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Amnesty International se mobilise pour un prisonnier politique rwandais

Publié : le 29 février 2012 à 21:30 | Par | Catégorie: Actualité

Depuis le mardi 21 février 2012, l’Organisation non gouvernementale de défense des Droits de l’Homme dans le monde, Amnesty International, a entamé une « action de solidarité » en faveur de Charles Ntakirutinka, actuellement incarcéré au Rwanda et considéré par Amnesty International comme un prisonnier d’opinion.

Charles Ntakirutinka

Charles Ntakirutinka

Charles Ntakirutinka fut arrêté en avril 2002 et suite à un procès qualifié d’ « inique » par Amnesty international, il a été condamné à une peine de dix ans d’emprisonnement pour « incitation à la désobéissance civile et association de malfaiteurs. »

Entre le 19 juillet 1994 et le 23 mars 2000, Charles Ntakiruntinka a été plusieurs fois ministre sous la présidence du Pasteur Bizimungu.

En mai 2001, il fonde avec l’ancien Président Bizimungu et 6 autres personnes un nouveau parti politique, le PDR-Ubuyanja. Moins d’un an plus tard, en avril 2002, les huit hommes sont arrêtés, accusés d’organiser des réunions clandestines et d’avoir pour projet « de troubler l’ordre public, de provoquer une guerre civile et de cibler certaines personnalités politiques en vue de les assassiner ».

Au travers de cette action, Amnesty international invite ses partisans et le grand public à envoyer un message de soutien à Charles Ntakirutinka et à son épouse afin de les assurer que des personnes à l’extérieur se battent pour la libération immédiate et sans condition de l’ancien ministre.

Ruhumuza Mbonyumutwa

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7 Commentaires à “Amnesty International se mobilise pour un prisonnier politique rwandais”

  1. amani dit :

    bravo Charles Ntakirutimana,

    uyu mugabo yabaye intwari agiye kurangiza uburoko bwe,nyamara abandi baraborera muri gereza kandi bazira ibitekerezo byabo.
    kuzira ubusa cyane iyo uzira ibitekerezo byawe birarababaje.
    ariko se ingoma ya Kagame izageza he mu kuziza abantu ibitekerezo byabo.Ariko twizere ko ibi bizagira iherezo.
    njye nari mu Rwanda mbere y’intambara ariko ntabwo nari nzi ko ingoma ya Habyarimana izagira ihererezo.
    niya Kagame rero abambari bayo bashatse bakwitonda igihe kiregereje

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  2. kalisa dit :

    C’est une bonne action de la part de cette organisation. On connait son implication pour les droits de l’homme. Ma question est savoir pourquoi uniquement Charles Ntakirutinka, il y a beaucoup d’autres qui croupissent dans les prisons rwandaises, à cause de leurs opinions politiques: Déo Mushaidi qui vient d’être condamné à perpétuité, Mme Ingabire Victoire…. la liste est longue. A mon humble avis , cette action devrait concerner ces prisonniers politiques

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    • Joseph dit :

      Je faisais partout du groupe UBUYANJA DE GIKONDO. Mais franchement parlant, c’etait un montage. Celui qui veut connaitre la realite pourrait me contacter sur mwinajoseph@yahoo.com.
      C’etait un montage pour nous accuser tous de pushistes qui voulaient renverser le pouvoir.
      Ce type Philemon, Gregoire, valens, gasasira Joseph et un certain Paulin qui travaillait a ELECTROGAZ ont ete l’objet de manipulation politique. Je les connais tous. Personne n’etait pas en contact avec Bizimungu

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  3. jean kageyo dit :

    Tout lemonde se rappelle des propos incendieres des ces hommes lors de la fondation de leur parti politique PDR Ubuyanja appelant les hutu a se mobiliser pour se debarasser du  » regime tutsi ».
    Ici une question me vient a l’esprit: Est-cequ’il n’ya pas de Hutu qui peut faire de la politique sans inciter a la haine ethnique? est-ce a dire que la corde ethnique est la seule arme politique pour qu’un parti hutu puisse etre viable? N’y a-t-il donc pas de projet de societe a brandir a la place d’ideologie ethnique?

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    • sadme dit :

      Décidément mr Kageyo ! Ces hutu que vous accusez avaient conclu dans les années ’90 un pact à Bruxelles avec le FPR; à majorité tutsi à ma connaissance !. Le FPR ne s’est quand-même pas rassemblé autour d’un  »projet de société’ me semble-t-il mais bien sur une descendance, un ‘appel au retour des réfugiés tutsi et la reprise du pouvoir (inspiré sur le modèle féodal). Ne faisait-elle pas appel à la fierté et la combativité de ‘son peuple’ ? Qui revient actuellement toujours avec ces histoires de Kushites et sa descendance juive ?? Et quel est ce fameux projet de SOCIETE du régime rwandais actuel au lieu d’une idéologie ethnique (non avouée mais bien apparente dans tous les secteurs de l’état rwandais actuel ?). Accuser les hutu de faire de la politique sur base d’un corde ethnique est déjà une prise de position ethniste non véridique et injuste. Vous n’avez pas à accuser une ethnie entière: la plupart de hutu ne le font pas non plus ! Posez-vous la question alors qui ne parvient donc pas à « couper le cordon ombilical ethnique » ? C’est d’ailleurs le grand problème et le grand défi aussi bien au Rwanda qu’au Burundi. Dans ce dernier pays, la minorité tutsi a été très longtemps au pouvoir. Le ‘projet de société’ a mené à l’élimination de dizaines, voire centaines de milliers de hutu et plongé ce pays – classé parmis les pays les plus pauvres au monde – dans la guerre civile. Maintenant, hutu et tutsi discutent de la cohabitation et cherchent à couper le cordon ethnique. Au Rwanda, au contraire, les ethnies n’existent officiellement pas mais tous les citoyens savent que l’appartenance à une certaine ethnie – et pour autant qu’on est d’accord avec cette politique ségrégationniste – a une importance capitale. Espérons que tutsi et hutu plus intelligents que ceux qui gouvernent actuellement le pays, puissent montrer un jour que ce n’est vraiment pas une solution. Les Ingabire, Mushayidi et bien d’autres, ces derniers travaillant souvent dans l’anonymat au risque de leurs propres vies, sont des gens qui prouvent qu’il y a moyen de suivre une autre voie. C’est pour cela que le FPR les pourchasse, emprisonne et pire. S’il leur donnait la possibilité de participer à la vie politique, il risque de prouver qu’il y a moyen de faire progresser le pays sur d’autres bases que celles de l’ethnisme et de l’exploitation de cet ethnisme. 16 ans après le génocide rwandais, on est toujours soit génocidaire – ou descendant d’un génocidaire – et rescapé ou descendant d’un rescapé. Remplacez le premier par hutu et le deuxième par tutsi, et vous comprenez comment le système ethnique est actuellement organisé. Or que la réalité est et a été toute autre. L’un n’est vraiment pas synonyme de l’autre mais les fameuses lois que certains des intervénants veulent faire passer pour des lois neutres au-dessus de toute critique de société, nous empêchent d’en parler ouvertement au Rwanda !

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    • Derille dit :

      Tiens ? Vous parlez du « régime tutsi »…je suppose que vs faites référence au FPR ? Composé d’une majorité de tutsi (que sont les « hutus modérés » devenus ?). Cette confusion est lourde de conséquences car, si le FPR est un parti politique, c’est normal qu’il ne fasse pas l’unanimité, donc qu’il existe une opposition. Largement combattue par le gouvernement actuel, il me semble. Si le FPR est assimilé à un « régime tutsi », le clivage ethnique est entretenu et pas uniquement par les hutus.
      Le Rwanda n’arrivera pas à se développer et à donner les mêmes chances à tous si hutu et tutsi n’oeuvrent pas ensembles. Ne prenez pas exemple sur la Belgique, elle est la risée de l’Europe.I Il existe un chant national où il est dit : « Flamands, Wallons, ce ne sont là que des prénoms, Belge est notre nom de famille ».
      Je souhaite qu’un jour, tous les Rwandais puissent dire la même chose. Alors, la paix viendra.

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