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RDC-30 Juin 1960: un discours, un peuple, un avenir

Publié : le 1 juillet 2012 à 14:22 | Par | Catégorie: Actualité

« Congolais et Congolaises, combattants de l’indépendance, aujourd’hui victorieux, je vous salue au nom du gouvernement congolais. »

Lumumba

Lumumba

C’est par ces mots que LUMUMBA, jadis 1er premier ministre introduit son allocution historique, qui occasionnera plus tard son trépassement.

Tel un centurion romain, Patrice s’employa à faire ce que tout leader fait avant un grand challenge ; galvaniser son bataillon, exalter ses troupes afin qu’une fois dans l’épreuve, le guerrier puisse donner son meilleur rendement.

Ainsi, en rappelant à l’assistance et à la face du monde la sueur, le sang, l’abnégation les sacrifices et le courage qu’il a fallu pour l’aboutissement de cette entreprise ô combien chevaleresque, feu Lumumba a simplement agit en éclaireur perspicace.

52 ans après, on trouve encore des Congolais extrêmement critiques sur le zèle doublé d’outrecuidance de ce discours, le jugeant trop émotionnel, foncièrement sensationnel.

Par ces critiques, ses frères dédouanent ainsi tous les autres responsables de l’insuccès de notre indépendance, à savoir toute l’intelligentsia de l’infortuné ex colonisateur mise au service du sabotage de notre souveraineté ainsi que tous ces fils de judas aux intérêts perfides, politiciens parasitoides autrefois proches de LUMUMBA .

Il est donc à présent naturel de se demander ce que serait le Congo 52 ans après si tous ses politiciens de l’époque s’étaient rangés derrière le seul qui pouvait se targuer de la légitime populaire, PATRICE Lumumba.

52 ans après, ce discours fondateur aux accents de « We, the people » semble toujours resté lettre morte et inopérant auprès de ses principaux destinataires, il n’est enseigné ni dans les écoles , encore moins débattu dans les cellules nucléaires de la société congolaise.

Pire, l’élite dirigeante post-indépendance s’est attelée au nom de la politique du tube digestif à un abâtardissement des classes populaires dont la latitude s’est rarement observée dans l’espace intersidéral.

La cause est-elle perdue?

Bien sûr que non, car malgré tout ce qu’elle a subi, cette nation si méritante et si brave semble tenir bon. Dans le tréfonds de sa souffrance, au détour des conversations, nous entendons encore ses fils et filles balbutier ces quelques mots du discours du 30 juin « le Congo sera beau, riche et prospère ». Preuve que ces bribes de phrases ne se sont pas toutes fondues dans les méandres de leurs consciences, preuve que le Congo renaitra de ses cendres…le jour ou le peuple se lèvera comme un seul homme décidé enfin à faire vivre, coûte que coûte, ces idéaux.

Charis Basoko

Jambonews.net

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7 Commentaires à “RDC-30 Juin 1960: un discours, un peuple, un avenir”

  1. Krishna dit :

    « Le Congo sera beau » ; c’est le passage que je préfère.
    Merci pour ce rappel de notre histoire collective.

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  2. Inararibonye dit :

    Rwanda et Burundi: les Belges aussi doivent réfléchir

    Rwanda et Burundi : les Belges aussi doivent réfléchir

    Un demi-siècle après l’accession à l’indépendance du Rwanda et du Burundi, l’heure est à la fête, à Bujumbura en tous cas, mais aussi à la réflexion : pourquoi, en termes de développement humain, d’acquis démocratiques, et même de relations de voisinage, le bilan est-il aussi lourd ? Des Belges, à Bujumbura en tous cas, seront associés à la fois aux réjouissances et aux réflexions. Puissent ils dépasser le stade des conseils amicaux et des recommandations. En effet, la Belgique, ancienne puissance coloniale, qui s’était vue confier la tutelle de ces deux petits pays initialement conquis par l’Allemagne est loin d’être sans reproches. S’il est parfaitement justifié de souligner aujourd’hui, -enfin !- la responsabilité de la France dans le génocide au Rwanda, il faut aussi élargir le champ d’analyse : ce sont bien les Belges et eux seuls, qui, depuis le début du siècle dernier, ont modelé la politique de ces pays. Ils ne se sont pas contentés d’imposer une lecture ethnique des différences sociales qui existaient entre Hutus et Tutsis, de confondre la démocratie avec la loi (la dictature ?) de la majorité numérique, de diviser de vieux peuples, des sociétés aux structures complexes. La Belgique, dans les années 60, a aussi démontré que, dans sa propre sphère d’influence, là où elle pouvait jouer un rôle, elle ne reculait pas devant le recours à la violence, voire au crime : si les circonstances de la mort de Patrice Lumumba ont fait l’objet d’une enquête parlementaire, on ne sait toujours pas qui a ordonné l’assassinat du prince Louis Rwagasore au Burundi ni pourquoi le roi Mutara du Rwanda avait été emporté par une « mauvaise piqûre »…
    Il serait peut-être temps de reconnaître que les trois pays (Congo, Rwanda, Burundi) dont la Belgique était responsable ont pris, chacun à leur manière, un très mauvais départ lors de leur indépendance. La métropole, au lieu de pacifier et d’unir, avait exacerbé les antagonismes ethniques, étouffé les aspirations nationalistes et aussi recouru systématiquement à la corruption des élites, une pratique qui allait s’avérer bien plus durable que les institutions démocratiques elles-mêmes…
    Vieilles histoires ? Rappels stériles ? Pas tant que cela : sans même revenir sur rappeler le génocide rwandais, il faut savoir que les divisions créées jadis continuent à faire des victimes. Conclusion : le devoir de mémoire et de réflexion ne doit pas seulement être le fait de nos « anciens colonisés », les jeunes Belges aussi méritent de savoir ce qui s’est réellement passé voici un demi siècle. Il faut espérer que nos dirigeants, non contents de « donner des leçons » et de « faire passer des massages », prendront surtout le temps d’écouter, de mesurer les efforts déployés dans chacune de nos anciennes colonies pour dépasser la fatalité d’une histoire que nous avions contribué à forger…

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  3. Inararibonye dit :

    Cinquantenaire du rwanda et du Burundi:Exemple et contre-exemple

    Rwanda et Burundi : voilà deux pays qui se ressemblent sur bien des plans. Ils partagent la même histoire et le même espace géographique. Colonies allemandes puis belges, ces deux pays voisins et frères des confins des Grands lacs ont acquis leur indépendance le même jour, un certain premier juillet 1962. Cela fait donc cinquante ans que, dira-t-on, ces deux pays se sont affranchis de la férule humiliante de la monarchie belge d’alors, pour se constituer en Etats libres et indépendants. Le Rwanda et le Burundi ont aussi ceci de commun qu’ils sont dirigés par deux présidents qui souffrent d’une sérieuse anorexie démocratique au point que leurs opposants vivent sous une chape de plomb permanente.

    Au fait, Kagamé et Nkurunziza sont atteints du même virus de la pensée unique et de caporalisation de l’opposition. Mais la comparaison entre ces deux pays s’arrête là. En effet, sur le plan du décollage économique, la différence est nette entre le pays de Kagamé et celui de Nkurunziza. Le premier a atteint, pour ainsi dire, sa vitesse de croisière tandis que le second est en rase-motte. Quoique reprochable sur bien des plans, le président rwandais force l’admiration même de ses détracteurs les plus invétérés, tant il a pu remettre sur le chantier de reconstruction un pays qui a connu l’un des pires cataclysmes de l’histoire de l’humanité : le génocide de 1994. Mais, hier, au lever du soleil du cinquantenaire, Kagamé et Nkurunziza ont eu des parures visiblement différentes.

    Le premier qui a réussi son indépendance économique dont on sait qu’elle est la mère de toutes les indépendances, avait toutes les raisons de fanfaronner les cinquante ans de son pays, mais s’est contenté d’un sobre défilé militaire. Mais le second, comme bien d’autres chefs d’Etat africains avant lui, a mobilisé des moyens faramineux, allant jusqu’à faire venir des éléments de la famille royale belge pour célébrer une indépendance qui n’est, de toute évidence, que de façade. En effet, ce type de fanfaronnades auxquelles les chefs d’Etat ont habitué leur peuple ne sont rien moins que l’expression d’un complexe. Car, à la vérité, quand le tigre se met à proclamer sa « tigritude » sur tous les toits, plutôt que de bondir sur sa proie, il y a de quoi se convaincre qu’il cache quelque chose.

    Comme le Burundi, bien d’autres pays ont célébré leur cinquantenaire au moment où bien des citoyens tirent le diable par la queue, parce que vivant avec moins d’un dollar par jour. Ce qui est ubuesque à tous points de vue. En tout état de cause, Kagamé n’a pas eu besoin d’entonner « indépendance tcha-tcha » pour montrer aux yeux du monde et surtout à l’ancienne puissance coloniale, que son pays a cinquante ans de souveraineté. C’est de cette indépendance à la rwandaise dont les peuples africains ont besoin : celle qui se prouve et non se chante.

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    • kigogo dit :

      Vous m’etonnez quand vous dites que le Rwanda est loin avance dans le developpement. Qui ne peut pas le faire si on vole les minerais sous les yeux des nations et des puissances mondiales sans rien dire. C’est juste une strategie de toutes les grande puissances. Voler pour se developper!!!!.
      Vous vous rapellez quand le Rwanda a ete proclame premier producteur de l’or en Afrique!! c’est honteux!!!
      On ne peut pas deseperer car Dieu est la pour nous juger, mais qui se croit debout, qu’il se controle en premier pour ne pas tomber d’une chute libre.
      Vous n’avez pas lus que Kagame a une entreprise aerienne et des chateaux a Dubai? D’ou viennnent-t-ils? n’est-ce pas au Congo? Les jours d’un voleur sont 40.

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  4. Inararibonye dit :

    RDC: neuf morts au Nord-Kivu dans une attaque des rebelles hutus rwandais FDLR

    (Belga) Six militaires de l’armée gouvernementale congolaise et trois rebelles hutus rwandais ont été tuées dimanche lors d’une attaque menée par des groupes armés rwandais et des combattants locaux congolais Mai-Mai contre la cité de Luofu, dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), a rapporté lundi la radio onusienne Okapi, citant des sources militaires et locales.

    RDC: neuf morts au Nord-Kivu dans une attaque des rebelles hutus rwandais FDLR
    Quatre militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) et deux civils ont aussi été blessés dans cette attaque et deux maisons ont été détruites à Luofu, une localité située à 24 kilomètres de Kanyabayonga, elle même à 150 km au nord de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu. Ces informations ont été confirmées par des sources militaires et celles de la société civile, selon Radio Opaki, parrainée par l’ONU. Basées dans l’est de la RDC et comptant encore de 2.500 à 5.000 combattants selon les sources, les FDLR, dont certains sont soupçonnés d’avoir participé au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, sont considérées comme l’un des principaux fauteurs d’insécurité dans la région des Grands Lacs africains. Le Rwanda en recherche certains pour leur rôle présumé dans le génocide, qui a fait quelque 800.000 morts selon l’ONU, majoritairement d’ethnie tutsie. (GGD)

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  5. Girubutwari dit :

    C’est dommage qu’un si bel article soit presque noyé dans des commentaires qui ne nous avancent en rien dans notre effort de réflexion sur les entraves à cette indépendance pour laquelle les pionniers de la démocratie africaine se sont battus et payé de leur sang.
    Je me demande où veut en venir celui qui prétend être « inararibonye ». On dirait qu’il vient de trouver plutôt un espace pour véhiculer ces idéaux qui ne représentent rien d’autre que de la pure propagande. Considérant l’extrême pauvreté dans laquelle vivent de manière générale les populations rurales rwandaises et oser faire une telle affirmation « …sur le plan du décollage économique, la différence est nette entre le pays de Kagamé et celui de Nkurunziza. Le premier a atteint, pour ainsi dire, sa vitesse de croisière tandis que le second est en rase-motte… » , ne relève que de l’hypocrisie et de la malhonnêteté intellectuelle.
    La perte de véritables et démocrates patriotes à l’instar de Lumumba et qui a laissé derrière elle un vide politique occupée par l’élite dirigeante post-indépendance mettant de l’avant « la politique du tube digestif », voilà ce qui mine notre Afrique. Aujourd’hui, cette Afrique est toujours en quête d’une véritable relève, une relève visionnaire, celle qui met de l’avant, et avant tout, les intérêts du peuple; celle qui libérera nos pays de l’exploitation et de la servitude occidentale.

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  6. Kigogo mon cher ami…..sais si par honnete intellectuelle tu ne peux contredire les bailleurs de fond qui ont laisse le Rwanda dans une situation deplorable apres le genocide rwandais….mais a l’heure actuelle, il ya quand meme une sorte de developpement ou il fait beau vivre au point de vue securitaire…les congolais affluent gisenyi pour deposer leurs argents,les mutuelles de sante,les travailleurs sont payes chaque mois,…tout le monde est unanime que le pays progresse tant mieux que mal…faut pas faire des affirmations gratuites qui n’ont pas de preuves,,,quant on est president on doit quant meme songer a votre retraite d’une facon onereuse,,,les richesses tous les president en ont meme cliton,carter,sarkozy,..ils ne vont mourrir pauvre pcq u’ils sont president..le minimum ca va pas exagerer…

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