FR | EN

RDC: Décès du colonel Mamadou Ndala, bête noire du M23

Publié : le 2 janvier 2014 à 14:34 | Par | Catégorie: Actualité

[Mise à jour à 15h41]

Le commandant des opérations militaires des Forces armées de la RDC contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu dans l’est du pays, le colonel Mamadou Ndala, a été tué à Beni dans le Nord-Kivu, a-t-on appris ce jeudi 2 janvier. D’après Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, « apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du corps ».

Photo de la jeep du colonel Ndala publiée sur Twitter

Photo de la jeep du colonel Ndala publiée sur Twitter

Lambert Mende a précisé qu’ « il était en route vers Eringeti, à 54 km de Beni pour le déploiement d’un bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade. »

Le caporal Paul Safari, un garde du corps du colonel Mamadou Ndala, a quant à lui déclaré à l’AFP que « juste quand il [le colonel Mamadou] est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions mais nos agresseurs avançaient toujours. » Il a également ajouté que quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. Lorsque le caporal a fui, il n’a cependant pas vu le colonel Mamadou Ndala sortir de la voiture.

« Une perte immense pour les Forces armées et pour la République »

« C’est vraiment une perte immense pour les Forces armées et pour la République » a-t-il également déclaré. Cette mort risque en effet de dégarnir le front militaire dans le Kivu. Elle risque de démoraliser les troupes loyalistes et même la population locale fortement attachée au feu commandant. Ce dernier était considéré comme un héros dans le Kivu depuis qu’il avait réussi, épaulé par la brigade armée des Nations Unies, à chasser les rebelles du M23.

Au mois de juillet dernier, une nouvelle s’était répandue dans le Nord-Kivu faisant état d’un rappel du commandant à Kinshasa. Cette rumeur avait provoqué une colère des habitants du Kivu. Le colonel était intervenu personnellement sur les ondes de la radio onusienne au Congo, Radio Okapi , pour démentir et de déclarer  « Je demande à la population de garder son calme face à ces rumeurs. Qu’elle ait confiance en moi comme j’ai confiance en mon échelon. Nous nous battons pour la même cause : la paix et la stabilité du territoire en repoussant les attaques qu’ils veulent mener sur Goma ».

ndala

ndala2
 

 

 

 

 

 

 

Plus de détails à suivre.

Cynthia Bashizi
Jambonews.net

 

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

18 Commentaires à “RDC: Décès du colonel Mamadou Ndala, bête noire du M23”

  1. Derille dit :

    le M23 … éradiqué ?? Sous ce nom-là peut-être … :(

       0 likes

  2. Inkotanyi dit :

    Selon plusieurs sources, ce colonel serais tombé dans une embuscade tendue par les Interahamwes(Fdrl) et des bandits congolais travail pour le gourverneur Paluku

       3 likes

    • PAULO VIEGAS dit :

      derriere il ya kanambe alias kabila, si nous pouvons ainsi dire.

         0 likes

    • Vindu Muka dit :

      Quelles sont-elles, ces sources? Vous devez certainement être au courant, je pense. Ce qui est sûr et certain, c’est la concomitance entre la nomination de Bisengimana à la tête de la Gestapo kanambienne, les massacres de Kinshasa et Lubumbashi du 30/12/2013 dans laquelle sont impliqués la garde rapprochée dudit Bisengimana, la tentative d’assassinat de Mukungubila et le bombardement de ses villas ainsi que la séquestration de sa famille, l’élimination de Karegeya en Afrique du Sud hier et l’assassinat pur et simple aujourd’hui de celui-là même qui s’est montré sourd à l’injonction d’un éloignement des zones où il tenait à merci les troupes rwandaises dites du M23, Le quatuor diabolique Kaguta-Kagame-Kabarebe-Kanambe, (KKKK)de concert avec la représentante américaine dans le coin, se réunit en conciliabule en Ouganda pour pointer du doigt les gens à éliminer. Cette fois-ci, ils peuvent se targuer d’avoir réussi un coup genre élément déclencheur d’un génocide avec des conflagrations différées.

         4 likes

  3. PAULO VIEGAS dit :

    Kabila veut terminé avec les Congolais. c’est lui qui a assassiné le Colonel. après avoir donné le pouvoir au comissaire ruandais Bissengimana, il tue celui qui attaqua les M23 sans autorisation de Kinshasa. mais les jours lui sont comptés…

       3 likes

    • selon! un temoins occulaire ceux qui ont tirer sur la jeep du colonnel mamadou portait de tenue de combat de Fardc donc le tueur ce hyppolytes kanambe tusti alias joseph kabila.il a repondu a son maitre criminel paul kagame apres l,assassinat de karegeya.l,occident est le thehatre du tragedie du congo.si tu tue un congolais tune merite pas la prison.kagame kanambe kaguta continue le massacre du peuples congolais.

         1 likes

  4. RASEC dit :

    Mamadou Ndala et Patrick Karegeya, liquidés, quelle coïncidence? Qui sont les assassins du Colonel Mamadou Ndala?
    Dans son délire, Inkotanyi, soutien que ce sont les INTERAHAMAWE qui ont assassiné cet officier, selon les sources qui ne sont que connues que par lui-même. Par ignorance caractérisé, Inkotanyi, ne sait pas que INTERAHAMWE est le nom de la Jeunesse de l’ex-MRND, parti politique du feu président Habyalimana d’une part et que les FDLR est une organisation politico-militaire qui a été créée par les patriotes rwandais avec unique objet de protèger les rescapés Hutu du génocide qui a été perpétré par les soldats du FPR sur ordre de Kagame en ex-Zaïre d’autre part. La moyenne d’âge de des éléments des FDLR est de 25 ans et les fondateurs historiques des FDLR sont actuellement officiers dans l’armée de Kagame.
    Colonel Patrick Karegeya a rejoint Colonel Théoneste Lizinde, Seth Sendashonga, Colonel Augustin Cyiza, Juvénal Habyalimana, Félicien Gatabazi, Emmanuel Gapyisi, Monseigneur Nikwigize Phocas, Docteur Gatera Géoffroy en particulier. Les corps de ces deux derniers n’ont jamais été retrouvés. Kagame bat le record en matière de collection de cadavres de Rwandais.
    En liquidant son ancien compagnon, Patrick Karegeya, Kagame entend adresser un message clair à ses amis et obligés du FPR et aux dirigeants des partis d’opposition: Pour les premiers, quitter le FPR constitue une trahison et toute trahison ne peut nullement rester impunie. Pour les seconds, Kagame frappe en toute impunité qui il veut, quand il veut et où il veut. Pour lui, la décapitation des partis d’opposition est sans conséquence de quelque nature que ce soit. La parfaite illustration est l’emprisonnement de tous les opposants politiques et la réception des lettres d’encouragement des ambassadeurs des Etats de l’Union Européenne, dits démocratiques, quant à sa bonne gestion des affaires publiques du Rwanda, à la démocratie dans son pays et au respect des droits de l’homme. Qui va demander les comptes à Kagame? Qui dit que les agents des services secrets sud-africains ne sont pas dans le coup. Il paraît invraisemblable qu’une personne étrangère ait pu entrer dans un hôtel dit ultra-sécurisé, plein de cameras au surplus, sans être vue par l’accueil et ces cameras.
    Il faut attendre les résultats d’enquête. Force est de constater sur les auteurs de la tentative d’assassinat de Nyamwasa, la justice sud-africaine marche au pas d’escargot alors qu’elle a tous les éléments crédibles en sa possession.
    S’il est juridiquement établi que c’est Kagame qui a ordonné l’assassinat de Karegeya, réfugié politique rwandais en République Sud-Africaine, que peut faire celle-ci?
    Un élément positif chez Kagame, par ses agissements flagrants qu’il reconnaît au surplus, il infirme toujours les décisions des juges étrangers, français notamment contre certains exilés rwandais, selon lesquelles le Rwanda est un Etat de droit et le régime Kagame est donc un régime démocratique où les droits fondamentaux des citoyens sont respectés. L’assassinat de Karegeya par Kagame contredit les juges français dans les affaires de deux Rwandais où les juges de la Cour d’Appel de Paris ont décidé que Kagame est un démocrate, que son régime est donc un régime démocratique qui a respecté et qui respectera les droits fondamentaux des accusés.

       2 likes

  5. guydo nikulu dit :

    Paix a celui que j’appelé Thomas Sankara de la république démocratique du congo. Il mérite un monument a son nom a l’est de la RDC.

       0 likes

  6. Shabunda online dit :

    Les autorités militaires de la Rdc sont des sourds , aveugles, orgueilleux par ce que les histoires militaires montrent que pour combattre les guérilleros ,ou les groupes armées , il faut une milice auxiliaire au coté de force gouvernementale pour venir à bout de ces groupes armées Rwandaises et Ougandaises comme les vrais mai-mai.mais hélas ces résistant ont été diabolisés aus profits des deux seigneurs des guerres des grands Lacs: Kagame et Museveni qui ont créé des faux mai-mai qui violaient et tués, comme le Fdlr, Adf Nalu, Cndp, M23 et leur ancêtre RCD, Mamadou selon les infos ou intox actuelle, étais victime d’une embuscade or la milice gouvernentale devrait faire le nettoyage de la brousse, mais hélas il n ‘y en plus.Le M23 etant que nom a disparu, mais les Adf Nalu pour quelle raison se battent-ils contre le Congo? en réalité c’est le M23 de Museveni, et croyez moi ces deux mouvement font un maintenant car Kagame+Museveni= 1. Le Congo devrait formé des millions d’hommes et femmes à manier les armes dans les villages comme les Vietnamiens, comme les resistants Français, car seul langage que comprenne les grands de ce monde ou ceux qui prétende l’être. Bientôt la coalition Adf-Nalu+M23 va naître …………………….;;;

       1 likes

  7. Dia Amadou dit :

    Je n arrive pas a toujours pas comprendre. Qui es derrière touts sa. Celui qui a tuer mon colonel mamadou ndala il mérite d être tuer ou soit condamne la personne à mort

       1 likes

  8. vraiment le Rrandais et les Ugandais ns a poignarde dans le coeur

       0 likes

  9. RASEC dit :

    Quel est l’auteur de l’assassinat de ce colonel congolais? Si le M23 n’est plus publiquement visible, il reste intact et opérationnel en uniforme paysan congolais. Les Congolais semblent ignorer que ce colonel n’est ni le premier ni le dernier.Il a rejoint le Président Kabila Père. Les autres le suivront. Des centaines de soldats de Kagame sont tombés en RDC. Kagame a dit publiquement que les auteurs de la mort de ses officiers en particulier seront punis. Kagame a toujours mis exécution ce qu’il dit et ce, quoi qu’il advienne. Après l’échec de l’assassinat de Kayumba Nyamwasa et Karegeaya en Afrique du Sud, il leur avait qu’il les aura et que donc c’est une question de temps. Il a eu Karegeya. Il reste Kayumba Nyamwasa et il l’aura. Vindu Muka parle de Charles Bisengimana qui vient d’être nommé patron de la police Nationale congolaise.Il a été nommé par le président Kabila en application des pouvoirs qui lui sont conférés par la constitution congolaise.Il est congolais de naissance originaire du Kivu comme Kabila fils.En conséquence, il est ridicule de soutenir que le fait de porter un nom rwandais et africain comme des millions de Congolais constitue un méfait de la part de celui qui l’a nommé ou prouve l’incompétence de l’intéressé.Kabila a été élu par des congolais.Il n’a pas fait un coup d’Etat. En matière de tyrannie et de violation de droits de l’homme, à côté de Kagame, Kabila est un nain. Force est de constater que, alors qu’au Rwanda, tous les dirigeants des partis politiques et des vrais journalistes croupissent en prison depuis des années et que ceux qui ont eu la chance d’échapper à la torture et à la prison sont liquidés par les escadrons de la mort de Kagame dans les pays d’accueils, en RDC, les partis politiques vaquent librement à leurs activités habituelles.Il en est de même des journalistes. Les Congolas s’expriment librement. Kabila n’a pas liquidé les renégats congolais qui ont rejoint le M23 contre leur pays moyennant les faux dollars au demeurant.Si les Congolais peuvent critiquer Kabila quant à son incompétence effective consécutive à son inexpérience dans la gestion des affaires publiques dans un grand pays qu’est la RDC, ils sont mal fondé pour soutenir qu’il est dictateur ou clanique. Il a été élu président par des Congolais. Il ne s’est pas autoproclamé président à l’instar de Kagame après avoir mis en cage ses opposants politiques.Contrairement à Kagame, Kabila est en droit et en fait président légitime de la RDC.

       0 likes

    • pour avoir notre liberation il faux chasser hyppolytes kanambe a tout prix ! meme si le congolais vont encore mourrir ce la seul solution pour la liberation du congo democratique.reveillez vous peuples congolais abat l,enemie ….

         0 likes

    • kolomabele dit :

      Je réagis pêle-mêle à ton intervention.
      Joseph Kabila doit le trône présidentiel au Congo à Paul Kagamé. Sans le satrape rwandais, les Congolais ignoraient les deux Kabila jusqu’à leur nom. Donc Joseph Kabila est un disciple de l’Hitler des pays Grands Lacs africains.

      Et en matière de collection des cadavres, l’élève(Kabila) a dépassé son maître(Kagamé).Depuis qu’il a terminé à massacrer les réfugiés hutu à l’Est du Zaïre, Paul Kagamé n’a plus tué les Rwandais en masse au Rwanda. Il met en prison les opposants, les massacres en grande échelle, sont rares. Par contre, Kabila s’y livre avec plaisir. Il engage une guerre à Kinshasa contre JP Bemba en 2006( 600 victimes),double massacre au Bas-Congo(plus de 600 morts).Pas plus tard que le lundi 30 décembre dernier,103 morts à Kinshasa. Si ceux-ci étaient Français, Belges, Russes, Américains, Anglais, les grands médias mondiaux en auraient fait la une de leurs éditoriaux. Au Congo comme ailleurs, c’est un fait divers. Si c’est pas la soldatesque de Kabila qui tue, Kabila laisse tuer. Au Nord-Kivu, depuis l’élection de Kabila en 2006,près d’un millier de Congolais ont été assassinés, dans l’impunité totale, sans que Kabila lève le petit doigt.
      Avant d’être élu, Kabila est arrivé au pouvoir par les armes. Tu le vois créer un parti politique, se battre dans l’opposition et gagner une élection, même locale?
      Joseph Kabila est un tribalo-éthnico-régionaliste.Dans son gouvernement, la primature,tous les ministères régaliens(Affaires Etrangères,Défense,Justice…) et d’autres postes juteux sont aux mains des ressortissants de ses deux provinces d’origine.

      C’est pas le fait que Bisengimana soit rwandophone que sa nomination à la tête de la Police Nationale qui dérange. C’est le comportement des rwandophones congolais. Bien qu’ils occupent des postes de responsabilité au Congo ,ils ne cessent de se plaindre d’être une minorité discriminée .Et ils le font toujours l’arme à la main. AFDL,RCD,CNDP,M23 ont vu le jour pour cette raison.

      Il semble que chez toi au Rwanda, le défunt M23 prépare sa résurrection, certainement sous une dénomination, pour reprendre la guerre. Comme Kagamé,Kabila favorise une minorité, s’accroche au pouvoir(il y est depuis 13 ans et n’est pas près à quitter),tue et fait tuer. Les deux sont donc des dictateurs. L’élection, truquée, c’est pas la démocratie.

         1 likes

  10. Veritas dit :

    Mamadou Ndala : Un héros pour les patriotes

    (Par Lambert Mende Omalanga, Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté).

    J’ai eu à discuter plusieurs fois avec le colonel Mamadou Ndala que la nation congolaise va porter en terre après que des criminels dont l’enquête judiciaire va très bientôt déterminer l’identité précise, l’aient lâchement abattu la semaine dernière en périphérie de Beni au Nord-Kivu. Depuis cette lâche embuscade sur laquelle la justice congolaise ira jusqu’au bout et même au-delà des premières impressions, je ne cesse de ressasser ce que Mamadou m’a dit lorsque je l’avais reçu en mon cabinet de travail quelques semaines avant l’offensive victorieuse des FARDC contre les rebelles pro rwandais du M23 au Nord-Kivu. Sur ordre de sa hiérarchie, il était venu me soumettre un schéma de couverture par la presse nationale de l’offensive en gestation sans mettre en danger la vie des journalistes. Avec son habituelle dégaine décontractée et teintée de bonhomie, le jeune officier supérieur m’avait exprimé son admiration pour le travail de “réarmement moral” (textuel) entrepris par le Ministère des Médias et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté. “Grâce à vos enseignements, nous sommes guéris de ce complexe d’infériorité que des gens mal intentionnés même dans nos rangs nous ont inculqués face à nos ennemis. Nos troupes savent très bien à présent pourquoi nous nous battons”, avait-il ajouté.

    Peu après, en pleine opération “Pomme Orange” (nom donné au plan de reconquête militaire de Rutshuru et Nyirangongo au Nord -Kivu par le président Joseph Kabila), le colonel m’appela au téléphone pour m’informer de la fin d’une importante série de reportages sur la guerre dont ses troupes avaient sécurisé les réalisateurs. Ces reportages ont indéniablement contribué à réhabiliter la crédibilité mise à mal de nos forces régulières et, partant, de notre pays. Pendant notre conversation, Mamadou me demanda avec insistance de multiplier autant que possible les communications du gouvernement (points de presse) sur les questions d’actualité et particulièrement sur la guerre d’agression. « Ces points de presse nourrissent une forte motivation patriotique au sein de la troupe et de la population en général et font perdre confiance à l’ennemi et à ses complices dans notre pays. Ceux qui veulent vous museler sont des complices des agresseurs de notre peuple. Ignorez-les. Parfois, je me permets de mettre le drapeau national sur mes épaules. C’est pour mobiliser davantage tous les nôtres autour de ce symbole permanent de la patrie et promouvoir la discipline et la loyauté à nos institutions. Je dissémine ainsi les valeurs de la nouvelle citoyenneté que vous prêchez ». Et d’ajouter, un rien ironique dans la voix : «Excellence, je vais un jour vous adresser une requête pour me faire figurer sur la liste de vos agents chargés de promouvoir la nouvelle citoyenneté… ».

    J’ai un goût de cendre amer dans la bouche en voyant aujourd’hui une certaine opposition se vautrer avec délectation dans une posture incantatoire d’exécuteur testamentaire du colonel Mamadou Ndala. Les habituelles grandes gueules du courant dit de la table rase tentent d’antagoniser la trajectoire du colonel par rapport à la vision du président de la République. En faisant semblant d’oublier que c’est Joseph Kabila seul qui a découvert les grandes qualités de stratège et de meneur d’hommes de Mamadou et lui a confié le commandement d’une des unités d’élite de nos forces armées dont il assure le commandement suprême. Suggérer que le Chef de l’Etat dont le leadership a bénéficié des performances du chef du bataillon commando pour redorer le blason des FARDC ait pu se tirer lui-même une balle au pied en faisant éliminer sans raison apparente un de ses « jokers » est tout simplement grotesque. On sait que la haine envers Kabila, coupable d’avoir gagné l’élection de 2011 à laquelle l’animateur du courant de la table rase était candidat, pousse ces mauvais perdants à débiter régulièrement des incongruités aussi invraisemblables les unes que les autres dans le but de discréditer ce pays et ses institutions dont la gestion leur a échappé. Un internaute congolais de la diaspora, Nico Kadima, a dit sa révolte face à leur dernière incivilité : « On dit qu’il (Mamadou) que ses assassins ont agi sur un ordre venu de très haut. Il faut relativiser. Le flamboyant colonel Mamadou n’était pas détesté par tous au sein de la hiérarchie des FARDC, loin s’en faut. Des ennemis, il en avait certainement parmi ceux de ses frères d’armes qui, avant son ascension, avaient fait la honte du pays. Il en avait aussi dans les armées rwandaises et ougandaises à cause des lourdes pertes que ses stratégies audacieuses leur avait fait subir (…). Plusieurs officiers et hommes de troupes des RDF et de l’UPDF ont perdu la vie aux côtés du M23. Sans oublier que dans l’armée congolaise elle-même, le président Kabila fait de plus en plus appel à de jeunes cadres dont Mamadou était une sorte de prototype pour occuper les avant-postes. Ce n’est pas du goût de tout le monde. C’est une situation complexe surtout si on la juxtapose aux brassages imposés par les différentes négociations politiques qui ont noyauté l’armée avec quelques indécrottables ‘infiltrés’ ».

    Les pourfendeurs qui en font toujours trop, se seraient même insurgés contre le transfert à Kinshasa de la dépouille de feu le colonel Mamadou et ses deux compagnons d’infortune pour des funérailles dignes de l’illustre disparu. Comme si ils souhaitaient que le colonel soit inhumé clandestinement à l’instar d’un malfaiteur dont la Nation congolaise aurait honte. Insensé.

    Nico Kadima rappelle à bon escient aux nationalistes de la vingt cinquième heure qui se sont syndiqués dans la coalition pour un vrai dialogue qu’il y a peu ils affirmaient crânement qu’il n’y avait pas eu de combats au Kivu et qu’«il n’y avait pas eu de guerre à proprement parler parce que le M23 s’était retiré de lui-même ». Dégouté, il interpelle cette coterie politicienne sans foi ni lois : « La récupération de ce drame par ceux qui se sont naguère moqués des FARDC et qui prétendaient que nos troupes n’avaient rien fait et ne pouvaient rien faire me dépasse. Les voilà devenus subitement des grands experts en matière des performances des FARDC. La question à leur poser est celle de savoir d’ou peut bien provenir la bravoure du colonel Mamadou qui appartenait de son vivant comme tous ses frères d’armes à cette armée de la RDC dont ils n’ont de cesse dire pis que pendre. Selon leur propre jargon répandu aujourd’hui encore aux quatre vents par Internet, Mamadou était un ‘collabo’ (traduction : quelqu’un qui travaille aux ordres du régime Kabila). De qui se moquent-ils ? ». Il ne croyait pas si bien dire.

    En un mot comme en cent, Mamadou Ndala était un officier patriote, nationaliste et talentueux que le président Joseph Kabila Kabange a remarqué et auquel il confia de hautes responsabilités dans l’exercice desquels il a forcé l’admiration de la Nation mais aussi le ressentiment des ennemis de la paix et la jalousie de quelques autres. Il faut cesser d’instrumentaliser son sacrifice pour salir et affaiblir un pays et ses institutions que le de cujus a servi fidèlement et qui sont les grands perdants de sa disparition inopinée.

    Nous Congolais, commencions à rêver de reconstruction, de paix et d’émergence grâce à la vision de Joseph Kabila et au volontarisme courageux de patriotes comme le colonel Mamadou. Ses assassins, quels qu’ils soient, tout comme les terroristes qui ont attaqué Kinshasa et Lubumbashi le 30 décembre veulent nous ramener aux cauchemars des séditions et des sévices dont notre peuple est fatigué. Il n’y a aucune place dans le Congo d’aujourd’hui ni pour les hordes qui ont endeuillé la nation à Kinshasa, à Lubumbashi et à Beni, ni pour ceux qui les soutiennent d’une façon ou d’une autre, y compris en s’évertuant à leur trouver des excuses ou en banalisant leurs forfaits par la désignation de faux coupables.

       0 likes

    • Vindu Muka dit :

      Veritas, c’est donc Lambert Mende Ombalanga himself???

      C’est l’histoire qui se répète ou c’est le naturel kanambe-mendéen qui revient vite au galop après de vaines tentatives de camouflage et un chapelet de contradictions lors des massacres de fin d’année 2013 de Kinshasa, Lubumbashi, parachevés par les assassinats combinés du Colonel Mamadou Ndala et du Général rwandais Kayegera à Jobourg, le commandant Hyppo n’étant qu’un sous-fifre de cette nébuleuse opérant pour une balkanisation accélérée de la RDC.

      C’est à perdre inutilement haleine avec toutes ces belles phrases jactées à longueur des journées par le tshaku de Kingakati sur les ondes et les écrans de la RTNC aux indignes images délavées, les méthodes employées pour délocaliser des zones d’opération et ensuite éliminer tous les valeureux chefs-militaire des FARDC opérant dans le Kivu alors qu’ils obtiennent des victoires avérées et probantes sur les ennemis, le Général Mbuza Mabe et le Colonel Mamadou Ndala en sont les exemples concrets, lesdites méthodes de trahison au sommet-même de l’Etat, même avec ce long commentaire de Lambert Mende s/c Veritas, ne trompent plus personne. A l’époque du Général Mbuza Mabe, c’est Azarias Ruberwa qui s’était illustré comme le pourfendeur des victoires de l’armée du pays dont il se targue l’appartenance et, d’après les dernières informations, c’est le même Azarias Ruberwa qui va être nommé ministre de la défense de la RDC, tout juste après l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala, lequel a mis en déroute ces mêmes forces négatives, ex CNDP et M23, aux obédiences criminelles identiques à celles d’Azarias Ruberwa, Ntaganda, Nkundabatware, Sultani Makenga etc…

      Toutes ces contradictions, Lambert Mende s/c Veritas n’en parle pas. Sans aucun regret des crimes qu’ils commettent tous les jours, il dit plutôt ceci:

      « une certaine opposition se vautrer avec délectation dans une posture incantatoire d’exécuteur testamentaire du colonel Mamadou Ndala. Les habituelles grandes gueules du courant dit de la table rase tentent d’antagoniser la trajectoire du colonel par rapport à la vision du président de la République ».

      Lambert Mende, Kagame, Kabarebe, Kanambe, Museveni seront, sans ironie, ces hommes qui quitterons cette terre….VIVANTS.

         5 likes

  11. kolomabele dit :

    Le lecteur aura compris par lui-même, mon intervention s’adresse à RASEC.

       0 likes

  12. matondo dit :

    ça fait mal en même temps sa donne du colère pour cet acte horrible,barbare et inhumain; la République et censé de protéger nos héros qui font la fierté de la nation!

       0 likes

Laissez un commentaire