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RDC-assassinat de Kabila : Autopsie d’un mensonge institutionnalisé

Publié : le 16 janvier 2012 à 21:19 | Par | Catégorie: Opinion

Le soir du 16 janvier 2001 tous les congolais vivant au pays savaient que Laurent Désiré Kabila venait d’être abattu et tous les médias internationaux s’en faisaient écho.

 

Laurent Désiré Kabila

Laurent Désiré Kabila

Il a fallu attendre le 18 janvier pour que le pouvoir abreuve la population sur la télé « nationale » d’un artificieux scénario mortuaire falsifiant pour la circonstance la jeune histoire du Congo. Bien heureusement pour la postérité congolaise, ce montage grossier a été rectifié quelques temps après réstituant à l’illustre disparu la vérité sur le jour de sa mort. 11 ans après cet assassinat certaines voix proches de l’ex président s’élèvent pour réclamer la réouverture de cette enquête vraisemblablement bâclée, certains témoins-clés de l’affaire n’ayant jamais été interrogés. Actuellement se pose plus que jamais la question sur la vérité des faits et leurs multiples ramifications, qui a commandité ce meurtre, pourquoi avait-il jeté en prison certains de ses proches quelques jours avant sa mort ? Le coupable est celui à qui profite le crime disait Sénèque, qui sont donc ceux qui ont profité de ce crime après sa mort.

Depuis les années 60, les dirigeants congolais font preuve d’une INGRATITUDE invraisemblable à l’égard du peuple, estimant ne leur devoir ni la vérité, ni encore moins une quelconque reconnaissance. Aujourd’hui on entend beaucoup de ces politiciens se revendiquer héritiers idéologiques de LDK, mais aucun d’eux ne réclame le rétablissement de l’exactitude sur la date et les circonstances de sa mort. Sont-ils réellement des « soldats du peuple » tel que se définissait l’homme? à croire que l’honneur de ces dirigeants a été bradé à 20fc au marché de GAMBELA .

Etant donné qu’aucune miette de son combat n’a été perpétuée par cette postérité idéologique et biologique, nous estimons être en droit de nous questionner sur cette descendance.

« Mon père ce héros » tel devrait être le credo de Joseph kabila dans son action politique, pourtant il semble résolu à effacer l’ébauche patriotique de cette conscience congolaise tant exaltée par son père.

En ce 11ème anniversaire de sa mort que subsiste-il de ce GRAND MONSIEUR ? Son action est-elle célébrée dans les programmes éducatifs de la RDC? Les politiciens en herbe de la RDC s’imprègnent-ils de cette marque de fabrique qui était la sienne? Plus que jamais un GRAND QUID se pose sur la vertue de cette nouvelle classe politique, sur leur sens de la vérité, sur leur faculté à être réellement des Homme d’État.

Quelques temps avant sa mort il tînt ces propos prophétiques :

« Le Congo est un drôle de pays, il a beaucoup d’ennemis, tout le monde en est jaloux ! Un grand complot se prépare. Ils veulent aussi ici leur homme. Comme moi, je ne suis pas l’homme de personne, on veut m’abattre afin de faire du Congo leur vache à lait. Pour quelle raison veulent-ils m’abattre ? »  Au vu de la réalité 11 ans après, peut-on penser  que ses fameux ennemis ont réussi leur coup ?

Charis Basoko

Jambonews.net

Les articles diffusés dans la rubrique opinion reflètent l’opinion de leurs auteurs et non nécessairement celle de Jambonews.

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Un commentaire à “RDC-assassinat de Kabila : Autopsie d’un mensonge institutionnalisé”

  1. Albcool dit :

    Comme il n’a pas lui-même écrit et que je ne connais pas vraiment ses apôtres … qu’est ce qui fait de LDK un « grand » homme. Voulait-il protéger sa « vache à lait » comme le dit l’article, et qu’il en aurait fait les frais? Il y a vis-à-vis du Congo un malentendu constant qui est commun des pays « riches » de part la composition de leurs sous-sols. C’est rare d’entendre des Congolais que la première richesse du Congo soit les habitants eux-mêmes. Les Congolais sont la richesse même qu’il faut protéger, éduquer, émanciper et laisser prospérer. Le reste s’en portera que mieux. LDK, Mobutu etc, cela reste d’une autre époque, quand le Congolais ne valait pas son sous sol. Mais je suis conscient que les choses n’ont pas vraiment changé et qu’on attend toujours le messie.

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