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RDC: Un espoir pour les femmes de l’Est du Congo

Publié : le 6 mai 2011 à 19:45 | Par | Catégorie: Actualité

Procès en RDC

Après plus de 10 ans d’impunité des auteurs de violences sexuelles, la justice congolaise s’organise et plusieurs procès pour viols sont en cours dans l’Est du Congo. Ces sanctions font naître un espoir sur la fin des actes barbares, de la peur et du déshonneur des victimes.

Le viol était devenu après tant d’années de guerre dans l’Est du Congo, le lot quotidien des femmes civiles congolaises de la région. Depuis 1998, l’ONU estime que plus de 200.000 femmes ont été violées en RDC. Le nombre de ces actes inqualifiable reste toujours élevé, ainsi dans le seul territoire de Walungu, l’ONG « CAMPS » a dénombré 102 violences sexuelles pour le mois de janvier 2011 comme le rapporte Elise PIRSOUL dans le journal de la coopération belge « Dimension».

Les autorités congolaises et la communauté internationale ont fini par mettre en place un système judiciaire dans la région des deux Kivu. De par les premiers résultats de ce programme, on assiste à de nombreux Procès, le plus célèbre étant « le procès de Fizi » en février 2010 ou plusieurs officiers supérieurs de l’armée régulière et des soldats ont été condamnés à 20 et 15 ans de prison pour avoir commis plus de 50 viols sur la population civile.

Le système judiciaire mis en place fait parti d’un vaste programme visant la stabilité de l’Est du Congo: Collecte des données par l’UNFPA, suivi psychomédical des victimes par l’UNICEF, réforme du secteur de sécurité par la MONUSCO, la prévention et la protection par le HCR et la lutte contre l’impunité par le BCNCDH en collaboration avec la MONUSCO. Ainsi lors des différents procès comme le rapporte également Elise PIRSOUL, les plaintes sont enregistrées par une ONG locale et relayées à l’UNFPA, les victimes sont pris en charge par les relais de l’UNICEF et assistées juridiquement par une ONG d’avocats locale, elle-même assistée par Avocats sans frontières Belgique.

Manifestation de femmes congolaises

Manifestation de femmes congolaises

Ce programme aura permis aux victimes de dépasser le cap de la peur pour oser dénoncer leurs bourreaux et demander justice. L’accomplissement de la justice reste malgré tout semé d’embûches.

En effet, nombre de coupables ont pris la poudre d’escampette, les rebelles restent difficiles à capturer, les indemnités aux victimes sont insuffisantes ou impayées.

Mais malgré les imperfections, le pas franchi est à saluer et sonne comme un espoir de rendre enfin justice aux femmes victimes de l’apocalypse kivusien.

Ephrem Mutabazi
Jambonews.net
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4 Commentaires à “RDC: Un espoir pour les femmes de l’Est du Congo”

  1. Kiting Ting dit :

    Il n’ y a pas d’espoir aussi longtemps que Hitler africain sera en place. Il enverra ses « violeurs de masses »…. Ce minable homme « prix n de massacres » !

       2 likes

  2. Bantou dit :

    @Kiting ting , ceux qui violent au congo appartiennent aux FDLR et ces derniers sont de pres au de loin associes au genocide des tutsis au rwanda, kagame a fini son travail au congo ca fait deja longtemps, donc ca ne vaut pas la peine de desinformer les gens du vrai ennemi si non on ne pourra jamais eradiquer le mal.il ne faut pas accuser kagame des faitsdes FDLR..la c’est comme si vous voulez les proteger, deja l’allemagne est entre de les juger pour leurs crimes au congo….

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  3. BRAHAM dit :

    Tant que les violeurs ne seront pas executés des qu’ils sont pris rien n’y fera…

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  4. edouarda dit :

    Bantu, voici un ‘petit’ extrait du Mapping Report. A vous de juger si le FDLR a commis ces crimes !
    « Après la création officielle de l’AFDL le 18 octobre 1996, les troupes de l’Alliance appuyées par celles de l’APR et des FAB (Forces armées burundaises) ont attaqué le village de Bwegera. Après avoir pris le contrôle du village, le 20 octobre, les militaires se sont divisés en deux colonnes, la première partant vers Luvungi en direction du nord et la seconde vers Luberizi en direction du sud. Au cours de leur progression, les militaires de l’AFDL/APR/FAB ont mené des attaques généralisées et systématiques contre les onze camps de réfugiés rwandais et burundais installés dans le territoire. De nombreux témoins ont affirmé que ces attaques se sont déroulées alors que la plupart des éléments des ex-FAR/Interahamwe et ceux du CNDD-FDD avaient depuis quelques jours déjà quitté la zone.

    • Le 20 octobre 1996, des éléments de l’AFDL/APR/FAB ont attaqué les camps de réfugiés d’Itara I et II situés près du village de Luvungi, tuant au moins 100 réfugiés burundais et rwandais. Dans le village voisin de Katala, ils ont capturé et tué à bout portant des réfugiés qui tentaient de fuir. Les militaires ont ensuite forcé la population locale à enterrer les cadavres dans des fosses communes .

    • Le 20 octobre 1996, des éléments de l’AFDL/APR/FAB ont attaqué à l’arme lourde le camp de Kanganiro situé à Luvungi, tuant un nombre indéterminé de réfugiés dont une vingtaine qui se trouvaient dans l’hôpital du camp. Au cours de la même journée, ils ont aussi tué un nombre indéterminé de réfugiés qui se cachaient à Luvingi dans les maisons de civils zaïrois. Les militaires ont ensuite forcé la population locale à enterrer les cadavres dans des fosses communes .

    • Le 20 octobre 1996, à leur entrée dans le village de Rubenga, des éléments de l’AFDL/APR/FAB ont tué un nombre indéterminé de réfugiés et de civils zaïrois qui fuyaient en direction du Burundi. Les corps des victimes ont ensuite été jetés dans la rivière Ruzizi .

    • Le 21 octobre 1996, des éléments de l’AFDL/APR/FAB ont attaqué le camp et le village de Lubarika, tuant un nombre indéterminé de réfugiés rwandais et burundais ainsi que des civils zaïrois qui tentaient de fuir le village après le départ des FAZ. Les militaires ont obligé la population locale à enterrer les corps dans quatre grandes fosses communes. Le même jour, les militaires ont aussi brûlé vifs trente réfugiés dans une maison du village de Kakumbukumbu situé à 5 kilomètres du camp de Lubarika .

    • Le 21 octobre 1996, des éléments de l’AFDL/APR/FAB ont attaqué à l’arme lourde le camp de réfugiés de Luberizi, situé entre Luberizi et Mutarule, tuant environ 370 réfugiés. Les militaires ont jeté les corps des victimes dans les latrines. Ils ont aussi tué plusieurs dizaines de personnes (réfugiés et zaïrois) au niveau des villages de Luberizi et Mutarule. Après les tueries, les corps de plus de 60 victimes ont été retrouvés dans les maisons des deux villages .

    • le 24 octobre 1996, des troupes de l’AFDL/APR/FAB ont attaqué le camp de Kagunga et y ont tué un nombre indéterminé de réfugiés. Un témoin direct de l’attaque a affirmé avoir vu huit cadavres. Les militaires ont aussi tué un nombre indéterminé de réfugiés qui tentaient de fuir en compagnie de Zaïrois au niveau du village de Hongero, situé à un kilomètre de Kagunga .
    « 

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