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RDC : Retour sur le parcours du rebelle Ntaganda

Publié : le 9 juin 2012 à 8:51 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité

En quelques années, Bosco Ntaganda a tout connu. En premier,  les hommages dignes d’un souverain pontife. Et puis vient la descente aux enfers. Un véritable homme à battre.  En défiant publiquement la Justice Internationale(CPI), Bosco Ntaganda est un vrai « Terminator » comme l‘indique  le surnom qu’il porte. Un personnage très discret mais et pourtant il a été  presque dans tous les conflits armés qui ont ébranlé la République Démocratique du Congo depuis des années. Paradoxalement. L’homme a largement  bénéficié de la protection des autorités congolaises aux accords de paix  signés en 2009 entre Kinshasa et CNDP sous prétexte de la stabilisation de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Bosco Ntanganda arrive-t-il à la fin de son feuilleton ?  

De nationalité rwandaise d’origine tutsie, Ntaganda  a servi dans les rangs du Front Patriotique Rwandais lors de la guerre qui l’opposa au gouvernement hutu rwandais (1990-1994). Il fut ancien chef adjoint à l’état-major général des Forces patriotiques pour la Libérationdu Congo (FPLC), branche armée de l’UPC (Union des Patriotes Congolais)  de Thomas Lubanga. Ce dernier a été arrêté et condamné par la CPI en mars dernier pour enrôlement et circonscription des enfants de moins de 15 ans dans  l’armée. En outre, l’UPC était accusé d’être responsable du massacre de civil à Mongbwalu et en Ituri en République démocratique du Congo lequel a entraîné le déplacement de plus de 100 000 civils.

 

En 2009, Bosco est dirigeant du CNDP, un mouvement rebelle dont les soldats ont été intégrés aux FARDC (Forces Armées dela Républiquedémocratique du Congo)  après un traité pacifique. Il s’est vu confier les commandements militaires du Congo  jusqu’à sa défection et de ses hommes en avril dernier.

La CPI a délivré un mandat d’arrêt en 2006 contre Bosco Ntaganda. Ce dernier est accusé de trois chefs de crime de guerre dont l’enrôlement et la circonscription d’enfants de moins de quinze ans dans les forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), ainsi que le fait de les faire participer activement aux hostilités.

Mardi 29 mai 2012, l’ancien commandant des forces armées congolaises, Bosco Ntaganda,  sortait de son silence lors d’une interview accordée à la BBC. Au cours de cette réapparition médiatique, le général déchu Bosco Ntaganda a démenti  les accusations des Nations Unies qui accablent le Rwanda de soutenir les rebelles de Mouvement de 23 mars (M23) contre le gouvernement congolais.  La  ministre rwandaise des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo a,  pour sa part,  rejeté en bloc ce rapport et accuse les Nations unies d’utiliser des éléments sans fondement.

Concernant son éventuelle apparition devant la justice, Bosco Ntaganda se dit prêt à répondre de ses actes auprès de la justice congolaise et ne se voit pas juger par la Cour Pénale Internationale. Selon ce chef militaire,la CPI est  partiale. « Y-a-t-il des gens de l’Ituri qui m’accusent ? Le procureur à la Haye aime-t-il la population de l’Ituri plus que ceux qui sont originaires de la région ? C’est du mensonge. Ils doivent cesser de mentir aux Africains » déclarait Bosco Ntaganda sur les ondes de  la BCC. Retranché à l’Est, Ntaganda vit actuellement en clandestinité nonobstant sa dernière réapparition médiatique. Il s’est effacé de la scène pour laisser la place vedette  au Colonel Sultani Makenga, leader du « M23 » (mouvement du 23 mars) dont les origines sont floues et laissent croire à un « Made in Rwanda ». Toutefois, une question reste à se poser, jusqu’où iront tous ces acteurs ?

Mathy Mati 

Jambonews.net

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17 Commentaires à “RDC : Retour sur le parcours du rebelle Ntaganda”

  1. umuhinza dit :

    jusqu’où iront ces acteurs ?? quelle question !! ils veulent créer un empire tutsi tout simplement on tue les bantous sur place et on implante les tutsi pour augmenter la population …c’est un secret pour personne ca prenons l’exemple sur ituri, masisi, etc

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    • Remercions Monsieur l’Umuhinza qui nous offre ici le parfait exemple de l’INGENGA BITEKEREZO YA GENOCIDE…
      Les tutsi veulent créer un empire, doivent pour ce fait exterminer les bantous… La suite logique serait une contre action immédiate, solution finale qui aurait l’odeur du TSEMBATSEMBA il ne manquerait alors qu’un autre élément déclencheur déculpabilisant et accusateur avant qu’un juge français ou espagnol ne puisse lancer quelque mandat international contre les victimes-coupables du suicide collectif.
      Bravo!

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      • Kigogo dit :

        fVous croyez que ce que Ntaganda Alias Kagame fait n’est pas le genocide! Vouloir salir les autres comme genocidaires, controles-vous en premier!

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      • edouarda dit :

        Ange. Il n’y avait pas de viols systématiques des filles tutsi sous le régime Habyarimana et vous savez fort bien qu’il n’y a aucune preuve pour ce que vous avancez là. Il y a par contre eu des nombreux viols – documentés ! – des femmes congolaises par des soldats rwandais du CNDP et consorts sur le sol Congolais afin d’en faire une vraie arme de guerre et de terreur ! Et je ne citerai pas les nombreux juges et avocats qui se sont faits grassement payer par les réseaux de soutien de votre vénéré Kagame, pour faire accuser des innocents avec des ‘témoins à charge’ comme vous et finalement élaborer une version qui n’est que politique (du moment) de l’histoire de la région des Grands Lacs. Faire appel aux sentiments c’est facile – et il est vrai que çà marche déjà depuis un certain temps – mais cela ne résistera pas toujours aux preuves et vérités qui s’accumulent ! L’Histoire rattrapera un jour vos ‘vérités politiques’…

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      • mapierre dit :

        nous soutenons ntangada parceque nous aussi nous avons connu le genocide au congo brazzaville dans le sud du congo region habité par les bantous mais les blancs ne s’occupent meme pas de ça meme les disparu du beach de brazzaville kinshasa kabila à fait comment pour chassé mobutu il n »a pas ete arreté et son fils aujourdhui president ne se rappel plus se qu’il ont fait subir aux congolais avec l’appui des ????
        vive les bantous et les vrai kongos
        muanatsi

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    • Muenakongo dit :

      Jusqu’où iront ces acteurs ? bonne question…mais ils n’iront nulle part…l’histoire a été temoin…le Congo est un elephant…quand nous aurons chassé Kabila et ses acolytes qui favorisent l’humiliation des Congolais…le calme reviendra…et nous chasserons aussi tous les rwandophones de notre cher pays…

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  2. Bertrand Loubard dit :

    Depuis 1990, l’invasion du Rwanda par l’Uganda et le Génocide qui s’en suivit, toute la « Communauté Internationale » sait très bien ce que veulent les dictateurs de la région des Grands Lacs et leurs suppôts, membres de cette même « Communauté Internationale » : ne pas laisser « filer » les cours (et donc les pénuries) des matières premières (du pétrole au coltan), ne pas les laisser s’établir à des niveaux qui ne soient pas sous le contrôle de cette même « Communauté Internationale ». En suivant le grand Rift Africain et ses prolongements du Zimbabwe jusqu’en Syrie, les scénarios sont similaires depuis près de 25 ans. Les stratégies de déstabilisation ont la même structure culturelle qui imposent le soit-disant dilemme : « La Paix tolérant l’Injustice ou la Justice fauteur de Guerre ». (Pierre-Richard Prosper : avocat de Kagmé et « sorteur » de Carla del Ponte des TPI). Des interventions extérieures sont présentées comme rébellions ou guerres civiles intérieures….Même les opérations militaires de la Communauté Internationale ont l’humanitaire comme alibi. Et la mort, toujours recommencée, est imposée « in dignity » : au Soudan , en Egypte en Libye, en Syrie. La petite « guerre de Trente Ans » des Grand Lacs n’est qu’un épisode à propos duquel il a été dit : « Ils savent bien ce qu’ils ont à faire, nous n’avons qu’à regarder ailleurs » (Susan Rice). Ce qui explique le black-out incroyable de nos médias sur ce sujet : Lubanga, Mutébutsi, Nkundabatware, Kabarebe, Ntaganda les poulains, si pas les mignons, de Kagamé exécutent ses basses œuvres pendant que lui collectionne les Doctorat Honoris Causa décernés au plus grand criminel, Chef d’Etat en Fonction, par ses pairs dans le crime. Et pendant ce temps-là, ses égéries se taisent dans les média nationaux et sur leurs blogs. En chœurs silencieux, elles attendant de rappeler qu’elles avaient bien été, elles, les premières, à l’époque, à « dénoncer », etc. etc. ……comme déjà fait à propos de Timisoara et Lubumbashi.

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  3. ndorimana dit :

    Tout a une fin. L’empire HIMA qui était supposé s’étendre de l’Eritrée (la Mer Rouge) à l’Angola (l’Océan Atlantique) risque de se réduire à un mouchoir de poche.

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  4. bantou! dit :

    que veut dire bantou?je m’adresse a@MUHINZA..bantou veut dire toute personne dont sa langue a le mot « NTU »le kinyarwanda est une langue bantou!tutsi et hutu sont tutsi bantou, ici il ya pas question de gros nez ou de nez pointu…l’empire HIMA n’existera jamais,il y’aura tjr une empire bantou..car le tutsi est bantou et le hutu est bantou..

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  5. umuhinza dit :

    @ ange michel murangwa

    j’aimerais juste te poser une question que fait bosco ntaganda au congo ??!

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    • Kigogo dit :

      Il est au Rwanda, c’est un Rwandais!! Lui meme l’a confirme dernierement. Je me pose toujours la question d’ou est la frontiere des Tutsi. Il suffit qu’il entre au Burundi, il devient automatiquement Burundais, en Tanzanie, au Kenya, en Uganda de meme. Au Congo, c’est grave ou quelqu’un qui est ua Rwanda , entraine par FPR, combattu au cote de FPR devient le commandant des armes. La guerre ne finira jamais si il est ansi. Soyez serieux congolais et donnez la nationalite a ceux qui le meritent. A bon attendeurs, salut!

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    • observateur dit :

      @umuhinza
      Le cynique répondrait que, si il est avéré qu’il est actuellement au Congo, la seule façon de répondre avec certitude à cette question est d’estimer qu’il y’occupe un volume correspondant à ses mensurations physiologique.

      Je ne suis pas cynique, juste rationnelle. Ce qui m’amène à penser que un problème mal poser apporte rarement de bonne solutions, mais qu’il n’est pas interdit d’avoir de l’humour.

      @Kigogo
      que d’affirmations et quelle question!
      Le plus grave, à la lumière de vos écrits, serait de croire que vous penser.
      Car l’extrême confusion de vos propos m’amène à penser qu’il est inutile de vous répondre.
      Mais en ce Dimanche, je pose l’acte gratuit, ma bonne action, en répondant à votre question:

      1. « Je me pose toujours la question d’ou est la frontiere des Tutsi. »

      Avant de répondre sur la localisation de cette frontière, posons nous la question de son existence.

      a) Pris dans un sens ethnologique, la frontière ne peux exister que travers dans la définition du Tusti.
      -Il est difficile de définir une frontière pour « des Tustis »: En effet, L’article indéfini pluriel du COD « des », peut sous entrendre que vous désignez un sous groupe de  »Tusti »; il serait dans ces conditions impossible d’établir une frontière sans disposer de plus d’éléments.

      – Aussi quelle définition du Tusti?
      Hors, comme vous savez cette notion ne fut jamais établis avec autorité. Elle est donc approximer par l’usage, de l’héritage patriarcale de cette caractéristique. La frontière est donc notre culture, mais elle évoluera car nous évoluons aussi. Les autres tentatives, notamment empirique; d’approximation de cette notion ayant mener aux plus grandes dérives dont est capable l’homme, je pense que on ne peut décemment les retenir.

      b) Pris dans un sens géographique strict, comme votre commentaire le laisse supposer. La réponse est simple, cette frontière n’existe pas pour des raisons que vous avez vous même avancé. Possibilité de naturalisation et liberté de mouvement accru par les moyens de transport contemporain.

      c)Pris dans un sens géographique strict, à supposer qu’il existe une nation Tutsi, la question de la frontière serait alors à définir. Mais une telle nation n’existe pas, car elle n’a jamais existé par le passée. La réponse à cette question est donc de l’ordre de la fantaisie.

      Aussi cher Kigogo, la notion mal définit de Tutsi ne peut se mettre en correspondance de façon rationnelle avec la question d’une frontière. C’est ce qu’on appelle un problème mal posé. L’ennuie dans votre cas, si qu’il ouvre la porte à d’autres problèmes, eux bien posé, que sont le racisme et la bêtise.

      La frontière est peut tout simplement dans votre tête!

      Cordialement,

      l’Observateur.

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  6. brennus dit :

    @bantu!: ainsi donc, selon vous, la définition des bantus se limiterait à l’utilisation du syllabe « ntu » dans la langue? Que faites vous de toutes le langues qui ont ce vocable mais qui sont parlées à l’autre bout du monde?
    Ainsi donc, les Romains seraient de bantu tout simplement parce qu’ils disaient « adveNTU Hannibalis »? Ou le colon des caraibes car ils utilisaient des indeNTUred labourers après l’abolition e l’esclavage?Toute personne ayant des bribes de connaissance de l’histoire sait qu’une langue peut s’apprendre. Aussi, parlons- nous et écrivons le chinois, le latin, le grec ancien, l’anglais et l’allemand. Cela fait-il de nous des Athéniens? des prussiens? des han chinois? Les bantus se définissent en premier lieu par l’esprit d’ « ubuntu », terme qui désigne aussi bien l’humanité que la générosité et la gratuité des relations humaines entre ses membres. Ceux qui sont accusés de crimes contre l’humanité comme Ntaganda et consort, nonobstant la présomption d’innocence (la femme de César doit être au-dessus de tout soupçon!), peuvent difficilement prétendre à l’appellation bantu. Cette confusion ne dupe personne donc.
    Du reste, ubuntu to all.
    Vae victis

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  7. Matt Forest dit :

    J’aurais bien voulu que les activités de BNtaganda, avant qu’il n’entre en RDCongo, soient clarifiées. S’il vous plaît!

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  8. paradox dit :

    the tranquility of the democratic republic of congo does not depent of Rwanda but the race which are behind Rwanda and consort. Rwanda because the weapon does not manufacture or minission why, I wonder how Rwanda a country that has nothing happens to negotiate such a lomg hardly during the year. ended in a well equipped costing over $ 2000 in Rwanda is the material in his range of ended in how much? economy has to be evaluated how much do cquoi to survive so my brothers in Africa have a question that we need to ask?. HEREBY ORDER menture of us on the Congolese problem

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  9. Alini dit :

    Mr. Paradox the level of your english is concerning, it makes your statement confusing and your reasoning hard to follow.
    Consider this nothing but constructive criticism

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