la télévision et qui semblait un peu hollywoudienne sur les bords… ceci pour la petite histoire car ça ne veut évidemment rien dire.

    *******************************************************************

    Le message qui m’a ouvert les yeux

    Re: Pauline Kayitare

    Pauline Kayitare

    Je suis fière de ton idée d’avoir écrit un livre cela t’a permis de délivrer et
    cela a permis à beaucoup de gens de connaître l’histoire du génocide qui s’est
    passé en 1994 dans notre pays.
    Mais j’ai été très étonnée de tes mensonges que tu racontes dans ton histoire
    tel que :

    1/ TON DEPART EN FRANCE
    Je te rappelle que je ne m’appelle pas Claire , mon mari ne s’appelle pas
    Roger.!!!
    Tu m’as demandé de t’aider pour aller en Europe, quand Stéphane voulait
    déménager. Comme tu vivais avec lui , tu es venu et tu m’a dit qu’il t’a demandé
    de rentrer chez ton Oncle. Comme dans notre culture cela est mal vu de vivre
    avec un homme et retourner dans sa famille.
    Lorsque tu m’a dit cela, je devais trouvée une solution pour t’aider à partir.
    Je suis allée voir Corine mon amie qui avait des connaissances à L’Ambassade des
    Pays Bas. Toute de suite elle m’a donnée une solution, elle avait un ami juif
    Français Jacques qui cherchait une Copine africaine.
    Alors tu es rentrée en contact avec Jacques , et celui ci a fait pour toi une
    demande de visa auprès de l’Ambassade de France . Si tu n’a pas de souvenirs,
    je peux te renvoyer tes emails !

    2/ TON EMISSION SUR AFRICA NUM1
    J’ai suivi ton interview et j’ai été étonnée quand tu dit que: « chaque fois ton
    père se déplaçait et ramenait un enfant de génocidaire à la maison »
    Ce qui est faux car ton père est le voisin de mes parents , ton père est un
    homme bon et brave mais n’exagère pas, il n’a jamais fait cela .

    3/ page 125 de ton livre
    En le lisant j’ai été choqué par tes propos divisionnistes et ethniques. Je te
    rappelle que depuis la libération du Rwanda le 04 Juillet 1994, dans notre pays
    nous sommes tous Rwandais. Il y a ou tu dit que la diaspora qui sont rentrés au
    pays après le génocide « paradent dans des voitures rutilantes et se font
    construire des villas et affichant une richesse insolante ». Tu parles surtout
    sur ce que tu appelles les « abasajya » (les tutsis d’Uganda),

    pour Moi en tant que rescapée qui a eu une chance comme toi, Je ne peux pas
    TOLERER ce discours. Kigali se construit grace aux efforts de tous les Rwandais
    comme tes allusions sur les grosses villas et les voitures, chacun est libre de
    posséder ce qu’il veut par rapport à ses moyens.

    Si on a l’occasion, on doit raconter ce qui s’est passer au Rwanda sans tomber
    dans le piège du divisionnisme.
    (kuko ntaho twaba dutaniye n’amagambo abadutsebye bakoreshaga)

    4/ A propos de la Zone Turquoise dans ton interview dans Africa num1
    tu affirmes « que l’Armée Française ne pouvait pas être partout pour sauver les
    Tutsis »
    Pauline si la France avait voulu sauver les Tutsis , elle aurait fait car elle
    disposait d’assez d’influences et de troupes chez nous à Kibuye. Mais les
    objectifs de cette mission était de protéger et de permettre d’évacuer les « amis
    de france « . Pour mémoire voir le témoignage de St Exupery qui est très clair.

    La France est aussi mon pays, je ne suis pas là pour juger je ne suis pas juge
    de qui que ce soit, mais LA VERITE SEULE doit être dite.

    Umulisa Odette
    ******************************************************************************************************************

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    • Alto dit :

      Muraho?
      nge ikibazo naburiye igisubizo niki: kuki abana baba rescapé benshi ndetse usanga abantu cyane cyane bavuye hanze batabemera? ibyo bibacyane igihe abobana bafite ababyeyibombi badahuje ubwoko, ndavuga papa ari umututsi naho mama ari umuhutu, umwana akaba yaravukanye isura yanyina bamureba bati uyu suwacu, ibyo nibiki?kandi wagera iwabo ugasanga abenshi barabamaze yenda akaba yararokotse bitewe nuko yenda abicaga bamwibeshyeho.niyo mpamvu nifuzaga ko umunyarwanda wase yaharanira gukura mumutwewe ibyamasura yabantu kuko abantu benshi murikigihe ni victime yabyo.mbwivuze kuko byambayeho,suko nifuza ko bamenya ahubwo nuko ndashaka ko abantu bamfata uko ntari, ngenshaka amahoro, n’abayobozi beza bareka umunyarwanda wese agatanga igitekerezoke ntabizire,muri make umudendezo muburyo bushoboka niba abanyarwanda badafite nuburenganzira bwo gukora manifestation pour prèsenter leur dolèance ibyo mwumva aribyo?
      Ijoro ryiza

         0 likes

    • Pauline Kayitare dit :

      Je suis étonnée par la violence et la haine qui transpire à travers les critiques de mon témoignage. Le pompon revient à Bachimana Aimable qui, sur le site des Grands lacs, écrit : « Il faut faire taire cette menteuse et tous les soi-disant témoins de ce pseudo génocide ! »

      Tout est dit, et tout le monde aura compris le but de cette polémique, et voici ce que j’ai répondu aux Grands lacs :
      Vous m’attaquez, me faites subir un interrogatoire policier, mais qui êtes-vous pour me donner des leçons ?
      « Qui ne dit mot, consent » ? Et de quel droit exigez-vous de moi de m’aligner sur votre vision des choses ? Nous ne sommes ni sous le stalinisme ni sous le maccarthisme et je n’ai aucun compte à rendre à des censeurs.
      D’ailleurs, au nom de quoi vous proclamez-vous détenteurs de la « Vérité » ? Et qu’est-ce que c’est que ces appels solennels à la censure ? Êtes-vous si peu sûrs de vous que vous ayez besoin d’être rejoints par la foule ?
      Messieurs, avez-vous déjà été violés pour oser dire à une femme comment elle doit se comporter par la suite ?
      J’ai écrit un témoignage où je raconte sincèrement et librement ce que j’ai éprouvé. Me contestez-vous le droit d’éprouver ce que vous ne ressentez pas ? Si vous avez connu des horreurs aussi traumatisantes que celles que j’ai traversées, et que vous avez agi de manière plus conforme à je ne sais quelle Vérité officielle, prenez donc la peine d’écrire vous aussi un livre dans lequel vous donnerez votre vision des choses. Même si celle-ci devait totalement s’opposer à la mienne, croyez-moi, je vous lirais avec intérêt : la démocratie ne respire que par la confrontation de perspectives différentes.
      Sur ce, Messieurs les censeurs, adieu. Écrivez dans ce forum tout ce que bon vous semblera, amusez-vous à l’envi à me salir, je ne compte pas répondre à des insultes si évidemment téléguidées par des gens qui ont tout intérêt à discréditer sinon à détruire les rares témoignages relatant les horreurs du génocide des Tutsis…

      Pauline Kayitare
      http://www.kayitare.org

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      • uwamahor dit :

        HONTE ATOI PAULINE KAYITARE
        REMERCIE TES NEGRES D EDITEUR DE T’AIDER A REPONDRE CAR TU ES INCAPABLE
        NOUS AVONS UNE ENQUETE SUR TOIU ET TON MARI ET NOUS ALLONS LA PUBLIER BRAVO LA MAILALA J’ESPERE QUE TU TE RECONNAIS!

        a bientôt

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  29. maronier dit :

    @ruhumuza

    Cher ruhumuza mbonyumutwa,
    je viens de constater que ces derniers temps, tu as suprimé pas mal de commentaires déposés par les hutus, je ne te condamne pas car tu as peut être subi des pressions ou ménaces, je te comprends.
    Seulement, on est fatigué de vivre dans la peur.

       0 likes

    • Ruhumuza Mbonyumutwa dit :

      Bonjour Maronier,

      Je voudrais tout d’abord clarifier le fait que nous sommes une équipe et même si je suis probablement celui qui pour le moment apparaît le plus souvent du fait que j’écris plus souvent pour le moment et répond aux commentaires quand je le peux, ce genre de décisions sont prises par l’ensemble de l’équipe Jambonews.

      En ce qui concerne les commentaire supprimés, on a tenu à mettre la charte dans les commentaires pour partager aux lecteurs la ligne qu’on suit dans leurs validation ou suppression.

      Si on a enlevé les commentaires ce n’est pas parce que nous ne voulions pas de commentaires déposés par des Hutu ou que j’aurais personnellement subi de quelconques pressions.

      C’ets du au fait que la conversation a vraiment débordé du fait des commentaires de JP qui se dit Tutsi et qui étaient ouvertement racistes.

      Ne désirant pas que Jambonews soit un canal de déversement de propos racistes nous avons décidé de supprimer tous les commentaires racistes de JP conformément à la ligne qu’on s’est fixé.

      En ce qui concerne les réponses apportées par des Hutu à JP, la raison de leurs suppressions est que ces réponses, la plupart du temps, reprenaient des extraits des propos de JP afin de lui répondre, et donc véhiculaient par la, certes sans le vouloir, ces propos racistes, qu’on ne désire pas voir sur Jambonews et plus particulièrement en cette période.

      J’espère que même si vous ne partagez pas notre point de vue, vous le comprenez.

      Ruhumuza

         2 likes

  30. NKUBITO DIDIER dit :

    PAULIE KAYITARE — QUI ES TU ?

    Bonsoir à tous.
    Au nom de tous les sans voix, et des victimes innocentes qui ont laissés leur vie dans le Génocide des Tutsis de 94, nous citoyen du monde et plus particulièrement du Rwanda, nous devons aux générations perdues et aux générations futures LA VERITE.
    ET RIEN QUE LA VERITE ME DIREZ-VOUS !
    L’auteur Pauline Kayitare doit accepter la critique et la vision du monde sur son récit.
    Elle doit répondre aux anomalies constatées par Umulisa, Habiyambere et Uwamahoro et ce pour éclairer les lecteurs et internautes.
    Nous ne pouvons accepter son silence, surtout que le livre a été écrit par un co auteur! Peut être que les propos ont mal été retranscrits ou mal compris par celui ci ? Il n’est pas trop tard pour un erratum
    L’histoire doit être corrigée, pour dire la vérité, surtout si l’auteur Pauline Kayitare veut la présenter à des étudiants de secondaire en Belgique ou en France (enseignons.be).
    Quels parents et quels enseignants qui a pris des renseignements sur l’auteur et sur le Rwanda va pouvoir tolérer et accepter que nous trompions nos enfants (la génération future) ?
    Peux t’on accepter les propos de l’auteur sur les nouvelles divisions au sein du Rwanda actuel qu’il sous entend et les conséquences quelles ont en dénigrant le gouvernement actuel du Rwanda et toute son action?
    Page 125 de ton livre tu dit » À l’inverse, les Tutsis de la diaspora qui sont rentrés au pays après le génocide paradent dans des voitures
    rutilantes, se font construire des villas luxueuses et affichent
    une richesse insolente. Ce sont surtout les Abasajya
    (partie de la diaspora tutsie), rentrés d’Ouganda,
    qui suscitent l’envie des Tutsis de l’intérieur. En même
    temps, ces hommes qui se sont emparés des postes-clefs »
    Ces propos de Pauline KAYITARE sont totalement inacceptable, de créer encore des divisions raciales et ethniques, surtout pour une rescapée qui doit son salut aux troupes du FPR qui ont libéré le pays ?
    Quelles preuves as-tu pour affirmer que ce que toi Pauline Kayitare tu appelles « les Abasajya » occupent les postes clés ? Au Rwanda les postes à pourvoir font tous l’objet d’appel à candidature !
    PAULINE KAYITARE aurait besoin d’un INGANDO pour comprendre son pays qui a tourné la page du divisionnisme !
    Peut-on accepter de tromper la vision du lecteur et des étudiants en faisant passer un peuple comme les « bashis »de RDC pour des ESCLAVAGISTES ! Alors que c’est faux !
    Peut on aussi accepter une révision historique des faits sur la Zone Turquoise qui remet en question les accusations sur le rôle joué par la France dans le génocide des Tutsis de 1994 et plus particulièrement à Kibuye (Bisesero, …)?
    Peut-on accepter quelqu’un qui fait évoluer son histoire et qui ajoute des éléments croustillants à celle ci au fur et à mesure des interviews ? Tel que:
    – « mon père ramenait à la maison des enfants de génocidaire chaque fois qu’il se déplaçait  » ce qui est faux et démontré par Umulisa
    – » mon père quittait le soir l’île à la nage et partait chercher le reste de la famille », ce qui est relevé par Habiyambere et moi même 36 km aller et retour, c’est presque le marathon, mais avec des milices et de nuit ! Quel exploit !
    -« j’ai fait de grandes études », affirmé dans tes interviews et pourtant Habiyambere a démontré par A+B toute la tricherie et le faux et usage de faux et sa lettre ouverte n’a pas eu de réponses ! Donc que faut il penser ?
    Au regard de tout ces points, Pauline Kayitare est loin d’être un exemple dans son récit, il est inconcevable même d’accepter son témoignage car a t’il une once de vérité?
    C’est comme quand l’auteur pour émouvoir son public en disant qu’elle a apporté des vêtements pour les orphelins lors de son voyage. Lesquels ?
    C’est comme sa pseudo action humanitaire avec son appel au don pour les orphelins de kibuye sur son site.
    Elle doit apporter la preuve à ses donateurs de son existence légale en tant qu’ONG ou asbl en Belgique ! et de plus a t’elle un programme d’action agrée par le gouvernement du Rwanda ?
    De plus aujourd’hui le plus petit orphelin à 17 ans, il a été pris en charge par le gouvernement, quelle veuille financer ses business qu’elle donnerait à des pauvres à gérer serait plus véridique ! (elle l’évoque elle-même dans son livre)
    Plus je travaille et lit ce livre, plus je suis dégoûté et écœuré de voir comment l’auteur exploite la naïveté et manipule le lecteur qui ne connait pas ni l’histoire, ni ce qui s’est passé réellement et ce pour l’argent !
    Se faire passer pour une victime, témoin clé, puis esclave et ensuite réfugiée, quelle parcours ?
    Le point est pour vous internaute, vous allez classifier le Rwanda, le génocide des Tutsis de 94 et tous les récits qui sont autour dans une image négative, alors que le bilan de reconstruction est très positif !
    Aujourd’hui les rwandais ont accès au soin de santé, ont droit à un système de couverture sociale et de vieillesse, à l’éducation. Les ICT et l’internet est développé dans tous les pays, le réseau routier est refait et étendu, ….
    Si Pauline KAYITARE était intéressé par l’histoire et son rôle de témoin clé, elle aurait réagis auprès des GACACA et ce passage serait évoqué dans son livre.
    Cela lui aurait permis de commencer sa reconstruction personnelle et de faire justice à ces 150 morts dont elle est la seule témoin en désignant les génocidaires.
    Mais cela n’a pas été fait ! POURQUOI ? QUI PROTEGES TU ? QUE VEUX-TU CACHER ?
    QUI ES TU PAULINE KAYITARE ?
    Tu es de quel bord ?
    Ou tu livres ton récit pour l’histoire ou c’est du Business
    Nous attendons tous ta réponse
    Nkubito Didier

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    • Pauline Kayitare dit :

      Je suis étonnée par la violence et la haine qui transpire à travers les critiques de mon témoignage. Le pompon revient à Bachimana Aimable qui, sur le site des Grands lacs, écrit : « Il faut faire taire cette menteuse et tous les soi-disant témoins de ce pseudo génocide ! »

      Tout est dit, et tout le monde aura compris le but de cette polémique, et voici ce que j’ai répondu aux Grands lacs :

      Vous m’attaquez, me faites subir un interrogatoire policier, mais qui êtes-vous pour me donner des leçons ?
      « Qui ne dit mot, consent » ? Et de quel droit exigez-vous de moi de m’aligner sur votre vision des choses ? Nous ne sommes ni sous le stalinisme ni sous le maccarthisme et je n’ai aucun compte à rendre à des censeurs.
      D’ailleurs, au nom de quoi vous proclamez-vous détenteurs de la « Vérité » ? Et qu’est-ce que c’est que ces appels solennels à la censure ? Êtes-vous si peu sûrs de vous que vous ayez besoin d’être rejoints par la foule ?
      Messieurs, avez-vous déjà été violés pour oser dire à une femme comment elle doit se comporter par la suite ?
      J’ai écrit un témoignage où je raconte sincèrement et librement ce que j’ai éprouvé. Me contestez-vous le droit d’éprouver ce que vous ne ressentez pas ? Si vous avez connu des horreurs aussi traumatisantes que celles que j’ai traversées, et que vous avez agi de manière plus conforme à je ne sais quelle Vérité officielle, prenez donc la peine d’écrire vous aussi un livre dans lequel vous donnerez votre vision des choses. Même si celle-ci devait totalement s’opposer à la mienne, croyez-moi, je vous lirais avec intérêt : la démocratie ne respire que par la confrontation de perspectives différentes.

      Sur ce, Messieurs les censeurs, adieu. Écrivez dans ce forum tout ce que bon vous semblera, amusez-vous à l’envi à me salir, je ne compte pas répondre à des insultes si évidemment téléguidées par des gens qui ont tout intérêt à discréditer sinon à détruire les rares témoignages relatant les horreurs du génocide des Tutsis…

      Pauline Kayitare

      http://www.kayitare.org

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      • NKUBITO DIDIER dit :

        A Pauline Kayitare:
        quelques extrait de ton livre très intéressant qui démontre que tu es une affabulatrice !
        les lecteurs jugeront!

        Page 94
        Tu dis « Parmi les soldats du FPR, de très jeunes enfants,
        maigres, plus petits que moi, portant mitraillette ou fusil,
        et qu’on appelle les kadogos, les petits. Ils arborent un
        regard fier et pour rien au monde, me semble-t-il, ils ne
        troqueraient leur arme contre une caresse. »
        Qui es tu pour discriminer NOS LIBERATEURS !

        Page 94
        Tu dis « Un peu plus loin, nous sommes arrêtés par un groupe
        de soldats du FPR. Ils nous fouillent rapidement.
        « Alors, vous deux, là, vous êtes des Hutus ou des
        Tutsis ?
        – Nous ?
        – Oui, vous. »

        C’est faux d’attribuer de telles abérations car le premier objectif du FPR est de combattre ce divisionnisme et discrimination ethnique
        Notre armée de libération était contente d’accueillir tous les Rwandais qui était dans le pays et qui rentrait. Chaque Rwandais qui rentrait était encore pour le FPR une victoire pour reconstruire le Rwanda
        Pauline tu es vraiment manipulé par ceux qui ont toujours divisé notre pays , pour mieux règner dessus (voir aussi page 125).

        Page 125
        Tu dis « les Tutsis de la diaspora qui sont rentrés
        au pays après le génocide paradent dans des voitures
        rutilantes, se font construire des villas luxueuses et affichent
        une richesse insolente. Ce sont surtout les Abasajya
        (partie de la diaspora tutsie), rentrés d’Ouganda,
        qui suscitent l’envie des Tutsis de l’intérieur. En même
        temps, ces hommes qui se sont emparés des postes-clefs,
        font affluer des capitaux en provenance d’Europe et rebâtissent
        le pays. C’est grâce à eux que Kigali se reconstruit
        et se développe dans des proportions inattendues. »

        Madame Pauline , comment peux tu te permettre après le terrible drame du Génocide des Tutsis au rwanda, te permettre de lancer DES DIVISIONS encore !
        As-tu fait un recensement pour déterminer et affirmer que les poste clés sont tenus par ces gens que tu nomme des Abasajya !
        C’est quoi ce nom, pourquoi tu developpes cette jalousie envers la diaspora !

        La diapora venant d’ouganda merité d’être salué pour leur courage et détermination de nous avoir libérer du joug des génocidaires.

        Si tu es vivante, c’est grâce à la pression politico militaire qui ont faites qui a permis de nous libérer.
        Sans eux il n’y aurait pas eu de rescapés.
        Nous leur devons le respect.
        En tant que rescapée je te demande de corriger ton livre et de ne pas te faire manipuler par les gens qui ne peuvent pas accepter leur défaite dans notre pays.
        Ils sont jaloux d’avoir perdu de leur influence et des progrès faits pour reconstruire notre pays.

        Il t’on promit quoi pour salir et TRAHIR ton propre pays ?

        Page 170
        Tu dis » C’est un autre Rwanda que je découvre le lendemain,
        en faisant un tour en taxi avec papa. Je visite le quartier
        de Gisozi, qui n’existait pas quand j’ai quitté le pays, et
        qui est parsemé de villas somptueuses, construites pour
        les nouveaux riches. Une richesse ostentatoire, arrogante
        au regard de la pauvreté endémique du pays. Des villas
        de huit ou dix chambres pourvues de terrasses, au milieu
        de parcelles gigantesques où des arbres commencent à
        atteindre un peu de hauteur ; des jardins qui descendent
        le long de la colline, semés des fleurs de toutes les couleurs
        ; et çà et là, une fontaine ou une grotte artificielle
        qui témoigne de l’éternel mauvais goût des gens trop rapidement
        enrichis. »

        En lisant tes propos on dirait que tu es jalouse des rwandais qui reconstruise leur pays.
        Pourquoi juger leur gout ! tu devrais admirer que de critiquer
        Ces gens jusqu’à preuve du contraire travaille , paye des impôts pour construire le rwanda nouveau.
        Et tous les Rwandais suivent l’exemple , et construisent le pays.

        Tous les Rwandais bénéficie de la Mutuelle de santé, les études primaire jusqu’en 3ième secondaire sont pris en charge par l’état.
        L’électrification rurale , et le développement des points d’eau comme de l’internet sur toutes les collines fait avancé le pays à grand pas.
        Les infrastructures routières sont réparés et étendues.

        C’est le travail et la volonté de tous les Rwandais qui permet tout cela .
        Je te rappelle que même en Europe, il y a des pauvres
        tu nous fait HONTE !

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  31. myrtille dit :

    Cette fille Pauline est plutôt naive et même contradictoire, mais cessez donc de l’accabler. Pour que son livre puisse avoir du succès devant le public occidental, il a bien fallu qu’elle se rende intéressante. Elle raconte ce que les Blancs adorent entendre d’une petite négresse si franchement éblouie par les êtres supérieurs mythiques qu’ils incarneraient eux-mêmes. Cessez de l’accabler. Moins vous parlerez d’elle, moins son livre va se vendre et moins ses contre-vérités vont se répandre. C’est vrai qu’elle croit avoir accédé au septième ciel en arrivant en Europe avec tout ce que cela comporte d’illusions qu’elle va immanquablement perdre. Laissez-lui le temps de digérér.

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