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Assassinat d’un journaliste et opposant rwandais à Kampala

Publié : le 2 décembre 2011 à 17:39 | Par | Catégorie: Actualité

Charles Ingabire, éditeur du journal critique envers le régime de Kigali, Inyenyerinews.org , a été assassiné dans la nuit du 30 novembre au 1ier décembre, à 2 heures du matin (heure locale), dans la capitale ougandaise Kampala et ce environ deux mois après avoir été violemment agressé, également à Kampala, par des inconnus qui lui avaient dit vouloir fermer son site internet.

InyenyeriNews.org

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Un officier de l’armée ougandaise, a affirmé craindre que cet assassinat soit le fruit d’une mission hautement planifiée. En effet, selon les premières informations, Ingabire aurait le 30 novembre, aux environs de 22h00, rencontré trois hommes non identifié. Un des trois hommes aurait, au milieu de cette rencontre, qui a duré à peu près 5 heures, quitté la réunion. A deux heures du matin, lorsque le journaliste s’apprêtait à prendre un Boda Boda(taxi-vélo) afin de rentrer chez lui, il fut abattu à bout portant, décédant sur place – suite à deux blessures par balle, selon le journal ougandais The Daily Monitor.

D’après le site ougandais chimreports.com, l’homme qui a quitté plus tôt la réunion est soupçonné d’être l’auteur du crime.

Le tueur aurait, selon des conducteurs Boda Boda présents sur la scène du crime, été à bord d’un véhicule Pajero Court Chassis, conduit par un complice. Après les coups de feu, les assaillants ont immédiatement pris la fuite.

Suivant une source de sécurité enquêtant sur l’affaire, Léon Magyeshi, qui, selon chimreports.com aurait coordonné des activités d’espionnage pour le gouvernement de Kagame à partir de Kampala, est soupçonné d’avoir coordonné l’assassinat.

Le corps d’Ingabire est à l’hôpital de Mulago, où la police mène une autopsie. Selon le journal The Daily Monitor et Reporters Sans Frontières, deux personnes ont été appréhendées pour interrogatoire.

Charles Ingabire était réfugié à Kampala depuis 2007 pour des raisons politiques. Avant son départ, le journaliste travaillait à Kigali pour le journal Umuco.

Reporters Sans Frontières présente ses « sincères condoléances à l’ensemble de ses confrères rwandais et exilés, choqués par cette triste nouvelle ». « S’il est encore un peu tôt pour déterminer qui en sont les responsables, ce meurtre vient rappeler que les journalistes rwandais en exil sont souvent en danger, spécialement à Kampala. », a encore déclaré l’organisation.

Cet assassinat survient après les tentatives d’assassinat contre le dissident du FPR, le Général Kayumba Nyamwasa ainsi que quelques mois après que la police britannique aie averti deux rwandais vivant à Londres -Jonathan Musonera et Rene Claudel Mugenzi – d’une menace imminente d’atteinte à leur vie posée par le gouvernement rwandais.

Rappelons que le 24 juin 2010, un autre journaliste rwandais, Jean- Léonard Rugambage, rédacteur en chef adjoint du journal critique envers le régime, Umuvugizi, avait également été assassiné. Reporters Sans Frontières avait alors exprimé son effroi et son indignation par rapport à ce meurtre.

Par Laure Uwase
JamboNews.net

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5 Commentaires à “Assassinat d’un journaliste et opposant rwandais à Kampala”

  1. mateus dit :

    Le dictateur Kagame assoiffé des sangs a encore frapé.c’est triste cet homme est vraiment un vempire.
    Cet homme est un criminel notoire que le peuple du rwanda devrait s’en débarasser plus sera mieux pour le pays et la région du grand-lac.

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  2. kibuye dit :

    Jusqu’à quand le gouvernement de Kigali va continuer à s’en prendre aux journalistes rwandais même à l’extérieur du pays. Vraiment trop c’est trop.

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  3. BIRENGUSEKE dit :

    ..
    …Jusqu’….à…ce….que….je….le….liquide…!!!!!!

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  4. Mukama dit :

    Kagame cessera -il un jour de tuer ? ????

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  5. Bertrand Loubard dit :

    Kagamé, il y a quelques temps, a recruté des hackers, en Tanzanie et au Kenya. L’intention n’était-elle pas de museler toutes velléités d’exprimer, sur le net, la moindre opinion qui ne soit pas « conforme » à « Sa Pensée » ? Kagamé aurait-il atteint l’objectif qu’il s’était fixé (avec l’habituel assentiment tacite de la « Communauté Internationale ») ? Si le but de ce racolage était bien d’empêcher que ne soit abordée, (par NTIC interposées, NTIC dont « Il » raffole), ne fut-ce qu’une question dont la réponse pourrait insinuer un doute sur la « Pureté De Son Règne », force est de reconnaître que c’est raté. Car, à défaut d’une criminalité, informatique, aussi efficace que celle, militaire, des deux guerres du Congo, Paul Kagamé ne se voit-il pas « forcé » de toujours faire plus de la même chose : tuer ? En octobre 2009 à l’A.G. de l’ONU, Yves Leterme avait été « sollicité » par Paul Kagamé qui lui aurait demandé de l’aider à « tuer des gens »….Un citoyen belge d’origine rwandaise a tenté d’assassiner des opposants à Kagamé en Grande-Bretagne, selon le MI7….En Afrique du Sud, Nyamwasa, un des ex-bras droits de Paul Kagamé, a été victime de deux tentatives d’assassinats dont l’un des « présumés innocents » est un Belge d’origine rwandaise…..Les morts de témoins et d’avocats d’Arusha, les sorties d’Aldo Ajello a.s. le Mapping Report de Navi Pilay et celle de Pierre-Richerd Prosper à propos du caractère politique nécessaire des TPI interpellent et angoissent. Poser la « question de la mort d’Alison Desforges » dans le crash de Buffalo, en février 2009, le lendemain du jour où elle avait remis un rapport au gouvernement britannique conseillant de ne pas admettre le Rwanda dans le Commonwealth, est-il aussi inopportun qu’il y paraît ?….. Muséveni, lui-même, ne craindrait-il pas de se rendre en avion de Kampala à Kigali ?…..Paul Kagamé se positionne de plus en plus en véritable Pinochet des Grands Lacs. L’IPC (Indice de la Perception de la Corruption) classe le Rwanda en bonne place…Mais on sait que tout indice est manipulable d’une part. D’autre part, les îles et îlots du Lac Kivu, transformés en camps de déportation intérieure, sont surpeuplés de délinquants en attente de jugement, ce qui facilite les statistiques. Finalement comme le rapporte Sue Horton (Op-Ed and Sunday Opinion editor of The Times) : « We asked a Rwandan today about whether the country is as safe as its reputation implies. The response was instant: « Absolutely. People don’t rob or steal or even shoplift ». Why, we asked? “The police shoot to kill.”. « Tirer pour tuer » n’est pas un indicateur de corruption. Mais il est vrai que le Code Pénal rwandais ne prévoit plus la peine de mort. De plus, la constitution ne prévoit que deux élections successives de la même personne à la Présidence. Mais, à l’intervention de Paul Kagamé, l’immunité « perpétuelle » pour les anciens présidents rwandais a été inscrite dans la Constitution (à la plus grande satisfaction de la Communauté Internationale). Immunité pour lui-même (mais pas pour Bizimungu)…..puisque que pour se perpétuer il y a déjà bousculades de « Medvedev africains » et autres « Hutus de Service » aux portillons du pouvoir rwandais. Les manœuvres de rapatriement des réfugiés, la stratégie d’achèvement au TPIR, l’infiltration d’agitateurs, les exécutions extrajudiciaires, les procès politiques, les disparitions, les emprisonnements, les élections truquées ne sont que des parties du décor qu’il faut continuer à planter pour les autres actes, en préparation, de la tragédie africaine dont Kagamé tire « seul » profit. Et pendant ce temps-là, dans la presse belge les collègues de Charles Ingabire restent éloquemment muets……….sauf RSF…..

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