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Rwanda : individu versus communauté

Publié : le 15 mars 2012 à 0:24 | Par | Catégorie: Culture

Comme beaucoup de sociétés africaines, la société rwandaise accorde une grande importance à la communauté. A savoir que l’individu n’est qu’un maillon d’une chaîne familiale ou clanique, si on considère les anciennes structures précoloniales. Il n’est donc pas une fin en soi, comme on le conçoit en Occident. Et qu’avec le contact avec les puissances coloniales allemandes d’une part et belges d’autre part fin XIXème et début XXème siècles respectivement, sont introduits le christianisme et le rationalisme pensant – qui ont mis fin autant à la polygamie qu’a l’animisme, du moins à titre officiel – sur le territoire. Toutes des pratiques perçues comme anti-chrétiennes : la non-fidélité à un seul partenaire pour la première, et « idolâtrie » pour le second. La famille modèle se doit d’être nucléaire (les parents et les enfants issus de l’union de ces derniers exclusivement). Aussi, faut-il qu’elle prie un seul Dieu.

individu versus communauté

individu versus communauté

En dépit de ces différences notoires, le christianisme fut une réussite totale au Rwanda, car aujourd’hui encore prier un autre dieu que le Dieu unique, c’est-à-dire chrétien (ou musulman) et importé, est perçu comme antimoderne et suscite la crainte de l’entourage, comme d’être soupçonné de sorcellerie, qui est, en Occident, un crime contre la raison. Le Rwanda a ainsi pris de l’Occident une partie de ses structures familiales de même que sa religion. S’ajoute à ça que le christianisme – surtout le catholicisme – avec son idéologie patriarcale, au pouvoir fort centralisé et hiérarchisé, a trouvé son de cloche au petit pays des Mille Collines. En effet, la société rwandaise est patriarcale et autoritaire. Malgré les influences coloniales, le sentiment communautaire (familial) lui par contre y est resté fort ancré. Les clans eux ont pratiquement disparu avec l’arrivé des colons. Mais de l’ethnie, la distinction s’est arbitrairement exacerbée, voire cristallisée en des structures moins dynamiques par les puissances civilisatrices et souverainetés locales, ces derniers profitant de l’occasion pour centraliser leur pouvoir. A l’indépendance du pays, en 1963, c’est l’ethno-régionalisme (nordistes versus sudistes) qui fait fureur, autant dans la première que la deuxième République. Les privilèges liés au pouvoir sont en effet concentrés là où est géographiquement originaire le président, d’ethnie Hutu. Une distinction qui perdurera jusqu’au génocide de 1994. Depuis cette période, la différenciation a un caractère international. Aujourd’hui, c’est le rwandais Tutsi autrefois exilé en Ouganda, comme le président Paul Kagame et son entourage, qui jouissent des avantages politiques et économiques qu’offrent l’Etat-nation.

Donc on vient de le voir, la société rwandaise est une société hybride. On ne peut l’essentialiser. Les appels identitaires ne sont jamais fixes ni dans le temps, ni dans l’espace. Ils fluctuent en fonction du pouvoir en place et influences extérieures. Autre fait : depuis la chute du communisme, en 1989, le Rwanda est soumis aux lois du marché qu’a crée l’ultralibéralisme anglo-saxon. Ce dernier a concomitamment introduit une notion nouvelle dans la structure rwandaise : le capitalisme. Il est le superlatif de l’individualisme. Or comment celui-ci peut-il s’accorder aux valeurs communautaristes africaines ?

Comme dit, l’individu en soi n’est rien s’il n’appartient pas à une communauté reconnue. Il est toujours raccordé à des rapports sociaux institués. On pourrait dès lors penser que les revendications individualistes ont peu d’écho ? Oui et non. C’est-à-dire qu’elles sont légitimées aussi longtemps qu’elles défendent, au final, les intérêts d’un groupe particulier. Et celui-ci peut transcender la famille et l’ethnie. Les tribunaux communautaristes gacaca ont fait place aux tribunaux d’essences occidentales, donc individualistes. Il n’est donc pas rare aujourd’hui de voir au Rwanda un enfant intenter un procès à ses parents pour des réclamations purement personnelles. Donc oui, la société rwandaise s’individualise. Par conséquent, il devient de plus en plus difficile de défendre une cause commune sur une simple base ethnique.

Autrefois au Rwanda, on disait « fils d’un tel ». Et il en va de l’honneur de la famille. De même qu’on était du « clan un tel ». Et par principe d’exogamie, il était généralement interdit de marier un membre de son clan (limitant par la même occasion les cas d’inceste). Ainsi les liens entre familles et/ou clans étaient crées par des mariages interposés savamment arrangés. Là aussi il en va de la survie de la famille et/ou clan. Ce principe s’est depuis fortement dilué. Actuellement, on marie qui l’ont veut. Mais un seul tabou reste : l’ethnie. Malgré la fréquence des mariages interethniques, la méfiance envers l’autre subsiste. Une appartenance communautariste cristallisée notamment par le pouvoir en place, le FPR (Front Patriotique Rwandais) – essentiellement Tutsi.

Le Rwanda contemporain plus individualiste et moins patriarcal ? Là aussi il faut nuancer. L’exogamie reste la règle. Et dans un système patrilinéaire, ce sont les femmes qui « migrent ». Les fils (encore plus les aînés) restent auprès de leurs pères, pour gérer les biens et hériter. Néanmoins, les filles aînées aujourd’hui héritent également. Mais il est important de rappeler l’importance, illustrée notamment par les chansons traditionnelles rwandaises, lors des mariages, qui témoignent d’un symbole toujours fort présent : la dote. Celle-ci représente la valeur et « prix d’achat » de la fille-future épouse qui s’apprête à quitter sa famille d’enfance – non sans chagrin –  pour intégrer celle de son futur époux. Un soin important est alors accordé à l’éducation de la fille afin qu’elle devienne une épouse « modèle » pour ne point ruiner cette transaction socio-économique très lucrative. D’autant que la femme est la gestionnaire du foyer, l’intérieur (« urugo »). Et tout l’art de l’ubupfura sert à illustrer cette manière d’être. Des qualités hautement recherchées qui font le bonheur du mari et l’honneur des deux familles à présent unies.

Assurément que le type d’éducation varie d’un groupe social à un autre. Car tous les principes ne se valent pas, selon qu’on soit agriculteur ou éleveur de bovins. Chaque ethnie a sa cosmogonie propre. Son rapport à la terre (le moyen primaire de subsistance) est relatif, si l’on est Tutsi, Twa ou Hutu. De plus, la densité de population, très élevée au Rwanda, fait que ces derniers doivent cohabiter dans un espace écologique fort restreint. La terre est rare. Et les mariages interethniques sont aussi une manière parmi d’autres pour rééquilibrer la société afin d’éviter les tensions qui peuvent naître d’un rapport inégal des répartitions de richesses, fort susceptibles à l’appartenance socio-ethnique. C’est ainsi que s’est crée la société rwandaise : une langue et religion communes. Bref, on revient à cet aspect collectif, spécifique au Rwanda et Burundi. Néanmoins je le rappelle, le sentiment d’appartenance à une communauté (familiale ou ethnique) subsiste fortement. On naît Hutu, Twa ou Tutsi. Et celui qui viendrait à remettre en question ces catégories historiques serait taxé de « déserteur » par sa communauté souche.

Donc on vient de le voir, il est difficile de surpasser ces barrières, d’autant plus qu’elles sont successivement instrumentalisées par les pouvoirs en place. S’ajoute à ça, dans le contexte actuel de mondialisation : la diaspora rwandaise. Tantôt individualiste et assimilée, si l’on prend une partie exilée en Occident, ces jeunes qui, dit-on, ont « refait leur vie » ; tantôt communautariste, chauviniste, voire pire : nostalgique. De plus, il serait intéressant d’interroger jusqu’à quel degré la diaspora est (dé)connectée des réalités du pays natal. Au fond, sur quelle base/quel groupe sera construit le Rwanda futur ? La démocratie et l’Etat de Droit à eux seuls ne donnent pas des clés de réponse. Pourquoi ? Parce qu’ils restent d’essence occidentale et donc non « rwandais ». Un simple copier-coller serait une utopie.

Et présentement, le Rwanda et sa diaspora se trouvent à ce carrefour délicat. Après les drames successifs qui ont frappé le pays, il est temps de repenser le Rwanda sans l’enfermer dans des termes normatifs. Vouloir réduire le rwandais à une ethnie, c’est tout sauf moderne. Par conséquent, le Rwanda actuel, malgré ses efforts économiques, reste profondément archaïque. Je précise cependant que communautarisme n’est pas synonyme d’arriéré. Les sociétés africaines sont avant-gardistes. Elles grouillent de vitalité, et il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle elles ont rattrapé leur retard après des siècles de traite négrière et de colonialisme. Reste qu’elles doivent sortir de l’interprétation ethnique et nationaliste issues des indépendances, qui avaient pour modèle l’Etat-nation, dans ses rapports socio-politiques.

Il faut aspirer à un autre type de communautarisme : inter-culturaliste et holiste (qui tient compte de l’aspect global). Cela peut sonner paradoxal, dans la mesure où le mot « communauté » à une connotation exclusive. Pourtant, dans ce cas ci, on ne défend pas une ethnie, une origine en particulier. Plutôt des droits communs, où le contexte de minorité et majorité seraient pris en compte afin de rééquilibrer les pouvoirs. Il faut enterrer définitivement les républiques dites ethnico-majoritaires. Le peuple rwandais ne sera jamais un peuple homogène. Et dans un petit pays comme le Rwanda, la solution inéluctable c’est le métissage d’une part et la fin de l’Etat-nation d’autre part, parce que c’est dans celui-ci que sont concentrés tous les symboles du pouvoir. Dans une métaphore freudienne cela signifierait la « mort du père ». Le sacrifice.

Tout commence par un dialogue, d’interactions privées comme publiques. Et la culture orale, propre aux traditions africaines, accouplée au medium technologique « importé » comme la radio par exemple, ne sont pas à négliger dans la construction d’une communauté transcendantale et résolument moderne (c’est-à-dire post-ethnique). La radio c’est l’écho du peuple. Elle sait jouer avec les idiomes (le parlé spécifique à une communauté), avec humour et créativité.

Finalement, il faudra s’efforcer de comprendre que Kagame n’est pas l’unique responsable du drame rwandais. Plutôt, n’en est-il pas la résultante ? Certes, il a retardé le processus de modernisation en enfermant le pays dans une dictature tribale et sanguinaire. Qu’une masse trop importante au Rwanda reste illettrée tout en étant soumise à la terreur de l’Etat FPR. Apporter la lumière au Rwanda c’est briser les dogmes en faisant circuler le savoir. Et les technologies que sont la radio et les réseaux sociaux sont des outils puissants pour rompre avec l’obscurantisme. Tout l’espoir repose sur la jeune génération. Pour terminer, il ne nous reste plus qu’une chose, décisive : faire un choix.

Jean Bigambo

 

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10 Commentaires à “Rwanda : individu versus communauté”

  1. Claudine - Cloclo dit :

    « Aujourd’hui, c’est le rwandais Tutsi autrefois exilé en Ouganda, comme le président Paul Kagame et son entourage, qui jouissent des avantages politiques et économiques qu’offrent l’Etat-nation ». Ariko se Bigambo, ibi wandika wabikuye he??? C’est une pure et mauvaise intoxication du peuple rwandais. Tu tues les rwandais qui te lisent et trompent les étrangers. Imana izabikubaza niba uyemera.

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    • liberdad dit :

      claudine-cloclo, mubyukuri , sans se mentir et sans se voiler la face nango nzi niba wagiye murwanda récemment,mais aujourd’hui quand tu observes l’espace politique et économique rwandais tu constates bel et bien que ce sont les rwandais tutsis exilés avant en ouganda comme le président actuel qui sont devenus les bénéficiaires des avantages économiques et politiques du pays. Sous Habyiarimana, c’etait la même chose à part que là c’etait des rwandais Hutus de gisenyi qui profitaient. Arrêtons de nous mentir, nous même on connait la vérité mais c’est plus réconfortant de se voiler la face.

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    • Girubutwari dit :

      Démontre le contraire plutôt. Bavuga ibigoramye imihoro ikarakara !

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  2. soja dit :

    Il s`appelle BIGAMBO, izina niryo imuntu

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  3. ami dit :

    « Certes, il a retardé le processus de modernisation en enfermant le pays dans une dictature tribale et sanguinaire. Qu’une masse trop importante au Rwanda reste illettrée tout en étant soumise à la terreur de l’Etat FPR. Apporter la lumière au Rwanda c’est briser les dogmes en faisant circuler le savoir. »

    Je pense très sincérement et très amicalement que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

    Une bonne journée.

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  4. Girubutwari dit :

    … »Mais il est important de rappeler l’importance, illustrée notamment par les chansons traditionnelles rwandaises, lors des mariages, qui témoignent d’un symbole toujours fort présent : la dote. Celle-ci représente la valeur et « prix d’achat » de la fille-future épouse qui s’apprête à quitter sa famille d’enfance – non sans chagrin – pour intégrer celle de son futur époux. »…
    Mr Bigambo, selon nos ancêtres et dans une société où la famille est une valeur de première importance, la signification première et profonde de la dot est avant tout le gage de l’alliance qui se crée entre les familles des futurs époux. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle la dot n’était auparavant rien d’autre que la vache. Celle-ci représentait, à leurs yeux, un cadeau de très grande valeur. None se umuryango uguhaye umwana wabo wawitura iki uretse kuwuha inka ? Le mariage était ce quelque chose de très enrichissant pour les 2 familles des époux car elle constituait un lien, un mécanisme d’élargissement de la famille; voilà d’où vient les concepts  » umukobwa ni nyampinga », « kwagura umuryango », « gusaba amaboko ».
    Aujourd’hui, avec l’influence capitaliste et individualiste de la société occidentale et avec l’introduction du concept « argent », ce symbole que représentait la dot risque justement de perdrel e côté humain de sa signication première pour se retrouver au coeur d’une relation plutôt marchande. En nous laissant entraîner aveuglement par le pouvoir ahurissant de l’argent nous imposé par le capitalisme occidental qui entre dans nos vies à grands pas, n’allons-nous pas par hasard réduire nos filles à de simples objets à vendre ?

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  5. Veritas dit :

    Encore un excellent article de la part de Jean Bigambo. Décidément, vous faites parti de ces rares rwandais qui réfléchissent et proposent des perspectives d’avenir assez intéressantes. Vous ne cédez pas à la passion, à la tentation ethniciste et cela se traduit par des articles d’une objectivité irréprochable. Ne faites pas attention aux « intoxicateurs » qui , face à la justesse de vos assertions , ne trouvent mieux qu’isoler des bribes de phrases- sorties de leur contexte- pour faire dire à l’article des choses qu’il ne dit pas. Tant pis pour eux, ils passent à côté de l’essentiel.

    Je retiens particulièrement ce paragraphe  » Il faut enterrer définitivement les républiques dites ethnico-majoritaires. Le peuple rwandais ne sera jamais un peuple homogène. Et dans un petit pays comme le Rwanda, la solution inéluctable c’est le métissage d’une part et la fin de l’Etat-nation d’autre part, parce que c’est dans celui-ci que sont concentrés tous les symboles du pouvoir. Dans une métaphore freudienne cela signifierait la « mort du père ». Le sacrifice. »

    Je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec les thèses du professeur Bernard Lugan qui, à sa manière , dénonce aussi les prétentions universalistes de l’Occident qui ont notamment justifié la colonisation (et les guerres si on pense à l’époque de la guerre du bien de Georges Walker Bush). In fine, l’universel n’est pas si universel que ça . D’ailleurs, l’Afrique ne pâtirait-elle pas de cette incapacité à intégrer des concepts ou modèles de société qui lui sont intrinsèquement étrangers plutôt que de chercher sa propre voie? Voilà encore une des missions pour les générations futures (find our way).

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  6. Jovin dit :

    Un bon article de sociologie rwandaise. M. Jean Bigambo, votre description est très correcte et sqns sentiments. Par contre votre conclusion peut dérouter plus d’un. C’est normal que vous appréciez la situation actuelle rwandaise comme accaparée par KAGAME qui  » a retardé le processus de modernisation en enfermant le pays dans une dictature tribale et sanguinaire ». C’est de cette façon que vous percevez les choses. Mais je crains que vous n’êtes âs assez profond aurant que vous l’avez été dans le développement de votre texte. On sentait des idées qui se chevauchaient et, de cause à effet, entraient dans une logique parfaite. S’il faut poser une question, vous avec parlé de modèles occidentaux de croyance et de foi dont les préceptes de l’église catholique romaine qui ont été enfoncés à coup de marteau dans la conscience populaire du citoyen rwandais à 98%. Pourtant vous ne liez pas cette nouvelle philosophie imposée au Rwandais de comprendre la cosmogonie, vous ne la liez pas à cette quantité d’efforts du missionnaire à préparer des bases solides sur lesquels le capitalisme rwandais sera construit. De par ceci vous comprenez que le pion qu’est KAGAME est tiré par l’Occident capitaliste de la masse des Rwandais.  » Qu’une masse trop importante au Rwanda reste illettrée tout en étant soumise à la terreur de l’Etat FPR »? Non, Monsieur BIGAMBO! Liez plutôt ce FPR à son origine faite d’anciens jeunes réfugiés impétueux, militaires avec un esprit revanchard. Suivez son évolution et sa maturité avant d’entrer dans la guerilla et remarquez que l’assagissement veut qu’on pense capturer pouvoir avant faire prévaloir des sentiments surchauffés. Puis entrez dans la période de la perestroika où ce mouvement armé va voir son  »Etoile de David ». En fait la lutte armée, avec la perestroika, ne va plus jamais signifier des causes nobles socialisantes à la cubaine de Castro. La suite? Kagame dirige un pays avec tous ses attributs disciplinaires d’ancien militaire. La cause qu’il défend, c’est une idéologie qu’épousent beaucoup de citoyens Rwanda avec lar nouvelle culture romano catholique d »’individualisme » qui a vaincu  »le communautarisme traditionnel ». Le Pape, l’église catholique une et universelle, le capitalisme international… ont assez longtemps et patiemment préparé leur lit au Rwanda. N’allez pas loin et ne vous frottez pas les yeux. Votre solution, la meilleure est accouchez à la fin de votre précieux texte:  » Apporter la lumière au Rwanda c’est briser les dogmes en faisant circuler le savoir ».

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  7. amahoro dit :

    uyu mugabo ni umuhanga mu kwandika inkuru pe!ndetse biri no murufaransa rwishi kdi rwiza!ark se ibyanditswe nibyo?aho urwango afitiye kagame nagirango natwe turugire?iyi nkuru ubu si propaganda?mbese kagame ashyigikiye ko abanyarwanda batamenya gusoma no kwa ndika kdi batubwirako umubare wa mashuri mu rwanda wiyongereye ndetse na za buruse zo kwiga hanze zikaba zitangwa?mbese koko aba from uganda nibo batoni? ariko se kagame niwe ubikora cg ni amteka hamwe na kamere nyarwanda bibikoro?muri baministers dufite mu rwanda aba bantu bavuzwe haruguru ni bangahe?usibyeko no kwa obama ukurikiye neza wahasanga abatoni!ikibazo abo batoni bakorera igihugu cg inda zabo?nimugerageza gushaka ibisubizo mudashyizemo amaranga mutima murabona ukuri!amahoro naganze mu rwagasabo!

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  8. Franck dit :

    Certaines affirmations sont discutables mais en général, c’est osé et intelligent de penser ainsi. Bravo. Notre société est à refaire en profondeur et par nous-mêmes

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