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Rwanda – Des disparitions forcées à l’ordre du jour

Publié : le 31 mai 2014 à 20:27 | Par | Catégorie: Actualité

Ces derniers jours les disparitions ont sensiblement augmenté au Rwanda comme le rapportent la population et Human Rights Watch qui a récemment publié un communiqué dans lequel elle accuse le gouvernement rwandais d’être impliqué dans la disparition forcée d’une multitude de ses habitants au Nord-ouest du pays et dont certains seraient détenus  dans des casernes militaires.

Dan Munyuza, chef de la DMI

Dan Munyuza, chef de la DMI

« Une disparition forcée » est définie comme étant un acte qui implique qu’une organisation, souvent étatique, prenne part dans la disparition d’une ou plusieurs personnes par le meurtre ou la séquestration sans que ces personnes soient retrouvables.  L’organisation niant, par après, avoir connaissance de la disparition de la personne enlevée. Tout ceci dans le but de contourner les droits fondamentaux que la victime détient. Ces droits comprennent, entre autres,  le droit à la sécurité et la dignité, le droit à une représentation juridique, le droit à un procès équitable, le droit à une détention dans des conditions humaines et/ou le droit à la vie lorsqu’une personne est enlevée pour être tuée.

L’ONG qui s’engage pour le respect et la propagation des droits de l’homme avait reçu depuis mi-avril plusieurs témoignages confirmant les accusations énoncées à l’encontre des représentants du gouvernement. Elle a d’ailleurs pu constituer une liste nominative des personnes qui sont jusqu’à présent présumées disparues. Les informations qui nous parviennent de plusieurs témoins, confirment que des civils ont été enlevés en grand nombre dans les régions de Rubavu, Musanze ainsi que dans la ville de Kigali.

Ces témoins ont donné des récits très précis des circonstances de ces enlèvements. Un fait inquiétant, révèle avec quelle grande latitude les services de renseignements militaires, DMI, agissent au Rwanda. Ils peuvent ainsi agir dans l’impunité totale, car le gouvernement ne semble pas capable ou/ni vouloir enquêter sur ces disparitions. En même temps la terreur se propage au sein de la population civile, dont chaque membre craint de disparaître à son tour, un de ces jours.

Les forces policières au Rwanda ont confirmé avoir reçu plusieurs plaintes concernant des disparitions inexplicables de personnes. Le commandant de la police de Rubavu, Karangwa Murenge, a annoncé enquêter sur ces phénomènes, mais a ajouté que des personnes avaient bien tendance à disparaître dans cette région. En effet il affirme que beaucoup de personnes vivant dans le Nord-Ouest du pays ont passé des semaines, voire des mois, en RDC sans que personne ne s’en aperçoive.

À Kigali les représentants de la police ont affirmé que les accusations d’enlèvements n’étaient que des rumeurs, mais à cela ils ont ajouté que les forces de police de Rubavu et Musanze ont arrêté environ 35 personnes, accusées d’avoir des relations avec le FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda).

Cependant une certaine inquiétude demeure d’une part à cause du fait que les personnes disparues restent introuvables et d’autre part parce beaucoup de ces personnes n’avaient aucune raison de quitter leurs maisons. D’ailleurs des soupçons ont été émises selon lesquelles toute une famille, bien intégrée dans la vie civile du Rwanda, aurait également été enlevée.

Blaise Linaniye

www.jambonews.net

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Un commentaire à “Rwanda – Des disparitions forcées à l’ordre du jour”

  1. RASEC dit :

    La disparition des Rwandais n’est pas un élément nouveau dans ce pays. C’est une institution depuis juillet 1994. Le superviseur des disparitions de milliers de Rwandais est MUNYUZA, chef des escadrons de la mort du régime rwandais actuel. Seul Kagame connaît le nombre de ses victimes qui sont de toutes catégories sociales et aussi bien Hutu que Tutsi de second rang.
    Les familles des victimes de Kagame, sous peine de subir le châtiment inoubliable, elles n’ont même pas droit de parler des disparus. Le siège de la CIA en Afrique de l’Est est ici à Kigali. Il s’ensuit que les autorités américaines dont Obama sont au courant de ces disparitions.L’illustration est le cas de Monseigneur Nikwigize Phocas qui a disparu. Les Rwandais ont finalement appris par un de ses assassins qu’il a été torturé, découpé en morceaux puis mis dans un sac avec un gros morceau de pierre et jeté au fond du lac Vert en RDC . Il en est de même de plusieurs médecins et hauts fonctionnaires. Un Rwanda anonyme en a informé le chef d’Agence de la CIA ici à Kigali avec des preuves à l’appui. La FIDH, dite ONG de défense des droits de l’homme a brillé et brille par son silence alors qu’elle en a été informée evec des preuves à l’appui par un Rwandais qui a pu échapper à la mort. Cette FIDH s’est pourtant illustrée dans l’acharnement contre un handicapé, Simbikangwa Pascal, cloué dans un fauteuil roulant depuis 1986.Celui-ci a été condamné à 25 ans ferme par le Cour d’Assises de Paris, sur l’accusations de la FIDH. Selon celle-ci, cet handicapé a planifié seul et exécuté le génocide des Tutsi. La concertation pour l’élaboration du plan pourtant impérativement requise par le code pénal français (article 211-1) a été purement et simplement ignorée par les juges de la Cour d’Assises de Paris. Les juges et jurés de ce tribunal ont mis moins de 4 heures pour réussir là où le Rwanda, le TPIR et autres chercheurs sérieux ont échoué à savoir trouver les preuves de la planification du génocide. Cette cour s’est fourvoyée dans les affirmations recopiées chez les propagandistes du régime tutsi rwandais. Elle n’a pas apporté les preuves de la planification et de la concertation en vue de commettre le génocide, pourtant exigées par les lois françaises. Si les membres des familles des victimes qui sont ici au Rwanda ne peuvent pas saisir la justice rwandaise car l’évocation ou l’invocation des disparus constitue un crime de négationnisme du génocide des Tutsi, ceux qui vivent dans les Etat de droit tels que la Belgique et la France par exemple peuvent saisir le tribunaux de ces pays et/ou informer les publics de ces pays du caractère sanguinaire du régime et de tous ses méfaits.

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