FR | EN

Burundi : Soutien à Hassan Ruvakuki

Publié : le 18 février 2013 à 17:50 | Par | Catégorie: Actualité

Reporters Sans Frontières par la voix d’Ambroise Pierre, le responsable de la zone Afrique a renouvellé le 13 fevrier 2013 son soutien ferme au journaliste burundais Hassan Ruvakuki détenu depuis novembre 2011 et rappelle aux autorités burundaises que leur confrère n’a fait qu’exercer son métier dans le cadre légal en vigueur. Les médias africains, la société civile burundaise, ainsi que les médias français dont Radio France international ( RFI) et France 24 soutiennent Hassan Ruvakuki et dénoncent un procès à caractère politique.

hassan_ruvakukiL’affaire commence en novembre 2011. En effet Hassan Ruvakuki  qui était alors journaliste à la radio Bonesha FM et correspondant chez RFI etait placé en détention à son retour de Tanzanie où il s’etait rendu pour couvrir la naissance d’un nouveau mouvement rebelle burundais.  En juin 2012, le tribunal de grande instance de la province de Cankuzo dans l’est du Burundi le condamne à la prison à vie pour « participation à une entreprise térroriste » .Treize de ses co-accusés dont des militants de l’opposition ont également été condamnés à la prison à perpétuité et neuf autres à quinze ans de prison pour le même motif. Le procès a été entaché par de nombreuses violations telles que la détention du journaliste dans le camp militaire de Cankuzo, un séjour au commissariat de police dépassant la durée légale prévue par la loi, le refus au journaliste d’une assistance juridique lors du passage devant le juge qui a prononcé la mise en détention. L’avocat du journaliste, maître  Onésime Kabayabaya a mis en évidence l’ingérence du pouvoir politique dans cette affaire judiciaire. Sur les ondes de RFI, il déclare que le premier vice président burundais aurait accusé le journaliste d’être coupable d’actes de térrorisme lors d’une rencontre avec le corps diplomatique.  De plus, le Président burundais Pierre Nkurunziza défendait sur les ondes de la BBC la condamnation du journaliste.

Le 09 janvier 2013, après treize mois de détention, Hassan Ruvakuki a été finallement condamné à trois ans de prison par la cour d’appel . En effet, le tribunal a requalifié les faits et il est désormais poursuivi pour «    participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et propriétés ». Néanmoins, dans un interview accordée à RFI, l’un des avocats de la défense, maître Fabien Segatwa, rappelle tout de même que cette peine n’a pas de fondement légal car le journaliste faisait son métier  dans le cadre de la loi sur la presse qui stipule que les journalistes peuvent aller chercher les informations partout où ils peuvent les trouver.

Hassan Ruvakuki a toujours clamé son innocence et dans une lettre écrite en prison il déclare que: « En allant en Tanzanie, dans un camp de rebelles burundais, je n’ai fait que mon métier : celui de journaliste. Je n’ai jamais appartenu à un quelconque parti politique, encore moins à un mouvement armé. Comme tous mes confrères de la planète, je suis allé vérifier, sur le terrain, la véracité d’une information dont j’avais la primeur ».

Actuellement, l’un des enjeux majeurs de cette affaire porte sur la  nature de la requalification des faits et  la privation de liberté conditionnelle dont le journaliste a droit étant donné qu’il a déjà effectué le quart de sa peine et qu’il est d’usage au Burundi de permettre aux condamnés ayant déjà effectué le quart de leur peine de bénéficier de la liberté conditionnelle. C’est pourquoi  la direction générale du groupe audiovisuel extérieur de la France, les équipes de RFI, France 24  et Monte Carlo Doualiya ainsi que RSF soutiennent les démarches de pourvoi en cassation de la défense et condamnent le maintien en détention du journaliste.

Le syndicat national des journalistes de France, ainsi que le Comité Spartacus des journalistes correspondants de RFI et la Fédération Internationale des Journalistes sont toujours mobilisés contre une condamnation  qu’ils disent « injustifiée » car leur confrère n’a « fait qu’aller sur le terrain pour collecter des faits, les vérifier et les transmettre au public ». Dix neuf médias africains s’associent à ce soutien parmi lesquels, le Calame en Mauritanie, l’hebdomadaire Le temps au Tchad, L’inter en Côte d’ivoire, le Centre de presse Norbert Zongo au Burkina faso, le quotidien Mutations au cameroun, le groupe radio-télévision Saraounya (RTS) au Niger, Gabonactu au Gabon et La gazette de la grande île à Madagascar.

Cette affaire montre une  fois de plus le défi auquel sont confrontés les journalistes du continent et en particulier les journalistes de la région des Grands Lacs dont les journalistes rwandais et burundais dans l’exercice de leur profession. Citons notamment le cas des deux journalistes rwandaises  Saidath Mukakibibi et Agnès Uwimana Nkusi dont le dossier est en cours d’examen devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples après l’épuisement des recours devant les juridictions rwandaises.

Marie Umukunzi

http://www.rfi.fr/afrique/20130213-burundi-reporter-frontieres-lance-nouvel-appel-liberation-journaliste-hassan-ruvaku

http://www.snj.fr/spip.php?article4590

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn

8 Commentaires à “Burundi : Soutien à Hassan Ruvakuki”

  1. Avant de se lancer à soutenir quelqu’un il faut d’abord savoir qui il est !
    Voici un document qui vous dit qui est Hassan Ruvakuki : [ Burundi: A quand la libération d’Hassan Ruvakuki ? http://burundi-agnews.org/sports-and-games/?p=4565 ]
    DAM.

       0 likes

    • edouarda dit :

      Tout à fait d’accord avec mr Diallo Abou Moussa ! Persuadée que mme Umukunzi est de bonne foi, il faut toutefois rappeler que les journalistes ont aussi le devoir de vérifier avant de faire appel à une solidarité entre journalistes. Ce n’est pas parce « qu’on fait le même métier » qu’on a les mêmes objectifs. Il faut se rappeler constamment qu’il faut faire attention aux pièges, éviter les amalgames… Les extrémistes ont beaucoup de visages… Les Rwandais se rappelleront tutsi et hutu qui se sont fait prendre au piège entre 1990-1994 puisque le FPR tenait – du moins à l’extérieur – un discours ‘droits-de-l’hommiste’ or que le seul but était de rétablir « l’ordre ancien ». Le Burundi, qui a connu le génocide des hutu en 1972, qui a été gouverné par un régime mono-ethniste jusqu’à l’élection de Ndadaye – qu’on a tué 100 jours après seulement – connaît enfin un peu de stabilité – fragile certes – que certains aimeront (à nouveau) déstabiliser dans l’intérêt d’un petit groupe. Que souhaitent-ils ? Le retour à la guerre, un éternel recommencement des massacres ethniques et politiques ? (la plus grande cause de la pauvreté dans la région des Grands Lacs !) afin qu’un petit groupe puisse reprendre le pouvoir (et tous les moyens sont bons, même s’il faut devenir salafiste , zioniste, …) ? Il y a des personnes et des groupes qui sont toujours à l’oeuvre pour déstabiliser le Burundi – et les pays voisins – et ils sont malheureusement souvent soutenus par une communauté internationale qui ne sait pas se défaire de ses préjugés ethniques (qui ont un fond raciste à mon propre avis: les ‘bons et les mauvais noirs’ qu’ils confondent volontiers avec tutsi et hutu). Les Burundais ont pourtant fait de grands pas et ne méritent pas qu’on les traîte ainsi. Je n’ai jamais entendu intervenir un Didier Reynders pour les journalistes rwandais emprisonnés, ni pour Ingabire ou Mushayidi mais il – et il n’est pas le seul – a interpellé le gouvernement burundais au sujet de Ruvakuki. Le fait que cette communauté – surtout ceux dont on connaît les préférences – intervient dans ce dossier aurait dû faire déclencher une petite sonnette d’alarme qu’il y a autre chose qui se cache derrière. Au Burundi, la « partie civile » – qui bénéficie de ce même appui ‘sans frontières’ – est principalement instrumentalisée par les ‘anciens’ (comprenons ceux de l’ancien régime), ceux-là même qui n’ont jamais dû répondre d’un génocide organisé à 100% par l’appareil de l’état qui en a même fourni ‘la logistique’, un génocide à 100% ethnique (sans caractère politique) et qui – jusqu’au jour d’aujourd’hui n’a pas encore été reconnu à l’ONU (même cas pour le Congo) du fait de l’attitude de la communauté internationale, parfois ignorante mais souvent aussi à cause des partis-pris et d’autres objectifs. Je conseille aux lecteurs de Jambo News de lire entre autres les articles comme « Burundi: je journaliste burundais Hassan Ruvakuki » ou encore « le mercantilisme des médias » parus également dans burundi-agnews.org.

         0 likes

  2. Marie Umukunzi dit :

    @ Diallo Aboue moussa et edouarda:
    Bonjour,
    Jambonews ne diffuse que des informations sourcées et vérifiées. Jusqu’à preuve du contraire, hassan ruvakuki est un journaliste qui s’etait rendu en tanzanie pour exercer son métier de journaliste. Certes l’information qu’il est parti vérifier ne plait pas au pouvoir en place mais le rôle d’un journaliste est de transmettre à la population des informations qui sont vérifiées même si elles ne plaisent pas au pouvoir en place. Cela ne fait pas d’Hassan Ruvakuki, un terroriste ou selon burundi agnews un  » salafiste « . La direction de RFI, le syndicat national de journaliste ( SNJ) par la voix de Nina Desesquelle qui ont été contactés par Jambonews confirment leur soutien à Hassan Ruvakuki qui est un journaliste et non un terroriste ou un salafiste comme les journaux Nyabusorongo et Burundi-agnews l’affirment dans leurs articles. Dans l’article » A quand la libération d’Hassan Ruvakuki ? » de Kazirukanyo Martin,Burundi agnews cite le journal Nyabusorongo qui affirme que Mr Ruvakuki est membre et chargé de communication du parti FRD ABANYAGIHUGU mais dans l’article » le buzz Ruvakuki de cette semaine » , Burundi agnews affirme cette fois que mr Ruvakuki serait membre du parti UPD, une formation de l’ADC IKIBIRI. Pour ma part, il ne s’agit pas seulement d’un problème de manque de cohérence mais surtout, cela révèle les tentatives de désinformation du lecteur avec des informations et des sources non vérifiées parce qu’il s’agit d’un procès politique. Au lieu de vous contenter des sources suivantes reprises sur burundi agnews » Selon M. Ntemere Christian, un citoyen burundais apparemment proche des services renseignements du Burundi », et des » il était connu à Bujumbura que certains membres de cette formation politique étaient des sympathisants des Shebbabs somaliens et d’Al-Qaïda », recherchez d’autres sources d’information et ne considérez pas la désinformation comme vérité d’évangile.
    Bien à vous;

       0 likes

    • edouarda dit :

      Madame Umukunzi. Je me demande toujours comment vous avez pu « sourcer et vérifier » vos informations. Encore faut-il qu’on sache de quelles informations on parle. Que Ruvakuki est un journaliste; on le sait. Je suppose que vous savez alors aussi qu’il a non seulement travaillé pour RFI mais aussi pour radio Bonesha (radio locale burundaise). Je suppose que vous n’êtes alors pas non plus sans savoir qu’il est proche d’Alexis Sinduhije, ancien journaliste burundais, fondateur de la radio privée RPA, ensuite reconverti en politique comme président de MSD. Pour faire libérer Sinduhije, des pressions internationales ont été exercées, notamment par madame Rama Yade – déjà bien connue par les Rwandais – et le ministre belge de la coopération Charles Michel. Je répète donc: avez-vous jamais vu ou entendu ces gens défendre les journalistes, politiciens, droits-de-l’hommistes emprisonnés au Rwanda ? Et pourquoi pensez-vous ? En tant que journaliste, vous ne pouvez pas seulement affirmer, il faut aussi voir le contexte (ce que les journalistes de Jambonews font par ailleurs bien pour le Rwanda). C’est pareil pour le Burundi. Que sait-on ? Que Ruvakuki a été en Tanzanie ? Oui; c’est sourcé et vérifié (et sans autorisation ni papiers; pourquoi travailler en secret ?). Qu’il y est allé pour excercer son métier de journaliste ? C’est déjà plus difficile à vérifier ? Qu’il n’avait aucun autre objectif ou intérêt politique et autre ? C’est encore plus difficile à vérifier puisque les uns disent qu’il distribuait même des tracts, les autres disent qu’il y était ‘en tant que journaliste’. Je ne suis pas de ceux ou celles qui prennent la ‘désinformation’ comme vérité d’évangile… très loin de là mais de la à prétendre comme vous qu’il s’agit nécessairement de désinformation – avec quelles preuves à l’appui ? – c’est un pas que j’oserai pas franchir en tant que journaliste… sans avoir fait plus de vérifications qu’un appel à RFI. Depuis quand d’ailleurs les affirmations de RFI, ‘la voix de Nina Desesquelle, sont elles devenues des vérités d’évangile ? Un réseau, une chaîne, une journaliste connue ne sont ni à l’abri d’erreurs, ni même à l’abri de choix politiques et/ou de préférences. Les Rwandais se rappelleront que pendant très longtemps les paroles d’Alison des Forges ont été prises pour évangile et que ces affirmations étaient considérées comme des ‘informations sourcées et vérifiées’ (même encore par certains à l’heure actuelle). On sait pourtant aujourd’hui qu’elle a commis de nombreuses erreurs et qu’elle ne craignait pas ses propres contradictions. Ecarter les « informations dont on dispose' » d’un contexte socio-politique, entraine le danger de rapporter un fait isolé, qui peut bénéficier à l’un ou l’autre dont l’objectif peut être différent du vôtre. Dire que « le rôle d’un journaliste est de transmettre à la population des informations vérifiées même si elles ne plaisent pas au pouvoir en place » est exact; encore faut-il que ce journaliste dispose donc d’informations, voire d’objectifs neutres. En cas de doute, il prendra au moins les ‘deux côtés’ (ou les deux versions) en considération et laissera au lecteur le choix ou la réflexion.. Je pense effectivement que vous ne connaissez pas assez l’horizon politique du Burundi et encore moins sa vraie histoire et le journaliste qui doit encore découvrir, doit se réserver une certaine ‘modestie’. Comme dit mr Diallo, l’histoire burundaise est assez complexe – avec toutefois – à mon avis et basé sur des faits réels – un fil conducteur: l’ancienne ségrégation ethnique pour des motifs politico-économiques – et il ne faut donc pas faire d’amalgame entre le Rwanda et le Burundi; ce sont deux pays différents avec une histoire différente même s’il y a aussi de nombreuses similitudes. Revenons ainsi sur le « manque de cohérence » cité. L’ADC Ikibiri a des liens étroits avec la ‘partie civile’ (autrefois partie civile Uprona). Ce réseau, qui prétend défendre les intérêts de tout le peuple burundais, est composé en grande majorité par les anciens de la dictature, leurs amis et leurs enfants. Il est appuyé par certains journalistes et leurs liens internationaux, voulu ou non voulu. Ainsi Le Monde écrivait, il y a quelque temps: « un régime » – parlant du gouvernement Nkurunziza – « qui exerce de plus en plus « des actes de harcèlement, d’intimidation et de menaces » à l’encontre d’acteurs de la société civile burundaise, selon les déclarations de plus de 250 associations du pays ». Notons que le Monde dit « selon les déclarations » sans avoir vérifié… Ces parties civiles sont toujours en train de noircir leur propre pays à l’extérieur malgré le fait que le régime n’est plus mono-etnique. Malgré qu’il a fait des efforts considérables pour garantir une paix durable. A-t-on entendu ces parties civiles après l’assassinat de Ndadaye ou celui de Ntaryamira qui a péri dans le même avion qu’Habyarimana ? En tant que journaliste, vous devriez vous poser toutes ces questions me semble-t-il … Ces mêmes journalistes ne cessent de rapporter les faits divers qu’ils présentent constamment comme méfaits du gournement actuel. Peut-on encore parler de ‘rapporter des faits’ en toute neutralité ainsi ? Et si certains journalistes burundais incitent des jeunes gens à déstabiliser le régime par la voie de la violence, ne dépassent-ils pas vraiment leur rôle d’informateurs ? Dans un pays stable, où la démocratie est déjà bien établie, il est vrai que ces journalistes ne devraient pas être inquiétés et la liberté de presse ne devrait pas poser de problèmes. Dans un pays comme le Burundi, la paix et la démocratie sont fragiles et on doit être prudent, voire émettre une certaine réserve avant d’écrire n’importe quoi. Pourquoi pensez-vous que ces journalistes ne font que parler de rébellion, de corruption, d’atteinte à la démocratie or que le Burundi vient de sortir de décennies de dictature, d’un régime mono-ethnique, d’une armée mono-ethnique, d’une justice qui appuyait ces politiciens de l’ancien régime et je pourrai continuer ainsi continuer… Rien que de (vouloir) démontrer à tout prix qu’une rébellion existe au Burundi – sans qu’il y ait des preuves réelles – et de l’ébruiter dans la presse internationale, peut inciter à la violence. On parle d’Interahamwe au Rwanda mais les JRR et les Sans Echecs étaient autant craints au Burundi. Vous argumentez que « Les informations ne plaisent pas au pouvoir en place » et « cela ne fait pas de Hassan Ruvakuki un terroriste ». Je n’ai d’abord nullement prétendu que Ruvakuki est en soi un terroriste ou un salafiste; je le nie pas non plus puisque je ne le sais pas. Mr Diallo en sait probablement plus puisqu’il connaît très bien le Burundi mais c’est la justice qui apprécie. J’ai juste dit que pour certains extrémistes, tous les moyens sont bons, jusqu’à devenir pour le besoin salafiste ou zioniste … L’extrémisme marche ainsi. On sait que les anciens Upronistes gardent de très, très bonnes relations avec (certains milieux de) la Belgique et la France et que ces mêmes milieux politiques (et économiques) se servent de (certains) réseaux journalistiques – comme cela a été et l’est toujours pour le Rwanda d’ailleurs – pour faire passer leur agendas et objectifs (les affaires ne sont jamais loin…). Je tiens aussi à préciser qu’il est inexact qu’on confond ‘volontiers’ l’ADC Ikibiri et l’FRD-Abanyagihugu. Il est tout simplement vrai qu’une branche de la première (UPD) avait lancé le FRD-Abanyagihugu. Etait-il objectif de publier les communiqués de son leader: (Colonel) Pierre-Claver Kabirigi (en fait Kamanzi) enregistrés en Tanzanie ? Ce même Kabirigi qu’on a retrouvé au Congo, comme par hasard dans la région du Kivu où il a été intercepté (et tué) par des soldats congolais.. Rappelons nous aussi du ‘scoop’ de madame Pauline Simonet (France 24), de mère rwandaise et amie du Burundais Alexis Sinduhije ( proche de Ruvakuki) qui sortait un ‘reportage’ (je dirai aux allures de Colette Braeckman) qui a même été publié sur votre site il y a quelque temps, concernant « la rébellion » ‘Fronabu Tabara’ pour le besoin. S’agissait-t-il d’une information sourcée et vérifiée quand cette journaliste parlait d’une « rébellion naissante au Burundi » or que le ‘réportage’ était réalisé au Congo avec un rwandophone (et orchestré par Sinduhiye et son oncle G. Rukindikiza). Ainsi cette média française nous apprenait que « rien ne va plus au Burundi » que « Le Burundi s’enfonce à petit feu dans une nouvelle guerre, mais on en parle pas. Ou si peu ». Madame Simonet n’hésitait pas à nous expliquer que « Les occasions sont si rares de voir des reportages sur leur pays » – le Burundi – « dans les médias internationaux » et n’a donc pas trouvé mieux que d’écrire « Lorsqu’une nouvelle rébellion se forme »… « j’ai saisi l’occasion » … pour parler ‘pour la première fois’ du Burundi. Elle aurait pu commencer par l’histoire de ce pays. Elle aurait pu parler du génocide de 1972, des efforts de la Commission Vérité et Réconciliation, du fait que hutu et tutsi se parlent désormais et essaient de trouver des mécanismes pour sortir des violences cycliques, etc… mais elle a préféré lancer un reportage monté avec un Rwandais (‘général’ Moïse dont elle devait savoir qu’il s’agissait d’un rwando-congolais qui s’appelait en réalite Mutoni Claude alias Gasongo et en présence d’une poignée de gens seulement). Un bon journaliste sait alors qu’il y a d’autres motifs derrière tout ça et qu’ils y a des personnes, des réseaux qui n’ont qu’un souhait, un seul agenda: détruire ce qui a été construit déjà. Je vous laisse apprécier les motifs derrière cela.. Personnellement, je suis donc très navrée de votre réponse madame Umukunzi et du fait que vous l’avez exprimée sans la moindre hésitation, sans le moindre doute et en nous conseillant de trouver d’autres sources d’information (dont on dispose bien entendu – il s’agissait juste de référer à quelques articles) or que vos propres sources sont un peu maigres. En journalisme, il faut toujours (oser) se mettre et remettre en question et personnellement, je suis persuadée que mes paroles ne sont pas évangile… J’avoue que je peux me tromper mais je cherche juste à exprimer ce qui me préoccupe, sans plus puisque je n’ai pas d’objectifs politiques ou autres. Et je préfère le faire sans l’appui de réseaux internationaux dont je me méfie non sans raisons à mon humble avis. Bien à vous,
      Pauline SIMONET, la journaliste de France 24 qui a réalisé ce reportage, est en réalité une amie intime Sachant que le Site Web sur lequel le fameux « Général Moïse » a donné sa première interview est basé en France et animé par un ancien officier d’ordonnance du président Ndadaye et oncle d’Alexis SINDUHIJE très actif dans les milieux de l’opposition basée en occident, il est très facile de deviner le fameux « contact » de Pauline SIMONET avec les « rebelles » ainsi que les véritables commanditaires de son reportage. Envenimer les relations diplomatiques et mettre le feu dans la région ?

         0 likes

  3. Mme Marie Umukunzi,

    Le Burundi est un pays intriguant. Pour comprendre une information, il faut creuser un peu plus…

    Bien à vous
    Diallo Abou Moussa.

       1 likes

  4. INAYA dit :

    @ Edouarda: Hassan ruvakuki est il un térroriste ou juste un journaliste qui faisait son boulot ?

       0 likes

    • edouarda dit :

      Inaya. Je crois que j’y ai déjà répondu. Je n’oserai affirmer ni l’un ni l’autre et ce n’est pas à moi de le faire. J’ai par contre la conviction personnelle qu’il fait partie du réseau de personnes nostalgiques d’une certaine éqoque … Le Burundi mérite mieux. Le Rwanda aussi d’ailleurs ainsi que le Congo. Je suis tout à fait d’accord avec votre intervention où vous dites qu’il appartient d’abord aux Africains de s’entendre, de régler leurs problèmes internes. D’autres ne pourront alors plus profiter des tensions politiques, sociales et autres. Mais que faire s’il y a toujours de ces personnes qui estiment qu’il incombe à eux seuls – pour quelle raison ? sauf une mégalomanie transmise par certains de génération en génération & qui engendre une réaction de ceux qu’ils veulent exclure – de prendre le pouvoir, sans le partager, et d’y rester à tout prix. Pour moi, il ne s’agit même pas de la parler de ‘réconciliation’ – un euphémisme – mais d’une cohabitation dans le respect de l’autre (même dans sa différence) et sans que l’un ou l’autre puisse constituer une menace (pourquoi doit-on nécessairement massacrer ceux qui ne sont pas de votre groupe, ceux qui ne sont pas de votre opinion ou conviction ?). A mon avis, il faut surtout un changement de mentalité et de bons journalistes – qui comprennent leur responsabilité dans ce processus – peuvent y contribuer énormement, du moins à mon avis.

         0 likes

  5. Mujyambere Bosco dit :

    hassan j ia besoin de votres services

       0 likes

Laissez un commentaire