FR | EN

Rwanda : « Si ce document avait existé, j’aurais été au courant » Luc Marchal

Publié : le 2 juin 2012 à 15:59 | Par | Catégorie: Actualité

Dans son édition de ce vendredi 1er juin 2012, le quotidien Libération dévoilait la découverte « presque par hasard » et « près de 20 ans après» d’un document dans les archives de l’ONU dont le contenu est une liste d’armements rédigée le jour de l’attentat par les casques bleus et qui mentionnerait la possession, par les ex- FAR, de missiles SA7 et Mistrals, deux types d’armement écartés par le rapport balistique d’experts dans le dossier Français.

Colonel Luc Marchal@ photo de jambonews.net

Colonel Luc Marchal@ photo de jambonews.net

Un des principaux acteurs concernés par l’affaire, l’ONU, contactée par RFI, s’est refusée à tout commentaire au sujet du document.

Roméo Dallaire, commandant de la MINUAR en 1994 aurait quant à lui, selon Linda Melvern, une journaliste britannique qui rapporte cette « découverte », « authentifié [le document] début mai » bien que dans son livre-témoignage, il n’en ait nulle part fait allusion alors que le contenu de ce document, si avéré, pourrait être important dans la détermination du type de missiles utilisés pour abattre le Falcon 50.

Selon Bernard Lugan, expert auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, ce document était connu de longue date et aurait «même été longuement étudié, analysé et critiqué avant d’être finalement écarté par le TPIR en raison de son inconsistance>>

Pour Luc Marchal, responsable des casques bleus à Kigali et à ce titre responsable en première ligne du contrôle de l’armement détenu par les FAR à l’époque des faits, ce document n’a tout simplement jamais existé.

Joint par Jambonews, Luc Marchal est en effet catégorique « Il est tout à fait impossible qu’un tel document ait pu exister sans que j’en prenne connaissance vu que les observateurs dépendaient de mon commandement ».

« Depuis décembre 1993 », poursuit-il, « une zone de consignation d’à peu près 1000 km carrés avait été établie dans et autour de Kigali ». « Dans cette zone, tous les systèmes d’armes, toutes les troupes dont les FAR disposaient étaient en permanence contrôlés par la MINUAR ».

Et il ajoute « Je ne prétends pas dire qu’il était strictement impossible d’amener des armes à notre insu dans la zone de consignation mais des missiles me paraissent très difficilement dissimulables étant donné qu’ils nécessitent une infrastructure particulière pour être stockés, ils auraient alors été découverts lors des contrôles qui étaient effectués toutes les semaines dans la zone».

« Les FAR pouvaient-elles les détenir hors de la zone de consignation »? « Je ne vois pas l’intérêt pour elles de disposer d’un système anti-aérien très couteux et de le placer hors de cette zone étant donné que les principales cibles à défendre contre d’éventuelles attaques aériennes se trouvaient à Kigali ; le gouvernement, le QG de la gendarmerie, les bureaux de la Présidence etc… »

Et Luc Marchal continue « Les FAR avaient des systèmes de canons anti-aériens déployés, s’ils avaient eu des missiles Mistral, beaucoup plus modernes et efficaces, ils auraient cherché à déployer ces missiles là, au lieu d’utiliser des canons à la technologie usée ».

« De plus Il y avait aussi une coopération militaire belge sur place. Si il y avait eu des missiles, je l’aurais su, vu que ces conseillers militaire étaient présents aux côtés des FAR, notamment lors des entrainements. Aucun des conseillers belges n’a à l’époque évoqué la trace de tels missiles. Or l’entrainement pour l’utilisation de tels missiles s’effectue sur une longue période de temps et il m’est difficile d’imaginer que de tels entrainements aient pu être effectués à l’insu des coopérants belges présents aux côtés des FAR et ce, sans compter qu’à côté des coopérants belges, il y’avait des observateurs militaires de la MINUAR dans les camps militaires qui avaient entre autres pour rôle de s’assurer qu’il n’y avait pas d’entrainements militaires non renseignés.»

Pour Luc Marchal, cette histoire de document mystérieusement découvert 18 ans après » fait partie de la même intoxication médiatique opérée depuis 18 ans » « on essaye d’allumer des contres feu ».

« Comment voulez-vous 18 ans après, venir avec des éléments comme ça ? » s’interroge-t-il enfin.

Ruhumuza Mbonyumutwa

Jambonews.net


Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

22 Commentaires à “Rwanda : « Si ce document avait existé, j’aurais été au courant » Luc Marchal”

  1. observateur dit :

    Bonjour Ruhumuza,

    Je suis heureux qu’une fois de plus vos articles puissent me permettre de détendre mes zygomatiques en ces temps de travail intense pour un étudiant. Je voudrais juste vous inviter, très amicalement, à prendre de la distance par rapport aux évènement afin de nuancer la teneur de ce que vous publiez.

    Voici un article sérieux rédigé avec le recul nécessaire, car apparemment il ne s’agit pas d’un communiqué de presse de Mr Marchal au sein de votre agence, mais bien d’un article faisant suite aux  »révélations » du journal Libération.

    Ainsi au delà du calembour divertissant que constitue ce travail je vous fais simplement part d’une série de questions-observations, aptent à aiguiser votre sens critique, à défaut de vous faire prendre du recul dans vos parties pris, car je crains le précipice aux regard de vos positions.

    1. « Il est tout à fait impossible qu’un tel document ait pu exister sans que j’en prenne connaissance vu que les observateurs dépendaient de mon commandement ».

    -Est il utile de rappeler qu’il est tout à fait possible qu’un observateur dépendant de son commandement puisse écrire un document sans qu’il en ai connaissance?
    Plus vraisemblablement encore si ce document fut rédigé début avril.
    -Est il utile de rappeler qu’il est plausible que Mr Marchal se trompe au vu des déclarations de son supérieur?

    2. « une zone de consignation d’à peu près 1000 km carrés avait été établie dans et autour de Kigali ». « Dans cette zone, tous les systèmes d’armes, toutes les troupes dont les FAR disposaient étaient en permanence contrôlés par la MINUAR. Je ne prétends pas dire qu’il était strictement impossible d’amener des armes à notre insu dans la zone de consignation mais des missiles me paraissent très difficilement dissimulables étant donné qu’ils nécessitent une infrastructure particulière pour être stockés, ils auraient alors été découverts lors des contrôles qui étaient effectués toutes les semaines dans la zone».

    -Vous est il venu à l’esprit que ces missiles, qui ne furent autorisé à l’export qu’après 1995, aient pu être livré et stocké avant décembre 1993?
    -Vous est t’il venu à l’esprit que par définition si ces missiles ont existé ils furent livré illégalement?
    -Vous est il venu à l’esprit que la France n’aurait eu aucun intérêt dans ces conditions à ce que cela se sache? -Vous est il venu à l’esprit que la cinquième puissance militaire de l’époque, engagé par des accords militaire avec le gouvernement rwandais de l’époque avait les moyens de soustraire une dizaine de missile aux yeux aiguisé de Mr Marchal et ses observateurs sur une surface de 1000 km^2?
    -Vous est il venu à l’esprit que Mr Marchal puisse être incompétent?

    3. « Je ne vois pas l’intérêt pour elles de disposer d’un système anti-aérien très couteux et de le placer hors de cette zone étant donné que les principales cibles à défendre contre d’éventuelles attaques aériennes se trouvaient à Kigali ; le gouvernement, le QG de la gendarmerie, les bureaux de la Présidence etc… »

    -Avez vous lu l’article publiez par libération? Si oui, savez vous lire?
    Car je vous sait trop vif pour ne pas saisir ce qui me viens à l’esprit.

    4. « De plus Il y’avait aussi une coopération militaire belge sur place. Si il y’avait eu des missiles, je l’aurais su, vu que ces conseillers militaire étaient présents aux côtés des FAR, notamment lors des entrainements. Aucun des conseillers belges n’a à l’époque évoqué la trace de tels missiles. Or l’entrainement pour l’utilisation de tels missiles s’effectue sur une longue période de temps et il m’est difficile d’imaginer que de tels entrainements aient pu être effectués à l’insu des coopérants belges présents aux côtés des FAR et ce, sans compter qu’à côté des coopérants belges, il y’avait des observateurs militaires de la MINUAR dans les camps militaires qui avaient entre autres pour rôle de s’assurer qu’il n’y avait pas d’entrainements militaires non renseignés.»

    -De même.

    En réalité, ce qui me frappe le plus c’est que à aucun moment vous ne vous posez la question du rôle de France dans toute cette affaire.

    Avec mes sincère amitiés,
    Je vous souhaite de prendre un peu de recul pour que je puisse vous prendre au sérieux.

       2 likes

    • robert dit :

      j’aime bien votre esprit analytique mais a mon avis , vous n’etes pas aussi convaincant pour autant parceque ce que vous avance est une simple alternative de ceque dis le colonel ;ca peut etre vrai au pas en plus vous n’avez pas assez de pleuves convaincant pour le contredire alors que lui etait sur terrain donc mieux place pour conprendre cequi se passait labas.

         1 likes

      • observateur dit :

        Cher robert,

        Merci pour votre commentaire.

        Je précise que je ne cherche pas à convaincre mais à ouvrir d’autres perspectives.
        Je précise également que je ne suis enqueteur, juste un observateur de notre histoire et actualité, en toute liberté de penser et donc de questionner. Je n’ai donc aucune preuve à apporter.
        Cette liberté de penser me permet de m’abstraire de certains carcans pour privilégier le rationnelle, ainsi l’expérience du col Marchal ses mérites et ses titres ne m’empêcheront jamais de mettre en doute ce qu’il avance, de même pour d’autres intervenants.

           0 likes

  2. Théoneste Rwemalika dit :

    Bonjour Monsieur Ruhumuza Mbonyumutwa,

    Je suis désolé de vous le dire mais le Col. Luc Marchal n’a aucune crédibilité dans cette affaire. Ses thèses négationnistes et son soutien systématique aux Ex-FAR condamnés à Arusha, y compris le Colonel Bagosora et son ami personnel, le Général Ndindiliyimana, ne le qualifient en aucune façon pour donner un témoignage fiable dans cette affaire !

    Je rappelle que dans une interview que vous avez-vous-même réalisée en janvier 2011 sur Jambonews, il vous a notamment déclaré que Habyarimana n’était pas un « dictateur », que « seules les FAR ont fait des propositions pour arrêter les massacres de tutsis» et a même ajouté « qu’il est très difficile de savoir qui commettait les massacres au Rwanda », que « seule l’histoire nous le démontrera » !

    A aucun moment il n’a reconnu qu’un génocide avait été commis au Rwanda. En revanche, il a évoqué une « folie collective incontrôlable », des « sentiments les plus animaliers de l’homme », un « besoin de tuer pour ne pas être tué ». Il a aussi prétendu qu’il était « difficile de savoir qui était entrain de tuer et pourquoi », que même jusqu’à son départ du Rwanda le 19 avril 1994, il n’avait aucune indication sur l’ « ampleur des massacres ». Il a même osé prétendre que lui qui était commandant de la Zone Kigali n’a jamais su qu’un massacre avait été commis à l’Eglise Sainte Famille le 9 avril 1994 !

    Et ce n’est pas fini. Le Col. Marchal a ajouté qu’il avait certes vu des barrages mais qu’il na « pas vu qu’on massacrait les gens sur les barrages » et a même mis en doute l’identité des ceux qui étaient sur les barrières, expliquant qu’il était impossible de savoir l’ethnie des personnes qui étaient sur les barrières. Cependant, se contredisant tout de suite, le Col. Marchal a suggéré que « ces barrages étaient infiltrés par le FPR » dans un « plan machiavélique » de prendre le pouvoir, en sacrifier les Tutsi !

    Cher ami, le cynisme et la violence négationniste de ses propos étaient telles que vous-même, Ruhumuza Mbonyumutwa, le regardiez avec de grands yeux horrifiés, tentant souvent de le corriger, en pointant quand même la responsabilité des Interahamwe dans ce que Marchal appelait la «folie collective incontrôlable ».

    Dans ces conditions, cher ami, vous conviendrez avec moi qu’un tel négationniste qui, bien que présent physiquement à Kigali, nous développe un cynisme et un négationnisme d’un autre temps, ne peut être qualifié pour fournir le moindre témoignage crédible sur cette période de notre histoire.

    J’invite même tous les netters à revoir cette interview édifiante sur ce lien (http://www.jambonews.net/actualites/20110108-rwanda-1994-le-point-de-vue-de-luc-marchal, 2ème partie) et je peux vous garantir que la plupart de vos lecteurs vont être horrifiés par les élucubrations d’un casque bleu qui n’est plus que l’ombre de lui-même !

    Bonne journée.

    Rwemalika Théoneste

       0 likes

    • Greg dit :

      Cher Theoneste,

      Ton intervention non plus n’a pas de crédibilité, étant donné que tu te caches derrière un pseudonyme. Essaie une bonne fois pour toute de signer tes propos par ton propre nom. Comme ça on verra qu’une tu es une personne de courage et qui peut affronter la partie adverse.
      Et ton intervention n’a pas de crédibilité puisque aussi tu travailles pour le même gouvernement qui essaie de se sortir de cette histoire avec des preuves abracadabandesque(comme dirait l’autre).

      Cher Observateur,

      Ne spécules pas, ne te poses pas trop de questions. Amenes les preuves de ce que tu avances. C’est tout.

      Dans la recherche de la vérité, nous sommes aussi en train de chercher les preuves qui peut incriminer ou innocenter l’une ou l’autre partie.
      N’allait pas dans les jeux de soutien aveugle.

      Dans ce dossier, ils espèrent tous venir avec des documents qui pourraient accuser la partie du feu Habyarimana. Ca me rappelle aussi le fameux fax qui aurait envoyé Dallaire qui s’est avéré un faux.

      Mentez, mentez, il en restera quelque chose 😉

      Greg

         2 likes

      • observateur dit :

        Cher Greg,

        Merci pour vos conseils.

        Je tenais juste à vous précisez que je n’avance rien, j’apporte juste une autre perspective à mon sens utile si l’on est véritablement en recherche de la vérité.

        Je ne peux ne pas relever les contradictions de votre commentaire.

        1.
        a. »Ne spécules pas, ne te poses pas trop de questions. Amenes les preuves de ce que tu avances. C’est tout. »
        b. »Dans la recherche de la vérité, nous sommes aussi en train de chercher les preuves qui peut incriminer ou innocenter l’une ou l’autre partie. »

        A mon sens on ne peut chercher des preuves sans se poser de questions. On ne peux se poser de question sans établir des scénarios plausibles pour ensuite les mettre en confrontations avec les faits.
        Se poser des question et spéculer (dans le sens d’ouvrir des perspectives) est la base même de toute démarche crédible et logique.

        Ainsi votre conseil à mon égard en (a) est en contradiction avec votre démarche en (b).

        2. A mon sens Greg est pseudonyme.

        Aussi vos conseils cher Greg, semble en premier devoir s’appliquer à vous même.

           0 likes

  3. Ruhumuza dit :

    Bonjour Observateur,

    Je vous remercie pour votre réaction et le partage de votre analyse et me réjouis qu’elle suscite en vous, étudiant rwandais, des questionnements. C’est notre objectif, de susciter à notre échelle, en particulier auprès de la jeunesse rwandaise, ces questionnements au regard de l’important flux d’actualité circulant autour de notre Région et plus spécialement du Rwanda et ce avec l’intention de contribuer à une meilleure analyse des enjeux de la Région.

    Quant à vos questions, l’objectif premier de l’article était de fournir le témoignage du 3ème principal acteur concerné étant donné que les positions des deux autres principaux acteurs concernés par la question de l’authenticité du document, l’ONU et le Général Dallaire avaient déjà fourni (ou refusé de fournir) leurs commentaires et observations qui sont d’ailleurs repris dans cet article.

    En ce qui concerne le rôle de la France, c’est évidement l’une des questions qui reviendrait au grand gallot dans l’hypothèse où l’authenticité d’un tel document était avérée et qu’on se trouverait donc au stade du contenu du document(La fouille des travaux du TPIR dans les jours à venir pourrait aider en ce sens).

    Et je peux vous assurer qu’à titre personnel je serai en première ligne, s’il s’avère qu’une telle information est avérée , pour me poser les questions et analyser les raisons pour lesquelles la France, et plus précisément les dirigeants de l’époque l’auraient jusqu’à présent caché aux yeux du grand public.

    En espérant que tôt ou tard, on aura l’ensemble des éléments pour démêler le vrai du faux et mieux comprendre ce qui s’est passé.

    Il en va de la compréhension de notre histoire.

    Bien à vous,

    Ruhumuza

       8 likes

  4. ruhumuza dit :

    Bonjour Monsieur Rwemalika,

    Pour permettre aux lecteurs plus pressés de se faire une idée plus complète du témoignage de Luc Marchal, je recopie ci-dessous, le large résumé de l’interview tout en invitant évidemment tout un chacun à regarder l’intégralité de l’interview dont vous nous fournissez le lien.

    Bien à vous,

    Ruhumuza

    « Pour la première édition de l’émission point de vue de l’année 2011, JNTV a rencontré Luc Marchal, qui fut le numéro deux de la Mission des Nations Unies au Rwanda (MINUAR) durant les années 1993 et 1994.

    Sans perdre une seconde, nous lui expliquons notre démarche qui est celle de jeunes rwandais à la recherche de la vérité sur l’histoire de leur pays, qui souhaitent comprendre comment plus d’un million de nos compatriotes ont pu être tués par d’autres compatriotes.

    C’est dans ce cadre là que dans cette édition de point de vue à l’accent historique et qui se voulait être un retour sur les événements d’avril 1994, que Luc Marchal, témoin au cœur des événements nous a semblé être l’une des personnes clefs à questionner à ce sujet.

    La première question que nous luis posons a trait au contexte dans lequel la MINUAR est venue au Rwanda. Ce à quoi, le Colonel Marchal nous répond que la MINUAR est venue à la demande des rwandais afin de les accompagner sur le chemin de la paix et arriver au terme de l’accord de paix d’Arusha, qui consistait en élections libres devant être organisées après une période de 22 mois.

    Nous lui demandons ensuite ce qui peut expliquer que alors que la paix était proche, le Rwanda aie pu sombrer dans le chaos qu’on a connu. Il nous répond que c’est très complexe et nous explique certains éléments liés au contexte.

    Il cite en premier lieu, le délai entre la signature des accords de paix et la résolution du Conseil de sécurité décidant du déploiement de la force multinationale de la paix ; délai qui a joué un rôle négatif dans l’évolution de la situation.

    « L’assassinat de Melchior Ndadaye, a été un coup d’arrêt dans les espérances des rwandais »
    Il évoque en second lieu un événement qui a été capital dans la prise de conscience d’une grande partie de la population rwandaise. Il s’agit de l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président Hutu démocratiquement élu du Burundi qui a été selon lui un véritable coup d’arrêt les espérances des rwandais ; qui se sont demandés si la même chose n’allait pas arriver au Rwanda et si toutes les parties joueront le jeu de bonne foi dans l’esprit des accords de paix d’Arusha.

    L’opinion publique, l’opinion politique qui avait atteint un certain niveau de réalité qui marquait une évolution vers la démocratie s’est posée des questions. Et certains ont remis en cause les accords d’Arusha, craignant de se retrouver à leur terme devant un fait accompli, devant une prise du pouvoir par la force.
    Il continue en nous expliquant que les casques bleus ont été confrontés à une situation politique très complexe pour laquelle ils n’étaient pas bien informés, bien préparés.

    Nous faisant ensuite part de son sentiment, il nous signale que le FPR n’a eu aucune difficulté pour emmener des missiles à Kigali étant donné sa constance à déjouer les contrôles de la MINUAR.
    « Aucun casque bleu belge n’est complice ni de près ni de loin de l’attentat perpétré le 6 avril »
    Revenant ensuite sur le contexte international nous lui demandons si des casques bleus belges sont complices dans l’attentat du 06 avril, étant donné les éléments étranges sur le comportement de l’équipe du lieutenant Lotin mais aussi sur le fait que leurs assassins les ont accusés d’avoir perpétré l’attentat.
    Il nous répond qu’aucun casque bleu n’est complice ni de près ni de loin de l’attentat perpétré le 6 avril.
    Reconnaissant un mystère autour de la mission du 6 avril remplie par l’équipe du lieutenant Lotin,
    Il nous dit avoir constaté que cette mission n’avait été accordée par personne alors qu’il avait personnellement donné des directives très claires sur le fait qu’il était le seul à pouvoir donner son autorisation pour ce genre de missions.

    Citant ensuite, Deus Kagiraneza, le responsable du FPR qui a organisé cette mission, il nous dit que Kagiraneza a menti par la suite dans les médias belges au sujet de cette mission notamment sur le fait qu’il connaissait personnellement le lieutenant Lotin.

    Il nous dit que sa conviction personnelle est que cette mission du 06 avril dans le parc de l’Akagera avait pour but de mouiller les belges dans l’attentat.

    Lorsque nous lui demandons qui avait intérêt à les mouiller, il nous répond toutes les parties, mais que l’une d’entre elles avait plus d’intérêt plutôt qu’une autre, en l’occurrence le FPR. Car l’attentat a été le premier épisode d’un plan qui devait aboutir à la prise du pouvoir par la force.

    Le motif avancé par le FPR pour recommencer la guerre est que des Tutsi étaient massacrés à Kigali et que les forces armées rwandaises étaient incapables de les juguler.

    « Sur le plan militaire, il est impossible de profiter d’une opportunité comme l’attentat pour lancer une offensive sur trois axes stratégiques, cela demande des mois de préparation d’un point de vue logistique ».
    Mais il nous dit que c’est une explication pour l’opinion publique et que dans la réalité, immédiatement après l’attentat, le FPR a commencé son offensive, dès la nuit du 06 au 07 avril. Parlant en tant que militaire, en tant que technicien, il nous fait savoir qu’il est impossible sur le plan militaire, de profiter d’un attentat, et de lancer une offensive sur trois axes comprenant des dizaines de milliers de soldats.

    D’un point de vue logistique, une offensive telle que celle menée par le FPR qui a duré 3 mois demandait une minutieuse préparation.

    C’est la raison pour laquelle à titre personnel, il est convaincu à 100% que c’est le FPR qui a organisé cet attentat pour reprendre les hostilités et que cet attentat faisait partie de son plan général visant à prendre le pouvoir.

    Revenant à nouveau sur le motif utilisé par le FPR du massacre des Tutsi et des Hutu « modérés », il nous fait savoir qu’à aucun moment le FPR n’a montré une volonté pour faire cesser ces massacres.
    Il nous dit que la MINUAR et les forces armées rwandaises ont fait plusieurs propositions pour arrêter les massacres et que le FPR les a systématiquement refusées.

    Le colonel Marchal cite ensuite le général Dallaire selon lequel « tous les maux rwandais peuvent être aussi reprochés à Paul Kagame », et continuant les propos de Dallaire, il nous dit que malgré l’ampleur des massacres, le FPR n’a jamais voulu accélérer son offensive pour raccourcir la guerre et mettre un terme aux massacres et il dit que Paul Kagame l’a (NDLR Dallaire) entretenu avec une certaine candeur du prix que ses frères Tutsi auraient à payer pour la cause.

    Et Marchal conclut lui même que le sort des Tutsi de l’intérieur n’avait aucune importance pour Kagame et sa clique et qu’au contraire ce génocide contre les Tutsi de l’intérieur a été provoqué par le FPR afin de pouvoir prendre et légitimer son pouvoir.

    L’interrogeant ensuite sur les barrages des interahamwe observés des le 7 avril, il nous dit qu’il est très difficile de savoir quels individus étaient sur ces barrages, ou si ces barrages étaient infiltrés comme certains le prétendent par le FPR.

    Et il nous dit que par ailleurs le premier massacre de masse commis en avril a été commis le 7 par les militaires du FPR et il s’interroge sur les conséquences que ce massacre a pu avoir sur les autres et il nous dit que pour connaitre la vérité, un travail minutieux de recherche doit être mené.
    Nous revenons ensuite sur le rôle de la MINUAR et lui demandons comment la MINUAR qui avait plus de 2000 hommes a pu quitter le Rwanda au moment ou les massacres étaient entrain d’être commis.
    Pour y répondre, il tient à nous faire connaitre la réalité qui était celle de la MINUAR à l’époque. Il nous fait savoir que les effectifs en tant de paix étaient déjà insuffisants et qu’à partir du moment où la guerre a repris, le mandat de la MINUAR de maintenir la paix est devenu caduc.

    Il nous dit également que de New York, ils ont reçu beaucoup de directives disant que ce qui se passait était une affaire propre aux rwandais et qu’ils n’avaient pas le droit d’utiliser les armes sauf pour leur propre sécurité.

    Il nous dit que la MINUAR a été confrontée à un chaos et qu’elle était déjà incapable d’assurer sa propre sécurité. Car la MINUAR et les belges en particulier, étaient considérés comme les auteurs de l’attentat et tout incident pouvait déboucher sur un conflit ouvert avec les forces armées rwandaises.
    Il nous raconte ensuite le quotidien concret auquel la MINUAR était confronté à l’époque.

    « Si l’objectif du FPR avait été d’arrêter les massacres, il aurait fait appel aux militaires étrangers présents au Rwanda plutôt que de leur donner un ultimatum pour quitter le pays »
    Lui demandant si quelque chose aurait pu changer si on pouvait revenir en arrière, il nous dit que les choses se sont déroulées comme ça parce qu’on voulait qu’elles se déroulent comme ça. Il donne l’exemple des contingents étrangers qui ont été envoyés au Rwanda, environ 3000 militaires d’élite et il nous dit que si l’objectif du FPR avait été de juguler les massacres, que le FPR aurait fait appel à eux.
    Mais au contraire, le FPR a menacé d’abattre le premier C-130 dans lequel se trouvaient les para-commandos belges et par la suite, le FPR a donné 48 heures à tous les militaires de quitter le Rwanda sinon ils seraient considérés comme des ennemis.

    Il nous rappelle également, que le FPR a donné 24h au bataillon ghanéen pour quitter le Rwanda et s’interroge si c’est une manière d’agir à l’égard d’une force de paix qui aurait pu aider à juguler le chaos qui commençait. Et il dit que tous ensemble, il était possible d’arrêter les massacres.
    Il nous dit également que dès le 7 avril, le général Dallaire avait mis chacune des parties dont le FPR devant ses responsabilités et il tire comme conclusion de la reprise des hostilités par le FPR que l’objectif du FPR pour la reprise des hostilités n’était pas de mettre un terme aux massacres mais de prendre le pouvoir par les armes.

    Nous terminons par une question sur l’actualité et nous lui demandons ce qu’il pense de la situation actuelle et si nous sommes sur la voie de la stabilité ou si au contraire un contexte explosif est à nouveau en place au Rwanda.

    Il nous répond que cette apparente stabilité est en fait une situation très déstabilisante et nous dit qu’il y’a quelques mois, il était imaginable d’avoir une certaine stabilisation avec le retour de Victoire Ingabire au Rwanda et sa candidature aux présidentielles.

    Il dit qu’actuellement, le seul obstacle à un gros drame est la puissance de l’armée rwandaise. Comparant l’armée actuelle à celle du régime dictatorial de Habyarimana, il dit qu’elle était composée avant le 01 octobre 1990 de 8000 militaires alors que l’armée actuelle est composée de plusieurs dizaines de milliers de combattants, disproportionnée par rapport au pays.

    Il dit que le pays est dans un carcan, une domination militaire qui empêche les forces démocratiques de s’exprimer et de participer au développement du pays.

    « le pays est dans un carcan, une domination militaire qui empêche les forces démocratiques de s’exprimer et de participer au développement du pays.»
    Il nous dit ensuite que selon lui, le Rwanda est une dictature de la pire espèce et citant une étude du professeur Reyntjens, il dit que Kagame est le plus grand criminel de guerre depuis Hitler et que les Rwandais doivent vivre avec cette réalité là.

    Il estime que la diaspora rwandaise dispose de toute une série d’instruments notamment le rapport de l’ONU du 01 octobre 2010, pour emmener un changement au Rwanda.

    Selon lui, si le régime en place est amené à se justifier devant la communauté internationale des atrocités commises par lui, que cela peut être un début qui peut amener ce changement pacifique. »

       6 likes

    • Théoneste Rwemalika dit :

      Merci cher Ruhumuza,

      Mais je croyais que la vidéo et le résumé étaient sur la même page et le même lien! En tout état de cause, il est clair que votre article est pour le moins édulcoré par rapport aux véritables propos tenus pas le Col. Luc Marshal. En effet, vous avez soigneusement évité d’inclure, dans votre résumé, ses propos les plus controversés, comme le fait que de dire «qu’il était très difficile de savoir qui commettait les massacres au Rwanda», que «seule l’histoire nous le démontrera», ou encore le fait de dire qu’il y avait probablement une «folie collective incontrôlable», faisant appel à des «sentiments les plus animaliers de l’homme» et un «besoin de tuer pour ne pas être tué».

      Vous avez aussi oublié de rapporter que Luc Marshall a prétendu qu’il était «difficile de savoir qui était entrain de tuer et pourquoi» et qu’il ignorait l’ « ampleur des massacres » jusqu’à son départ du Rwanda le 19 avril 1994, y compris le massacre de l’Eglise Sainte Famille du 9 avril 1994 !

      C’est pour cela que la vidéo intégrale (surtout le début de la deuxième partie) me parait plus fiable pour que chacun puisse écouter de ses propres oreilles, sans filtre de votre part, le cynisme et le négationnisme incroyables de ce colonel belge.

      Bonne journée.

      Rwemalika Théoneste

         0 likes

  5. Jeanne dit :

    C’est une autre nouvellemanière que les pays qui sont impliqués dans l’assassinat des Présidents bantou en Afrique centrale. viennent de trouver pour tenter encore une fois de camoufler leur implication .

       3 likes

    • Kabaka dit :

      C’est comme ça que ça foctionnne à Kigali ! Rien n’est étonant le gouvernement Rwandais a cette experience d’utiliser cette ruse en forgeant des temoignages et des documents meme des discours sentimentals pour detourner l’attention de la communauté internationale.
      N’oubiez pas que les Britaniques avaient publié 1 rapport infondé sur cet attentant tout en soutenant Kagame, il est très facile de se masquer de temps plus qu’il y a les rwandais ou leurs amis qui travaillent là bà et le deposer dans un endoit voulu, il faut savoir qui est ce journaliste? ses objectifs? elles était au courant que ce document a été glissé dans cet endroit.

         0 likes

  6. Nseko dit :

    Imppssible quand même! Comment on a fait un document d’une exportation irregal!!! Pas logique. Merci!

       0 likes

  7. umugabo dit :

    REFRECHISSONS BIEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    LES MISSILLES QUI ONT ABATTU LE FALCON 50, SI JE NE ME TROMPE PAS ILS ETAIENT DE FABRICATION RUSSE , MAIS DANS CE SOIT DISANT DOCUMENT LES MISSILES SONT D’ ORGINE FRANCAISE. POUR MOI CET INFORMATION EST UNE DESINFORMATION.

       0 likes

  8. bokondima dit :

    c’est un montage de FPR et de la CIA et la participation de KOFI ANNAN.pourquoi avaient ils chasser boutros ghali

       0 likes

  9. Greg dit :

    tenez un autre témoignage;

    Le col. L. Marchal est formel : les FAR ne disposaient pas de missiles de type MISTRAL

    http://www.musabyimana.net

    Luc Marchal

    Suite au document « révélé » par Maria Malagardis du journal Libération selon lequel les Forces armées rwandaises défaites en 1994 disposaient entre autres des missiles MISTRAL de fabrication française, le Colonel belge Luc Marchal, qui était commandant des Casques Bleus de la MINUAR, dans le secteur Kigali, est formel : les FAR ne disposaient pas de missiles de type MISTRAL. Ci-après sa réaction :

    « …Je voudrais préciser deux choses :

    1. le Capt Sean MOORHOUSE qui a rédigé le rapport en question ne faisait pas partie de la MINUAR au moment de l’attentat, ce n’est que bien plus tard qu’il est arrivé sur place.

    2. il est évident que si les FAR disposaient de SAM type MISTRAL je n’aurais pas pu ne pas le savoir ; en outre posséder simplement des missiles sol-air est une ineptie car cela implique toute une chaîne logistique et une infrastructure d’entraînement adaptées, ce qui n’était pas le cas ; il faut savoir que l’aptitude au tir exige un entraînement très, très régulier sur simulateur à défaut de pouvoir procéder à des tirs réels, or ce genre d’infrastructure n’existait pas !

    A ceux qui avanceraient l’argument que les missiles auraient été cachés en dehors de la zone de consignation des armes, je réponds que pareil argument ne tient pas la route étant donné que tous les organes de décision se trouvaient à Kigali ( + le bataillon du FPR ) et donc que si la présence de missiles sol-air se justifiait quelque part c’était bien dans la capitale et non ailleurs. Du reste, je rappelle que les FAR tenaient en position 6 canons anti-aériens de type chinois à l’aérodrome de Kanombe pour défendre ( ?????) leur espace aérien (mais sans munitions). Ce déploiement avait été négocié et autorisé par la MINUAR. Il est évident que si les FAR avaient disposé d’un système d’arme plus moderne, c’est celui-là qu’elles auraient demandé de pouvoir déployer et non de vieux tubes obsolètes. »

    Luc Marchal
    Colonel BEM

    *********************

    Que dit le capt Sean MOORHOUSE, rédacteur du fameux document qui a fait le tour de la presse internationale depuis vendredi 31/05/2012?

    Le professeur Filip Reyntjens eu une correspondance avec le concerné. Cet officier est lui aussi formel. Il a écrit au professeur Reyntjens ce qui suit : « « Je n’ai pas rédigé la liste d’armes soupçonnées d’être en possession des FAR. Je l’ai hérité ». Clair, non? Et il explique par la suite qu’il n’accorde pas beaucoup de foi à la fiabilité de cette liste. Il suggère d’ailleurs que les Mistral y ont été ajoutés plus tard ».

    Par ailleurs, signalons que ce capitaine Moorhouse rédacteur de la fameuse liste est « cité dans le rapport Mutsinzi, qui lui fait dire l’inverse de ce qu’il a dit », ajoute Reyntjens dans ses réactions sur les fora.

    Ci-après l’intégralité du message posté par le professeur Filip Reyntjens sur le net dans des groupes de discussions sur la région des Grands Lacs le 01/06/2012 :

    « Je réagis avec retard à cause d’une mission à l’étranger. L’enfumage continue donc. Le document « révélé » par Maria Malagardis est en réalité ancien, connu depuis longtemps et -surtout- dépouvu de toute pertinence. Il s’agit d’une information donnée par Human Rights Watch.

    Je copie ci-après un extrait d’un mail m’envoyé il y a un an par le Capitaine Sean Moorhouse, officier G2 (renseignements) de la MINUAR II, source de ces « informations »:

    (début citation)

    Regarding the question of the possession of SA missiles by the FAR: I did not draw up the list of weapons suspected to be in the possession of the FAR. I inherited it. UNAMIR was such a dysfunctional entity that I don’t even know where the list came from. There were no means available to verify the accuracy (or otherwise) of this list of weapons. This was made clear to Human Rights Watch at the time. Whilst I am sure that Alison Des Forges understood just how many unfounded rumours were swirling around, her assistants could easily have been swayed by these. I can think of no other reason that the Mistral missiles appeared on the list of weapons.

    Rwanda was (and often still is) the land of a thousand rumours, usually unsubstantiated and impossible to substantiate. All of my comments to the investigators were preceded by the caveat that it was not possible to say with any certainty who had shot down the aircraft or from where.

    There was an informal network of intelligence officers in Kigali in late 1994. This included myself, some other military officers and some diplomatic officers. This was not part of UNAMIR. It was this informal network that came to the conclusion that, based on the preponderance of rumours, the most likely scenario for the shooting down of the aircraft involved whites using missiles fired from the area of Kanombe Camp.

    Please note that this was simply decided to be, ‘the most likely scenario’ – based on nothing more than rumour and speculation. In the absence of any evidence whatsoever, nobody in the network would ever state that this was a determination that could be defended in any way. I explained this to the investigators producing the Mutsinzi report.

    The intelligence function in UNAMIR 2 was, quite simply, laughable. I had no team, rarely a vehicle, and was forbidden to recruit human sources. These factors, when combined with the absence of any technical methods, meant that rumours and speculation were all I had to go on.
    (fin citation)

    On observe que Moorhouse s’étonne de l’inclusion des missiles Mistral, qu’il considère l’information comme aléatoire, et qu’il a fait part de ces incertitudes au comité Mutsinzi (qui pourtant cite Moorhouse de façon péremptoire). Tout ceci n’est donc pas sérieux, et tout ce que Maria Malagardis a « révélé » est sa propre légèreté dans le traitement d’un dossier qui mérite un peu plus de sérieux ».

    Filip Reyntjens

       1 likes

  10. Kagabo dit :

    Belga: Missiles au Rwanda: la révélation de Libération est un « pétard mouillé » selon Luc Marchal

    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_missiles-au-rwanda-la-revelation-de-liberation-petard-mouille-selon-luc-marchal-2?id=7780359

       1 likes

  11. Greg dit :

    Attention Kagabo,

    Théoneste Rwemalika(Olivier Nduhugirehe) va nous dire que l’ancien numéro II de la MINUAR n’est pas crédible.
    Par contre ce qu’il n’oublie pas c’est qu’à chaque fois que des explications sont necessaires sur ce qui s’est passé en 1994. Il est invité pour apporter des eclaircissements. Par contre je n’ai jamais vu Olivier témoigner en tant qu’expert ou témoin direct et encore moins en tant qu’ancienne authorité compétente (ONU, FAR, FPR,..etc).
    Mais il s’arroge le pouvoir, parce que quelqu’un qui n’a pas la meme lecture de l’histoire que lui qu’il n’est pas crédible.

    Et de finir souvent ses écrits par , « Heureusement que le ridicule ne tue pas ». Je crois qu’il devrait se l’appliquer.

    Greg
    Greg

       5 likes

  12. karl dit :

    L’enfumage des idiots utiles de Kagame dans la presse française est dépourvue de bon sens.
    s’il vous plait allez voir sur « you tube » l’usage des mistral.
    Sont des missiles lourdes qui sont porté sur des véhicules ou sur un trépieds ou alors sur des frégates.

    Pour les utiliser à Kanombe considérer ces contraintes lourdes.

    Les mistral est la dernière carte des agents de kagame. Parce qu’ un Sam 16 est une armé légère portatif et individuel ce qui n’est pas le cas pour un Mistral.

    Cette logistique de mis à feu d’un mistral n’aurait pas passé inaperçue aux observateurs de l’ONU présent au Rwanda.

    Ainsi donc cette carte est un signe que la défense des kagame est en mauvaise postule.

    Le prochain Scoop c’est de dire que la justice française est partiale, que les accusés ne répondront pas la convocation d’une cours d’ assise de Paris.

    Sarkozy et Kouchner ne sont plus là pour les aider à échapper à la justice française. Il ne restera que de discréditer le juge Trevidic . Wait and see.

       1 likes

  13. edouarda dit :

    Mais de quelle ‘preuve’ – cette fameuse lettre retrouvée dans un des tiroirs – parle-t-on ? Il s’agit d’une lettre qui signale que les FAR ‘auraient possédé’ des missiles. Retrouvée maintenant dans un des tiroirs de l’ONU comme le ‘fameux fax’ de Dallaire et à classer parmi les faux comme le fameux ‘témoignage’ de Jean-Pierre qui a servi aux ‘commissions parlementaires’ dans les pays occidentaux. Faut pas nous prendre pour des c… tout de même. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une preuve mais d’une ‘lettre’ (rapport ?) dont le rédacteur dit lui-même qu’il s’agit « d’informations de seconde main » et non vérifiées. Rwemalika/Olivier et consorts vont probablement nous fournir sous peu les copies des bons d’achat, les dates de livraison, les documents de douane et autres… qu’on trouvera un jour ou l’autre comme par hasard dans une des poubelles de l’ONU ou pourquoi pas dans les tiroirs de Braeckmann, Malagardis et autres groupies du régime rwandais. Le rôle de la France, on le connait déjà avec vos réseaux qui n’arrêtent de traquer d’innocents rwandais sans qu’ils ne soient inquiétés à ce sujet. Evidemment, il y en a qui sont bien placés puisqu’à la source à l’ONU et en garantissant une ‘de bons soldats qui ‘maintiennent la paix’ en Afrique. Ce n’est pas le ridicule qui tue mais bien les armes et on sait de qui et d’où ils viennent.

       2 likes

Laissez un commentaire