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Rwanda : Le Rapport balistique sur l’attentat terroriste d’avril 94 enfin disponible !

Publié : le 20 janvier 2012 à 1:48 | Par | Catégorie: Actualité

Le rapport balistique des experts mandatés par les juges Trevidic et Poux sur l’attentat terroriste du 6 avril 1994 contre l’avion du Président Rwandais Juvénal Habyarimana a été consulté par Jambonews.

Rapport Balistique

Rapport Balistique

Ce rapport avait provoqué des débats très animés la semaine dernière après la présentation qui en avait été faite par les experts et les juges aux différentes parties lors d’une audience à huit clos tenue dans la salle des criées du Tribunal de grande instance de Paris le 10 janvier 2012.

Il comporte un intérêt tout particulier car l’interprétation des extraits présentés par les avocats des suspects de cet attentat et dont la presse s’était largement faite écho avait conduit à des conclusions hâtives allant jusqu’à innocenter ces suspects, des militaires proches du président actuel du Rwanda Paul Kagame.

Cela alors que le rapport  après avoir établi 6 lieux possibles de tir, n’a fait que « privilégier » la zone de tir « la plus probable » en désignant  « le site de Kanombe », sans exclure la possibilité que les missiles aient pu être « techniquement mis en œuvre dans un périmètre un peu plus étendu » et que le rapport n’identifie aucun auteur des faits, ce qui n’est pas le rôle des experts.

A l’issue de leur analyse des six lieux possibles, les experts ont en effet conclu que  « Le faisceau de points de cohérence qui se dégage des études que nous avons conduites nous permet de privilégier comme zone de tir la plus probable, le site de KANOMBE. Dans cette zone s’inscrivent les positions (…) c’est-à-dire le cimetière actuel et le bas du cimetière, sur un espace compris entre les façades arrière des trois maisons des ressortissants belges dont celle des époux PASUCH, et le sommet de la colline surplombant la vallée de NYAGARONGO. Le fait que nous privilégiions ces deux positions (…) ne signifie pas que les missiles n’ont pas pu être techniquement mis en oeuvre dans un périmètre un peu plus étendu. Nous considérons qu’une zone étendue vers l’Est et le Sud, de l’ordre d’une centaine de mètres voire plus, sous réserve d’avoir un terrain dégagé vers l’axe d’approche de l’avion, peut être prise en compte. »

L’ ASBL Jambo qui lutte pour l’établissement et la pérennisation d’Etats de Droit dans la Région d’Afrique des Grands Lacs avait appelé à la prudence et à la retenue quant à  des conclusions hâtives désignant des coupables et/ou innocentant des suspects, prudence encore plus justifiée aujourd’hui à lecture des conclusions des experts.  Elle avait souligné qu’il fallait attendre la sortie du rapport, l’analyse de celui-ci et surtout les conclusions de la Justice avant de condamner ou d’innocenter qui que ce soit.

Il est à souligner que les parties civiles et les accusés ont trois mois pour apporter leurs observations au rapport et éventuellement demander une contre-expertise.

Rappelons que l’attentat en question fut l’élément déclencheur du génocide qui a couté la vie à près d’un million de personnes.

Jean-François Singiza

Jambonews.net

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16 Commentaires à “Rwanda : Le Rapport balistique sur l’attentat terroriste d’avril 94 enfin disponible !”

  1. CESAR dit :

    Merci de m’envoyer l’intégralité du Rapport sur cette adresse
    Tous mes remerciements.

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  2. QuidRwanda dit :

    Le telechargement du lien n’est pas possible par MTN network a Kigali, Les informaticiens peuvent nous aider a nous indiquant comment y parvenir!

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    • Albcool dit :

      Ben apparemment ce n’est pas le Rwanda ou MTN qu’il faut blâmer mais Jambo news qui devrait clairement dire qu’ils l’ont retiré de la circulation. Au moins ayez ce courage la, soyez fair-play au lieu de laisser pointer vers un bouc émissaire.

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  3. Rwanda Rwiza dit :

    Salut! J’ai essayé d’ouvrir le rapport en question, mais il ne s’ouvre pas. Peut-être il y a un problème!
    Merci

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  4. Kanakuze dit :

    Le Rwanda est dans l’obscurité totale( politique, social, économie…..) priez pour le!!!

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  5. Kagabo dit :

    Il semble que le lien sur Jambo aie été désactivé.

    Vous pouvez le télécharger ici:

    https://www.wuala.com/FP_IJT/Documents/?key=TrevidicReport

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  6. Habimana dit :

    Merci de nous proposer un autre lien de téléchargement du rapport . ceux de jambo et wuala sont inaccessibles

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  7. fifi dit :

    Après l’avoir lu, c’est la piste Kanombe qui est retenue, Masaka est EXCLU.
    Si c’est Mukotanyi qui a fait le coup à partir de Kanombe, je dis chapeau.
    C’est des vrais warriors, faudra se lever très tôt pour les débouter du Rwanda.

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  8. Kagabo dit :

    En tout cas chez moi le lien, https://www.wuala.com/FP_IJT/Documents/?key=TrevidicReport marche.

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  9. puceman dit :

    « L’enfumage consiste aussi à faire prendre aux militaires français des vessies pour des lanternes. L’ordre de conduite N° 2 de l’opération Amaryllis considère que le FPR a repris l’offensive le 10 avril dans l’après-midi et non, soulignent les députés français dans leur rapport, le 6 avril « comme certains l’ont parfois hâtivement affirmé ».

    Mais nous sommes d’accord sur un point : le rapport des experts n’a fait que déterminer, avec une précision qui n’est pas contestée, le lieu des tirs : le camp militaire de Kanombe, sanctuaire de la garde présidentielle rwandaise. Il confirme aussi que des Sam 16 furent utilisés.

    Pour le reste, les juges vont devoir pousser leur enquête dans trois directions principales :

    1) La possibilité pour le FPR de pénétrer dans le sanctuaire de la garde présidentielle pour y tirer deux missiles et s’enfuir sans se faire intercepter.

    2) Commencer, enfin, à enquêter sur l’éventualité que ce soient les FAR qui aient commis « ce crime terroriste en temps de paix »

    3) Et, si ce ne sont pas les FAR, choisir entre les militaires français et leurs mercenaires pour comprendre qui a saboté le processus de paix par cet « acte terroriste ». »

    Emmanuel Cattier

    Enquête Citoyenne Rwanda

    Réponse de Bernard Lugan

    Cher Monsieur, je relève trois erreurs ou approximations dans votre message :

    1) Le Rapport parlementaire français date de 1998. Or, depuis, les connaissances que nous avons de la question ont considérablement progressé. C’est ainsi que devant les quatre Chambres du TPIR, des centaines de témoins ont parlé, des milliers de documents ont été présentés, de nombreux experts de toutes disciplines ont déposé des rapports. L’histoire a donc avancé. Vous semblez l’ignorer et c’est pourquoi votre analyse des évènements est obsolète.

    Expert dans les principaux procès qui se sont tenus devant le TPIR[1], et étant intervenu en fin de chaque procédure, j’ai très exactement eu à faire le bilan de ces avancées historiographiques. Pour être clair, disons que je fus à plusieurs reprises assermenté par le TPIR, à la demande de la Défense, pour montrer au Tribunal en quoi les avancées scientifiques résultant d’années de procédure contredisaient l’acte d’accusation dressé dans les années 1995-1997, et le rendaient par conséquent obsolète.

    Assermenté dans les deux principaux procès des responsables militaires (Militaires I et Militaires IITPIR-98-41-T et TPIR- 2000-56-T), j’ai tout particulièrement travaillé sur la question du « timing » de l’offensive du FPR.

    Cette question est en effet fondamentale car, depuis 1994, le FPR soutient qu’il l’a lancée plusieurs jours après l’attentat pour se porter au secours des populations massacrées.

    Or, non seulement cette thèse n’a pas prospéré devant le TPIR, mais il a même été établi et cela sans le moindre doute, que cette offensive – qui avait été programmée puisque les forces et les moyens avaient été prépositionnés -, a suivi l’attentat et qu’elle débuta dès la nuit du 6 au 7 avril 1994. Nous avons le nom des chefs de colonnes, leur lieu de concentration dans le nord du Rwanda, leur effectif, leur ordre de marche et le minutage précis de leur progression. Les premiers combats ont commencé à Kigali le 7 avril très précisément entre 5 et 6 heures du matin[2].

    Il est insolite de constater que vous semblez l’ignorer ; mais il est vrai que votre association n’a pas eu, comme moi, accès à l’ensemble des travaux du TPIR.

    2) Contrairement à ce que vous écrivez, les experts n’ont pas déterminé avec une précision « qui n’est pas contestée » le lieu du tir des deux missiles lequel est d’ailleurs en contradiction avec les témoignages des acteurs de l’attentat. Mais, ce sera au juge de les confronter.

    Dans l’immédiat, je vous livre quelques informations qui ont leur importance au sujet de l’expertise acoustique puisque c’est elle qui l’a emporté sur les hésitations des autres experts :

    – L’expert acoustique ne s’est pas rendu au Rwanda et il a fait son expertise « en chambre ».

    – Il n’a jamais entendu un départ de SA 16.

    – Selon certaines informations « officieuses » en cours de vérification, cette expertise aurait été faite sur simulation, avec un missile d’un type voisin du SA 16 et dans un camp militaire français de la région de Vierzon. Pour mémoire, la région de Vierzon est plate alors que celle du lieu de l’attentat est un cirque de collines…, ce qui a tout de même une certaine importance dans la propagation des sons !!!

    Si ces informations étaient vérifiées, nous serions donc en plein amateurisme, pour ne pas dire en pleine dérive…

    3) Le camp Kanombe n’était pas comme vous l’écrivez, le « sanctuaire » de la garde présidentielle dont le cantonnement principal était situé au centre ville de Kigali, face au CND, casernement de l’APR depuis la signature des Accords d’Arusha.

    J’ai bien connu le camp Kanombe quand je vivais au Rwanda. Je puis certifier qu’à cette époque – peut-être y eut-il des changements ensuite -, il n’avait rien d’une caserne de la Légion étrangère… et on y pénétrait facilement à condition de ne pas franchir l’entrée principale. A mon époque toujours, c’était un vaste espace en partie clôturé par deux rangs de barbelés souvent détendus, ouvert vers Masaka sur des friches et des taillis. J’y ai chassé la perdrix sur ses limites hautes vers la colline Masaka, et la bécassine dans le vallon séparant la colline Kanombe de celle de Masaka.

    Ceci pour dire qu’effectivement, il n’est pas exclu qu’un commando FPR ait pu s’y introduire. Mais les acteurs de l’attentat parlent tous de Masaka.

    Or, vous faites totalement l’impasse sur ces témoignages extrêmement détaillés qui figurent pourtant au dossier et que le juge confrontera au rapport des experts.

    Afin de précéder votre question, je porte à votre connaissance, car vous semblez définitivement ignorer les travaux du TPIR, que l’un de ces témoins, Abdul Ruzibiza, a fait sous serment devant la Cour les mêmes déclarations que celles antérieurement faites au juge Bruguière et que, quelques semaines avant sa mort, il les confirma devant la justice française, revenant ainsi sur une précédente rétractation. Depuis, d’autres témoins ou acteurs se sont déclarés qui, tous, confirment l’hypothèse avancée par le juge Bruguière.

    Nous sommes d’accord sur un point : l’avion présidentiel a bien été abattu par deux missiles Sam7. Or, et là encore, et vous semblez l’ignorer, la traçabilité de ces deux missiles a été établie. Grâce à la coopération judiciaire de la Russie nous savons en effet que ces deux missiles portables SAM 16dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 faisaient partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Or, vous n’êtes pas sans savoir que Paul Kagamé et ses principaux adjoints furent officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise et que, de 1990 à 1994, l’Ouganda fut la base arrière mais aussi l’arsenal de l’APR. Sur ce point également, les travaux du TPIR permettent des certitudes.

    De plus, comme cela a été établi, une fois encore devant le TPIR, l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles.

    Le FPR a tenté de faire croire qu’en 1991, quand il était chef d’état-major des FAR, le colonel Serubuga en aurait commandé à l’Egypte. Cet argument a été balayé de la manière la plus formelle par le TPIR qui a admis qu’il s’agissait d’un faux, ou plus exactement d’une tentative de manipulation à partir d’une facture pro forma (je donne la photocopie du document dans mon livre page 297) que l’on avait tenté de faire passer pour une facture authentique. Cette curieuse méthode attira d’ailleurs une réponse cinglante du président de la Chambre que je cite pages 261-264 de mon livre.

    Voilà, cher Monsieur, quelques éléments de réponse qui, j’en suis sûr, n’entameront pas vos certitudes militantes.

    Que peuvent en effet les preuves face à une croyance quasi religieuses puisque vous êtes persuadé d’être le Bien contre le Mal ? L’historien dont la position a évolué au fur et à mesure du dossier a, quant à lui, toujours à l’esprit cette phrase de Beaumarchais que je vous invite à méditer : « Je ne blâme ni ne loue, je raconte ».

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  10. HIGHLANDER dit :

    Distraction, distraction, distraction!

    Pour moi, le suspect et le coupable de cet attentat reste Kagame. Quoi que l’on dise, quoi que l’on publie!

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  11. Albcool dit :

    @ Bernard Lugan
    Non parce que Bernard Lugan prétend qu’il est ce qu’il n’est pas. Il a en effet été entendu par le TPIR, ce qui n’en fait pas immédiatement et vraiment un expert mais il aime le titre, et ses interventions, uniquement en faveurs de la défense ont été jugées irrecevables. A part ca il est du genre professeur à parader en tenue de colon, casque compris, mimant chasser les perdrix.

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    • Albcool dit :

      Il est le type même du colon avec un tel bla bla du style : « moi messieurs, j’y étais, j’ai tout vu et je connais tout. Historien d’extrême droite et qui prend les africains pour des petits noirs. Rien de ces prétendus rapports sur le FPR, mais rien alors, n’a été retenu. Que du vent qu’il place sur le web, en se disant personne ne vérifiera et ne me contredira. Les temps ont changé et les Africains alignent aussi quelques intellectuels.

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    • sadme dit :

      Albcool. C’est typique, quand vous êtes à court d’arguments, vous commencez à ridiculiser, semer la suspicion, insulter et plus… Cette mentalité doit changer au Rwanda. Quoiqu’on puisse penser d’ailleurs de Bernard Lugan, ses arguments sont toujours bien etayés et d’une précision détaillée ce qui n’est certainement pas le cas de ceux venant de Cattier et consorts qui défendent l’indéfendable. Même Alison des Forges a dû reconnaître ses erreurs devant le TPIR malgré que ses erreurs n’ont pas été répercutées par la presse occidentale. D’ailleurs, si vous voulez ridiculiser Lugan, moi je dirai que les Cattiers et co. sont des colons beaucoup plus dangereux puisqu’ils se font passer pour des ‘amis’ du Rwanda et de l’Afrique or qu’ils cherchent juste à se valoriser et à appliquer une sorte de racisme beaucoup plus raffiné (c’est eux qui décident qui est ‘bon Africain’ et ‘mauvais Africain’). Ceux qui se sentent appelés pour faire ‘des croisades’ sans arguments et en ne répondant pas aux arguments qui prouvent par des données réelles leurs erreurs, ne sont qu’inspirés par des préjugés et pas par un esprit de justice, ni de paix d’ailleurs.

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      • Albcool dit :

        @ Sadme, sorry mais je n’invente rien. Tu peux te renseigner auprès de l’université ou il enseigne, tu verras que je n’exagère rien quant a son accoutrement. Et je ne désire pas faire de l’assassinat de caractère, car effectivement on est ce qu’on est. Mais je mets le personnage dans une certaine perspective, pas platement. Et je ne suis pas à court d’argument. Mon argument c’est justement de dire que malgré le discourt qui ressemble a une plaidoirie intellectuelle … elle est FAUSSE. Contrôle au TPIR. Tout ce qu’il prétend est faux. Le paragraphe qui dit :
        « Or, non seulement cette thèse n’a pas prospéré devant le TPIR, mais il a même été établi et cela sans le moindre doute, que cette offensive – qui avait été programmée puisque les forces et les moyens avaient été prépositionnés -, a suivi l’attentat et qu’elle débuta dès la nuit du 6 au 7 avril 1994. Nous avons le nom des chefs de colonnes, leur lieu de concentration dans le nord du Rwanda, leur effectif, leur ordre de marche et le minutage précis de leur progression. Les premiers combats ont commencé à Kigali le 7 avril très précisément entre 5 et 6 heures du matin[2].
        Il est insolite de constater que vous semblez l’ignorer ; mais il est vrai que votre association n’a pas eu, comme moi, accès à l’ensemble des travaux du TPIR. »
        Il est complètement faux, et je ne crois pas qu’il y ait une personne qui va prétendre qu’il aurait raison, que le TPIR aurait entériné cette vision de l’histoire. Evidemment, nous on n’a pas eu la chance d’avoir accès à l’ensemble des travaux du TPIR.
        Alors, franchement, son commentaire sur les experts … très en dessous pour un académicien. Lagun, il chasse les perdrix et l’acousticien lui n’a jamais entendu un SAM 16. Mwouais ! Et puis il confond SA7 et SA16. Encore une autre fausse information : il n’y a pas eu jusqu’à nouvel ordre l’établissement clair de la traçabilité des missiles. Si ce n’est que la manip depuis Munyaneza qui a établi un rapport commandé par Bagosora, transmis a Bruguières par le biais de Reyntjes.
        Encore une fois, si le Juge Trevidic a estimé qu’il pouvait partager le rapport des experts avec les différentes parties c’est qu’il en a été satisfait. Et contrairement a ce que le chasseur de bécassines prétend, le Juge Trevidic a déjà confronté l’expertise au témoignage divers. Et qu’aujourd’hui il est confortable avec les conclusions : SA16 à partir de Kanombe.
        Le reste c’est des spéculations. Personne (de sensée) n’a encore accusé ceux qui on tire sur la gâchette. On va a peine commencer imaginer qui, a partir du constat qui aurait du être le point de départ du premier enquêteur. Constater que un Falcon 50 avec a son bord …, arrivé de Dar es Salaam a … le … . Il a été touche à tel endroit, les morceaux etc etc. Bref tout ce que Bruguieres n’a pas fait.

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