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Rwanda : Paul Barril ne se trouvait pas à Kigali lors de l’attentat contre Habyarimana

Publié : le 15 juin 2012 à 0:40 | Par | Catégorie: Actualité

Le 6 avril 1994 le jour de l’attentat qui coûta la vie au président du Rwanda Juvénal Habyarimana et qui fut un événement déclencheur du génocide rwandais, le capitaine Barril se serait trouvé à New York.  

Paul Barril

Paul Barril

Qui est Paul Barril et pourquoi lui situer le jour même de l’attentat ?

 Le capitaine est pointé du doigt par certains journalistes d’être impliqué dans cet attentat aux côtés des ex Forces Armes Rwandaises.  En effet, depuis 1989, le capitaine Paul Barril, ancien membre du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (française)) aurait affirmé avoir  travaillé pour le président rwandais Juvénal Habyarimana, pour qui il aurait été chargé de la «réorganisation de la sécurité ».

Paul Barril a été entendu le jeudi 07 juin 2012 par le juge Marc Trévidic chargé d’enquêter sur l’attentat qui coûta la vie aux présidents rwandais et burundais. La question au centre de son interrogatoire consistait à savoir « Où était-il le 6 avril 1994 ? ». L’ex-gendarme de l’Elysée reconverti aujourd’hui dans la sécurité privée a longtemps affirmé posséder des « preuves » impliquant le FPR, de l’actuel président rwandais Paul Kagame, dans l’attentat du 6 avril 1994.

Selon l’hebdomadaire l’Express, le capitaine Paul Barril ne se trouvait pas à Kigali le 6 avril 1994, jour de l’attentat qui coûta la vie au président du Rwanda Juvénal Habyarimana, ce jour-là, il se trouvait à l’hôtel Plaza Athénée de New York, où il avait débarqué six jours avant, tout juste le 31 mars par le Concorde, ainsi que l’atteste son passeport, et en était reparti le 13 avril, c’est-à-dire juste 6 jours après l’attentat. De plus, le 7 avril, un collaborateur l’avait joint à New York pour lui annoncer le suicide, à l’Elysée, de François de Grossouvre, un collaborateur du président François Mitterrand.

Quel est l’enjeu dans la confrontation des hypothèses?

Le Président rwandais Paul Kagame a été longtemps accusé d’avoir planifié et mis en œuvre l’attentat avec son état-major lorsqu’il dirigeait le Front Patriotique Rwandais (FPR). L’enquête du juge Jean-Louis Bruguière, auquel Marc Trévidic et Nathalie Poux ont succédé en2007, a conclu que les missiles qui ont abattu l’avion présidentiel avaient été tirés par un commando du FPR à partir d’une ferme située sur la colline de Masaka à Kanombe. Cette piste a récemment été mise en cause suite au rapport balistique réalisé sous la direction des juges français Trévidic et Poux qui conclut que le missile a « pu » être lancé d’un autre endroit de Kanombe, notamment d’un camp militaire des forces armées rwandaises. Cependant l’endroit du tir ne lève pas les soupçons qui pèsent sur Paul Kagame, puisque les ex forces gouvernementales ont maintes fois affirmé ne pas disposer de missiles SA 16, aujourd’hui reconnus comme type de missiles ayant abattu l’avion.

Cependant, le début  du mois de juin 2012  a été témoin d’un coup de théâtre : le quotidien Libération dévoilait que selon un document de l’ONU , à la veille du génocide, quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, figuraient au sein de l’arsenal de l’armée rwandaise.

Toutefois, pour  Luc Marchal, l’ex chef de la MINUAR auquel les observateurs rendaient des comptes, un tel document n’a simplement jamais existé, car il aurait logiquement été au courant. Et si les ex-FAR avaient détenu des missiles, il en aurait été informé au vu des nombreux contrôles que la MINUAR effectuait sur leur armement

Paul Barril s’estime victime d’une cabale tendant à le discréditer, alors qu’il assure « détenir des preuves que cet attentat est bien l’œuvre de Paul Kagame ». Son audition pourrait donc constituer un tournant dans cette affaire restée à ce jour non élucidée, où manipulations sur manipulations ne cessent de jaillir en laissant le peuple rwandais et les familles des victimes dans la confusion la plus obscure.

 Jean Mitari

Jambonews.net


 

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8 Commentaires à “Rwanda : Paul Barril ne se trouvait pas à Kigali lors de l’attentat contre Habyarimana”

  1. Derille dit :

    La vérité serait-elle en train de monter les escaliers ?? Si c le cas, pk Paul Barril ne s’est-il pas manifesté plus tôt ? Et s’il ne se trouvait pas à Kigali le 6 avril 94, quelles preuves peut-il avoir contre Kagamé ? Arrêterons-nous d’aller de questions en questions ?

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  2. Greg Rukundo dit :

    Bon, aux défenseurs de Kagame et inventeurs de faux documents et témoignages, nous attendons d’autres éléments qui,…… in fine seront faux 😉

    Greg

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  3. umuhinza dit :

    montre des épreuves même si on sait tous que c’est kagamé qui a tué habyarimana ….qui vivra par l’épée mourra par l’épée c’est Dieu qui l’a dit…..

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  4. Bella dit :

    Hahahaha ese niba kagame yarishe rusunzu kinani yaramaze!!!!

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    • jio dit :

      je suis d’acord avec toe i niba kaga me yarishe rusunzu aramaze. ese ni nde muntu watinyuka kuvuga ngo niba abatutsi barishwa biraùmaze? je pense que niba udakunda rusunzu garde ça pour toi et si on n’aime pas kagamé que l’on garde ça pour soi. à part ça
      cette mort a une importance particulière c’est elle la clé qui permettra de comprendre le génocide des tutsis. si cette question ceux qui ignorent cette question ont tord. seulement pour quoi les es proches de kagamé ne trouvent pas d’autres acusation contre lui ? ils reviennent tous sur l’attantat qu’il attribue à kagamé. arrêtons de raconter n’importe quoi moi j’ai une conviction niba abanzi ba rusunzu bashinja kagamé icyo cyaha ni uko ils savent au fond de leur coeur que ce crime est la seule cause de génocide je vous dit la vérité je pense que kagamé sera dénoncé par les siens regarder le fait étonnant ce ne sont pas des hutus qui acusent kagamé non pas parce qu’ils manquent de preuves eux ils le savent très bien ils savent ce qui s’est passé avant ce crime,et après lui mais même dans leur grand silence les proches de kagamé diront la vérité d’ici 20 ans la vérité se faira connaître par ce que la vérité vaincra,elle ne se cache pas elle tarde elle se manifestera si ceux qui de viennent des ennemis de kagamé après avoir travaillé avec lui l’acusent et qu’on le refuse kagamé lui même se dénoncera car il faut que la vérité se dise je sais que les rwandais tous confondus qui désirent savoir la vérité la connaissent déjà mais ce qui est étonnant et terrifiant c’est que connaître cette vérité ou pas peut ne pas servir à rien c’est à dire que au lieu que ça réduise les haines ça peut les renforcer c’est à dire aussi ce qui soutiennent kagamé le ferront toujours qu’il soit coupable du crime ou pas, pour eux kagamé c’est le roi du rwanda il ne faut pas le touhcer sinon on combattra pour lui c’est à dire aussi que ce serait l’impunité totale au rwanda.là il y a un danger car on aime quelqu’un par ce qu’il est ce qu’il est qu’il soit mauvais ou pas assassin,voleur,…. on s’est fout c’est kagamé je pense que ce serait dangereux car ce serait de se moquer de toutes le victimes du génocide.c’est ce crime qui a provoqué le génocide et sans ça il n’y aurait pas eu de génocide au rwanda

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  5. mbatira dit :

    aha mwabagabo mwe ntitukigize nkana numwana uvutse azi uwishe kinani

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  6. P Coligon dit :

    Kagame, l’heure de vérité

    Ceux qui se sont employés à rendre Paul Kagame fréquentable commencent à s’en mordre les doigts. L’ONU vient de rendre un rapport, dans lequel elle mentionne le rôle joué par le Rwanda dans l’est de la RDC. Tout le monde sait que le président rwandais soutient les rebelles qui combattent l’armée congolaise.
    Kagame n’est pas un chef d’Etat ordinaire. C’est un guerrier. L’homme a du sang sur les mains. S’il est hors de question de remettre en cause l’horreur du génocide qui a frappé les Tutsis en 1994, on a des hauts le cœur quand on voit comment l’intéressé s’est servi de ce drame pour anesthésier la communauté internationale. Aujourd’hui, les chancelleries déchantent. Paul Kagame est au pouvoir depuis bientôt vingt ans et il devient impossible d’étouffer plus longtemps son bilan dans le domaine des droits de l’homme. Des ONG internationales comme Amnesty International qu’on ne peut soupçonner de révisionnisme ont rendu des rapports accablants sur ce qui se passe au Rwanda. Malheur à ceux qui se mettent en travers de la route de Paul Kagame. Plusieurs de ses opposants croupissent dans les prisons de Kigali. Voilà qui est le « grand démocrate » que la communauté internationale a jugé digne d’être à sa table. Elle aurait dû y réfléchir à deux fois.
    Pour des raisons politiques, on a fermé les yeux pendants des années sur les circonstances de l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie au président du Rwanda, Juvénal Habyarimana et au président du Burundi, Cyprien Ntaryamira. L’entourage de Paul Kagame s’est employé, avec un certain talent il faut l’avouer, à polluer l’enquête mené en France par le juge Bruguière puis le juge Trévidic. A ce stade, j’ai envie de demander aux lecteurs qui s’intéressent à cette affaire de bien lire et relire tout ce qui a été écrit. Depuis des années, une poignée de journalistes, toujours les mêmes, s’emploient à relayer la thèse selon laquelle l’attentat qui a précédé le génocide de 1994 n’est pas l’oeuvre de Paul Kagame mais d’extrémistes Hutu sans doute soutenus par la France. Ce mensonge est énorme. Il est distillé avec insistance, plus encore depuis qu’un nouveau juge Marc Trévidic est en charge de l’instruction en France.
    Mensonges et contre-vérités ont pu pousser parce que la France nourrit une certaine culpabilité. Pas celle d’avoir participé à un génocide ou à des crimes comme l’entourage de Kagame s’emploie à le faire croire mais parce qu’elle n’a pas su empêcher ce qui s’est passé. Ce n’est pas une page glorieuse de son histoire, mais elle n’y a pas perdu son honneur comme on voudrait bien le faire croire. Depuis des années, le dossier Rwandais est otage d’une vaste campagne de désinformation.
    Ceux qui ont essayé de démonter le mensonge construit par le pouvoir rwandais, comme Pierre Péan sont restés inaudibles. Péan est excessif et souvent taxé de parti pris mais il avance dans le dossier rwandais quelques informations précises et factuelles. Là encore, l’objet de cet article est d’inviter les esprits ouverts à réfléchir et à affûter leur jugement. Dans toute cette affaire, il convient d’exercer son esprit critique pour bien comprendre pourquoi, depuis le départ, l’implication directe de Paul Kagame dans l’attentat du 6 avril 1994 ne fait aucun doute. Depuis plusieurs semaines, une campagne de presse orchestrée par les avocats de Paul Kagame tend à distiller l’idée que l’enquête aurait pris un tour nouveau qui irait dans le sens de la thèse soutenue par l’actuel pouvoir rwandais. Les enquêtes du juge Bruguière et du juge Trévidic arriveraient à des conclusions diamétralement opposées, nous explique-t-on. Voilà ce que certains médias affirment sur la base d’informations délivrées par le camp Kagame. Lisez et relisez. En vérité, tout cela est orchestré et manipulé. On s’est employé à faire le focus sur des contradictions et des détails du dossier pour dresser un écran de fumer et cacher les éléments à charges qui mènent tous vers le FPR et Paul Kagame.
    Pierre Rose des Vents

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  7. GATALI Vital dit :

    c’est dommage: tous les commentaires ci-dessus ne refletent que les états d’ame de leurs auteurs plutot que d’une analyse objective des événemnts. Sur quelle base tangible l’un ou l’autre peut-t-il s’appuiyer pour justifier ses propos? Jusqu’ici les deux camps rassemblent les elements a conviction donc il est tros tot pour nous les observateurs ,de tirer les conclusions a moins que ce ne soit le moyen de jouer le jeu pour un tel ou tel.

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