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Kibeho 1995 : 20 ans après, un massacre aux oubliettes de l’histoire rwandaise

Publié : le 22 avril 2015 à 17:33 | Par | Catégorie: Actualité

22 avril 1995, le jour se lève sur Kibeho, c’est le moment que choisit l’Armée Patriotique Rwandaise pour réaliser, dans le camp de réfugiés de Kibeho qui abrite à l’époque plus 100000 déplacés internes, l’un des plus gros massacres de l’histoire de la tragédie rwandaise. Un carnage qui fera près 8000 victimes, 20 ans après, retour sur l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire rwandaise.

©Paul Lowe/Panos Pictures  Kibeho Camp RWANDA 22/4/1995  Survivors from the shootings and subsequent maccacre look on at a pile of bodies. Over 4000 Hutus were killed during an operation by the Tutsi Rwandan army to clear the Kibeho refugee camp. The tragKibeho petite localité du sud du Rwanda se situant près de la ville de Gikongoro est paradoxalement et certainement la ville rwandaise la plus connue mondialement derrière Kigali. En effet, elle est connue pour être le seul lieu d’apparition mariale sur le continent africain. Chaque année donc des milliers de pèlerins catholiques affluent dans ce petit village sur le chemin de la Vierge Marie ignorant pour beaucoup le pan noir de l’histoire de cette petite bourgade.

Reconnu comme un lieu saint, Kibeho, a été le lieu de refuge naturel pour cette population rwandaise à l’immense majorité catholique et pratiquante. Déjà en avril 1994, des centaines de Tutsis y avaient péri en tentant de fuir les exactions des milices interahamwes. Un an plus tard, Kibeho deviendra le théâtre du massacre des déplacés hutu craignant de rentrer sur leurs collines nouvellement conquises par le FPR/APR.

La genèse du massacre

kibeho

Le Sanctuaire Notre-Dame de Kibeho est un lieu de pèlerinage les plus prisé du continent africain

Un an après les terribles évènements d’avril 1994, le Rwanda est un pays meurtri. Le Rwanda a connu près d’un million de victimes, le pays s’est vidé de plus deux millions de ses habitants qui ont fui l’avancée du FPR et on dénombre plusieurs milliers de déplacés à l’intérieur de celui-ci. L’une des premières revendications du pouvoir en place est de demander la fermeture des camps de déplacés tenus par le HCR pour la fin de l’année 1994. Les rebelles nouvellement au pouvoir n’ont même pas attendu la fin de leur ultimatum puisque les 10 et 11 novembre 1994, selon un communiqué diffusé par la MINUAR, des soldats de l’APR ouvrirent le feu dans le camp de Musange, au nord de Gikongoro, faisant des morts et des blessés. Bis répitita les 6 et 7 janvier 1995, dans le petit camp de Busanze (4000 déplacés) où l’assaut de l’APR fut lourd de conséquences.

Malgré la campagne menée par les autorités pour pousser les déplacés à rejoindre volontairement leur commune les populations déplacées refusent pour la plupart d’obtempérer. Le Rwanda post-génocide était une zone de non-droit dans laquelle des personnes étaient emprisonnées ou tuées sur une base quotidienne. Les paysans qui auraient bien entendu préféré rentrer chez eux privilégiaient leur sécurité au confort de leur colline.

En avril 1995, plusieurs camps avaient été démantelés, les uns par la force, d’autres plus pacifiquement. Néanmoins, la grande majorité des déplacés n’osaient pas retourner chez eux. En effet, beaucoup d’entre eux s’en sont allés grossir le camp de Kibeho qui finit par compter entre 100000 et 150000 déplacés. La situation sanitaire était sous le contrôle d’une équipe de MSF, un médecin, deux infirmières, et un logisticien, aidé par un personnel rwandais, le CICR gérait la distribution des vivres, des soldats de la MINUAR étaient présents. En dépit du calme, les déplacés redoutaient une intervention violente de l’APR, crainte partagée par les observateurs des Nations unies ayant compris que les autorités rwandaises avaient irrévocablement décidé la fermeture de tous les camps restants.

Le gouvernement de Kigali ayant fait savoir que ce camp était un véritable arsenal d’armes, une force combinée de 2000 militaires du FPR et de 1800 Casques Bleus de la MINUAR fit une descente surprise dans le camp de Kibeho et de Ngabo et y imposa un couvre-feu de 24 heures pour récupérer toutes les armes. À l’issue de l’opération, une quarantaine d’arrestations seulement et pas une seule véritable arme ne fut découverte. Les enquêteurs onusiens saisirent des milliers d’outils à lames (serpette, houe…) brefs des outils agricoles d’un paysan rwandais ordinaire.

Kibeho, le dernier bastion des déplacés

©Paul Lowe/Panos Pictures  Kibeho Camp RWANDA 22/4/1995  Hutu survivors from the shootings and subsequent stampede in Kibeho camp penned themselves into a compound the day after the slaughter and refused to leave. Over 4000 Hutus were killed during an ope

Les déplaces entassés quelques jours avant le massacre

C’est dans ce contexte qu’au lendemain de la première commémoration du génocide, le 12 avril 1995 plus précisément, que l’APR sous le commandement du Colonel Fred Ibingira, commence à grossir ses troupes aux alentours de Kibeho. Après avoir pénétré dans le camp de Rwamiko (5000 déplacés), environ 2500 militaires de l’APR pénètrent dans les camps de Ndago (40 000 personnes), Munini (15 000), Kibeho (plus de 100 000). Le matin du 18 avril, les réfugiés chassés de leurs abris sont amassés sur une petite colline, sans eau, sans nourriture, sans latrines, entourés par les troupes de l’APR qui abattent toute individu qui essayerait de sauver sa vie en se faufilant hors de la zone délimitée.

Durant les journées du mercredi 19 avril, du jeudi 20 et vendredi 21, les volontaires de MSF, Oxfam et de l’UNICEF multiplient en vain les demandes auprès des Casques Bleus pour qu’elles interviennent afin d’assurer la protection des civils. De leur côté les soldats du FPR continuent d’abattre tous ceux qui tentent de s’enfuir.

Apocalypse du 22 avril 1995

C’est la journée du 22 avril qui fut l’apocalypse pour ces déplacés. Sous les yeux d’une demi-douzaine d’agences de l’ONU, de 3300 Casques bleus et de près de 120 ONG internationales, 2500 soldats de l’APR utilisent des armes automatiques, des lance-roquettes et des grenades, assassinant selon les sources onusiennes près 8000 hommes, femmes ou enfants. Les civils présents et certains médias, dont CNN, parleront même de près de 25000 victimes.

En un peu moins d’un après-midi, les soldats de l’APR firent presque autant de victimes qu’à Srebrenica, considérés comme le plus grand massacre en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale et ayant justifié quasiment à lui seul la création d’un Tribunal pénal international. ff

L’enfer sur terre

De ce 22 avril 1995, on ne dénombre que quelques témoignages venant notamment d’humanitaires ou encore de soldats onusiens de la MINUAR. Dans l’article de l’historienne et sociologue, Claudine Vidal, sur les massacres de Kibeho, elle cite notamment le témoignage de casques bleus présent sur place : « les tirs reprennent vers 14 heures 30 et continuent plusieurs heures. Des soldats rwandais, montés sur le mur de ce bâtiment, tirent de là sur la foule, indifférents à la présence des Casques bleus et des gens de MSF. L’APR utilise des minis lance-roquettes (RPG), des grenades et des kalachnikovs. »[i]

©Paul Lowe/Panos Pictures  Kibeho Camp RWANDA 22/4/1995  Zambian UN peacekeeping forces survey the scene following the massacre and stampede in Kibeho camp. Over 4000 Hutus were killed during an operation by the Tutsi Rwandan army to clear the Kibeho refu

Thierry Pickard, militaire australien présent sur place et membre d’une équipe médicale australienne de 32 personnes, venues au Rwanda dans le cadre d’une mission de maintien de la paix de l’ONU, en fera même un livre[ii]. Celui-ci explique que: « Les militaires du FPR tuaient les rescapés des bombardements avec des baïonnettes pour épargner leurs balles. Dans ce massacre, personne n’était épargné. Même des bébés sur le dos de leurs mères étaient tués. D’autres avaient la gorge coupée. C’est la première fois où je voyais, dans ma vie de militaire, des hommes devenir des cibles de tir à l’arme comme dans des exercices militaires. »

20 ans après… rien ?

20 ans après, c’est le silence radio du côté des autorités rwandaises. À Kigali, en cette période de commémoration de 21ème anniversaire du génocide des Tutsis, le 20ème anniversaire d’un des massacres les plus sanglants de l’histoire rwandaise passe inaperçu. Les associations de la société civile rwandaise basées à l’étranger sont les seuls à avoir souhaité commémorer ce triste anniversaire. Les associations Jambo ASBL en partenariat avec Global Campaign For Rwandans Human Rights ont publié un communiqué pour appeler à ce que justice soit faite pour les victimes de Kibeho. Ils ont aussi appelé l’ONU a mettre en place : « une journée de réflexion sur les massacres de Kibeho, afin que plus jamais des déplacés ne soient victimes de massacres dans des camps où ils sont sensés trouver refuge. » Le Centre de Lutte Contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda quand à lui  fait part dans un communiqué qu’il regrette que les victimes de Kibeho et Kasese (22 avril 1997 en RDC) soient à ce jour encore oubliées de tous.

L’histoire rwandaise dénombre depuis 1990, des centaines d’épisodes dramatiques marqués par des massacres d’innocents. Kibeho 1995 est sans aucun doute, l’un de ceux-là. Depuis 20 ans, ce massacre au vu et au su de la communauté internationale a toujours été minimisé par les autorités rwandaises. À commencer par le président à l’époque des faits, Pasteur Bizimungu, qui enjambant les milliers de cadavres, osera déclarer qu’il n’y a « que » 200 à 300 victimes. Dans la même veine, le premier ministre, à la même époque, Faustin Twagiramungu, a défendu l’armée du FPR en déclarant que c’était : « certainement une riposte de légitime défense contre des actions violentes des déplacés ». Quant à la communauté internationale malgré sa présence en masse durant ce massacre, elle n’a jamais ordonné la moindre enquête pour faire la lumière sur les événements survenus à Kibeho durant ce mois d’avril 1995.

070329-71b13fec-e3fa-11e4-8c35-8b3a57800124Un simulacre de procès a eu lieu à la suite d’une enquête menée par les autorités rwandaises sous la pression d’organismes des droits de l’homme. En décembre 1996, le colonel Fred Ibingira, qui menait les troupes gouvernementales durant l’opération de Kibeho, a été jugé et acquitté des accusations de meurtre et de l’utilisation d’armes sans ordres préalable. Il n’a été reconnu coupable que de ne pas avoir su « prévenir les actes criminels par une action préventive et immédiate» et a été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement et à une amende d’environ 30 $ US d’amende. Dix-huit mois qu’il n’a même pas dû purger parce qu’il aurait, selon les autorités de Kigali, passé vingt mois en détention préventive.

Aujourd’hui cet épisode tragique n’est fait mention nulle part. Le gouvernement n’ayant officiellement reconnu « que  338 victimes pour la plupart des interahamwe et des anciens génocidaires », Kibeho 1995 reste un non-évènement pour les autorités rwandaises. Conté, ni dans les livres d’histoire ni dans les manuels scolaires, le régime en place a réussi à faire passer ce massacre pour une opération militaire qui a légèrement mal tourné. Ces milliers d’enfants, femmes et hommes sont bel et bien passés aux oubliettes de l’histoire rwandaise.

 

ISHIMWE Norman

www.jambonews.net 

 Vidéo réalisée par le département Mpore de  Jambo asbl à l’occasion du 20ème anniversaire des massacres de Kibeho

 

[i] Article de l’historienne sociologue, Madame Claudine Vidal, sur les massacres de KIBEHO commis entre le 18 et 22 avril 1995 par l’Armée Patriotique Rwandaise sur environ 100.000 déplacés de guerre publié dans la revue « Les Temps Modernes n°627 » de Avril-Juin 2004. Pages 92 à 108
[ii] Pickard, T. (2008) Combat Medic: An Australian Eyewitness Account of the Kibeho Massacre Big Sky Publishing, Australia
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15 Commentaires à “Kibeho 1995 : 20 ans après, un massacre aux oubliettes de l’histoire rwandaise”

  1. Nyabyenda dit :

    salut,
    j’ai bien lu cette fausse histoire.
    A kibeho c’est ma vie natale, et j’ai bien suivi l’evenement.
    Il s’agit des extremistes Hutus qui ont voulu falcifier l’histoire du Rwanda et ont tue leurs parents, freres et soeurs.
    C’est complot qui n’a ni meme pas aboutit a son seuil.
    La vraie histoire est que le FPR Inkotanyi voulait aider ces detenus et les extremistes Hutus ont abbatus le refugies.
    Vous les blancs vous vous aimer vou moquer des sangs des africains mais un jour tout ca aura une solution.

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    • Gikongoro dit :

      je te rappelle que même le régime sanguinaire de Paul Kagame n’a jamais nié ces massacres, qu’il a appelé une riposte

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    • RASEC dit :

      Nyabyenda, vous avez droit droit d’être cynique et être dépourvu de sens d’humanité élémentaire. Toutefois, il me semble que votre négation de l’évidence, vous apportez la preuve de ce que vous êtes effectivement. Il n’est pas de mes habitudes de réagir sur les insanités commes les vôtres. Vous devez savoir que les auteurs du génocide et de crimes contre l’humanités de plus de 15000 femmes, enfants et hommes de tous âges de Kibeho répondront de leurs funestes forfaits.C’est une question de temps.

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    • Derille dit :

      Vs me coupez le souffle ! Comment osez-vs nier la réalité de ces massacres ? Je n’aime les généralisations mais cette fois, je me demande si ce que j’ai déjà entendu : un Tutsi utilise le mensonge comme une arme » n’est pas fondé. D’autant que j’ai moi-même été victime d’un « ami » tutsi que ns avons aidé pr apprendre après que cette somme a été utilisée pr acheter des armes …

      Paix à tous ces innocents victimes de la haine et de la cruauté de non-humains…

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    • Nokham dit :

      J’étais coordonnateur des opérations de l’UNICEF à Goma de novembre 1994 à juillet 1995. Lors des événements de Kibého, j’avais envoyé mon Security Officer là-bas pour aider nos collègues de l’UNICEF Kigali. Il a assisté au massacre perpétrés par l’APR devant les bérets bleus qui ne sont pas intervenus. Il en avait été choqué. Après le massacre, le gouvernement rwandais a interdit aux organismes de Nations Unies d’aller compter les victimes car il était conscient de l’ampleur du massacre. Mon Security Officer est venu me faire un rapport circonstancié sur cet événement. Selon son estimation, il y avait au moins 8000 victimes. Certaines parties de son rapport donnent une image horrible des faits. Il parle de cadavres entassés les uns sur les autres sur plusieurs couches. Mais ce qui a été le plus frappant (c’est le cas de le dire) c’est que ceux du camp qui ont pu s’échapper ont été poursuivis par la population Tutsi et frappés à mort. Le fait le plus horrible est que les populations Tutsi donnaient des bâtons à leurs enfants de 4 ou 5 ans en les incitant à aller frapper les enfants Hutu du même âge. Comment arriver à trouver la paix lorsqu’on incite des enfants à la haine? Je déclare tout cela en toute objectivité puisque je ne suis ni Hutu, ni Tutsi. Et je peux ajouter que mes interventions dans les camps de réfugiés Hutu de Goma me posaient aussi des problèmes de conscience car j’avais l’impression d’apporter de l’aide humanitaires à des assassins. mais en dehors de ces assassins, il y avait la vie de dizaines de milliers d’enfants innocents en jeu.

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  2. Tatetaga dit :

    Jambonwes.net

    A bon entendeur Salut!!! Si ces personnes sont des oubliettes de l’histoire Rwandaise: Dieu qui les a crées, ne les a pas oubliés. Leurs Ames se sont entassées au Paradis en attendant leurs Bourreaux. Malheureusement on finira tous par mourir.

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    • ntakabuza dit :

      Je voudrais vous communiquer que Ibingira qui a fait ce massacre finalement soubira des meme consequences comme Bikomagu

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  3. Info Rwanda dit :

    RUTAYISIRE BONIFACDE ARASUBIZA IBIBAZO BYA IKONDERA INFO KUBIREBA GENOCIDE HUTU NA GENNOCIDE TUTSI

    Iyi ni video yakozwe na Ikondera info mukiganiro yagiranye na Bwana Rutayisire Boniface wahoze ari Directeur General w’isosiyete yigenga mu Rwanda akaba yarabaye na Chef de services généraux et contentieux muri Sulfo Rwanda Industries, arasubiza ibibazo by’abanyamakuru kubirebana n’ikibazo cya genocide hutu na tutsi ndetse n’amateka y’u Rwanda kubireba imirongo ine ya politiki isigaye iriho muri politiki nyarwanda. Haravugwamo kandi ibya Kagame ushaka guhindura itegeko nshinga ndetse hakavugwamo ikirego cya genocide hutu cyatanzwe na Rutayisire Boniface muri TPIR. Iyi ni video yagombye kugera kuri buri munyarwanda wese aho ari kugirango asobanukirwe amateka ye n’uburyo hariho abanyapolitiki badasanzwe mukubona umuti w’ibibazo biriho.

    Iyi video wayisanga kuri kuri iyi lien : https://www.youtube.com/watch?v=JiXyucoUg_k

    Abashoboye muyihererekanye kuri za email na za telefone n’ibindi kuko harimo amateka akomeye cyane.

    Info Rwanda
    ..

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  4. Sandra dit :

    Nyabyenda, tres bien t’es de kibeho? Ah pr toi les extremistes hutu ont tué leurs propres femmes et enfants? Je te demande pas d’etre raisonnable parck tu essayes de cacher l’histoire et jamais personne n’y arrive! Vs avez essayé de tous cacher brulant les corps mais la route kibeho-Matyazo tellement on pouvait pas compter les morts moi j’suis retourne expre travailler ds la zone pr savoir ce qu’ils etaient devenu! Jusqu’à maintenant ya les restes! Et si vs me croyez pas allez parcourir les foret d’a Gatobwe et Akavuguto! Monsieur Nyabyenda, je te previens la vérité fini par gagné. J’etais à kibeho lors de ces massacré etant tutsi et temoins oculaire j’suis pas d’accord avc les gens comme toi! Parcque non seulement vs avez tué les hutu et les tutsi aussi!attendez c’est la question de temp.

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  5. anastasia dit :

    May those souls reste in peace! I agree with ypu Sandra Is matter of time that one day the truth will prevail

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  6. willy dit :

    harya bari bahunze iki ,cyangwa bari bamaze gukora iki umubiri ni nkundi ikindi nta nkambi ibamo za mortie ubwo se muba mutera inde imbabazi uwari muri riya nkambi utaroretse imbaga yarinde massacre de kibeho ??? iseseme.com

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  7. Sandra dit :

    Willy ndagira ngo nkubwire ko iriya nkambi yarimo impinja zikiri munda zabanyina!zari zisize zikoze mahano ki?nayirokokeyemo ndi umututsikazi narinsigize nkoze ayahe mahano?ko nari nsize abange inkongoro zibarya. mama wumuhutukazi agatinya kuntambikana Zaïre ngo batanyica!!ubuse ko mwamwishe nzihandagaze ubunyamaswa bwanyu nzabwignore ngo nuko muri bene Wacu?inkoramaraso ntigira ibara birangira biyisamye!c la question du temps!!!je vous jure.

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  8. carlos dit :

    Rasec est attriste par quelques personnes qui seraient mortes a kibeaho mais oublie qu’une annee auparavant un million des tutsi ont ete abattus froidement sur la base de leur appartenance ethnique. ta compassion est vraiment subjective et partisane.

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  9. CESAR dit :

    Nyabyenda ?
    Au regard de vos dires, le cynisme est pour vous un mot dépourvu de sens. Il n’est pas de mes habitudes de commenter les dires des gens qui sont dans le caniveau d’ignominie.
    Monsieur, le déroulement des massacres de plus de 10000 Hutu et Tutsi, femmes, enfants et hommes de tous âges et conditions par les bouchers de Kagame et sur ordre de celui-ci est de notoriété publique de sorte que vos propos cyniques ne sont que de pures divagations.
    L’objectif de Kagame était de réduire les Hutu au nombre acceptable par lui et sa clique. C’était une des conditions sine qua none pour exercer effectivement le pouvoir au sein d’un régime purement Tutsi taillée sur mesure par lui. Il a dit publiquement lui-même qu’il regrette amèrement de n’avoir pas fini le travail. Des millions de Rwanda sauf vous l’ont écouté et entendu.
    Après sa prise de pouvoir par Kagame en marchant dans le sang des millions de Rwandais, en exécution de son ordre, ses soldats ont massacré impitoyablement des Hutu et des Tutsi de second rang (ceux qui n’ont pas apporté la contribution à l’effort de sa guerre contre le Rwanda) qui étaient restés au Rwanda, en l’occurrence dans le sud. Sur décision et ordre de Kagame, des fours crématoires dédiés aux cadavres ont été construits dans la forêt de Nyungwe et dans l’arboretum de Ruhande. Des cadavres de milliers de femmes, enfants et hommes Hutu et Tutsi ont été mis dans ces fours crématoires. Les soldats de l’armée de Kagame qui ont participé à ces macabres forfaits ont décrit précisément le mode opératoire de celui-ci et ils sont disposés à témoigner devant un tribunal le moment venu.
    C’est pour échapper à la solution finale de Kagame que des milliers de femmes, enfants et hommes de tous âges et conditions ont o préféré quitter leurs villages pour aller trouver refuge dans le camp de Kibeho où ils pensaient qu’ils seront du moins sécurité c’est-à-dire que le boucher n’osera pas entre dans le camp pour continuer et achever sa solution finale. J’y étais et j’ai longuement et suffisamment décrit la chronologie de massacres ci-dessus évoqués de sorte qu’il me semble inutile d’y revenir.
    Vous parlez d’extrémistes Hutu. C’est un mot vide sens et vous faites du copier des galimatias des maîtres du monde pour diaboliser et mettre circuit les Africains ou arabes qui remettaient en cause leurs hégémonie, mépris et une main mise sur les économies de leurs pays ou la recolonisation des Etats dits indépendants en droit mais dépendants ou colonies en fait. Vous reproduisez donc moutonnement les mots sans connaître exactement leurs significations.
    Même à supposer que ces extrémistes aient existé, la majorité des Rwandais qui avaient trouvé refuge dans le camp de Kibeho étaient des enfants et personnes âgées. A moins que pour vous les Hutu soient génétiquement extrémistes, ces enfants et personnes âgées étaient-ils extrémistes et méritaient conséquemment l’extermination ? Docteur Kayihigi Joseph que des millions de Rwandais de Butare connaissaient et son fils Jules étaient-ils extrémistes ? Docteurs Gahungu Newport John, Gatera Geoffroy et autres, pionniers de la médecine dans notre pays étaient-ils extrémistes ? Les feux Mbonyumutwa et Kayibanda dont Kagame a ordonné l’exhumation et la réduction des restes de leurs corps en miettes étaient-ils extrémistes ?
    Les crimes qui ont été commis sont constitutifs de génocide et nullement de crime contre l’humanité. Je précise aux lecteurs de Jambo News que les cadavres des victimes de ce génocide ont été mis dans les fours crématoires ci-dessus évoqués et que Kagame n’a présenté à la presse internationale que une trentaine de cadavres. Mais, il a commis une maladresse absolue, car certains journalistes étrangers présents du début à la fin des massacres ont pris des photographies accompagnées des commentaires. Pa conséquent, des preuves des crimes commis à Kibeho par Kagame existent bel et bien. Ceux-ci sont imprescriptibles.
    Il s’ensuit que leurs auteurs au premier chef Kagame, Bizimungu dit président et dans une certaine mesure Twagiramungu Faustin dont les propos sur des cadavres des milliers d’enfants rwandais ont choqué les hommes pourvus d’humanité répondront de leurs méfaits.
    Parler c’est bon mais agir c’est encore mieux. L’action vaut mieux que les discours dont les répétitions les rendent in fine inaudible et partant inopérants.
    Les membres des familles des victimes qui ont la chance de vivre dans les Etats dits démocratiques et de droit peuvent déposer, sans conséquence aucune, des plaintes devant les tribunaux de ses Etats contre Kagame pour génocide et crimes contre l’humanité à l’endroit des Hutu et Tutsi de second rang du camp de Kibeho.
    Que le Plus Haut ait pitié de Nyabyenda.
    Ci-dessus la listes des médecins Rwandais morts, accusés, en prison depuis plusieurs années sans dossiers pour avoir un seul crime celui d’être Hutu et Tutsi de second rang :

    1. Dr Bararengana Séraphin : Chirurgien
    2. Dr Bigirimana Ignace : Cardiologue
    3. Dr Munyemana Sosthène: Gynécologue
    4. Dr Sijyenibo Charles : Stomatologue
    5. Dr Nshimyumukiza Joth. : Ophtalmologue
    6. Dr Nsengiyumva J.N. : Interniste
    7. Dr Habarugira Pascal : Gynécologue

    A cette liste s’ajoute :

    1. Dr Biteke Ange ; Epidémilogiste tué par le FPR lors de la destruction des camps de réfugiés de Mugunga en RDC en 1996.
    2. Dr Nshahabaganizi Ph. Ophtalmologue tué par le FPR lors de la destruction des camp s de réfugiés de Mugunga en RDC en 1996.
    3. Dr Gatsinzi Théophile Pédiatre tué par le FPR lors del déstruction des camps de réfugiés de Bukavuu en 1996.
    4 .Dr Mvuyekure Léon Gynécologue tué par le FPR à Goma en 1996.
    5. Dr Nderelimana Védaste Gestionnaire des Hôpitaux mort en prison à Gisenyi.
    6. Dr Bucyendore Anatole Spécialisé en médecine Tropicale tué par le FPR à Gisenyi en 1995
    7.Dr Gatera Géofroid Chirurgien mort en prison ã Buare.
    8. Dr Buvenge Gér. Chirurgien en prison à Kigali.
    9. Dr Kageruka Martin Gynécologue en prison à Butare.
    10 Dr Bigirankana Aloys Chirurgien en prison ã Kigali.
    11 Dr Birihanze Gervais Stomatologue en prison ã Ruhengeri.
    12 .Dr Habineza Justin Méd Gen. tué par le FPR A Cyangugu en 1994.
    13. Dr Ngirabatware Bruno Interniste qui vient de comparaitre à deux reprises devant les juridictions Gacacad e Butare.
    Cette liste n’est pas exhaustive.

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