FR | EN

Rwanda : Procès Ingabire, les condamnations se multiplient

Publié : le 31 octobre 2012 à 15:37 | Par | Catégorie: Actualité

Après la condamnation à huit ans de prison ferme de l’opposante rwandaise Victoire Ingabire ce lundi 30 octobre, son parti FDU-Inkingi a, quelques heures après ce verdict, tenu une conférence de presse à Bruxelles pour  déplorer les anomalies qui ont caractérisé ce procès éminemment politique qui a duré plus de deux ans. Cette condamnation qui survient à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités a soulevé de vives protestations des autres partis politiques de l’opposition rwandaise et des organisations de la défense de droit de l’homme –  notamment Amnesty International et Human Rights Watch

Victoire IngabireQuelques heures après la condamnation de Victoire Ingabire, présidente du parti politique FDU Inkingi (Forces Démocratiques Unifiées), le comité exécutif de son parti a tenu une conférence de  presse à la Maison de presse internationale de Bruxelles, avec pour objectif  «d’ expliquer toutes les anomalies qui ont conduit à cette condamnation » qu’il estime «  injuste, (…) et qui montre qu’ il n y a pas de vraie justice au Rwanda, que c’est plutôt un problème politique que le régime de Kigali essaye de résoudre en utilisant la justice » a déclaré à Jambonews Docteur Mwiseneza Emmanuel, Chargé d’information et communication dans le comité de coordination des FDU.

 Pendant cette conférence animée par Dr Emmanuel Mwiseneza, Madeline Bicamumpaka, Michel Niyibizi et Joseph Bukeye,  le procès de Victoire Ingabire à travers les chefs d’accusation et les innombrables anomalies et irrégularités qui l’ont caractérisé, a longuement été commenté.        

 Les chefs d’accusations hasardeux et infondés

 Victoire Ingabire qui a été arrêtée à Kigali en octobre 2010, était inculpée de six chefs d’accusation, dont trois liés à des actes terroristes, notamment la création d’un groupe armé, complicité d’actes terroristes et complicité d’atteinte à la sûreté de l’État par le recours au terrorisme et à la violence armée. Les trois autres chefs d’accusation sont  l’idéologie génocidaire, le divisionnisme et la propagation de rumeurs visant à inciter le public à se soulever contre l’État. La Haute cour de Kigali dans son verdict a retenu deux des chefs d’accusations, notamment la « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre » et la « négation du génocide de 1994 ».

 Concernant l’accusation de « terrorisme », son parti s’est étonné que Victoire Ingabire soit accusée d’avoir créée une organisation militaire dénommée FDU /CDF, et dont personne n’a pu prouver l’existence. « Vous savez tous combien les rebellions sont friandes et publicité. Je ne sais pas s’il y a quelqu’un dans la salle qui a dèjà entendu parler de cette fantomatique rébellion » a lancé le Dr Emmanuel Mwiseneza. L’exécutif du parti FDU dénonce le fait que cette accusation se fonde sur le témoignage de trois témoins qui se disaient être des commandants de cette rébellion. Pour les FDU, c’est sous la torture que ces témoins ont fait leurs dires, puisqu’ils étaient gardés dans le grand secret depuis plus de 7 mois dans le camp militaire de Kami. D’ailleurs dans un rapport intitulé : « Rwanda. Dans le grand secret. Détention illégale et torture aux mains des services de renseignement militaires » publié le 8 octobre dernier, Amnesty International a dénoncé des pratiques de tortures qui se déroulent dans ce camp militaire, où des centaines de prisonniers politiques sont gardés dans le plus strict secret.
« Au cours des audiences, la défense n’a pu obtenir ni des informations sur le commandement de cette rébellion, ni sur sa localisation, ni sur son commandement, ni sur ses opérations. Ce qui  remet en cause toute la matérialité et vide le contenu de l’accusation » a poursuivi Dr Emmanuel Mwiseneza. A propos de ces trois témoins de l’accusation, les FDU ont déclaré que les contradictions relevées dans leur chef, n’ont laissé aucun doute sur leurs machinations.

Concernant l’accusation de « l’idéologie du génocide« , les FDU ont rappelé que la loi qui fonde cette infraction est décriée autant par l’opposition rwandaise que par les ONG, notamment Amnesty International qui a demandé sa révision.

 Quant à l’accusation de  » divisionnisme et sectarisme « , le parti FDU est revenu au cours de sa conférence sur les  propos de Mme Victoire Ingabire qui ont été  qualifié de « divisionnisme et sectarisme » par le régime. En effet, à son arrivée au Rwanda en 2010, Victoire Ingabire s’est recueillie au mémorial de Gisozi (Kigali) où sont inhumés des milliers de victimes tutsies du génocide, elle a fait allusion aux victimes hutues d’avant, pendant et après le génocide qui n’ont pas encore eu droit à la justice ni à une inhumation.

Mme Ingabire qui n’a fait que répéter ce que les organisations de défense des droits de l’homme comme Amnesty International, Human Rights Watch dénoncent depuis des années, a été directement taxée de « divisionniste et sectariste ». Pourtant de nombreux rapports accusent le régime actuel de Kigali d’avoir perpétré des crimes atroces contre les populations hutues. Le plus éclairant de ces rapports,  est celui des Nations Unies connu sous le nom de Mapping Report publié en 2010, qui accuse Paul Kagame d’avoir perpétré en RDC, « des crimes de guerre et crimes contre l’humanité assimilables à un génocide » à l’encontre des réfugiés hutus au Congo. « Le régime entretient sciemment un amalgame entre dénoncer  les crimes de son armée et la fameuse théorie du double génocide, ce qui n’a jamais été le cas dans le chef, ni du parti FDU, ni de Mme Ingabire » a tenu à souligner Dr Mwiseneza.

 Les anomalies répétées tout au long du procès

 Au cours de la conférence, le parti FDU est également longuement revenu sur les nombreuses anomalies qui ont caractérisé le procès de la Présidente du parti. Les principales anomalies sont : « la collision entre les juges et le procureur, la fabrication des pièces à conviction, le rejet systématique de questions procédurales, le refus de contre interroger les témoins, ainsi que l’intimidation et l’emprisonnement des avocats et du seul témoin de la défense ». Ce sont ces anomalies qui ont même poussé Victoire Ingabire en avril dernier à boycotter  les audiences. «  (…)Il n y a pas de vraie justice au Rwanda, c’est plutôt un problème politique que le régime de Kigali essaye de résoudre en utilisant la justice, mais une justice en fait qui n’en est pas une, parce qu’ elle s’est montrée dépendante de l’exécutif  surtout du président Paul Kagame, aujourd’hui c’est donc pour expliquer toutes ces anomalies et pour dire à nos sympathisants, à nos membres, et toute la population rwandaise que nous restons solidaires avec notre présidente Victoire Ingabire » a déclaré à JamboNews Dr Emmanuel Mwiseneza.

 Les FDU  n’abandonnent pas le combat

Joseph BukeyeLe parti FDU a annoncé ne pas être découragé par la condamnation de sa Présidente, et qu’au contraire, il va renforcer sa détermination à instaurer un Etat de droit au Rwanda : « la condamnation de madame Victoire Ingabire ne fait que donner raison à son combat parce qu’elle avait toujours déploré l’état du système judicaire au Rwanda qui était inféodé à l’exécutif et particulièrement au président Paul Kagame. Donc sa condamnation ne fait que nous donner encore plus de détermination à poursuivre le combat pour qu’on arrive finalement à un véritable Etat de droit. Qu’elle soit condamnée ou pas ça ne change rien à notre détermination» nous a confié Joseph Bukeye responsable de FDU en Belgique chargé de la mobilisation au sein du comité de coordination. « La lutte politique que nous avons commencée, qu’elle a initié en se rendant au Rwanda il y a déjà deux ans, cette lutte politique va continuer elle ne va pas faiblir » a déclaré Dr Emmanuel Mwiseneza.

 Quant à la question de la sentence de huit ans de prison ferme qui semble moindre par rapport aux accusations aussi lourdes (notamment le divisionnisme), le parti FDU par son responsable de communication, Dr  Emmanuel Mwiseneza, a déclaré que huit ans de prison ne sont pas rien pour une personne innocente, «  nous ne pensons pas que ça soit léger (8ans de prison ferme NDLR) parce que c’est une condamnation injuste, pour nous notre présidente est une innocente, elle devrait sortir libre de ce tribunal, qu’ elle soit condamnée à un mois à deux mois, à huit ans ou  à quinze ans, ça nous est égal, parce que c’est une condamnation injuste » a-t-il affirmé.

 Condamnations tous azimuts par les partis d’opposition rwandaise

Rwanda National Congres (RNC), un des principaux partis d’opposition rwandaise en exil, ,fondé par des anciens hauts cadres du FPR actuellement au pouvoir au Rwanda, a été le premier à condamner le verdict dans le procès de Victoire Ingabire, et s’est dit ne pas être surpris par l’issue de ce procès. « (…) Le régime est un régime autoritaire, c’est un régime  qui ne fait aucun cas du droit, nous n’avons pas été surpris (par la condamnation NDRL), mais en même temps, ceux qui pensent qu’il fallait attendre quelque chose du régime, se trompent, il est temps d’agir », a déclaré à Jambonews  Ngarambe Joseph, Secrétaire général du RNC, qui avec certains membres de son parti, était venu assister à la conférence.

Tout comme les FDU, le RNC annonce que la condamnation de Victoire Ingabire doit pousser à plus de détermination pour faire plier le régime de Kigali. « Plus que jamais,  nous allons redoubler d’efforts pour libérer non seulement Ingabire, mais tout le peuple rwandais. Nous mènerons la pression comme nous le faisons depuis un certain temps, nous expliquerons au monde, nous expliquerons aux Rwandais, qu’il est temps de se libérer, et nous allons y arriver » a poursuivi Ngarambe Joseph.

Le Parti Social IMBERAKURI, le seul parti d’opposition enregistré au Rwanda, et dont le président Bernard NTAGANDA croupit dans la prison rwandaise de Mpanga s’est dit, dans un communiqué signé par son premier Vice-président Alexis Bakunzibake,  « apprendre avec une très grande consternation la condamnation à huit ans de prison ferme de Madame Victoire Ingabire. Ce procès vient de démontrer encore une fois, le refus du gouvernement de Kigali de tolérer les critiques et à accepter l’existence des partis d’opposition ainsi que les libertés d’expression dans une société démocratique ».

Le RDI (The Rwandan Dream Initiative), parti d’opposition en exil fondé par l’ancien Premier ministre Faustin Twagiramungu, a également dénoncé ce procès et la condamnation de Victoire Ingabire. « La condamnation de Mme Victoire Ingabire à huit ans de prison par le régime du FPR est une autre preuve irréfutable que le président Paul Kagame continue de s’endurcir dans son refus de la démocratie au Rwanda. Cette condamnation doit néanmoins stimuler les démocrates rwandais, leurs amis étrangers ainsi que toute la communauté internationale à exercer plus de pression sur le régime enclin à la confrontation violente ». a annoncé sur sa page facebook Faustin Twagiramungu, le président du RDI.

Les organisations de défense de droit de l’homme dénoncent un procès impartial

Human Rights Watch a vivement condamné l’issue du procès de Victoire Ingabire, « Les poursuites engagées contre Victoire Ingabire pour « idéologie du génocide » et divisionnisme illustrent le refus du gouvernement rwandais de tolérer les critiques et d’accepter le rôle des partis d’opposition dans une société démocratique », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la Division Afrique de Human Rights Watch.. « Les tribunaux ne devraient pas être utilisés à de telles fins politiques ». a-t-il poursuivi.

HRW annonce que  plusieurs facteurs amènent à conclure que Victoire Ingabire n’a pas bénéficié d’un procès équitable. « Il s’agit notamment du caractère politique de certains chefs d’accusation comme l’« idéologie du génocide », des doutes quant à la fiabilité de certains éléments de preuve, de déclarations publiques de hauts représentants du gouvernement avant le procès à propos de la culpabilité de Victoire Ingabire, ainsi que de préoccupations plus larges relatives au manque d’indépendance de l’appareil judiciaire rwandais dans des affaires politisées. » a fait remarquer Daniel Bekele.

Amnest International RwandaAmnesty International, organisation qui n’a cessé de dénoncer les dérives autoritaires du régime de Kigali, et l’absence totale de l’état de droit au Rwanda, a également réagi à la condamnation de Victoire Ingabire à huit ans de prison ferme.

Dans un communiqué intitulé « Rwanda: Ensure appeal after unfair Ingabire trial »,  publié sur son site internet ce 30 octobre, l’organisation  de défense des droits de l’homme a, pour sa part, dénoncé l’impartialité de ce procès. « Le procès a été entaché par l’incapacité du tribunal de veiller à s’assurer de l’authenticité des preuves, et ceci combiné avec le mépris de l’accusation de suivre une  procédure légale dans nombreux cas », a déclaré Sarah Jackson directeur adjoint d’Amnesty International Afrique.

Cette dernière s’indigne également que la Cour ait rejeté le témoignage du seul témoin de la défense « Si le ministère public avait des doutes quant à la crédibilité d’un témoin (de la défense NDRL), ils auraient pu demander de lui poser des questions », a déclaré Jackson, avant de dénoncer les intimidations et violences qui ont caractérisé ce procès. «La saisie des notes d’un témoin en dehors de la procédure judiciaire légale a été interprétée comme une mise en garde pour les autres témoins de la défense ». Amnesty International a plaidé à ce que  Victoire Ingabire bénéficie d’un appel rapide et équitable.

Jean Mitari

Jambonews.net

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

12 Commentaires à “Rwanda : Procès Ingabire, les condamnations se multiplient”

  1. Muntu dit :

    Le monde entier, et les rwandais en particulier, doivent aujourd’hui se souvenir l’histoire des noirs sud africains, américains, …
    Emprisonnée, morte ou vivante; Victoire est entrée dans l’histoire du Rwanda comme une héroïne, et le combat de lutte pour la démocratie au Rwanda qu’elle a engagé va continuer avec ou sans elle, usqu’à l’aboutissment! Nul ne pourra l’arrêter!!

       6 likes

  2. Gatete dit :

    les 8 ans de prison pour terrorisme?? C’est la preuve que le régime dictatorial de Paul Kagame commence à s’inquiéter, normalement une personne coupable de terrorisme écope la prison à vie comme c’est le cas de Mushayidi. le régime sous pression a préféré sauver la face en condamnant Ingabire à 8 ans de prison et le libérer à son procès d’appel,

       3 likes

  3. inaya dit :

    Aujourd’hui c’est victoire, Déo et bernard et j’en passe d’autres. Demain qu’en sera t il de monsieur et madame tout le monde qui ne bénéficient pas de la même notoriété. Condamner Victoire Ingabire, c’est nous cracher à la figure nous peuple du Rwanda parce que si les droits d’un acteur politique légitime sont bafoués ce sont nos droits qu’on bafoue . Un peuple ne devrait jamais craindre ses propres dirigeants mais c’est plutôt l’inverse qui devrait prévaloir. A bon entendeur!

       3 likes

  4. Together As One dit :

    Honorable Prèsidente Victoire Ingabire Umuhoza a démonté toutes les accusations les unes après les autres et a démontré que son procès est purement Politique . Au regard du droit, elle doit être libérée. « Maintenir Victoire Ingabire en prison sous le prétexte que s’elle est libérée le peuple Rwandais se souleverait, est un acte lache ,et une prise d’otage d’une innocente » .

    La lutte no-violance ne fait que commencer ,les patriotes résistants :Filles&Fils dignes du Rwanda défendrons notre patrie jusqu’à la victoire totale « DEMOCRATIE « .Le temps est un autre nom de Dieu et l’histoire s’écrira .

    « Plutôt on se réconcilie mieux c’est « comme dirai une bonne Mère à ses enfants ,Honorable victoire Ingabire est prêtée à Pardonner et sa main est toujours tendu ,raison pour laquelle invite tout le monde à faire examen de conscience .

    Heureux ce qui sont du bon coté de l’histoire car la vérité a toujours le dernier mot .Ayons patience, avec la détermination et la foi dont nous enseigne Honorable Victoire Ingabire ,nous irons jusqu’au bout .

    Together as One .

       2 likes

  5. Hendrix dit :

    J’ai suivi sur tout les sitewebs a part rfi qui a parler de la condanation de votre ingabire. franchement ca s’est passer sous silence. Pour vous dire que cette dame reellement merite de croupir dans les geoles pour ses actes.

       0 likes

    • CESAR dit :

      Au Rwanda de Kagame, que vous semblez manifestement ignorer, la situation est la suivante.

      1- Le mot tutsi est mentionné sur plusieurs pages de notre constitution et divers lois et codes du Rwanda.

      Selon Kagame, prononcer et/ ou écrire les mots Hutu et/ ou Tutsi ou tout simplement citer mot par mot et à haute voix la constitution et/ou ces codes et lois est constitutif de crime de divisionnisme. Il convient de rappeler que dans ce pays, la loi est Kagame et la justice est Kagame.

      Seuls Kagame et les siens ont droit de prononcer et/ou d’écrire ces mots.
      Quiconque autre écrirait ou prononcerait ces mots commettrait un crime de divisionnisme est s’exposerait en conséquence aux sanctions pénales sévères. Autrement dit cette loi Kagame est applicable à tous les Rwandais sauf lui et les siens.

      La présidente des FDU a cité purement et simplement la constitution et ces codes et lois lorsqu’il a parlé publiquement du génocide des Tutsi. Pour Kagame, elle a violé sa loi et devait dès lors payer pour ce fait qualifié de criminel.
      Si Hendrix connaît un autre fait constitutif de crime de divisionnisme commis par la Présidente des FDU, les lecteurs de Jambo News seraient ravis de le lire.

      2- Il est de notoriété publique que Kagame a exterminé des millions de Hutu. Il a lui-même sans vergogne reconnu publiquement ses méfaits devant son assemblée nationale: « Je constate qu’ils( les Hutu) sont encore nombreux. Je regrette de n’avoir pas fini le travail. S’il s’agissait de recommencer, je finirais cette fois-ci le travail « .
      Plusieurs officiers de son armée ont reconnus publiquement avoir commis des crimes contre des millions de Hutu qu’ils ont qualifiés de génocides. Les massacres de Kibeho entre autres en sont la parfaite illustration. Dans trois jours, plus de quinze mille femmes, enfants et hommes de tous âges, privés de nourriture et de l’eau d’abord, furent ensuite exterminés sur décision de Kagame , devant les cameras des médias occidentaux. Les cassettes existent. Rares furent des rescapés dont je fais partie grâce à la volonté du Plus Haut.
      Les rapports de l’ONU dont Kagame n’a jamais contesté le bien-fondé sont sans équivoque sur ce point.
      Or, selon Kagame, évoquer les crimes que son armées a commis sous son commandement contre des millions de Hutu et qu’il a lui-même reconnus publiquement devant des millions de Rwandais est constitutif de négation du génocide des Tutsi.
      Autrement dit, pour lui, les Hutu ne font pas partie de l’Humanité et sont donc des déchets. Dès lors, ils ne méritent aucune compassion et encore moins la justice d’une part et il l’est légitime de les traiter comme des déchets d’autre part. Et ce fait ne peut nullement constituer un crime de quelque nature que ce soit. Par conséquent, mettre au même niveau les crimes contre les Tutsi et le traitement des déchets revient à nier le génocide des Tutsi, membres de la communauté humaine, qui méritent la compassion humaine et la justice.
      En évoquent la crimes contre les Hutu et en précisant que leurs auteurs doivent répondre de leurs actes non pas pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils ont fait c’est-à-dire en déclarant que les Hutu, victimes des méfaits des militaires de l’armée de Kagame font partie de l’humanité et méritent par voie de conséquence la justice et le respect, la présidente des FDU a nié génocide des Tutsi. Et selon Kagame, elle doit paye pour avoir méconnu sa loi. Par sa loi qui sanctionne pénalement l’évocation des crimes qui ont été commis par Kagame au premier chef et ses militaires, celui-ci dénie aux Hutu leur appartenance à l’humanité. Kagame prétend être président des Rwandais majoritairement Hutu. Or, ils dénient à des millions de Rwandais leur appartenance à l’humanité, alors qu’il n’a jamais cessé de les racketter pour payer ses soldats.
      Ce sont ces faits notoires qui sont reprochés à la Courageuse par Kagame, dit Général.
      Même une personne frappée d’insanité d’esprit comprend aisément qu’il s’agit des crimes imaginaires, propres chez un paranoïaque.

      3- Sur les actes de terrorisme contre lui et son régime. Il s’agit des délires, un des symptômes de la paranoïa à l’état avancé dont souffre Kagame. Celui-ci voit des ennemis partout y compris sous son toit. Aucun homme rationnel ne peut imaginer qu’un président d’un Etat et donc d’un Peuple puisse faire ce que fait Kagame, alors qu’en tout état de cause, les conséquences d’une extrême gravité pou lui et les siens frapperont et que c’est donc c’est une question de temps.
      Monsieur Kagame n’a cessé d’être en contact permanent avec les officiers des FDLR. Il a intégré dans son armée sans aucune forme de procédure les officiers fondateurs des FDLR. Or, ce même Kagame les qualifie d’organisation terroriste.
      S’il était conséquent avec lui-même, ne serait ce que pour la dignité de son pays car lui il en est dépourvu depuis des années, il aurait eu l’outrecuidance de se taire ou d’inventer un autre crime que celui reproché à son opposante. Si les FDLR est une organisation terroriste et de génocidaires des Tutsi, comment a-t-il intégré dans son armée, purement tutsi, les génocidaires des Tutsi ? Comment a-t-il toujours été en contact permanent avec les terroristes contre lui et son régime ? En somme, comme dans les cas précédent, seul Kagame et les siens ont droit d’être en contact avec les FDLR. Sous peine de s’exposer aux sanctions pénales, tout contact des autres Rwandais avec les FDLR est passible de sanction pénale.
      Sans entrer en détail, la question posée est de savoir qui est réellement Kagame?

         1 likes

  6. VINCENT dit :

    courage à notre « Aung San Suu Kyi » rwandaise, merci pour ton combat pour la dignité des opprimés de la junte du fpr, combattons tous en paix contre ce dictateur de kagame

       0 likes

  7. epimaque dit :

    hari uwaba yabonye liste yabagomba kwicwana fpr ashobora kuyishira kuri site cg akainyoherereza kuei adress svp.ingoma ya kagome ibeshako Les congolais bica abanyarwanda nonese yayo ma listes ni Gouvern ya Congo yayakoze? abazicwase ni abanyamahanga ni ls Congolais se ? cg ni abanyarwanda? kagome aribesha ntabwo kwica bizadutera ubwoba mueibesha ahubwo bidutera imbaraga . kgome abowishebose ntabwo arimbwa ahubwo bagiye nkabagabo .kagome agombakumenyako we nabambaribe bazagenda nkimbwa ariki sinabimwifuriza kuko ntabwo yazigera abona ibyo yakoze ,ahubwo afashwe agashirwa aho ashira abandi muri 1930.

       0 likes

    • CESAR dit :

      Pour les lecteurs de Jambo News, Kagame est en phase terminale de la paranoïa. Il entend juger tous les Bahutu pour génocide des Tutsi. Il confirme ses déclarations publiques selon lesquelles tous les Bahutu sont génétiquement génocidaires. Par conséquent, même les bébés en 1994 doivent être recherchés et jugés pour le génocide transmis génétiquement par leurs parents.
      Que celui qui aurait pu accèder à la liste évoquée par Kagame puisse la porter à la connaissance du public rwandais.
      Aussi,cette liste pourrait être accompagnée par celle des exterminateurs des millions de Hutu et Tutsi de second rang dont ceux de Kibeho et Mahoko. Ses incohérences manifestes témoignent le niveau de son état. En effet après avoir déclaré publiquement que tous les Bahutu sont génétiquement génocidaires, il les a ensuite dénié l’appartenance à l’humanité par la négation de crimes qu’il commis à l’endroit des millions de Rwandais et la pénalisation de toute évocation de ses crimes comme en témogne l’affaire de la Courageuse.

      « Agence Hirondelle
      02.11.12 – SYNTHESE HEBDOMADAIRE – LA CPI MECONTENTE, KIGALI RECHERCHE PLUS DE 50.000 SUSPECTS
      Arusha, 2 novembre 2012 (FH)-
      Kigali recherche plus de 50.000 suspects : le parquet général du Rwanda a annoncé mercredi qu’au moins 50.000 personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le génocide des Tutsis de 1994 étaient en fuite à l’étranger. Le procureur Jean-Bosco Siboyintore a dit espérer que ces « fugitifs », vivant dans des pays africains et occidentaux, finiraient tous par répondre devant la justice.
      LA SEMAINE PROCHAINE
      Selon le calendrier de la CPI, le sénateur et ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba poursuivra sa défense. Egalement ancien chef rebelle, Bemba est poursuivi pour des crimes commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.
      ER/GF ».

         0 likes

  8. CESAR dit :

    Au Rwanda de Kagame, selon la loi, évoquer varbalement et/ou expressément les mots » tutsi et hutu » constitue un crime de divisionnisme. C’est ce crime qui est reproché à la Présidente des FDU qui lui vaut huit ans fermes en première instance.
    Par définition, mêmes faits, même loi, peu importe leur auteur, fut-il recteur Rwakabamba.

    Recteur de l’UNR, Silas Rwakabamba a écrit les mots « Tutsi et ethnie tutsi » par opposition au hutu et ethnie hutu implicitement évoqués dans l’article ci-après, publié dans le Jeune Afrique du 5 novembre 2012.

    « Rwanda JEUNE AFRIQUE: Kofi Annan, ou la mémoire courte

    05/11/2 05/11/2012 à 09h:26 Par Silas Lwakabamba

    Bas du formulaire
    Silas Lwakabamba est recteur de l’université nationale du Rwanda.

    « Chacun a un livre au fond de lui-même […], endroit où je pense que dans la plupart des cas il devrait demeurer », écrivait le regretté Christopher Hitchens. Cela résume bien le sentiment de la plupart des Rwandais, moi y compris, envers Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies qui est actuellement en pleine campagne de relations publiques pour promouvoir sa nouvelle biographie*.
    En effet, il convient de rappeler le rôle essentiel qu’il a joué dans le blocage d’une action préventive de l’ONU pour empêcher le génocide qui fit 1 million de morts entre avril et juillet 1994. Dans les premiers mois de cette année-là, le chef de la mission de maintien de la paix des Nations unies basé à Kigali, Roméo Dallaire, avait reçu des renseignements précis au sujet de l’extermination planifiée de la minorité tutsie. Dallaire raconte dans ses Mémoires, J’ai serré la main du diable [Libre Expression, 2003, NDLR], qu’il a envoyé une série de fax à ses supérieurs au siège de l’ONU, à New York, pour leur transmettre ces informations urgentes. Le principal destinataire était le patron de Dallaire, alors chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU : Kofi Annan.
    Que se serait-il passé si Kofi Annan avait choisi une autre voie ? S’il avait affronté le Conseil de sécurité, les fax à la main, refusant de sortir jusqu’à ce que l’on comprenne la gravité de la situation ? S’il avait activé son vaste réseau de journalistes et de leaders d’opinion pour forcer le monde à voir ce qui était sur le point d’arriver ? Combien d’âmes auraient pu être sauvées si Kofi Annan avait choisi l’obligation morale d’agir, ou celle d’exiger des mesures ? Et même si la réponse devait être une seule vie sauvée, sa défaite morale et sa culpabilité professionnelle devant la tragédie qui s’est déroulée sous ses yeux demeurent indéniables.
    Et pourtant, dans les années qui ont suivi, Kofi Annan n’a cessé de gravir les échelons au sein de la direction de l’ONU, au point de bénéficier depuis d’un statut de célébrité à la retraite. Cela laisse les Rwandais perplexes. Plus récemment, sa nomination comme envoyé spécial en Syrie nous a semblé déraisonnable. Il nous est difficile d’imaginer un candidat aussi peu qualifié que Kofi Annan pour la prévention des crimes contre l’humanité.
    En 1994, il s’était vu présenter des preuves convaincantes, émanant de sources sûres, selon lesquelles sans une intervention urgente de la communauté internationale tout un groupe ethnique était menacé d’extermination. Un professionnel irréprochable n’aurait pas fait fi de ces renseignements, il n’aurait pas, comme il l’a avoué plus tard, « péché par omission ». Il a lu les fax de Dallaire, examiné leurs implications, et a ordonné de ne pas agir – ce qui en d’autres termes était la voie la plus désastreuse qu’on puisse imaginer dans cette situation.
    * Interventions : a Life in War and Peace, Penguin, Londres, 2012, 512 pages

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda : Kofi Annan, ou la mémoire courte | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique ».

    Au regard de la loi qui a été opposée à la Présidente des FDU, Monsieur Silas Rwakabamba a irréfutblement commis le crime de divisionnisme.

    Question: Kagame va-t-il pénalement l’actionner?

    A défaut, ce sera la confirmation flagrante que le jugement négatif contre la Présidente des FDU est une décision purement politique de Kagame et que les juges rwandais sont au service de celui-ci et nullement à celui de la Justice pour tous les Rwandais.

    Par cet article , les masques de Kagame sont tombés.

    Vos commentaires objectifs sont attendus par les lecteurs de Jambo News.

       0 likes

  9. La HONTE++++++++++ dit :

    C »est Africain nommé Paul Kagame croit qu’il est Europeen, ou membre de l’otan,ou membres des grands décideurs de ce monde,
    C’est un homme qui est ivre du lait, oui bien sûr il est soutenu toujours par l’occident qui hier avait soutenus le défunt Jonas Savimbi, Joseph Desiré Mobutu,Pinochet, etc….à la fin devinez la suite…. Paul Kagame arrête Pasteur Bizimungu, Victoire Ingabire une femme et d’autres iconnus , il essaye d’assassiner Kayumba en Afrique du Sud et tant d’autre mais pas un mot des donneurs de leçons occidentaux ceci n’est pas suffisant il se permet d’heberger des criminels recherché les Rwandais Bosco Ntangata,
    et Nkundabatware ,biensûr ils sont rentrés dans leurs pays. ça fait 18 ans que cet hommes et ses sujets extrémistes tutsi tuent au Congo créer des mouvements rebelles AFDL,RCD,CDNP,M23, FORCE REVOLUTONNAIRE DU CONGO, et les Milices qu’ils approvisionnent par exemple le FDLR recyclé, Certain groupe Mai-mai, est l’homme est toujours frequantable. Au lieu de réconcilier les Tutsi et les Hutu sincérement, il passe sont temps dépuis 18 ans à destabiliser L’est du Congo en y envoyant se sujets tutsi qui obtiennent la nationalité Congolaise avec fusil à la main,souvenez-vous des affrontements entre l’armée de Kagame et Museveni à Kisangani ,des morts, des destructions, mais curieusement la communauté internationale exige que l’ouganda seul paie 10 Milliards au Congo, or en terme des pillages, destructions, viols vols ,le Rwanda de Kagame devrait payer 100 milliards mais silence de cette communauté qui l »encourage d’ailleurs à continuer le sale boulot . Que l’opposante Victoire se confie à la justice divine car l’homme est encore au services des multinationales et l’occident. L’ivresse du lait…………………..;

       2 likes

    • munana joseph dit :

      Quelle haine ! on ne peut pas reflechir normalement avec tant de haine. C’est pour cela que des reactions comme celle ci n’ont rien de bon

         0 likes

Laissez un commentaire