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	<title>Jambonews, actualités sur la région des Grands Lacs d&#039;Afrique (Rwanda, Burundi, RDC (Congo), Ouganda, Kenya &#38; Tanzanie)</title>
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		<title>Rwanda: Le parti Ishema dévoile son  programme à Bruxelles</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 20:21:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mitari</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[conférence à Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[parti Ishema]]></category>
		<category><![CDATA[rwanda]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Fondé il y a à peine trois mois par l’abbé Thomas Nahimana et ses amis, le parti Ishema est venu à Bruxelles  dimanche le 28 avril afin de... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130516-rwanda-le-parti-ishema-devoile-son-programme-a-bruxelles/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fondé il y a à peine trois mois par l’abbé Thomas Nahimana et ses amis, le parti Ishema est venu à Bruxelles  dimanche le 28 avril afin de présenter le cœur de son projet</strong></p>
<div id="attachment_10706" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/conference_Nahimana_Thomas_012.jpg" rel='prettyPhoto'> <img class="size-medium wp-image-10706" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/conference_Nahimana_Thomas_012-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Conférence du parti Ishema à Bruxelles, photo: jambonews.net</p></div>
<p>Invité par l’<em>Association internationale Paix et Démocratie</em> (AIPAD), le parti Ishema a réuni une centaine de personnes dans le centre de Bruxelles pour présenter son projet politique. La conférence était animée par  l’Abbé Thomas Nahimana, Secrétaire général de ce nouveau parti, Basesayabo Déogratias, responsable du parti en Belgique, et  Nadine Claire Kasinge, porte parole du parti et responsable de la formation au Canada. L’intervention de l’abbé Thomas Nahimana au cours de cette conférence visait à répondre à six questions fondamentales : l’abbé Thomas est-il un <em>vrai</em>prêtre ou le patronyme &laquo;&nbsp;abbé&nbsp;&raquo; est juste un surnom ? Comment le parti Ishema a-t-il vu le jour (les coulisses) ? Comment interpréter la crise rwandaise ? Qui en est l’instigateur ? Quel est le chemin le plus juste pour éradiquer un pouvoir oligarchique? Si jamais le parti Ishema arrivait au pouvoir, quelles seraient ses priorités ?</p>
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<p><strong>Qui est abbé Thomas Nahimana</strong></p>
<p>Connu pour être l’un des fondateurs du site d’information le &laquo;&nbsp;<em>Prophete.fr&nbsp;&raquo;(Umuhanuzi </em>en Kinyarwanda), très critique envers le régime de Paul Kagame, l’abbé Nahimana est revenu au cours de sa conférence sur ce qui l’a poussé, en plus d’être un homme d’église,  à endosser une posture d’opposant au régime de Paul Kagame.</p>
<p>L’abbé Thomas Nahimana a tenu à éclaircir la question que beaucoup de gens se posent, « Thomas Nahimana est-il prêtre ou pas ? ». Il a bien précisé qu’il était bel et bien prêtre. Il est revenu sur son parcours scolaire entamé en petit séminaire de Nyundo et 2 ans au grand séminaire de Kagbayi. Il a poursuivi le grand séminaire à Nyakibanda à cause de la guerre de 1994, et a été ordonné prêtre le 14 juillet 1999. Il a commencé son sacerdoce dans la paroisse de Nyamasheke, puis à Hanika, et afin à Muyange. Avant d’aller enseigner au petit séminaire de Nyundo, il a aussi dirigé pendant 6 ans la Commission justice et paix dans la paroisse de Nyamasheke, et ce dans le cadre national. Il dit d’ailleurs que c’est au cours de ses fonctions dans la commission &laquo;&nbsp;<em>unité et réconciliation&nbsp;&raquo;, </em>mais aussi dans son église, qu’il a pris conscience de « l’ampleur de l’injustice que le régime de Paul Kagame fesait subir à la population rwandaise ».</p>
<p>L’abbé Nahimana est revenu sur un événement particulier qui l’a marqué et lui a ouvert les yeux quand il revenait d’un voyage au Congo en 2005. « En mars 2005 nous nous sommes rendus au Congo dans le cadre de la commission <em>justice et paix</em>, une association des femmes nous avait invités, j’accompagnais un groupe des femmes qui répondait à cette invitation. Arrivés au Congo nous avons eu des problèmes avec les Congolais qui nous accusaient de provoquer les troubles chez eux. C’était en 2005, période de la guerre à l’Est du pays, et le gouvernement accusait le Rwanda de soutenir la rébellion. Nous nous sommes défendus et avons soutenu le Rwanda en affirmant que le Rwanda est un pays souverain qui a besoin d’être respecté. Pourtant en arrivant à la frontière côté rwandais en rentrant de cette mission, on nous a mis en prison en nous accusant d’être allés rencontrer des Interahamwe  C’est à ce moment que j’ai compris que le Rwanda était une prison. Ils m’ont retiré immédiatement mon passeport, ils me l’ont restitué en septembre (6 mois plus tard NDRL) et j’ai quitté le pays en décembre (2005 : NDRL) », témoigne-t-il.</p>
<p>L’abbé Nahimana relate également l’injustice qu’il observa chaque dimanche au cours de la messe et qui lui a fait comprendre qu’il ne fallait pas seulement se contenter d’implorer le bon Dieu, mais agir.</p>
<p>« Quand j’ai été ordonné prêtre, je pensais que ma vie était de dire la messe, célébrer les sacrements, aider les pauvres, prier et c’est tout. Néanmoins je me suis rendu compte qu’à chaque dimanche, il arrivait fréquemment que certains fidèles assidus manquent à l’appel et personne ne pouvait dire où ils étaient. Quand je demandais les gens me disaient qu’ils ne savaient pas où ces personnes se sont volatilisées, néanmoins, quelquefois ils me disaient que certains sont à l’hôpital car ils avaient été frappés, d’autres en prisons. Je me suis rendu compte que même le fait de poser les questions sur les disparitions de mes fidèles me mettait en danger ».</p>
<p>L’abbé Nahimana déclare avoir compris à travers ces abus que subissait la population, qu’au Rwanda il y a des <em>problèmes politiques</em> qui ne peuvent pas être résolus par les prières, tout en avouant l’importance de la prière. « On priait tous les jours, mais là, on avait en face des problèmes politiques » dit-il avant d’ajouter, « je vous rappelle que les prières n’ont pas empêché la guerre ni le génocide de se produire, je ne veux pas dire que les prières n’ont pas de valeur, mais les prières n’empêcheront quand même pas Kagame de tuer les gens ».</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La démocratie de la Petite Cuillère&nbsp;&raquo; </strong></p>
<p>Le parti Ishema se dit être déterminé plus que jamais pour combattre ce qu’il appelle &laquo;&nbsp;<em>la démocratie de la Petite Cuillère</em>&laquo;&nbsp;. Cette démocratie de la Petite Cuillère évoquée par Basesayabo Déogratias, responsable du parti Ishema en Belgique, traduit « toute l’injustice à laquelle la population rwandaise est soumise par le régime en place » dit-il.</p>
<p>Un jour l’homme fort du Rwanda Paul Kagame déclara <em>« Je peux vider un tonneau par une petite cuillère »</em>. D’après Basesayabo, cette petite cuillère de Paul Kagame s’est petit à petit manifestée : « il s’agit d’envoyer des bombes dans les marchés, dans les villages pour massacrer les populations, il s’agit d’endormir la population par une éducation de mauvaise qualité, les juridictions populaires Gacaca dont l’objectif dissimulé est de juger tout Hutu,  la création des groupes criminels comme le M23 qui massacrent les populations, c’est ça la démocratie de la petite cuillère à laquelle a fait allusion Paul Kagame » déclare Basesayabo devant une assemblée gagnée par son discours.</p>
<p>« Au Rwanda un rescapé du génocide donne naissance à un rescapé, et ce nouveau rescapé à un autre, ainsi de suite, ce système permet à ces rescapés par hérédité de bénéficier de nombreux avantages, notamment une éducation gratuite ; tandis qu’ une grande partie de la population ne peut pas scolariser ses enfants faute de moyens » poursuit Basesayabo.</p>
<p><strong>Comment le parti Ishema a vu le jour (les coulisses) ?</strong></p>
<p>L’abbé Thomas Nahimana est longuement revenu sur les événements du 28 janvier dernier, date à laquelle le parti Ishema a été lancé par une douzaine de personnes venues de tous les horizons, toutes les religions, toutes les régions du Rwanda, Hutu et Tutsi. D’après le président fondateur du parti, il était primordial que toutes les composantes sociopolitiques, ethniques et régionales du pays soient représentées, même si l’abbé Nahimana dit ne pas croire à un seul instant que les problèmes du Rwanda soient ethniques ou régionaux. Les maux rwandais  « c’est l’ignorance, la pauvreté, c’est le pouvoir qui est monopolisé par un groupuscule qui s’en sert dans ses intérêts propres » dit-il.<br />
<a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/conférence-Nahimana-Thomas-_salle1.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="size-medium wp-image-10685" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/conférence-Nahimana-Thomas-_salle1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Le parti Ishema a débuté par un journal en ligne «leprophète.fr ». En fondant le journal avec un autre prêtre, l’abbé Nahimana assure que l’objectif n’était pas de fonder un parti politique, mais de dire la vérité sur ce qui se passe au Rwanda pour donner l’occasion aux gens de dire au moins ce qu’ils pensent. Le Secrétaire général du parti Ishema trace les débuts difficiles du journal &laquo;&nbsp;<em>le Prophète</em>&laquo;&nbsp;. « Au début quand on a fondé ce journal en ligne, on recevait pas mal d’insultes, les commentaires sur les articles comportaient en grande partie  que des insultes. Au Rwanda, le gouvernement disait que ce qu’on écrivait dans ce journal est un venin plus dangereux qu’une charge propulsive d’une balle. Ils disent que le Prophète est <em>un poison</em> », témoigne t –il.</p>
<p>L’abbé est aussi revenu sur les menaces que sa famille aurait endurées à cause de ce qu’il écrit dans son journal.</p>
<p>« Ma famille a été menacée, on empêchait mes frères de me téléphoner et les obligeait à me dire que si le journal n’est pas stoppé ça va mal se passer pour eux. Nous avons refusé de suspendre le journal, le gouverneur (de la région NDRL) en personne est allé dans ma famille en grinçant les dents, seulement pour montrer à ceux qui l’observaient qu’ils devaient me transmettre le message que le journal devait s’arrêter pour leur épargner les ennuis » poursuit l’abbé Nahimana.</p>
<p>« Constatant qu’il n’arrivait pas à arrêter le site par ce genre de menaces, le régime a fait appel à mon évêque, qui m’a dit que si je n’arrêtais pas le site mon sacerdoce allait être compromis. Il s’en est suivi une longue tractation, je publiais en ligne les courriers qu’on échangeait. Moi je lui disais que &laquo;&nbsp;<em>je ne fermerai pas la bouche, qu’au lieu de fermer la bouche, je quitterai ma fonction ecclésiastique</em>&laquo;&nbsp; ; je ne resterai ainsi qu’avec ma liberté de parole. Après avoir décidé que je ne pouvais pas me taire et faire taire les autres, j’ai décidé d’arrêter pendant une période d’un an mes activités ecclésiastiques, notamment de dire la messe, et je me suis mis à chercher les gens pour fonder un parti politique. Je ne voulais pas mélanger la politique et la religion. J’ai fait cela parce que je suis convaincu que les problèmes politiques ne peuvent pas être résolus par les prières ; c’est bien de prier je vous le conseille même, je ne veux pas dire que le ciel n’aide pas, mais <em>le ciel aide celui qui s’aide lui-même</em> » affirme-t-il.</p>
<p>«  C’est bien de prier, mais on doit savoir que Dieu n’a pas d’autres bras que les nôtres, il n’a pas d’autres têtes pour réfléchir que les nôtres, Dieu ne fera rien pour nous, si nous ne nous levons pas pour faire quelque chose. S’il y a une chaise renversée à côte de toi, c’est à toi de la relever pour la placer en bonne position, si tu ne le fais pas, demain tu la trouveras toujours renversée » poursuit le conférencier sous les applaudissements de la salle.</p>
<p><strong>Pourquoi un nouveau parti d’opposition alors qu’il en existe des dizaines en exil ? </strong></p>
<p>L’abbé Nahimana affirme n’avoir jamais eu auparavant l’intention de fonder un parti politique, ni se lancer en politique, parce qu’il voyait qu’il existait plusieurs partis d’opposition, et des opposants chevronnés, plus habiles à sortir la population dans la spirale d’injustice que les régimes qui se sont succédés au Rwanda l’a plongée.</p>
<p>« Quand j’étais au Rwanda, j’avais appris qu’il y avait pas mal des partis d’opposition en exil. Arrivé à l’extérieur du pays, j’envisageais de me consacrer à ma fonction sacerdotale car je pensais que les leaders de l’opposition en exil avaient les choses en main ». À son arrivée en exil en France, l’abbé Nahimana dit s’être rapproché d’abords de l’ancien premier ministre Faustin Twagiramungu et lui a interpellé en ces mots  «  je viens du Rwanda où la situation est chaotique, qu’envisagez vous de faire ? » « Rien, que veux tu que nous fassions ? Par contre toi qui es encore jeune, si tu veux faire quelque chose, je te soutiendrai » a rétorqué son correspondant. Le prêtre qui avait misé  sur l’opposition en exil pour faire bouger les choses, avoue avoir été déçu de voir que l’opposition politique en exil était inactive face à la situation socio politique très dure au Rwanda. « J’ai même discuté longuement avec Madame Ingabire Victoire, une dame courageuse qui avait des idées et une bonne volonté, et un programme solide.  Néanmoins ce qui m’a interpellé est que  je voyais une femme courageuse, mais qui était seule ; il y’avait bien sûr pas mal des gens autour d’elle, mais ça se voyait elle était seule quand même » affirme le prêtre.</p>
<p>L’abbé Nahimana admet même qu’après avoir été déçu par l’opposition non armée, s’être approché de la rébellion des Forces Démocratiques de la Libération du Rwanda (FDRL), car il trouvait que ce mouvement était la seule alternative vu qu’il avait une armée. Il avoue même avoir sollicité les responsables des FDRL pour l’ autoriser à s’installer dans le maquis avec eux, où il pouvait ainsi apporter sa pierre à l’édifice en disant la messe aux combattants, et en créant un fonds pour les soutenir. Néanmoins les FDRL n’ont pas voulu de lui, car ils disaient &laquo;&nbsp;<em>qu’un prêtre n’a pas sa place dans le maquis</em>&laquo;&nbsp;. Il y avait aussi la méfiance car l’abbé Nahimana venait de quitter le Rwanda, il pouvait facilement être vu comme un faux opposant à la solde du régime.</p>
<p>Déçu de toutes parts, c’est ainsi que le prêtre avoue avoir eu l’idée de fonder son propre parti « avec les gens ayant une bonne volonté ».</p>
<p><strong>Le programme et la stratégie du parti Ishema.   </strong></p>
<p>Le parti n’a pas divulgué un programme détaillé au cours de la conférence à Bruxelles. Néanmoins des pistes et méthodes d’action et leur vision ont brièvement été dévoilées. Les responsables du parti affirment vouloir que les choses aillent vite, surtout en ne suivant pas la même stratégie que celle empruntée par les partis de l’opposition qui ont fait tout leur possible pour changer les choses mais sans réussir à débloquer la situation.</p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/image_abbé.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-10679" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/image_abbé-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
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<p>Pour résumer la stratégie de son parti, le Secrétaire général s’est appuyé sur cette Image.</p>
<p>Le parti annonce s’être donné 24 mois pour aboutir à quelque chose de concret. Pour cela ils ont annoncé qu’ils vont travailler partout en petites sections de 6 personnes, néanmoins au Rwanda, ces groupes vont au début travailler discrètement pour éviter les sabotages. Ainsi, dans les prochains jours des colloques de concertation avec différentes sections du parti vont-ils débuter afin d’élaborer un programme et une stratégie à suivre. Le parti cherche d’urgence à créer une radio pour pouvoir communiquer avec la population ; pas une radio qui diffuse sur Internet comme il en existe déjà, mais une vraie radio qui puisse toucher un paysan du bas fond de la campagne. Au niveau international, le parti Ishema dit vouloir montrer aux pays ayant des intérêts dans la région des Grands Lacs que leurs intérêts peuvent bien être garantis tout en préservant les intérêts de la population locale.</p>
<p>Les responsables du parti ont tenu à réaffirmer que la solution à la crise rwandaise n’était pas le partage du pouvoir comme nombreux l’envisagent. « Le pouvoir ne se partage pas » dit l’abbé Nahimana, « la solution est le chemin qui mène au pouvoir. La solution est de voir comment un citoyen qui veut accéder au pouvoir peut le faire, et le chemin qu’il peut emprunter. Si c’est par le <em>vote</em>, faire campagne, annoncer un programme, respecter la limite de mandat » a-t-il conclu.</p>
<p>Jean Mitari</p>
<p>Jambonews.net</p>
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		<title>Rwanda: Controverse autour de la visite de Paul Kagame à oxford</title>
		<link>http://www.jambonews.net/actualites/20130515-rwanda-controverse-autour-de-la-visite-de-paul-kagame-a-oxford/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 00:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ruhumuza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de l'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Ce samedi 18 mai 2013, Paul Kagame devrait se rendre à Oxford où il est invité par les étudiants de l’école de commerce de cette université... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130515-rwanda-controverse-autour-de-la-visite-de-paul-kagame-a-oxford/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce samedi 18 mai 2013, Paul Kagame devrait se rendre à Oxford où il est invité par les étudiants de l’école de commerce de cette université pour y donner une conférence et recevoir une distinction d’honneur pour la « croissance économique africaine ».  En marge de cette cérémonie, une « Rwanda day » devrait avoir lieu à Londres. Cette visite suscite la controverse au sein même de l’université qui a invité le numéro un rwandais et une manifestation de protestation contre cette visite est d’ores et déjà annoncée.</strong></p>
<p><strong>Malaise au sein de l’Université d’Oxford</strong></p>
<div id="attachment_10642" class="wp-caption alignright" style="width: 223px"><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/Affiche-Rwanday-day.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="size-medium wp-image-10642 " src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/Affiche-Rwanday-day-213x300.jpg" alt="Affiche Rwanda Day" width="213" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche Rwanda Day</p></div>
<p>Plusieurs étudiants et professeurs de l’Université d’Oxford mènent depuis plusieurs jours une campagne visant à faire annuler la venue de Paul Kagame dans cette université « <em>au regard des nombreuses allégations l’accusant de violations des droits de l’Homme</em> »(1) peut-on lire sur <a href="http://oxfordstudent.com/2013/05/09/controversy-over-visit-of-rwandan-president/">le site internet des étudiants d’Oxford.</a></p>
<p>Salvatore Cusimano, le meneur de cette campagne explique  « <em>l’Université donnera l’impression de fermer les yeux sur les actions de Monsieur Kagame au moment où même les gouvernements des Etats-Unis et de la Grande Bretagne &#8211; les plus proches alliés du Rwanda &#8211; ont pris leurs distances avec Monsieur Kagame et son gouvernement</em> » avant d’ajouter « <em>en tant que membre de la communauté d’Oxford, il est de notre devoir d’utiliser notre influence afin de renverser la grave erreur de jugement commise par l’école de commerce </em>» et de conclure « <em>nous avons une opportunité unique de promouvoir les droits de l’Homme et de défendre la réputation de notre université et par conséquent, nous devons agir</em> ».</p>
<p>Mêlant le geste à la parole il a envoyé un courrier aux responsables de l’établissement et a lancé une <a href="http://www.change.org/petitions/cancel-oxford-address-and-award-ceremony-for-rwandan-president-paul-kagame#share">pétition en ligne</a>  laquelle, au moment où nous écrivons ces lignes a déjà recueilli 5029 signatures.</p>
<p><strong>L’université prend ses distances mais n’annule pas </strong></p>
<p>Interpellé par les membres de la communauté universitaire ainsi que par différentes organisations des droits de l’Homme et des membres des diasporas rwandaise et congolaise, l’Université a refusé d’annuler l’évènement en raison de  « la politique de liberté d’expression » qu’elle prône « <em>Nous encourageons la discussion et au regard de la politique de liberté d’expression prônée par l’université, nous n’avons pas cherché à empêcher les étudiants de continuer cette invitation</em> ».</p>
<p>L’université a toutefois  pris ses distances avec l’événement en précisant dans différents courriers envoyés aux protestataires que la conférence et la remise du prix étaient une initiative étudiante, organisée par une association étudiante  <em>« c’est un prix des étudiants et non de l’école </em>[de commerce]<em> ou de l’université </em>» a-t-elle notamment précisé dans ses différents courriers. S’exprimant au sujet des accusations de violations des droits de l’Homme dont fait l’objet Paul Kagame, l’Université a également  pris ses distances <em>« nous sommes conscients que le Président Kagame est une figure controversée et sa présence n’implique pas que l’école ou l’université partagent ses positions ou actions</em>».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Manifestation en vue</strong></p>
<div id="attachment_10641" class="wp-caption alignleft" style="width: 221px"><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/affiche-detournée.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="size-medium wp-image-10641" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/affiche-detournée-211x300.jpg" alt="Affiche de la Rwanda day détournée par des opposants au Voyage" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Affiche de la Rwanda day détournée par des opposants au Voyage</p></div>
<p>Comme ce fût le cas à Bruxelles, Paris, Perth (Australie), New York, Chicago  ou encore Boston, villes dans lesquelles Paul Kagame fût à chaque fois accueilli par des manifestants principalement issus des communautés rwandaise et congolaise, l’heure est à la mobilisation au sein des diasporas rwandaise et congolaise, essentiellement  d’Angleterre, Belgique et France et une nouvelle manifestation devrait avoir lieu ce samedi 18 mai 2013 à Londres pour protester contre cette venue.</p>
<p><strong>Des partisans de Paul Kagame réagissent </strong></p>
<p>En réaction à la pétition initiée contre la venue de Paul Kagame, une <a href="http://www.change.org/en-GB/petitions/sa%C3%AFd-business-school-university-of-oxford-president-kagame-is-the-right-choice-for-the-oxford-african-growth-award">pétition de soutien</a> a été initiée par « Joyce Lewell » afin de montrer que le <em>« Président Kagame  est le bon choix pour le prix Oxford de la croissance  économique africaine</em> ».  Pour l’initiatrice de la pétition  « <em>Le leadership visionnaire de Paul Kagame et son travail infatigable pour transformer le Rwanda en une nation remplie de dignité n’est rien de moins qu’une source d’inspiration pour les Rwandais et les Africains</em> » et elle ajoute, toujours dans le même texte, « <em>l’économie a eu un taux de croissance de plus de 8% au cours des 10 dernières années, 9°% de la population a accès aux soins de santé, les enfants rwandais ont accès à l’éducation gratuite et plus d’un million de Rwandais sont sortis de la pauvreté au cours des 5 dernières années</em> ».</p>
<p>A l’heure où nous écrivons ces lignes, la pétition a recueilli  2279 signatures, moins de la moitié de la pétition contre la venue de Paul Kagame en Angleterre.</p>
<p><strong>Le « Dérapage » d’Igihe.com </strong></p>
<p>En parallèle à cette pétition plusieurs personnes lançant des appels à manifester ou à signer la pétition en prennent pour leur grade sur les réseaux sociaux et les noms d’oiseaux pleuvent  depuis une semaine contre elles afin de les dissuader de continuer leurs actions.</p>
<p>La réaction la plus virulente et la plus déplacée est venue du site pro-gouvernemental igihe.com, très populaire dans sa version rwandaise. <a href="http://fr.igihe.com/politique/une-petition-pour-ou-contre-oxford-african-growth.html">Dans un article, du 10 mai 2013</a>,  le journal s’en prend lourdement à la diaspora rwandaise dans son ensemble dont elle qualifie la plupart des membres de génocidaires<strong>  « </strong><em>Mais c’est plutôt les Rwandais de la diaspora qui ne décolèrent pas et qui, malgré l’enquête bien diligentée par les juges antiterroristes Trévidic et Poux, continuent à accuser Paul Kagame d’avoir descendu l’avion du Président Juvénal Habyarimana, élément qu’ils considèrent comme déclencheur du génocide des Tutsi</em> », peut-on ainsi lire sous la plume du journaliste Jovin Ndayishimiye.</p>
<p>Et l’auteur continue « <em>Cette diaspora rwandaise est sérieusement motivée à pourfendre Kagame car la plupart de ses membres a participé au dit génocide. N’étaient-ils pas des leaders d’opinion respectés dans leurs quartiers au moment du génocide ? Ils étaient la crème intellectuelle qui régnait en maître sur les petits esprits des citoyens rwandais incultes jusqu’à la moelle des os</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Aura lieu n’aura pas lieu ?</strong></p>
<p>Etrange<strong> </strong>question qui s’est invitée dans le débat au cours du week-end est celle d’une éventuelle annulation de l’événement. Un activiste rwandais basé en Angleterre qui avait sollicité une autorisation de manifester  a en effet reçu  en réponse ce courriel, consulté par Jambonews, d’un agent de la police métropolitaine britannique «<em>nous venons juste de recevoir une information selon laquelle le  business design center  a refusé d’accepter la réservation du Rwanda Day, par conséquent cet évènement n’aura pas lieu, avec cette information en tête maintenez-vous votre manifestation </em>». Ceci a semé le doute au sujet de la tenue ou non de l’évènement.</p>
<p>Toutefois, sur le site internet officiel de l’événement et sur les réseaux sociaux, la mobilisation continue, laissant entendre que l’événement aura bel et bien lieu.</p>
<p>Au sein des manifestants les spéculations ont été bon train au sujet du de la police britannique et les hypothèses furent nombreuses. L’hypothèse la plus récurrente fut celle accusant la police britannique d’être « de mèche » avec les organisateurs du Rwanda Day et l’idée aurait été de faire propager la rumeur de l’annulation de l’évènement afin d’éviter qu’une manifestation puisse avoir lieu.</p>
<p>Toutefois, selon des informations recueillies par Jambonews auprès de différentes sources, la réservation du lieu initial ou l’évènement devait avoir lieu (le Business Design Center) a  bel et bien été annulée mais depuis lors, un nouvel endroit aurait été trouvé et l’événement devrait avoir lieu au <a href="http://www.landmarklondon.co.uk/en">Landmark London Hotel</a> qui se trouve à proximité de l’Ambassade du Rwanda à Londres.</p>
<p><strong>Rwanda Day dans l’ombre de Paul Kagame </strong></p>
<p>Comme à Bruxelles, Paris où Boston, l’imposante figure du Chef de l’Etat et les vives tensions qu’il cristallise autour de sa personne  font de l’ombre au reste de l’événement.</p>
<p>Pourtant, les objectifs annoncés  sur <a href="http://rwandaday.org/">le site de l’événement</a> sont nobles et louables à savoir  <em>« Créer l’opportunité pour les  [Rwandais et amis du Rwanda vivant aux quatre coins du monde]  de se rencontrer, d’interagir et d’échanger leurs points de vue sur leur pays et sur la manière dont ils peuvent contribuer à la vision d’une nation moderne, unifiée et prospère »</em>.  Un panel interactif avec de jeunes professionnels et entrepreneurs du Rwanda et de l’étranger est notamment annoncé afin de  « <em>discuter des objectifs de développement du pays, de l’environnement économique et des opportunités présentes pour ceux qui veulent faire partie d’un pays en plein sur les rails</em> ».</p>
<p>Malheureusement, au-delà des objectifs nobles annoncés,  la publicité des Rwanda Day ainsi que les couvertures médiatiques qui les précèdent et les suivent traduisent  le plus souvent une volonté dans le chef des organisateurs d’organiser un événement  visant à vouer un culte de la personnalité à Paul Kagame qu’à une véritable rencontre  entre les membres de la diaspora et une découverte du Rwanda et des différents aspects, notamment économiques par ces derniers. <a href="http://www.ambarwanda.be/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=286&amp;lang=fr">A titre d’illustration, sur la page de l’Ambassade du Rwanda en Belgique consacré à l’invitation à l’événement</a>,  la « Rwanda day » est résumée à la seule rencontre entre Paul Kagame et « la communauté rwandaise d’Europe et les amis du Rwanda » l’invitation laconique étant formulée en ces termes « <em>Le Président de la République du Rwanda, Son Excellence Monsieur Paul KAGAME, rencontrera la communauté rwandaise d’Europe et les Amis du Rwanda lors d’une nouvelle édition de RWANDA DAY qui aura lieu à Londres, Samedi , le 18/05/2013</em> ».</p>
<p>De même à la fin de chaque Rwanda Day, les médias tant nationaux qu’internationaux présentent souvent les participants comme étant des « partisans » du Chef de l’Etat rwandais venus spécialement, parfois de très loin, pour soutenir leur Président et au plus les participants sont nombreux, au plus on en déduit une popularité du dirigeant rwandais. (2)</p>
<p><strong>Les jeunes ciblés</strong></p>
<p>Pour cette 4<sup>ème</sup> édition de la Rwanda Day, l’accent a été mis sur les jeunes de la diaspora et une sensibilisation particulière à l’égard des jeunes est opérée depuis plusieurs semaines.</p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20110909-europe-intenses-mobilisations-au-sein-%C2%AB-des-%C2%BB-communautes-rwandaises/">Comme lors des précédentes éditions</a>  des artistes  en vogue auprès des jeunes de la diaspora seront au rendez-vous. Pour cette édition, la présence la plus notable est celle de King James, qui a le vent en poupe ces derniers mois auprès de  ces jeunes.</p>
<p>L’événement aura-t-il lieu ? N’aura-t-il pas lieu ? Qu’en sera-t-il de la participation ? Les jeunes seront-ils au rendez-vous comme espéré  par les organisateurs? La manifestation pourra-t-elle avoir lieu malgré l’incertitude qui plane autours  du lieu ? L’université d’Oxford maintiendra-t-elle jusqu’au bout l’événement organisé par ses étudiants malgré la pression qui s’intensifie pour l’annuler  et notamment la pétition qui reçoit chaque heure qui passe un nombre croissant de signatures?</p>
<p>Comme on dit sagement de l’autre côté de la manche : WAIT AND SEE.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Ruhumuza  Mbonyumutwa</em></p>
<p><em>Jambonews.net</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1)      </strong><strong>Pour en lire d’avantage au sujet des violations des droits de l’Homme dont est accusé Paul Kagame :</strong></p>
<p><a href="http://www.ohchr.org/fr/countries/africaregion/pages/rdcprojetmapping.aspx">Rapport du Haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU concernant les violations des droits de l’Homme commises sur le territoire de la RDC de 1993 à 2003.</a></p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/news/2013/02/05/rd-congo-des-crimes-de-guerre-ont-ete-perpetres-par-le-m23-et-par-larmee-congolaise">Crimes de guerre perpétrés par le M23 et l’armée congolaise (HRW, février 2013)</a></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130509-rwanda-le-calvaire-des-hutu-2/">Rwanda : le calvaire des Hutu</a></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20120820-rwanda-un-documentaire-de-1996-sur-les-massacres-du-fpr-sorti-du-frigo/">Un documentaire sur les crimes du FPR sorti du frigo</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2)      </strong><strong>Pour des illustrations de la sur-présence du Chef de l’Etat lors des « Rwanda day »</strong></p>
<p><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20110911-le-president-kagame-rencontre-diaspora-rwandaise-europeenne">Article de RFI, consacré à la « rencontre entre le President Kagame et la diaspora </a>»</p>
<p><a href="http://fr.igihe.com/diaspora/france-le-president-kagame-va-rencontrer-la.html">Présentation par igihe.com de la « Rwanda day à Paris »</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0z-Rf7iq2Wg">Reportage AFP sur la « Rwanda day à Boston » ou il n’est question presqu’exclusivement que la manifestation contre Paul Kagame et de la rencontre entre Paul Kagame et une partie de la diapora.</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xRcck4eUFsE">Reportage officiel sur la Rwanda Day à Chicago ou l’essentiel du reportage est consacré à Paul Kagame </a></p>
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		<item>
		<title>Un immeuble en construction s’effondre au Rwanda</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 14:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ruhumuza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[effondrement d'un immeuble au Rwanda]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Ce mardi 14  mai 2013 un immeuble en construction s'est effondré à Nyagatare  causant, la mort de 6 personnes a t'on appris de source... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130515-un-immeuble-en-construction-seffondre-au-rwanda/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce mardi 14  mai 2013 un immeuble en construction s&#8217;est effondré à Nyagatare[Nord Est du Rwanda]  causant, la mort de 6 personnes a t&#8217;on appris de source policière</strong>.</p>
<div id="attachment_10630" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/immeuble.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="size-medium wp-image-10630" title="Immeuble effondré à Nyagatare. source: newtimes" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/immeuble-300x242.jpg" alt="Immeuble effondré à Nyagatare. source: newtimes" width="300" height="242" /></a><p class="wp-caption-text">Immeuble effondré à Nyagatare. source: newtimes</p></div>
<p>Les opérations de sauvetage se sont terminées aux alentours de 8h30 du matin, ce mercredi 15 mai et selon le dernier bilan de la police, 6 personnes ont trouvé la mort dans la tragédie, 18 autres sont toujours hospitalisées dont 3, incluant  Geoffrey Barigye le propriétaire de l&#8217;immeuble, qui ont été aéroportées vers l&#8217;hôpital  Fayçal de Kigali. 14 personnes ont d&#8217;ors et déjà quitté l&#8217;hôpital après avoir reçu les premiers soins.</p>
<p>Selon les premières informations relayées par les médias nationaux,  les victimes sont essentiellement des ouvriers  qui construisaient l&#8217;immeuble mais des passants ont également été touchés car l&#8217;immeuble était situé à proximité de la route.</p>
<p>A l&#8217;heure ou nous écrivons ces lignes, les circonstances exactes du drame ne sont  pas encore connues, elles &laquo;&nbsp;<em>feront l&#8217;objet d&#8217;une enquête dès que les opérations de sauvetage seront terminées</em> » indiqué la police.</p>
<p>Ruhumuza Mbonyumutwa</p>
<p>Jambonews.net</p>
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		<title>Clause de cessation des réfugiés rwandais : manifestations générales ce mardi</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 17:05:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mitari</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[asile Politique]]></category>
		<category><![CDATA[cesser le statut des refugies Rwandais]]></category>
		<category><![CDATA[HCR]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Face à la décision du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) de cesser le statut des refugies Rwandais le 30 juin prochain, la... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130513-clause-de-cessation-des-refugies-rwandais-manifestations-generales-ce-mardi/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la décision du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) de cesser le statut des refugies Rwandais le 30 juin prochain, la journée de ce mardi 14 mai 2013 sera consacrée à des manifestations dans plusieurs pays où résident des refugies rwandais. En Belgique, pays qui a accordé l’asile politique à des milliers de réfugies rwandais, une manifestation sera organisée devant les bureaux du HCR situés à la rue Van Eyck numéro 11, de 14h à 16h. </strong></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/unhcr.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-10618" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/unhcr-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a> Ces manifestations font suite aux recommandations de la conférence internationale sur la situation des réfugiés qui s’est tenue à Bruxelles les 19 et 20 avril 2013. Une diversité d’acteurs du monde  politique, judiciaire, associatif et médiatique s’étaient alors rassemblés afin  de discuter de l’épineuse question de ces réfugiés.</p>
<p>Parmi les principaux points qui en étaient ressortis figuraient notamment le fait que le Rwanda n’était pas un État de droit et que ces réfugiés avaient fui exactement le même régime auquel on voulait les livrer.</p>
<p>Un autre point qui fût souligné était le manque de la part du HCR d’indices clairs sur lesquels il base sa décision et notamment l&#8217;incohérence de distinguer entre les réfugiés d&#8217;avant 98 et d&#8217;après 98, qui implique dans le chef du HCR, une reconnaissance implicite que la situation actuelle au Rwanda pousse encore ses citoyens à fuir.</p>
<p>Le Centre de Lutte contre l&#8217;Impunité et l&#8217;Injustice au Rwanda (CLIIR) et les autres associations de la société civile qui ont coordonné les manifestions de Bruxelles, appellent le public à se rassembler à 14h00 à l’arrêt Vleurgat du Tram 92 et 94 situé sur l’avenue Louise, pour se diriger ensemble au siège de HCR ou un mémorandum sur le sujet sera remis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean Mitari</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jambonews.net</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline"> </span></strong></p>
<p>Pour en savoir plus sur cette question :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20110613-fin-du-statut-de-refugie-pour-les-rwandais-en-2011-des-associations-s%E2%80%99offusquent/" target="_blank">http://www.jambonews.net/actualites/20110613-fin-du-statut-de-refugie-pour-les-rwandais-en-2011-des-associations-s%E2%80%99offusquent/</a></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20120213-fin-du-statut-de-refugie-%C2%AB-les-rwandais-ne-peuvent-pas-rentrer-dans-un-enfer-%C2%BB/" target="_blank">http://www.jambonews.net/actualites/20120213-fin-du-statut-de-refugie-%C2%AB-les-rwandais-ne-peuvent-pas-rentrer-dans-un-enfer-%C2%BB/</a></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130131-apatrides-les-rwandais-ont-encore-des-raisons-de-fuir/" target="_blank">http://www.jambonews.net/actualites/20130131-apatrides-les-rwandais-ont-encore-des-raisons-de-fuir/</a></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/actualites/20111203-rwanda-touche-pas-a-mon-statut-de-refugie/" target="_blank">http://www.jambonews.net/actualites/20111203-rwanda-touche-pas-a-mon-statut-de-refugie/</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le pardon et la réconciliation pour les Rwandais</title>
		<link>http://www.jambonews.net/actualites/20130511-le-pardon-et-la-reconciliation-pour-les-rwandais/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 17:13:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jambonews</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.jambonews.net/?p=10602</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Avril est le mois de commémoration du génocide rwandais. C’est un événement qui fait toujours couler beaucoup d’encre et à juste titre.... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130511-le-pardon-et-la-reconciliation-pour-les-rwandais/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify" align="center"><strong>Avril est le mois de commémoration du génocide rwandais. C’est un événement qui fait toujours couler beaucoup d’encre et à juste titre. Cependant tous ces défilés d’articles n’ont pas le même objectif. Les uns cherchent à maintenir la pression sur la communauté internationale uniquement pour des fins politiciennes. Les autres essayent d’ouvrir une brèche à un questionnement en espérant que celui-ci permette d’en savoir davantage sur ce dossier plein de mystères ou de tabous politico-économiques. Certains médias ont l’habitude d’y consacrer des pages entières, mais rares ou même absents sont ceux qui proposent aux Rwandais une solution pour sortir de ce bourbier infernal.</strong></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/rwanda-1000.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-10603" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/rwanda-1000-300x233.jpg" alt="" width="300" height="233" /></a>La première question doit-elle être celle de savoir si on parlera du dix-neuvième ou du vingt et troisième anniversaire de la tragédie rwandaise ? Car, les tueries et les massacres ont bel et bien commencé quatre ans avant la date connue par tous, celle du 6 avril 1994.</p>
<p>Aujourd’hui, beaucoup ont écrit, d’autres ont parlé. Les contradictions auxquelles les non Rwandais sont confrontés ne sont pas faciles. L’effort de comprendre la cause des massacres interethniques au Rwanda ne devrait pas être taxé de complicité au génocide, ni encore moins de négationnisme au moment où des enquêtes menées sur l’attentant du 6 Avril 1994 le confirment comme élément déclencheur de ces horribles massacres. Jamais dans l’histoire, on a vu un assassinat de deux chefs d’Etats en exercice sur lequel la communauté internationale est restée muette et sans demander même une enquête pour connaître les auteurs.</p>
<p>Ce silence cache certainement des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. De quoi a-t-on peur ? Que veut-on cacher ? Qui veut-on protéger ?  Quel est le prix de ce silence ? Le dossier rwandais serait-il devenu un élément de spéculation dans la politique internationale ? Combien de temps cela va-t-il durer ?</p>
<p>Le Colonel Luc Marchal, n°2 de la Missiondes Nations Unies au Rwanda (MINUAR), s’est clairement indigné contre l’absence d’enquête sur l’attentat : « J<em>e m’interroge plutôt sur les raisons profondes de cette absence de volonté de découvrir la mécanique sous-jacente de ce geste qui, tel un raz-de-marée, fit déferler l’horreur sur le Rwanda et continue depuis de déstabiliser l’ensemble de l’Afrique centrale. Qui est puissant au point d’empêcher qu’une véritable enquête internationale fasse toute la lumière sur ce qui s’est effectivement passé au retour du Président Habyarimana d’un sommet régional de Dar Es Salaam ? </em>(2001, P 304).</p>
<p>Faut-il continuer à monnayer le génocide comme spectre de l’horreur pour empêcher toute initiative visant à faire la lumière sur ce qui s’est passé dans la région des grands lacs en l’occurrence le Rwanda ? Peut-on parler de réconciliation à travers les tribunaux GACACA en accusant et condamnant les uns et en innocentant les autres, en occultant une partie de l’histoire ? Peut-on avancer sans une vraie réconciliation ? Doit-on attendre que ce puissant dont parle le Colonel Marchal fasse sa vie tranquillement, vieillisse et s’éteigne en paix ?La MINUARa-t-elle joué son rôle durant cette période ?</p>
<p>Bien sûr, s’eût été mieux si cette guerre avait été évitée. Car, mieux vaut prévenir que de miser sur les prouesses des réparateurs des cœurs et sur l’efficacité miraculeuse des pansements de l’époque moderne. Malheureusement, la prévention n’a pas pu avoir lieu pour la simple raison que le Front Patriotique Rwandais justifiait son attaque par trois principales raisons : &#8211; <em>Le retour des réfugiés ayant fui le pays lors de la révolution sociale de 1959. -</em> <em>La démocratisation du pays. -</em> <em>L&#8217;installation d&#8217;un État de droit.</em></p>
<p>Là encore l’on doit poser la question sur la vérité de ces prétextes car<strong><em> : </em></strong><em>-<strong> </strong>Les accords de rapatriement de ces réfugiés venaient d&#8217;être signés entre le Rwanda, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et les pays qui les avaient accueillis.- Le Rwanda était bien coté parmi les pays du Tiers Monde les plus respectueux des droits de l&#8217;homme. &#8211; Le pays se préparait au processus démocratique avec l’élaboration d&#8217;une Charte du multipartisme et la modification de la Constitution.</em> <strong><em></em></strong></p>
<p>Seule la pitié de ceux qui ont préparé cette guerre pouvait faire quelque chose.</p>
<p>Mais hélas, le mal est fait et il faut penser à l’avenir. Ce qui est certain, c’est qu’aucun changement n&#8217;est possible sans pardon. Tout comme ce pardon est le seul chemin qui ouvre la voie à la réconciliation. De même, il n&#8217;existe pas de pardon sans l&#8217;humilité des deux parties. Car, l’humiliation d’une partie conduit à sa résignation. Mais son silence ne signifie guère son adhésion au processus de paix. À moins que le souhait des uns soit la pérennisation des troubles dans la région pour faciliter la pêche en eau trouble ! Mieux vaudrait arrêter la spirale de la haine et de la rancune. C’est le seul moyen d’envisager un nouveau départ et construire un avenir meilleur pour le Rwanda. Le peuple rwandais a besoin qu’on l’aide à cheminer vers un pardon sans holocaustes et sans conditions, une réconciliation sans vainqueur ni vaincu. <strong><em>Car, combien de temps dure pour chacun l’illusion d’une victoire ? D’autre part, n’est-ce pas que le vainqueur est celui qui a été le plus violent ?</em></strong></p>
<p><strong>Tout le monde est coupable</strong></p>
<p>Que faire, puisque chacun s’efforce de démontrer son innocence et nie d’avoir contribué à faire entrer le mal dans la société rwandaise ? Ce n’’est pas moi, c’est lui ou elle ! N’est-ce pas là un réflexe très originel, aussi vieux que le premier péché ? « <em>La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a fait manger la pomme</em> », se défend Adam. <em>« C’est le serpent qui m’a dit d’y goûter</em> », prétexte Eve. Il faut bien un coupable, mais que ce coupable soit moi, c’est hors de question. Il faut qu’un autre soit contraint d’accepter et paye à ma place !</p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/Luther-martin.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="wp-image-10604 alignright" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/Luther-martin-251x300.jpg" alt="" width="151" height="180" /></a>Martin Luther King dit que le mal possède un enracinement solide. Il conseille de ne pas le laisser s&#8217;installer. Car, poursuit-il, le mal installé devient difficile à détruire. Il est tenace, récalcitrant, jamais il ne lâche prise volontairement, sans une résistance opiniâtre et presque fanatique.</p>
<p>Et il ajoute qu&#8217;on constate aussi universellement que le mal est incapable de s&#8217;organiser de façon permanente. D&#8217;où la nécessité de lui opposer une lutte longue. On comprend bien qu&#8217;il faille une persévérance, car le mal est toujours à la porte, à guetter le moindre relâchement de la vigilance.</p>
<p>Oui, il faut y croire et persévérer, car la route du pardon est très longue, avec ses creux et ses bosses, ses montées et ses précipices, où peuvent resurgir à chaque instant les mauvais souvenirs du passé.</p>
<p>Logiquement, ce devrait être un exercice possible, d’un côté pour des gens qui ont connu une période relativement calme et qui a laissé de bons souvenirs, d’un autre côté pour des personnes qui appartiennent au même destin.</p>
<p><strong>Qui doit prendre l’initiative de la réconciliation ?</strong></p>
<p>Il n&#8217;existe pas de formule magique qui permettrait d&#8217;arracher les Rwandais à la crise de confiance. C&#8217;est surtout la volonté de lutter manifestée par eux-mêmes qui compte et dont il faut se servir pour essayer de réparer les pots. Inutile d’aller chercher les conciliateurs en dehors de la communauté. Qui sait si, parmi les soi-disant conciliateurs volontaires ne se cache un membre du groupe partisan de la pérennité de la situation actuelle ?</p>
<p>Le pardon doit être l’initiative des membres de la société rwandaise. Qui d’autre connaît mieux les causes des divisions ? Si ce n’est celui à qui les uns et les autres ont confié le secret ? Le linge sale doit se laver en famille.</p>
<p>Les initiatives extérieures renferment souvent des intérêts cachés. Les Rwandais ne devraient laisser aux autres le travail qu’ils peuvent faire eux-mêmes. Car, la facture risque d’être salée pour un résultat peu satisfaisant. Les Rwandais devraient eux-mêmes en fixer les règles, le temps et le prix à payer</p>
<p><strong>Pourquoi pardonner ?</strong></p>
<p>Il faut reconnaître qu’il y a du bon dans le pire d&#8217;entre nous et du mauvais dans le meilleur. Ces deux côtés mènent en chacun une lutte sans merci et de façon permanente. Chacun a besoin d&#8217;une aide pour faire triompher son bon côté.</p>
<p>Vivre avec quelqu&#8217;un suppose être toujours prêt à lutter avec lui contre ses faiblesses. En effet, aussi longtemps qu&#8217;il est en vie, il lui arrivera de succomber.</p>
<p>Pardonner n&#8217;est pas une question de quantité, mais de qualité. Ce n&#8217;est pas un acte occasionnel, mais une attitude permanente. Pardonner ne signifie pas ignorer ce qui a été fait ou coller une étiquette fausse sur un acte mauvais. Pardonner ne signifie pas oublier, car on ne pardonne pas ce qu’on a oublié. Pardonner signifie que cet acte cesse d&#8217;être un obstacle aux relations. Le pardon est un catalyseur qui crée l&#8217;ambiance nécessaire à un nouveau départ, à un recommencement.</p>
<p>Rendre le mal multiplie le mal. L&#8217;obscurité ne peut en aucun cas chasser l&#8217;obscurité. La haine ne peut pas chasser la haine. La violence multiplie la violence et elle crée une spirale infernale de revanche et de destruction. Il n&#8217;y a que le pardon et la réconciliation qui peuvent arrêter cette réaction en chaîne du mal.</p>
<p>La haine blesse l&#8217;âme et déforme la personnalité. Certes elle cause à ses victimes beaucoup de souffrances et les dégâts peuvent être considérables. Cependant, il ne faut pas exclure qu&#8217;elle est tout aussi néfaste à la personne qui la cultive et l&#8217;entretient. Toujours selon Martin Luther King, « la haine corrode la personnalité et détruit en l&#8217;homme le sens des valeurs et de l&#8217;objectivité. Elle conduit l&#8217;homme à décrire le beau comme laid et le laid comme beau, à confondre le vrai avec le faux et le faux avec le vrai ». Les champions de la haine vont même jusqu&#8217;à haïr les personnes qu&#8217;ils ne connaissent pas, uniquement parce que quelqu’un de l’entourage a dit du mal d’elles !</p>
<p>La rancune conduit à la haine. Outre les dégâts matériels qu&#8217;elle inflige à ceux qui choisissent de se venger, ils perdent énormément de temps et d&#8217;énergie à se préoccuper de la situation des autres. Ils sont malheureux quand ils apprennent que l&#8217;autre est heureux. Cette hantise de suivre l&#8217;autre, de se réjouir quand il souffre et de déprimer quand on apprend qu&#8217;il est heureux, maintient l&#8217;auteur dans un engrenage stérile. Elle ne le laisse pas progresser.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<ul>
<li>Nous devons connaître l’histoire de la communauté et l’assumer. Accepter son passé, son héritage. Les succès doivent encourager, les échecs doivent servir de leçons et la renforcer davantage. Tout passé est une richesse pour celui qui sait le sculpter et l’accepter avec humilité, honnêteté et sincérité.</li>
<li>Accepter son histoire, c’est se réconcilier avec son passé ; c’est déposer tout le fardeau qui pèse à la communauté ; c’est se libérer pour mieux vivre le présent, le comprendre et envisager l’avenir avec réalisme.</li>
<li>Celui qui refuse de se réconcilier avec son passé ne peut pas s’épanouir dans le présent. C’est « Hier » qui a construit pour aller vers « Demain ». C’est quand chacun est réconcilié avec soi-même que la communauté peut envisager d’exister. Car, il n’y a pas communauté sans une réconciliation toujours renouvelée. Cet exercice de réconciliation doit commencer dans le cœur de chacun.</li>
<li>À quoi sert-il aux nouvelles générations de vivre le passé qui ne leurs appartient pas ? N’est-il pas se priver du temps réservé au présent et à la préparation de l’avenir ? Il ne leur est pas demandé de faire ce que les anciens n’ont pas fait, mais de faire ce qu’ils ont à faire aujourd’hui pour libérer les anciens et les laisser progresser vers la lumière et le repos éternel.</li>
<li>Ne jamais se positionner par rapport à la faiblesse des autres mais à leur succès. D’ailleurs, mieux vaut s’interdire d’écouter ce que l’on dit de la faiblesse des autres car on risquerait de demeurer dans l’illusion d’être meilleur et d’oublier que la vraie force se déploie dans la faiblesse.</li>
<li>Il n’y a pas d’amitié qui ne soit crucifiée, c’est à dire qui ne connaisse pas la souffrance un jour ou l’autre. Le courant ne passe pas toujours. L’essentiel est de rester branché.</li>
<li>Il ne faut donc pas s’attarder sur la rupture mais plutôt rester éveillé en attente du retour. Car, pour sauver son peuple, Dieu place la personne qu’il faut, à l’endroit qu’il faut et au moment qu’il faut. Dans le ciel, il y a toujours une étoile d’espérance qui brille. Il faut aller à sa rencontre.</li>
<li>Heureux sont ceux qui découvrent que la construction d’une nation prend du temps. Car le plus précieux est aussi le plus fragile.</li>
<li>Nous devons reconnaître que l’engagement définitif n’est pas celui que l’on prend au départ, mais plutôt celui que l’on se renouvelle à chaque rencontre.</li>
</ul>
<p><strong>Je n’ai plus peur de rien</strong></p>
<p><em>« La guerre la plus dure, c’est la guerre contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer. J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur. Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses. J’accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur. C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur. Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu -Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible ». <strong>Patriarche Athénagoras</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>F. M.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Disparition de deux jeunes rwandais en France et en Belgique</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 19:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mitari</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Les polices française et belge ont signalé ces derniers jours la disparition de Tony Niyonkuru  et Diane Uwacu Mirimo, deux jeunes d’origine... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130509-disparition-de-deux-jeunes-rwandais-en-france-et-en-belgique/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><strong>Les polices française et belge ont signalé ces derniers jours la disparition de </strong><strong>Tony Niyonkuru  et </strong><strong>Diane Uwacu Mirimo</strong><strong>, deux jeunes d’origine rwandaise, dont on a plus de nouvelles depuis plusieurs jours. </strong></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/missing-1.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="wp-image-10585 alignright" title="missing-1" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/missing-1-293x300.jpg" alt="" width="106" height="108" /></a>Selon le journal <em>76actu (www.76actu.fr)</em>, le premier est un jeune homme âgé de 20 ans qui s’appelle Tony Niyonkuru. Il a disparu depuis le dimanche 28 avril, au Havre dans le nord-ouest de la France où il résidait dans le quartier de Caucriauville. Signalé comme fragile, Tony Niyonkuru est disparu dans la matinée du 28 avril, après une partie de football avec son père et son frère, sur un terrain situé à proximité du camping. La famille a alerté la police dans la soirée après avoir mené, en vain, des recherches dans la forêt de Montgeon située à proximité du terrain de football où le jeune homme était avant sa disparition. Sans nouvelles depuis quatre jours, la police havroise a lancé un appel à témoins.</p>
<p>Tony Niyonkuru mesure 1,75m environ et portait le jour de sa disparition un T-shirt blanc et un pantalon de survêtement ainsi qu’une paire de chaussures de football à crampons moulés, blanches également. Toute personne qui aurait des informations, ou aurait aperçu Tony, peut joindre la police au (0033)02 32 74 39 15.</p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/missing-2.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft  wp-image-10586" title="missing-2" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/missing-2-300x200.jpg" alt="" width="180" height="120" /></a>La deuxième personne disparue est une jeune femme d’une trentaine d’année, Diane Uwacu Mirimo. Depuis le 30 avril denier personne n&#8217;a de nouvelles de cette jeune femme d’origine rwandaise. Elle a disparue dans la ville Liège en Belgique où elle résidait. Depuis qu’elle a quitté son domicile situé rue Joseph Truffaut à Liège, elle n’a pas donné de ses nouvelles.</p>
<p>Diane Uwacu Mirimo mesure 1m68 et est de corpulence mince. Elle a les cheveux roux coiffés en tresse jusqu’aux épaules. Lors de sa disparition, elle était vêtue d’un pull noir, d’un jeans bleu foncé, d’un manteau de type fourrure léopard et des bottes avec fourrure sur le dessus, nous rapporte le journal <em>lameuse (www.lameuse.be)</em>.</p>
<p>La police a lancé un appel à témoin, et demande à toute personne qui aurait vu Diane Uwacu Mirimo de prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale au (0032) 0800/30.300.</p>
<p align="left"><em>Jean Mitari</em></p>
<p align="left"><em>Jambonews.net</em></p>
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		</item>
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		<title>Rwanda: Le calvaire des Hutu</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 17:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean François Singiza</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de l'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">En 1990 le Front Patriotique Rwandais (FPR), une organisation politico-militaire, lançait une offensive contre le gouvernement rwandais, dirigé à... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130509-rwanda-le-calvaire-des-hutu-2/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>En 1990 le Front Patriotique Rwandais (FPR), une organisation politico-militaire, lançait une offensive contre le gouvernement rwandais, dirigé à l&#8217;époque par le Général Habyarimana.</strong></p>
<div id="attachment_10568" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/massacres_de_kibeho11.jpg" rel='prettyPhoto'><img class=" wp-image-10568 " title="massacres_de_kibeho1" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/massacres_de_kibeho11-300x202.jpg" alt="massacres de kibeho" width="240" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">massacres de Kibeho</p></div>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En 1991, une nouvelle constitution, garantissant le multipartisme et les libertés publiques, est adoptée. Se créent alors des partis d’oppositions, dont trois démarrent avec un franc succès, notamment le Mouvement Démocratique Républicain(MDR), le Parti Libéral (PL) et le Parti Social Démocrate (PSD).</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">En 1993, des accords de paix sont signés entre le FPR, le gouvernement rwandais et les autres partis d’opposition. La guerre cesse mais les tensions entre partis politiques s’aggravent de plus en plus.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Le 6 avril 1994 le Président Habyarimana est assassiné dans l’attentat contre son avion et la guerre reprend. Elle est plus intense à Kigali où les accords ont permis au FPR d’installer officiellement un bataillon composé de 600 hommes.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><strong>Les massacres d’extermination contre les Hutu</strong></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Au même moment les massacres d&#8217;extermination sont perpétrés sur la quasi totalité du territoire Rwandais. Le FPR s&#8217;en prend aux Hutu tandis que les milices anti-FPR s&#8217;en prennent aux Tutsi et aux Hutu accusés de collaboration avec le FPR. C&#8217;est le Génocide Rwandais, devenu Génocide des Tutsi, excluant ainsi lesvictimes hutues.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Dès sa prise de pouvoir en juillet 94, le FPR continue ses massacres contre les Hutu et les poursuit jusqu&#8217;au Congo voisin.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Mais la chasse aux Hutu ne débute pas en 1994. En effet elle commence juste après l’attaque du FPR, fin 1990. Dès cette date, les Hutus des zones contrôlées par ce dernier font l&#8217;objet de massacres, de tortures et d&#8217;exploitation. Les survivants s&#8217;entassent dans des camps de déplacés qui parfois sont visés par des attaques de cette rébellion. En 1993 le nombre de déplacés entassés dans des camps, dans des conditions de misères est environ de 1 million, près de la Capitale Kigali notamment.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Les plus importants de ces massacres d’avant 1994 sont : celui de Ruhengeri en Janvier 1991, où plus de 500 personnes sont exécutées, femmes et enfants inclus ; celui de Butaro en mai 1992 avec 150 victimes et, surtout, celui de février 1993 où près de 40 000 personnes sont massacrés par le FPR dans les préfectures de Byumba et Ruhengeri (James K. Gasana, Rwanda: du parti-État a l’État garnison, 2002).</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En avril 1994, le FPR conquiert de vastes zones en un temps record. Les Hutu trouvés sur place sont massacrés et leurs corps brûlés, jetés dans les rivières ou dans certains cas entassés à des fins de manipulation des journalistes étrangers et de la communauté internationale en général.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x24s8v" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x24s8v_the-killing-fields-part1-meilleur-r_news" target="_blank">The killing Fields &#8211; Part1- Meilleur résolusion</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/xiao_wuu" target="_blank">xiao_wuu</a></em></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Après sa prise de pouvoir en Juillet 1994, le FPR massacre les Hutu sur l&#8217;ensemble du territoire. Le cas le plus documenté est le massacre des déplacés Hutu de Kibeho, dans l’ancienne préfecture de Gikongoro, en avril 1995, où les déplacés sont encerclés et interdits de sortir du camp pendant plusieurs jours avant d’être massacrés par coups de fusil, coups de canon et baïonnettes. Tout se passe devant les militaires de l&#8217;ONU qui observent l&#8217;opération, prennent des photos mais ne secourent personne. A la fin de la journée plus de 8000 personnes avaient été massacrées, sur les 100 000 qu’abritait le camp. Selon un témoin direct, les corps furent entassés dans des camions transportés dans les forêts avoisinantes, où ils furent brulés ou enterrés dans des fosses communes.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xbzaju" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xbzaju_les-massacres-de-kibeho-2_news" target="_blank">Les Massacres de Kibeho 2</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/BICUKI" target="_blank">BICUKI</a></em></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Dans d’autres régions du pays, le FPR convoquait des réunions de villages sur la sécurité ou de distribution de nourritures. Dès que suffisamment de monde s’était réuni, il les massacrait soit avec les armes blanches ou par balles, grenades et bombes selon le nombre des cibles ou encore les brulait vifs. Selon une enquête de l’ONU, conduite en 1994, connue sous l’appellation de «<a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2010/09/19941010-Transcript-Gersony_Report-16-years-after._pdf1.pdf"> Gersony Report </a>» ces massacres étaient systématiques, réguliers, visaient la population hutue et ce indistinctement, les hommes les femmes, les enfants, les personnes âgées ainsi que les malades. Ce rapport estimait qu’entre 25 000 et 45 000 personnes avaient été massacrées entre avril et août 1994 rien que dans les préfectures dans lesquelles les enquêtes avaient été menées.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Les zones des massacres étaient interdites d’accès jusqu’à ce que les victimes soient dégagées et brulées. Ce fut le cas par exemple pour plusieurs endroits de l’ancienne préfecture de Butare, au sud du pays.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En octobre 1996, le FPR attaque le Congo où étaient refugiés plus de deux millions de Hutu rwandais.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">D’octobre 1996 à juillet 1997, ces refugiés furent traqués, torturés, violés, délibérément affamés, privés de toute assistance, massacrés à l’arme blanche, par balles, bombes, noyades ou brulés vifs. Entre 250 000 (morts recensés) et 600 000 (manquant à l’appel) refugiés furent massacrés.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">L’ONU a fait une enquête dont les résultats, « Le <a href="http://www.ohchr.org/Documents/Countries/ZR/DRC_MAPPING_REPORT_FINAL_FR.pdf">Mapping repor</a>t» d’octobre 2010 ne laissent aucun doute quant à l’intention d’exterminer ce groupe. En voici quelques extraits [1] :</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>[Massacrés à l’arme blanche, piégés, violées avant d’être tuées: l’exemple de Walikale]</strong></p>
<ul>
<li>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><em>Dans cette région, les massacres ont été organisés selon un schéma quasi identique [à celui des autres régions, NDLR], de façon à tuer un maximum de victimes. À chaque fois qu’ils repéraient une grande concentration de réfugiés, les militaires de l’AFDL/APR tiraient sur eux de manière indiscriminée à l’arme lourde et à l’arme légère. Ils promettaient ensuite aux rescapés de les aider à rentrer au Rwanda.</em></p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><em>Après les avoir rassemblés sous différents prétextes, ils les tuaient le plus souvent à coups de marteau ou de houe. Ceux qui tentaient de fuir étaient tués par balles. Plusieurs témoins ont affirmé qu’en 1999 [deuxième guerre après celle de 1996, NDLR], des militaires de l’APR se seraient rendus spécialement sur les sites de plusieurs massacres afin de déterrer les corps et de brûler les cadavres.</em></p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>À partir du 9 décembre 1996, des militaires de l’AFDL/APR ont tué par balles plusieurs centaines de réfugiés, parmi lesquels un grand nombre de femmes et d’enfants au niveau du pont de Hombo. Au cours des jours suivants, ils ont brûlé vifs un nombre indéterminé de réfugiés au bord de la route au niveau de la localité de Kampala, située à quelques kilomètres de Hombo. Avant d’être tuées, de nombreuses femmes ont été violées par les militaires. Avant de les tuer, les militaires avaient demandé aux victimes de se regrouper en vue de leur rapatriement au Rwanda</em></p>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;" align="JUSTIFY"><strong>[Affamés: Le long d’Ubundu–Kisangani]</strong></p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Au cours d’avril 1997, alors qu’entre 60 et 120 réfugiés mourraient chaque jour de maladie ou d’épuisement, les militaires de l’AFDL/APR ont, à plusieurs reprises, interdit l’accès des camps aux organismes et ONG à vocation humanitaire et entravé le rapatriement des réfugiés vers le Rwanda.</em></p>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;" lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><strong>[Brûlés vifs, massacrés jusqu’aux bébés: Vers Mbandaka)]</strong></p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Vers la fin d’avril 1997, des éléments de l’AFDL/APR ont brûlé vifs des réfugiés au niveau du village de Lolengi, à 48 kilomètres de Boende. Les militaires ont recouvert les corps des victimes de bâches en plastique qu’ils ont ensuite incendiées</em></p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Le 13 mai 1997, des éléments de l’AFDL/APR, à leur arrivée dans le village de Wendji, avaient déclaré: « Zaïrois, n’aie pas peur, nous sommes ici pour les réfugiés ». Ils se sont ensuite dirigés vers le camp et ont ouvert le feu sur les réfugiés.</em></p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Le même jour, les militaires sont entrés dans le bureau de la Croix-Rouge locale et ont tué des enfants non accompagnés qui attendaient leur rapatriement vers le Rwanda.</em></p>
</li>
<li>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><em>Le même jour, la population de Wendji a enterré 116 corps. Un bébé de trois mois environ qui était encore vivant au moment de l’enterrement a été tué par un militaire de l’AFDL/APR qui supervisait les travaux d’inhumation. Le 14 mai, 17 autres corps ont été enterrés.</em></p>
</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;" lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>L’ONU conclut que d’après les résultats de son enquête, la qualification de Génocide peut être retenue pour les crimes commis contre les Hutus, refugiés et congolais:</strong></p>
<ul>
<li>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><em>Les attaques apparemment systématiques et généralisées décrites dans le présent rapport, ayant ciblé de très nombreux réfugiés hutu rwandais ainsi que des membres de la population civile hutu [congolaise, NDLR] et causé leur mort, révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide.</em></p>
</li>
</ul>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En considérant les périodes des massacres, le fait que même les bébés n&#8217;étaient pas épargnés et que même les Hutu congolais ont été visés par les massacres il n&#8217;y a aucun doute quant à l’identité des victimes ni au mobile de leurs bourreaux : Les Hutu étaient visés et ce, parce qu’ils sont nés Hutu.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">L’épisode congolais ne marque pas la fin de leur calvaire. L’extermination continue au Rwanda. P<a href="http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR47/044/1997/fr/d1efc669-3334-4cf1-bce8-fd95c601a296/afr470441997en.pdf">our exemple, en décembre 1997, on estime à 8000 victimes hutues qui ont étés brulées vifs dans les grottes du Nord du pays</a>.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>Pourtant, une ethnie interdite de commémoration…</strong></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Comme mentionné plus haut,  le fait que le régime du FPR a requalifié le Génocide Rwandais en Génocide des Tutsi, a exclu les victimes hutues. La seule commémoration officielle autorisée au Rwanda étant celle du Génocide des Tutsi, les victimes hutues se retrouvent sans cadre de commémoration officiellement admis.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Au-delà de cette interdiction de fait, quiconque ose parler de ces victimes hutues est accusé pêle-mêle de négationnisme, divisionnisme, révisionnisme ou de minimisation du génocide des Tutsi du Rwanda, à l’instar de Victoire Ingabire, actuellement emprisonnée à Kigali. En Belgique, il est traité de négationniste, génocidaire ou de membre des familles de génocidaire (la libre.be du 7 avril 2013) ou pire comparé à Nazi. Citons le cas du député Alain Destexhe qui, sur son compte twitter le 7 avril 2013, a comparé aux « Nazi » les commémorants qui entendaient honorer la mémoire de toutes les victimes de la tragédie rwandaise. La faute de ces derniers est d’avoir osé aller se souvenir au mémorial du Génocide rwandais à Bruxelles, le 6 avril plutôt que le 7, date de la commémoration organisée par l’ambassade rwandaise et l’association des victimes tutsies, Ibuka et d’avoir voulu commémorer toutes les victimes indépendamment de leur appartenance ethnique.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>Mais aussi une ethnie, privée de Justice</strong></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Depuis 1990, soit plus de 22 ans actuellement, aucune juridiction n’a rendu justice aux survivants hutus de ces massacres.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Le Rwanda a interdit à toute personne de réclamer Justice pour les Hutu et ce, par des menaces et des actes de violence. Pendant que les juridictions Gacaca ont été instituées pour rendre justice à toutes les victimes, les Hutu n’ont jamais eu une juridiction vers laquelle se tourner. Exception faite de la Justice espagnole où, profitant des victimes espagnoles tuées par le FPR, des associations de droits de l’Homme ont inclu des victimes hutues.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Néanmoins, cette justice s’est arrêtée à lancer des mandats d’arrêts qui aujourd’hui sont restés lettre morte.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Le cas le plus aberrant est certainement celui du Tribunal Pénal International pour le Rwanda dont la mission était de juger les crimes commis au Rwanda de janvier à décembre 1994. Malgré les instructions détaillées de certains dossiers incriminant des officiers du FPR, le tribunal a toujours fermé les yeux.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Pire encore, le tribunal a à plusieurs reprises obéi aux ordres du régime du FPR ou, au moins, cédé à ses menaces. Un des exemples est celui de Mr Barayagwiza Jean-Bosco. En novembre 1999 la Chambre d’appel a constaté que ses droits de défense avaient été violés au point que ni son arrestation ni son acte d’accusation n’étaient légaux. Elle a alors ordonné sa mise en liberté et la nullité de son acte d’accusation. Dès lors le régime rwandais menaça d’arrêter toute collaboration avec le Tribunal. La Chambre d’appel a dû revenir sur sa décision.. Par la suite, le tribunal le condamna à 32 ans de prison et il y mourra en 2010. Un autre exemple est la tentative du procureur du TPIR Carla Del Ponte d’enquêter sur les crimes du FPR. <a href="http://www.hrw.org/fr/node/83538">Après l’annonce de cette volontée « des fonctionnaires rwandais ont empêché des témoins de se rendre au Tribunal, entraînant la suspension de plusieurs procès pendant des mois »</a>. Par la suite, Carla Del Ponte a été limogé son de son poste et remplacé par Hasan Jallow et c’est la fin de l’espoir de voir le TPIR juger des membres du FPR.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Dans d’autres cas, des témoins d’accusations sont revenus sur leurs dires et ont affirmé avoir été menacés par les services de renseignement du FPR mais également ont été entraînés pour donner de faux témoignages[2]. Malgré que ce phénomène qui semble s’être généralisé dans toutes les juridictions, au Rwanda, en Belgique et au TPIR, celui-ci les a toujours ignorés. Ce fut le cas, par exemple, dans les procès de Karemera (Témoin surnommé BTH pour sa sécurité), Bicamumpaka (Témoin GFA) et en Belgique dans le procès des religieuses.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En Belgique, seuls des Hutu ont été jugés. Plusieurs officiels affirment que la seule raison qui explique cette discrimination est qu’il n’existe aucune plainte visant les membres du FPR. Cependant, des témoins ont vu des personnes visées par les mandats d’arrêts espagnols aller et venir en Belgique sans être inquiétés. C’est le cas, entre autres, du Général James Kabarebe aujourd’hui ministre de la Défense au Rwanda.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>Une ethnie diabolisée</strong></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Depuis le génocide de 1994, les Hutu ont été collectivement et systématiquement traités de génocidaires, et ce avec succès.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">L’objectif de ces manœuvres semble être, d’une part, d’assimiler les victimes hutues aux bourreaux des Tutsi, et les bourreaux des Hutu, c&#8217;est-à-dire le FPR, aux victimes tutsies. Ainsi le FPR se retrouve victime comme les réelles victimes tutsies tandis que ce sont les victimes hutues qui se retrouvent considérées comme bourreaux, aux côtés des miliciens Interahamwe.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Plusieurs éléments ont concouru à cette manœuvre cynique. En effet, l’organisation de la justice a permis au FPR d’accuser qui il veut d’être génocidaire, négationniste ou divisionniste. C’est le cas de différents prisonniers politiques, d’opposants et des humanitaires tels que Monsieur Paul Rusesabagina, le héros du film « Hotel Rwanda », connu pour avoir sauvé plus d’un millier de Tutsi pendant le Génocide.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Le fait de voir des jugements, au Rwanda comme à l’étranger, qui ne respectent pas le principe d’impartialité a fait régner une peur constante chez les Hutu. Cette partialité se retrouve par exemple dans la <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20110403-rwanda-les-affres-de-la-justice-canadienne/">justice canadienne qui a condamné une personne parce qu’elle n’avait pas été tuée pendant le génocide</a>. Selon cette justice les Hutu modérés ont été tués pendant le génocide. Ce qui fait de tout Hutu survivant un non-modéré donc extrémiste, ainsi présumé génocidaire.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">En plus de cette partialité, comme dit plus haut, le FPR a utilisé de manière généralisée des faux témoins qu’il a entrainé à mentir avant de les envoyer témoigner. On retrouve des aveux de certains des faux témoins qui ont témoigné au TPIR, au Rwanda et en <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130417-rwanda-belgique-des-temoins-formes-et-prepares-pour-donner-des-faux-temoignages-dans-les-proces-de-genocide/">Belgique</a>.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">A cela il faut ajouter le rôle des médias et des<a href="http://www.jambonews.net/actualites/20120202-rwanda-des-millions-pour-s%E2%80%99acheter-une-image/"> agences de communication payés pour réaliser cette double mission de diabolisation de la population hutue et de blanchiment du FPR</a>.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Toutes ces injustices ont fait que beaucoup de Hutu se cachent, taisent leur horrifiant calvaire. Etant victimes des juridictions censées les protéger, ils n’osent pas y avoir recours et de toute façon ils n’en ont pas les moyens. En tout cas pas à la hauteur de leur bourreau, le FPR à la tête de l’Etat rwandais, qui les guette et surveille leurs faits et gestes.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY">Le principal et prioritaire souci des Hutu est encore, de survivre à cette machine à tuer et à diaboliser.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">Force est de constater que tant que la double mission sera poursuivie, les tensions entre les Hutu et les Tutsi continueront à s’intensifier et ce à tord, car ils sont tous victimes d’organisations criminelles. Leur opposition renforcera les criminels qui ne feront que les opprimer et les exploiter encore plus.</p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY"><strong>La question est: il y a-t- il un espoir de solution?</strong></p>
<p lang="en-US" align="JUSTIFY">La reconnaissance du calvaire des Hutu ainsi que sa qualification semblent constituer une étape obligée; sans laquelle c’est leur diabolisation orchestrée par leur bourreau qui continuera à autoriser, cautionner, encourager et couvrir leur extermination qui se poursuit <a href=" http://www.jambonews.net/actualites/20120728-rdc-nouveaux-massacres-visant-des-hutu-rwandophones/">notamment au Congo.</a> L’autre condition nécessaire est celle de disposer de leaders engagés à la construction d&#8217;un avenir commun pour l’ensemble de la population rwandaise qui est en majorité rescapée.</p>
<p lang="fr-FR" align="JUSTIFY"><em>Jean François Singiza</em><br />
<em> Jambonews.net</em></p>
<div id="sdfootnote1">
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc"></a></p>
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<div id="sdfootnote3">
<p><a name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc"></a>[1]Le terme APR veut dire Armée Patriotique Rwandaise, bras armé du FPR et devenu armée rwandaise en 1994 avec sa victoire militaire. Le cigle AFDL désigne quant à lui l’Aliance des Forces Democratique de Liberation, un groupe rebelle congolais formé par le FPR pour couvrir son attaque et qui mena Laurent Kabila au pouvoir après la chute de Mobutu.</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p>[2]<a href="http://www.canvas.be/programmas/terzake/server1-4fb24d04:13d7c2bafba:-79f9">http://www.canvas.be/programmas/terzake/server1-4fb24d04:13d7c2bafba:-79f9</a> (minute 32 :50)</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p>&nbsp;</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Journée mondiale de la liberté de la presse 2013 : La RDC « peut mieux faire »</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 21:09:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Prince Djungu Tambwe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Le monde entier a célébré le vendredi 3 mai 2013 la vingtième journée de la liberté de la presse. En République Démocratique du Congo(RDC),... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130506-journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-2013-la-rdc-peut-mieux-faire/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le monde entier a célébré le vendredi 3 mai 2013 la vingtième journée de la liberté de la presse. En République Démocratique du Congo(RDC), 52 cas d’atteintes aux  droits des journalistes ont été répertoriés entre janvier et mai 2013 par Journaliste en Danger(JED), l’ONG de défense  et de promotion de la liberté de la presse en RDC</strong></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/VIVE_LA_LIBERTE_DE_LA_PRESSE.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft  wp-image-10540" title="VIVE_LA_LIBERTE_DE_LA_PRESSE" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/VIVE_LA_LIBERTE_DE_LA_PRESSE-300x140.jpg" alt="VIVE LA LIBERTE DE LA PRESSE" width="217" height="101" /></a>Ce nombre, bien qu’inférieur à celui de l’année 2012 à la même époque, ne reflète aucune réalité. En effet, de plus en plus de journalistes congolais  choisissent de ne pas jouer complétement leurs rôles et s’autocensurent.  Il  est clair qu’avec  8 journalistes assassinés depuis plus de 10 ans, des fermetures de chaines radiotélévisées  et d’emprisonnement  répétitifs, il ne fait bon de pratiquer le serment de Théophraste en RDC. Pas plus tard que la veille de la journée commémorant la liberté de la presse, 4 journalistes  travaillant pour des titres paraissant à Kinshasa, ont été interpellés par des agents du parquet. Ceux-ci les accusent d’avoir exercé du chantage sur la personne du Président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku. Au courant du mois d’avril, Blaise Bahisha, directeur d’une radio communautaire à Rutshuru, a quant à lui été jeté en prison par la police de renseignement de Goma. Il venait  à peine de fuir le territoire de Rutshuru où le M23 lui proférait de menaces de mort.</p>
<p>En dépit de toutes les menaces auxquelles ils sont exposés, les journalistes congolais sont appelés à jouer un rôle majeur dans l’évolution politique et sociale du pays.  Ils doivent sans cesse quêter la vérité en informant, analysant et  en dénonçant et ce, même au péril de leurs vies. Tel est le prix à payer si la RDC espère consolider la démocratie et l’Etat de droit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Prince Djungu<br />
Jambonews.net</em></p>
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		<title>Liberté de la presse: Kagame toujours parmi les prédateurs</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 20:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Mitari</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">Paul Kagame est le seul chef Etat de la région des Grands Lacs à figurer sur la liste des prédateurs de la liberté de la presse, publiée par... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130503-liberte-de-la-presse-kagame-toujours-parmi-les-predateurs/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Paul Kagame est le seul chef Etat de la région des Grands Lacs à figurer sur la liste des prédateurs de la liberté de la presse, publiée par Reporters Sans Frontières(RSF) ce 03 mai 2013, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.</span></strong></p>
<p><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/kagame.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignright size-medium wp-image-10525" title="kagame" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/kagame-300x259.jpg" alt="" width="300" height="259" /></a>En effet, à cette occasion, <a href="http://fr.rsf.org/IMG/pdf/predateurs_fr-bd.pdf">RSF a publié une liste</a> par continent de 39 prédateurs  de cette liberté fondamentale.  Il s’agit des chefs d’Etats, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles et terroristes qui censurent, emprisonnent, enlèvent, torturent et parfois assassinent les journalistes et autres acteurs de l’information.</p>
<p>Kagame se trouve sur la liste aux côtés d&#8217;autres prédateurs tels que, entre autres, le Président zimbabwéen Robert Mugabe, le Président de la Guinée Equatoriale,  T. Obiang Nguema, le Président gambien Yahya Jammeh, les milices islamistes armées somaliennes ( Al-shabaab, Hizb-al-islam), ainsi que les présidents Syrien et Russe, respectivement Bachar El-Assad et Vladimir Poutine.</p>
<p>D’après RSF, ces prédateurs sont « puissants, dangereux, violents, et se considèrent au-dessus des lois&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> <span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">« Dans la tête de Paul Kagame »</span></strong></p>
<p>Reporters sans frontières a essayé de se mettre dans la pensée de Paul Kagame, et présente ses pensées au style direct, à la première personne :</p>
<p><em>« Les mauvaises langues disent de moi que ma silhouette tout  en longueur, mes petites lunettes d’intellectuel et mes costumes  soignés me confèrent le physique lisse d’un homme politique  moderne mais ne sauraient cacher l’ancien chef de guerre que  j’ai été. Certes, je garde du maquis brutalité et froideur. Et alors?  Suite au génocide de 1994, le processus de réconciliation enclenché par l’Etat sous mon impulsion me sert à asseoir mon  pouvoir et à neutraliser l’opposition. Et alors?</em></p>
<p><em>De toute façon, ni les médias, ni les Nations Unies, ni les groupes  de défense des droits de l’Homme n’ont l’autorité morale pour  me critiquer. Les groupes de défense des droits de l’Homme? Je suis certain qu’ils ne savent même pas placer le Rwanda sur  une carte.  Et les médias. Ah, les médias. Ceux qui osent me critiquer  sont semblables à “Radio Mille Collines”, cette radio raciste qui  contribua à échauffer les esprits avant et pendant le génocide. Me critiquer moi, qui suis Tutsi, revient à nier le génocide. (…) En conférence de presse, quiconque souhaite me  poser une question est le bienvenu pourvu qu’elle ne soit pas  embarrassante.</em></p>
<p><em> Début 2011, deux femmes journalistes, Agnès Uwimana Nkusi  et Saidat Mukakibibi, ont été condamnées à 17 et sept ans de  prison. Ces deux insolentes avaient osé me critiquer ! (…) Et Jean Léonard Rugambage? Lui, son compte est bon. En juin 2010, le  corps du rédacteur en chef adjoint de ce torchon d’Umuvugizi  a été retrouvé assassiné, dans sa voiture, devant son domicile  de Kigali… »</em></p>
<p>Pour rappel, dans un classement mondial publié le 30 janvier dernier par RSF sur la liberté de la presse, le Rwanda occupait la 161ème place sur 179. Cette place semble confirmer certaines critiques qui affirment qu’exercer le métier de journaliste libre au Rwanda &laquo;&nbsp;équivaut à un suicide&nbsp;&raquo;. En effet, au pays des mille collines, même un simple lapsus mène à la prison ferme,<a href="http://www.jambonews.net/actualites/20120514-rwanda-un-journaliste-emprisonne-pour-un-lapsus/"> à l’instar du cas du jeune reporter Habarugira Epaphrodite, qui en avril 2012, lors d’une émission quotidienne avait confondu le terme de «victimes» avec celui de «rescapés».</a></p>
<p><em>Jean Mitari </em></p>
<p><em> Jambonews.net</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les premiers pas du Rwanda sur les marchés financiers, ou l’ouverture de la boîte de Pandore ?</title>
		<link>http://www.jambonews.net/actualites/20130502-les-premiers-pas-du-rwanda-sur-les-marches-financiers-ou-louverture-de-la-boite-de-pandore/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 17:33:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boniface Duval</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de l'actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin:0 0 20px 0;">3,5 milliards de dollars US pour 250 participants. S’il ne fallait retenir qu’une chose de la première émission de bons du trésor rwandais, ce... <a href="http://www.jambonews.net/actualites/20130502-les-premiers-pas-du-rwanda-sur-les-marches-financiers-ou-louverture-de-la-boite-de-pandore/">Lisez la suite <br/></a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>3,5 milliards de dollars US pour 250 participants. S’il ne fallait retenir qu’une chose de la première émission de bons du trésor rwandais, ce sont bien ces chiffres astronomiques à l&#8217;échelle du pays des mille collines. Le gouvernement rwandais qui n’en attendait pas tant s’est saisi de l’occasion pour se féliciter et souligner que cette réussite était le fruit d’un travail de  longue haleine, un travail qu’il estime justement reconnu par la communauté internationale financière. Retour sur le premier emprunt obligataire de la République du Rwanda.</strong></p>
<p><strong><em><a href="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/article-duval.jpeg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-10510" title="article-duval" src="http://www.jambonews.net/wp-content/uploads/2013/05/article-duval-300x181.jpg" alt="" width="300" height="181" /></a>Un emprunt obligataire, pourquoi? Comment?</em></strong></p>
<p>Depuis une dizaine d’années, le Rwanda est souvent cité comme un modèle de développement en Afrique. Les institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement&#8230;) et autres bailleurs de fonds internationaux mettent principalement en avant sa forte croissance &#8211; plus de 8% entre 2003 et 2011 d’après la Banque Mondiale -  et son usage efficace de la manne financière provenant de l’aide &#8211; 3ème pays africain le moins corrompu, 49ème mondial en 2011 d’après Transparency International-.</p>
<p>Cette bonne réputation lui assure des prêts importants et un traitement privilégié de la part de ces mêmes acteurs économiques internationaux. C’est ainsi qu’en 2005 le club de Paris &#8211; un groupe informel de pays créanciers &#8211; a annulé 100% de ses créances rwandaises soit 100 millions de dollars. C’est aussi sur ces mêmes fondements qu’environ 35% du budget 2012-2013 &#8211; environ 770 millions de dollars &#8211; est financé par des contributions externes.</p>
<p>Dernièrement, le gouvernement rwandais était en passe de réussir sa stratégie. Celle- ci consistait à rendre le budget national de moins en moins tributaire des ressources externes en profitant de l’aide internationale pour réaliser des investissements structurels afin de dynamiser la croissance et d&#8217;accroître les sources de revenus internes pour l’Etat.</p>
<p>Néanmoins, le rapport des Nations Unies sur le possible soutien du Rwanda à la rébellion dans l’est de la République Démocratique du Congo a changé la donne. En effet, sous la pression internationale, de nombreux pays ont suspendu leur financement du Rwanda. L’effet sur la réalisation des grands projets fut immédiat. Le <em>«Kigali Convention Center»</em> qui devait être inauguré au courant de l’année 2012 a pris un coup d&#8217;arrêt. Il en va de même pour certains projets de développement urbain présent dans le <em>«Kigali Master Plan». </em>Tous ces retards étant préjudiciables en terme d’image mais également financièrement, le gouvernement rwandais fut dans l’obligation de trouver de nouveaux moyens de financement.</p>
<p>Le fond <em>«Agaciro»</em> naît de cet impératif. Toutefois, il s’agit plus d’un outil de communication que d’un outil de planification stratégique. En effet, un Etat ne peut compter sur ses ressortissants pour s&#8217;acquitter de leur devoir fiscal et, en sus, participer à un système certes patriotique mais qui peut être perçu comme une double imposition. Le fait de recourir au marché financier est plus conforme aux standards étatiques habituels d’autant plus que le Rwanda bénéficie d’une bonne réputation économique.</p>
<p>C’est ainsi que le Rwanda a décidé de se lance dans la grande aventure de financement par le marché. Pour cela deux banques &#8211; BNP Paribas et Citibank- sont mandatées, elles conduiront l&#8217;opération d’emprunt. Concrètement le Rwanda annonce émettre des bons obligataires à échéance de mai 2023 et d’une valeur totale de 400 millions de dollars US (environ 300 millions d’euros) à un  taux de 6,875 %. Les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch donnent la note de B avec une perspective stable à la dette rwandaise ce qui fait d’elle un placement spéculatif.  Les officiels rwandais, le gouverneur de la Banque Nationale du Rwanda et le ministre de l’Economie et des Finances en tête, se transforment en commerciaux et font la promotion de l&#8217;événement. Des investisseurs sont rencontrés aux quatres coins du globe. Boston, Frankfurt, London, Los Angeles, Munich, Hong Kong, New York et Singapore sont cités par le ministère de l’Economie et des Finances.</p>
<p><strong><em>L’emprunt obligataire, une réussite et après?</em></strong></p>
<p>Le gouvernement rwandais voulait recueillir 400 millions de dollars US, le marché était prêt à lui en donner 3,5 milliards soit plus de 50% du PIB national. Les experts prédisaient un taux d&#8217;intérêt entre 6,875 et 7%, le gouvernement rwandais a obtenu 6,625. Le succès est total.</p>
<p>Avec ces fonds, le gouvernement annonce que 80 millions vont servir à refinancer la dette commerciale de la compagnie aérienne RwandAir, 120 millions payeront la dette due pour le <em>«Kigali Convention Center»</em>, 150 millions serviront à terminer la construction de ce même centre alors que 50 millions seront alloués à la construction d’une centrale hydro-électrique à la rivière Nyabarongo d’une capacité de 28 megawatts.</p>
<p>Ce qui est inquiétant avec cet emprunt c’est que 50% de son montant va servir à payer des dettes. Nul besoin d’être un expert en finances publiques pour voir le système périlleux qui risque de s’installer lorsque qu’un Etat s’endette pour se désendetter. Bien que le niveau de la dette publique rwandaise &#8211; 22% avant l’emprunt obligataire &#8211; n’ait pas atteint un seuil alarmant, la relative facilité à récolter des fonds via les marchés financiers pourrait devenir un engrenage dangereux pour un pays en pleine construction économique.</p>
<p>Aussi ce qui parait dommageable c’est de voir que l’investissement le plus pertinent est celui doté de la plus faible participation financière. Quand on sait que le Rwanda a une balance commerciale négative (importations supérieurs aux exportations) et que cela provient en partie de sa dépendance au pétrole, première source d’alimentation des centrales électriques, toute initiative visant à accroître l’usage des ressources propres ne peut qu’être saluée. Pourquoi ne pas multiplier ces initiatives étant donné qu’un bon emprunt est celui qui prépare l’avenir? Compte tenu des besoins du Rwanda en termes d’infrastructures primaires, quel est le lien entre ces dernières et l’emprunt?</p>
<p>M. Gatete, Ministre de l&#8217;Economie et des Finances, a déjà annoncé que le Rwanda se réserve le droit de retourner sur les marchés financiers lorsqu’il y aura d’autres projets qui le nécessitent. Après le goût délicieux d’un succès retentissant, gare à l’arrière-gout qui risque d’être amère tant cet emprunt semble remplacer un mal par un autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Boniface Duval<br />
Jambonews.net</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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