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Rwanda : une étudiante emprisonnée pour «idéologie génocidaire»

Publié : le 16 juillet 2011 à 7:32 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité

Ecole supérieure de Nyarugunga

Etudiante à l’école supérieure (ESSA) de Nyarugunga au Rwanda, Adeline Niyomugeni a été emprisonnée sous l’accusation de « propagation de l’idéologie génocidaire». Selon les autorités de l’école fréquentée par Adeline, celle-ci aurait prononcé des mots qui ont choqué ses collègues. Dénoncée auprès des autorités policières, Adeline Niyomugeni a été arrêtée le 30 juin 2011 et est incarcérée depuis au commissariat de Nyarugunga.

Selon les informations provenant d’ « igihe.com », « certains étudiants d’ESSA de Nyarugunga se seraient rendus compte que leurs collègues dans leurs conversations utilisaient des mots assimilables à l’idéologie génocidaire (ingengabitekerezo) ». Toujours selon les informations venant de ce site, les mots prononcés par Adeline Niyomugeni auraient mis le feu au poudre.

Choqués par ces mots, certains étudiants se sont réunis le 29 juin dernier, et convenus de la dénoncer à la direction de son école qui, à son tour a dénoncé Adeline à la police de Nyarugunga. L’incarcération d’Adeline est intervenue le 30 juin, néanmoins la direction de l’école a annoncé que « les enquêtes continuent pour mettre la main sur tous les étudiants qui ont osé utiliser les mots  assimilables à l’idéologie génocidaire ».

La loi du silence

Quels mots Adeline aurait-elle prononcé au point de lui valoir la prison ? C’est la question que nombreux continuent de se poser depuis que cette jeune étudiante a été arrêtée. Jusqu’ à maintenant ni la direction d’ESSA de Nyarugunga, ni les collègues d’Adeline n’ont voulu communiquer sur ces prétendus  mots contenant l’idéologie génocidaire que l’accusée aurait- prononcés et qui par conséquent lui ont valu un séjour en prison. Quant à la police Rwandaise, elle dit par son porte parole Theos Badege, « ne pouvoir rien communiquer tant que l’instruction continue ».

Les mots qui mènent en prison

Quels sont ces vocabulaires assimilables à l’idéologie génocidaire qu’il vaut mieux éviter de prononcer au Rwanda au risque de se retrouver en prison ? Si les mots les plus sensibles se rapportent à ce qui est en rapport avec les ethnies et au génocide, en réalité la police et les autorités rwandaises se réservent le droit de qualifier n’importe quel mot comme se rapportant à « l’idéologie génocidaire ». Ainsi tout mot même le plus insignifiant peut faire partie du lot. Par exemple dire qu’une personne est « hutu, tutsi et rescapée » ; même si c’est vrai, peut être qualifié de propagation d’idéologie génocidaire et conduire en prison. Pourtant, dire qu’une personne est un « interahamwe », même si c’est faux, peut être bien vu. L’idéologie génocidaire apparaît donc comme « une accusation globalisante et fourre-tout » qui varie selon le bon vouloir du régime.

Ce qui est étonnant est de constater que ces mots qui peuvent mener en prison par leur simple prononciation, sont proférés souvent et en toute quiétude même devant les assemblées populaires par des hauts dignitaires du régime. Ainsi la phrase  » génocide tutsi perpétré par les hutu » est utilisée fréquemment par les hauts dignitaires du régime.

L’ « idéologie génocidaire » comme « arme de répression »

Theos Badege

Si les autorités rwandaises arguent que la lutte contre l’ idéologie génocidaire est l’une des mesures prises dans le cadre de la réconciliation afin d’éviter au pays de replonger en tueries, en réalité « l’idéologie génocidaire » est une des « armes redoutables du régime », une arme de censure et de répression, discrète mais qui a fait preuve de son efficacité puisqu’ elle a servi et continue à servir comme accusation contre toute personne osant lever la tête pour s’opposer au régime de Paul Kagame.

Depuis l’accession du FPR au pouvoir en 1994, la « propagation de l’idéologie génocidaire » comme accusation a servi à éliminer, à diaboliser et à assurer l’exclusion politique, sociale et économique d’un nombre important de citoyens, qu’ ils soient leaders de la société civile et de la classe politique, responsables des confessions religieuses, commerçants et paysans. Cependant, même si « l’idéologie génocidaire », vient au premier rang des accusations que le gouvernement de Kigali utilise pour réprimer les dissidents, d’autres accusations se rapprochant de cette dernière comme « révisionnisme, négationnisme et divisionnisme ont été inventées » ; le tout dans le but d’épingler les opposants et maintenir la machine répressive du FPR en marche.

D’après VOICE OF AMERICA du 11 octobre 2004, « certains des intellectuels surtout  HUTU, qui ont été accusés de nourrir l’idéologie génocidaire dans le rapport de la Commission parlementaire spéciale adopté successivement par le Parlement et le Sénat rwandais le 30 juin 2004 et par le gouvernement rwandais le 17 septembre 2004 ont été arrêtés et emprisonnés sur cette simple dénonciation et croupissent en prison depuis plusieurs mois ». Le cas le plus flagrant est celui de l’ancien président de la République Pasteur  Bizimungu condamné arbitrairement à 15 ans de prison le 15 juin 2004 pour divisionnisme, alors qu’en réalité c’est pour avoir eu l’idée de créer un parti politique (le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR-ubuyanja). On peut également citer le cas de Victoire Ingabire, une autre opposante qui croupit en prison depuis des mois, poursuivie pour « propagation de l’idéologie du génocide, négationnisme et divisionnisme ».

Une accusation controversée

« L’idéologie génocidaire » est une accusation qui n’a cessé de déflorer la polémique que ça soit au Rwanda ou à l’extérieur du pays. Plusieurs organisations de défense des droits  humains et de la société civile nationale et internationale n’ont pas hésité à la qualifier d’une « accusation diffamatoire ». La déclaration publique  d’Amnesty International du 6 juillet 2004 est assez significative : « L’assemblée nationale rwandaise se sert de façon inconsidérée du concept de génocide pour contraindre au silence non seulement les organisations et personnes qui affichent leur désaccord avec le gouvernement, mais  aussi des associations qui entretiennent des  liens profonds avec le peuple rwandais et dont la  loyauté est mise en doute par le gouvernement ». Pour Erwin van der Borght, un responsable d’Amnesty, les lois rwandaises contre l’idéologie génocidaire « sont formulées d’une manière très vague et généralisée, et donc les gens, au Rwanda, ne savent pas qu’est-ce qui est autorisé et qu’est-ce qui ne l’est pas. » Du fait de cette situation, « beaucoup de gens préfèrent ne pas critiquer les autorités parce qu’il y a vraiment une crainte, par exemple auprès des médias indépendants, des activistes des droits de l’Homme et parfois même des opposants politiques, d’être poursuivis en justice »,  ajoute-t-il.

Une accusation qui handicape le système scolaire et effraye les enseignants

Cette accusation d’ »ideologie génocidaire » ne cause pas seulement les problèmes au niveau des libertés, « l’enseignement rwandais » est aussi lourdement miné au risque d’entrainer un éboulement de tout le système scolaire.

En mars 2008, plusieurs medias dont le site « Syfia-grands Lacs. Infos » ont annoncé que ; des centaines d’enseignants rwandais ont déjà rendu leur tablier par la crainte d’être accusés de véhiculer l’idéologie génocidaire. « En ce qui concerne le Rwanda, l’enseignant d’aujourd’hui ne sait pas quoi prendre ou laisser« , remarque un enseignant de Gicumbi dans le Nord. Chacun a peur d’être inscrit sur la liste noire que dresse régulièrement le ministère de l’Éducation pour un geste ou une parole jugés déplacés. Les enfants et les enseignants font attention à chacun de leur geste ou parole, de peur qu’ils soient mal interprétés ». Par exemple, les professeurs ne doivent pas parler des ethnies en classe, ce qui est difficilement évitable lorsqu’on parle du génocide. Il arrive souvent même que les professeurs qui ne donnent pas des bonnes cotes soient souvent accusés par certains élèves de pratiquer la discrimination. Cette peur est renforcée par  le fait que la loi devant réprimer les crimes de propagation de l’idéologie génocidaire prévoit des lourdes peines pour les coupables allant même à la prison à vie.

Adeline Niyomugeni est vraisemblablement victime de cette machine répressive du FPR qui instrumentalise le génocide pour les fins politiques. Pourquoi l’accuser de propager l’idéologie génocidaire ? Comme nous l’avons souligné, la propagation de « l’idéologie génocidaire « est une accusation considérée comme grave au Rwanda, elle permet d’envoyer les dissidents en prison pour plus longtemps. Selon les informations recueillies auprès un étudiant d’ESSA qui a souhaité garder l’anonymat, Adeline Niyomugeni fait partie des nombreux étudiants qui ne portent pas le régime de Paul Kagame à cœur, et a été imprudente de l’exprimer publiquement, ce qui est à l’ origine de ses ennuies.

La surveillance renforcée dans les établissements scolaires

Suite aux révoltes dans le monde arabe, le régime dictatorial de Kigali a doublé ses informateurs dans les établissements scolaires craignant que ces établissements soient l’épicentre de la contestation si les révoltes atteignent le pays. « Sur les établissements scolaires, il devient rare de se rassembler à deux ou trois et de parler un long moment sans qu’ une personne vienne se mettre à côté pour écouter » a  déclaré un ancien étudiant de KIST à Jambonews. Ce sont des véritables services de renseignements qui ont été installés sur les établissements scolaires. Ces petits groupes de gens qui sont chargés principalement d’espionner leurs collègues sont composés par des gens voués à la cause du régime, ils sont étudiants et professeurs, leur nombre varie selon l’effectif total des étudiants inscrits à l’établissement. Quand ils soupçonnent quelqu’un de propager son antipathie envers le régime, ils se réunissent et décident des mesures à adopter. Le plus souvent, ils privilégient de surveiller l’individu en question quelques jours, quand ils jugent que le suspect constitue un risque (d’influencer ou inciter les autres), ils informent directement leur supérieur qui n’est d’autre que la DMI (service de renseignement militaire). C’est à la DMI que revient la décision sur le sort réserve à tout individu pris en défaut. L’accusation lourde comme la « propagation de l’idéologie génocidaire » vise non seulement à écarter la victime, mais également à servir comme exemple et par conséquent dissuade quiconque osant emprunter le même chemin. Ainsi l’arrestation et l’emprisonnement d’Adeline Niyomugeni ne vise pas donc seulement à écarter une dissidente, mais aussi à envoyer un message à ses collègues refusant de se plier à la volonté du régime.

Jusqu’à quand  le gouvernement Rwandais se servira-t-il d’accusation d’idéologie génocidaire pour prendre pour cible ses détracteurs et les discréditer ? Comment peut-on parler de la réconciliation et se livrer à des actes de musèlement de l’opposition et la confiscation de la démocratie ? Quel avenir pour un Rwanda où on risque de passer le reste de sa vie en prison par le simple fait de ne pas approuver les dérives dictatoriales du gouvernement ? Le gouvernement rwandais doit revoir les lois sur l’idéologie génocidaire à cause de l’ambigüité entourant ces lois qui tendent de plus en plus à museler la presse, les militants des droits de l’Homme et toute opposition au Rwanda ; et par conséquent minant les chances de voir le Rwanda devenir un pays démocratique respectueux des valeurs fondamentaux.

Jean Mitari

Jambonews.net

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21 Commentaires à “Rwanda : une étudiante emprisonnée pour «idéologie génocidaire»”

  1. Mukama dit :

    au Rwanda on doit se taire pour survivre, pourtant Kagame et sa bande de sanguinaire n’arrêtent pas de parler de développement et des progrès accomplis. mais je me demande comment un pays peut avancer si la population est scotché la bouche.

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  2. kanamugire dit :

    « vuga nkumene umutwe » niryo tegeko mu Rwanda.

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  3. Karikezi Mburanumwe dit :

    Pour cette voyoucratie kagame, le ridicule n’a pas des limites. Mais nous leur rappelons qu’il existe des limites à ne pas franchir ! quand même !

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  4. kibuye dit :

    très bon article qui montre concrètement l’effet destructeur de la loi sur l’ideologie génocidaire, résultat d’une construction politique. On dit que cette loi a été mis en place pour éviter de nouveau aux gens de s’entretuer et de permettre la réconciliation nationale mais de qui se moque t on ? La vérité c’est que c est une arme dont on se sert pour emprisonner et massacrer quiconque se permet de dire que le FPR et KAGAME vole la liberté au peuple rwandais et qu’en plus ils massacrent ce même peuple qui a déjà tant souffert. Courage à Adeline Niyomugeni et on la soutient ici en france

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  5. joe dit :

    mon cher ami jean, l’idéologie génocidaire n’est pas un fruit du hasard, elle est bel et bien existante, le fait de dire hutu ou tutsi n’insinue pas l’idéologie mais ce qui insinue cette idéo9logie c’est pour quel fins ces termes sont utilisés sans oublié comment ils etaient utilisé par la RTLM. avoir de l’idéologie genocidaire en soit cela ne fait rien car bcp en ont encore mais ça devient un crime quand tu veux la partager avec les autres, comme cela est punis jusqu’aujourd’hui l’idéologie nazie.
    dire que c’est une arme de FPR pour refuser aux gens la liberté d’expression cela est faux, mais c’est une arme contre toute incitation à la haine qui avait sombré le rwanda dans le cao. la justice rwandaise est impartiale car que ça soit les hutu ou tutsi qui portent atteinte à la sécurité du pays ou qui derobent les caisses de l’etat sont poursuivit.
    les debats sur les sujets hutu et tutsis ont meme lieu à la tv et la radio aux yeux de tout les rwandais, et d’ailleurs si l’on en parle pas ou est le mal? car tu sais bien de quoi ces mots insignifiants d’ailleurs ont servit au rwanda. concernant les rapport des human right et de amnesty mefie toi de ces personnes s’ils n’ecrivent aucun rapport comment serait ils payé et si le droit est respecté il ne peuvent pas l’acclamer car les employés seront retirés de leur travail, laisser les rwandais prendre leur destin en main et non pas etre dicté par les occidentaux.

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    • Emmanuel dit :

      A la fin, l’Histoire condamnera ceux qui savaient et qui auront essayé d’occulter la réalité ainsi que ceux qui n’auront rien fait.

      Open your mind Rwandan.

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    • Mugenga dit :

      quel est alors la différence entre ceux qui semaient la haine à travers l’idéologie génocidaire et ceux qui utiliser idéologie génocidaire comme alibi pour réprimer les opposants?

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    • Girubutwari dit :

      Oya Joe, ntugafate abanyarwanda ho injiji. Ubwo se urumva ibyo uvuga hari uwabifataho ukuri aba muri iki gihugu. None rero uti: « ntimugatege amatwi Human Rights Watch na Amnesty International », none se abe ari wowe dutega amatwi kandi ukuri kwawe kuri kure nk’ukwezi ? Rekeraho di, widufata ku maso, ntituri injiji ! Ubu se ko twavukijwe uruvugiro muri uru Rwanda n’abitwa ngo ni abategetsi bacu bagombye guharanira inyungu zacu, tutavugiwe na Amnesty international na Human Rights Watch byo bifite aho bivugira, akarengane k »abanyarwanda kazumvya na nde, kazumvikana gate, kazumvikana ryari ?

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    • joniko dit :

      Ideologie génocidaire,!!!!!!!!!!!! c’est tout simplement un moyen de faire taire tout opposant politique.
      Victoire INGABIRE, NTAGANDA, Mushaidi sont des exemples de la dictature de ce régime de Paul Kagame.

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    • Bob dit :

      Arretes de racconter des conneries!Ou tu travailles pour le gouvernement de Kigali ou tu es dingo!!

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  6. RJMaguru dit :

    Kwibutse shuti ubutegetsi bwa Kagame numbwigihe gito cyane !!
    Ikibabaje nuko azaba yaramaze abanyarwanda nabanyarwakazi!!
    Witonde ariko umenye neza ko ibyo Kagame akora nawe ashobora kubikorerwa !!
    Iyo imvura ihise umucyo uraboneka !! Jyereranya Kagame na MObutou ,Idiyami dada abo arabazi
    neza kuko arabuturanyibe ese barihe?
    Sinzi niba ibyo president Kagame akora atibeshya ,namenyeko umbwana butegura ubusore!!
    Kandi ubusore butegura ubusaza !! Ese yibsgiwe uko we bnabagenzibe birukanye Marchard Mobutu
    nawe bishobora kumushikira !!

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  7. kibuye dit :

    @ joe: tu dis qu’avoir une idéologie génocidaire ce n’est pas grave mais que ça devient un crime lorsqu’on partage une idéologie génocidaire. Est ce que débattre des ethnies HUTU, TUTSIS, ET TWA, ou bien prononcer les mots HUTU, TUTSIS et TWAS en public constituent un acte de partage de l’idéologie génocidaire ? Actuellement au rwanda, le seul fait de prononcer les mots HUTU, TUTSIS et TWA dans une conversation avec des amies dans un bar par exemple mène les gens dans la prison centrale de KIGALI au motif d’avoir et de partager une idéologie génocidaire. Mais par contre, les gens qui apostrophent certains d’interahamwe même injustement peuvent circuler tranquillement dans les rues de KIGALI sans être inquiétés. L’autre chose que je trouve étrange c’est le fait qu’on parle du génocide contre les tutsis perpétré par les HUTUS et dans les gacacas on utilise beaucoup les termes HUTUS, TUTSIS et TWA donc ça signifient qu’on recnnait bien l’existence des ethnies. Pourquoi est ce que de l’autre côté on interdit de prononcer les mots HUTU, TUTSI et TWA ?

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  8. joe dit :

    kibuye et girubutwari, les ethnies hutu, tutsi et twa exite et existeront pour tjrs, mais nous savons combien ces mêmes mots sont à l’origine de la trajedie rwandaise alors pourquoi s’en servir au moment ou si l’on ne s’en sert pas il nya pas de mal. en tout cas je ne sais pas moi je peux faire 2 ans et plus sans pour autant utiliser ces termes, ese ntabindi biganiro mwagira bitazamo ayo ma terme hutu, tutsi et twa? icyo nzicyo mu gihe njye nshatse kubikoresha simbihisha ndabivuga ntakabuza ariko ntabwo mbivuga kugirango mpamagare urwango oya.
    icyo nashatse kuvuga ngo ntugatege amatwi human right watch cg se amnesty international suko nsaka ko unyumva njye nuko ugira dicernement uka soma n’ibindi maze ugakora analyse girubutwari, uruvugiro uvuga ntabwo nduzi, rero ushatse waruvugaho cyane nkabyumva ese wambwira ukampa nigihamya cy’umuntu wavutswe uburenganzira bwe mu rwanda wasanga ntabyo nzi niyo mpamvu mvuga ntyo.
    kandi ndabasaba gutanga umusanzu mu kwubaka urwanda nubwo waba ubabaye, rero iyo uvuze ibitagenda neza tanga n’igitekerezo cya simbura ibibi. nuko numva twakora nkabanyarwanda bifuza ejo heza. ntaho gutuka umwana cg se ku mukubita utamubwiye icyo azize n’ejo azongera agikore.

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  9. kibuye dit :

    @ joe : Avec tout le respect que je te dois, je trouve que tu illustres parfaitement l’hypocrisie à la rwandaise. Toi même tu reconnais que les ethnies HUTU, TUTSI et TWA ça existe, ensuite tu te demandes pourquoi utiliser ces mots parce que selon toi ces ces 3 mots HUTU, TUTSI et TWA qui auraient engendré le génocide. Ce n’est pas la prononciation des ces 3 mots HUTU, TUTSI et TWA qui a engendré le génocide. C’est plûtot l’instrumentalisation politique et je dis bien l’instrumentalisation politique qui a engendré le génocide. On a voullu nous faire croire que c’etait une affaire d’ethnie alors qu’en réalité c’etait une affaire d’hommes politiques assoiffés de pouvoir qui voulaient se maintenir au pouvoir et qui ont pris le prétexte des ethnies. Je parle d’hypocrisie à la rwandaise parce qu’actuellement on dit que c’est interdit d’utiliser les mots HUTU, TUTSI et TWA mais quand on entre dans un bar rwandais c’est stupefiant de voir à quel point les gens se jaugent en se demandant si un tel est HUTU ou TUTSI. Arretez l’hypocrisie et les taboues parce que ce sont l’hypocrisie et les taboues qui font les génocides de demain

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    • Girubutwari dit :

      @ Joe & Kibuye
      Avez-vous choisi de naître hutu, twa ou tutsi ou est-ce un péché d’être l’un ou l’autre ? Ma réponse est NON. Et je vois très mal pourquoi ce serait un péché de parler d’éthnie et de qualifier ce fait de divisionisme ou d’être porteur d’idéologie génocidaire. Ce qui est péché c’est de se croire qu’on est supérieur à l’autre, qu’on a plus de droits que l’autre et qu’on a même le droit de porter atteinte à la vie de l’autre parce qu’on est tutsi ou hutu. Cela ne s’appelle même pas seulement un péché mais plutôt une véritable abomination humaine. Je suis complètement d’accord avec la réponse ci-dessus de Kibuye à Joe concernant les ethnies. Il n’y a jamais eu de problèmes ethniques entre abanyarwanda; none se hari igihe abahutu n’abatutsi batasangiye, batashyingiranye, batabyaranye abana mu batisimu ? Kumenya no kuvuga ko umuntu ari umuhutu cyangwa umututsi ntibyigeze bibuza abantu kubana no gusabana. Le véritable problème qui a mené au génocide de 1994 n’andi mabi yagiye abaho mu mateka y’u Rwanda c’est vraiment l’instrumentalisation des ethnies car cela s’est avéré pour les assoiffés du pouvoir une voie facile d’y accéder.
      @Joe
      Niko uruvugiro muri uru Rwanda rubahe ? Mu itangazamakuru se ? None se Jean-Léonard Rugambage yaba yarazize iki ? Barihe ba banyamakuru nka Gasasira, Kanobano; ba Saidati Mukakibibi na Agnès Nkusi ntibagiye kuzagwa mu ibohero juste pour un délit d’opinions. Itangazamakuru ni igipimo cya démocratie n’ubwisanzure mu gutangaza ibitekerezo ku kiremwamuntu. None se niba umunyamakuru adashobora kuvuga yari afite ikinyamakuru ashobora kuvugiramo, rubanda giseseka ruzavuga rute, ruzavugira he ? Tujye turekeraho kubeshyanya, abanyarwanda tuzira kwigiza nkana !
      Ndagira ngo kandi nongereho ko iyo umuntu avuze ibitekerezo bye ku bitagenda neza mu gihugu nawo aba ari umusanzu ukomeye cyane aba atanze mu kucyubaka kuko icyo gihe bishakirwa ibisubizo n’umuti. Ni ngombwa rero kubitega amatwi aho kuryamira amajanja hashakishwa les moyens ignobles d’étouffer les voix critiques !

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  10. joe dit :

    mais kibuye tu ne fais qu’appuyer mon idée et ce n’est pas grave, pour moi les mots HUTU, TUTSI ET TWA n’ont pas vraiment de problème c’est l’instrumentalisation de celui ci qui devient mauvais raison pour laquelle le gouvernement n’aime pas l’usage de ces mots de peur qu’ils amène sa population à l’instrumentalisation de ces mots pour des fins purement politique. qui ne sais pas qu’il est HUTU ou TUTSI, hutsi ou tuhu mais ça quel importance? aucune, mwe kwitana bamwana kuko wazamuka, wamanuka wa kwiyahura wareka, urwanda rugomba kubamo ubwo bwoko uko ari butatu.
    reste maintenant à corriger l’hypocrisie des rwandais, moi je te promet en signe de batir mon pays jamais je parlerai à mes enfants de quel ethnie ils font parti pour leur eviter la discrimination au sein de leur entourage, si tout le monde faisait comme moi on aura un rwanda prospère, mais cela n’exclut pas le passé. on peut tte fois promulguer le passé sans rancune ni haine contre tel ou tel autre groupe, en faite au rwanda il nya mème pas differentes ethnies il nya qu’une seule ethnie confere la definition du mots ethnie, il nya que des tribus au rwanda. pour l’amour du ciel vous savez que tous on a été créer par un seul DIEU.

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    • Girubutwari dit :

      @Joe
      ton commentaire montre vraiment que tu es dans la confusion, tu es d’ailleurs complètement noyé. Quand tu dis « les mots HUTU, TUTSI ET TWA n’ont pas vraiment de problème c’est l’instrumentalisation de celui ci qui devient mauvais raison pour laquelle le gouvernement n’aime pas l’usage de ces mots de peur qu’ils amène sa population à l’instrumentalisation de ces mots pour des fins purement politique », je ne comprends vraiment pas ce que tu veux dire. Comment et dans quel cadre la population, le commun des mortels, qui n’est pas engagée d’aucune façon dans la politique, qui ne cherche qu’à dormir en toute sécurité pour pouvoir vaquer le lendemain à ses occupations quotidiennes, peut-elle instrumentaliser les ethnies à des fins purement politiques ? Étonnant comme compréhension et explication !
      Tu dis que tu ne parleras jamais à tes enfants de quelle ethnie ils sont. C’est ton choix et je le respecte mais je ne vois pas la raison pour laquelle tu ne leur parleras pas de cette réalité qui fait partie de leur identité et de l’histoire de leur pays. S’il y a rien de mauvais à être tutsi, hutu ou twa, pourquoi devrait-on cacher ou renier son appartenance ethnique ? Ça, c’est purement de l’hypocrisie et du mensonge de la part de notre gouvernement pour tromper l’opinion publique afin de masquer ses politiques d’exclusion socio-culturelle, économique et politique basée sur l’appartenance etnhique.

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      • joe dit :

        girubutwari comment se fait il que tu t’efforce à n’est pas comprendre ce qui est simple, l’appartenance à telle ou telle autre tribus du rwanda soit HUTU, TUTSI et TWA est en soit sans problème et personne ne te defend de t’identifier comme tu le veux, ce qui est defendu c’est comment sont utilisés ces mots, toi et moi sommes conscients de l’usage de ces mots dans le passé est ce que tu peux me dire quel interet que les rwandais y ont gagné dedans? et tu peux me dire quand tu utilise ses mots à vrai dire tu aimerai venir à quoi? et d’abord il servent à quoi? et je te confirme si bien meme que ce gouvernement use des exclusions sociales, economique er politique comme tu le dis, il est quand meme le premier et le seul depuis l’indépendance à pouvoir regrouper au sein des postes clés du pays HUTU et TUTSI est ce faux? à moins que tu veux que je te donne la liste. tachez un peu d’améliorer votre façon d’analyser les choses ou soit haussez votre capacité de jugement. il faut douter de tout non pas douter pour douter mais douter methodiquement.

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        • Girubutwari dit :

          Joe, arrête de tourner en rond et accepte la réalité au lieu d’expliquer l’inexplicable et honteuse exclusion ethnique.
          Au fait, en dressanrt ta fameuse liste, comment reconnaîtras-tu celui qui es tutsi , celui qui est hutu et celui qui est twa s’il est défendu de parler à qui que ce soit d’ethnie? Tu prends les gens pour des cons ou quoi ?
          En tout cas, c’est ridicule !

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  11. joe dit :

    tu n’as pas de niveau tout simplement girubutwari. il n’est pas defendu de citer ou de prononcer d’ethnies mais il n’est pas permis à quiconque de s’enprendre à ces ethnies pour en faire sa besogne de discrimination. compris?

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    • Umunyarwanda dit :

      @ Joe
      Sois tu es idiot sois tu fais parti de la propagande de Kagome. Rends-moi service, relis tes messages et ensuite prend deux secondes pour y réfléchir. TOUT LE MONDE CRÈVE DE TROUILLE À KIGALI. J’AI QUITTÉ CE PAYS EN 1994 ET EN SUIS REVENU EN 2009 ET FRANCHEMENT CE QUE J’Y AI VU M’A GLACÉ LE SANG.

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