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Paul Kagamé à Paris: “Non, pas en mon nom!”

Publié : le 11 septembre 2011 à 9:26 | Par | Catégorie: Actualité
Manifestation des membres de la plateforme Stop à l'impunité au Rwanda

Manifestation des membres de la plateforme Stop à l'impunité au Rwanda

Il est inacceptable que le président français, Nicolas Sarkozy, accueille, avec honneur, un président responsable des crimes contre l’Humanité les plus abominables. C’est ce qu’a déclaré la plate-forme Basta de Impunidad en Ruanda (Stop à l’Impunité au Rwanda). En effet, le Général Paul Kagamé et son gouvernement sont indésirables parce qu’accusés et appelés à comparaître devant la Justice Internationale pour répondre des crimes successifs perpétrés dans la région des Grands Lacs. Des crimes recensés par des rapports indépendants qui vont notamment du Tribunal de Grande Instance de France, à l’Audience Nationale Espagnole, en passant par les différents rapports des organisations des Droits de l’Homme et des Nations Unies (Rapport Mapping).

La plate-forme, ensemble avec d’autres organisations européennes et société civile rwandaise – congolaise et burundaise confondus, se disent indignés face à cette visite. Tous appellent dès lors à manifester activement contre cette venue incongrue, prévue le 11-12-13 septembre, à Paris. Parallèlement, les manifestants se seront mobilisés, à Sèvres-Babylone (Métro Sèvres-Babylone, Paris), à 14h. Une manifestation qui est sûre de rassembler nombreuses personnes et associations venues de France et autres grandes villes du Vieux Continent.

La plate-forme n’en est pas à sa première accusation. Assurément, elle a joué un rôle majeure en juillet et décembre 2010 quant à la pression exercée sur les Premiers Ministres espagnol et belge afin que ceux-ci annulent leurs rencontres avec le dictateur. Et on peut déjà attester que les tensions sont palpables à l’Elysée tant cette visite dérange. En effet, rares sont ceux qui tiennent à s’afficher ouvertement avec Kagamé. D’ores et déjà, le Ministre actuel des Affaires Etrangères, Alain Juppé, ainsi que le président du Sénat, Gérard Larcher, ont montré leur rejet de rencontrer le président rwandais. Par ailleurs, “Dix-huit députés, en grande majorité de l’UMP, viennent d’interpeller par courrier Nicolas Sarkozy sur ses relations avec Paul Kagame (…) les signataires dénoncent les « accusations » régulièrement portées « à tort » par Paul Kagame « concernant la participation active de l’armée française au génocide rwandais »”, écrit le journal français La-Croix.

Du coup, Nicolas Sarkozy se retrouve bien isolé, dans son propre camp. Il va faire cavalier seul dans un climat hostile. Il faut dire que les relations qu’entretient la France avec les dictateurs africains, après les scandales Tunisiens et Libyens, restent toujours aussi ambiguës. Sarkozy se risquerait-il de faire le baiser de Judas, trahissant à nouveau ainsi la France ? C’est un bien gros risque – susceptible de lui coûter très cher. Mais il n’en est pas moins vrai que ces actions diplomatiques se révèlent être pure acrobatie quand on apprend par la même occasion que l’ambassadeur de la France, à Kigali, Laurent Contini (un proche de l’ancien Premier Ministre des Affaires Extérieures, Bernard Kouchner: acolyte de Paul Kagamé), va prochainement être remplacé – à la demande d’Alain Juppé, l’ennemi juré de Kigali ! Ainsi, toutes ces manœuvres périlleuses sont-elles mises en œuvre pour balancer les dégâts collatéraux ?

France – Rwanda: il était une fois…

L’historique entre ces deux pays est lourd. Il faut effectivement remonter à l’attentat meurtrier contre l’avion présidentiel du 06 avril 1994, qui coûta la vie à l’ancien président Juvénal Habyarimana, son homologue burundais, Cyprien Ntaryamira, ainsi que d’autres membres d’équipage dont trois civils français. Et qu’en 2006, un juge de l’hexagone, Jean-Louis Bruguière, émis 9 mandats d’arrêts internationaux contres des hauts cadres du FPR pour planification et exécution de l’attentat présidentiel. Et pour cause : il est l’élément déclencheur du génocide rwandais de 1994. Par après, en 2008, Kigali n’a pas hésité à riposter, notamment avec le rapport Mucyo: que c’est plutôt la France qui est responsable de planification et exécution du génocide des Tutsi.

Un cycle infernal mêlant rancoeur et tentatives de réconciliation, cette dernière possible que par voie diplomatique. L’Elysée joue alors les équilibristes. Mais celle-ci finit par s’incliner, quand Bernard Kouchner se rend, en janvier 2010, à Kigali. Une première visite qui s’avère précéder une deuxième, encore plus significative, quelques semaines plus tard : celle du président Sarkozy lui-même. Voilà une France qui se rend officiellement au Rwanda pour faire son mea culpa. La question qui suit est de savoir si l’on va assister à la même scène courtisane, la semaine prochaine ? Alain Juppé lui a préféré s’organiser une visite officielle, en Asie, pendant toute la durée de séjour du Général rwandais sur le sol français…

Du côté de la plate-forme « Stop à l’impunité au Rwanda », elle compte envoyer une délégation de six personnes à Paris, dont sa coordinatrice, Susan Sanz .  Juan Carrero, ex- candidat au prix Nobel de la Paix, sera aussi de la partie, pour “accentuer la pression nationale et internationale sur le gouvernement français pour ne pas recevoir un homme accusé de crimes contre l’Humanité ”, est-il écrit dans le communiqué.

Finalement, cette visite relève de l’énigme. Elle fait déjà couler beaucoup d’encre. Mais face à ces agitations, la plate-forme ne fléchit pas, à savoir qu’ elle “exige aux autorités françaises de ne pas ignorer ou essayer de passer sous silence, une fois de plus, des crimes commis en Afrique des Grands Lacs”. Elle demande également “aux responsables politiques de la France de ne pas recevoir un présumé génocidaire, au moins tant que des accusations tellement graves ne soient pas dûment clarifiées par un tribunal”.

Jean Bigambo
Jambonews.net

 

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14 Commentaires à “Paul Kagamé à Paris: “Non, pas en mon nom!””

  1. kana dit :

    J’adore ca!

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  2. Mbunza Mabe dit :

    Paul Kagamé à Paris, des députés Français l’interpellent !
    Par Freddy Mulongo, dimanche 11 septembre 2011 à 00:00 :: radio

    Dix-huit députés, en grande majorité de l’UMP, viennent d’interpeller par courrier le président Français Nicolas Sarkozy sur ses relations avec Paul Kagame, le président du Rwanda, qui sera en France du dimanche 11 au mardi 13 septembre pour une « visite de réconciliation ». Dans cette missive dont La Croix a eu connaissance et rédigée à l’initiative de Michel Voisin, député UMP de l’Ain et vice-président de la Commission défense de l’Assemblée nationale, les signataires dénoncent les « accusations » régulièrement portées « à tort » par Paul Kagame « concernant la participation active de l’armée française au génocide rwandais ».

    En cause, l’opération Turquoise, menée par 2 500 soldats français et 500 soldats envoyés par sept pays d’Afrique, du 22 juin au 21 août 1994. Alors qu’un génocide se poursuivait au Rwanda, tuant des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus modérés, et alors que les forces du Front patriotique rwandais (FPR) dirigées par Paul Kagame menaient une offensive qui allait les conduire à la victoire, l’opération Turquoise eut pour but de protéger les populations civiles, selon le mandat de la résolution 929 du conseil de sécurité de l’ONU.

    Soulignant « le professionnalisme et l’investissement sur le plan humain de notre armée » dans ces circonstances tragiques, les 18 députés souhaitent que, durant sa visite, Paul Kagame « non seulement cesse » ces attaques, mais aussi « reconnaisse le rôle positif que ces militaires ont joué ».

    Mercredi 7 septembre, en marge d’un déjeuner à l’Élysée avec les parlementaires de droite, Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que tous les sujets pourront être abordés lors des discussions entre les deux chefs de l’État.

    Ont signé la lettre pour l’UMP :

    Patrick Beaudouin (Val-de-Marne), Jean-Louis Bernard (Loiret), Claude Bodin (Val-d’Oise), Jean-Claude Bouchet (Vaucluse), Patrice Calméjane (Seine-Saint-Denis), Bernard Carayon (Tarn), Jean-Pierre Decool (Nord), Nicolas Dhuicq (Aube), Christophe Guilloteau (Rhône), Françoise Hostalier (Nord), Lionel Luca (Alpes-Maritimes), Georges Mothron (Val-d’Oise), Alain Moyne-Bressand (Isère), Christian Vanneste (Nord), Michel Voisin (Ain) ; pour le Nouveau centre : Pascal Brindeau (Loir-et-Cher), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin) ; pour la gauche : Gérard Charasse (Allier, apparenté socialiste-républicain-citoyen).

    Dans un communiqué diffusé au début du mois, le général Lafourcade, au nom de l’association « France Turquoise », a qualifié d' »insulte pour les militaires français ayant servi au Rwanda » la visite en France de Paul Kagame.

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  3. CESAR dit :

    L’ASSASSIN DES FRANÇAIS A L’ELYSEE LE 12 SEPTEMBRE 2011

    Kagame a assassiné 6 citoyens français qui ont laissé les veuves et orphelins les 6 et 7 avril 1994.
    1-Major Jacky Herraud, copilote de l’avion du feu président Habyalimana
    2- Colonel Jean-Pierre Minaberry, pilote
    3- Adjudant-chef Jean-marc Perrine, mécanicien
    4- Adjudant-chef René Maïer , gendarme en mission de coopération au Rwanda
    5- Adjudant-chef Alain Didot, gendarme en mission de coopération au Rwanda
    6- Gilda Didot, épouse Didot.
    2/ Kagame a assassiné les présidents rwandais et burundais et leurs collaborateurs qui ont laissé des veuves et orphelins.
    3/ Kagame a exterminé plus de 6 millions de Hutu réfugiés en ex-Zaïre, aujourd’hui RDC et des congolais, femmes enfants et hommes de tous âges et conditions y compris les religieux (le rapport de l’ONU dit MAPPING rendu public début octobre 2010).
    4/ Kagame a mis en prison tous les opposants et liquidé physiquement quelques uns ainsi que les journalistes.
    5/ Kagame a maintes fois humilié les dirigeants français qu’il a traités publiquement des vaut-rien
    6/ Kagame a établi une liste de 33 personnalités civiles et militaires françaises qu’il a qualifiées de génocidaires et diffusé ensuite cette liste par internet. Il s’agit notamment de Juppé, Balladur, Mitterrand, Védrine, ambassadeur de France à l’ONU en 1994 et de Sarkozy. Celui-ci a été ensuite rayé de la liste après son élection à la présidence française.

    Au regard de ces faits qui ne sont à démontré quant à leur existence
    1- Kagame est l’homme le plus sanguinaire dans les annales de l’histoire de l’Afrique moderne.
    2- Kagame est un dicateur de premier gang des dictateurs africains.

    Monsieur Sarkozy va dérouler le tapis rouge à l’assassin des français et sanguinaire notoire.
    Questions:
    1- comment la France de Sarkozy est tombée aussi bas de sorte que l’honneur et la dignité sont des mots vides de sens?
    2- Si ces victimes étaient proches de Sarkozy, aurait-il invité leur assassin notoire?
    3- Pourquoi les médias français s’intéressent exclusivement aux tutsi et nullement aux victimes françaises dont ils n’ont jamais parlé depuis 17 ans ?
    4- Pourquoi le président des Français dont les veuves et orphelins des victimes ci-dessus mentionnées a fait enterrer les mandats d’arrêt internationaux délivrés, au nom du Peuple Français, par le juge Bruguière contre les assassins des Français et indirectement contre Kagame? Il convient de rappeler que Kagame n’est pas protégé par sa fonction relativement aux crimes contre l’Humanité et génocide qu’il a commis. Le droit international est limpide sur cette question.
    Sur ordre de Sarkozy, Monsieur Juppé fait le tour du monde contre les présidents syrien et libyen. Force est de constater qu’il a observé un silence de tombeau concernant Kagame , assassin notoire des français, sachant qu’en matière de barbarie, les présidents ci-dessus mentionnés sont des nains à côté de Kagame. Par ailleurs les dirigeants socialistes et communistes et les médias français qui ont soutenu et soutiennent Sarkozy dans sa guerre contre Kadhafi observent un silence de cathédral sur l’invitation de l’assassin des français par Sarkozy et son arrivée en France avec le tapis rouge qui lui sera déroulé sans oublier les honneurs militaires alors que les victimes françaises étaient militaires. Quel droit de l’homme défend Sarkozy ? Les victimes tutsi rwandaises méritent-elles plus de compassion que les victimes françaises? Aux yeux dirigeants français, celles-ci n’appartenaient manifestement pas à l’Humanité et par conséquent, elles ne méritent aucune compassion et encore moins le respect quant à leurs droits fondamentaux. Les gens qui n’ont aucune compassion à l’égard de leurs compatriotes qui ont été sauvagement massacrés au seul motif qu’ils étaient français ne peuvent nullement prétendre l’avoir pour les libyens de Benghazi, les syriens et autres? Leurs dires sur ce point ne sont que des jérémiades dépourvus de sincérité élémentaire. Ils sont payés pour défendre les intérêts des français d’abord et c’est une obligation absolue. Dans les faits, tel n’est pas le cas. La parfaite illustration est ces victimes dont les veuves et orphelins n’ont jamais pu accéder à la justice de leurs pays pour que les assassins de leurs maris et parents payent pour ce qu’ils ont fait, le tout alors que leur président fait la chasse aux Hutu Rwandais qui ont trouvé refuge en France et les livrent aux chiens ( voir cas de Fabien Neretse qui a été expédié en Belgique comme une marchandise par la France sur décision de Sarkozy en application de sa promesse à Kagame: « les génocidaires des tutsi seront pourchassés partout où ils se trouvent en France ». Selon Sarkozy, les Hutu listés par Kagame sont génocidaires alors qu’ils ne sont pas encore jugés et reconnus coupables de crime de génocide par un tribunal impartial et indépendant.
    Le respect des droits des victimes tutsi préoccupe plus le président français que le respect des droits de ses compatriotes. Ce qui est encore extrêmement grave et incompréhensible dans une Etat de droit, c’est que un des assassins visés par les les mandats d’arrêt internationaux, délivrés par le Juge Bruguière au nom du Peuple Français accompagne Kagame sans s’inquiéter outre mesure, le tout avec un visa délivré par la France. Il est suprenant de constater que, dans cet article, Libération ne parle pas des Victimes françaises, alors que c’est l’élément clé du contentieux politique entre Kagame et la France. Kagame a demandé à Sarkozy d’enterrer les mandats. Pour lui, c’est une condition sine qua non pour qu’il reprenne les relations avec la France. Sarkozy s’est exécuté et les a donc purement et simplement enterrés.
    Question: alors que cette affaire est gravissime dans un Etat de droit, pourquoi elle n’a pas été portée à la connaissance du Public français ? Au cas où elle serait révélée au Public français par les médias français, Sarkozy et Guéant, l’architecte de l’enterrement des mandats d’arrêt internationaux qui visent directement les assassins des français et indirectment Kagame, pourraient se trouver avoir des difficultés pourquoi ont-ils fait enterrer les mandats d’arrêt qui visnt les assassins des Français, pourquoi un président français invite les assassins des français? Comment la France délivre des visas aux assassins des français qui viennent se balader impunément en France?
    Je n’ignore pas que tout a été mise mis en oeuvre pour étouffer cette affaire et ergoter sur tout et rien tel que la mort du président Habyalimana et sa veuve dont Sarkozy a ordonné qu’on ne lui délivre pas le titre de séjour après lui avoir refusé le statut de réfugié politique.
    C’est le monde à l’envers.

    Je ne suis pas ocntre Kagame. Celui-ci a commis des crimes. Il a lui-même reconnu publiquement ses forfaits devant des millions de Rwandais. Au nom de la justice, il droit répondre de ses actes devant la loi comme tous les autres criminels. La fonction de président n’est pas une cause d’impunité ou ne constitue pas une immunité à son profit.
    Tous ceux qui minimisent les crimes qu’il a commis contre des millions de Rwandais ( Hutu, Tutsi et Twa) et des congolais ne se livreraient pas à la négation de l’évidence ou au cynisme si les victimes étaient leurs proches.

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    • joe dit :

      Cesar, tu es presque au bout du tunnel, si et seulement si tu arrives à repondre à tes propres questions avec une analyse minutieuse, vue la liste que tu as etablie des crimes commis Paul Kagame. les français ne sont pas betes, aucune personne au monde serait coupable de tels crimes et qui circulerait librement. meme président.
      bref, les crimes que les gens portent sur Kagamé restent douteux, tu sais pourquoi? les génocidaires veulent mettre sur le dos de Kagamé leur sales crimes, les nations unies aussi veulent apaiser leur manquement vis à vis du rwanda en 1994, et tache de donner aussi une image mal saine à paul Kagamé afin de donner des explications à l’inéxplicable, et d’un autre coté lui demande son soutien pour maintenir la paix au soudan, en Haiti, au liberia, propos contradictoires, comment demander à un génocidaire de proteger les gens? d’autres personnes qui ne maitrisent pas bien l’histoire du rwanda portent aussi leur accusations, dont les enfants des génocidaires et les associations de droit de l’homme qui ne voient jamais le progrès du rwanda en la matière que n’importe quel idiot du monde peut identifier.
      je prie vraiment de n’est pas aller loin de tes question et taches d’y trouver des reponses, tu verras claire.

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  4. kibuye dit :

    Kagamé ne peut pas venir et marcher tranquillement dans nos rues parisiennes alors qu’il massacre, opprime, réprime et torture des rwandais et des congolais.Sarkozy ne peut pas l’accueillir tout en feignant d’ignorer les problèmes de la région des grands lacs dont le responsable est Paul kagamé. Rappelons aussi que le régime de Kigali dont le représentant n est autre que paul kagamé détient dans la prison de Kigali Victoire Ingabire Umuhoza depuis 341 jours pour des motifs fallacieux. Le procureur n’a aucunes preuves sérieuses, les chefs d’accusation frisent un délire inqualifiable.
    Kagame ne peut pas être accueilli comme un chef d’état respectable parce qu’il ne l’est pas étant donné le sang qu’il a sur les mains. Le rwanda n’aspire qu’à plus de liberté d’expression, l’ouverture de l’espace politique et la pacification des relations avec les pays voisins mais ça le régime de kigali et PAUL KAGAME ne veulent pas en entendre parler.

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  5. bigambo dit :

    Ariko kuki mutavuga n’andi makuru ko musa nk’aho mubogamye ese ko « nta wera ngo de!!! » mwagirango abigenze ate??

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    • Realiste dit :

      Uwo mugani ngo « nta wera ngo de » bawucira umuntu wagerageje kwitwara bikwiranye n’inshingano ze cyangwa yahawe, hanyuma ntazigereho à 100/100. Nakwibutsa yuko imwe mu nshingano (yanagombye kuba y’umwimerere) Kagame yarafite kimwe nk’abandi bayobozi bahagarariye ibihugu byabo, harimo kurinda umutekano w’umunyarwanda wese kandi akishyira akizana mugihugu cye. ariko ibyo twabonye n’ibyo tukibona c’est l’inverse yishe ibihumbi n’ibihumbi by’abanyarwanda b’inzirakarengane arenga n’umupaka ajya kwica n’abakongomani n’abanyarwanda bari bamuhungiye muri kongo, kandi nanubu aracyica. nonese amakuru aruta ayo wayavana hehe ? na Hitler yishe abayuda ariko ntabwo yigeze abakurikirana naho bahungiye!!! ibiri kuba kubanyarwanda ndakeka ntahandi byabaye, niyompamvu Kagame tugomba kumwamagana twivuye inyuma bitabayibyo azatumara…

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  6. Chaka dit :

    Chers compatriotes, ecoutez « impuruza », la visite de Kagame à Paris sera la dernière dans ses fonctions car les rwandais vont profiter de son absence au pays pour le déposer!!!!!!

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    • joe dit :

      pauvre chaka, ton souhait ne sera pas exhaussé pitié que ta haine te pousse à penser que les rwandais ont envie de renverser Kagamé, c’est tout à fait le contraire on a pourtant besoin de lui aussi longtemps possible, bien qu’il nous a dit qu’il quittera le pouvoir après son second mandat comme tout noble.
      bref ntukomez’utyo uzicwa n’agahinda. ngwino dufatanye twubake urwatubyaye.

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  7. Abas dit :

    massacre des religieux à Gakurazo a été perpetré par le Front patriotique rwandais, ancienne rébellion au pouvoir à Kigali, samedi 14 juin 2008 14h35mn 17s. Ce dernier ne peut donc pas serait être juge et partie.

    Quatorze ans après le massacre de 13 religieux à Gakurazo, une localité du centre du Rwanda, quatre officiers de l’Armée patriotique rwandaise (APR), l’ancienne branche armée du FPR rebaptisée « Forces rwandaises de défense, FRD », auraient été placés sous mandats d’arrêt, ce mercredi 11 juin 2008, selon le journal gouvernemental rwandais « The New Times », en vertu de leur « responsabilité dans le commandement » dans cette boucherie.

    Les quatre officiers arrêtés seraient le Général de Brigade Wilson GUMISILIZA, le Major Wilson UWISHYAKA, le Capitaine John BUTERA et le Capitaine (démobilisé) Dieudonné RUKEBA. Quant aux exécutants encore en vie, également des soldats de l’APR, ils demeureraient en liberté. Le Gén. Bde GUMISILIZA, Major au moment du massacre, a été régulièrement promu, a participé à l’extermination de 200.000 réfugiés rwandais en RDC en 1996-97 et figure parmi les quarante officiers recherchés par la justice espagnole pour génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et assassinats commis au Rwanda et en RDC, y compris après 1994 dont les dossiers ont été transmis à Europol et Interpol.

    Il y a dix-sept ans, le 5 juin 1994, entre 19 heures et 20 heures locales, réunis dans le réfectoire du Noviciat des Frères Joséphites de Gakurazo, près de Gitarama (centre du Rwanda), soi-disant pour une réunion de sécurité,

    1. Mgr Vincent NSENGIYUMVA, archevêque de Kigali,
    2. Mgr Joseph RUZINDANA, évêque de Byumba,
    3. Mgr Thaddée NSENGIYUMVA, évêque de Kabgayi et
    président de la conférence épiscopale,
    4. Mgr Jean Marie Vianney RWABILINDA, vicaire général du
    diocèse de Kabgayi,
    5. Mgr Innocent GASABWOYA, ancien vicaire général,

    les Abbés

    6. Emmanuel UWIMANA, recteur du Petit Séminaire,
    7. Sylvestre NDABERETSE, économe général,
    8. Bernard NTAMUGABUMWE, représentant préfectoral de
    l’enseignement catholique,
    9. François Xavier MULIGO, curé de la cathédrale, avec ses
    vicaires
    10. Alfred KAYIBANDA et
    11. Fidèle GAHONZIRE, tous du même diocèse,
    12. l’Abbé Denis MUTABAZI du diocèse de Nyundo ainsi ue
    13. le Frère Jean Baptiste NSINGA, Supérieur Général des
    Frères Joséphites,

    ont été froidement massacrés.

    D’après un témoin, « ceux qui étaient près de la porte, comme Sylvestre NDABERETSE, étaient réduits à de véritables passoires. Toutes les victimes étaient allongées et avaient reçu le coup de grâce, une balle dans la tête. RWABILINDA et GAHONZIRE avaient même les yeux crevés ». Toujours d’après ce témoin, arrêtés à l’Evêché de Kabgayi, le 2 juin 1994, les trois évêques, Mgr Gasabwoya, Mgr Rwabilinda, l’Abbé Muligo, le Frère Nsinga et plus tard l’Abbé Uwimana ont d’abord été conduits de force à Ruhango, plus au sud de Kabgayi, avant d’être ramenés le 5 juin 1994 sur le lieu de leur extermination, où ils ont été regroupés avec d’autres victimes.

    Il est clair qu’ils ont été exterminés sur ordre et d’après un plan précis qu’il ne saurait être question de confondre avec un acte de vengeance de la part de soldats incontrôlés. Tous les témoignages disponibles prouvent que le massacre de Gakurazo fait partie d’un ensemble de crimes organisés et systématiques commis en 1994 contre des hommes et des femmes d’Eglise, sur toute l’étendu du territoire contre des Rwandais, essentiellement en vertu de leur appartenance ethnique et qui ont été orchestrés au plus haut niveau de la hiérarchie de l’APR et du FPR.

    Pendant cette période relevant de la compétence temporelle du TPIR, ce n’était pas la première fois que des religieux catholiques étaient massacrés par l’APR. Les abbés Joseph HITIMANA, recteur du Petit Séminaire de Rwesero, Fidèle MULINDA, Faustin MULINDWA, Athanase NKUNDABANYANGA, Econome général du Diocèse de Byumba, ainsi que Gaspard MUDASHIMWA, Christian NKILIYEHE, Alexis HAVUGIMANA, Célestin MUHAYIMANA et Augustin MASHYENDERI ont été tués avec plusieurs chrétiens réfugiés à la Paroisse de Rwesero à partir du 21 avril 1994.

    Paul Kagame, qui était à la fois « Président du Haut Commandement de l’APR » et « Vice-président du FPR », doit en répondre, en particulier si, comme le prétend le Procureur Général Martin NGOGA, également cadre du FPR, les quatre officiers ont été arrêtés « en vertu de leur responsabilité dans le commandement ». Le TPIR est donc l’instance adéquate pour connaître de ce crime qui fait partie de son mandat comme l’a reconnu le Bureau du Procureur du TPIR, lors de ses récentes déclarations devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. L’arrestation de ces officiers fait en effet suite aux récentes déclarations du Procureur Hassan Bubacar JALLOW près le TPIR devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

    Dans ces conditions, nous sommes choqués d’apprendre que, selon le procureur rwandais, les enquêtes auraient été menées conjointement entre le TPIR et le gouvernement FPR. Il y a lieu de douter de leur crédibilité puisqu’en l’occurrence, le principal suspect était en même temps co-enquêteur.

    Personne ne peut ajouter foi aux déclarations du gouvernement FPR en matière de justice, lorsqu’on sait que le premier magistrat du Rwanda, Paul Kagame a publiquement exonéré ses hommes de toute responsabilité , a regretté en même temps que plusieurs millions de Rwandais lui aient échappé en 1994, pour aller trouver refuge en RDC et a promis que « son armée avait désormais les moyens de faire convenablement son travail », dans son discours de circonstance lors de la 13ème commémoration du génocide, le 7 avril 2007.

    Si en principe, nous reconnaissons que tout gouvernement a le devoir et le droit d’instruire et de juger les commanditaires, les auteurs et les complices de crimes commis sur son territoire, nous sommes d’avis que dans le cas d’espèce, le massacre de Gakurazo relève de la compétence du TPIR, étant donné sa gravité et son modus opérande.

    Nous réitérons dès lors notre position, à savoir, que le Bureau du Procureur doit assumer ses responsabilité s, exercer son droit de préemption et exiger que ces suspects lui soient remis au lieu de tenter de se défausser sur les juridictions du gouvernement FPR, d’autant plus que dans les jugements rendus dans les affaires MUNYAKAZI et KANYABAKIGA, qui font désormais jurisprudence, le TIPR les a jugées inaptes à réunir les conditions d’un procès équitable, ni celles pouvant garantir l’indépendance des magistrats.

    Enfin, le bon sens et la jurisprudence du TPIR interdisent que le Bureau du Procureur du TPIR se batte pour obtenir le transfert de dossiers dont il a la compétence, y compris ceux pouvant être jugés devant des juridictions de pays remplissant les standards internationaux, vers les juridictions de l’Etat rwandais, un Etat dont le Chef est passible de poursuites devant le TPIR « en vertu de sa responsabilité de commandement » et qu’en même temps, il leur délègue en partie la responsabilité et la conduite des enquêtes, la conduite du procès et l’exécution des peines éventuelles, pour des crimes dont ses dirigeants au plus haut niveau sont responsables. [2][2]

    Le genocide un terme abusivement exploité pour organiser, à travers tout le pays, une campagne hystérique à l’appui le massacre d’innocents citoyens

    Le régime du FPR depuis sa victoire militaire a placé le Rwanda dans une situation pire que celle qui existait avant la révolution rwandaise

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  8. Roots Vibrations dit :

    Roots Vibes (lundi, 12 septembre 2011 17:11)

    La france se rend coupable du pillage organisé du congo c’est GRAVISSIME ET IMPARDONNABLE

    Nos enfants vont nous juger, NOUS DEVONS REAGIR PEUPLE DE FRANCE C EST VITALE
    On ne peut pas accepter que ce crime soit réalisé en notre nom.

    ET SARKO SALE CHIENT C EST CA TA NOUVELLE FRANCEAFRIQUE

    REAGISSONS MANIFESTONS REBELIONS ORGANISE TOUT FRANCAIS QUE VOUS SOYEZ SI VOUS ËTRE REVOLTE PAR CECI
    SOYEZ CITOYENS ET ACTEUR DE NOTRE AVENIR A TOUS

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  9. Rwanda Rwiza dit :

    gukunda u Rwanda no gukunda Kagame ni ibintu bibiri bitandukanye, turabizi ko hari abakunda byacitse babonye transport, concert, inzoga, hotel no kubona abantu mudaherukanye byose nta faranga bishyuye byose bivuye mu mitsi y’abanyarwanda b’abatindi nyakujya. Erega natwe Kagame akoze neza twamukunda, asabye imbabazi z’ibyo yakoreye abanyarwanda, akareka hakaba ubutabera busesuye butabogamye, buri muntu akagira uburenganzira bwo kuririra abe, akareka abanyarwanda bose bakagira uburenganzira ku byiza by’igihugu, akareka abanyarwanda twese tukihitiramo abatuyobora, buri muntu akagira uburenganzira bwo kuvuga icyo atekereza ntabizire, akumva ko umuhutu ari umunyarwanda nkawe ukeneye kubaho nkawe atagomba gufatwa nk’igikoresho gikoreshwa igihe gikenewe ubundi cyaba kitagikenewe kikajugunywa, akumva ko abanyarwanda twese tuzi ubwenge ko atariwe kamara (kuko ndabizi neza ejo bundi ino mandat nirangira azahindura constitution, ntibigoye azasaba abanyarwanda ngo batore ko président agira mandats illimités azatubwira ko ngo ari abanyarwanda babisabye 100%), Kandi akagira ikinyabupfura akareka gutuka abanyarwanda abita ibiterasoni (ibigarasha, amazirantoki n’ibindi..) Ndahamya ko twese icyo gihe twamukunda nta myigaragambyo imirwanya yazongera kubona. Naho ubundi abo bamuhururiye ubundi bo bakora iki i burayi? Abenshi ntibitwa ngo n’impunzi! Ubwo se bahunze iki ko numva ngo u Rwanda rufite umutekano rukaba rurimo gutera imbere mu majyambere? Kuki yibasira impunzi z’abahutu ngo zitahe kandi nkaba mbona mu ma centres tuba turimo turi amoko yose kandi za dossiers zijya kumera kimwe?

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  10. Roots Vibrations dit :

    TOUS LES CITOYENS DEVRAIENT MANIFESTER DEVANT LEUR MAIRIE

    CONGOLAIS VOUS ETES UNE DES DIASPORA LES PLUS NOMBREUSES ET LES PLUS EPARPILLE DU MONDE A CAUSE DE TOUTES CES GUERRES

    ORGANISE LA RESISTANCE YA PLUS DE MINDELE QUI VOUS ACCOMPAGNERONS QUE CE QUE VOUS CROYEZ !!!

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