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Ben Ali, puis Moubarak, à qui le tour ?

Publié : le 23 février 2011 à 3:44 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité
Hosni Moubarak et Ben Ali

Hosni Moubarak et Ben Ali

En Tunisie, il y a si peu, le peuple a pris son destin en mains et s’est débarrassé d’une dictature qui n’était plus à l’écoute de ses besoins. Quelques jours après, ce fut le tour de l’Egypte, avec le départ de Moubarak. Ce fut le départ le plus étonnant, au vu du soutien qu’il avait en occident.

Force est de constater que l’année 2011 sera une année des grands changements, une année dans laquelle plusieurs individus prendront un autre cap pour leur vie. Quand le changement touche une masse d’individus, qui décident de prendre leur vie en mains et de larguer les amarres,  alors cet état  d’esprit se manifeste à une échelle considérable, notamment celle d’une nation, d’un pays.

Je salue le courage de ses peuples qui ont décidé de prendre leur destin en mains. Ceci confirme l’adage africain selon lequel « Un chef n’est rien sans ses sujets ». En effet, un chef existe à partir du moment où il existe des sujets qui veulent se soumettre  à son autorité. Quand les sujets ne veulent plus du chef, il n’a plus d’autorité.

Pendant longtemps en  Afrique noire, l’adage a fonctionné en sens inverse : « les sujets ne sont rien sans leur chef ». L’africain est soumis à son chef, il lui obéit, il le loue plus que Dieu, certains vont jusqu’à nier, sacrifier une partie d’eux même, de sorte qu’ils abandonnent la maitrise de leur destin au profit de leur chef.

Il faut aussi constater une évidence : Quand on est poussé contre le mur, et que l’on s’écrase contre ce dernier, la seule solution pour survivre consiste à rebondir .L’heure du rebondissement a sonné en Afrique. En effet, les maux dont souffrent les sociétés arabes sont les mêmes à quelques différences près que les sociétés noires africaines : Le chômage, la misère, la corruption.

Kabila, Kagame, Museveni, Mugabe, Biya et tant d’autres qui prennent les peuples en otage … il est temps de lever l’ancre. Le peuple africain est arrivé à un niveau où il ne supporte plus ces tyrans qui se remplissent les poches sans vergogne, qui tuent les leurs sans avoir une once de scrupule, qui s’affichent comme des sauveurs alors même  que ce sont des bourreaux… Ces tyrans d’une ère ancienne, qui nous font subir un enfer encore aujourd’hui.

Il est temps que le peuple noir africain prenne conscience de son pouvoir de diriger  son destin, de choisir qui va le « représenter », et non pas celui qui va le « diriger comme un mouton ». Le temps d’inverser la phrase, de passer de « Les sujets ne sont rien sans leur chef » à «  un chef n’est rien sans ses sujets »

Nous devons savoir, nous tous africains, que rien ne peut changer en Afrique, particulièrement en Afrique centrale, sans que le peuple ne se lève.

Aujourd’hui, au Rwanda, les massacres, les assassinats, les emprisonnements arbitraires n’ont pas suffi depuis plus de 20 ans. Des millions de morts rwandais n’ont pas suffit comme leçon à nos dirigeants d’arrêter de faire souffrir le peuple.  Aujourd’hui, les dirigeants ont décidé de passer à la vitesse supérieure ! « La stérilisation irréversible des hommes ». Demain, ce sera les enfants dont on va irradier les gonades à la naissance, comme ça on aura réussi l’épuration de tout un peuple.

Jusqu’à quand ce peuple va continuer à assister  à sa mort programmée sans broncher ?

Ces tyrans n’ont pas de limites. Ils ne s’arrêteront jamais, ils ne changeront jamais, car comme disait Mahatma Gandhi « le mal ne se maintient que par la violence », et à moi d’ajouter « Jusqu’à ce que le peuple dise, ça suffit ! »

En effet, Satan ne deviendra jamais un ange, alors, c’est au peuple de choisir d’évincer Satan de sa vie pour faire place à un ange au lieu de dépenser en vain son énergie à changer Satan.

Le peuple africain a du pain sur la planche : Rwanda, Burundi, Congo-Kinshasa, Congo-Brazza, Cameroun, Érythrée, Ouganda, Zimbabwe, Tchad, Guinée Equatoriale, et tant d’autres…il y a du travail qui ne dépend que du peuple, car c’est à lui de choisir son destin.

Est-ce que ce peuple est prêt à relever ce défi ?

Rugwiro
JamboNews.net

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Un commentaire à “Ben Ali, puis Moubarak, à qui le tour ?”

  1. jULIENNE dit :

    KAGAME DEHORS, KAGAME DEGAGE!

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