FR | EN

Rwanda : Écart entre ce qui est dit et ce qui est fait

Publié : le 31 mai 2011 à 10:48 | Par | Catégorie: Opinion
Rwanda

Rwanda

Mercredi 18 mai, un accord de coopération au développement a été conclu entre le Rwanda et laBelgique. Cet accord prévoit une aide financière de 160 millions ainsi qu’un bonus de 40 millions si Kigali montre un réel avancement dans l’instauration de la démocratie.

Malgré de nombreuses critiques de Kigali à l’encontre de l’aide financière, le Rwanda continue à demander et recevoir des aides financières ; on estime que le pays reçoit annuellement plus de 400 millions de Dollars américains, ce qui représente, approximativement, 1/10 du PIB rwandais.

Lors de la sortie du livre « Aide fatale » de Moyo Dambisa, le président rwandais avait invité cette dernière pour un exposé devant l’ensemble du gouvernement rwandais. Adhérant à la vision selon laquelle « aucun pays au monde ne s’est développé avec l’aide uniquement » , Paul Kagame avait déclaré que son pays se passerait bien de l’aide étrangère. Il souhaitait alors voir son pays se financer uniquement via les marchés financiers en émettant des titres obligataires.

Hors, depuis ces déclarations, aucun signe ne montre la volonté de Kigali de se passer de toute aide financière extérieure. Au contraire, l’État rwandais continue de demander et recevoir de l’argent auprès des pays riches ainsi que des institutions internationales telles que la Banque Mondiale ou encore le FMI. On voit là clairement une différence entre ce qui est dit et ce qui est réellement appliqué.

Soulignons que pour pouvoir négocier un prêt auprès des institutions financières, comme cela se fait, actuellement, dans les pays à moyens et hauts revenus, le Rwanda devra montrer sa volonté de maintenir, non seulement un équilibre macroéconomique, mais aussi une stabilité politique dans lepays.

On remarque aussi une contradiction dans la stratégie rwandaise pour le développement économique et la réduction de la pauvreté dans sa vision 2020. Dans cette vision, Kigali met l’accent sur l’importance d’avoir des hommes et des femmes ayant reçu une bonne éducation. En effet, ayant très peu de matières premières, le Rwanda considère « sa population comme étant sa ressource principale et place en elle le projet de son développement futur ». Dans la vision 2020, le Rwanda reconnait son retard en terme « de formation professionnelle, le retard le plus significatif étant apparent dans les domaines des sciences appliquées » et compte sur des ressortissants qualifiés pour contribuer à la réalisation des objectifs de la vision 2020.

Or le Rwanda dispose d’une jeune diaspora hautement qualifiée ( de philosophes aux ingénieurs, en passant par des économistes, juristes, gestionnaires, médecins,…). Une jeunesse qui ne demande qu’à être écoutée par le gouvernement rwandais sur ses revendications en matière de respect des droits de l’homme afin de pouvoir rentrer et contribuer à l’essor de l’économie rwandaise.

Pourtant, il semblerait que le gouvernement rwandais continue à tourner le dos à cette jeunesse alors que dans les objectifs de la nouvelle décennie, le président Paul Kagame déclare que tout rwandais doit « contribuer à la réalisation de cette vision 2020 ».

Clément Cyiza
Jambonews.net
Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

14 Commentaires à “Rwanda : Écart entre ce qui est dit et ce qui est fait”

  1. kavumu dit :

    Cher Monsieur Clément Cyiza,

    C’est bien de souligner les contradictions du régime de Kigali comme vous dites, mais comment pouvez-vous souhaiter à présent que le Rwanda fasse appel à sa diaspora remplie de philosophes et d’ingénieurs etc… alors que vous avez crié à la volonté de diviser la diaspora quand le même régime de Kigali a envoyé dans les pays d’Europe une délégation pour vous convaincre de rentrer au pays pour contribuer à son développement? Qui tourne le dos? Le gouvernement ou vous? Il faudrait savoir… En outre, souhaiter que l’aide intrenationale devienne à la longue un complément au développement du pays et non l’essentiel de son revenu comme le souhaite Kagame, en quoi cela est-il criticable? Les limites de votre opposition aveugle à tout ce qui vient du Rwanda seront vite atteintes à ce rythme-là… Vous auriez intérêt à mieux torcher vos articles.

    E

       0 likes

    • Damien Karikezi dit :

      Monsieur,

      N’oublie pas que le gros de ressources d’où la voyoucratie kagamiste tire son souffle pour enjoliver les villes du Rwanda vient du sang qu’il répand à flot chez notre voisin, le Congo. Soyez-en sûr que cela n’est pas sans limite. Car un jour, la vérité vous rattrapera, et ce système dont les poumons sont basés sur le socle de la cruauté vacillera comme un château de sable. Il n’ en restera rien, quand notre voisin viendra raser le peu que nous avons construit en déstabilisant son paisible pays. Les occidentaux pour qui le régime Kagame se fait un éminent lèche-botte assisteront impuissant à sa débâcle; comme d’habitude.
      Par ailleurs, comment toute une communauté d’hommes et femmes instruits et formés à l’étranger peut rentrer au bercail alors que le régime a entrepris depuis plusieurs mois l’épuration des intellectuels et d’autres acteurs sociaux influents ? Quand certains finissent miraculeusement dans des geôles du pays, d’autres sont simplement assassinés au nom du kagamisme convainquant dont vous vous faites « apôtre ».

         3 likes

      • Bantou dit :

        @Damien karekezi,je voulais juste reagir a ton commentaire,n’etant pas premierement fans de kagame,donc mais je ne peux pas accepter que les gens continue a rependre des mensonges a l’egard du rwanda…ce qui se passe actuellement au congo c’est catastrophique, si nous voulons vraiment aider nos voisins congolais ne continuons pas a semer de la confusion en rapport avec ce qui s’y passe, ces sont bel et bien des FDLR qui pillent , violent,massacre la population congolaise, a l’heure ou je t’ecrit trois localite de walungu au sud kivu sont deja passe sous total control des FDLR ,ces gens la je voulais t’informer qu’ils n’ont pas ete envoye par kagame, mais parmis eux des EX FAR Genocidaires,et autres bandits ,car pour moi tout tueur est bandit ,les crimes de kagame est un autre dossier le Rapport MAPPING est clair mais actuellement ces crimes sont commises par des rebelles hutu rwandais du FDLR la soyons honnete disons la verite pour qu’une solution soit trouve,deja l’allemagne est entre de juger certains des leaders de ce mouvement, et la cour internationale de la haye juge les murwanashakas..ce genre de desinformation circule beaucoup dans des milieux rwandais et a forcer de ne pas dire ce qui se passe reelement nous tombons dans le fanatisme, je sais bien parmi les FDLR il ya des gens avec les quels nous partageons la meme histoire, mais des lors qu’ils ont choisi la voie des armees en massacrant des pacifiques congolais nous avons le devoir de nous desolidariser d’eux et de les denoncer….

           0 likes

        • Harold dit :

          Et si Kagame utilisait les FDLR pour justifier ses juteux trafics transfrontaliers frauduleux. Ces trafics ne peuvent prospérer autrement que par la terreur. Les témoignages établissent que les forces de collision rwando-congolaises ne se préoccupent nullement de FDLR qui vaquent nonchalamment à leurs occupations. Cette coalition n’a jamais été à la recherche de ces éléments de FDLR sous équipés par ailleurs.

             3 likes

        • Kayetekore dit :

          Signalons que les officiers proches de «Joseph Kabila» ont été maintenus au Kivu en dépit de leur incompétence avérée dans la conduite de la guerre contre le CNDP. C’est le cas notamment du colonel Delphin Kahimbi et du général « Vainqueur » Mayala. Etiqueté maï maï, Kahimbi passe pour un intouchable. Il ne recevrait ses ordres que du «commandant suprême» en personne. Chef d’état-major de la Force terrestre, le général Amisi Kikumba, alias «Tango fort», a été cité parmi les responsables militaires tirant profit de l’exploitation minière. L’homme est un des «protégés» du «raïs».

          Dans une déclaration datée 17 janvier 2009, des députés nationaux originaires du Sud Kivu dénonçaient les tractations entre Kinshasa et Kigali. Des observateurs notent que l’insécurité ambiante rappelle le climat qui a prévalu au Rwanda à la veille de la dernière élection présidentielle «remportée» par Kagame. Un activiste de la société civile joint au téléphone à Bukavu de tonner : «Joseph Kabila pourra réaliser très bientôt que le Congo n’est pas le Rwanda. Les deux pays n’ont pas la même histoire post-coloniale.” Rodomontade? Et de conclure : “Les opérations “Umoja wetu” et autre “Kimya” n’étaient qu’un alibi pour donner l’onction de la légalité à l’infiltration des soldats rwandais sur le sol congolais. Ce sont ces soldats qui terrorisent la population…”.

          (SOURCE: CONGOINDEPENDANT.COM)

             0 likes

      • joe dit :

        Mr damien, faites au moins des recherches et des analyses objectives, ne soyez pas borné par vos illusions en la personne de kagamé, il n’est pas un tueur et n’a rien contre la population congolaise mais très contre des forces négatives qui evoluent sur le territoire de la RDC aux yeux des MONUSCO force de l’ONU, pour qui, leur crimes, vols et viols bcp de gens attribuent à kagamé uniquement parcequ’ils sont rwandophones, ces gens sont les génocidaires et décendants de ces derniers qui ne veulent pas rentrer au rwanda par crainte d’être jugé un jour et se retrouver en prison le restant de leur jour. concerant l’article je vois rien de mal quand kagamé parle de se passer de l’aide étrangère, parceque tant qu’elle restera une ressource principale du rwanda quand est ce que les rwandais prendront en main leurs destin? trouves autre chose à critiquer et puis qu’est qui est dit n’est pas fait? donne un exemple concret. pour celui qui dit que kagamé travail avec les FDLR c du pur mensonge car kagamé n’est pas idiot jusqu’au point à coopérer avec les responsables du malheur de son pays qu’il aime tant.

           0 likes

  2. Bene dit :

    Paru dans « Le Temps »

    Un être de sensibilité et de courage
    Par Felwine Sarr

    Pour Felwine Sarr, la littérature témoigne de ce qui existe et crée un imaginaire de la réalité en rendant hommage au passé. Voyageur et philosophe, il souligne que la vie en Afrique enseigne que l’homme n’est point réductible à sa dimension économique
    Une petite gêne m’habita lorsque l’on me demanda de faire un papier sur les 50 ans d’indépendance du continent africain, de raconter ce demi-siècle en prenant une perspective personnelle. Je soupçonnais que le lecteur attendait peut-être de moi que je fasse quelque chose comme un bilan économique et sociopolitique de ce demi-siècle de souveraineté politique, et que fatalement j’y dise quelque chose comme: l’Afrique n’a pas décollé, d’ailleurs que pouvais-je dire d’autre, n’était-ce pas un fait attesté par tous les indicateurs? Peut-être s’attendait-on aussi à ce que j’analyse les causes de ce retard et/ou que je projette des espoirs, ou même que je déconstruise un discours afropessimiste par un optimisme nécessaire et pathétique avec des phrases du genre: «l’Afrique, bien sûr que c’est le continent de l’avenir!» niant par la même occasion sa présence au temps présent. Cette gêne persistante s’est peu à peu dissipée lorsque m’est venue l’idée de parler plutôt de Présence et de Parole. D’interroger la présence ainsi que la prise de parole des Africains, réputés hommes de l’oralité, dans un monde où le temps s’est accéléré, où la parole longue qui se déployait dans un temps infini est désormais sommée de se contracter, de parer au plus urgent et d’accorder son mètre à la nouvelle temporalité. Il m’a semblé alors que jusque-là, la prise de parole des Africains s’était principalement faite sur le mode justificatoire. Par le passé, justification de l’importance de nos valeurs de civilisation, de nos identités culturelles, de notre présence au monde: contre-paroles et contrepoints nécessaires en ces temps-là. De nos jours, justification de nos capacités à prendre le train du monde en marche, à hausser notre rythme propre pour battre le bitume à la cadence mondiale.

    Rarement, trop rarement celle-ci ne s’est installée sur le mode créatif, hors de la dialectique de réaction-justification que lui imposèrent les discours racistes et nihilistes porteurs de l’idéologie de la tabula rasa. Peut-être était-il temps, un demi-siècle plus tard, que cette parole se dise simple, nue, sans apprêt, en dehors des évaluations, simplement sur le mode libre de la présence à soi. Qu’elle se dise à travers les lieux multiples qu’elle habite: corps, marche rythmée, danse, vêtements, habitat, musique, littératures, art de vivre, savoirs traditionnels et sciences modernes, métaphysiques et cosmogonies, qu’elle dise l’homme qu’elle a contribué à édifier.

    Aussi, ai-je désiré rompre avec les catégories habituelles de l’analyse et du bilan en répudiant, malgré leur utilité relative, les critères d’évaluation que sont indicateurs socio-économiques et sociopolitiques. Une des catégories fréquemment utilisée est la relative richesse ou pauvreté d’une nation, appréhendée par son produit intérieur brut ou son indice de développement humain. Ces agrégats ne se contentent pas d’indiquer un seuil quantifié de «bien-être économique et social» qu’il est souhaitable d’atteindre pour un mieux-être des populations, mais classent et hiérarchisent les nations sur une échelle normée, en premiers et en derniers, en doués et en nuls, comme dans une salle de classe à l’école primaire. C’est ainsi que certaines nations se retrouvent pays plus pauvres ou pays moins avancés du monde, pendant que d’autres caracolent en pole position et deviennent l’horizon à atteindre, le modèle à imiter y compris jusque dans ses ombres. Ces indicateurs censés les qualifier et les désigner, que disent-ils d’essentiel de leur être au monde? J’ai toujours ressenti derrière l’innocence objective et chiffrée de ces indicateurs désignant les Africains, comme pauvres ou sous-développés, la courbure idéologique et la vision unilatérale de l’existence ainsi projetée. J’ai toujours perçu ce que ces qualificatifs sous leur apparente objectivité avaient d’erroné, de partiel, de limitatif; j’ai également noté le désir de confinement dans une dimension handicapante de la part de ceux qui préféraient ne voir les autres qu’à travers cette lucarne. Il ne s’agit pas de nier des déséquilibres économiques et sociaux qui existent çà et là et qu’il faut impérativement résorber, mais ce qualificatif (pays pauvres) réduit non seulement la richesse à ses dimensions monétaires et pécuniaires, omet toutes les richesses immatérielles qui constituent l’homme et font sa qualité, limite le champ d’évaluation et surtout le fausse en faisant passer l’avoir avant l’être, la quantité sur la qualité, la matière avant l’Esprit. C’est hélas au cœur de cette perspective inversée de l’homme que nous sommes presque toujours invités à formuler nos évaluations et nos jugements. C’est ce cadre de référence qu’il convient d’abandonner. Il ne s’agit point d’une ruse de Normand pour éviter de voir des difficultés bien réelles. Il s’agit de remettre les choses à leur juste place et s’il faut faire une évaluation, c’est bien sous le rapport de la qualité d’être qu’il convient de le faire. Ce que la vie dans ce continent enseigne, c’est que l’homme n’est point réductible à sa dimension économique.

    Lors de mon retour sur le continent, l’une des premières choses qui me frappa fut le caractère non policé du langage. L’on nommait les choses telles qu’elles étaient ou telles qu’elles apparaissaient. La parole désignatrice y était encore sauve des euphémismes qui transforment un aveugle en non-voyant et un massacre en dégâts collatéraux.

    La parole dit la présence. La présence est fille de la persistance de notre être au monde, elle somme les expériences, les vécus, les tribulations, les accomplissements: toutes les dimensions du vécu d’un peuple se subsument et se reflètent dans l’acte de sa présence au monde. Le bilan de ce demi-siècle passé des pays africains, mais également de son histoire plus ancienne, est dans sa qualité de présence au monde. Cette présence dit le temps passé, présent et suggère l’à-venir. Elle tient lieu de bilan car en elle s’est opérée l’alchimie des expériences diverses. Ces cinquante dernières années sont dans cette présence, celle-ci reflète ce qui a résisté au temps, ce qui s’est adapté, ce qui s’est dissipé. Que dit cette présence: que l’homme africain est un être riche d’expériences de vie, de sensibilité, de générosité, de courage, d’acuité de regard sur la condition humaine, que c’est un être vibrant de vie qui ayant exploré tous les versants de la condition humaine se tient là et offre au monde ses élans.

    Ces dernières semaines, j’ai rencontré des jeunes lycéens et étudiants pour échanger autour de la littérature, ici au Sénégal et au là-bas au Rwanda. J’ai été frappé par leur vivacité, leur intelligence, l’acuité du regard qu’ils portaient sur le monde, également par leur soif. Evidemment, il faudra consolider les cadres de l’épanouissement de cette vitalité débordante. Mais ce pays, le Rwanda, dans un élan collectif et conscient construit ces cadres à grande vitesse: environnement, organisation sociale, conscience collective.

    J’ai choisi une perspective rwandaise pour parler de présence, car ici dans la région des Grands Lacs, toute la condition humaine est réunie, ses faces sombres et éclairées s’y font contre-jour.

    D’abord, la présence majestueuse des éléments: lacs, rivières, montagnes, volcans, rizières, champs de maïs, de café, bananeraies, marais, champs de papyrus…

    Ensuite, la présence des grimpeurs des hauts plateaux: efforts constants d’hommes poussant des bicyclettes chargées sur des pentes montagneuses, funambules du vide, muscles tendus, résolus dans un effort prométhéen à gravir les dimensions de l’être.

    Enfin, la présence des voix de la sensibilité en la personne de Carole Karemera débordante d’énergie et de générosité, rentrée au Rwanda y vivre et créer un centre culturel (Ishyo) où elle avive l’urgence d’une parole créatrice, réparatrice de liens sociaux, la seule qui peut-être nous sauvera car la seule capable de construire un vivre ensemble: l’art.

    Ce que ces peuples d’Afrique enseignent, ce que disent leurs paroles, c’est l’aspiration à une présence au meilleur de soi-même, en dépit des contextes internes et externes parfois difficiles.

    Voici un pays qui en 1994 a traversé un génocide qui a fait plus d’un million de morts. Aujourd’hui, il est porté par des femmes et des hommes qui avec ardeur et méthode reconstruisent leur économie, leur vivre-ensemble, leur espérance. Un regard même furtif ne peut qu’être frappé par la propreté de Kigali, les questions environnementales y sont rigoureusement prises en charge: interdiction des sacs en plastique, tolérance zéro à la corruption, travaux communautaires se chargeant de la propreté de la ville, l’ardeur de la reconstruction soutenue par les Rwandais de l’intérieur et ceux de la diaspora aboutit à une croissance économique soutenue depuis quelques années, mais plus important encore à retisser et renouer, les tresses du vivre-ensemble. Dans ce pays où l’enseignement se fait dès le primaire en kinyarwanda jusqu’au début de collège, avant d’être relayé par les langues étrangères, la jeune génération née après 1994 est fière d’être rwandaise et sait que son avenir est à la portée de son ardeur. Preuve simple que les déséquilibres socio-économiques d’une nation peuvent être résorbés, quelle qu’ait été sa situation de départ, il suffit que la foi et le labeur s’en mêlent. Si tout ceci est possible ici, malgré le drame récent, ça l’est ailleurs sur le continent

    Au moment où je finis ce texte je suis à Giseny en face du lac Kivu, des vaguelettes s’abattent sur le rivage comme ceux d’une mer mineure, Goma proche, encerclée par ses volcans, scintille. Cette ville frontalière entre le Rwanda et le Congo flotte dans une humeur bucolique. Si l’Homme est la fin, le but de l’aventure, l’Homme y est déjà riche, plein. Ceux qui par choix ou nécessité usent de peu des ressources de cette planète, l’ont édifié et d’humanité débordante l’ont l’investi.

       0 likes

  3. Karera dit :

    Bel article!

    Maintenant ces aides là, il faudrait bien voir à quoi elles sont utilisées réellement!! A mon humble avis, cet argent sera utilisé pour encore plus écraser toute oppositions et rendre la démocratie encore plus difficile à atteindre! Mais bon, « L’été des grands Lacs », en « référence au printemps Arabe », pourra mettre fin à cette dictature et n’aura besoin d’aucun cent de qui que ce soit!

       0 likes

  4. clement dit :

    Cher Monsieur KAVUVU,
    Merci d’avoir réagit à mon article. Néanmoins, je constante qu’il y a un écart entre ce que j’ai écrit et ce que tu as cru comprendre ( p-e me suis-je mal exprimé..)
    1. Je n’ai jamais critiqué le fait que le Rwanda veut se passer des aides financières. Au contraire, durant mes travaux universitaires, je me suis toujours opposé aux aides financières, et je suis convaincu que le Rwanda ( ainsi que tous les pays africains d’ailleurs) peut mieux se développer sans aucune aide extérieure, du moins sur le moyen et long terme. J’ai donc salué les paroles du Président Kagame ka il a dit son souhait de se passer de toute aide extérieure. Je critique seulement le fait qu’il dit des choses et ne les concrétise pas ( Et je peux également citer d’autres choses dites mais pas concrétisées).

    2. Tu parles d’une délégation ? laquelle ? je n’ai jamais été approché par une telle délégation dont tu cites. S’il y a eu vraiment une délégation envoyée par Kigali, cela voudrait dire qu’elle a fait un travail inefficace, dans le sens où elle n’a pas atteint son objectif ( on peut même se poser la question de savoir kel était réellement son objectif… ?). L’échec de cette délégation est dû à quoi ? p-e qu’il est dû à la diaspora ( faut le reconnaître, dans la diaspora il y a des personnes de mauvaise volonté) ? ou p-e on peut contribuer l’échec à Kigali ( faut aussi reconnaître la mauvaise volonté de Kigali) ? Les bonnes volontés sont là en parole, il faut juste les concrétiser.
    Prochaine fois, je propose que Kigali envoie une délégation composée essentiellement de jeune rwandais de bonne volonté pour rencontrer la jeune diaspora. C’est à travers des jeunes de bonne volonté qu’on pourra arriver à un résultat efficace.

       0 likes

    • Rodman dit :

      Cher Cyiza.

      Moi même je ne peux que vous remercier pour cet article. Cependant, je pense qu’au lieu de demander que le gouvernement puisse envoyer les jeunes afin de discuter avec leur compatriotes à l’étrange n’est pas très nécessaire du moins pour le moment. Mon idée est que les jeunes de diaspora avec les points de vues différents puissent se retrouver entre eux et discuter sur les reformes entretenus par le gouvernement actuel voire proposer d’autres. Mais, le seul bémol est qu’il n’est pas facile aujourd’hui d’engager une telle conversation sans que ceux qui adhérent à ces reformes ne soient pas étiquetés de manipulés du pouvoir, pure encore, vue les dernières actualités, ne soient pas traités comme les espions et les killers des gens qui ne portent pas le pouvoir actuel dans leurs cœurs. A ce qui me concerné, je pense que, c’est le droit de nous tous d’exprimer nos points de vues à condition que cela ne cause personne un préjudice qu’il soit moral ou physique. Mieux encore, en donnant les propositions et les idées qui peuvent améliorer la vie de monsieur et/ou madame tout le monde, je pense que les jeunes intellectuels de diaspora peuvent contribuer à améliorer beaucoup des choses.
      Bien à vous

         1 likes

  5. Nestor Mburamununwerebe dit :

    Que des apparences à sauver, alors que dans son fort intérieur on pue de réflexes crapuleux qui incitent aux pillages transfrontaliers. Demain, l’histoire établira la vérité sur des crimes et massacres de masses. Les kagamistes prendront la poudre escampette la queue entre les jambes. Magali et les autres chantres pour les accompagner dans leur équipée honteuse. La voyoucratie kagame sera la risée du monde. Aucune aide étrangère ne viendra renflouer sa machine à massacrer. Ce ce qui restera de fausse apparences !

       2 likes

  6. epimaque dit :

    hahahah,kavumu urasetsa koko, nizezereko ibyuvuga uba utabikuye kumutima ;ushatsekuvuga ba inyumba nabandi , kwibwirire ntamuntu utaziko baje gushaka abantu bogutaha niba arikotwabyita ; ariko ukombizineza bashakaga abantu bogukoresha kugirango bashobore gucika iriya Rapport yasohotse, nokubuza abahutu gukurikira Kayumba niba atari ibyobintu bibiri ubwire.ikindi tuzinerazako iriyagahunda imaze igihe baza bakabesha abantu ngo bagende babahe imyanyaa , abacuruzi bakababeshango bakababwira ngo bazabasubiza ibintu byabo bagera mu Rwanda bakabahimbira ibyaha batakoze bakabacira imyaka irenga 30.waba uzwiho amafaranga bakaguca amamiliyoni namamiriyoni ;ingeroninyinshi.

    Nibarize abafana ba Kagome:
    niba mugihugu hari umutekano na democratie kuki bahatira abantu gutaha , kukibazakubagura kandi muziko ari abanyarwa? mwabonye president wa Cameroun ko ataza gucyura abantu ntibataha?muziko abantu ari ibicucu cyangwa?ntabwo dukeneyeko muzakutubwiriza gutaha urwanda nurwatwese mubwire kagome ko Urwanda atari umurage wase ?niba Kagome nta kibazo afite kuki aza iburaya avugango arahura nabanyarwanda yarangiza akihitiramo abo ashaka ndavuga nyine inkundarubyinoze,ntahure nabatavugarumw

    Icyo nabwira Clement nabonye asubiza kavumu nuko kuba utarahuye na senatrice Inyumba ntacyo byari kukumarira ,uretse kumva kakarimike karyoshe kokubasha abantu ntakindi. ikindi ntabwo ari Kagome warikuvugana nawe kuko nawe ibibazo byamunaniye kumusubiza.

       1 likes

  7. Byenaku dit :

    Il y a aide et « aide »!
    Sur un site respectable trouvé que Bogdan Vanden Berghe (membre d’une association…).a dit:
    « La Belgique inclut par exemple les montants de remise de dettes dans les chiffres de l’aide au développement. Elle comptabilise également l’accueil des demandeurs d’asile… »
    Wenda na za Capasi zirimo!
    Nari mbigize urwenya, mais les pays béneficiaires doivent payer tout ça, avec interets bien sûr!
    Sinon comment veut-tu que la Bque Mondiale ou la banque de DSK continuent à fonctionner!
    L’argent ne tombe pas du ciel!

       0 likes

  8. joe dit :

    ariko epimaque uri distrait pe, ese iyo kagamé agiye kubonana n’abanyarwanda i burayi, mbwira uhezwa mu butumire ni nde? cyangwa se abatavuga rumwe nawe bari heza? impamvu bahatira abantu gutaha nuko ari imbaraga urwanda rutakaza hejuru y’ubwoba bwa bamwe mu banyarwanda bazi icyo bakoze bakanabuza abandi kwitahira ibyo nabyo urabihakana se. ese kuri wowe umutekano n’iki?et puis ntuzongere kubaza ikibazo cyo kumenya nimba abantu ari ibicucu cyangwa kuko icyo kibazo nicyo cyatumye benshi badindira bagirango FPR izihora, irimo irategura ibibi, cg se iriho ishaka kunaniza aba hutu, oya epimaque FPR irasha urwanda rubereye abanyarwanda BOSE HAMWE ABA HUTU, TUTSI N’ABATWA, ntabya mayeli birimo.

       0 likes

Laissez un commentaire