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France – Rwanda : 1er procès de complicité de génocide

Publié : le 5 février 2014 à 9:11 | Par | Catégorie: Actualité, Justice

Ce mardi 04 février 2014, la France qui est souvent accusée d’avoir joué un rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda a ouvert pour la première fois le procès d’un ressortissant rwandais, Pascal Simbikangwa  accusé de complicité de génocide.

SimbikangwaL’accusé, 54 ans, ancien chef du service central des renseignements rwandais, a d’abord été arrêté en octobre 2008 sous le nom de Safari Senyamuhara pour trafic de faux papiers à Mayotte ; cela lui avait valu 4 ans de prison et une demande d’extradition infructueuse de Kigali. Le Rwanda l’accuse alors de génocide, cependant la France a décidé de le juger.

« Absence d’éléments de preuve »

Par conséquent, il a comparu ce mardi 04 février et pour une durée de six à huit semaines devant six  jurés parisiens et trois juges de la cour d’assises de Paris  pour avoir «  contribué en connaissance de cause à la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires et autres actes inhumains ainsi qu’au génocide » selon l’acte d’accusation. Pour cela, il risque la prison à perpétuité. Les audiences seront filmées.

L’accusation lui reproche d’avoir organisé des barrages à Kigali et Gisenyi durant lesquels les Tutsis étaient filtrés et exécutés et d’avoir par ailleurs donné des instructions et livré des armes à ceux qui tenaient les barrières.  Pascal Simbikangwa a été arrêté en octobre 2008 à Mayotte où il vivait sous une autre identité depuis environ trois ans. Le collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) présidé par Mr Alain Gauthier a déposé plainte contre lui. La justice française avait refusé jusqu’à présent de l’extrader vers le Rwanda.  La  fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) ainsi que trois autres ONG se sont constituées parties civiles ; néanmoins la seule plaignante physique, vivant en Belgique, qui considérait l’accusé responsable du massacre de sa famille a été rejetée « en l’absence d’éléments de preuve ».

«  Un procès politico-diplomatique »

Pour la défense, il s’agit d’un procès politico-diplomatique suite au rapprochement de Paris et Kigali en 2010 alors que les relations diplomatiques avaient été rompues entre 2006 et 2009 lorsque les autorités rwandaises issues de la rébellion tutsie accusaient les autorités françaises d’avoir soutenu les génocidaires.  Alexandra Bourgeot et Fabrice Epstein, avocats commis d’office de Pascal Simbikangwa dénoncent un dossier où « les seules accusations sont des témoignages » et insistent également sur le fait que leur client « nie les faits depuis le début » et « ne comprend pas pourquoi il est là ». De plus, alors qu’initialement, il avait été mis en examen pour génocide et crimes contre l’humanité, l’instruction n’a finalement retenu que la complicité. L’accusation de participation directe au massacre de 1600 Tutsis sur la colline de Kesho (Province de Gisenyi) le 08 avril 1994 a été abandonnée par les juges d’instruction qui ont souligné l’aspect « tardif » et « contradictoire » des témoignages mettant en cause l’accusé.

Par conséquent, selon la défense «  il y avait très, très peu de charges contre lui ». Les avocats de la défense dénoncent «  la pression des autorités rwandaises sur la France » et « la pression monstrueuse des parties civiles » à l’origine de la plainte.

«On a l’impression que c’est les 20 ans du génocide des Tutsi et que donc il faut condamner Pascal Simbikangwa, pour en faire un exemple », dénonce la défense.

« Nous allons tout faire pour qu’il ne soit pas (…) un bouc émissaire, et on attend de la cour d’assises qu’elle juge Pascal Simbikangwa comme un être humain avec des faits précis », ont affirmé  les avocats de la défense. Fabrice Epstein juge «  très compliqué de faire venir des témoins du Rwanda » pour déposer en faveur de son client. En effet, « Nous n’avons pas les moyens du procureur ; qui a des accords avec Kigali »affirme-t-il. De plus, leur client ne « souhaite pas impliquer sa famille résidant au Rwanda et au Canada ».

On note l’absence de rescapés dans les rangs des parties civiles qui ne comptent que cinq ONG. Comme le confirme Aurélia Devos, vice procureur au pôle crimes de guerre, les victimes directes de l’accusé sont inconnues.

En l’absence de preuves matérielles, le procès reposera sur la crédibilité et la précision des témoins. Il existe des précédents embarrassants. En effet, des faux témoignages ont eu lieu lors des procès du tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha, en Tanzanie.

Le verdict final sera prononcé à la mi-mars, juste avant la 20ème commémoration du génocide du Rwanda. L’enjeu de ce procès dépasse largement la peine à perpétuité qu’encourt l’accusé et touche également les relations diplomatiques franco-rwandaises. Le CPCR revendique notamment la création d’un mémorial du «  génocide contre les Tutsis »  à Paris et l’ouverture des archives nationaux pour démontrer l’implication de la France dans le « génocide contre les Tutsis ».

Marie Umukunzi

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6 Commentaires à “France – Rwanda : 1er procès de complicité de génocide”

  1. Fueille de chêne dit :

    Mr Gautier et son épouse sont un couple de criminels doublé de menteurs professionnels en ce sens qu’ils soutiennent becs et ongle,un régime coupable de plus 4millions de morts Rwandais et plus de 6 millions de victimes congolaises.Ils s’acharnent sur un type appartement tétraplégique depuis 1986, huit ans avant le génocide Rwandais.
    Du reste,cela ne fait aucun doute sur le caractère politico-diplomatique de cette affaire,comme le disent tous les médias français.

       1 likes

  2. Marie Umukunzi dit :

    @ Feuille de chêne:
    Vous pouvez ne pas être d’accord avec la méthode employée par le couple Gauthier mais il y’a une autre manière de l’exprimer, autre que celle que vous employez. Concernant l’affaire Simbikangwa; c’est maintenant à la justice de faire son travail.

       0 likes

    • RASEC dit :

      Marie, vous avez raison mais il me semble que la charité bien ordonnée commence par soi-même.
      Par conséquent, pour être crédible en matière de justice, la France aurait dû préalablement rendre justice à ses 6 citoyens qui ont été assassinés par les soldats du FPR sur ordre de Kagame les 6 et 8 avril 1994, à moins de soutenir que les Tutsi rwandais méritent plus de justice et de compassion que les victimes françaises. Dès lors qu’au vu des témoins et soi-disant experts du Rwanda via Gauthier, en réalité c’est le FPR, parti- Etat au Rwanda, au complet devant la Cour d’Assises de Paris, il s’agit d’une mise en scène judiciaire. Tout homme qui a une âme comprend aisément qu’un handicapé dans la chaise roulante qui ne peut au surplus descendre de sa chaise sans aide et ce, depuis 1986, a mis en place des barrières et dirigé des groupes de tueurs des Tutsi dans tout Kigali.

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  3. Nestor Irikundabwere dit :

    A quand le procès de kagame et ses 6 millions de morts ?????

       4 likes

  4. RASEC dit :

    L’accusateur en chef n’est pas le couple Gauthier mais le Rwanda de Kagame via celui-ci. A la télévision rwandaise, devant des millions de Rwandais, Gauthier a affirmé et reconnu qu’il opére en étroite collaboration avec le parquet général de Kigali.
    Cet handicapé est accusé d’avoir commis le génocide contre lesTutsi. Le procès a déjà commencé.Ce qu i demandé aux juges francais c’est jugeer l’affaire conformément aux lois françaises.Après le constat est le suivant. Les juges français invoquent des spéculations contre l’accusé c’est-à-dire des faits dont ils en sont pas en état de prouver l’existence.
    Mes observations sur cette affaire sont les suivantes.
    Une mise au point sur les affirmations erronées colportées à grande échelle dans les médias français dont Figaro et invoquées par les juges devant la Cour d’Assises de Paris contre l’accusé.
    1/ Simbikangwa a été réformé en 1986. Après avoir quitté l’armée en 1986 en raison de l’accident qui l’a rendu handicapé à vie. Il était un administratif et nullement un opérationnel du services des renseignements rwandais. Ses missions étaient de lire les dossiers non sensibles sans aucun pouvoir décisionnel. Sous peine de mauvaise foi, il n’a jamais été un baron du régime rwandais et en 1994, il était civil. 2- Avant de proférer les allégations contre l’accusé, il aurait été judicieux pour le juge qui a instruit l’affaire de lire l’organigramme des services des renseignements rwandais. L’accusé n’ était même pas chef de service et encore moins directeur. Les directeurs résident actuellement en France. Il aurait dû les contacter pour les explications sur l’organigramme des services des renseignements rwandais. C’est la régle élémentaire pour savoir qui est l’accusé au sein du système institutionnel rwandais à l’époque des faits qui lui sont reprochés. 3-Une énormité mille fois répétées dans Figaro et invoquée par le juge devant la Cour d’assises de Paris : 800 mille morts rwandais. Ce chiffre est fantaisiste car ceux qui l’invoquent et le colportent à grande échelle dans les médias français en l’occurrence ne sont pas en état de produire ou citer leurs sources d’information. Il n’existe aucun document de l’ONU, de l’Etat Rwandais ou de quiconque autre qui parle de 800 mille morts rwandais. Le gouvernement tutsi rwandais parle de plus d’un million de morts sans préciser leur apprtenance ethnique surplus (préambule point 1 de la constitution rwandaise de 2003).
    4- Il est jugé pour les crimes commis entre avril et fin juin 1994 contre les Tutsi en raison de la fonction qu’il occupait à l’époque des faits et nullement pour les crimes commis par lui contre les Tutsi fantômes avant avril 1994. Il est vrai que certaines ONG de défense des droits de l’homme recrutés par Gasana Ndoba, un tutsi congolais-belge d’ origine rwandaise ont cité l’accusé dans leurs rapports truffés de contradictions d’érreurs inexcusables et des subectivités mais lorsque Habyalimana leur publiquement présenté l’intéressé, ils ont essuyé la honte car ils ne savaient pas que Simbikangwa est dans la chaise roulante depuis des années.
    5- Si Habyalimana avait mis en place un état major particulier pour génocider les Tutsi, la prise du povooir par voie juridique par l’opposition et la fin du régime Habyalimana le 16 avril 1992 a mis définitivement fin au prétendu projet de génocide des Tutsi. Dès cette date au 6 avril 1994, le Rwnada était dirigé par le couple opposition-FPR avec un directeur général des services des renseignements, membre notoire du FPRà savoir Iyamuremye Augustin. Il est hasardeux de soutenir que l’accusé a planifié le génocide des Tutsi sous le gouvernement opposition-FPR.

    6- Sur la mort de Joseph Kavaruganda, il a été tué par les membres du commando du FPR en uniforme des FAR. Il en est de même de Ndasingwa Londouald, frère de Mushikiwabo, actuellement minsitre ministre de Kagame.et quile sait très bien car son mari étant un agent de la CIA, il le lui a nécessairement dit. Le TPIR a des éléments suffisants sur ces assassinats. C’est pourquoi, il a refusé d’actionner les assassins de ces deux personnes et des milliers d’autres alors qu’il est de notoriété publique ici au Rwanda que Kagame est l’auteur principal de ces assassinats et massacres des Hutu. Il faut être dépourvu de sanité d’esprit pour alléguer devant un tribunal qu’un handicapé civil au surplus dans la chaise roulante a assassiné Kavaruganda, quatrième personnage de l’Etat Rwandais.

    7- TRLM n’a pas été créée pour génocider les Tutsi. Le nombre de ses actionnaires : plus de 2500 dont certains collaborateurs actuels de Kagame et aucun actionnaire majoritaire. L’accusé n’a jamais dirigé RTLM. Le TPIR n’a condamné aucun des accusés pour avoir été actionnaire de RTLM( voir site TPIR, Affaires Ferdinand et Barayagwiza). Si le fait d’être actionnaire de RTLM est consitutif de génocide cela signifie que tous les actionnaires y compris les collaborateurs de Kagame et membres du FPR ont commis les génocide contre les Tutsi, cela signifie que les actionnaire des entreprises françaises qui ont transporté des millions de juifs vers les camps de la mort sont génocidaires des Juifs.

    8-Le MRND parti etxtrémiste !!! un parti est une fiction. Il s’ensuit qu’il ne peut pas être extrémiste. C sont ses membres personnes physiques qui sont extrémistes. En l’espèce, pour être plus crédible, il aurait été ou il est judicieux de préciser comment le MRND était un parti extrémiste c’est-à-dire anti Tutsi. Oberlé semble manifestement ignore l’économqie rwandaise était à plus de 80% entre les mains des Tutsi, que ces Tutsi sont devenus milliardaires et millionnaires grâce sous le régime Habyalimana : octroides crédits bancaires garantis par l’Etat, accès prioritaires au marches publics, liences d’importations et d’expertations des produits en tous genres obtenus dans des conditions illégales, non paiement d’impôts proportionnellement aux bénéfices réalisés par leurs entreprises etc, numéros deux du régime et du gouvernement rwandais, Habimana Bonaventure qui vit actuellement au Rwanda et Colonel Nsekalije Aloys, tous deux Tutsi, un conseiller spécial du président Rwandais, président du MRND, Père Chrisologue Mahame. Les grands financiers du FPR sont des Tutsi, membres du MRND qui s’étaient enrichis dans des conditions douteuses au demurant grâce au régime Habyalimana et leur parti. Ils étaient grands contributeurs de leur parti. Alors qu’ils ont notoirement financé le FPR de Kagame pour prendre le pouvoir et conséquement détruire le régime qui les a faits et celui à qui ils devaaient ce qui ils étaient, ils ne se sont jamais inquités outre mesure : aucun tutsi de haut rang n’a été tué avant le 6avril 1994. Les affirmations de certains journalistes français témoignent leur méconnaissance du Rwanda à l’époque des faits invoqués contre l’accusé et corrélativement le copier-coller des galimatias opéré par eux.

    9-Un scandale à Cour d’Assises de Paris dans ce procès dans un Etat de droit qu’est la France. Celui-ci doit être dénoncé avec force.
    En effet, le liste des témoins et experts est sur la Toile « http://proces-genocide-rwanda.fr/planning-des-audiences ». Figurent sur cette liste, les barons du FPR et membre du gouvernement rwandais : Sénateur Kagabo José, membre éminent de la Commission dit Mucyo qui a été créée par Kagame pour charger la France, ses dirigeants et son armée dans le génocide dit des Tutsi. Kagabo, Français par naturalisation qui doit à la France ce qu’il est, a joué impunément un rôle néfaste contre son pays. La règle de Sarkozy, alors Ministre de l’intérieur «  on n’aime la France ou on la quitte » n’a pas joué. Le Sénateur Iyamuremye Augustin, membre éminent du FPR, ex-ministre du gouvernement Kagame et ex-directeur général des services secrets rwandais à l’époque des faits imputés à cet handicapé. Gasana Ndoba, congolais-belge, président de la Commission des Droits de l’Homme au Rwanda avec un rang de ministre. Il est devenu rwandais après la prise du pouvoir par Kagame.Kagabo et Ndoba ont mobilisé leurs amis de l’EHSS et belges pour venir charger l’accusé( voir la liste sur la Toile). Jean-Pierre Chrétien, agrégé de lycée et non pas d’université en histoire de la France, pro-Tutsi notoire ne pouvait pas manquer. Gauthier a activé tous les membres de son réseau dont certains dits historiens ne savent même pas comment le Rwanda était institutionnellemet organisé, que le FPR est une émanation de l’armée ougandaise. Ce qui me paraît judidiquement gravissime c’est que la chronlogie des faits dans cette affaire a été sciemment ignoré par le juge. Il a exposé en vrac l’affaire sans préciser chronologiquemet les faits pour que les jurés puissent se faire une opinion objective sur ce qui s’est exactement passé au Rwanda.
    Conclusion : il ya inégalité des armes qui transforme le procès en un procès folklorique ou une mise en scène judiciaire.

    La liste des témoins et soi-disant experts du Rwandai mentionnés dans ce progamme montre à l’évidence que l’accusateur en chef n’est pas Gauthier mais le Rwanda. Merci de donner vos opinions sur les personnes que vous connaissez mentionnées dans le programme de ce procès ci-après.

    Planning des audiences
    Ci-après le planning prévisionnel des audiences au procès de Pascal SIMBIKANGWA, tel qu’il est fixé depuis vendredi 31 janvier. Ce calendrier sera certainement sujet à modifications au cours du procès, en fonction de la durée des dépositions des témoins. Nous vous tiendrons informés des changements au fur et à mesure de leur survenue.
    Calendrier prévisionnel
    Affaire Pascal SIMBIKANGWA alias Senyamuhara SAFARI
    (4 février au 14 Mars 2014 )
    Semaine 1 : Biographie – Contexte historique et politique

    Mardi 4 février 2014
    Matin :
    9h30 : Constitution du jury de jugement et rapport
    Après-midi :
    14h : Interrogatoire de curriculum vitae et parcours professionnel de Pascal SIMBIKANGWA
    Mercredi 5 février 2014
    Matin :
    9h30 : Interrogatoire de curriculum vitae et parcours professionnel de Pascal SIMBIKANGWA (suite)
    Après-midi :
    14h : Audition de Julie LANDRY (enquête de personnalité)
    15h30 : Interrogatoire de curriculum vitae et parcours professionnel de Pascal SIMBIKANGWA (suite)
    Jeudi 6 février 2014
    Matin:
    9h30 : Audition du Docteur Annie SOUSSY (expertises médicales)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition d’André GUICHAOUA (Professeur de sociologie – Université de Paris 1)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Vendredi 7 février 2014
    Matin:
    9h30 : Audition de Jacques SEMELIN
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    11h : Audition de M. Damien VANDERMERSCH (Magistrat Belge)
    Après-midi :
    14h : Audition de Stéphane AUDOUIN- ROUZEAU (Historien EHESS)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition d’Hélène DUMAS (Historienne EHESS)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Semaine 2 : Contexte historique et politique (suite) et Personnalité
    Lundi 10 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Jean-Pierre CHRETIEN ( Historien – Chercheur au Centre d’Etudes des Mondes Africains)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Colette BRAECKMAN (journaliste)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition de Stephen SMITH (journaliste)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mardi 11 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Renaud GIRARD (Journaliste)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    11h : Audition d’Antoine GARAPON (Magistrat – secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la Justice)
    Après-midi :
    14h : Audition de Jean-Philippe CEPPI (Journaliste)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    15h30 : Audition de René DEGNI-SEGUI (Professeur d’Université – Ancien Rapporteur Spécial de la Commission des Droits de l’Homme pour le Rwanda -ONU)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    17h : Audition du Colonel Michel ROBARDEY
    Mercredi 12 février 2014
    Matin :
    9h30 :Audition de Gasana NDOBA (Ancien Président de la Commission des Droits de l’Homme au Rwanda) MEMBRE DU FPR ET EX-MINISTRE
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Speciosa MUKAYIRANGA (francophone)
    16h : Projection des films « La marche du Siècle » (1h10) et « Images du Génocide »(9minutes)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Jeudi 13 février 2014
    Matin:
    9h30 : François-Xavier NSANZUWERA (Ancien Procureur de Kigali) et Filip REYNTJENS (historien)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Françoise SIRONI-GUILBAUD (expert psychologue)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    17h : Projection des films « Tuez les Tous »(1h40) et/ou « Une République devenue folle »(40minutes) et « Confronting Evil » (12 minutes)
    Vendredi 14 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Bertrand PHESANS (expert psychologue)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    11h : Audition de M. Eric GILLET (Avocat – Barreau de Bruxelles)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Frantz PROSPER (expert psychiatre)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    15h30 :Projection du film « D’Arusha à Arusha » de Christophe GARGOT (1h55minutes)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Semaine 3 : Témoins relatifs au parcours professionnel après 1988, à ses liens avec Juvénal HABYARIMANA , au MRND, aux Services de Renseignements, au rôle des médias, à la création et à la formation des Interahamwes
    Lundi 17 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition d’Anatole NSENGIYUMVA (Visioconférence Arusha) (Responsable du Bureau G2 (Service de Renseignement Militaire) jusqu’en Juin 1993 – Commandant du Secteur opérationnel de Gisenyi en juin 1993- Officier de liaison de l’opération Turquoise en juin 1994 )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h :Audition de Augustin IYAMUREMYE ( Chef du Service de Renseignement intérieur à partir de Mai/Juin 1992 ) FAUX MAIS DE MAI 1992 A JUIN 1994 SENATEUR
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition de M. José KAGABO (Historien – Maître de Conférence à l’EHESS) SENATEUR
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mardi 18 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition d’Innocent BIGEGA ( Agent des Services de Renseignements)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h: Audition de Libérata MUKAGASANA ( Sous-officier de Gendarmerie affectée au Centre de Recherche Criminelle et de Documentation (CRCD) en 1994)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Lecture des dépositions de Saïd HABARUREMA (Décédé) (Chef du service de Renseignements du MRND )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mercredi 19 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Théophile GAKARA (Major de Gendarmerie chargé en 1994 de la gestion du personnel au sein de l’Etat Major de la Gendarmerie)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Sam Gody NSHIMIYIMANA (Rédacteur en Chef de la revue KIBERINKA )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Jeudi 20 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Venance MUNYAKAZI (Technicien en imprimerie à Kigali en 1994 )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Michel KAGIRENEZA (Employé d’imprimerie scolaire à Kigali en 1994)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Vendredi 21 février 2014 : suspension
    Semaine 4 : Les faits qualifiés de complicité de crime contre l’humanité et de complicité de génocide
    Lundi 24 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Théoneste HABARUGIRA (Agriculteur à Karago – Préfecture de Gisenyi)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Jean De Dieu BIHINTARE (Agriculteur en 1994- Secteur de Rambura)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition de Gaspard GATAMBIYE (Agriculteur-Eleveur – Préfecture de GISENYI)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mardi 25 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Théoneste MARIJOJE ( Professeur à Rambura )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h :Audition de Valérie BEMERIKI (Journaliste à la RTLM)(Visio-conférence avec Kigali)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Projection des plans et vidéos de Kiyovu versés aux débats par le CPCR
    Mercredi 26 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Georges RUGGIU (technicien de la radio RTLM )
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Diogène NYIRISHEMA (Gardien à Kiyovu)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition de Salomon HABIYAKARE (Gardien à Kiyovu ) Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Jeudi 27 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Jonathan REKERAHO (Gardien à Kiyovu)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition d’Emmanuel KAMANGO (Gardien à Kiyovu )
    16h : Audition de Joël GASARASI
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Vendredi 28 février 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Isaïe HARINTINWARI (Gardien à Kiyovu)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Jean-Marie Vianney NYIRIGIRA (Gardien à Kiyovu)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Semaine 5 : Les faits qualifiés de complicité de crime contre l’humanité et de complicité de génocide (suite)
    Lundi 3 mars 2014
    Matin :
    9h30 :Audition de Célestin GAHAMANYI ( Responsable du Développement communal au Ministère de l’Intérieur et voisin de l’accusé)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Dieudonné NIYITEGEKA
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    16h : Audition d’Albert GAHAMANYI (Voisin de l’accusé) (francophone)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mardi 4 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Michel GAHAMANYI (Voisin de l’accusé)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Pascal GAHAMANYI (Voisin de l’accusé)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Mercredi 5 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Audition de Martin HIGIRO (Commerçant)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Pierre Célestin HAKIZIMANA
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    17h : Audition de Béatrice NYIRASAFARI
    Jeudi 6 mars 2014
    Matin:
    9h30 : Audition de Hussein LONGO LONGO ( Vice-Président des Interahamwe de Rugenge)
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Après-midi :
    14h : Audition de Protegestate PONZAGA(Mécanicien pour l’armée)
    16h : Audition de Tharcisse RENZAHO
    Interrogatoire de Pascal SIMBIKANGWA
    Vendredi 7 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Audition des parties civiles
    Après-midi :
    Suspension
    Semaine 6 : Plaidoiries – Réquisitions
    Lundi 10 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Plaidoiries des parties civiles
    Après-midi :
    14h : Plaidoiries des parties civiles
    Mardi 11 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Plaidoiries des parties civiles
    Après-midi :
    14h : Plaidoiries des parties civiles
    Mercredi 12 mars 2014
    Matin :
    9h30 : Réquisitoire
    Après-midi :
    14h : Réquisitoire (suite)
    Jeudi 13 mars 2014
    Matin:
    9h30 : Plaidoirie de la défense
    Après-midi :
    14h : Plaidoirie de la défense
    Vendredi 14 mars 2014
    Matin :
    9h30 :délibéré
    Après-midi :
    14h : délibéré – Verdict

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  5. John John dit :

    Honte aux gens qui s’acharnent sur un handicapé. Nous savons comment opèrent ces gens des ONG; pour justifier leur salaire, ils sont prêts à tout, y compris s’acharner sur un handicapé dont le handicap en chaise roulante 8 ans avant les tueries de 1994.
    Mais laissons à la justice faire son travail.

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