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Rwanda: mandats d’arrêt internationaux contre des ex-proches de Kagame exilés

Publié : le 18 janvier 2011 à 15:20 | Par | Catégorie: Justice
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KIGALI 18/01/2011 (AFP)  — La police rwandaise a annoncé mardi avoir lancé des mandats d’arrêt internationaux contre quatre anciens proches du président Paul Kagame, condamnés vendredi par contumace, notamment pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

La Haute cour militaire a condamné à 24 ans de prison l’ex-chef d’état-major de l’armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, et le major Théogène Rudasingwa, ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat.

L’ancien patron des renseignements extérieurs, le colonel Patrick Karegeya, et l’ancien procureur général Gerald Gahima, frère du major Rudasingwa, se sont vu infliger 20 ans de réclusion.

« Les mandats d’arrêt ont été transmis à Interpol en vue de l’exécution du jugement », a indiqué sur les ondes de Radio Rwanda, le porte-parole de la police rwandaise Eric Kayiranga.

Le général Kayumba Nyamwasa et le colonel Karegeya sont exilés en Afrique du Sud tandis que le major Rudasingwa et M. Gahima vivent aux Etats-Unis.

« La police rwandaise espère qu’ils seront arrêtés et extradés au Rwanda. Le jugement du tribunal est là; ils doivent être arrêtés pour exécuter les peines prononcées contre eux », a ajouté M. Kayiranga qui s’exprimait en kinyarwanda.

Les quatre anciens responsables rwandais, devenus de farouches adversaires du président Kagame, étaient tous poursuivis pour « trouble à l’ordre public, atteinte à la sécurité de l’Etat, injures et diffamation, sectarisme et association de malfaiteurs ».

Pour Kayumba et Rudasingwa, s’y ajoutait la désertion de leur poste au sein de l’armée. Le 3 janvier, le procureur avait requis contre eux 35 ans de prison, et 30 ans contre les deux autres accusés.

Selon le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jill Rutaremara, de nouvelles poursuites pour « terrorisme » pourraient être ouvertes contre Kayumba Nyamwasa et Karegeya, soupçonnés d’être derrière des attentats à la grenade qui ont fait l’année dernière cinq morts dans la capitale. Ces attaques, non revendiquées, ont visé à chaque fois des endroits très fréquentés, à une heure de grande affluence.

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