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RDC : Dégraisser l’armée congolaise pour la rendre plus efficace

Publié : le 27 février 2013 à 21:51 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité
L'armée congolaise

L'armée congolaise

« Qui veut aller loin ménage sa monture ». Voilà un proverbe qui devrait  inspirer  un peu plus le gouvernement congolais dans sa gestion des forces armées congolaises.

Depuis  presque 15 ans, la question de la défense nationale n’a cessé d’être un souci majeur pour les différents gouvernements congolais qui se sont succédés au point qu’elle est presqu’à chaque fois qualifiée de « priorité des priorités » lors des déclarations de politique générale  ou toute autre adresse importante à l’égard de la nation.

En 1998 déjà, suite au départ des armées rwandaise et ougandaise  après la rupture houleuse  entre le feu président  Laurent Kabila et la paire Museveni et Kagame, un appel général à la jeunesse congolaise fut lancé afin de reconstituer une armée inexistante à l’époque.

En 2003, à la suite du dialogue inter congolais, une reconstruction de l’armée fut initiée sous l’égide  du gouvernement de Kinshasa, des Nations Unies , de l’Union européenne  et des partenaires bilatéraux comme l’Angola, l’Afrique du Sud et la Belgique.

Il s’agissait de mettre en place un mécanisme de regroupement et d’intégration  des soldats et militaires du gouvernement et ceux d’anciens mouvements rebelles au sein d’une structure de commandement unique. Ainsi furent brassées et mixées des troupes de l’armée régulière, du RCD Goma, du MLC de Jean Pierre Bemba et des mouvements Mai-mai.

Et comme les « bookmakers » le prédisaient,  le brassage a généré plus de problèmes que de solutions, contraignant par exemple les populations autrefois meurtries de faire face à leurs anciens bourreaux mais cette fois en tant que protecteurs. En 2004, le budget de la défense est officiellement de 93,5 millions de dollars US soit 1,5 % du produit national brut. En 2006, il est estimé à 2,5 % du PNB. En avril 2009, le ministère de la Défense et l’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo recensent 129 000 hommes sous les armes.

En 2010, 2011 et 2012, le budget de la défense oscille entre 3,5% et 4,2% pour un effectif, fin 2012, d’à peu près 135 000 hommes.

Pendant toutes ces années, des dizaines de symposiums, colloques, séminaires furent organisés pour réfléchir sur les moyens et stratégies afin de  rendre l’armée congolaise plus efficace. Force est de constater que malgré toute la bonne volonté manifeste de certaines autorités congolaises,  les résultats ont été fort décevants. Cela se reflète par la facilité avec laquelle les FARDC sont à chaque fois défaites lorsqu’elles sont confrontées à des groupes armés très  bien entrainés.

Quelquefois, leur courage leur permet d’engranger de précieuses victoires  mais bien souvent la trahison des hauts dignitaires, des conditions sociales difficiles pour eux et pour leur famille et le manque d’organisation et de discipline dans les différentes chaines de commandement finissent par avoir raison de leur performance.

Solution inédite pour un pays en guerre

 Depuis avril 2012, le discours sur la réforme de l’armée est devenu récurrent suite aux revers observés face aux troupes du M23 qui selon plusieurs rapports seraient aidées par le Rwanda. En dépit de ces déclarations de bonnes intentions aussi bien de la part des Congolais eux-mêmes que des acteurs  internationaux impliqués dans la crise des Grands-Lacs, aucun schéma précis n’a été proposé.

La communauté internationale consciente de son échec dans le processus d’intégration initié en 2003  n’ose plus clairement se prononcer en termes de solutions concrètes sur le volet militaire.

Les acteurs internes ne cessent eux d’entonner à tue-tête le refrain de la réforme de l’armée sans réellement donner corps à leurs arguments. Dire qu’il faut réformer l’armée c’est facile mais la question importante est de savoir comment procéder eu égard à son degré avancé de dégénérescence. Ayant expérimenté le brassage et l’intégration sans résultats appréciables, ne serait-il pas enfin temps d’envisager d’autres stratégies plus pratiques qui apporteraient réellement un bol d’air à cet appareil indispensable au fonctionnement de tout État.

Une solution inédite serait le « dégraissage » des FARDC. Il s’agirait concrètement de réduire l’effectif de l’armée afin de créer une machine de guerre plus performante.

Jamais le poids de l’armée n’a été remis en question dans les différentes analyses expliquant les différentes défaites des FARDC; ni par les experts internationaux encore moins par des experts internes; et presque toujours la réponse reflexe a été de lancer aussitôt un appel général au recrutement  comme si l’armée congolaise manquait d’hommes.

Bien souvent les troupes en face sont moins nombreuses mais mieux entrainées. En comparaison, les troupes rwandaises sont estimées à 35 000 hommes et les ougandaises à 47 000. Si aujourd’hui les trois armées devaient directement s’affronter il est fort probable que les FARDC tomberaient en premier malgré leur grand nombre.  Il faudrait donc se questionner sur la formule permettant d’accroître l’efficacité tout en faisant preuve de parcimonie. Le  modèle du  management opérationnel combiné au management stratégique pourrait inspirer les responsables de l’armée congolaise.

Il est plus que temps que les autorités congolaises comprennent qu’il sera impossible de gagner définitivement la guerre avec un budget annuel de la défense estimé à  247 millions de dollars pour un effectif de 130000 hommes. Une armée de cette taille ne s’entretient pas avec un  budget de cette envergure. Au contraire la désertion, la rapine sur la population, la corruption, la trahison et tout autre comportement répréhensible se verraient conforter au sein de cette haute institution censée être la vitrine nationale de la respectabilité.

C’est d’ailleurs une tendance générale de tous les pays du monde que de réduire les effectifs de leurs armées pour les rendre plus performantes.  Le monde évolue, l’idéologie selon laquelle une armée forte est une armée riche en hommes  n’a plus pignon sur rue et au 21ème siècle l’agilité compte plus que le poids. La réduction d’effectif aurait pour effet immédiat  d’accroitre les ressources de l’armée et  ainsi optimiser leur répartition. Cette manne serait affectée à l’amélioration de leur formation et conditions de vie. Concrètement, il ne s’agit pas de déposer définitivement des dizaines de milliers de soldats mais bien d’en faire des réservistes qui seront réembauchés à temps plein une fois la paix revenue et la prospérité retrouvée.

Cette solution peut certes paraître burlesque mais rien ne coûte de l’analyser et de l’approfondir. Et elle ne peut se révéler efficace que si simultanément d’autres mesures sont prises pour améliorer l’organisation des FARDC.

 Charis Basoko

Jambonews.net

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9 Commentaires à “RDC : Dégraisser l’armée congolaise pour la rendre plus efficace”

  1. La honte+++++++++ dit :

    C’est facile à comprendre , ces défaites succéssive est le résultat du travail que Azarias Ruberwa est d’autres Rwandais aprés le thêatre de Sun city et aprés avoir tués, enterrées des femmes vivantes à Mwenga du temp du tout puissant RCD-Rwanda ,la sécurité et la défense fut confiée à un joker de Kagame, cependant la suite est que le trop plein de l’armée Kagaamenne, fut automatiquement injéctée dans l’armée Congolaise, cependant comment les Congolais peuvent-ils gagner une guerre contre les supplétifs de l’armée Rwandaise ?avec l’armada des officiers supérieurs tutsi dans l’armée congolaise dont leurs coeurs battent pour le Rwanda que le Congo, qui ont avec leurs troupes la gachette facile contre les Congolais que leurs compatriotes Interahmwe? allez-y comprendre quelque chose.

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  2. Vindu Muka dit :

    Une mascarade de plus pour mieux balkaniser la RDC. En 2004, le Général Mbuza Mabe des FAZ et non des FARDC avait bien compris le stratégie rwandaise, orchestrée par Azarias Ruberwa et Hyppolite Kanambe, d’infiltrer l’armée congolaise pour lui infliger des déconvenues humiliantes en « brassant » nos troupes avec les « rwandophones congolais, banyamulenge ou congolais d’origine kinyarwanda ». Qu’est-ce que le Général Mbuza Mabe avait fait? Sachant qu’il avait des loups dans ses troupes, il avait demandé aux vrais soldats congolais sous son commandement de prendre à revers ces infiltrés rwandais « kagamistes » pour ensuite cartonner les assaillants qui étaient en face, et les renvoyer dans le propre piège qu’ils lui avaient tendu. C’est la dernière fois que la ville de Bukavu fut dégagée de tous les criminels qui continuent à sévir à ce jour. Curieusement, c’est Azarias Ruberwa, James Kabarebe et Paul Kagame qui, sous le prétexte d’élimination des « militaires congolais banyamulenge » par le Général Mbuza Mabé, ont demandé et exiger à Hyppolite Kanambe d’éloigner celui-ci des théâtres des opérations de l’Est pour lui « confier » le commandement du centre d’entrainement de Kitona situé sur le flanc atlantique de la RDC.

    Il est à noter que le Général Mbuza Mabé aurait dû être de ces officiers désarmés des ex-Faz, ayant voulu faire allégeance au régime de Kabila, lâchement génocidés sur la base de Kitona par les troupes de James Kabarebe, Une fois encore, il avait réussi à déjouer le piège tendu en s’évadant de Kitona, pour venir se présenter courageusement devant le nouveau Chef de l’Etat congolais, Laurent-Désiré Kabila, en lui exprimant sa loyauté de militaire, au service seul de la Nation congolaise. Il est mort empoisonné en 2009.

    « Félix Mbuza Mabe(source wikipédia)
    Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze, né en 1944, est un général de l’armée de la République démocratique du Congo et mort le 20 mai 2009 des suites d’une longue maladie. Général de l’armée congolaise qui s’illustre notamment lors de la prise de Bukavu en 2004. Il met en déroute Nkundabatwaré qui occupe alors la ville. Il fut stoppé par la MONUC qui proposa alors la politique de mixage des miliciens de Nkundabatwaré avec pour conséquence le manque de cohérence dans l’armée mixée. »

    Lorsque l’on parle de dégraissage des FARDC, cela veut simplement dire ramener cette « armée » aux proportions conformes à la domination des « rwandophones congolais » telles que préparées et prévues par le plan de balkanisation de la RDC par le trio Kagamé-Museveni-Kanambe. En contradiction complète et totale avec son interview (lien ci-dessous) du samedi 28 juillet 2012 au cours de laquelle Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila appelait les jeunes congolais à la conscription pour servir de chairs à canon lors de l’attaque du « M23″, aujourd’hui, arrivé à ses fins, il nous parle de dégraissage de l’armée. Comme hier, avec l’armée ougandaise, aujourd’hui Kagame et Museveni bouclent la boucle avec la RDC.

    Pour étayer mes propos, les extraits ci-dessous vont malheureusement nous servir de florilège.

    « Kananga : 89 officiers reçoivent leur brevet à l’Académie militaire, ex-EFO »

    « Selon des sources à Kananga, sur les 109 inscrits, certaines provinces seraient « sur-représentées » par rapport à d’autres. « Lors de la création de la Force publique en 1886, le roi Léopold II avait instruit ses mandataires de recruter les soldats dans les tribus guerrières de chaque région non seulement pour prévenir les mutineries mais aussi pour créer un esprit d’unité, commente une source présente à cette cérémonie ». « Lors des consultations nationales organisées au début des années 90 par le président Mobutu, enchaîne une autre, les intervenants dénonçaient le nombre croissant d’officiers issus de l’Equateur dans l’armée. Cette leçon d’histoire n’a pas été retenue. Aujourd’hui, ce sont les « swahiliphones » (rwandophones) qui tiennent le haut du pavé. La promotion qui vient de sortir ne reflète nullement l’idée d’unité nationale et de cohésion… ».

    Dans une récente intervention, fin novembre dernier, à une télévision commerciale kinoise, le député MLC Fidèle Babala déclarait notamment : « La promotion en cours de formation à l’Ecole de formation d’officiers de Kananga compte 200 élèves officiers dont une centaine qui appartient à une même ethnie (tutsi) ».

    Postes de Responsabilité de la Minorité Tutsi (Banyamulenge) dans les FARDC :
    Armée : nommés par Décret du Président Joseph Kabila au sein des FARDC

    N° Noms Fonctions

    01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)

    02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu

    03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA

    04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental

    05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo)

    06 Général Charles BISENGIMANA Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa

    07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa

    08 Général BOSCO NTAGANDA Chef d’Etat Major Général De Laurent NKUNDA

    09 Général Laurent NKUNDA En rébellion contre la République dans le Nord-Kivu

    10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri

    11 Colonel MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu

    12 Colonel KAMANZI François

    13 Colonel MUNYARUGENDO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu

    14 Colonel MUHINDO François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi

    15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC)

    16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004

    17 Colonel RORIMBERE Dispo/EMG-FARDC

    18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/EMG-FARDC

    19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu

    20 Colonel BOLINGO MATANE 10ème Région Militaire/Bukavu

    21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)

    22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)

    23 Colonel WILSON Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESE

    24 Lt Colonel MUNYAKAZI EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)

    25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi

    26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA

    27 Lt Colonel KABUNDI ½ Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu

    28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu

    29 Lt Colonel NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord-Kivu

    NB : le nombre des officiers généraux et Supérieurs de la seule tribu des Tutsi (BANYAMULENGE) dépasse le nombre des Généraux et Colonels que possèdent toutes les tribus réunies du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Sur cette liste, ajouter le nombre de plus ou moins 300 Capitaines dans les FARDC réguliers.

    http://reveil-fm.com/index.php/2012/08/03/2747-interview-de-joseph-kabila-monsieur-c-est-un-processus-mister-c-est-en-cours-n-a-pas-convaincu

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    • charis dit :

      Cher lecteur Vindu Muka, je ne sais pas si vous avez lu tout l’article mais la proposition de dégraissage de l’armée n’est pas un plan de Kabila comme vous semblez l’affirmer dans votre commentaire. au contraire la tendance constatée est celle d’un recrutement général, la preuve la RTNC ne cesse actuellement de passer des séquences où il est clairement fait appel aux jeunes pour intégrer l’armée. les raisons qui me poussent à proposer un dégraissage sont clairement explicitées dans l’article. merci néanmoins pour toutes les autres infos pertinentes que vous apportez dans votre commentaire ( dégré d’infiltration des Fardc….)

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    • kolomabele dit :

      Je ne sais pas si les Bango-Bango,les Lokele,les Bowa,le Ngombe,les Libinza,les Tandu,les Besingombe,les Pende,les Yakl …et bien d’autres éthnies ont chacune tant d’officiers dans les FARDC.

      Ils semble que les Tutsi seraient des guerriers nés.Kabila leur a confié la sécurité de l’Est.Mais cette partie de la RDC est somalisée.A en croire les proches des victimes des assassinats et viols,les criminels parlent un patois congolais,qui est en fait une langue nationale d’un pays voisin. Suivez mon regard…

      Ce qui est halucinant,c’est le fait que la présence massive des Rwandophones dans les FARDC n’émeut personne au Congo.Ni les hommes au pouvoir,ni la classe politique,ni l’élite intellectuelle.Pour le grand plaisir de Kagame et des Rwandophones qui rient de nous sous cape.

      Pendant la Seconde Guerre mondiale,à un moment,le front était stabilisé à l’Est de la France.Pour avancer,les Alliés avaient retiré de leur état-major des opérations et des commandement tous les officiers d’origine allemande et autrichienne.

      L’armée congolaise ainsi infiltrée des Rwandophones ne peut pas gagner une guerre,même contre un autre pays que le Rwanda,le Burundi et l’Ouganda.

      En Isarel,les citoyens d’origine arabe sont interdits de métiers des armes.Pour des raisons évidentes.C’est pas de la discrimination.

      A cause de ce que nous connaisons comme misère à l’Est,les Congolais rwandophones devaient être exclus des métiers des armes.

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  3. Vindu Muka dit :

    Mon frère Charis, j’ai bien lu votre article à la rigueur digne de votre site. Mais, l’évidence et le terrain me poussent à craindre de tomber dans l’angélisme et la naïveté, vous savez, ceux qui aux manettes de la RDC actuellement, du fait de leur imposture, ne travaillent pas pour ce pays.

    Fréquentez donc les rues de Bruxelles et de Paris ou, allez faire vos recherches du côté des académies militaires belges pour leur demander où sont passés tous les officiers congolais formés sous Louis Michel, vous y obtiendrez des réponses évasives. Sur la place de Paris, je connais plein d’officiers congolais (aujourd’hui tous belges) à qui le gouvernement belge a fait comprendre, qu’ayant reçu des « instructions ou consignes  » en haut-lieu, ils ne devraient en aucun cas regagner le pays natal. Toutes les sommes versées pour leur formation n’ayant donc servi à rien.

    J’en connais quelques uns, pour contourner ces « consignes », du fait de leur nationalité belge rapidement acquise, ont tenté d’ intégrer l’armée française par la Légion Etrangère, mais, comme il leur a été signifié que leurs grades obtenus grâce à ces formations dans l’armée belge ne leur ouvraient aucun avantage promotionnel dans la légion, beaucoup de ces officiers congolais ont décliné cette conscription nouvelle. J’en connais qui exercent actuellement en tant que conducteurs d’autobus à la RATP à Paris et ses banlieues.

    L’armée congolaise d’alors n’a pas manqué d’officiers, d’encadrants ni des soldats valables–l’épisode Général Mbuza Mabe en est une preuve évidente–, c’est plutôt leur démobilisation forcée au profit de la DSP ethnicisée en fin de règne de Mobutu qui a fait que, lors de l’arrivée de LD Kabila, ceux-ci, ayant vomi le Maréchal, n’ont pas bougé d’un doigt pour mieux favoriser sa chute.

    La logique, bien entendu, pour reconstruire une armée nationale en RDC serait de la ramener à des proportions susceptibles de lui assurer une véritable efficacité. J’ai parlé de mascarade pour expliquer qu’à l’heure actuelle, avec Hyppolite Kanambe et ses ouailles aux commandes, cette noble volonté serait complètement dévoyée malgré l’appel à conscription dont se targue le « tshaku national » (perroquet national) ou la voix de son maître qu’est la RTNC actuelle. C’est une imposture et un imposteur téléguidés du Rwanda et de l’Ouganda qui sont à la tête de la RDC (République Dictatoriale du Congo), c’est un étranger au service de l’étranger qui dirige ce pays actuellement.

    Les jalons d’une armée enveloppée d’une coquille « nationale » ont déjà été posés depuis que ses clés ont été confiées à James Kabarebe; la carte d’Etat-Major ainsi que tout les plans de défense de ce grand territoire laissés par les belges, se trouvent entre les mains des rwandais. La main-mise, au niveau de la chaîne de commandement de cette armée, de l’imposture ethnique que sont les »tutsi congolais risquant le génocide » (curieusement tous hommes politiques, officiers de l’armée ou propriétaires terriens) est à son paroxysme que l’on retrouve en face « des rebelles congolais » aux identiques profils ethniques que ceux qui essaieraient de les éliminer ou les mettre au ban de carte ethnographique rdcienne.

    Cette « volonté » de reconstruire l’armée congolaise avec alias « Joseph Kabila » n’est qu’un artéfact venant rejoindre tous ces artifices distrayants aux continuelles mutations que sont « les banyamulenge, le RCD Goma, le CNDP, le M23, les rwandophones congolais, les populations congolaises d’ethnie kinyarwanda, les accords de Lemera, la réunion de Kampala, les accords cadre d’Addis-Abeba, les forces d’interposition tanzaniennes etc, etc, etc…, véritable guerre d’usure imposée aux congolais en vue de la balkanisation de leur pays.

    Timeo danaos et dona ferentes, disent les latins…

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  4. kolomabele dit :

    Le métier des armes est un métier comme tous les autres. Pour l’exercer, il faut en avoir la vocation et l’apprendre dans une école.

    Au Congo,l’armée n’est pas au service du pays,mais à celui du prince régnant. Le critère de vocation et de compétence ne comptent pas lors du recrutement. Notre armée est constituée d’un ramassis des ressortissants de la province du chef de l’Etat. Ils sont embauchés pour résoudre leur problème d’emploi et pour protéger leur frère au pouvoir.Même si ça ne marche pas,on persiste dans l’erreur.

    L’armée trablo-éthnico-régionaliste de Mobutu n’a pas empêché la chute comme un chateau de carte,de son régime dictatorial.C’est la coalition des armées ougando-rwando-burundo-angolaise qui avait fait LD Kabila roi au Congo.Si tous ses autres parrains avaient plié bagage sans problème,les Rwandais ne voulaient plus quitter le Congo,ce pays où coulaient le miel et le lait pour eux. LD Kabila renvoie dans leur pays,sans leur faire des calins,les Tutsi.Il se fait entourer des militaires katangais et autres swahiliphones.Choisis sur les mêmes critères que les militaires de Mobutu.Mais,ironie du sort,LD Kabila ne sera pas abattu par des ex FAZ à la fois humiliés et redoutés,mais par sa prpore armée.

    Joseph Kabila est sur la trace de ses prédécesseurs dans le domaine de l’armée.Il oublie l’histoire.Les échecs cuisants des FARDC face au CNDP et au M23 étaient ressentis comme une humilation nationale par tous les Congolais,sauf par Kabila et sa MP.Ils sont nés avant la honte.

    Les maux dont souffre notre armée sont bien diagnostiqués: népotisme, tribalisme, régionalisme, corruption, manque de formation, sous-équipement, enrichhisement sans cause des officiers supérieurs et généraux, misère abjecte des hommes de troupe, infiltration…Ces maux sont toujours dénoncés,mais jamais combattus.

    On nous dit que les FARDC ont toujours en face d’eux des ennemis bien formés et bien entraînés.Si les maï maï,les Nyatura,Raia Mutomboki,le CNDP,le M23,les Enyele,BDK sont des Congolais,où est-ce qu’ils subi leur formation? Cobra Matata, Morgan, Makenga, Ntaganda, Nkunda Gédéon…. étaient sortis de quelle académie militaire?

    Il y a un bout à tout.Il y aura un jour où le sang des innocents,victimes de l’incompétence de Kabila parlera.La clameur des proches de victimes des massacres,assassinats et des femmes violées atteindra les oreilles de ceux qui ont fait Joseph Kabila roi.En ce moment là,il le mettront dehors.Ce ne sont pas les applaudisseurs du PPRD et de la MP qui les en empêcheront.Ils savent d’ailleurs que ce ne sont que des applaudisseurs.Quand il y aura un nouveau président,ils viendront chanter le djalelo.

    Sur les cendres de l’armée d’Idi Amin,Museveni a bâti une armée qui a fait fuir la LRA.Paul Kagame a fait la même chose après le génocide.Il suffit que le strape rwandais largue une petite compagnie RDF dans les Kivu pour que les 70 millions des Congolais se mettent à trembler comme des feuilles devant l’ouragan.

    La faiblesse de l’Etat congolais dont la terre entière fait le constat,sauf Kabila et ses copains,vient de l’inefficacité de notre armée.Celle-ci est incapble d’imposer l’ordre à travers le pays.Même les Bororo massacrent les Congolais.

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    • ce claire que joseph kabila c,est un pion de paul kagame,regarde meme nos passport que nous utilisons et controlee par le rwanda.sur nos passport AUTORITE DE Lallez chez google vous trouverez que ce le ministere des affaires etrangere du rwanda.kabila lui meme parle le kinyarwanda sans complex il une femme tusti qui reste a gisenyi au rwanda.nous avons tout le preuve que joseph kabila travail pour le rwanda.meme le jour du prestation de paul kagame au stade Amahoro tout les rwandais l,acclamait a son arrivee bienvenue notre frefre avant on volee les matiere premier au congo,mais tu a ouvrir la porte pour tout rwandais au congo.donc ce claire

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  5. nembale dit :

    nous somme beaucoup qui voulons etre militaire mais le president n’est pas rigoureux sur ces commandent car ils ont tous coronpus souf olenga

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  6. desire dit :

    franchement esque kabila a empecher quelqu un de rejoindre l armee?les congolais ns parlons trop et agissons peu,,,,,une chose certaine et vraie et que kabila est tolerent sinon il serais dejas mort et personnelement je l admire pour ca,il ya personne sur cette terre qui fais tout correctement meme vs qui ecrivais des mails mais cependant ns vs tolerons alors pourkoi ne pas tolere kabila aussi ds cequ il fais?soyons serieux apres tout la rdc ne pas la lybie,ni le congo braza que meme mon fils peut diriger.kabila fais ceque tu peux papa et laisse le temps ressoudre le reste

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