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Rwanda: confession d’un ex cadre du FPR

Publié : le 25 avril 2011 à 20:52 | Par | Catégorie: Opinion

Volcan en activité

Un pyroclastique: c’est le nom qu’on donne au solide que rejette un volcan en activité lors d’explosions. Ce matériau est alors propulsé dans l’atmosphère, avant de retomber à la surface du sol. Voici le témoignage, après sa chute en disgrâce, de l’un d’eux. Il se nomme Théogène Rudasingwa. Sa formation : docteur en médecine. Ses anciennes fonctions officielles dans le volcan : secrétaire général du Front Patriotique Rwandais (FPR), major de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), ambassadeur à Washington et directeur du cabinet du président Paul Kagame. Mais plus important est son ancienne fonction officieuse: mentir à la communauté internationale en se servant du génocide des Tutsi, prétexte pour réduire cette même communauté au silence à cause de sa passivité en 1994 – alors qu’elle avait été témoin des massacres. Sa mission a réussi, mais le maître à penser semble avoir des remords. C’est le récit d’une repentance.

C’était lors d’un symposium donné le 04 avril 2011 à l’Université de l’Idaho, Etats-Unis, que Rudasingwa vient témoignager. On s’attendait pourtant à trouver des interlocuteurs plus informés sur le sujet, mais c’est devant un public assez homogène, composé essentiellement d’étudiants qu’il s’adresse. Sur un ton un peu condescendant, le docteur en médecine ausculte d’abord l’auditoire, histoire de s’assurer qu’il est maître à bord en faisant preuve d’autant d’humour que de complaisance.

En effet c’est des novices qu’il va devoir convaincre de sa bonne foi. Pour faciliter l’assimilation de sa plaidoirie, il va mâcher ses mots. Ce n’est pas le discours d’un marxiste engagé, ni celui d’un anthropologue soucieux d’un langage relativiste. Il n’en est rien de tout cela. Il parle comme un médecin qui semble avoir trouvé la cause d’un symptôme nommé : l’insécurité de l’individu au Rwanda, dont lui-même est victime. Un discours à première vue libéral que les jeunes Américains vont tout de suite adopter. Positivement, quoi de plus excitant que de parler de la menace des libertés individuelles dans un petit pays coincé au cœur de l’Afrique, surnommé le Pays des Mille Collines. C’est un appel à la liberté que Rudasingwa va lancer. Mais avant, il va parler de sa propre histoire.

 

Theogene Rudasingwa

Theogene Rudasingwa

Il s’appelle Théogène : petit garçon Tutsi né d’une famille modeste, réfugié et orphelin de père. Ce sera sous la protection d’une mère illettrée devenue veuve trop tôt, qu’il va pourtant acquérir le goût du savoir et découvrir le monde – de ses petits yeux de réfugié. Théogène va apprendre très tôt sa condition d’enfant sans Etat (stateless). L’Etat, ce pouvoir magique, inspirant la crainte.  Celui qui le contrôle a décision de vie ou de mort sur tout sujet. Théogène, en disant cela, pense autant à son pays natal, le Rwanda, que le pays où il a été forcé de fuir, l’Ouganda, alors sous le règne d’Idi Amin Dada, qui refusait d’accorder le statut de réfugié aux exilés Tutsi.

C’est dans ce contexte que, très tôt, Théogène sera fasciné par l’Etat et son pouvoir de persuasion et de destruction. Le climat de peur que crée sans cesse cet Etat le pousse – à l’âge adulte – à vouloir briser ce cycle, en se rebellant. Une manière de s’affranchir et pourquoi pas, un jour, venir à dompter la bête tant crainte.

Cependant, il aspire à être médecin : toujours ce sentiment d’avoir le pouvoir de vie ou de mort sur ses sujets. Une façon pour lui de rationaliser ce qu’il considère comme étant une société malade (sick society). Sa curiosité insatiable le fait lire des grandes œuvres. Il trouvera, à travers Frantz Fanon et son livre « Les Damnés de la Terre », écho à sa souffrance, celle d’un être maudit, car rejeté par sa propre terre et forcé à trouver refuge derrière l’ombre de l’oppresseur. Théogène condamne la colonisation et les effets pervers qu’elle provoque dans le psyché du sujet. Il cherche sans cesse à donner un sens à sa vie. Mais c’est aussi la condition de subalterne dont est victime tout le continent africain qui le préoccupe. D’éducation catholique, Théogène va devoir abandonner sa foi pour le marxisme, dans la lignée de Ché Guevara : une révolution ne peut avoir lieu que par l’usage des armes.
Il raconte alors son enrôlement dans la guérilla Tutsi APR, à la fin des années 80, pour tenter la (re)prise de pouvoir au Rwanda, dirigé par un Hutu, le Général Habyarimana, qui leur refusait également la citoyenneté rwandaise. Le 01 octobre 1990, l’APR fait une incursion armée à partir de l’Ouganda vers la frontière nord du pays. Le voilà confronté à son propre peuple, qu’il est pourtant en train de combattre sous de fortes pluies, propres à la région de Byumba. Des civils d’ethnie Hutu sont massacrés, les rescapés fuient vers le sud du pays. C’est la première guerre civile du Rwanda que Théogène, témoin clé, est en train de raconter. Un silence de mort règne dans toute la salle.

Soudain, il fait une introspection, se questionnant à nouveau sur le pouvoir et les dangers que peut représenter l’appareil étatique, qu’il nomme animal coercitif. Il pense au roman « La Ferme des Animaux » (Animal Farm), de George Orwell : une satire de la révolution bolchévique qui pourtant, au départ, revendiquait vouloir accorder des droits égaux à tous, mais finit par se transformer en une dictature sanguinaire où l’objectif final était de rester le plus proche possible de la bête, en la brossant dans le sens du poil. Quiconque remet en question la légitimité de celle-ci, tombe très bas. C’est apparemment le cas de Théogène. Il accuse sa conscience, qui le tourmente, car il a le sentiment que le FPR dont il a participé à la création s’est détourné horriblement de ses promesses. Que du mouvement révolutionnaire aspirant à la liberté il était devenu lui aussi un régime dictatorial, à l’image des héros du roman d’Orwell.
Sa mission, qui était celle d’ambassadeur et secrétaire du FPR, était relativement simple : il fallait entretenir l’appétit de la bête, qui se nourrissait sans cesse des mêmes et vieux discours : le génocide des Tutsi. Un lobbying qui n’avait au fond qu’un seul objectif : libérer davantage de fonds de la part de la communauté internationale. Pour ça, il suffisait de regarder ses interlocuteurs droit dans les yeux avec un air grave afin de les faire culpabiliser de s’être rétractés alors qu’un génocide prenait place : « Où étiez-vous en 1994 ? », accusait-il alors. Ça marchait à tous les coups. Ces fonds étaient alors transformés en sacrifices pour calmer la bestiole insatiable. Tantôt animal féroce, tantôt volcan au bord de l’explosion, le FPR et sa branche armée, l’APR, étaient devenus incontrôlables, dans la mesure où la complaisance de l’Occident leur facilita l’invasion du siècle, pour accomplir une tâche encore plus sordide: la chasse à l’homme, dans les forêts sombres et humides de l’ex Zaïre.

Forêt Vierge

Forêt Vierge

En effet, c’est avec une férocité inimaginable que l’armée de Paul Kagame viole le territoire voisin, pour forcer les Hutu à rentrer au bercail. Mais la sombre réalité est qu’ils massacrent par centaines de milliers des enfants, des femmes et des vieillards, Hutu et Congolais confondus, avec les mêmes armes que leur a donné les Etat britanniques, belges et américains pour envahir le Rwanda, quelques années plus tôt. Des crimes de génocide restés dans l’ombre, entre autre du fait que la provenance des fonds occidentaux vient, en réalité, du pillage des ressources du Congo – rendus possibles par le renversement de Mobutu par l’APR.
Théogène se sentirait-il coupable d’avoir occulté le génocide des Hutu perpétré dans les forêts du Zaïre, pour ne garder que celui, tant médiatisé, des Tutsi, qui servait davantage leur cause ? Et conclure que l’histoire n’est au fond que le récit des vainqueurs, jamais des vaincus.
En disant cela, il discrédite également le régime actuel de Kigali. Les progrès économiques effectués par le Rwanda cette dernière décennie, dont Paul Kagame se targue, sont certes réels mais il ne faut pas en faire un mythe, dit Théogène. Parce que le développement socio-économique n’a jamais été le défaut de l’ancien régime, bien au contraire. Assurément, le Rwanda de Habyarimana figurait lui aussi parmi les pays d’Afrique les mieux côtés par les investisseurs étrangers. Donc le problème n’est pas au niveau économique, mais au niveau « ethnique » : à savoir le défaut d’une justice et politique équitable construite non sur l’appartenance ethnique ou régionale, mais sur les compétences propres des individus.
Théogène redevient Rudasingwa. Il développe plus théoriquement sa plaidoirie, notamment en remettant en cause le rôle de l’Etat. Ce dernier, dans le cas du Rwanda, est omniprésent. Il laisse peu d’espace aux libertés individuelles (la libre entreprise, la liberté d’expression, de propriété), de même qu’à l’épanouissement d’une société civile participative, qui sous-entend une liberté d’association et de presse. C’est un appel à une démocratie libérale que réclame Rudasingwa, après l’expérience passée au service du FPR.
Il appelle également à développer une culture du dialogue et de l’écoute, basée sur l’authenticité (truth telling). Le message d’un repenti qui parle à présent d’amour, de pardon et de réconciliation. En effet, selon lui, le processus de guérison ne pourra avoir lieu que s’il y a pardon entre Hutu et Tutsi. Une réciprocité qui aurait ses origines dans la langue bantou, l’Ubuntu : principe d’Humanité, qui d’après lui aurait été détruit après le contact avec l’occident. Rudasingwa se clamerait-il afrocentriste, un courant qui tend à essentialiser l’homme africain par la promotion d’une culture « originelle » et statique ?
En conclusion : que retenir de ce témoignage ? C’est qu’il a le mérite d’être sincère. Du moins, c’est l’impression qu’il donne. Et qu’il permet de faire un grand pas vers l’avant sur le chemin de la réconciliation inter-rwandais. Dans un accent pro-libéral, il appelle à la réforme de l’Etat-nation, ce Léviathan dont il a été victime depuis la petite enfance. Il est arrivé à la conclusion, peut-être de façon maladroite, que ce concept importé s’accorde peu avec les réalités et pratiques africaines. Il veut en finir avec le modèle de l’Etat centralisé où les hiérarchies établies sont la cause d’inégalités profondes.
De ce discours on peut dire qu’il change radicalement de celui de Gérald Gahima, son camarade du RNC (Rwanda National Congress) qui, lui, observe un langage neutre et fuyant. Il change aussi de celui d’un autre membre du RNC, plus connu : Patrick Karegeya : ce dernier appelait encore il y a peu au changement – possible uniquement par l’usage de la force. Rudasingwa et le RNC se seraient-ils assagis ? Après tout c’est normal, parce qu’ils étaient très pas mal placés pour faire le procès de Paul Kagame, qu’ils ont légitimé des années durant, profitant à l’occasion des avantages que donne le fait d’être membre du FPR, parti unique de l’Etat rwandais.
Rudasingwa a dit durant son témoignage, qu’il est hypocrite de remarquer la paille dans l’œil de son voisin, mais non la poutre dans le sien. Ainsi, si Rudasingwa parle vraiment au nom du RNC, ce dernier serait-il en train de parcourir son chemin de croix vers la repentance, avant la reprise des armes ? Quoique, Rudasingwa lui se dit de mouvance pacifiste…
Finalement, de la sincérité du discours, je reste incrédule, par expérience – vous l’aurez compris. Cependant, ce que je retiens de Théogène Rudasingwa c’est, qu’en laissant parler sa conscience, il laisse dévoiler l’image d’un homme aux mœurs simples. Par conséquent, il sait mieux que moi, qu’« imbuto y’umugisha isoromwa ku giti cy’umuruho ». En effet, le chemin à parcourir est encore long, dans la mesure où il doit d’abord récolter ce qu’il a semé. Mais, n’en va-t-il pas de même pour tout rwandais? Alors, parmi nous tous, qui se dit prêt à lui jeter la première pierre ?
Le voyage le plus long commence par un simple pas.

Jean Bigambo
Jambonews.net

 

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18 Commentaires à “Rwanda: confession d’un ex cadre du FPR”

  1. Muhinzi dit :

    Belle analyse!!!

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  2. Rugamba dit :

    « Alors, parmi nous tous, qui se dit prêt à lui jeter la première pierre ? » J’adore ca.

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  3. muhimakazi dit :

    Ba mutima muke wo mu rutiba nimwe mubirwa,

    Avant tout, il faut que la majorité de ces gens qui se disent vouloir changer le système arrive à déclare de façon claire et sincère, ce qu’ils accusent le gouvernement de Paul Kagame.
    Si non comment voulez-vous nous faire croire que les choses changeront positivement? Il y a beaucoup de risque que sa devienne pire que ce que l’on a vu jusque là! surtout que ce sont les ancien loups qui se dégisent en mouton.

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  4. gihanga dit :

    Mes félicitations pour cette belle analyse.

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  5. Papi dit :

    La leçon pour moi de cette histoire est que tout peut changer, du meilleure au pire, du bon côté au mauvais côté et vice versa. ce n’est pas seulement pour Théogène, je crois que la plupart des rwandais l’on déjà expérimenté dans leur histoire récente. Nous, tous les rwandais, devrions être assez humbles en tout temps sachant que tout peut changer. Cela nous éviterait que l’histoire soit obligée de nous enseigner ce que nous n’avons pas voulu apprendre quand il le fallait. Une leçon à nous tous, sans exception, de la nécessité de participer à la construction d’une société plus juste pour tous sans exception que l’on soit dans un rôle actif ou passif. Une chose qui a fait beaucoup défaut dans le passé.

    A propos de Monsieur Théogène, une question me reste à coeur est de savoir si réellement cet homme a changé, comme se demande l’auteur. A-t-il raconté toute son histoire dans le FPR? a-t-il dit là où il omit de faire ce qu’il devait faire? a-t-il confessé les actes même posés par sa propre conscience sans même que l’appareil de son parti l’eut poussé? Théogène fait parti de ceux sont sortis par les grandes portes, si je me rappelle bien! Et à ce temps, il lui était reproché un bon nombre de faits, a-t-il dit pourquoi il avait été demis des ses fonctions? Si tout cela est réuni, je croirait volontiers à sa repentance. A-t-il donné les circonstances de son départ? Je n’oublierai pas que jusqu’à la dernière minute de leurs départs, lui avec Gahima, étaient parmi les gens dont on craignait l’abus de pouvoir.

    Qu’à cela ne tienne, j’ai appris qu’il l’a fait son exposé avec humilité, c’est déjà beaucoup, espérant bien sûr que ce n’est pas l’effet de se trouver de l’autre côté de la barrière du cercle du pouvoir, dans le rôle de victime que celui de bourreau. Espérons ainsi, puisque dans le cas contraire, ça serait très dommage.

    Je tiens à remercier aussi l’auteur quand il dit ‘ qui peut lui jeter la première pierre?’ Une bonne façon d’être plus moralisateur qu’accusateur dans une société où tout le monde est transformé presque chaque fois, d’une manière ou d’une autre, en victime et bourreau, justement ou injustement.

    Pour revenir, au point le plus important, je demande que nous sachions toujours nous mettre dans la peau des victimes de toute injustice au lieu d’attendre que nous l’expérimentons nous-mêmes pour le comprendre.

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  6. Mugabe dit :

    Il n’y a que des imbéciles qui ne changent pas dans la vie! Rudasingwa et ses confrères doivent aller jusqu’au bout de leur logique et combattre la dictature par tous les moyens. Personne n’a le droit de les combattre tant qu’ils s’opposent à la tyrannie du régime Kagame.

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  7. jemevengerai dit :

    ru dasingwa est un [*******]…il a masscré et génocidé les hutu, maintenant qu’il est dans la merd…il fait semblant de s’interesser au misère des hutus, mais qu’il sache que nous n’oublierons jamais les notres que vous avez massécré bande de nazi
    alors rudasingwa, karegeya et compagnie, allez au diable

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  8. Muhinzi dit :

    Je pense que l’auteur qui demande celui qui lui jetterait la première pierre essaie de rester neutre dans cette histoire; comme qqun l’a dit plus haut. Mais ces gens sont nombreux. Ce gars(Rudasingwa) a mis 14 ans pour dire qu’ils commis un génocide contre les hutus!!!! Pour quelqu’un qui est considéré comme un intellectuel, ce n’est pas normal. Il est facile de dire qu’il est contre la dictature, mais il faut qu’il sache qu’il a contribué et solidifié cette dictature.
    Récemment, quelqu’un a demandé à Nyamwasa s’il regrettait d’avoir massacré les hutus de Gisenyi , Ruhengeri, et Byumba entre 1996 et 1998. Ce gars il a répondu »NON », que c’était la guerre.
    La question que l’on peut se poser est, est-ce que cette guerre était justifiée? Pour moi non.
    Moi je demanderais au rwandais de rester prudents, ces gens n’ont pas dit pourquoi ils sont en désaccord avec leur chef Kagame. Ils sont malins et sont prêts à tout pour massacrer les hutus quand c’est possible. Pourquoi ne disent – ils pas que les gens qui sont à Arusha sont innocents ou que c’est eux qui ont tiré sur l’avion le 06 avril.
    Faites attention ces gens agissent par étape, dans quelques mois ou jours à venir, Kagame risque d’avoir des problèmes et ils veulent revenir au pouvoir en victime de ce dernier pour faire oublier les crimes qu’ils ont commis. Pourquoi ne sont – ils pas partis avant les rapports Mapping Repport, Bougruière, ou Espagnol?
    Avez-vous vu ça » Itangazo rya CNR Bureau politique 10 Mata 2011″.En réaction à ce communiqué, RNC essaie de blanchir le FPR. En conclusion, ce groupe d’hier est le même que celui d’aujourd’hui, ils sont pareils. Pour eux les victimes ce sont des tutsis toujours et les coupables sont des hutus.

    Ouvrez les yeux les loups sont sortis de leur cage pour se couvrir la peau de mouton.

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  9. Rwembe dit :

    Et si c’etait…
    Oui, Rudasingwa a tenu un discours emouvant a l’universite d’Indiana. Je reste quant a moi perplexe: et si c’etait une operation de charme, une de plus. L’orateur reconnait avoir joue les yeux doux devant les occidentaux quant il servait son maitre – le Fpr…La repentance vient un peu tard, mais il n’est jamais tard pour bien faire.
    De toute facon, bravo a Rudasingwa. Il a quand meme ose remettre en cause le systeme-Fpr et lui-meme…cela demande bcp de courage!
    Rwembe.

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  10. cmunan dit :

    Tu la renvoie Rudasingwa au diable pourquoi?
    Peut être c’est lui qui va te donner le chemin de retour vers la démocratie en supprimant la dictature actuelle .
    Après tout n’oubliez pas que C’est Kanyarengwe et bizimungu Pasteur qui ont ouvert les portes de Kigali à kagame.
    Soyez vigilant avec une tolérence modérée.

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    • jemevengerai dit :

      @Gasa

      Situ avais vu comment rudasingwa et compagnie ont massacré les hutus du nord du rwanda, et cmment ils ont génocidé les hutus du congo, tu n’oserais pas me demander pourquoi j’envoie ce minable diable en enfer. En fait j’aimerai dire à tous les extremistes tutsi comme rudasingwa, kayumba ( qui disait qu’il tuerait les hutu jusqu’à ce que son appetit soit satisafit) : sachez que votre place est en enfer.

      Et à mes yeux vous calez moins qu’une crotte de chiens, comment oserais j’ai soutenir ceux qui ont massacré les miens sous mes yeux, serais je con à ce point?

      En fait si par hasard rudasingwa parvient à lire ce message, j’aimerai lui dire que avant de chercher à revenir au rwanda il doit d’abord creuser sa tombe car dans mes venes coulent le feu de la vengeance, la haine que j’ai envers ces petits batraciersest inouie.

      Petit conseil: suicidez vous car si nous attrapons nous vous torureront , nous vous humilieront 1000 fois,

      rira bien qui rira le dernier.

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      • amahoro mu rwanda dit :

        Tout d’abord je voudrais répondre à « jemevengerai ».je trouve que ce que tu dis là est très très déplacé est honteux,17 ans après la geurre.

        Je suis moi même d’orgine hutu et je trouve que la haine ne sert à rien du tout.il faut juste laisser le temps faire, car nos confrères ont bien passé 30 ans sans pays, donc…..?????
        Le problème est qu’on est tout dérière nos ordinateur pour insulter ou dire n’importe quoi au lieu de faire face au vraie problème.que tu sois TUSTI,HUTU,TWA, »pour moi c’est une vraie richesse du pays.contrairement à ceux qui disent que il n y a plus des ethnies alors qu’on sait tous très bien dans nos coeurs ce qu’on pense!!!

        Le Rwanda est pays composée de trois ethnies »qui devrais vivre à harmonie »car si nous continuons à nier ou ignorer d’où l’on vient, alors on est rien.c’est vraie qu’on dois pas oublier tout ce s’est passé au pays dont pourquoi tant de haine.
        Alors qu’est qu’il faut faire?:Nous qui sont à l’étranger on a beacoup de chances car on l’outil idéale LA LIBERTE D’EXPRESSION contrairement ceux qui sont au pays.

        Uti, comment on va proceder?:Contairement à ceux qui sont au pays on devrait ceér un centre qui réunis tout les rwandais qui assument les orgines, ethnies tout ça » qu’on arrête l’hypocrisie gerne ouia moi je ne suis pas Tusti ou Hutu,je suis Rwandais,mon oeil oui! »car on vient tous de quelque part non?alors, il faut être plus inteligent que nos aînés qui ont utiliser les ethnies »dont le vraie problème de tout les Rwandais sans exception »pour nous séparer et pourtant on parle tous la même langue »Vraie richesse ».

        Voilà j’espère que ceux qui liront ceci, pourraient partager les pensées. MUGIRE AMAHORO MEZA

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  11. epimaque dit :

    hahaha, muhinzi j ss d »accord avc toi.nibatubwire qui a turé sur l’avion du president Habyarimana J?
    kuki ntacyobavuga kubantu bacu bafungiwe ubusa arusha kandi aribobahibye ibirego?bazi ukobakorana na Procureur w’arusha.
    ikindi est c que baracyari muri FPR cg??

    ikindi nukombona abahutu ntakigenda gusakuza mutubare nokuri za internet nibyotuzi.barabantuntanumwe ubazi, mbona bafite l mm systeme nkiyomuri 1990;muziko bagiye gushaka Kanyarengwe akaba President wishaka ryabo nabandi bahutubeshi muzi batazi abobantu abaribo batazi nimigambiyabo bobibwiyeko aruguhirika Habyarimana donc habaga amanama menshi hari ayo abautu batageragamo nibobirikuba nubungubu; abahutu turasekeje.tunywe Leffe naho ibindi narumiwe. ejo na kabarebe naza abahutu muzirukankirayo murasekeje kabadusuzugure.

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  12. Sankara dit :

    La repentance d’un général. Trop bon pour être vrai

    Comment ne pas se méfier de la soupe servi par celui qui a essayé de t’empoisonner ?

    Pour ma part, je vais bien retenir ceci :
    « une justice et politique équitable construite non sur l’appartenance ethnique ou régionale, mais sur les compétences propres des individus – une culture du dialogue et de l’écoute, basée sur l’authenticité (truth telling)
    -Une réciprocité qui aurait ses origines dans la langue bantou, l’Ubuntu : principe d’Humanité, qui d’après lui aurait été détruit après le contact avec l’occident »
    Je remercie l’auteur pour son analyse mais en ce qui est de monsieur Theogene, il peut aller au diable. Il est sorti par la petite porte, il ne rentrera jamais par la grande. Il a raté son tournant. Il a bon faire des merveilleux discours mais la repentance demande plus que ça. C’est trop simple de changer de costume que s’assumer ses actes.

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  13. hayinamani dit :

    attention les Rwandais partout où vous êtes à toute personne qui change d’idée ou de language en fonction de type d’ interlocuteurs(tutsi, twa, hutu….)!
    Nimushishose pour ne pas dire ngo murabe maso!

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  14. ntwari dit :

    Mr tu connais l’adresse du TPIR en tanzanie.Va faire ta confession la-bas.

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  15. Gasa dit :

    Keera umwami w’urwanda yali afite ububasha byo kwica no gukiza, akagira n’abamugiraga inama bitaga « abiru ».
    Abo nibo bashyiragaho uwo mwami, bamupfumbatishije imbuto akivuka, bakabeshya rubanda ngo yavukanye imbuto. Kera kabaye babona wa mwami bashyizeho atangiye gukabya, yica bamwe mu libo cg se adakora nkuko ingoma nyiginya ibishaka, bafite ubwoba ko yazatesha umurongo ya ngoma yabo baramya-bumana, bajyaga hamwe bagategeka uwo mwami wabo « kunywa », nyuma bakimika undi mushyashya bizeye ko azakomeza kubashyira kw’ibere.!
    Kagame atangiye kunanirwa! Ababona kure mu byali ibyegera bye, bali kumwitaza batarataza ngo
    amaraso atazabatarukira.
    Nibyo rero nkuko n’abandi babivuze, murarye muli menge! Muzabategulire ibibazo by’ingenzi uko mubizi, babanze babisubize, mubone kubagilira ikizere kitali cya kindi cyo kuraaza amasinde!

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  16. rucekeri idi dit :

    jyewe rwose nemera ko guhinduka bishoboka kandi uko bikozwe kose bitanga amahoro. buriya iyo rudasingwa atanga kiriya kiganiro muri imwe muri za kaminuza zo mu Rwanda byari kuba byiza kurushaho. ariko nizere ko amaherezo bizashoboka kuko yakumvwa kurushaho.
    naho ibyo avuga FPR yakoreye abanyarwanda twese turabizi kandi amaherezo bizajya ahagaragara ibibazwe nkuko interahamwe zicaga abantu zigira ngo Imana ntizireba? Na FPR ni uko. Kuba bavuga ko bagejeje abanyarwanda ku majyambere koko na MRND hari aho yari yarabagejeje ariko rero jye mbona amajyambere ari ay’umutima naho ibindi umuyaga uraza ukabisenya nkuko byagendekeye MRND.

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