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L’eau au Rwanda: Un enjeu majeur pour le développement du pays

Publié : le 18 décembre 2013 à 12:03 | Par | Catégorie: Actualité

« Le Rwanda, dont je suis ressortissante, reste un pays déficient en eau et les problèmes d’adduction d’eau que connaissent d’autres pays  en développement sont aussi valables pour le Rwanda ». Les conclusions que la chercheuse  Uwera Claudine, fait dans sa thèse sur l’eau au Rwanda sont inquiétantes. Selon les résultats de ses enquêtes seulement 3,4% de la population ont accès à l’eau douce courante, venant d’un robinet à la maison. Une grande partie, 32%, a quand même accès à un robinet dans leur proche environnement.

source : orinfor.gov.rw

source : orinfor.gov.rw

Selon l’UNESCO environ 800 millions de personnes, soit environ 11% de la population mondiale, n’ont pas accès à l’eau potable. Les pays de l’Afrique subsaharienne et de l’Océanie surtout souffrent de pénuries d’eau propre ou n’ont simplement pas accès à  l’eau dans leur proche environnement. Ceci pose un grand problème au développement des pays les plus pauvres. En effet, dans ces pays, l’agriculture, qui est fortement dépendante d’une bonne irrigation, représente toujours la source primaire de revenus pour la population. D’autre part l’eau est aussi un bien de consommation indispensable. D’après l’UNESCO environ 6 millions de personnes meurent chaque année à cause de la consommation d’eau non assainie. 6000 enfants meurent par jour à cause des maladies comme la dysenterie, la diarrhée, le choléra, la typhoïde, les vers intestinaux ou par des infections gastro-intestinales diverses, causées par la consommation d’eau sale. D’ailleurs l’UNESCO qualifie le problème d’eau comme un des enjeux majeurs de cette décennie, même du siècle.

Cas du Rwanda

Étant au courant de ces enjeux, Claudine Uwera, titulaire d’un doctorat en économie environnementale de l’université de Gothenburg, en Suède et originaire du Rwanda, a étudié de plus près la situation au Rwanda. C. Uwera affirme dans une interview menée par le site SciDevNet: « La rareté de plus en plus croissante des ressources en eau est une réalité dans de nombreuses parties du monde, particulièrement dans les pays en développement » et elle ajoute, « Le Rwanda, dont je suis ressortissante, reste un pays déficient en eau et les problèmes d’adduction que connaissent d’autres pays  développement sont aussi valables pour le Rwanda ». Les conclusions que la chercheuse fait dans sa thèse sur l’eau au Rwanda sont inquiétantes. Selon les résultats de ses enquêtes (études), seulement 3,4% de la population ont accès à l’eau douce courante, venant d’un robinet à la maison. Une grande partie, 32%, a quand même accès à un robinet dans leur proche environnement (dans leur cours ou chez des voisins)..

Elle constate aussi que le problème de l’eau est dû à une infrastructure défaillante et mal gérée. Le Rwanda connaît au niveau de l’énergie et l’eau des problèmes similaires. Le pays se trouve devant l’obligation d’investir des sommes assez importantes pour non seulement élargir son réseau de tuyaux, afin de pouvoir fournir de l’eau à la majorité de la population, mais aussi pour pouvoir garantir une maintenance adéquate de ce réseau. Pendant les recherches que C. Uwera a mené pour sa thèse, elle a pu constater qu’environ 15% de l’eau au Rwanda est perdue, à cause des problèmes techniques ou de gestion, comme des tuyaux endommagés ou la maintenance aléatoire. Les habitants du Rwanda sont, alors, pour la plupart, obligés de trouver des moyens alternatifs pour se procurer en eau, ce qui se traduit souvent par des longues marches vers des sources naturelles, non contrôlées et potentiellement contaminées. Au Rwanda l’eau propre est aussi vendue par m³, en échange de monnaie on peut faire remplir un bidon.

Enjeu majeur, mais coûteux

Malgré les déficits qui existent au Rwanda au niveau de l’adduction d’eau et de l’assainissement de l’eau, on constate que le pays a investi beaucoup dans ces problèmes, dans les deux dernières décennies. Depuis 1990, le Rwanda a pu améliorer considérablement sa situation sanitaire de l’eau et a réussi à faciliter l’accès à l’eau pour 54% de la population, selon les chiffres de WSP (Water Sanitation Program, Programme pour l’assainissement de l’eau). D’autre part l’État investit fortement dans ce secteur, dans le cadre de son programme de développement, EDPRS (programme Stratégique pour le développement économique et la réduction de la pauvreté). L’eau est une constituante importante de l’agenda de Vision 2020, projet similaire au buts du millénaire de l’ONU, que le gouvernement envisage de réaliser pour le Rwanda. En outre la Banque Mondiale, le WSP et l’ONU investissent dans l’eau au Rwanda pour aider au développement du pays. Grâce à ces divers programmes, la situation de l’eau au Rwanda est en train de devenir meilleure. Le secteur privé s’engage aussi dans l’eau. Plusieurs partenariats public-privé essayent non seulement de rendre l’adduction en eau plus performante et efficace, mais ils cherchent aussi à gagner de l’argent, ce qui aide à l’économie Rwandaise et rend le secteur de l’énergie attractif aux investissements privés.

On constate que le Rwanda a encore beaucoup d’obstacles à franchir en ce qui concerne la question de l’eau au pays. Il reste à voir si le gouvernement et les diverses organisations internationales seront aptes à surmonter les problèmes existants. En fait un bilan mené par le WSP montre que le Rwanda devra investir 27 millions de dollars par an pour pouvoir arriver à leurs buts inscrits dans Vision 2020. Même avec toutes les aides que l’État reçoit, la somme reste considérable. D’autre part il faut constater que le gouvernement Rwandais et l’organisation WSP ont des définitions un peu ambigües de l’accès à l’eau. SciDevNet a mené une interview avec James Sano, directeur adjoint chargé de la distribution de l’eau et de l’assainissement à l’Autorité de l’énergie et de l’eau du Rwanda, où il affirme: « [En Europe], quand on dit que quelqu’un a accès à l’eau, ça veut dire qu’il a de l’eau courante dans son domicile. Ici au Rwanda, la distance est plutôt le facteur essentiel, de sorte que si quelqu’un est situé à une certaine distance d’un point d’eau, on dit qu’il a accès à l’eau. » Ceci veut dire que dans les milieux urbains on est considéré comme ayant accès à l’eau quand on habite à 200 mètres de la prochaine source d’eau, dans le milieu rural cette distance est de 500 mètres. On espère que dans le futur, le financement des projets du gouvernement Rwandais restera assuré et qu’on ne baissera pas d’avantage ses standards pour seulement satisfaire aux statistiques.

 

Blaise Linaniye

Jambonews.net

 

http://www.efdinitiative.org/news/archive/unsafe-water-rwanda-dissertation-claudine-uwera

https://gupea.ub.gu.se/bitstream/2077/33419/2/gupea_2077_33419_2.pdf

http://www.wsp.org/sites/wsp.org/files/publications/CSO-rwanda.pdf

http://www.wsp.org/sites/wsp.org/files/publications/wsp-rwanda-sanitation-lessons.pdf

 

 

 

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8 Commentaires à “L’eau au Rwanda: Un enjeu majeur pour le développement du pays”

  1. RASEC dit :

    Les kleptocrates qui nous gouvernent ont cru pouvoir mentir indéfiniment quant à leur qualité de soi disant champion en matière de gestion des affaires publiques sur le continent africain. Si mentir est est bon, maisencore faut-il que le menteur soit sûr qu’il ne sera démystifié.

    Le cas de Kagame est sui generis. Plusieurs journaux occidentaux recopiés moutenement ensuite par les journaux africains ont colporté à grande échelle les mensonges des dignitaires rwandais sur la prétendue croissance économique à deux chiffres du Rwanda sous Kagame ( voir notamment les dires de MessieursLucien Pangou, Gratien Rukindikiza( capitaine de l’armée burundaise), éditorialiste d’Africa 24).

    Or, par cet article et les derniers rapports de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International infornement le public rwandais et international que moins de 16% des Rwanda ont accès à l’énergie électrique et moins de 4% ont accès à l’eau porable chez eux. La masse populaire rwandaise le sait déjà.

    Si le ridicule tuait, les experts en propagande au profit du régime tuts rwandais ne seraient pas ici bas. Leurs dires sont infirmés par les faits indiscutables.

    La réalité est la suivante. Les revenus des maîtres du Rwanda ont connu une excroisance exponentielle. Ansi, par les fruits de la croissance économique chantée sur tous les toits par Kagame acquis deux avions cash à 100 millions de dollars US, soit 50 millions de dollars US en A, acquérir une villa aux USA à 2 millions de dollars US, entrer dans le capital de la BK en qualité d’actionnaire principal, de planquer des milliards de dollsars dans les banques américaines et britanniques dans les paradis fiscaux.

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    • Hendrix dit :

      @RASEC

      Quand je lis tes interventions je me dis souvent que cet homme est reellement malade mental. Je ne m’attarderais pas sur ca juste un conseil,  » Indera’ sera un salut pour toi.
      Le but de ma reaction, c’est de te poser une question et ca me faira plaisir que tu me repondes honnetement. Je me rappel dans une de tes interventions,tu disais que tu est « Tutsi ». Peux-tu m’eclaircir sur ce sujet ?

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      • Vindu Muka dit :

        @Hendrix,

        L’eau au Rwanda: Un enjeu majeur pour le développement du pays

        « Le Rwanda, dont je suis ressortissante, reste un pays déficient en eau et les problèmes d’adduction d’eau que connaissent d’autres pays en développement sont aussi valables pour le Rwanda ». Les conclusions que la chercheuse Uwera Claudine, fait dans sa thèse sur l’eau au Rwanda sont inquiétantes. Selon les résultats de ses enquêtes seulement 3,4% de la population ont accès à l’eau douce courante, venant d’un robinet à la maison. Une grande partie, 32%, a quand même accès à un robinet dans leur proche environnement.

        Cher @Hendrix, êtes-vous capable de développer vos arguments par rapport à l’article de B. Linaniye et arrêter d’insulter ceux qui ont l’intelligence d’en poster un commentaire, positif ou négatif, tel est le sens d’un débat. @RASEC vient de faire son analyse sur l’article, il ne reste plus que la vôtre, à défaut, taisez-vous ou aller voir du côté de chez NANOJV, si vous voulez jouer au thuriféraire du régime criminel de Paul Kagame. Il y a du beau monde de côté-là, vous y serez accueilli comme un vrai mwami
        pro-hitlérien.

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  2. RASEC dit :

    Hendrix, je réponds à votre question, tout en vous signalant qu’il n’est pas de mes habitudes de répondre aux insultes et autres insanités à mon endroit.

    En l’espèce, le sujet est « le faible taux d’accès des Rwandais à l’eau potable chez eux ou tout près de leurs domiciles ».

    Vous le savez mieux que quiconque que depuis des années, Kagame prétend que grâce à sa qualité de bon gestionnaire en beau père de famille, notre pays connaît une croissance économique à deux chiffres. Il a dépensé des millions de dollars us pour payer les entreprises étrangères spécialisées en communication aux seules fins de colporter à grande échelle ses mensonges flagrants qui ont été ensuite retenus pour les Saintes écritures par les ignorants. Il est infirmé par les faits indiscutables.

    Au lieu de vous livrer aux insultes à mon endroit, si vous avez bien compris le sujet, il aurait été judicieux d’expliquer aux lecteurs de Jambo News les points suivants.
    1- Pourquoi et comment dans un pays qui connaît une prétendue croissances économique à deux chiffres depuis pratiquement vingt ans, seulement moins de 4% des Rwandais ont accès à l’eau potable et moins de 16% à l’énergie électrique ?
    2- Où Kagame a-t-il trouvé 100 millions de dollars US pour acquérir deux avions à 50 millions us cash la pièce, immatriculés à l’étranger et nullement au Rwanda, le tout dans un pays où la masse populaire connaît une paupérisation absolue ?
    3-Où celui-ci a-t-il trouvé des millions de dollars pour acquérir une villa aux USA d’Amérique où il paye l’impôt foncier ?
    4-Tous les ans, les Rwandais imposables doivent impérativement déclarer leurs revenus et payer les impôts proportionnellement à leurs revenus réels, le tout sous peine de s’exposer aux sanctions pénales prévues par la loi. Kagame a-t-il déclaré exactement ses revenus aux impôts? Il a des comptes bancaires à l’étranger. Ce fait est de notoriété publique et il en a droit. Mais a-t-il déclaré ses revenus tirés de ses placements financiers au Rwanda et à l’étranger? Sûrement pas, sous réserve de prouver le contraire.
    5- Où sont partis des milliards d’aides financières internationales qu’ a reçus notre pays ?

    Pour répondre précisément à votre question, contrairement à vous, je suis intrinsèquement citoyen rwandais ayant une individualité propre avec les droits et devoirs y afférents dans un Rwanda, pays qui vient du fond des âges. L’individualité propre permet à l’Homme de se construire intellectuellement, d’avoir sa propre vision du monde et de se forger une pensée propre, indépendamment de son appartenance à un groupe, quelle que soit sa nature.
    Par conséquent, cette individualité prime sur l’appartenance clanique ou ethnique. L’histoire et la structure sociologique séculaire du Peuple Rwandais l’exigent.

    Au vu de vos écrits, vous vous considérez avant tout comme Tutsi, appartenant à une race spécifique et membre d’un groupe humain particulier dans lequel vous êtes enfermé. Votre individualité propre, inhérente à tout Homme, a été absorbée par le groupe dans lequel vous appartenez. Les mots Nation Rwandaise et Peuple Rwandais sont des éléments secondaires.
    C’est pourquoi, vous êtes allergique aux critiques négatives des agissements de Kagame, qui pour vous = RWANDA = ABATUTSI.
    L’appartenance à votre groupe dit ethnique ou racial par Kagame et les siens a altéré gravement votre sens de jugement, de pensée et de réflexion.

    La singularité séculaire de notre pays et du Peuple Rwandais que vous semblez manifestement ignorer est que tout Rwandais digne de ce nom sait qui il est, qui est et qui, d’où il vient et qui fait ou qui a fait quoi s’agissant des crimes qui ont été commis dans notre pays, exploités pour ses propres intérêts par votre commandant suprême et les siens.

    J’ai maintes fois expressément dit que le problème que connaît notre pays est un problème exclusivement politique à savoir la lutte politique pour le pouvoir entre ceux que l’on appelle communément les Bahutu et les Batutsi et nullement un problème clanique ou ethnique.
    J’ai longuement expliqué pourquoi et comment ce n’est pas un problème ethnique ou clanique.

    Le problème pour notre pays est l’existence d’un petit groupe d’individus kleptocrates, qui ont instauré une oligarchiei. Depuis des années ils affirment haut et fort appartenir à un groupe humain sui generis dit Tutsi. Leur objectif est d’optimiser leurs intérêts par le jeu d’exploitation de la souffrance morale des familles des victimes par les moyens de communications modernes contrôlés par eux ici au Rwanda avec l’appui à titre onereux des excroissances étrangères du régime Kagame.

    Si vous êtes de bonne foi, au regard des faits, il est hasardeux de soutenir que les Premiers Ministres Nsengiyaremye Dismas et Uwilingiyimana qui dirigeaient le Rwanda d’alors en étroite collaboration avec le FPR de Kagame au demeurant ou encore moins le banquier Kambanda Jean qui fut nommé au poste de premier ministre le 8 avril 1994 ou le président Habyalimana qui ne dirigeait plus le Rwanda depuis le 16 avril 1992 et première des victime des crimes de 1994, ont planifié le génocide dit des Tutsi.

    Monsieur Hendrix, que vous inspirent les extraits des textes ci-après ?

    1- Constitution Rwandaise

    Nous, KAGAME Paul,
    Président de la République ;
    Vu la Loi Fondamentale de la République Rwandaise, telle que révisée à ce jour, spécialement l’Accord de Paix
    d’Arusha dans sa partie relative au partage du pouvoir en son article 41, ainsi que dans sa partie relative aux
    questions diverses et dispositions finales en son article 22 ;
    Vu que la Nouvelle Constitution de la République du Rwanda a été adoptée par les Rwandais lors du
    Référendum du 26 mai 2003 tel que confirmé par la Cour Suprême dans son Arrêt n°772/14.06/2003 du
    02/06/2003 ;
    PROMULGUONS LA PRESENTE CONSTITUTION ET ORDONNONS QU’ELLE SOIT PUBLIEE AU JOURNAL
    OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU RWANDA.
    PREAMBULE
    Nous, Peuple Rwandais,
    1° Au lendemain du génocide, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé
    plus d’un million de filles et fils du Rwanda ;

    2- Résolution 955 du Conseil de Sécurité de l’ONU

    RÉSOLUTION 955 1994) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 3453séance, le 8 novembre 1994
    Le Conseil de sécurité,
    Réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur la situation au Rwanda,
    Ayant examiné les rapports que le Secrétaire général lui a présentés conformément au paragraphe 3 de sa résolution 935 (1994) du 1er juillet 1994 (S/1994/879 et S/1994/906), et ayant pris acte des rapports du Rapporteur spécial pour le Rwanda de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (S/1994/1157, annexe I et annexe II),
    Saluant le travail accompli par la Commission d’experts créée en vertu de sa résolution 935 (1994), en particulier son rapport préliminaire sur les violations du droit international humanitaire au Rwanda que le Secrétaire général lui a transmis dans sa lettre du 1er octobre 1994 (S/1994/1125),
    Se déclarant de nouveau gravement alarmé par les informations selon lesquelles des actes de génocide et d’autres violations flagrantes, généralisées et systématiques du droit international humanitaire ont été commises au Rwanda,
    Constatant que cette situation continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales,
    Résolu à mettre fin à de tels crimes et à prendre des mesures efficaces pour que les personnes qui en sont responsables soient traduites en justice.
    3- Rapport Kagame dit Mucyo contre la France : attaques armées du FPR contre le Rwanda pour prendre le pouvoir et l’exercer sans partage.

    Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3

    Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées.

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    • Hendrix dit :

      @RASEC,,

      Quand je te dis que tu dois aller te faire soigner, c’est pas des injures. Ta reponse viens de prouver reelement que tu a besoin de l’aide. Tu a l’air de chercher a esquiver ma question. Et pourtant ma question etait courte et claire. Et ta reponse a ete un long fleuve de ce que les congolais appellent  » PULUPULU VERBAL »

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      • fanche dit :

        t grave le Hendrix, combien tu palpes pas le FPR pour faire le bouffon ? le pays repose sur une image de la capitale « plastique » alors que le reste se rue pour l’eau et autre et toi tu veux nous endormir? fais toi un fixe frero ou joue ton jeu a fond et va « fumer » pour le FPR.

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  3. RASEC dit :

    Hendrix, je crois avoir été clair.Ta réponse prouve ce que tu es.

    Je répète ce que j’ai précédemment dit. Il n’est pas de mes habitudes de répondre aux insultes et encore moins aux insanités.

    Au regard de tes dires, tu n’es pas Rwandais ou tu vis ici au Rwanda mais ne tu ne connais sûrement pas le Rwanda et les Rwandais. Dans le cas contaire, une question se pose à ton sujet. Il s’agit de savoir pourquoi et comment es-tu frappé de la déchéance de la pensée ou es-tu tombé aussi bas.

    Jambo News nous permet de nous exprimer sur différents sujets portant sur notre pays et/ou sur nos dirigeants.
    J’observe qu’au lieu de réfuter ou infirmer objectivement mes affirmations, tu as opté pour la fuite en avant par les insultes et des questions dépourvues de sens.

    En l’espèce, il ne s’agit pas des Tutsi ou des Hutu mais de la gestion des affaires de notre pays par Kagame et des conditions socio-économiques ou de l’ordinaire des Rwandais dont je fais partie.

    Sous réserve de prouver le contraire, je n’ai jamais dit que je suis Tutsi, Hutu, Twa et que sais-je encore.

    Il s’ensuit que ta question est hors sujet et partant non instructive pour les lecteurs de Jambo News. En conséquence, je ne peux y donner suite.

    Le sujet est « L’eau au Rwanda: Un enjeu majeur pour le développement du pays ».

    Ce que les lecteurs de Jambo News attendent de toi est ta réaction instructive sur ce sujet qui me semble important et nullement les insultes ou galimatias amphigouriques.

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  4. De Pute Fils dit :

    Ah, pauvre Rwanda, incroyables rwandais!!!

    les malades, les docteurs malades…,

    Qui des deux est plus malade?????

    Très bon article, Blaise Linaniye.

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