FR | EN

Rachel Mwanza, l’incroyable destin d’une enfant de la rue

Publié : le 28 février 2012 à 10:21 | Par | Catégorie: Culture

« Qui ça, moi ? ». Elle-même n’en croyait pas ses yeux. Des étonnements d’une surprise agréablement inattendue, pouvait-on remarquer chez l’actrice congolaise, Rachel Mwanza, à l’annonce du résultat qui la porta sur le toit du monde. Deux ans plus tôt un tel scénario était impensable parfois irréalisable. Comment peut-on devenir une véritable star de cinéma pendant qu’on vit en ridicule être dans les rues de Kinshasa sans espoir du paradis ? Ce genre d’interrogations ne peut que trouver sa réponse par la formule « Rachel Mwanza ».

Rachel Mwanza

Rachel Mwanza

Depuis samedi le 18 février dernier, la République démocratique du Congo a connu sa nouvelle star dans le septième art. La jeune comédienne Rachel Mwanza, âgée de 15 ans, s’est vue décerner l’Ours d’argent de la meilleure interprétation féminine lors de la 62ème édition du Festival de Berlin. Cette récompense revient à l’actrice congolaise pour son incarnation du personnage de « Komona » dans le film « Rebelle » du réalisateur canadien Kim Nguyen.

Une telle consécration vaut son pesant d’or pour Rachel Mwanza qui vient de faire ses débuts au cinéma et dont l’enfance fut peu heureuse. Pour mémoire, cette jeune fille était abandonnée par ses parents, il y a six ans. Elle vivait en partie dans la rue et en partie chez sa grand-mère. De la rue de Kinshasa aux coulisses d’un grand festival cinématographique, l’incroyable destin de Rachel Mwanza s’est révélé par sa performance dans un film du québécois Kim Nguyen. L’actrice congolaise a joué le rôle d’une enfant (Komona) enlevée par des rebelles et incorporée de force dans l’armée.

A travers cette œuvre, le réalisateur dénonce les guerres civiles en Sierra Leone, en Angola et en Birmanie. En outre, il fustige la situation des enfants soldats. Le tournage complet de ce film s’est déroulé à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, un pays qui à l’instar des nations énumérées de la ligne précédente, a connu aussi de nombreux conflits armés.

Somme toute qu’en vue de promouvoir les valeurs culturelles et les jeunes talents, les autorités congolaises vont tirer sans doute une belle leçon de l’exploit de Rachel Mwanza. Il importe de noter que la jeune fille qui a porté haut l’étendard du pays était parmi les rejetés de la société congolaise, à savoir les enfants de la rue, communément appelé les « Shegués » en lingala.

Qui l’eut cru? Même dans un panier de « fruits pourris », les bons ne manquent jamais, dit-on.

Mathy Magic

Jambonews.net

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

9 Commentaires à “Rachel Mwanza, l’incroyable destin d’une enfant de la rue”

  1. munyampeta dit :

    Il faut croire à l’impossible pour que ce dernier devienne possible.

       0 likes

  2. Girubutwari dit :

    L’impossible n’existe pas ! Il suffit d’y croire. Dieu, dans sa bonté, a créé l’être humain en son image. Notre grande faiblesse en tant qu’être humain réside dans le fait que nous n’arrivons pas à réaliser le sens et la profondeur de cette identité divine qui nous a été donnée gratuitement.

       5 likes

  3. koda-kombou dit :

    Il ne fait aucun doute,que sans intervention extérieure, les talents de Mlle R.Mwanza et ceux de Benda Bilili, n’auraient aucune chance d’éclore, ni aucune visibilité nationale et internationale.Nous mesurons bien, le chemin qui, nous reste à parcourir pour nous arracher, à notre triste destin d’inculture. Qui détruit sa jeunesse hypothèque gravement l’avenir de son pays.Il faut être apte à saisir cette axiome pour ne pas laisser ,comme porte-flammes culturels des charlatans musiciens,qui contribuent à notre descente aux enfers Notre jeunesse a besoin d’un encadrement, d’une bonne éducation, du travail et de la méthodologie qui doivent coller aux standards internationaux.. Sortons de l’aléatoire ,donnons la chance même aux shégués ,qui sont la composante de notre societé.Nous devons assumer cette responsabilité.La leçon à tirer: » est que ,rien ne va de soi, tout est construit dans la vie « .  » L’intelligence est la chose, la plus démocratiquement partagée sur terre,peu importe, la race, l’origine sociale, ni les catégories socio-professionnelles. Méditons ,donc, sur l’histoire fabuleuse et incroyable de notre compatriote.

       1 likes

    • patience dit :

      Si si  » L’intelligence est la chose, la plus démocratiquement partagée sur terre,peu importe, la race, l’origine sociale, ni les catégories socio-professionnelles » J’aime la citation. L’Afrique est rempli de potentiel non exploitée. Il y a tellement des Rachel Mwanza sur notre continent qui ne demande qu’une chose, qu’on les donne leur chance. Encore bravo à Rachel

         0 likes

  4. Gaston Médard dit :

    Une Afrique débarrassée de ses esclavagistes primaires noirs,: telle est la condition de l’éclosion de ces intelligences et talents enfouis dans ce vivier inexploré d’un monde généralement stéréotypé à dessein. Une preuve de plus !

       0 likes

  5. aaaaaaa dit :

    http://www.lesoir.be/culture/musiques/2012-02-28/jali-artiste-de-l-annee-aux-octaves-de-la-musique-899919.php

    CULTUREMUSIQUES
    partager

    Jali artiste de l’année aux Octaves de la Musique

    Rédaction en ligne
    mardi 28 février 2012, 22:33
    David Bartholomé (album et clip musical de l’année) et Jali (artiste de l’année) sont les grands gagnants de la 9e cérémonie des Octaves de la Musique, qui a eu lieu mardi soir à Louvain-la-Neuve.

    DR
    Egalement nommé dans trois catégories, le groupe bruxellois Great Mountain Fire est en revanche rentré bredouille.

    « Cosmic Woo Woo » est le premier album solo de David Bartholomé. Il succède ainsi à « L’indécideur », de Suarez, lauréat l’an dernier. Le leader du groupe Sharko remporte également le prix du clip musical pour « In the middle of ».

    Le jeune compositeur-interprète Jali, dont le premier album « Des jours et des lunes » est sorti en octobre 2011, succède à un autre Bruxellois, en la personne de Stromae. Né au Rwanda mais élevé en Belgique, sa musique mêle folk, soul et chanson française.

    « Il Diluvio Universale », de Falvetti, par Leonardo Garcia-Alarcòn et le Choeur de Chambre de Namur, a été désigné « Spectacle de l’année ». L’opéra succède également à Stromae au palmarès.

    Parmi les autres lauréats figurent Le Yéti (chanson française), The Experimental Tropic Blues Band (Pop/Rock), Pablo Andres (Musiques urbaines), aMute (Electro), Trio Grande & Matthew Bourne (Jazz), Anne-Catherine Gillet (Classique), Jean-Marie Rens (Contemporain), Accordion Samurai (Monde).

    Une Octave d’honneur a été remise au grand parolier bruxellois Jacques Duvall.

    Sarah Carlier (tube belge pour « Tenderness »), Lonh (prix Emergence), Puggy (prix Jeff Bodart) et Stereo Grand (prix de la ministre de la Culture) ont également été récompensés.

    Les finalistes des Octaves seront à l’affiche de nombreux festivals, parmi lesquels LaSemo, Dour, Ars Musica, Esperanzah, Inc’rock, Fêtes de Wallonie, Classissimo, Gaume Jazz Festival ou encore les Ardentes.

    Mis sur pied conjointement par la Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs (Sabam), la Médiathèque et RTL Belgium, avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, les Octaves de la Musique récompensent les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont, toutes disciplines musicales confondues, le plus marqué l’année écoulée.

    (Belga)

       0 likes

  6. Emmanuel dit :

    « Shégué » provient du nom du révolutionnaire cubain « Ché Guevara ». Dans les milieux des années 1990, la jeunesse congolaise (kinoise plus spécialement) se voulait révoltée et avait trouvé son idole en la personne de Ché Guevara. Pour la plupart peu instruit, ils prononçaient ce nom comme ils le pouvaient, Tshekevala, Che Guevala, pour finalement finir par « Shégué ». À un moment, ce mot a été utilisé pour désigner les « sorciers ». Et la plupart de ces « Shégué » ont rejoint la rue après avoir été chassé de leur famille qui les ont accusé de sorcellerie.

       5 likes

  7. muyaka dit :

    Vous appelez ça un miracle?
    kiekiekiekie, chez nous l’impossible n’existe pas, puis ce que lui même le président kabila fut un enfant presque de la rue de l’est de notre pays. ça aussi c’est un miracle? non par ce que chez nous au congo on dit bien « chance eloko pamba » ce qui veut dire la chance ne coûte rien, alors si la chance n’est pas cher ce que tout le monde peut s’en a procurer une.

       2 likes

Laissez un commentaire