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Le TPIR commémore le Génocide au Rwanda

Publié : le 12 avril 2014 à 0:15 | Par | Catégorie: Actualité

Ce jeudi 10 avril a eu lieu au Tribunal pénal international pour le Rwanda la commémoration des 20ans du génocide au Rwanda. Comme un clin d’œil satirique à l’histoire, celle-ci a pris place dans la même salle où il y a 21 ans, les accords de paix d’Arusha entre le gouvernement du Rwanda de l’époque et le FPR  étaient signés.

 

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Le Président du TPIR durant le discours introductif

Au cours de  la cérémonie présidée par Bocar Sy, attaché de presse du Tribunal, plusieurs orateurs se sont succédés face à un public composé essentiellement d’étudiants tanzaniens. Dans le panel des orateurs se trouvait une forte délégation en provenance du Rwanda, composée du Ministre de la Justice Johnston Busingye, du Président d’Ibuka Jean Pierre Dusingizenungu ainsi que de la Présidente de « AVEGA », l’association rwandaise des veuves du Génocide, Yvonne Kabanyana.

Le mot d’accueil à été prononcé par le Président du tribunal, le juge Vagn Joensen, qui a rappelé qu’on commémorait toutes les victimes tombées en 1994 au Rwanda, les Tutsis, les Twa, les Hutus « modérés » qui ont tous « souffert de la même tragédie que leurs frères Tutsis ». Il a aussi salué la remarquable réussite de la réconciliation au Rwanda.

Dans son intervention, le président d’Ibuka Mémoire et Justice a principalement salué le travail effectué ces 20 dernières années par le TPIR en disant que celui-ci « avait envoyé un message fort à tous ceux qui pensaient être à l’abri de la justice du fait de leur position hiérarchique». Il a aussi rappelé la déception de l’association en voyant l’acquittement de membres de l’ancien gouvernement rwandais.

Le Ministre de la justice rwandaise, Johnston Busingye a pour sa part rappelé que plusieurs personnes avaient été arrêtées et jugées « certains ont été condamnés d’autres ont été acquittées, c’est la justice » mais qu’il y en avait plusieurs autres qui n’ont pas encore eu affaire à la justice et qui doivent être attrapés et traduits devant les juridictions. Il a aussi salué la « positive évolution de la collaboration entre le TPIR et le Rwanda », qui a ses débuts n’avait pas employé de Rwandais et ne voulait pas que le Rwanda juge les suspects poursuivis par le tribunal, « mais au fil des années les choses ont évolué et à l’heure actuelle plusieurs dossiers ont été transférés au Rwanda pour que les suspects y soient jugés ».

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Commémoration du génocide au Rwanda en 1994 au TPIR

C’est Hassan B. Jallow, le Procureur du TPIR qui a clôturé la cérémonie et tout comme le Ministre de la justice rwandaise, il a rappelé que 9 suspects devaient encore être arrêtés et jugés, il en a profité pour appeler tous les pays à collaborer à leur arrestation.  Il a rajouté que le TPIR avait passé 20ans à les chercher et que le mécanisme résiduel pour les tribunaux internationaux qui reprendra les travaux non achevés du Tribunal pénal international pour le Rwanda ainsi que du Tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie, poursuivra ces recherches jusqu’à leur arrestation.

 

 

 

Honorine Sebatware

www.jambonews.net

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Un commentaire à “Le TPIR commémore le Génocide au Rwanda”

  1. RASEC dit :

    Le TPIR a été crée pour rechercher et juger les auteurs des crimes qui ont été commis au Rwanda, indifféremment d’appartenance ethnique de leurs auteurs, à savoir Hutu et Tutsi entre le 01/01/1994 et le 31/12/1994.
    Au lieu de faire son travail en stricte application de son statut, il a recherché les auteurs présumés de ces crimes sur la base de leur appartenance ethnique.II a recherché et jugé uniquement les Hutu en étroite collaboration avec le gouevernement rwandais dont certains de ses dirigeants sont présumés responsables des crimes qui ont été commis au Rwanda.
    Le TPIR a englouti plusieurs milliards de dollars.
    Résultat: désastreux et inique dans les annales des tribunaux ad’hoc internationaux.
    – Aucun des accusés n’a été condamné pour planification et exécution du génocide des Tutsi.
    Le gros poisson exhibé par le TPIR comme un trophée à savoir Colonel Bagosora, a été acquitté de tous les chefs d’accusation. Il a été condamné uniquement pour les crimes qui ont été commis par les soldats fantômes( dont l’existence n’a jamais a été prouvée par le procureur du TPIR) qui étaient supposément sous ses ordres. Il aurait eu un médail spécial s’il avait prouvé qu’un retraité et directeur de cabinet d’un ministre avait une autorité directe ou indirecte sur les militaires rwandais. Pour éviter la réaction hystérique de Kagame et la honte, les juges du TPIR ont donc procédé à un bricolage juridique.
    – Ce qui est gravissime et lourd de conséquences quant aux rapports entre les Hutu et les Tutsi présents et à venir, ces mêmes juges ont inventé un génocide dit « Génocide des Tutsi » alors que ni dans les statuts de ce tribunal, ni dans la constitution rwandaise de 2003 ni dans aucun autre document onusien et/ou rwandais, le mot « génocide des Tutsi est introuvable ».Ils ont donc fait dire au statut du TPIR, à la résolution 955 du Consel de Sécurité qui la crée le TPIR et à la constitution de notre pays ce qu’ils ne disent pas. Ils ont dénié aux victimes Hutu l’appartenance à l’hunamité. Les juges du TPIR ont considéré que les crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu ne relèvent pas de la compétence du TPIR car elles sont des dommages collatéraux inévitables dans une guerre légitime comme celle de Kagame contre le Rwanda. Dès lors elles ne méritent ni la justice et ni la compassion.C’est pourquoi, les juges de ce tribunal ont ergoté des minutes durant sur le génocide dit des Tutsi et aucune victime Hutu n’a été citée par ces juges.C’est un cas sui generis.L’hostoire jugera et celle-ci ne pardonne pour les gent squi ont une âme.

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