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Rwanda : la manifestation du 19 novembre, à Bruxelles

Publié : le 21 novembre 2011 à 14:40 | Par | Catégorie: A la une, Opinion

Acte I : Le Rassemblement

Samedi 19 novembre. A 13h30 : Station Métro Montgomery, à l’extérieur : l’arrêt de bus situé en face du rond-point éponyme.

Manifestation du 19 novembre à Bruxelles

Manifestation du 19 novembre à Bruxelles

Une foule de rwandais commence à s’assembler sous un soleil franc de fin novembre. Il fait frais mais bon. Des morceaux de tissu rose bonbon en soie synthétique viennent égayer la place. C’est Daphrose qui les distribue. Avec l’affection d’une mère, elle précise qu’il faut les attacher autour du bras. Tout le monde se prête au jeu. Non ce n’est pas la Kermesse. Le rose, dans ce contexte, symbolise la tenue humiliante que portent les prisonniers au Rwanda. Dès lors, le rose devient symbole de solidarité.

Les manifestants, rassemblés, tiennent à montrer leur fraternité envers leurs compatriotes, incarcérés arbitrairement dans les cellules insalubres de la prison 1930, à Kigali. Que le Rwanda ne serait être une démocratie quand il a dans ses fonds des prisonniers politiques, réduits au silence, le crâne rasé et les menottes aux mains. Et les photos brandies de Victoire Ingabire (l’héroïne du jour), Bernard Ntaganda et Déo Mushayidi sont là pour nous en donner la preuve. De la première, les passants questionnent : « quel genre de gouvernement réduit une femme à pareil sort ? »

Le rond-point Montgomery se tient pour place témoin : le monde entier doit savoir que le Rwanda est une dictature et que son dirigeant, le Général Paul Kagame, est un criminel. La majorité des manifestants est composée de citoyens d’origine rwandaise, venus des Pays-Bas, de France et toutes régions de Belgique. Ils se sont spécialement déplacés pour l’occasion. Et de la bouche du métro, sortent davantage d’hommes et de femmes. Ils viennent gonfler les rangs. Une dizaine de policiers sont là pour les encadrer autant que dévier la circulation, car une partie de l’Avenue de Tervuren sera momentanément assiégée.

Les tambours, les sifflets retentissent et réchauffent l’air. Au milieu de la foule, des embrassades. Joseph Matata, l’un des organisateurs de la manifestation, fait des va-et-vient. Je tente de l’approcher, sans succès. Il promet de me retrouver plus tard, une fois arrivé à l’ambassade du Rwanda : destination finale – pour un compte rendu de la Marche. J’accepte, et à peine je me tourne: j’aperçois le colonel Luc Marchal – debout, de pied ferme. Pendant qu’un camarade est occupé à lui attacher le tissu rose autour de son bras gauche, j’en profite pour lui poser quelques questions. Marchal se sent très concerné. Il note, à propos du Rwanda, qu’il « commence à être vu sous un nouveau jour». L’espoir pointe le bout de son nez, avant de terminer par : « les anglo-saxons n’ont aucun intérêt à ce que la vérité soit connue… »

Le monde afflue. Plus loin, une piétonne, accompagnée d’un jeune garçon, prennent le risque d’approcher ces tambours battant, au milieu de la foule. Pendant que le petit garçon observe les instruments avec curiosité, la mère est plus intriguée par les panneaux où sont collés des images embarrassantes des cadavres humains, associées à des personnages. Parmi ceux-ci, elle reconnaît le Général Paul Kagame. Un portrait peu flatteur : des canines longues où coule du sang, faisant allusion à un vampire assoiffé de chaire humaine. Ces images macabres, baignant dans du rouge vif contrastent fortement avec le rose bonbon du début – plus léger – par ailleurs rappelant l’esprit symbolique de la cause du jour. La dame ne tarde pas à demander le rapport avec la manifestation. A sa question, son accent révèle une origine autre. Elle est anglo-saxonne. De Londres plus précisément. Expatriée à Bruxelles, elle s’excuse aux manifestants de connaître si peu sur le Rwanda et son actualité. D’autant que celle-ci, dit-elle, a été occultée par les révolutions dans le monde arabe. « Nous demandons la libération des prisonniers politiques ! » – s’empressent-ils alors de lui répondre.

Acte II : La Marche

14h30: le cortège prospère sur l’Avenue de Tervuren, au son des tambours, toujours, comme pour guider le pas – plutot lent. On distribue des prospectus aux passants. Les voitures sont immobilisées. Pas un klaxon. La police surveille. Il fait beau et l’humeur est collégiale. Les tissus roses intriguent tout autant, d’autant que certains, plus audacieux, n’ont pas hésité à les serrer autour du front. Voilà que l’automne arbore les couleurs du printemps. Mais ne vous fiez pas à la couleur – tendre. Le rose se veut ici militant ! L’Avenue de Tervuren appartient aux assoiffés de Justice. On crie tout le long: « Libérez Ingabire ! Libérez Mushayidi ! Libérez Ntaganda ! » Un défilé estimé à 300 personnes. Et malgré le nombre, la police fédérale ne peut que saluer la discipline au sein de la mobilisation.

Marche de soutien à Victoire Ingabire Umuhoza du 19 Novembre 2011

Marche de soutien à Victoire Ingabire Umuhoza du 19 Novembre 2011

Durant la marche, je reconnais, au loin, Raïssa : la fille de Victoire Ingabire. Avant toute communication, je supplie d’abord la dame à ses côtés de stopper avec son Vuvuzela. Je reviens à Raïssa, 22 ans: la peau claire et la sérénité du cœur. Elle préfère répondre soit anglais soit en kinyarwanda. J’opte pour la première option. On parle du procès en cours intenté contre sa mère, de son caractère biaisé – dénoncé par la défense et société civile.  En effet : « ma mère a été arrêté pour des motifs politiques ». Mais la fille est confiante, grâce notamment à l’attention et soutien de la communauté rwandaise et étrangère – qui ne cessent de grandir. Or, la dernière fois qu’elle a parlé avec sa maman c’était le 14 octobre 2010 : date de sa deuxième arrestation (la première étant le 21 avril 2010). Bref, un seul mot d’ordre: l’espoir.

Acte III : l’Ambassade

15h30 : le cortège est accueilli par des banderoles au fond blanc, accrochées aux arbres qui longent l’avenue verte médiane et piétonne. L’une des plus belles avenues de Belgique, là voilà à présent envahie par une masse d’indignés. Celle-ci n’a pas hésité à ériger une tente (sit-in), aussi éclatante que légère, comme pour dénigrer l’ambassade intransigeante, en briques rouges, qui lui fait face. D’ailleurs, à travers les vitres entrouvertes de la cathédrale, sortent de petits flashs timides et dérisoires, que la foule préfère les narguer – comme pour dire que l’heure du terrorisme kagaméen vit ses dernières heures ? En tous cas, sur les grandes banderoles, les messages sont clairs, notamment : « Rwanda : le monde doit sortir de l’immobilisme sauvage ». Au delà de l’euphorie et du beau temps, il semble y régner dans la foule un esprit de solidarité. Il faut rappeler que la majorité des partis d’opposition était présente. A savoir le parti d’Ingabire, le FDU-Inkigi (Forces Démocratiques Unifiées) – représenté par Joseph Bukeye ; le PDP-Imanzi (Pacte de Défense du Peuple) de Déo Mushayidi, représenté par Gérard Karangwa ; le RNC (Rwanda National Congress), représenté par Joseph Ngarambe et le PS-Imberakuri lancé par Bernard Ntaganda et représenté par Jean-Baptise Ryumugabe. Tous appellent à la libération des prisonniers politiques cités plus haut: Victoire Ingabire, Bernard Ntaganda, Déo Mushayidi, mais aussi d’autres moins connus, rappelés par Joseph Matata : Charles Ntakirutinka et Théoneste Niyitegeka.

Justement, Joseph Matata en profite pour rappeler que la mobilisation ne connaît pas de répit. En effet, tous les mardis, devant l’ambassade, le combat continue. Il demande également une mobilisation financière à la hauteur de la mobilisation physique de ce jour. C’est la voix d’un homme d’expérience qui parle à travers le mégaphone. Matata connaît bien ce lieu, lui qui vient souvent camper les mardis devant l’ambassade. C’est surélevé sur un petit tabouret qu’il appelle à un véritable « changement de mentalités ». La peur n’a plus lieu d’être, même quand on sait la nature très méfiante des rwandais. Son discours est applaudi chaleureusement. Il est aussitôt suivi par celui de Joseph Bukeye, cité plus haut. Il est venu faire entendre haut et fort l’historique du procès d’Ingabire, à Kigali. Que l’ambassade du Rwanda entende lui aussi : Ingabire ne se laissera pas intimider par les fausses accusations et humiliations quotidiennes lancées contre elles.

Acte IV : Le Dénouement

16h00 : la police fait signe. C’est l’heure de remballer. Après tout l’essentiel a été dit. Le public applaudit à son tour la police pour sa collaboration. La foule commence à se disperser, laissant apparaître, dans son sein, un homme à la peau ébène, dans une veste noire, austère : Joseph Ngarambe, du RNC. Il est pourtant aimable et à vrai dire, il ne cache pas son enthousiasme quant au bon déroulement de la mobilisation. Je lui demande qu’on s’éloigne pour répondre à quelques questions très brièvement. Il accepte volontiers. Se joint au duo, Gérard Karangwa, du PDP. Mais ce dernier je le perds de vue. Je me retourne vers Ngarambe. Le message du jour est le même, notamment que « la liberté des prisonniers – c’est une lutte ». Le RNC est là pour représenter (la nouvelle) unité rwandaise. Il loue les actions  récentes du RNC à Rouen, à Bruxelles, à Pittsburg et même à Perth (Australie) – qui toutes se voulaient une protestation contre les visites du Général Kagame. Le RNC veut en finir avec le système, monopoliste, du président rwandais. Et Ngarambe me rassure que les rwandais n’ont rien à craindre de son parti (né d’anciens cadres du FPR). Notamment que le RNC collabore étroitement avec le FDU-Inkingi et qu’il est derrière Ingabire, à 100%. Qu’il est temps, pour ceux qui critiquent encore le RNC de ne pas « tout dire », de se retourner  la question : à savoir si eux aussi ont tout dit ? Parce que en ce qui concerne le RNC : la messe est dite. L’heure est à l’action.

16h15 : on nous oblige sérieusement à dissoudre le rassemblement. Reste seul Joseph Matata et quelques uns de ses compagnons de route. La police apporte son aide, en rappelant la présence d’objets oubliés. Matata est toujours occupé. Il doit démonter la tente, les banderoles et mettre le tout dans sa petite voiture grise – déjà pleine. Le froid, le calme sont réapparus. La chaleur des corps s’est éparpillée, évaporée. Pensant trouver un homme satisfait de sa journée, c’est un homme plutôt déçu qui accepte, enfin, de m’accorder quelques mots, en kinyarwanda. Tout en étant occupé à nouer les paquets, Matata, d’un ton lassé me confesse : « les opposants politiques sont des cancres (abaskwa) ! Et si veux tu peux l’écrire tel que je te le dis ». A moi de lui demander pourquoi. Il me répond : « il manque une solidarité, une cohérence, une union…et tout ça ca renforce la dictature ». Il continue : « il n’y a eu aucun communiqué du FDU ; de Rusesabagina à propos d’Eric Nshimyumuremyi ! » Matata parle du jeune cadre du PS-Imberakuri dont la brigade anticriminelle de Kigali a tiré une balle dans la poitrine, alors même qu’il rentrait de l’audience de Victoire Ingabire (FDU), le 15 septembre 2011. Aujourd’hui personne ne sait déterminer son état de santé, parce qu’incarcéré, entre la vie et la mort, dans son lit d’hôpital. « Et Rwisekera…on en parle pas ! ». Matata est fatigué et en colère. Pour l’alléger…je lui demande si le RNC est légitime dans la course à l’opposition. Il me répond que « eux au moins ils nous ont aidé à monter les tentes »…

Le soleil baisse. Me voilà entre deux républiques : la République des flashs, honteusement cloitrée derrière les murs de l’avenue des fleurs, et derrière moi, une tente démontée : celle de la République des opposants politiques. Deux mondes, imperméables l’un à l’autre, séparés par une route où des voitures roulent à toute allure, toujours sous surveillance des policiers.

Finalement, dans les deux mondes : tout n’est pas rose.

Jean Bigambo

Jambonews.net

 

 

 

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18 Commentaires à “Rwanda : la manifestation du 19 novembre, à Bruxelles”

  1. jio dit :

    slt les gars je suis rwandais et j’habite en france ça vous dirait de venir manifester pour ingabire en france ? ici on a besoin de vous et de porter à la connaissance des français qui ignorent volontairement ou ignorent tout cours tout sur la situation du rwanda actuel. je rapele que si le peuple a connaissance de ce qui se passe au rwanda ils pourraient exiger que leur état cesse de soutenir ce dictateur et sanguinaire sans égal dans l’histoire du monde monderne

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    • TITI dit :

      Vous devriez venir au Rwanda manifester votre soutien a la bonne gouvernance. Surtout essayer de travailler pour votre pays au lieu de ne pas reconnaître la bonne lancée économique d’un pays pauvre.

      Soyez fiers de vos dirigeants actuels

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  2. Rukundo Claver dit :

    Le reportage de monsieur Jean Bigambo est excellent, il est clair. Mais j’estime qu’il n’était pas nécessaire de rapporter la phrase de Matata comme quoi les opposants politiques sont « abaswa ». Même si Matata avait insisté.
    Non, il faut jamais donner aucun cadeau (petit soit -il) aux adversaires qui sont Kagame et ses lèches pieds.
    Le linge sale doit toujours se laver en famille.
    Merci

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  3. KONE DOSSONGUI dit :

    Je vous prie de ne pas censurer mon commentaire, car ceci est très sérieux !

    Je crois que Monsieur MATATA devrait essayer d’apprendre à modérer son langage ! De quel droit se permet-il de traiter les autres de cancres ? Personne ne vient intervenir dans sa manière de mener son combat, qu’il laisse les autres aussi mener le leur. La manifestation avait comme objectif principal de dénoncer la parodie de justice dont madame VICTOIRE INGABIRE est victime. On a aussi parlé des autres prisonniers politiques. Est-ce que ce militant du PS n’en fait pas parti ? Si MATATA a une dent contre certains politiciens pour diverses raisons dont certaines sont , très connues, qu’il apprenne à le leur dire calmement sans les insulter, ou alors qu’il fonde son propre parti politique avec ses amis qu’il juge être mieux à la hauteur, puisque les autres sont des cancres ! Uwo mujinya wose ni uwiki ko manifestation yagenze neza cyane, dans l’ordre et la discipline. En plus il ose dire que seul ceux qui l’ont aidé à démonter la tente et le banderoles sont du RNC seulement ! Quel mensonge ! S’il veut je peux citer tant de noms de personnes membres des FDU que j’ai vues se démener en démontant tous ces éléments et d’autres qui assuraient la sécurité. Ces mêmes personnes je les vois tous les mardi au Sit In. J’ai l’impression que toute cette polémique doit cacher autre chose, et que l’endroit, le moment et la façon dont il a exprimé sa dent contre ceux qu’il ose traiter de cancres, alors que ce sont des vrais combattants pour la vraie démocratie chez nous tout ça est non seulement injustifié, mais surtout très mal venue !

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  4. NANGAMADENI dit :

    A Jio # 1

    Vous avez raison mon frère ou ma soeur. Je crois qu’en tant que journaliste ayant assisté ou participé à cette manifestation qui a été une bonne claque pour KAGAME, Monsieur Jean BIGAMBO aurait dû s’abstenir de mentionner dans cette article cette insulte lancée par Monsieur Matata pour ses raisons purement personnelles sentimentales. Car malgré tout, un journaliste doit rester fidèle à l’étique, au savoir-vivre, à la politesse. Sinon quelle différence ferions nous par rapport à celui qui appelle publiquement les autres de : amazirantoki, ibikeri, ibigarasha, ainsi que d’autres insultes de basse classe. Apprenons à faire la différence, en ne se comportant pas comme celui que nous combattons, au risque de faire croire aux lecteurs que nous avons fait même école que KAGAME et ses acolytes ! Si Monsieur Matata est fâché parce que l’opposition ne se comporte pas comme lui le souhaite, il peut toujours fonder le sien et piloter cette union. Aussi, ce qu’il y a à savoir, c’est que l’opposition ne s’unifie pas n’importe comment ! Ubuhubutsi ntacyo bumaze ! Il faut d’abord que cette opposition soit mûre, déterminée et ait vraiment une base solide dans la défense d’une même cause. On ne s’allie pas n’importe comment, et les preuves ne sont pas loin car jusqu’à présent ces unions des formations politiques rwandaises en exil ont foiré avant même d’être opérationnelles. C’est une démarche à entamer avec prudence et sagesse, et quand bien même il y aurait cette union, ces partis politiques restent des entités opérant de façon plus ou moins indépendante selon leur ligne politique, et la volonté de leurs adhérents ! UNION ne veut pas dire FUSION ! Et puis parfois on constate qu’une ou deux personnes sont les seules membres de leurs soi-disant partis politiques. Et souvent ce sont ces derniers qui voudraient que cette union se fasse dans la précipitation. Pourquoi ? La collaboration est très nécessaire, mais les partis politiques reste indépendantes,kandi tureke guhubuka, turebe n’uwo dufatanya uwo ariwe n’icyo agamije.

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  5. madjer dit :

    Chers RUKUNDO et KONE,
    Dans vos interventions vous montrez que vous appréciez à 100% le reportage de BIGAMBO tout en condamnant la publication de l’idée de MATATA qui traites les manifestants(opposants) d’ABASWA.Bigambo a bien fait de souligner cela car ce n’est pas la première fois que nous lisons cela.Meme TWAGIRAMUNGU a déjà dit cela,et plusieurs fois .Je ne sais pas si ces deux VIEUX sont corrects ou non,mais cela montre que tous ces compatriotes qui se croient OPPOSANTS ne sont POUR LA PLUPART que des ABASWA.
    Je vous demande donc, chers RUKUNDO et KONE,de ne plus critiquer BIGAMBO pour la publication des propos de MATATA qui sont clairs: muri ABASWA (cqfd!).
    Salut.

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  6. Le chien aboie et la caravane passe. Qu’est ce qui peut vous faire comprendre? Depuis quand vous protestez sans résultats? Seuls vous restez aveuglés par la haine, les bons citoyens rwandais sont intéressés
    le travail qui nous amène au développement du bon pays le Rwanda de mille collines.

    Croyez vous que les français vous comprendront? Croyez moi les Président se différent.

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  7. NANGAMADENI dit :

    Majder # 5

    Président KAYIBANDA niwe wigeze kuvuga ati : « ubwinshi bw’amakosa ntibuyabuza kuba yo » ! Niba na TWAGIRAMUNGU nawe yirirwa atuka abandi ba opposants ngo ni cancres, ntabwo ibyo bibaye ihame, ahubwo ni ubushizibwisoni bugomba kurwanywa kuko uwo ari umuco mubi cyane. Kandi nanone iyo bamwe bigira amanajuwa, bita abandi abaswa, wareba bilan politique yabo ugasanga iri munsi ya zero cyane, wibaza niba ubwo buswa baba babugereranya n’ubwabo ou pas. Ni ibyo kwibazaho !

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  8. madjer dit :

    Nangamadeni,
    Si les gens commencent à se fusiller de la manière,cancres pour les uns et ABASWA pour les autres, alors leur but n’est pas le même,leurs objectifs aussi.Ceci pour vous dire que tous ceux qui se dénomment OPPOSANTS ne le sont que de nom.
    Ce n’est pas seulement au Rwanda mais partout.Il est très facile de critiquer comme le font d’ailleurs ces gens,mais le comble c’est que leurs propos sont pleins de mensonges,d’injures et de la haine sans oublier le racisme et la désinformation qui sont devenus leur seule arme de combat.Ils oublient que cette arme fatale peut se retourner contre eux.MATATA et TWAGIRAMUNGU ont toujours menti l’opinion tant nationale qu’internationale, se proclamant LEADERS CAPABLES alors qu’ils ne sont que de [****].Ils doivent aujourd’hui récolter ce qu’ils ont semé puisque l’arme qu’ils ont toujours utilisé se retourne contre eux.Est-ce LE DEBUT DE LA FIN pour ces vieux fatigués?Que les autres ouvrent leurs yeux !

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    • edouarda dit :

      Les opposants sont effectivement encore divisés sur pas mal de points. Ils étaient déjà divisés en 1990-1994 ce qui a finalement permis à l’FPR de gagner du terrain au niveau politique (et donc militaire). En soi, c’est quelque part normal: les différentes tendances – donc aussi politiques – dans une société ne doivent pas nécessairement suivre les mêmes opinions. Cela fait partie de la démocratie où plusieurs opinions s’expriment et sont sensées être représentées. Il est par contre nécessaire qu’en temps difficiles, on puisse trouver une façon acceptable de s’allier afin de combattre un régime totalitaire. Jean Bigambo n’a fait que constater et rapporter; ce qui est d’ailleurs son rôle de journaliste. A l’opposition de trouver une entente face à un adversaire qui n’admet pas du toutes ces tendances différentes, qui n’admet pas de former un gouvernement avec tous les représentants de la société, ni de prendre en considération toutes les couches de la population. La force du régime de Kigali a été exactement de se baser sur des considérations dont Madjer accuse l’opposition (racisme, haine & désinformation). Madjer préfère parler de vieux fatigués qui ne représentent pas nécessairement l’opposition au lieu de parler d’Ingabire, Mushayidi, Ntaganda et bien d’autres qui ne sont pas inspirés par la haine, le racisme ni de pratiquer la désinformation. Il oublie aussi que le gouvernement actuel ne compte pratiquement plus que des membres d’une seule ethnie – ce qu’il reprochait à Habyarimana or qu’en 1993 le MRND gouvernait pourtant déjà avec l’opposition et la presse connaissait des libertés qu’elle ne connaît pas actuellement au Rwanda (Madjer aurait oublié l’existence de la radio Muhabura ?); qui est donc raciste Madjer ? -. Malgré ses faiblesses, la différence entre l’opposition actuelle et celle de 1993-1994 – suite aux accords d’Arusha – est que cette opposition essaye toujours de réclamer des changements par voie pacifique tandis qu’en 1994, parmi tous les opposants, le FPR a été le seul à,prendre les armes or qu’il avait déjà le soutien politique de ses alliés occidentaux et qu’il aurait pu préférer les urnes. Kagame craint les personnes déjà citées parce qu’il sait qu’elles n’ont rien à se reprocher et qu’elles sont capables de transgresser les différences politiques et ethniques.

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      • Mireille dit :

        Le commentaire que vous faites sur le gouvernement rwandais révèle bien que vous êtes mal informé . Il serait mieux que vous vous rendiez à Kigali et vous serez surpris de constater que le Rwanda n’est pas celui que vous croyez être. Il est vrai que tout n’est pas parfait mais le Rwanda est tout de même très avancé dans bien des domaines. Moi-même j’avais une opinion comme la vôtre avant de visiter Kigali et les Provinces.
        -Les militaires rentrés du RdCongo ont été intégrés dans l’armée,
        Aucun régime rwandais d’avant 1994 ne pouvait pas le faire à l’égard des Tutsi après avoir gagné la guerre contre les INYENZI.
        -Au sein du gouvernement, toutes les tendances y sont représentées et les réalités de la société rwandaise mêmement. Le partage du pouvoir est un principe constitutionnel jusqu’ici respecté.
        Je pourrais vous donner plusieurs exemples mais encore une fois il serait mieux pour vous de vous rendre au Rwanda et de constater de vos propres yeux le nouveau pays que les forces vives de la nation construisent.

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        • edouarda dit :

          Mireille. Sur quoi vous vous basez pour conclure que toutes les composantes de la nation sont représentées au Rwanda. On ne peut bien entendu plus parler d’ethnies mais si vous êtes rwandaise, vous pouvez tout de même vous en apercevoir. Et pourquoi les opposants politiques sont en prison – s’ils ne sont pas assassinés – et pourquoi les journalistes ne peuvent s’exprimer librement ? Le partage du pouvoir (chiffres ???), qui selon vous est constitutionnel, comment avez-vous pu le constater ? Je vous rappelle par ailleurs, qu’en 1993, l’intégration des ‘militaires’ du FPR était aussi devenu une réalité et le FPR a pourtant préféré poursuivre la guerre. C’est pour cette raison que le FPR actuel a tellement peur de toute opposition – armée ou non – à l’extérieur. Il sait parfaitement à quoi cela peut mener. De toute façon, même si le Rwanda fait des progrès, il est inacceptable qu’il est gouverné par une clique qui a autant de sang sur ses mains. Le ‘développement’ oui – encore faut-il voir comment et ne pas perdre de vue certaines réalités africaines – mais la justice aussi ! Pour tous.

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      • Rodman dit :

        Bonjour Edouarda,

        Je m’invite dans ce débat entre Vous et Mireille afin justement d’apporter plus sur ce que Mireille essaye de vous explique. Pour commencer, il est vraie que les ethnies sont une réalité au Rwanda mais qui s’inscrit plus dans l’histoire de notre pays sans trouve sa place dans ce qui se passe actuellement au Rwanda. En effet, il est difficile du moins pour moi aujourd’hui de dire que le gouvernement a plus de membres d’une seule ethnie. Parce qu’au Rwanda le gouvernement n’a jamais été inclusif qu’aujourd’hui, pour preuve je vous invite de ne pas aller au Rwanda mais bien de regarder le site: http://www.gov.rw/Cabinet. En faisant un peu plus de recherches sur ses membres, vous vous rendrez compte que c’est un gouvernement formé plus sur base des compétences de ses membres que sur base de leur appartenance ethnique. Quant aux opposants en prison, je ne connais pas leur dossiers pour donner mon opinion, et je pense tout simplement qu’ils ne sont pas au dessus des lois par le simple fait qu’ils font de la politique. Attendons voir la motivation du juge dans le procès de Mme INGABIRE Victoire, là on pourra en discuter.

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  9. RAISSA GIHOZO dit :

    Mireille # 8.2

    Stop au fanatisme aveugle. Tu demandes à ceux qui critiquent le régime monoethnique de Kigali, de la discrimination la plus abjecte qu’il pratique, du vol par tous les moyens des ressources des populations même les plus pauvres cet…., d’aller plutôt à Kigali pour constater d’eux-mêmes que les choses se passent autrement, que c’est bien le contraire ! Mais moi qui écris ce commentaire, je vis à Kimironko, je ne suis pas réfugié à l’étranger, je n’ai jamais fui le Rwanda ! Je crois que tu dois être un amateur de la chanson congolaise intitulée: « DIARHEE VERBALE = CHOLERA VERBALE ! Fais-toi soigner !

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    • baseke dit :

      Mireille we ndagushyigikiye ijana kw’ijana. Abantu birirwa batuka Kagame ni ukugira ngo babone iposho ry’abazungu. Uri hano mu gihugu iyo asoma ibi bintu byandikwa n’ababanyarwanda baba i Burayi biratuyobera. Ntibazi ukuri uko igihugu kimeze ubu kandi ntacyo bazageraho. KAGAME batuka ntibazi agaciro tumuha. Se niba KAGAME ari umwicanyi FDLR yose ko imaze gutahaimusanga hari ubazana ku ngufu? S’ibyiza KAGAME amaze kugeza ku banyarwanda bituma bataha? Ubu se ko mumaze imyaka mwandika ibi hari icyo mwagezeho. Ibi ahubwo biha KAGAME ingufu zo gukomeza guteza imbere abanyarwanda. Reka juin 2012 igere bavaneho statut y’ubuhunzi musigare mujya mu mihanda mutarenze 20, encore i Burayi. Se mwaje gukora iyo myigarambyo yanyu i KIGALI! Murata igihe, tant que vous ne serez pas capable de soulever la population ici à l’intérieur du pays, ni ugucurangira abahetsi! Ubu rero mwibwira ko biriya byo mu barabu byaba hano mu Rwanda. Ibyanyu ni ibisetso gusa, ntimuzi umunyarwanda wo mu gihugu. umunyarwanda aratekanye, nta ryavangura ryanyu rimuri inyuma, nta ryaringaniza, mutuelle iragera ku muturage, amashanyarazi aramugeraho umunsi ku wundi, Girinka sinakubwira, naho wowe uririrwa inyuma ya MATATA urimo gushaka uko yaramuka. Umuzungu se azamuha iposho adatutse KAGAME? KAGAME arahari MPAKA 2017. Ntimwibwire kandi ko uzamusimbura azahindura ligne politique actuelle y’igihugu. Kandi ukuri tubona ni uko abenshi muri mwe bagiye gutaha, mugasigara mu mihanda mutarenze 20 personnes. Ni akazi kanyu, hasigaye amezi arindwi gusa, mubure kwegeranya utwo mufite mugataha. 17 ANS muri mu mihanda, noneho bibarangiriyeho.

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      • mgh dit :

        Man, Tu as tort.
        Chaque humain a droit de se refugier de son pays pour sauver sa vie.
        La solution est de mettre en place les conditions de liberté et de democratie qui permettent le retourd volontaire des réfugiés.
        Annuler ce statut de réfugié ne modifiera rien car la resistance à la dictacture continuera.
        Sous les bombes où la torture, la dictature ne passera plus, le peuple en a assez.

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  10. Aln dit :

    Pfff…Manif…Soyons serieux,au niveau de responsabilité qui est le nôtre, vous n’êtes pas sans savoir les effets dévastateurs que les surenchères xénophobes font peser sur l’unité de notre pays . Il arrive que des Pseudo- politiciens croient pouvoir s’en servir au bénéfice de leur promotion personnelle, mais c’est toujours au détriment du peuple….On a assez eu de Kayibanda ds notre pays..Une femme menagere reve de diriger les destinees d’une nation coe le Rwanda et meme un domestic de bas etage d’hotel reve de meme…eh ben il est permis de rever tout coe il est permis de repondre de tout acte voulant distraire le peuple Rwandais…Vous savez pas ou en est le Rwanda….

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  11. RAISSA GIHOZO dit :

    Aln # 10

    Si un ancien KARANI NGUFU, vendeur de cacahuètes et pousseur de ingorofani est parvenu à vous diriger là bas à Kigali, car je viens d’énumérer les fonctions qu’à occupées votre président actuel KAGAME, pourquoi une ménagère n’aurait pas cette ambition ? Au Rwanda d’entre 1959 et 1994, cela n’était pas possible, mais depuis 1994, on dirait que c’est même devenu la règle, car c’est le CANCRE dirigeant qui a dit que LES INTELLECTUELS SONT DES CANCRES. Voilà la nouvelle règle de recrutement des politiciens au Rwanda.

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