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Classement RSF des prédateurs de la presse 2011 : Paul Kagame dans les 38

Classement RSF des prédateurs de la presse 2011 : Paul Kagame dans les 38

L’organisation non gouvernementale « Reporters sans Frontières » a publié ce mardi 03 mai, la liste 2011 des 38 « prédateurs de la presse » au sein de laquelle figure le président du Rwanda.

Paul kagame

Paul kagame

Cette liste comprend des chefs d’états, des dirigeants politiques, des organisations terroristes comme l’ETA en Espagne, des organisations mafieuses en Italie, des milices privées,  les forces de défense Israélienne ou encore les forces de sécurité du Hamas.

Président en exercice, du Rwanda, Paul Kagame est le seul chef d’état africain de la région des Grands Lacs à figurer dans ce classement peu glorieux des prédateurs de la presse.

« A la tête du  Rwanda depuis 1994, président depuis 2000, réélu en 2010, Paul kagamé ne tolère aucune question embarrassante lors de ses conférences de  presse. Il dénigre régulièrement les journalistes et qualifie les médias critiques de «radio  mille  collines».  Chaque  année, plusieurs journalistes rwandais, jugeant le climat irrespirable, fuient le pays et le président  kagamé n’en a cure : pour lui, ces journalistes sont des «mercenaires» et  des «clochards»..» Peut-on lire, dans le rapport.

« Début 2011, deux femmes journalistes ont été condamnées à 17 et 7 ans de prison pour avoir  critiqué le chef de l’état. en juin 2010, Jean-léonard Rugambage, rédacteur en chef adjoint du journal umuvugizi, bête noire du régime avec umuseso, a été assassiné à kigali, vraisemblablement parce qu’il enquêtait sur les services secrets et leur tentative de meurtre contre un général en exil » poursuit le rapport.

RSF  énumère ensuite quelques uns des principaux actes de répression dont sont régulièrement victimes les journalistes rwandais« Diffamation, immixtion dans la vie privée, offense à la personne du président de la  république, ce genre de mobiles est utilisé à tour de bras par le ministère de l’Information ou le haut conseil des médias, son antenne de régulation fort peu indépendante. »

Militants RSF devant l'ambassade de Syrie à Paris

Militants RSF devant l'ambassade de Syrie à Paris

Mais la « cerise sur le gâteau », selon RSF, est le « capital de départ exorbitant exigé pour la création d’un média (41000 euros, par exemple, pour le lancement d’un journal écrit), moyen efficace de freiner la diversification du marché de la presse. »

 

 

Il est à noter qu’en marge de la publication de ce classement,  des militants de Reporters sans frontières ont manifesté devant l’ambassade de la Syrie à Paris, qu’ils ont repeint avec des inscriptions comme «  c’est l’encre qui doit couler, pas le sang ».

Ruhumuza Mbonyumutwa

 

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