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Rwanda : cette génération maudite

Publié : le 13 mars 2011 à 13:17 | Par | Catégorie: Opinion
Le lac Kivu au Rwanda

Le lac Kivu au Rwanda

Vous est-il déjà arrivé de vous poser la question : « mais comment en sommes-nous arrivés là ?… » Avec un air grave marqué d’une incompréhension totale, comme dépassés par les événements. Que les choses auraient pris des proportions telles qu’elles repoussent les limites de l’entendement, tant la raison n’a plus lieu : seule la folie guette, agrippée aux parois de notre conscience – devenue pesante, à l’ombre de tout soupçons. Et bien c’est à peu près le ressentiment que j’ai quand je pense au Rwanda et à la région des Grands Lacs dans son ensemble. La justice n’a plus lieu, la vérité n’a plus lieu, la paix du cœur et du vivre ensemble…des mots qui, tapés dans le moteur de recherche de l’Afrique Centrale, nous affiche : « introuvable » – sans même en rougir. Mais le pire dans tout ça c’est qu’on semble s’y être accommodés, par facilité, peut-être. Le courage de se soulever et agir, à l’instar des héros, peuples du Maghreb, confirmerait-il la malédiction de Cham : celle d’une « race » maudite à jamais ?

« Frankenstein, ou quand l’homme créa le monstre ! » Ce serait un beau titre pour cette petite histoire, qui aurait lieu, vous vous en doutez, au pays des mille collines, le Rwanda. Ce dernier se voit alors engendrer une créature hideuse et féroce en mal d’amour. C’est la petite histoire d’une minorité en quête de légitimité et de reconnaissance. La petite histoire d’une majorité coupable d’être majoritaire ou mieux encore : la petite histoire de la modernité, des postindépendances ! Des mots qui riment plus avec « régression » quand on voit ses ascendants ethniques ! Mais voilà qu’à l’aube du 21ème siècle, la récolte se solde par des milliers d’enfants errants dans les rues, orphelins. Ils pleurent leurs pères, leurs mères. Le fil qui relie les rwandais à l’amour et au savoir vivre se consume par incandescence : ces derniers semblent s’être déresponsabilisés, par complaisance, afin de ne point froisser le monstre aux yeux rouges.

La rivière Akagera au Rwanda

La rivière Akagera au Rwanda

Un peuple qui rêve de fuir sa propre nation, la nuit tombée. Mais, dans sa fuite, il y a hésitation : « n’est-ce pas après les miens, restés au bercail, que s’en prendra le monstre ? » Il les torturera, les bâillonnera jusqu’à ce qu’ils crachent le morceau. Le monstre aux yeux rouges et à la douleur inconsolable, les rappellera alors: « Pourquoi me fuient-ils en masse ? Traîtres ! Je les poursuivrai jusqu’au bout du monde et je les écraserai, un par un, comme des vauriens ! » Ignore-t-il qu’il persécute des rwandais, ses propres frères?

Le monstre ne cesse de crier à Frankenstein, son maître: « Mes crimes ont ma souffrance pour cause! » [1] Quelle souffrance ? Comment un monstre peut-il éprouver le moindre sentiment, quand il ne cesse de massacrer ? Risquerait-on de prêter oreille afin qu’il plaide sa cause ? Mais, il est vrai, qu’il s’y échappe, à travers tous ses discours, une grande souffrance : celle qu’éprouverait tout être vivant – sans cesse repoussé car hideux et indésirable à l’humanité, tant le caractère lié à ses crimes est abominable. Il devient pire, jour après jour, par frustration. Ses fautes se multiplient pour attirer, toujours plus, l’attention de son maître, qui passe pour l’avoir abandonné.

Vous souvenez-vous de l’extrait de Matthieu 12 : 43-45[2]? : « Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit:  » Je retournerai dans ma maison, d’où je suis sorti.  »  Et revenu, il la trouve libre, nettoyée et ornée. Alors il s’en va prendre avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, et, étant entrés, ils y fixent leur demeure, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. Ainsi en sera-t-il pour cette génération mauvaise »

Rwanda, le pays des milles collines

Rwanda, le pays des milles collines

Une vision pessimiste qui résume ce qu’est devenu l’homme du Rwanda: un esprit tourmenté errant sans cesse à la cherche d’un coin où se reposer. Sa situation de marginalisé a durci son cœur et les aléas de la vie l’ont rendu insensible à toute empathie envers son prochain. Le monstre en lui le persécute autant que le monde extérieur. Il sait que sa vraie nature effraie, car aliénée. Au fait, l’anarchie est plus à désirer dans la tête de l’homme rwandais que dans les rues de Kigali, sa capitale – vitrine du monde. Les tensions, et tout ce qu’elles amènent comme frustrations, ont lieu avant tout dans son esprit. Oui, homme-trompe l’œil – comme sa capitale, Kigali. Quelle psychologie se joue dans l’homme rwandais ordinaire, au quotidien, si ce n’est une peur primitive contre les persécutions et arrestations arbitraires, le tout mêlé à des remords ? C’est la petite histoire de la dépossession, cette hantise rwandaise…

Le monstre dont je vous parle, vous le connaissez bien. C’est celui qui juge et guette son peuple – au delà même de ses territoires – comme une sentinelle. Un voile lourd et sombre couvre sa nation, malgré le soleil brûlant de l’équateur. Un monde des ténèbres où chacun envie l’autre, quand il ne l’espionne pas. Le créateur du monstre ? Il est encore plus tourmenté et divisé que sa créature ! Il a certes gagné le cœur du Rwanda, mais point le cœur des rwandais. En effet, comment peut-on prétendre acquérir la légitimité par la terreur, les armes – dans un climat constant d’intrigues et d’oppressions ? Mais le véritable drame est le suivant: c’est que le peuple rwandais, dans sa majorité, ai, par condescendance, fini par apprivoiser le monstre, je dirai même par l’internaliser, le légitimer! – à son tour.

Les gorilles au Rwanda

Les gorilles au Rwanda

Et quand Jésus prêche : Ainsi en sera-t-il pour cette génération mauvaise – mon cœur s’assombrit en imaginant que c’est précisément à nous qu’Il adresse ces paroles. A quand alors ce rêve que je chéris depuis si longtemps? Celui au refrain bleuté et ruisselant, comme les nombreux cours d’eau qui rythment les courbes de mon pays, le Rwanda. L’air chaud et humide qui vous envahissent, comme à l’atterrissage, dès l’ouverture des portes, après une pluie battante. L’odeur d’une terre vibrante qui appelle à la contemplation, à la bonté…Quand tout cela éprendra-t-il, à nouveau, mon cœur assailli? Quand le manque sera-t-il comblé : celui de vivre au pays, rire avec les siens, dans la plénitude et l’amour ?

Renverser l’ennemi par le bout du fusil? Ciel, Hérésie ! Le Rwanda a vu trop de sang couler sur ses terres. Ne voyez-vous pas que la terre est en colère ! Apprendre à canaliser ses émotions sans faire couler le sang ? C’est possible. C’est à ça que sert le dialogue, je veux m’en convaincre. Je poursuis les clés de contact. Ne sommes-nous pas tous embarqués dans la même et petite barque? : Tutsi, Hutu et Twa ne sont pas ennemis. Ils sont dissemblables certes, mais frères. Les frères ne s’entretuent pas quand ils n’ont qu’un engendreur : le Rwanda. Ainsi, comment une personne succomberai-t-elle à l’amour, quand cette même personne, enfant du pays, en est déshéritée ? Ne vous méprenez pas, en chacun de nous il y sommeille un monstre aux yeux rouges. La question est de savoir si on a l’audace de l’exprimer, de le légitimer. De fait, il ne s’agit point d’un discour rationnel du qui dit vrai du faux, mais plutôt, comme le dit Michel Foucault, de la véridiction…qui est d’assumer sa sincérité, loin d’être charitable, parlant de l’homme des Grands Lacs…La Bête alors ne tirerait, en conclusion, toute sa force déstructice qu’à travers l’image de son Maître, c’est-à-dire…soi-même.

Si nje wahera!

Par Jean Bigambo
JamboNews.net



[1] Frankenstein, Mary Shelley. Editions : J’ai lu. 1997

[2] http://bible.catholique.org

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9 Commentaires à “Rwanda : cette génération maudite”

  1. Sebahinzi dit :

    « mais comment en sommes-nous arrivés là ?… » , la réponse est simple, avec les types comme Paul kagame dont la seule ambition est : de diviser le peuple, tuer le peuple, piller le peuple, affamer le peuple, humilier le peuple, massacre le peuple, la catastrophe était inévitable.

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    • Victor Ingabe dit :

      @Sebahinzi.

      Diviser le peuple.Tu en dis quoi quand le régime hutu identifiait l’ethnie Hutu,Tutsi ,Twa sur la carte d’identité ?
      Piller le peuple.Tu en dis quoi quand toute la richesse appartenait qu’aux Hutus ?
      Affamer le peuple.Tu en dis quoi quand les meilleures terres cultivables appartenaient qu’aux Hutus?
      Humilier le peuple.Quelle valeur que le régime Hutu accordait aux Tutsis ? Si c’pas un statut des étrangers venus d’Égypte,Éthiopie que sais-je encore ?
      Massacrer le peuple. En 1959,1973,1990-1994..Combien des Tutsis avaient-vous massacré ?
      J’espère que tu me donneras le vrai décompte.

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    • kunzi dit :

      tu te demandes comment on en est arrivé là et moi je te réponds qu’on en est arrivé là à cause des erreurs des différents gouvernements successifs. Il fut une époque où certains ont pensé que l’ethnie Tutsi etait supérieur aux ethnies hutus et twas par conséquent seuls les tutsis avaient accès à l’éducation et aux hautes fonctions de l’etat puis un jour les hutus ont dit assez. la situation ne pouvait plus continuer , ils ont renversé et chassé les tutsis et certains ont pensé que le pouvoir et la terre du rwanda revenait aux Hutus et que les tutsis n y avient pas leur place. aujourd’hui , il y a eu renversement de pouvoir de nouveau et c’est les tutsis qui ont chassé les hutus et ce manège continue à perdurer.

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  2. ukizuru dit :

    Sebahinzi,

    Semuhanuka était un menteur, probablement le plus grand menteur que la terre du Rwanda ait jamais porté. Il avait d’ailleurs de quoi mentir et continuer, puisque c’est en racontant des mensonges qu’il avait réussi à gagner sa vie et à prospérer. Un jour, désireux d’apprendre à son fils le métier qui lui avait si bien réussi, il se mit à lui apprendre quelques recettes et astuces infaillibles pour mentir avec succès. Le lendemain, le fils nouvellement formé à la profession de menteur voulut montrer à son père qu’il avait bien assimilé l’art du mensonge à son tour. Sautant sur place, il se mit soudain à pousser le cri de douleur d’un homme qui se cogne la tête sur un plafond en béton.

    -Que se passe-t-il mon fils, demanda Semuhanuka en accourant .
    – Aïe, aïe, aïe, répondit le fils en se frottant la tête entre les mains, je viens de me cogner la tête contre la vôute céleste…
    – Hm, hm, fit le père Semuhanuka le menton dans la main. Mon fils, d’accord pour mentir, mais de grâce pas de mensonge comme celui-là.
    – Et pourquoi donc père? demanda le fils Semuhanuka.
    -Ce genre de mensonge-là pourrait te faire perdre toute la fortune que les autres mensonges t’auront rapportée.

    Cher Monsieur Sebahinzi,

    Certes, comme le fils Semuhanuka, vous essayez de montrer aux amis de votre faction politique que vous aussi, vous savez noircir les forums internet avec des slogans anti-Kagame. Permettez-moi cependant de vous dire que de cette façon- là, vous n’y êtes pas du tout. C’est trop nul et trop mécanique pour avoir ne fut-ce qu’un soupçon de crédibilité.

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    • Eric dit :

      Pour répondre à Ukizuru
      Il vous faudra plus ce que des belles comptes rwandaises, que vous semblez maîtrisez bien, pour convaincre que ce n’est pas vous le menteur. Car la plus par des personnes qui dénoncent des barbaries des dirigeant du FPR, les ont réellement vécues, de manière directe ou connaisse les proches qui les ont vécues. Alors qui est menteur ? Il vous faudra plus ce que les arguments. Si vous partez au départ avec des idées (caricatures) déjà tous conçus (envers les autres) alors pas étonnant que vous traitez les autres de menteur.

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  3. Gasa dit :

    Cher frere Ukizuru,
    que c’est admirable que de trouver une pirouettte malicieuse! Mais pirouette demeure toujours pirouette…
    Quant a Sebahinzi, il semble que son propos est loin d’etre denue de tout fondement.
    Bien le bonjour.

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  4. Jean dit :

    Cher amis,

    Sans descendre ds la bassesse comme certains ici, qui pourrait me dire si Kagame a joué un role qlconque en 1959, 64, 67, 73, en 90 même. Que pensez vous des disparus de 73, je ne parle que des hautes autorités, pour les autres victimes c’était « NORMAL » Vous étes d’accord avec moi que avant 59 ‘il n’y a jamais eu un queconque massacre ethnique pour justifier un haine qui s’en prends à toute une communauté !
    Il y un groupe avide de sang qui a toujours preté une main ouvrière aux Belges , à l’ONU (à l’époque ) et aux Français recemment !! Ede ces derniers, n’ont -ils pas participés à bien organiser les camps de réfugiés au Zaïre pour les empêcher de rentrer dans l’espoir de reconquérir le pouvoir ou/et de terminer le job non encore achevé ? Parrait-il que le choléra étaient aussi à l’ordre du jour !
    Sans ça Kagamé n’aurrait pas eu besoin d’aller ds ce pays, il y avait mieu à faire d’intérêt national au Rw.

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  5. ukizuru dit :

    Messieurs Eric et Gasa,

    Je remercie ceux qui apprécient mes « pirouettes » ou ma connaissance des anecdotes rwandaises dans le débat qui nous occupe, mais s’attarder sur ce genre de choses, c’est ne pas voir la lune pour contempler le doigt qui vous la montre. Franchement messieurs, comment voulez-vous que quiconque prenne au sérieux vos jérémiades ou vos complaintes victimaires dont la sincérité est celle du loup caché sous la peau du mouton dont il a dévoré les agneaux depuis belle lurette ? Kibeho, le rapport de mapping et quoi encore? Qui ignore les responsables réels de ces drames? Qui doit rendre des comptes?
    Fin juillet 1994, vos amis génocidaires en fuite prennent une foule de Rwandais en otage (dont leurs propres familles) pour échapper à la justice et au châtiment que les attendent. Ils s’enfuient en ex-Zaïre en se servant de femmes et d’enfants comme boucliers dans la même logique de couardise à faire crever de honte tout être humain digne de ce nom… mais pas eux, bien entendu. Et vous… vous êtes là à pointer du doigt les soldats du FPR qui ont eu le cran et le courage de tout remettre en ordre en affrontant les instincts de bêtes aux abois de ces criminels ?
    Rapport de mapping et autres doubles génocides sur papier nonobstant, tel le est la vérité et telle est l’image réelle que l’humanité gardera de Kibeho en 1994. Un lieu historique de massacres récurrents contre la population tutsi de la région, que certains veulent ériger en mémorial du « double génocide ». Peine perdue cependant, car l’intention de tuer était du côté des miliciens et non des soldats rwandais du FPR, épaulés par les troupes onusiennes pour ramener nos compatriotes chez eux en les arrachant à l’emprise des milices et de l’armée génocidaires.
    Et maintenant grâce au « copier-coller », revenons un peu sur cette phrase difficile à transcrire de Monsieur Eric : « Car la plus par des personnes qui dénoncent des barbaries des dirigeant du FPR, les ont réellement vécues, de manière directe ou connaisse les proches qui les ont vécues ».
    Monsieur Eric, s’il suffisait de lire cette phrase sous votre plume pour y croire, la vérité et le mensonge seraient frères jumeaux. Ce n’est heureusement pas le cas. En fait tout le monde a compris que dans la foulée de vos maîtres à penser siégeant dans des organisations et officines pour qui les malheurs de l’Afrique représentent un gagne-pain et une source vitale de revenus, l’image d’un Rwanda qui se relève des cendres dont l’avait couvert les régimes racistes dont certains ici regrettent la disparition, doit être démolie au prix d’une campagne de désinformation qui ramasse tout ce qui passe, y compris le pire.
    Le pire, comme ces accusations monstrueuses par lesquelles un certain juge français nommé Bruguière a tenté en 2006, d’ajouter l’ignominie à la complicité de génocide dont se sont rendus coupables les responsables politiques de son pays, en instrumentalisant l’institution judiciaire au profit de la thèse du double génocide. Déjà. Une manœuvre juridique, politique et médiatique d’intoxication de l’opinion, dont la fabrication au sein même du pouvoir exécutif français sous Jacques Chirac, vient d’être mise à nu grâce aux révélations de WIKILEAKS.
    Ne vous en faites pas en outre, ce rapport de mapping sur lequel reposent vos obsessions haineuses contre le Président du Rwanda dont la stature et le crédit national et international vous écrase, finira lui aussi par apparaître pour ce qu’il est : une nouvelle tentative de faire avancer à l’envers l’horloge de l’histoire. Si vous saviez, Monsieur Eric, de combien d’obstacles le peuple du Rwanda vient de triompher au cours de ces 17 années de reconstruction exaltante !
    C’est dire si au fond, nous nous en soucions outre mesure de ces menaces et des injures de ceux qui regardent passer la caravane du Rwanda qui avance, après avoir tourné le dos aux manipulations identitaires mortifères. Ni l’accumulation continue de crimes jamais documentés à mette sur le compte de Kagame, ni le sourd martelage de slogans injurieux et haineux à son encontre sur la toile, ni la mise sur pied d’une opposition artificielle et incohérente réunissant le tout et son contraire : des génocidaires en cavale et des dignitaires transfuges du FPR essayant d’échapper vainement à la corruption et aux vices que leurs âmes tourmentées hébergent.
    Nous savons que des gens prônent le retour aux manipulations identitaires. Nous savons que d’autres s’opposent à la transformation du Rwanda en une nation unitaire peuplée de citoyens non enfermés dans des cases portant des étiquettes identitaires comme dans un jardin zoologique. Nous sommes pourtant sûrs d’une chose. Notre destin ne tenant plus à la bonne volonté des autres, il n’y aura plus jamais ça. Je vous remercie de votre attention Messieurs Eric et Gasa.

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    • Eric dit :

      @Ukizuru
      Cher monsieur ou madame
      Il s’agit tout simplement de dire que le compte (umugani) est certes pertinent mais utilisé dans ce contexte, vous n’avez rien prouvé en traitant de menteur ce qui ne sont pas d’accord avec le régime de Kigali.
      Vous jugez de la sincérité des autres comme si lorsqu’on a pas le même opinion que vous alors on est pas forcement sincère. Cette stratégie de discréditer les interlocuteurs, au lieu de écouter, ça ne marche plus c’est la vieille recette. Vous étés tous simplement incapable de comprendre que des personnes, qui savaient les crimes que faisait le FPR à la population, on fuit vers le Congo pour échapper à cela. Les personnes qui ont vécues les atrocités osent témoigné. Voici un témoignage qui en dit long: the killings fields
      http://www.dailymotion.com/video/x24s8v_the-killing-fields-part1-meilleur-r_news#from=embed

      C’est un belge et une colombienne qui témoignent, ils étaient à kibungo au moment où le FPR occupé cette région. Allez vous les traiter de génocidaire aussi. Ils disent ce qu’ils ont vécues. Peu importer les pirouettes que tu vas nous sortir, vous n’étiez pas là, point, alors c’est trop facile de traiter des autres de menteur. C’est ce que dit ma phrase : « Car la plus par des personnes qui dénoncent des barbaries des dirigeant du FPR, les ont réellement vécues, de manière directe ou connaissent les proches qui les ont vécues ». Toutes personnes normalement constitué aurait fuit une armé pareille.
      En ce qui concerne Kibeho, il faudra consulté le témoignage des humanitaires ici :
      http://nikozitambirwa.blogspot.com/2006/02/article-paru-dans-les-temps-modernes-n.html
      Eux ils y étaient
      Je ne mets pas en doute la sincérité et la souffrance des victimes tutsis, il ne s’agit pas d’opposer victimes contre victimes mais de compréhension mutuelle.

      Dans cet article beaucoup de rwandais, qui ne font pas partie des rwandais dont tu parles, s’y retrouverons.

      Bien à vous

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