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Il y a deux ans, Victoire Ingabire retournait au Rwanda

Publié : le 16 janvier 2012 à 23:12 | Par | Catégorie: Actualité

C’est le 16 janvier 2010, qu’Ingabire Victoire a rebroussé le chemin pour rentrer dans son pays natal le Rwanda et y faire enregistrer son parti en vue des élections présidentielles qui allaient se tenir la même année. Rentrée après 17 ans d’exil aux Pays-Bas, elle aura peu goûté à la liberté, puisqu’arrêtée dès le mois d’octobre de cette même année. Depuis lors, elle est trainée devant la justice,  accusée de « complicité de terrorisme et atteinte à la sûreté de l’État »; cependant, ses partisans et certaines organisations ne cessent de dénoncer le caractère politique de ce procès. Son courage, sa ténacité et son héroïsme politique à tenir tête à la dictature militaire de Paul Kagame qui ne tolère aucune opposition, lui a valu le surnom d’ « Aung San Suu Kyi  » rwandaise.

Victoire Ingabire préside les Forces démocratiques Unifiées (FDU-Inkingi), un parti créé en avril 2006 en exil, et que les

Victoire Ingabire Umuhoza

Victoire Ingabire Umuhoza

autorités rwandaises refusent d’agréer jusqu’à maintenant. Connue pour ses positions très critiques contre l’actuel président Paul Kagame, elle a été arrêtée le 14 octobre 2010 à Kigali, juste après son retour au Rwanda en janvier 2010, après 17 ans d’exil aux Pays-Bas. Après son arrestation en octobre 2010, l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a manifesté ses inquiétudes contre une répression de plus en plus présente contre l’opposition au Rwanda, et a appelé les autorités de Kigali à « autoriser » l’opposition à « exercer ses activités ».

Une femme de convictions

Dès son arrivée au Rwanda il y a deux ans, elle a visité le mémorial du génocide à Kigali et a estimé que, « les auteurs des crimes contre les Hutu et Tutsi doivent être systématiquement poursuivis ». En dénonçant, en plus du génocide commis contre les Tutsi, les crimes commis par le FPR  de Paul Kagame à l’encontre des Hutu, elle avait brisé un tabou au sein de la société rwandaise, s’attirant les foudres du régime de Kigali qui a commencé à la qualifier de « révisionniste, négationniste » et lui rendre la vie difficile.

Pourtant des milliers de témoignages ainsi que le « Mapping report »  des Nations Unies sur les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République Démocratique du Congo entre mars 1993 et juin 2003, confirment ce qu’avance Victoire Ingabire. En février 2010, elle est victime d’une agression physique dans les bureaux de l’administration, puis mise sous enquête judiciaire. Le 21 avril 2010, elle est arrêtée et passe la nuit en prison. Le lendemain, elle est mise sous contrôle judiciaire, en résidence surveillée. Le 28 mai 2010, l’avocat américain Peter Erlinder, venu pour sa défense, est mis en prison lui aussi. Il sera relâché trois semaines plus tard, officiellement « pour raisons médicales » et expulsé du pays. Pourtant parfaitement consciente du danger contre sa vie, et d’énormes difficultés, Mme Ingabire n’a pas rechigné à dénoncer les dérives autoritaires du régime de Kigali qui ferme l’espace politique à l’opposition politique, et harcelle, agresse et tue les opposants. « Nous n’avons pas peur de dire au monde entier que les Rwandais sont sous le joug de la peur et de l’obscurantisme, que la famine est criante dans les campagnes rwandaises et que les chiques, signe attestant de la grande misère dans notre pays, qui avaient disparu dans beaucoup de régions du pays, ont réapparu ». A-t-elle déclaré dans un message adressé à ses partisans le 03 mai 2010.

Ce courage politique d’une opposante qui ose défier le dictateur Paul Kagame qui règne sur le Rwanda sans partage depuis près de 18ans, lui a valu le surnom d’ « Aung San Suu Kyi  » rwandaise par ses admirateurs.

Un procès politique à son encontre

Le procès qui est intenté à l’encontre de Victoire Ingabire présente tous les traits d’un procès politique. Tout d’abord, le procureur a laissé entendre que Victoire Ingabire a été arrêtée sur des informations fournies par le témoin, le colonel Tharcisse Nditurende. Or dans le procès, il s’est avéré que l’accusation a recueilli les déclarations de ce témoin trois jours après l’incarcération de la présidente du parti FDU. En plus de cela, il faut ajouter la partialité visiblement flagrante de son procès, qui  est marquée par la « collusion exacerbée entre le ministère public et les juges, les menaces à répétition contre les avocats de la défense, le refus par les juges de contre-interroger les témoins de l’accusation, le rejet intempestif des pièces de la défense ou encore l’usage des lois non rétroactives pour des faits supposés avoir eu lieu avant la promulgation ». La présidente des FDU Inkingi elle même a maintes fois dénoncé le caractère politique de son procès. « Ce procès qu’on veut m’intenter est un prétexte, un faux procès car, même mes accusateurs savent pertinemment que le dossier est vide et que je suis innocente. Puisque je suis leur adversaire politique, ils ont recouru à une presse partisane qu’ils contrôlent et aux autorités administratives acquises à leur cause pour me traîner dans la boue « . a-t-elle continué dans son message du 03 mai 2010.

Impossible de se présenter à un  scrutin verrouillé

L’opposante rwandaise, était rentrée d’exil pour prendre part aux élections présidentielles qui ont eu lieu en aout 2010, face aux tracasseries administratives, les harcèlements répétés à son encontre, et son incarcération, elle n’a été autorisée ni à faire enregistrer son parti ni se présenter au scrutin. Le président sortant, le dictateur Paul Kagame a pris le soin d’écarter les vrais opposants, et choisir lui-même qui va l’affronter au cours de cette mascarade électorale. Lors de ce scrutin, Paul Kagame a été opposé à trois candidats mineurs, qui ne sont d’autres que ses amis. Les trois rivaux de Paul Kagame qualifiés de « candidats fantoches » par certains, sont Jean Damascène Ntawukuriryayo, vice-président de l’Assemblée nationale et ancien ministre de la santé ; Prosper Higiro, du Parti libéral (PL), vice-président du Sénat et ancien ministre du commerce ; Alvera Mukabaramba, sénatrice, du Parti du progrès et de la concorde (PPC). Tous trois avaient soutenu Kagame lors de l’élection présidentielle de 2003. Le dictateur a ensuite mis en garde ceux qui tenteraient de s’opposer à lui : « Ceux qui veulent la guerre, ils auront la guerre » avait il prévenu lors d’un meeting du mardi 3 août près de Kigali. L’ancien chef de guerre qui a, après la guerre, endossé la tenue de chef d’Etat a bien pris soin d’écarter tous ceux qui, à la faveur de cette élection, pouvaient le battre, notamment Victoire Ingabire, Bernard Ntaganda, Déo Mushyayidi et Franck Habineza, tous quatre empêchés de se présenter aux élections.

C’est ainsi que les semaines précédentes la tenue de l’élection, un système de répression systématique contre l’opposition a été mis en place : « tueries, arrestations et fermeture de journaux et de radios (30 médias avaient alors été suspendus par le Haut Conseil des médias rwandais le 26 juillet 2010).

Des manifestations se tiennent plus souvent dans plusieurs  grandes villes d’Europe, pour demander la libération sans condition de Victoire Ingabire, et  plusieurs autres prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons rwandaises; les plus connus sont notamment Déo Mushayidi, Bernard Ntaganda, Charles Ntakirutinka, Théoneste Niyitegeka et bien d’autres détenus pour leurs idées politiques.

Alors que les régimes dictatoriaux qui régnaient depuis des décennies dans  les pays  arabo magrébin s’effondrèrent comme des châteaux de cartes,  le régime rwandais de Paul Kagame poursuit imperturbablement ses atrocités : harcèlement, répression et assassinats des opposants et des journalistes, persécution des réfugiés, privation des libertés, etc.

Même la Birmanie, considérée depuis longtemps comme l’un des plus grands régimes dictatoriaux de la planète commence à se démocratiser. Après le départ précipité du président  Ben Ali, la démission et le procès de Moubarak, l’exécution extrajudiciaire de  Kadhafi,  le régime dictatorial de Paul Kagame doit comprendre  qu’aucun régime dictatorial n’est destiné à perdurer. Le temps de la réflexion est sans doute venu. La privation des libertés fondamentales et des situations considérées auparavant comme acceptables, ne sont plus acceptées, le temps d’œuvrer pour la démocratie est venu, même la junte militaire birmane a fini par le comprendre, il est temps que le général Kagame le comprenne dans l’intérêt de tous les rwandais. Lui-même compris bien entendu.

Jean Mitari

Jambonews.net

 

 

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14 Commentaires à “Il y a deux ans, Victoire Ingabire retournait au Rwanda”

  1. Umunyarwanda dit :

    Ariko mutavuze kagame ntimwasinzira??? Kagame kagame kagameeeeee!! Muhindure mind, mwarahunze numube mu buhunzi mureke abarurimo bibereho amahora!

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  2. kibuye dit :

    Bravo Mr Mitari pour cet article. Courage à Mme Ingabire qui est devenu une martyre de la liberté. C’est une grande dame qui véhicule des idées novatrices, qui met à terre les taboues. Elle peut faire évoluer la politique rwandaise, elle peut être une alternative intéressante si on lui laisse la liberté d’exprimer les idées de la moitié de la population. Tout le monde sait très bien que son procès est une mascarade politique et j’espère vivement pour le Rwanda et surtout le peuple rwandais que Mme Victoire Ingabire retrouvera sa liberté et qu’elle pourra exercer ses droits civiques

    @ Umunyarwanda: Au nom de quoi ne pourrait on pas parler de Kagamé ? Je suppose que tu es en train d’admettre que Kagamé est un tout puissant dictateur qu’il ne faudrait pas critiquer ou juger de sa politique .

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  3. Madidane dit :

    @umunyarwanda, ugomba kuba uri wa wundi wumva ko ari wowe wenyine ugira ukuri abandi nta cyo bafite cyo kuvuga; urwo Rwanda uvuga nanjye ndurimo ariko simfata umuntu wahunze nk’aho nta burenganzira afite bwo kugaragaza uko abona imiyoborere y’igihugu cye. Iyo urebye uko tubayeho hano mu Rwanda, ntaho dutaniye n’abatariho. Umuntu aragira ngoaravuze bati urashaka kwangisha abaturage ubutegetsi; ese uwabubangisha mu buryo bwa Demukarasi hari icyaha cyaba kirimo? Urakora kw’ijambo risanzwe rikoreshwa ngo rirakomeretsa! Njye nifuza ko hazakorwa urutonde rw’amagambo akomeretsa rugatangarizwa abanyarwanda bose bakamenya ko batagomba kuyakoresha. Abategetsi bacu rero uko bameze wagira ngo ibyabaye nta somo babikuramo. Cyera ndibuka mu ntambara n’inkotanyi, umuntu yakoraga kw’ijambo ngo have UDAKOMERETSA ABAKUWE MU BYABO BA NYACYONGA! Wakwamagana ibikorwa bibi byakorwaga n’abari bashyigikiye cyangwa barwanya ubutegetsi bati uratiza umwanzi umurindi cyngwa ngo ushyigikiye INTERAHAMWE! Yemwe, yemwe, yemwe!!! \nimusigeho, abayobozi nibirinde kwongera guca abanyarwanda mo ibice, ngo hari abahunze kandi n’abadutegeka ubu ari impunzi zamaze imyaka irenga 30 hanze y’igihugu!

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  4. Francis Morin dit :

    Salut,
    Pour ceux qui cherchent à savoir si les FAR voulaient acquerir des missiles, jetter un coup d’oiel sur http://www.rwandaresponds.org
    On doit savoir qui a tué le président Habyarimana.

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    • Steven dit :

      (Rwanda,Lugan) 1) Le Rapport parlementaire français date de 1998. Or, depuis, les connaissances que nous avons de la question ont considérablement progressé. C’est ainsi que devant les quatre Chambres du TPIR, des centaines de témoins ont parlé, des milliers de documents ont été présentés, de nombreux experts de toutes disciplines ont déposé des rapports. L’histoire a donc avancé. Vous semblez l’ignorer et c’est pourquoi votre analyse des évènements est obsolète.

      Expert dans les principaux procès qui se sont tenus devant le TPIR[1], et étant intervenu en fin de chaque procédure, j’ai très exactement eu à faire le bilan de ces avancées historiographiques. Pour être clair, disons que je fus à plusieurs reprises assermenté par le TPIR, à la demande de la Défense, pour montrer au Tribunal en quoi les avancées scientifiques résultant d’années de procédure contredisaient l’acte d’accusation dressé dans les années 1995-1997, et le rendaient par conséquent obsolète.

      Assermenté dans les deux principaux procès des responsables militaires (Militaires I et Militaires II TPIR-98-41-T et TPIR- 2000-56-T), j’ai tout particulièrement travaillé sur la question du « timing » de l’offensive du FPR.

      Cette question est en effet fondamentale car, depuis 1994, le FPR soutient qu’il l’a lancée plusieurs jours après l’attentat pour se porter au secours des populations massacrées.

      Or, non seulement cette thèse n’a pas prospéré devant le TPIR, mais il a même été établi et cela sans le moindre doute, que cette offensive – qui avait été programmée puisque les forces et les moyens avaient été prépositionnés -, a suivi l’attentat et qu’elle débuta dès la nuit du 6 au 7 avril 1994. Nous avons le nom des chefs de colonnes, leur lieu de concentration dans le nord du Rwanda, leur effectif, leur ordre de marche et le minutage précis de leur progression. Les premiers combats ont commencé à Kigali le 7 avril très précisément entre 5 et 6 heures du matin[2].
      Il est insolite de constater que vous semblez l’ignorer ; mais il est vrai que votre association n’a pas eu, comme moi, accès à l’ensemble des travaux du TPIR.

      2) Contrairement à ce que vous écrivez, les experts n’ont pas déterminé avec une précision « qui n’est pas contestée » le lieu du tir des deux missiles lequel est d’ailleurs en contradiction avec les témoignages des acteurs de l’attentat. Mais, ce sera au juge de les confronter.
      Dans l’immédiat, je vous livre quelques informations qui ont leur importance au sujet de l’expertise acoustique puisque c’est elle qui l’a emporté sur les hésitations des autres experts :
      – L’expert acoustique ne s’est pas rendu au Rwanda et il a fait son expertise « en chambre ».
      – Il n’a jamais entendu un départ de SA 16.
      – Selon certaines informations « officieuses » en cours de vérification, cette expertise aurait été faite sur simulation, avec un missile d’un type voisin du SA 16 et dans un camp militaire français de la région de Vierzon. Pour mémoire, la région de Vierzon est plate alors que celle du lieu de l’attentat est un cirque de collines…, ce qui a tout de même une certaine importance dans la propagation des sons !!!
      Si ces informations étaient vérifiées, nous serions donc en plein amateurisme, pour ne pas dire en pleine dérive…

      3) Le camp Kanombe n’était pas comme vous l’écrivez, le « sanctuaire » de la garde présidentielle dont le cantonnement principal était situé au centre ville de Kigali, face au CND, casernement de l’APR depuis la signature des Accords d’Arusha.

      J’ai bien connu le camp Kanombe quand je vivais au Rwanda. Je puis certifier qu’à cette époque – peut-être y eut-il des changements ensuite -, il n’avait rien d’une caserne de la Légion étrangère… et on y pénétrait facilement à condition de ne pas franchir l’entrée principale. A mon époque toujours, c’était un vaste espace en partie clôturé par deux rangs de barbelés souvent détendus, ouvert vers Masaka sur des friches et des taillis. J’y ai chassé la perdrix sur ses limites hautes vers la colline Masaka, et la bécassine dans le vallon séparant la colline Kanombe de celle de Masaka.

      Ceci pour dire qu’effectivement,il n’est pas exclu qu’un commando FPR ait pu s’y introduire. Mais les acteurs de l’attentat parlent tous de Masaka.
      Or, vous faites totalement l’impasse sur ces témoignages extrêmement détaillés qui figurent pourtant au dossier et que le juge confrontera au rapport des experts.

      Afin de précéder votre question, je porte à votre connaissance, car vous semblez définitivement ignorer les travaux du TPIR, que l’un de ces témoins, Abdul Ruzibiza, a fait sous serment devant la Cour les mêmes déclarations que celles antérieurement faites au juge Bruguière et que, quelques semaines avant sa mort, il les confirma devant la justice française, revenant ainsi sur une précédente rétractation. Depuis, d’autres témoins ou acteurs se sont déclarés qui, tous, confirment l’hypothèse avancée par le juge Bruguière.

      Nous sommes d’accord sur un point : l’avion présidentiel a bien été abattu par deux missiles Sam7. Or, et là encore, et vous semblez l’ignorer, la traçabilité de ces deux missiles a été établie. Grâce à la coopération judiciaire de la Russie nous savons en effet que ces deux missiles portables SAM 16 dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 faisaient partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Or, vous n’êtes pas sans savoir que Paul Kagamé et ses principaux adjoints furent officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise et que, de 1990 à 1994, l’Ouganda fut la base arrière mais aussi l’arsenal de l’APR. Sur ce point également, les travaux du TPIR permettent des certitudes.

      De plus, comme cela a été établi, une fois encore devant le TPIR, l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles.

      Le FPR a tenté de faire croire qu’en 1991, quand il était chef d’état-major des FAR, le colonel Serubuga en aurait commandé à l’Egypte. Cet argument a été balayé de la manière la plus formelle par le TPIR qui a admis qu’il s’agissait d’un faux, ou plus exactement d’une tentative de manipulation à partir d’une facture pro forma (je donne la photocopie du document dans mon livre page 297) que l’on avait tenté de faire passer pour une facture authentique. Cette curieuse méthode attira d’ailleurs une réponse cinglante du président de la Chambre que je cite pages 261-264 de mon livre.

      Voilà, cher Monsieur, quelques éléments de réponse qui, j’en suis sûr, n’entameront pas vos certitudes militantes.
      Que peuvent en effet les preuves face à une croyance quasi religieuses puisque vous êtes persuadé d’être le Bien contre le Mal ? L’historien dont la position a évolué au fur et à mesure du dossier a, quant à lui, toujours à l’esprit cette phrase de Beaumarchais que je vous invite à méditer : « Je ne blâme ni ne loue, je raconte ».

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  5. puceman dit :

    La présidente Victoire Ingabire est mère du « asseyons nous et discutons », Mère du « dialogue direct » nous a enseignés que le dialogue est l’arme des forts , Les armes de destructions massives sont utilisées par les faibles dont Kagame est l’artisan .

    Pour Kagame : Tirer sur l’ambulance qui ne veux rien autre que secourir les gens ou Frapper la maitresse parce que tu es [*****] n’en rangera pas ta situation .La mère de la nation ,l’icône de la Démocratie ,Victoire Ingabire Umuhoza a multiplie par zéro, tout ce que t’as fait depuis ta naissance que tu le veille ou pas ça sera écrit ainsi .
    Ngo iyo Imbwa ijyagupfa iziba amazuru .

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  6. Steven dit :

    Les Ex-Far n’avaient pas ces missiles et ils ne savent pas comment le manier.
    Les documents des preuves que le gouvernent du FPR essai de prouver en vain dans ces rapport bidon que les EX-FAR ont commandé ces missiles en Chine et au Brezile sont faussent.

    Premièrement, ces documents sont falsifiés par le Rwanda (FPR). Pourquoi? Sur les lettres des correspondances du Ministre de la défense Bem Augustin Ndindiliyimana, le destinateur est inconnu. Deuxièmement, le cachet de la république et le signature de la du ministre ne figure pas sur la lettre. Ayant moi-même travaillé au Minafet durant 1987-1994 au département du secrétariat du ministre, je te dirais avec conviction que la forme de ces lettres n’est pas authentique. Troisièmes, juste en regardant la dactylographie de ces documents, on se rend vite compte que le document est récent, car sa dactylo ne date pas de 1992.

    Une chose que les gens ne savent pas, ce que les missiles dont Trevidic parlent ont des numéros de récit immatriculer en URSS. Et la piste de ces récits nous conduits en Ouganda. Et les Ougandais ne le nie pas.

    Et si jamais il y les Ex-Far l   1 likes

  7. Greg dit :

    Mais Francis Morin est sur tous les fronts, je pense qu’il va en faire son métier.
    Cher Francis, je vous est écrit sur l’autre article « Jambo ASBL dénonce,.. »
    Regardez un peu la date d’intention(note interne) et la date de la facture,…
    Avez-vous deja été facturé de quelque chose que vous aurez l’intention d’acheter 5 mois apres.
    Je vous verrez vous si par exemple une agence de voyage vous facture pour des vacances que vous n’avez meme pas encore l’intention d’acheter,… hehe
    Changez votre position de défense, elle est risible, et vous continuer à vous ridiculiser et surtout à ridiculiser le gouvernement de Kigali.

    Mais bon si votre but est nous faire parler,.. ça par contre c’est réussit.

    Greg

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  8. Francis Morin dit :

    Cher Greg,
    Je vous avais répondu sur l’autre page: ON DOIT SAVOIR QUI A TUE LE PRESIDENT HABYARIMANA…..Tout le monde est suspect, et tout le monde est presumé innoncent, mais seulement pour vous seul le Président Kagamé ne doit pas beneficier de la présomption d’innoncence, plutôt de la pré0somption de culpabilité…Vous avez dit des à priori? Pour moi vous êtes présumé chercheur de la vérité….Je me souviens de l’attentat contre Jhon Kennedy des USA, et à ce jour on ne connait pas le responsable.J’ose croire que cela ne sera pas le cas avec l’attentat de l’avion présidentile.

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  9. Francis Morin dit :

    A moins que vous ne m’assuriez que tous les officiers des FAR prier tous les jours et sont nés ANGEs pour ne pas avoir des idées terribles.Le coeur de l’hômme est capable de tout.,,,,Continuons à chercher.

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  10. Francis Morin dit :

    Les experts nous ont donné une piste, creusons là….Je me souviens du rapport Brugière, c’étais devenu évangile pour beaucoup, alors qu’il avait des carrences terribles.Je crois aussi fermement que le capitaine francais Paul Barril connait tout sur ce dossier, mais ne le dis pas.Est-il complice ou commanditaire? Mais il reste aussi presumé innoncent.Hier un ami m’a confié ceci: que les FAR detiennent des secrets, ensemble avec les francais, et qu’ils font depuis des années ce chantage, VOUS NOUS LACHEZ, ON BALANCE TOUT…Il parait que c’est la raison pour laquelle personne accusée de génocide en France ne sera poursuivie, et que les detenus à arusha pouvaient faire citer comme témoins beaucoup d’officiers , et qui sont venus.Parait qu’en France on n’a pas peur de Kagamé, mais bien des ex.FAR car ils peuvent faire arrêter des soldats francais.imaginez un seul instant Bagosora confirmant le contenu du rapport MUCYO, et d’autres choses sur l’attentat.

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  11. Greg dit :

    Mais Francis, mais Francis, vous continuez avec votre spéculation.
    Maintenant que vous commencez à reliser que les documents sont faux, vous y aller avec autre chose.

    Dans le dossier Attentat de Habyarimana en fait tout le monde est suspect et tout le monde est innocent. Est-ce que vous ne vous dites pas non plus tiens il y’a trop de noms qui circulent sur le dossier pour faire diversion. Voilà, on vous lâche le nom Paul Barril et vous y allez de tout de go. Et puis qu’un ami vous a confié que les FAR ont des secrets, et là aussi ça fait guise de preuve qu’il y’a de la culpabilité de leur cote. Quel type de secrets? Est-ce que l’ami en question est en mesure d’en dévoiler quelques uns?
    Par pure amitié avec votre ami, est-ce qu’il ne peut pas partager avec vous qui cherchant tant à démasquer le coupable.

    Et vous venez encore avec « Il parait »-(On dirait Coluche,— il parait dans les milieux autorisés, on s’autorise à penser,… »)
    Mais la France vous le savez bien n’a pas de coutume à juger des gens de ce statut, elle n’arrive meme pas à juger leur propre personne pour la guerre en Algérie,…etc

    Pour finir, Alors vous y allez toujours dans « imaginez que Bagosora,…. « mais vous voulez forcer l’imagination des gens. Dans ce dossier c’est peut-être le problème, les gens y vont de leur imagination et oublient de se cramponner au faits tangibles.

    Imaginez si Dieu avait crée le monde en 1 jour,… des choses seraient autrement,.. 😉 Wawou Essayez d’écrire de la fiction, vous verrez si vous êtes crédible déjà.

    Moi aussi je vais finir par imaginer que ce sont des martiens qui ont abattu cet avion par erreur, croyant à une soucoupe volante non identifiée.

    PS: Je ne sais pas le degré de votre connaissance sur le Rwanda mais au vue des éléments que vous avancé c’est pauvre. Mais ce n’est pas de votre faute. Avant que les Rwandais ne fassent des conneries depuis 1990, le Rwanda était inconnu pour beaucoup de gens. Et il y a des personnes qui rattrapent le dossier sur base d’événements sensationnels relatés par les médias et autres charlatants. Dommage vraiment pour l’histoire du Rwanda, dommage pour l’Histoire de l’Afrique, et surtout dommage pour l’Histoire elle-même.

    Greg

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