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La situation des réfugiés congolais & rwandais

Publié : le 23 juin 2011 à 5:49 | Par | Catégorie: Opinion
Haut Commissariat pour les réfugiés

Haut Commissariat pour les réfugiés

Il existe actuellement 89.000 réfugiés rwandais en RD Congo disséminés entre les provinces de l’Est et du Centre et près de 53.000 réfugiés congolais actuellement au Rwanda au camp de réfugiés de Kiziba.

Tous des déplacés forcés suite aux guerres qui ont secoué la sous région depuis le début des années nonante à ce jour. Les uns ayant fui le Rwanda suite au génocide et à l’avancée des soldats du FPR durant leur conquête du pays les autres ayant dû abandonner leurs localités du Kivu en Rd Congo pour se réfugier au Rwanda suite aux différents combats entre l’armée Congolaise et les groupes armés tels que le CNDP et le RCD.

Actuellement, selon une déclaration du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies faite à Radio Okapi, organe de presse de la mission de l’ONU en RDC, environ 90% de ces réfugiés rwandais installés dans la province du Kasaï orientale, en RD Congo, seraient demandeurs de la nationalité congolaise car, selon le HCR, ils se sont intégrés, participent à la vie socio-économique locale, jouissent des mêmes droits que les congolais mais sans droit de participer à la vie politique ou aux élections.

De l’autre côté, au Rwanda, la situation des réfugiés congolais est tout à fait différente. L’intégration n’est pas vécue de la même manière. Les moyens mis en place pour leur intégration restent faibles et ces derniers ne manifestent pas le même désir de rester au Rwanda et encore moins d’en demander la nationalité. Pour ces réfugiés, l’optique du HCR est à la formation scolaire mais aussi au retour en RD Congo.

Le décor étant planté, voici « là où les romains s’empoignèrent« ! Compte tenu de la situation créée en 1997 par LD Kabila qui vit se déverser en RD Congo, alors République du Zaïre, des milliers de soldats dont beaucoup étaient des Rwandais ou rwandophones qui n’ont pas laissé un très bon souvenir aux congolais en général et aux kinois en particulier, compte tenu du ressenti des populations congolaises sur la politique étrangère de Kigali, qui crée un sentiment d’injustice face aux crimes supposés ou avérés de l’armée rwandaise ou de ses « succursales que sont des mouvements armées de libération pseudo congolais comme le CNDP et le RCD, il sera dur de faire accepter à la population congolaise comme à ses diasporas cette demande de naturalisation de réfugiés rwandais en RD Congo.

Il y a déjà eu par le passé des cas de populations rwandaises venues en territoire Zaïro-Congolais qui furent acceptées, intégrées et même placées à de hautes fonctions par feu le président Mobutu grâce à leur compétence comme ce fut le cas de Mr Bisengimana et d’autres. Cependant, le contexte était différent car il n’y avait pas de contentieux entre le Rwanda et le Zaïre. Or  actuellement, le peuple congolais dans sa généralité verrait l’acceptation de Kinshasa à cette demande comme une allégeance plus qu’officielle à Kigali en le débarrassant d’une population parfois encombrante voire dérangeante.

Il est vrai que beaucoup de réfugiés rwandais en RD Congo ne demandent qu’à pouvoir retourner chez eux mais dans le cadre d’un dialogue inter rwandais garantissant leur intégrité. Un dialogue en demi teinte voire biaisé car répondant d’abord aux attentes du régime de Kigali seul. Car comment comprendre que d’un côté les réfugiés congolais aspirent à retourner chez eux et les réfugiés rwandais à demander une naturalisation? Ce qui sous entend qu’ils doutent de l’intégrité de leur vie une fois au pays et de la sincérité du dialogue inter rwandais.

Naturaliser ces populations, c’est peut-être allumer à nouveau une autre bombe à retardement que le peuple congolais n’a plus du tout envie de voir exploser à sa figure après avoir fraternellement ouvert sa porte à ses frères des Grands Lacs dans les années 60, 70 et 80. La liberté et les droits dont ils jouissent actuellement sont suffisants pour mener une vie paisible et stable. Mais de là à demander la nationalité, il est une frontière symbolique à ne pas franchir.

Les blessures encore ouvertes dans la conscience collective du peuple congolais ne peuvent nous permettre le luxe d’octroyer ce droit à une population « extra frontalière », pour ne pas utiliser le terme étranger, même au nom de la paix sociale et des droits de l’homme et des réfugiés, d’acquérir la nationalité congolaise dans ces temps troublés que nous traversons encore en tant que Nation Congolaise. Ce n’est pas le bon moment et ce n’est pas la bonne demande… de la part du HCR

M’BUZE Momi
Jambonews.net

 

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7 Commentaires à “La situation des réfugiés congolais & rwandais”

  1. FAY dit :

    pourquoi le kasaî ? qu’ils aillent au katanga ou au Bandundu les fief a kabila pas chez nous on a déjà assez de problème que pour voir l’autre sanguinaire de kagame débarquer dans notre province sous prétexte de protéger les banyakasaîmulenge

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  2. ntarugera deo koya dit :

    Attention doit être faite , messieurs dames du UNHCR et de la presse, Jambo news ou autres: le brassage des peuples africains se fait de manière interrompue depuis l’antiquité la plus haute: qui a aujourd’hui l’idée en place dans sa été que ce brassage doit s’arrêter? Remarquez bien que ce que nous appelons « la R D Congo » est un artifice terriblement bizarre et très dangereux pour la totalité des peuples myriades tapis dans les forets congolaises et juches sur les collines et plateaux des savanes congolaises. Un patatras d’individus loufoques et incultes qui se disent congolais se complaisent drôlement dans le racontar de mauvaise politique que le monde composite de Banyargwanda est étranger au Zaïre/Congo ; qu’il a bénéficié de la largesse infinies des congolais depuis de décennies…, on vous parle d’hospitalité abusée par des rwandais! qui offrent hospitalité a qui tout compte fait? Soyons sérieux, messieurs dames: dans ce nord kivu et dans ce sud kivu, qui offrent hospitalité a qui d’entres ces peuplades aujourd’hui miséreuses mais jadis prospères?

    De petits bonshommes naissent aujourd’hui du sein de leurs mères a Goma ou a Bukavu ou a Kamituga, et ou sais-je encore; ils se mettent aussitôt a s’empiffrer des produits agricoles et laitiers des Banyargwanda. Une grosse partie de cette production agricole et d’élevage s’en va nourrir toute la pauvre république dont on nous dit qu’elle scandaleusement riche ! Quelle richesse ? richesse minière bien entendu ! une richesse que ce conglomérat de petits peuples ne voit jamais. Mobutu pouvait ordonner a son gouverneur du Nord Kivu de lui envoyer une cinquantaine ou centaine de bovins abattus pour agrémenter le séjour de ses amis étrangers qui venaient en masse comme des sauterelles. Aussitôt dit , aussitôt fait, le premier avion qui décolle de Goma emporte des bœufs abattus. Vous pensez que le gouverneur touchait dans sa caisse ou la caisse de l’Etat pour acheter les cents bœufs a faire hécatombe ? Non, messieurs dames : des agents de l’Etat zaïrois recevaient des instructions expresses d’aller faire des rafles de bovins dans des pâturages des Banyargwanda !

    La guerre des enfants Banyargwanda- Banande- Bahunde du Congo qui a eu a neutraliser le gouvernement de Joseph Kabila pendant longtemps , eh bien dites-vous que cette guerre, qui a été subitement écourtée par le dictat de la communauté internationale, les Etats unis, le Rwanda et l’ONU, a été livrée au pouvoir des Kabila précisément par ce qu’il y avait trop d’abus insupportables. Pour commencer la guerre a l’issue de laquelle les Kabila ont été gracieusement portés au pouvoir en remplacement de Mobutu ( qui était devenu une menace réelle a la sécurité régionale du fait de son inertie politique), la guerre de l’AFDL de septembre 1996 – mai 1997, pourquoi cette guerre a été livrée au Zaïre ? Qui a combattu qui ? Allez demander a Joseph Kabila, il vous le dira.

    Le HCR n’a pas a demander de naturalisation pour qui que ce soit : c’est nterdit. Faut pas aliener des peuples, ou des sections de peuples. Des gens conscients de leur humanite reelle ne demanderont pas que l’ONU les naturalisent au Congo ou ailleurs. Ils doivent tirer leur plan.
    Je dois rappeler aux enfants du Congo que en 1991-1992, nous sommes allés en conférence nationale souveraine a Kinshasa. Des malins se sont mis a dire dans les couloirs qu’il y avait des gens a nationalité douteuse ! Qui ? les Banyarwanda du Kivu. Moi, j’étais de passage a Kinshasa, j’ai dit mes amis Semadwinga DenisNtare et Monseigneur Kanyamachumbi Patient qu’ils n’ont pas a s’en faire : on venait d’éjecter les représentants des Banyarwanda au prétexte farfelu que leur nationalité était douteuse ! Eh bien, j’ai dit a mes amis banyarwanda en passant qu’ils ne devaient s’inquiéter de rien, car il était clair que nous avions affaire a une foire aux cancres, et non une conférence nationale. Je répète cela ici :a dessein de taper dans l’œil des Joseph Kabila, des Etienne Tshisekedi et compagnie: La prétendue conférence nationale souveraine de 1992 n’était qu’une foire aux cancres. Je l’ai dit aux Banyanrwanda a l’époque, je l’ai dit également a mon bon petit copain de tous les temps Nyamwisi Muvingi Enoch, mort assassiné a Butembo le 4 janvier 1993 : j’ai appris sa mort a la radio quand j’étais en Belgique ; le dernier mot qu’on s’était dit, lui et moi, c’était donc cela : « qu’est-ce que tu as a t’agiter tant, mon cher Nyamwisi, dans cette sale affaire qui tourne au ridicule a présent, disais-je : n’est-ce pas la une foire aux cancres pardi ? ! Et je me suis envolé a destination de Bruxelles, des mois après Nyamwisi, lui, s’est envolé pour son rendez-vous avec le destin au grand nord du nord kivu. J’ai eu a le dire plus tard a Lambert Mende a Louvain qui s’est amené en Belgique en 1993. Je le lui rappelle a lui aussi. Mende ne doit pas avoir oublié ces deux heures qu’il a passé avec la section des élites congolaises et congolais dit de la diaspora a Louvain l’ancienne (Leuven) un certain jour entre 14h et 17h, dans la salle gracieusement offerte a nous autres congolais de Belgique, de France, de hollande et tutti quanti pour une conférence – encore une mini-conférence nationale : Mende était venu avec deux autres ministres du gouvernement parallèle de Tshisekedi. J’ai clairement dit a Mende qu’il n’avait a raconter que la démocratisation du Zaïre était bloquée seulement par Mobutu Sese Seko. Mende était honteux de m’entendre dire vertement a la fameuse « crème » congolaise d’Europe que Tshisekedi et son petit groupe du « gouvernment parallèle » n’avaient aucune raison de se faire prévaloir contre Mobutu qu’ils accusaient de tous les maux du Zaïre. J’ai vertement dit a Mende et a son groupe de ministres soi-disant que ce qu’ils faisaient, ce n’était pas de la politique : ils jouaient plutôt un jeu dangereux, et je ne lui pas caché que nous autres les Banyarwanda, nous n’avons plus d’autre choix que de prendre les armes pour faire valoir tous nos droits civils et politiques au Zaïre/Congo. Le Congo a le malheur d’être une masse de terre sans peuple, hélas ! ce que l’on a coutume d’appeler joliment « le peuple congolais », c’est qui ? c’est quoi ?… depuis le jour ou Leopld II roi des belges s’emparait de cette masse de terre bien avant la tenue de la conférence de Berlin, pas une seule personne n’avait rêvé du phénomène « national » Congo Zaïre. Maintenant des idiots viennent nous dire chez nous que nous n’avons pas la nationalité congolaise ! c’est quoi que cette sacré nationalité congolaise en réalité ?

    Une chose se précise de plus en plus a présent : les Banyarwanda existent comme le soleil existe. Le Congo, c’est tantôt l’Etat Indépendant du Congo de Leopold II qui a en dix ans massacré dix millions de gens (10.000.000) qui ne s’appelaient pas encore congolais ; c’est tantôt le Congo belge, tantôt la R D Congo, Zaïre et tantôt encore la R D Congo : c’est au gré des humeurs de quelques individus en mal de célébrité: Leoplold II, Mobutu et Kabila père. Cela est entre autres choses, la preuve que le peuple congolais n’existe pas autrement que dans la fiction politique et juridique. Il y une multitude de peuples ou de nations, comme disait si bien Le premier ministre du Congo , Joseph Ileo, a l’Assemblée Générale de l’ONU en 1961. Ces peuples doivent régler leur compte avant longtemps : cela doit en principe se faire politiquement. Les Banyarwanda sont fatigués d’entendre encore aujourd’hui la rengaine que j’entendais encore enfant dans les années 1960s : « tu es étranger au Congo », on me disait. J’avais 13 ans, maintenant j’en 60 : j’ai des petits fils. Les membres du présent conglomérat national, les membres de ces peuplades, dont la plupart nous son inconnues et fort estrangères, doit désormais savoir ils nous sont étrangers au même titre que nous leur sommes étrangers. Voila, quiconque aura a ouvrir sa bouche pour dire au Banyarwanda qu’ils sont étrangers au Congo, que leur nationalité est douteuse, eh bien celui la aura signé son arrêt de mort ! Les Banyarwanda se déploient sur une étendue mesurable de ce qu’on appelle le Congo depuis des temps immémoriaux. Ils continueront a s’y déployer librement. Ces imbeciles qui racontent des histoires d’hospitalite, de bontee supposee du peuple congolais, ils n’ont desormais qu’a se taire ; s’ils ne se taisent pas a temps, quelqu’un s’occupera de les faire taire. Point final.
    Ntarugera Deo Koya
    Consultant
    Kigali

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    • Patrick dit :

      1.nous le disons haut et fort depuis toujours et partout mais personne ne nous a deja fait taire.2.Personnellement je vous considere comme des congolais a part entier mais vous avez decu le congo en contribuant a la mort de plus 4 millions de ses enfants alors la sybiose est fini.Point Final

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  3. Gay Kenda dit :

    C’est dommage lorsque l’on doit se vanter d’avoir pris les armes pour revendiquer une nationalité pendant que l’on prétend que l’on est sur le territoire du congo depuis des temps immémoriaux. Faire tuer ses frères pour justifier d’un génocide. C’est sadique et satanique. Et, c’est triste même lorque l’on fait de cela toute une vie. Il serait intelligent pour les rwandophones de se regarder à face pour comprendre qu’ils ne sont pas autant intégrés au congo comme ils le prétendent. La marche de la rwandophonie à Gome à 2007 a montré les limites de leurs prétentions.

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  4. Bantou dit :

    @Ntarugera Deo Koya,

    un article interessant Papa Deo,

    le congo sans les banyarwanda du nord kivu n’est pas la RDCONGO, il faudrait que les compatriotes congolais le sachent,et il n’ya pas a changer de nom pour etre appelle, banyamulenge pour etre reconnu, la region du nord kivu est une terre des banyarwanda, nous avons donne de l’hospitalite a nos freres congolais ,ils n’ont pas a nous donner des lecons…nous n’avons demande a personne de notre souhait d’etre congolais, c’est un accident de l’histoire qui a fait que nos terres deviennent congolais,en 1885,mais nous sommes sur nos terres, ceux la qui ne veulent pas cohabiter avec nous ils n’ont qu’a degager,

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    • Patrick dit :

      Vos terres !!!nous avons tous que vous etez Venus par le programme belge BM(banyarwanda migration).Les nord-kivu appartient au Nande et au hunde.Si vous ne voulez pas louer leurs terres et payer Les redevances coutumier.rentrer chez vous.c’est comme sa dans tous Les pays du monde.le congo etait Sous-developes avec vous et le congo est Sous-developes sans vous alors dire que le congo sans le banyarwanda n’est pas le congo c’est totalement faux.derniere chose cessent avec tous ces noms(banyarwanda,banyamulenge) on si perd un peu si tu es tutsi ou hutu dit le a haut voix sans gene ni complexe et avec fierte

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  5. GAHUTSITWA dit :

    …..il y a des moments où je souries……et les belles dames….BAKAMPAaaaaaa….!!!!!

    ….ils n’ ont qu’ à dégager….nous n’ avons pas à COHABITER…avec ces BAKONGOMANI..et ces TCHADIENS ….mba ndi MAGINA . wa Bernardin ba Mélannie ……aaaaaah ……!!!j

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