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17 mai 1997 – 17 mai 2011: Elle est « belle » la Libération du Zaïre

Publié : le 17 mai 2011 à 20:11 | Par | Catégorie: Opinion

Il est dit à qui veut l’entendre que nous avions connu la « libération » de la dictature, du clientélisme, de la corruption, du tribalisme et autres maux dont la culpabilité est entièrement mise sur la période Zaïre de la RDC que certains appellent déjà la Très Démocratique période Congolaise.

ZAIRE-1971-1997

ZAIRE-1971-1997

Mais où en sommes-nous sérieusement? Pour célébrer un évènement, il faut en avoir fait le bilan, année après année et se poser la question de l’évolution, même lente, que le pays a connue depuis vers la liberté promise, vers la démocratie soit disant retrouvée, vers l’indépendance chantée…

Donc posons-nous ces questions. On attribue à la République du Zaïre des tas de maux à croire que depuis, ils ont disparu où que les choses vont beaucoup mieux en RDC, de la bouche même du président le 19 janvier 2010 qui dit: « (…) Tout va bien dans l’ensemble du territoire de la RDC (…)» en présence du ministre belge des affaires étrangères Vanackere, du gouverneur de la province du Katanga Moïse Katumbu et de journalistes belges présents lors de la rencontre à Lubumbashi, en prélude au déplacement du roi des belges pour une autre « fête », celle du 30 juin 2010.

Où en sommes-nous? Le pays n’est toujours pas sécurisé de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. Qui ignore la présence de soldats angolais dans le territoire de Tshela? Qui en ignore les exactions et comportements violant les droits des citoyens sur leur territoire? Qui ignore la présence de multiples groupes armées dans l’Est de l’Ituri au Sud Kivu? Qui ignore les viols, dont Kinshasa en est devenue la capitale mondiale? Et la situation serait de loin pire sans la présence, un mal sans doute nécessaire de l’ONU et autres ONG, principalement agglutinées dans l’Est du pays.

La corruption se porte bien voire mieux! Idem pour un tribalisme qui a mis dans les postes importants des personnalités swahiliphones pour les postes importants et stratégiques. Le tribalisme? Qui niera que Laurent Désiré Kabila avait décrété ce que l’on a communément appelé le code « 32 » (32 ans de Mobutisme) pour les ressortissants de la province de l’Equateur, ayant pour seul tort d’être du même groupe ethnique que le défunt président Mobutu? Qui ignore que le désir ultime de Laurent Désiré Kabila n’était pas la libération du pays mais de devenir président à son tour, le témoignage de James Kabarebe et Paul Kagamé à ce sujet sont très éloquents!

L’économie? Un des pires terrains de la prédation économique, livré à l’appétit vorace de congolais eux même mais aussi des grandes entreprises comme des petites mais aussi des particuliers, qui porte sur son dos un autre mal nécessaire: la coopération (forcée) avec les institutions de la haute finance. Comment peut-on comprendre que ce pays rate si souvent des tournants importants pour son économie. Des occasions ratées? La connexion au câble sous marin sur la côté atlantique de l’Afrique pour un meilleur accès à internet. Un accès meilleur dans la plupart des pays frontaliers. Le manque d’un port en eau profonde, les coupures d’électricité quotidienne que beaucoup de Kinois n’ont pas vécu et espéraient ne plus les vivre, alors que ce pays est doté du barrage hydro électrique ayant le plus grand potentiel d’Afrique. L’exploitation du pétrole dans l’océan atlantique, le gaz naturel du lac kivu, le potentiel agricole du sol, etc… Des exemples, il y en a légion!

La démocratie? Des élections brouillons dont le processus est modifié à la va vite dans l’année même de la présidentielle sans parler de la situation catastrophique du processus électoral à l’intérieur dont j’apprends, il y a peu, qu’un imposteur s’est fait la belle avec plus de cent mille dollars de paie d’agents chargés de l’enrôlement des électeurs… Ne parlons pas des emprisonnements ou arrestations arbitraires ou sans véritable procès ou accusations, voire sans avocat pour la défense, des assassinats ou meurtres retentissants sans procès dignes de ce nom.

mobutu_mandela_kabila

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Bref, il ne s’agit pas ici de faire la critique d’un régime, au risque de se retrouver aux arrêts à la descente d’avion à Kinshasa pour avoir juste exprimé son opinion, feu Floribert Chebeya et député Daniel Botheti ainsi que nombre de journalistes congolais morts assassinés sauvagement par des « hommes armés en uniforme » en savent quelque chose.

Il s’agit ici de rappeler à ceux qui se revendiquent comme étant notre « élite» et au peuple que l’on ne célèbre une chose que lorsque celle-ci a apporté un réel changement POSITIF, même graduel, distinguant la situation actuelle à la situation initiale (17 mai 1997) par des éléments attestant du bien fondé de l’évènement mis à l’honneur. Or des biens fondés, il n’y a rien. Suite à un coup de force, Laurent Désiré Kabila s’autoproclame président! Où étaient les « députés » et membres de l’opposition politique à Mobutu pour défendre le droit et la constitution? Qu’a fait le régime de Laurent Désiré Kabila des travaux de la conférence nationale souveraine qui commençait à mettre le doigt sur la question de la démocratie dans les institutions de l’État et la vie socio-économique. Et ne parlons pas des charniers dans l’Est du pays des massacres ayant eu lieu lors de l’avancée de l’AFDL.

Que chaque congolais se pose sérieusement la question de savoir: « qu’est ce que l’AFDL, qualifié de conglomérat d’aventurier par feu Laurent désiré Kabila lui même, nous a apporté de mieux? Et quel est l’héritage politique, économique, social et culture de l’action politico-militaire de l’AFDL et de feu Laurent Désiré Kabila en guise de « libération du peuple »?

Le 17 mai restera, forcément, le jour où une forme de dictature politique a remplacé une autre par les armes et non les urnes! Car dans le plan de la liberté démocratique, rien ne distingue (encore) la République Démocratique du Congo de la République du Zaïre. Les faits concrets parlent mieux que les arguments et discours politiques et politiciennes.

Momi M’BUZE

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Un commentaire à “17 mai 1997 – 17 mai 2011: Elle est « belle » la Libération du Zaïre”

  1. Nestor dit :

    Message d’espoir pour le Congo

    Par Freddy Mulongo, jeudi 26 mai 2011 à 01:28 :: radio :: #1487 :: rss
    C’est un message d’espoir de Jean Jacques Kabongo qu’il a transmis à notre rédaction que nous mettons à votre disposition. A Réveil-FM International, nous ne nous préoccupons pas à saucissonner les textes d’autrui ni de nous ériger en censeur. La liberté d’expression vaut pour nous comme pour d’autres. Notre ligne éditorial est claire: les prédateurs de la liberté d’expression, dictateurs-autocrates, pillards, millionnaires de dimanche et autres affameurs de notre peuple, n’ont pas de place dans nos colonnes. Mais chaque citoyen (congolais ou du monde) peut s’y exprimer à sa guise !

    Jean-Jacques Kasongo

    Chers compatriotes les temps sont durs.

    Nous n’avons plus droit à l’erreur.

    Nos illustres compatriotes pour qui nous rendons nos hommages les plus élogieux ne son t pas morts pour rien. Pourquoi KIMBANGU, LUMUMBA, NSEDWE,KIMBA et tant d’autres sont morts ? Les mêmes qui les ont condamnés, il ya quelques années sont les mêmes qui font la file chez les CHINOIS, chez les RUSSES et autres communistes périls jaunes qui deviennent des bons modèles de fréquentations. Donc le problème n’est pas là. Il est ailleurs hier comme aujourd’hui, il est économique. La problématique de tous ces assassinats et guerres, c’est l’accès aux richesses, pour contrôler les autres .Se dire être une grande puissance économique, militaire et industrielle.

    Pendant ce temps là, nous on nous crée des guerres, des différends pour nous prendre le peu d’humanisme qui nous reste. Chers compatriotes vous trouver normale ? Que nos enfants ne connaissent que la misère ? Des enfants utilisés comme chair à canon ? A peine qu’ils voient le jour soit en calcul facile cent quarante quatre mois, soit douze ans eux ils sont soldats. A cet âge, ils sont mineurs, ils sont prostitués. A cet âge leurs amis dans le monde entier sont protégés par leurs parents par leurs familles par leur société, les nôtres sont là où ils ne doivent pas être.

    Ici j’en appelle à tous les hommes de bonne volonté, à tous ceux chez qui il reste le sens d’humanisme, ceux là qui ne permettront en aucun moment de sacrifier leurs enfants pour tout l’or de la terre à nous aider, car c’est ensemble que nous pourrons dire stop et non pas à encourager tous ces criminels qui ont le sang sur leurs mains. A poursuivre tous ceux là qui excluent la moitié de leur population en dehors de leur pays.

    Au nom de quoi peut-on se permettre cela ? Ils se présentent comme des victimes au moment où ils sont responsables du génocide de leur peuple. Ils ont leur place au banc des accusés, non seulement là mais au banc des condamnés du monde libre démocratique. Eux qui se prennent pour des dieux sur cette terre, eux qui ne respectent pas la vie.

    Par leur action, ils ont permis à leurs soldatesques de propager le SIDA comme arme de guerre pour tuer nos populations. Eux qui utilisent le VIOL de la maman congolaise comme arme à leur procréer des enfants militaires. Cela fait combien de temps que vous êtes entrées au Congo ? Les enfants que vous avez donnés à nos mamans ont quel âge ? Cent quarante quatre mois ? Comme vous les aimez?

    Là n’est pas le but de mon message est de dire à mes compatriotes que « si vous n’êtes pas avec votre peuple, vous êtes avec ceux qui maltraitent votre peuple ».

    L’Histoire jugera, vous savez ce qui vous reste à faire.

    A mes compatriotes, vous semblez vous complaire dans les mêmes erreurs d’il y a cinquante ans. Chacun se positionne pour l’après IIIème république. Sans tirer des leçons de tout ce qui nous est arrivé jusqu’à aujourd’hui. Je cite KIMBANGU qui dit »De toutes les races de la terre, aucune n’a été autant humiliée et maltraitée que la nôtre. Continuer à lire la bible, travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus nous apporter ce livre, et les principes moraux contenus dans ce livre…

    Il ajoute, nous aurons notre propre livre sacré où seront écrites les choses cachées pour nous. Je cite Mulongo Freddy dans sa publication de ce samedi 19 avril 2011, qui dit que d’après un américain (Dee Lee) dans son intervention dans une radio de New York en 2008 que nous ne lisons pas, que tant que nous ne lirons pas nous resterons esclaves.

    Nous congolais tant que nous n’aurons pas compris le message de KIMBANGU, de LUMUMBA et tant d’autres morts pour notre libéreté, nous resterons là où nous sommes aujourd’hui.

    Pire encore est la situation de ceux qui lisent sans comprendre ce qu’ils lisent, bonjour les dégâts ; la peur des armes pour mourir et la bonne parole qui nous garde en état second en entendant que ceux la même qui nous maintiennent dans cette situation viennent nous libérer.

    « PERSONNE NE PEUT MIEUX PARLER POUR TOI QUE TOI-MÊME »

    Lumumba a écri un livre avant son action politique. Tout au long de ce livre transparait la situation économique de notre peuple. Il ne demande rien d’autre que des salaires décents pour que vivent sainement lui et ses compatriotes. La réponse du maître est de le mettre en prison.

    Comment voulez vous demander à un « évolué » de prouver qu’il est capable de vivre comme le maître sans lui donner les moyens ?

    C’est cette même politique qui a été appliquée dans la IIème république. « Tout travail mérite un salaire »

    L’HOSPITALITE CONGOLAISE

    Depuis la nuit de temps le Congo a toujours été une terre hospitalière. Comme dans tous les continents et dans tous les pays, les hommes ont toujours sécurisés leur espace de vie ainsi le congolais était organisé pour sa sécurité et sa survie. Dans le Congo ancien (terme utilisé par le professeur NDAY WElE et les historiens africains) une organisation societale.Une structure juridico, politico sociale.

    Ainsi on n’y rencontre des royaumes et des empires .Les plus connus sont (pour rappel) ceux de la savane et de la forêt.

    Nous citerons quelques empires et royaumes sans entrer dans les détails ceci est réservé aux historiens, empires et royaumes ; LUBA, LUNDA, KONGO, ZANDE, MONGO, NGBANDI, MANGBETU, NGOMBE, BULEGA-BUBEMBE, NANDE etc.…

    ORGANISATION D’UN VILLAGE CONGOLAIS

    Dans nos villages nous accueillons tous les étrangers venus en paix, c’est dans notre nature. Dans la plus part de nos villages, nous trouvons à l’entrée tout comme à la sortie, une case d’accueil. Voici un récit bien émouvant de notre culture d’hospitalité, je cite :

    Dans son article publié dans le journal du Centre Communautaire Juif, Roland Baumann dit ceci :

    Les Juifs du Congo se souviennent. Pendant la période coloniale, la petite communauté juive occupe une place à part. A la fois lucides et nostalgiques, les Juifs assument leur passé sans détour.

    Il cite Milantia Bourla Errera dans sa biographie Moïse Levy, un rabbin au Congo (1937-1991), il écrit que des nombreux Juifs figuraient parmi les proches de Léopold II et les agents de son Etat Indépendant du Congo (1885-1908). Associés aux débuts de l’entreprise coloniale, les Juifs ont tenu un rôle majeur dans l’histoire congolaise au 20e siècle, en particulier au Katanga, où l’ouverture des premières mines, la fondation d’ Elisabethville(actuelle Lubumbashi)en 1910 et à la création d’une ligne de liaison ferroviaire vers l’Afrique du Sud attirent des immigrants Juifs, ashkénazes d’abord, puis en majorité sépharades. L’inauguration de la synagogue d’Elisabethville(1930) et l’arrivée du rabbin Moïse Levy (1937) marquent l’essor d’une communauté juive prospère en Afrique centrale.

    Souvent originaires de Rhodes, comme le rabbin Levy, ces immigrants forment un groupe social indispensable à l’économie coloniale.

    LA MODE POUR TOUS

    A l’instar d’Erna Vamos, artiste juive hongroise, formée aux Arts décoratifs à Paris, les Juifs du Congo belge sont capables de porter un regard nuancé sur la société coloniale.

    Selon Moïse Rahmani, les commerçants juifs ont contribué à l’émancipation des « indigènes », en les initiant aux produits manufacturés pour en faire des consommateurs à part entière.

    Rahmani souligne : « les Congolais n’ont jamais assimilé le juif aux Belges. Lors des événements de juillet 1960, aucun Juif ne fut, à ma connaissance, ni molesté ni humilié par la foule en colère ».

    UN PASSE ASSUME

    Avec les troubles qui suivent la proclamation de l’indépendance et la sécession du Katanga de Moise Tshombe, qui en deviendra le Président, les Juifs d’Elisabethville fuient, comme la plupart des Blancs. Beaucoup ne reviendront jamais plus ou s’établissent à Léopoldville, où se développe la communauté juive du Congo après 1960.En 1962, le Président Kasavubu signe l’ordonnance instituant la communauté israélite de Léopoldville.

    Cependant, la zaïrianisation de Mobutu (1973) et les pillages de 1991 forceront la plupart des entrepreneurs juifs à quitter le pays auquel ces fils d’immigrants s’étaient tant attachés. Aujourd’hui, une petite communauté juive vit encore à Kinshasa.

    Loin de la mauvaise conscience des Belges qui, après avoir volontairement oublié l’histoire coloniale, semblent aujourd’hui se faire une gloire de l’auto-flagellation et de diabolisation radicale du passé colonial, cette vision juive reflète une réalité complexe et parfois ambivalente que de nombreux historiens ont souvent ignorée.

    PÈRES JUIFS, ENFANTS CONGOLAIS

    Les unions entre un « colonial »célibataire vivant seul en pleine brousse et une « ménagère »africaine,femme à tout faire, font partie des réalités coloniales. Mais les liens unissant de Juifs à leurs compagnes africaines contrastent avec les rapports inégaux qui régissent le plus souvent ces unions interraciales.

    « La plupart des juifs ayant eu dans le courant des années 1920 et 1930, un enfant avec une africaine l’ont reconnu, lui ont donné leur nom et pourvu à son éducation. Nissim Israël est le premier blanc à épouser une Noire, en 1959, quand le mariage civil interracial est autorisé par les autorités », fait remarquer Moïse Rahmani.

    Dans ses livres, Moïse Rahmani évoque les parcours étonnants de certains de ces enfants congolais nés de père juif, tel Léon(Lubicz) Kengo Wa Dondo, président du Sénat, ancien Premier ministre et fils d’un médecin itinérant juif polonais et d’une Congolaise d,’origine tutsi.

    En général, ces Congolais de père juif étaient éduqués par leur mère scolarisés dans les missions chrétiennes. Néamoins, ceux que Moïse a rencontrés au cours de ses recherches, affirment avec fierté leur origine juive.

    Ainsi, les frères Mulongo Finkelstein et toute leur parentèle…Moïse Katumbi Chapwe Sonario, petit-fils de Juifs de Rhodes et premier gouverneur élu du Katanga.

    Dans Juifs du Congo, comme le rappel Moïse Rahmani, Joseph Kasavubu, premier Président du Congo indépendant, était né d’un père chinois, ouvrier sur la ligne de chemin de fer Léopoldville-Matadi.Fait qui documente le rôle important des « métis » dans l’histoire congolaise.

    Une mémoire qui dérange tous ceux qui choisissent de diaboliser l’héritage colonial et refusent le dialogue honnête avec ce passé oublié.

    La liste est longue de notre hospitalilité, beaucoup d’histoires de ceux qui ont vécu au Congo. Que dire de cet ami Grec rencontré sur le vol Bruxelles-Kinshasa qui me raconte son histoire congolaise.

    Nous sommes nés dans une même ville (Kolwezi) ses parents sont commerçants, nous sommes allés dans le même collège sans jamais nous être fréquentés pour des raisons évidentes évoquées aussi par Moïse Rahmani.

    Il me parle de sa souffrance, qu’après avoir subi les pillages de 1991, il est retourné en Grèce, un pays inconnu, où il n’avait pas de place. Pas d’attache, une culture qui n’est pas la sienne, bref étranger dans la patrie des ses ancêtres.

    Il sombre dans la déprime. Heureusement pour lui, une amie française le ramène dans son Congo d’amour, un pays où il a toute sa vie.

    Actuellement il vit entre la Belgique et le Congo.

    Ce Congo que tout le monde aime et ne veut pas faire bouger les choses pour qu’il prenne son envol. Ce Congo que tous nous cherissons.Ce pays qui ne demande que des gens de bonne volonté pour connaitre son essor qui sera en même temps celui de beaucoup de pays.

    Il ne suffit pas d’évoquer le passé du Congo. Il s’agit maintenant à œuvrer honnêtement sans se cacher pour le bien-être du Congo.

    Que dire des nombreux Africains fuyants la colonisation ou les guerres chez eux sont venus s’installer chez nous ? et avec qui nous avons partager nos terres, nos écoles, nos hôpitaux, notre travaille ? Nous leur avons accordé d’immenses territoires quand il le fallait, je cite le MWAMI NDEZI à Rutshuru et MASISI où il s’est installé avec ses sujets.

    Les ANGOLAIS que nous avons aidés jusqu’ à l’autonomie de leur pays, les AFRICAINS du Sud et tant d’autres.

    QUE VEUT LE CONGOLAIS ?

    Les Congolais ont toujours aspiré de vivre dans la paix et le respect de tous (entre eux et avec l’étranger).En effet la revendication première de Lumumba et des Congolais en général fut et est encore l’instauration d’une société en tous points équilibrés.

    Lors d’une interview de la RTBF en 1990, un travailleur Congolais de La Générale Des Carrières et des Mines (GECAMINES) montre son lieu de travail, sa maison, sa famille et dit ce qu’il gagne et comment il vit. A la même condition de travail les salaires sont si différents entre lui et son collègue expatrié.

    Il soulève la problématique de la période coloniale sur les salaires et qui s’est perpétuée après l’indépendance. La revendication est celle de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

    La réponse c’est Kibasa Maliba qui la donne : pour sa question aux dirigeants de la IIe république de la différence des salaires. La réponse est que tout le monde ne peut pas être à table. Il faut qu’il yen est à la cuisine. Le problème du Congo, ce n’est pas l’étranger qui dirige, mais c’est le congolais lui-même. Aucun plan pour se sortir de cette prison. Tous nous nous battons pour avoir le pouvoir.

    Pourquoi faire ? Pour voyager en Occident ? Pour acheter des villas en Occident ? Pour se débaucher en Occident, montrer que nous avons les plus belles voitures, les plus belles maisons, les plus beaux habits etc. Entre temps nos compatriotes luttent dans une misère sans nom.

    Et personne ne parle de son peuple, tous ceux qui parlent ne parlent que pour une catégorie des compatriotes. Et vous devez savoir que Kimbangu n’as pas eu de formation comme la plus part d’entre nous. Tout ce qu’il a dit ne peut que lui avoir été inspiré.

    Il ne connaissait pas virtuellement l’étendu du Congo que celui de son fief natal, de même que Lumumba. Nous avons pour le moment plus qu’il yen a eu depuis le temps colonial, plus de personnes qualifiées dans tout les domaines possibles.

    Qu’est ce qui manque alors ?

    Le problème ce n’est pas seulement l’étranger, c’est nous même. Tous nous voulons le pouvoir. Pourquoi faire ?

    Si c’est pour encore en abusé au moment où nos compatriotes croupissent dans une paupérisation. Ceux qui parlent au nom des Congolais le font pour eux et pour une partie des compatriotes.

    Tous les martyrs dans ce pays ce sont battus au nom de tous, et cela au péril de leur vie. Ceux qui ont pris le pouvoir dans la IIe république si eux étaient limités, néanmoins ils ont été conseillés par des personnes qui savaient suffisamment ce qu’ils faisaient, ce qui était bon pour le Congo, mais tel ne fut pas le cas tout le temps. L’égoïsme, le clanismes, le tribalisme, le clientelisme, le régionalisme, la corruption étaient le mode de conduite.

    Nous n’allons pas nous y attarder l’histoire nous dira la suite. Ce qui serait logique, noble et honorable pour tous ceux là est de le reconnaitre, de se confesser, de faire un geste de sursaut pour se racheter aux Congolais.

    La IIe république de Mobutu en se faisant une « autocritique » parle de dix fléaux du Congo.

    Un ami qui était parmi les étudiants de Lovanium emprisonnés lors de la première révolte estudiantine à ma question de savoir pourquoi les choses ne marchent pas pour notre pays ?

    Sa réponse est interpelant ; c’est parce que la population congolaise manquent de cadres.

    Alors, il me donne l’exemple d’un ouvrier de « CHANIMETAL » (Chantier Naval Métallique du Congo). Il me dit ; tu vois ce monsieur n’as pas un gros salaire et il est un bon père de famille nombreuse, mais il mène tranquillement sa vie.

    Il est conscient qu’il ne peut attendre grand-chose de ses cadres, il ramasse un morceau de bois chaque soir à la fin de son service. Après plusieurs mois, il se constitue un capital bois capable de se construire une cabane, puis quelques autres.

    Après plusieurs années, il se construit même une maison en dure sans l’aide de l’état.

    Que même certains de ces cadres sont souvent eux même locataires.

    Depuis l’indépendance jusqu’à ce jours les réalisations sociales ont été rares. Les réalisations industrielles étaient pour la plupart une occasion de se mettre l’argent dans les poches si pas de faire des « éléphants blancs » que l’ont rencontrent dans certaines de nos régions ; Sidérurgie de Maluku,l’ex la Voix du Zaïre, le World Center et tant d’autres.

    A quoi a servi tout l’argent détourné du pays ? De la IIe à la IIIe république, c’est le même refrain.

    Le peuple Congolais a suffisamment donné. Il vous demande de penser à son bien être.

    De lui garantir un meilleur avenir, d’être des bons dirigeants qui travaillent pour le pays.

    RÉTABLIR LA CONFIANCE Il faut rétablir la confiance condition sinequanone que le bon peuple congolais vous écoute et vous suive. Faites preuve de beaucoup de sagesse, d’humanisme entre nous et la population pourra alors adhérer à votre projet d’un nouveau Congo où tout monde aura sa place et pourra travailler, élever ses enfants dans la paix.

    L’ami, l’étranger, le frère sera alors traité dans le respect et l’assurance qu’il ne sera pas menacé et sa vie sera protégée parce qu’il vous aura fait confiance.

    CONSTRUIRE UN CONGO PORTEUR D’ESPOIR

    Que nous puissions construire une société sur la méritocratie et la sagesse plus valorisante de ce que chacun peut y apporter. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Enlever la haine entre nous.

    Que nos enfants puissent être soignés, trouver à manger, aller à l’école pour une bonne éducation et garantir leur avenir. Que la Congolaise retrouve sa dignité, qu’elle reprenne sa place de mère gardienne de nos valeurs que ce qui vient de lui arriver ne soit qu’un mauvais cauchemar.

    LA JEUNESSE

    A notre jeunesse, vous devez vous libérer du complexe de culpabilité des erreurs de vos parents. Vous portez le nom de vos parents mais vous n’êtes pas héritiers de leurs égarements. Vous êtes libre de construire un Congo pour vous et vos enfants, un Congo équitable où il fait bon de vivre en homme libre. Ce qui est important, c’est d’agir. N’ayez pas peur d’entreprendre, d’innover, de bâtir et de construire dans la transparence dans le respect les uns des autres. A NOS HOMMES POLITIQIUES Nous devons savoir que nous travaillons pour l’avenir et non pour l’éternité. Et que l’avenir ces sont nos enfants. Cherchons à faire ce qui est bon pour eux. Le Congolais a besoin de retrouver l’estime en soi, la confiance en lui et en son prochain. Il attend de vous un développement réel et durable. Le Congo nouveau doit être un pays où il ya un état hierarchisé, où les valeurs d’un chacun sont mis en évidence à chaque poste de responsabilité. UN pays où le civisme politique est de rigueur. Là où l’on vous donne une résponsabilité, vous devez aider à prendre des bonnes décisions dans le sens de l’intérêt de tout le monde. LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE

    Une occasion s’est présentée aux Congolais de régler si pas tous ses problèmes d’après l’independance, mais d’en résoudre la majorité, mais nous l’avons sabordé.

    La délégation à la Conférence de la Province du Kivu s’est illustré par un refus catégorique à participer à la Conférence si longtemps que n’était statué la situation de l’identité de certains délégués de leur province.

    A-propos de l’identité

    On n’est Congolais ou l’on le devient par naturalisation, ceci est un acte d’état civil. Aux juristes congolais de donner des réponses à cette question.

    Ce que nous devons savoir est que même si nous n’avons pas de papier d’identité cela ne nous empêche pas de savoir qui est Congolais et qui ne l’est pas.

    Nous sommes Congolais par nos parents et nos grands parents.

    Il n’est pas difficile de le prouver. De nous-mêmes nous savons déterminer qui est Congolais et qui ne l’est pas ceci sans trop de difficultés. Nous savons nous situer par rapport à nos origines et il y a toujours des gens qui peuvent nous identifier. Le nom que nous portons nous situe par rapport à la famille, à notre clan et à notre tribu.

    Même pour la plupart nés dans des villes où à l’étranger nos noms nous attachent à nos milieux d’origine. Même dans la conception occidentale, la nationalité peut être prouvée par notaire ou par acte de naissance de l’état civil. Ce n’est pas en restant plusieurs années dans un pays que l’on acquiert la nationalité.

    Vous devez poser l’acte de la demande aux autorités de votre pays d’accueil pour l’obtenir. C’est avant les élections que cette notion d’identité doit être posé et débattu une fois pour toute.

    C’est un devoir obligatoire à poser avant le scrutin. Que les pays amis nous aident à résoudre ce problème épineux.

    La problématique de l’identité a été soulevée lors de la Conférence Nationale Souveraine et des résolutions adéquates ont été adoptées et pourquoi ne devrions-nous pas nous y référer pour cette question, étant donné que les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine étaient adoptées par la majorité des conférenciers qui sont les mêmes acteurs de la scène politique congolaise.

    LA MATURITE POLITIQUE DES CONGOLAIS

    Malgré les difficultés politiciennes, La Conférence Nationale Souveraine s’est tenue. Dans la majorité des objectifs ont été adoptés.

    Il était adopté lors de cette Conférence: « QU’AUCUN CONGOLAIS NE PLUS POUVAIT ACCEDER AU POUVOIR PAR LES ARMES ».

    Ni été les jeux politiciens de quelques uns parmi nous qui ont fait échouer l’application des résolutions de la Conférence Nationale Souveraine, j’ose croire que le pays ne se retrouverait pas là où nous sommes.

    Nous devons nous accorder entre les gens du nord, du sud, de l’est, de l’ouest sur certaines valeurs à promouvoir .Nous référer à chaque moment de nos us et coutumes pour le bien du Congolais.

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