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Pour le parlement rwandais, le Rwanda est victime de la crise en RDC

Publié : le 26 mars 2013 à 13:28 | Par | Catégorie: Actualité

Le parlement rwandais a sorti un rapport le 11 février 2013, qui fait suite aux allégations de la communauté internationale qui accuse le Rwanda d’appuyer en hommes et en armes la rébellion du M23 qui sévit à l’est de la RDC depuis plusieurs mois. Intitulé «  rapport sur les injustices que le Rwanda subi à cause de l’insécurité qui règne à l’est de la République Démocratique du Congo ».

 Les députés disent vouloir  présenter à travers ce rapport les raisons qui poussent la communauté internationale à rejeter toutes les explications données par le Rwanda sur la situation à l’est du Congo. Le parlement rwandais annonce avoir fait le point sur ces accusations de la communauté internationale, par  conséquent publie ses propres conclusions suite aux nombreuses recherches, au cours desquelles des imminents personnalités du régime ont été longuement et soigneusement entendus.

 

 Les origines du rapport

 

Suite aux rapports répétés de la communauté internationale qui accusent le Rwanda d’être derrière la rébellion du M23, dernièrement secoué intérieurement, et qui se bat à l’est de la RDC depuis prés d’un an contre l’armée régulière congolaise, le parlement et le sénat rwandais ont voulu savoir un peu plus.  Ainsi, ont été entendus à l’hémicycle du parlement  le 04 décembre dernier, les ministres des affaires étrangères, des finances et le ministre de la défense James Kabarebe accusé par les experts de l’ONU d’être le véritable chef du M23. Convaincus des arguments fournis par les ministres notamment sur la non implication du Rwanda dans la crise à l’est du Congo, les comités exécutifs du sénat et de l’assemblée nationale se sont réunis le 07 décembre 2012 pour étudier les raisons qui poussent la communauté internationale à rejeter les explications fournies par le gouvernement rwandais pour se défendre contre les accusations sur son implication dans la crise à l’est de la RDC, c’est dans ce cadre que ce rapport a vu le jour.

« La crise à l’est de la RDC trouve ses racines dans l’histoire »

Les députés rwandais expliquent au début du rapport que les problèmes à l’est de la RDC trouvent d’abord leurs origines dans l’histoire, avec la tracé des frontières par les colons qui ont imputé le Rwanda une grande partie de son territoire. « Avec les nouvelles frontières qui ont été tracées sans tenir compte des identités des habitants, une partie des populations parlant le Kinyarwanda (langue parlée au Rwanda NDRL) s’est retrouvée dans le Congo belge », explique le rapport. Les députés expliquent également que c’est à cette période qu’émerge ce que le régime de Kigali a l’habitude d’appeler « l’idéologie génocidaire (ingengabitekerezo) ». « C’est pendant la  période coloniale qu’a commencé la propagation de l’idéologie génocidaire, qui  s’est poursuivie dans la région avec l’arrivée des réfugiés rwandais sur le sol congolais en 1994, sous la protection l’armée française dans le cadre de l’opération turquoise » poursuiy le rapport à la page 21. En effet le rapport avance à la page  19 que la « propagation de l’idéologie génocidaire commençait au Rwanda avant l’indépendance, quand les colons belges ont inventé les ethnies (Abahutu, Abatutsi n’Abatwa), et les ont mentionnées dans la carte d’identité. Ils (les colons, NDRL) ont ensuite démontré que les Tutsi étaient des étrangers venus d’Ethiopie. Cette idéologie s’est accentuée en 1959, quand les colons n’ont pas voulu suivre les instructions des Nations Unies, et ont renversé le pouvoir en place pour mettre à la place les dirigeants qui pensent comme eux ». Le rapport explique que ce comportement des colons a eu comme effet, un acharnement sur les Tutsi qui ont vu leurs maisons incendiées. Menacés, de nombreux Tutsi se sont réfugiés dans les pays frontaliers notamment en Tanzanie, en Ouganda et surtout à l’est de la RDC, où était implantée une autre population parlant la langue rwandaise. « En RDC, les populations parlant Kinyarwanda ont commencé à se quereller  à cause de la politique des autorités rwandaise visant à faire détester les Tutsi où ils se trouvent » (p.17).

 

L’hostilité inexpliquée de nombreux experts et ONG envers le régime de Kigali

 

Le rapport explique que depuis la conquête du pouvoir au Rwanda en 1994 par le Front Patriotique Rwandais, les écris hostiles au régime n’ont cessé de fuser de toute part, émanant principalement des ONG des droits de l’homme et certains experts des Nations-Unies. « Ces rapports viennent principalement des organisations non gouvernementales, la presse, les Nations Unies, les églises, les pays puissants, les chercheurs et les tribunaux internationaux. L’objectif est de salir le gouvernement, et le décrédibiliser sur la scène internationale » indique le rapport à la page 26.  Les députés mettent en cause certains pays qui se cacheraient derrière ces organisations non gouvernementales pour rédiger les rapports hostiles au gouvernement. Ces députés mettent en cause également, la crédibilité de certains experts des Nations Unies qui selon eux seraient proches des « opposants rwandais ». Le rapport évoque l’exemple de l’américain Robert GERSONY qui a été chargé par les Nations Unies en 1994 d’enquêter sur les conditions de vie des réfugiés rwandais dans les camps de Tanzanie. Selon le rapport, ce dernier par son peu de connaissance de la région des Grands Lacs,  » a livré un rapport rempli de mensonges visant à salir le régime de Kigali ».  En effet, selon certains observateurs, le régime de Paul Kagame n’a pas digéré que Gersony mentionne dans son rapport de 1994 que, le Front Patriotique Rwandais a massacré plus de 30 000 personnes dans la préfecture de Kibungo en 1994, et que cette cruauté qui a marqué les populations réfugiées en Tanzanie, les a dissuadé à regagner leur pays par peur de subir le même sort. Gersony avait souligné dans son rapport en 1994, qu’à peu prés 250 personnes étaient tuées par jour dans la préfecture de Kibungo.

 

Le rapport revient également sur le cas de Roberto GARRETON, un expert qui a dirigé une commission d’enquête des Nations Unies chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme entre 1996 et 1998 en RDC. Le rapport que Roberto Garreton a publié  le 30 juin 1998, a donné lieu en 2010, à un autre rapport beaucoup plus volumineux appelé « Mapping Report », qui revient sur la façon dont les militaires du Front Patriotique Rwandais avec « l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) » ont exterminé plusieurs milliers des réfugiés hutus au Congo à partir de 1996.

Le rapport du parlement se prononce  également  sur le « Mapping report », un volumineux document de 700 pages publié en 2010 par les Nations Unies, et qui fait un inventaire des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la RDC entre mars 1996 et juin 2003, et accuse les soldats de l’APR d’avoir perpétré « les crimes qualifiables de génocide ». Les députés disent que les experts ayant rédigé ce rapport ont démontré leur mauvaise volonté de mener une enquête minutieuse, et de vérifier méticuleusement les preuves et la crédibilité des sources et des témoins. « Les experts n’ont pris que 6 mois pour enquêter sur les crimes qui se sont déroulés sur 10 ans, et sur un énorme territoire mesurant 2.345.410 km2 » affirme le rapport à la page 34. D’après les parlementaires,le Mapping Report a pour bût de minimiser (gupfobya) le génocide tutsi en démontrant que les deux groupes ethniques (hutu et tutsi NDRL) ont perpétré des génocides ».

 

Le rapport dénonce également les conclusions du dernier rapport des Nations Unies accusant le Rwanda d’appuyer les rebelles du M23 au Congo. D’abord, les députés mettent en cause la crédibilité des experts ayant mené l’enquête sur le soutien du Rwanda à la rébellion dit de M23. Les auteurss’en prennent vigoureusement à Steven HEGE, qui dirigeait le groupe des experts. D’après les parlementaires, l’américain Steven Hege qui se dit « expert » des groupes armés n’a aucune compétence dans ce domaine puisque les organisations avec lesquelles il a travaillé, notamment « Jesuit European Social » et “Peace Appeal Foundation” n’œuvrent pas dans le domaine de groupes armés. p.53.

 

Les députés vont très loin en accusant  Steven HEGE et un autre expert des Nations Unies connu sous le nom de Jason STEARNS, d’avoir voulu utiliser leur travail aux Nations Unies à des fins propres. D’après ce rapport, ces deux hommes voulaient en 2009 s’associer avec 15 autres experts congolais pour créer une société qui s’appelle “STEARNS & HEGE INC”. Cette dite société qui allait selon le rapport œuvrer dans l’exploitation et le contrôle des pierres précieuses, devait se faire octroyer par les donateurs cinq millions de dollar (5.000.000US$). Steven Hege et ses associés allaient faire cette activité au bout de leur mandat en tant que experts aux Nations Unies, souligne le  rapport. Les députés accusent également Steven Hege de se faire porte parole des FDRL, de salir le Rwanda en scandant partout que le pays est dirigé par un groupe « minoritaire des Tutsi venus d’Ouganda » ; de minimiser le génocide tutsi en disant que ce qui s’est passé en 1994 est une guerre civile.

L’acharnement calomniateur de certains pays contre le Rwanda

Le rapport met en cause certains pays puissants qui ne cesseraient de ménager leurs efforts afin que les sanctions soient prises envers le Rwanda. Le pays le plus cité dans le rapport est la France, pays qui selon le parlementa toujours fait pressions aux Nations Unies pour que les sanctions soient prises envers le Rwanda. Le rapport explique que les tous les projets de résolutions aux Nations condamnant le Rwanda dans le dossier M23 ont été presque toutes déposés par la France. Le rapport évoque aussi la Belgique, pays qui selon eux, a pesé de son poids pour pousser les autres partenaires du Rwanda à se montrer fermes sur le dossier M23. Le chef de la diplomatie belge Didier REYNDERS est accusé d’exhorter tout le temps le Rwanda de cesser tout soutien à M23, et de demander à ce que le Rwanda fasse pression sur le M23 afin de faire cesser la violence. Les députés disent ne pas comprendre pourquoi le chef de la diplomatie belge est convaincu que le Rwanda a une autorité sur le M23. Un autre exemple démontrant cet entêtement de la Belgique à accuser le Rwanda, c’est la demande faite par le président de l’assemblée belge André FLAHAUT le 21 décembre 2012 au ministre des affaires étrangères marocain Youssef AMRANI, lui exhortant à ce que son pays utilise son siège au conseil de sécurité pour faire comprendre la position du gouvernement congolais (p.72).

Le rôle des ONG, experts et chercheurs

Le rapport évoque également les pressions des organisations comme « Human Rights Watch (HRW) », qui ne cesseraient de harceler les partenaires du Rwanda et la banque mondiale afin qu’ils maintiennent le gel de l’aide au Rwanda tant que ce pays continuera d’appuyer les rebelles de M23. Les parlementaires rwandais soulignent que le ressentiment de ces organisations envers le régime de Paul Kagame ne date pas d’hier, mais remonte de 1994 quand le FPR a conquis le pouvoir. « Ces deux organisations n’ont cessé de salir le Rwanda depuis 1994, mettant par exemple au même pied d’égalité le génocide contre les Tutsis aux crimes commis par les soldats du FPR » souligne le rapport (p.86).

Le rapport fait une énumération des personnes qui critiquent le régime de Kigali, et les accuse d’être en partie les responsables des maux dont souffre le pays, notamment en ce qui concerne les sanctions suite aux accusations visant le Rwanda à cause de ses liens avec le M23. « Ces personnalités sont responsables du gel d’aide au Rwanda par certains donateurs, car ce sont eux qui propagent des rumeurs visant à salir le pays, et donnent une mauvaise image du pays des milles collines sur la scène international ». Parmi ces méchants qui salissent l’image « glorieuse » du Rwanda, il y a en premier lieu les experts Filip REYNTJENS et André GUICHAOUA. Selon les députés, ces experts qui conseillent souvent les enquêteurs internationaux et les ONG, sont les principaux responsables des rumeurs et désinformations qui sont faites sur le Rwanda.

« Dans cette période où l’est de la RDC est en guerre, ces experts sont souvent invités sur des plateaux des chaines de télévisons, c’est souvent à ce moment qu’ils se livrent à une campagne d’intoxication et calomnie contre le  Rwanda et ses dirigeants » note le rapport à la page 112.

En deuxième lieu le rapport évoque les connaisseurs de la région des Grands Lacs comme l’abbé Serge DESOUTER (qui détesterait amplement le FPR (« yanga urunuka FPR »), selon le rapport), le professeur Bernard LUGAN, madame Madeleine RAFFIN (vice présidente de la France-Turquoise), l’Allemand Dr Helmut STRIZEK, etc.

Les députés rwandais pointent également du doigt l’hebdomadaire “MARIANNE”, le mensuel “Afrika International”, le quotidien  « The Guardian » qui seraient selon eux, « les « véritables propagateurs du sentiment anti Rwanda, anti FPR, et anti tutsi » (p.109-110).  Les auteurs s’en prennent ensuite aux nombreux journalistes, qu’ils accusent de diffamer le Rwanda, de nier le génocide tutsi, et voient le Rwanda comme « l’instigateur (nyirabayazana) des troubles sans fin qui minent la région des Grands Lacs ». Il s’agit entre autre de  Pierre PEAN, Charles ONANA, Marie-Roger BILOA, Stephen SMITH (France), Peter VERLINDEN (Belgique), Robin PHILPOT (Canada), Thierry VIRCOULON (d’ICG), A ces hommes des médias, le rapport ajoute les représentants des ONG “AMNESTY INTERNATIONAL” et “GLOBAL WITNESS”.

Les parlementaires énumèrent également des associations de défense des droits de l’homme et de la société civile surtout rwandaise et congolaise, et les qualifient de « groupes négationnistes ». Il s’agit notamment d‘AVICA (Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique centrale); CLIIR (Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda) de Belgique, APARECO (“Alliance des patriotes pour la refondation du Congo”), Pro Justitia Rwanda (Pays-Bas); Justice et Réconciliation, Ibukabose (France), Collectif des Victimes des crimes de masse commis dans la Région des Grands Lacs Africains “COVIGLA” (France), FEIDAR (Fédération Internationale des Associations Rwandaises (France)), COJESKI (Collectif d’organisations des jeunes solidaires du Congo-Kinshasa), etc..

Les églises et le gouvernement congolais sur la sellette

Après l’énumération des pays, organisations internationales, ONG, médias et différentes organisations de la société civile, « qui se seraient engagés dans une croisade contre le Rwanda et son régime », le rapport revient sur  » les églises congolaises »,  qui se seraient impliquées dans la campagne de « diffamation et diabolisation » contre le Rwanda, et accuseraient par conséquent le régime de Paul Kagame de mettre le Congo à « feu et à sang ». Pour appuyer leurs affirmations, les parlementaires donnent l’exemple d’une pétition du 12 juillet 2012 organisée par les églises de la RDC qui a recueilli plus d’un million de signatures, et dont le bût était de condamner le M23 et  le Rwanda, « “les éternels criminels en RDC” qui menacent sa sécurité et sa stabilité » p.125.

Le gouvernement congolais et les élus locaux ne sont pas mis de côte par le rapport des parlementaires rwandais. « Ceux-ci, depuis le début de la guerre à l’est, n’ont cessé de crier dans tous les médias que l’ennemi de la RDC est le Rwanda ». D’après  les députés, cette campagne de diabolisation du Rwanda a poussé certains congolais à  agresser et piller les rwandais vivant sur le sol congolais. D’autres rwandais vivant au Congo « auraient été arrêtés, et obligés à signer des accusations contre le Rwanda ». P.128.

Dans sa conclusion, les parlementaires remercient le gouvernement pour « sa patience et sa clairvoyance »  à ce moment où le Rwanda est accusé d’être la source de la nouvelle guerre qui secoue l’est du Congo, et y provoque une crise humanitaire majeure. Ils recommandent aux Nations Unies d’exclure parmi ses experts enquêtant sur « les groupes armés »,  Bernard LELOUP,  » car son antipathie envers le  Rwanda et son président ne serait pas un secret.

Si ce rapport des parlementaires rwandais semble refléter la position défendue par le régime de Paul Kagame sur tous les sujets, il a au moins le mérité de reconnaître publiquement à la page 84 que, le Front Patriotique Rwandais a commis également des crimes, ce que le régime a toujours nié jusque-là.[1]

Jean Mitari

Jambonews.net

Lire l’intégralité du rapport en Kinyarwanda


[1] « Kuva mu kwezi kw’Ukuboza 1994, HRW yatangiye ibikorwa byo guhimbira u Rwanda ibinyoma bashyira jenoside yakorewe abatutsi ku rugero rumwe n’ibyaha byakozwe na bamwe mu basilikare ba “Rwandan Patriotic Army” »


 

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11 Commentaires à “Pour le parlement rwandais, le Rwanda est victime de la crise en RDC”

  1. Bizimana dit :

    Voila un rapport qui va bine tenir l’image du pouvoir Tutsi- Sajya au Rwanda et sa culture des mensonge.
    Dans ce rapport mentionne que les colons belges ont arracher une grande partie du Rwanda pour le coller au Congo. Ce sujet est tellement intéressant jusqu’a ce que le Kivutien s’en moque, car l’histoire de cette partie du Kivu est claire et précis à la non appartenance de cette territoire au royaume du Rwanda avant la colonisation Belge au Congo et allemande au Rwanda . C’est ici oû les parlementaires rwandais vont subir une honte, gare à un intellectuel qui va s’en mêler dans ce débats.
    Bien que la plupart de mes compatriote rwandais croient qu’une partie du Kivu appartenait au Rwanda, la vérité est toute autre. Aucun territoire du Kivu n’a jamais appartenu au royaume Rwanda. Oui, depuis 1878-1893, il y a eu quelque victoire du roi Rwabugiri du Rwanda à la conquête de certains territoires du Kivu, notamment le royaume de la confédération de Buhunde dans certains territoires de Rutshuru) dans le Nord-Kivu et le royaume de Bahavu sur l’ile d’Idji dans le Sud-Kivu. Cependant, ces conquêtes étaient éphémères et leur domination par Rwabugiri a duré 17 ans seulement, car dans ces multiple incursion sur les territoires du Kivu, ces adversaires redoutables, les Bashi s, l’ont humilier jusqu’a causer sa mort et permettant d’autre pays voisin (Bahunde et Bahavu) à reconquérir leur territoires respectifs jusqu’à l’arriver des bancs.
    Quand à la présence des rwandais au Nord-Kivu dans des royaumes de Buhunde et Nyanga (Rutshuru et Massisi), leur installation dans ces zones est dû par la politique belge d’implantation des populations Banyarwanda à cause de la surpopulation et de la famine Ruzagayura juste après la premier guerrier mondial. Ces documents historiques existent dans les archives et des publication y relatant sont dans les archives des Nations Unies, publications dont certains publications ont été fait par des rwandophones descente de ces populations rwandais implanté au Nord-Kivu, notamment le livre Ntare Denis Semandwiga.
    Apert ces preuvent historique, les parlementaires rwandais vont devoir explique pourquoi il ya des monarques (Abami) dans ces territoires alors qu’ils prétend que ces territoires appartenait au Rwanda.
    Nimurekere aho mutikoza isoni, kuko izo mwikojeje zirahagije.

    Bizimana Cyusa Jules.

       5 likes

    • Muheto dit :

      J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre commentaire , cependant je trouve que vous vous contredisez sur un point.
      Si j’ai bien compris vous prétendez que les rwandophones présents dans le KIVU ont été « implantés » par le colonisateur belge…
      Que leur présence sur le territoire du Congo actuel n’est qu’un fait récent….etês-vous bien sur de ce que vous avancez?

      Selon votre raisonnement le fait qu’il y ait des monarques (Abami) dans les territoires du Kivu est la preuve que ces territoires n’a jamais appartenu au Royaume du Rwanda contrairement à ce que prétend actuellement le parlement rwandais.
      Je vous rejoins dans ce raisonnement qui me semble tout à fait cohérent.Mais pour moi si on suit ce raisonnement, le fait que ces rwandophones aient établie une monarchie dont le lignage peut remonter jusqu’à une 20aine de génération est la preuve qu’ils sont installés sur ces terres depuis beaucoup plus longtemps que tu ne le prétends , au point qu’on peut affirmer qu’ils sont autochtones de cette région…Je parle en connaissance de cause étant moi-même originaire de Massisi ,je peux remonter mon lignage jusqu’à 10 génération et dans cet arbre généalogique yen a même un qui porte un nom de lieu du territoire de Massisi, ce qui prouve bien la présence de nos ancêtres dans le KIVU bien avant l’arrivé des colons et de la famine RUZAGAYURA.

      Tout ça pour dire que selon moi y a bien des populations rwandophones autochtones (originaires)du KIVU.
      Ma propre histoire et celles de tant d’autre personnes le confirment .
      A propos je connais bien Denis semadwinga (Paix à son âme) ,ce honorable compatriote qui s’est battu pour prouver et affirmer l’appartenance des rwandophones à notre mère patrie le Congo.
      Pour celà je suis curieux de lire ce livre dont vous nous parlez ….pourriez vous m’indiquer le titre de ce livre s’il vous plait ?
      Il faut cesser l’amalgame rwandophone = rwanda . INZIRA YA HAFI YAMAZE ABATWA

      Fraternelement,

      MUHETO

         2 likes

      • Bizimana dit :

        Slt Frère Muheto,
        Je vous remercie pour avoir porter un intérêt sur mes commentaires.
        Pour répondre a tes questions, je tiens à vous dire que vous m’avez peut être mal lu. Je crois bien que il y a pas des contradictions dans ce que j’ai écrit sur la présence d’une population rwandais originaire du Kivu.
        Je le répète et je l’affirme, la présence de la population rwandais au Nord-Kivu (Masisi et Rutshuru) est une conséquence découlant de la politique belge d’implantation d’une frange populations rwandais au Kivu vers les années 1939 en 1956. Cette politique on l’appellait MIBA (Mission d’immigration Banyarwanda) et elle fut sanctionner, en 193, par un accord entre les autorités administratives du Kivu, les autorités du Rwanda et le Comité national du Kivu (Les monarque Kivutiens). L’objectif de cette politique avait, d’une part, d’organiser les migrations des populations du Rwanda et, d’autre part, de créer une circonscription rwandaise dans les secteurs dépeuplés de la zone de Masisi. Comme la zone d’implantation prévue appartenait à une collectivité bahunde, un acte de cession fut passé avec le chef bahunde Kalinda qui recevra une somme de 29 600 francs belges en dédommagement. Toi qui prétend être originaire de Masis, tu aurais au moins appris cette histoire. Le territoire accordé aux Rwandais dans cette de Masisi que le roi Kalinda (Hunde) aurait vendu s’appeller l’enclave de GISHARI et mesurait 350 km2, soit une étendue d’à peu près 19,5 kilomètres de longueur sur 18 kilomètres de largeur. Cette territoire fut dirigé après la sa création par un chef Tutsi venu du Rwanda Bucyanahandi. Je vous informe que Bucyanahandi fut deporter trois ans plus tard par les colon Belge, car Bucyanahandi est le premier a avoir vulu soulever ses sujets (banyarwanda) a demander l’annexion de Gishari au roayme du Rwanda. Il sera déporter comme délinquant qui ne voulais pas respecter l’autorité royale de Buhunde.
        Autre territoire crée respectivement pour le Banyarwanda dans le Kivu durant la politique de MIBA est la territoire de Bukumu, nord de Goma, territoire Bwisha (Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari) dans le Rutshuru.
        Pour répondre à ta question, le fait que ta génération remonte à plus de 10 générations avant Ruzagayura, cela ne justifie pas qu’il y a des population rwandais originaire (autochtone) du Kivu. Il y a toujours eu des immigrés dans l’histoire de l’humanité. Je suis rwandais vivant aux USA, mes enfants et les générations qui vont les suivres ne diront jamais que les USA était un territoire du Rwanda. Autre exemple, Nakesa (fille de Niganda, originaire du Rwanda), épouse du Chef Ngweshe-Lirangwe dans le pays de BASHI, vivait avec sa famille au Bushi comme immigré rwandais, tout comme tant d’autre, mais cela ne dit pas que le territoire de Ngweshe était un territoire du Rwanda, car les rois de Bushi était le cousin du Chef Lirangwe, le roi Nabushi Kabare Rutaganda, lui qui a vaincu Rwabugiri et causa sa mort, en 1894. Autre exemple, étant originaire de Cyangugu, je connais la famille de Gishugi (famille de Faustin Twagiramu) jusqu’ à 5 générations. Ces descendent de Gishugi, un sujet Shi immigré de Bushi au Rwanda n’ont jamais prétendu qu’ils sont autochtones de Cyangugu ou que Cyangugu appartenait au Bushi, mais cela n’empêche pas qu’ils ont obtenu la nationalité rwandaise.
        En conclusion, oui, il y a une population banyarwanda au Kivu que nous pouvons appelle les descendent des immigrés banyarwanda qui ont obtenu la nationalité congolaise, bien qu’elle soit né au Kivu depuis des générations, elle n’est pas autochtone ou originaire du Kivu et par conséquent, la terre ou cette population habite n’était pas un territoire du Royaume du Rwanda, mais par contre du royaume de Buhunde.

        Quand aux écrits de Denis Semandwiga, je te recommende de lire le livre de l’ambassadeur J.B Mitima Miriima, Les Bahundes au pied de volcan, tu trouveras la référence de Semandwiga, et d’autre rwandophone (Hutu-Tutsi) qui nous renseigne de cette histoire.
        Merci.

           5 likes

    • Kadi dit :

      Il faudrait peut-être aborder le problème du point de vue du découpage géographique des nations que de celui de l’implantation des populations.

         1 likes

      • Bizimana dit :

        Cher Kandi,
        Permets moi de vous répondre. Je vais aborder le problème du point de vue du découpage géographique des nations que de celui de l’implantation des populations.
        L’histoire nous renseigne que l’Europe s’est partagé l’Afrique en 1885 avec la Conférence de Berlin. C’est de cette année que le Congo deviendra la colonie Belge, la Tanzanie , le Rwanda et le Burundi la colonie Allemande et l’Ouganda la colonie anglaise.
        Toute fois, bien que le Congo était une colonie belge, une grande partie de l’Est du Congo n’avait pas connu l’influence de l’homme blanc belge. En particulier la région du Kivu, a connu le premier au blanc en 1894, le Comte Gustav von Götzen, lui qui a découvert le lac Kivu.
        Cette particularité s’applique aussi au Rwanda. Bien qu’elle soit une colonie allemand depuis la Tanzanie, le Rwanda fut connu par les allemand vers 1992 par l’échec de la tentative d’Oscar Buman a s’emparer du Rwanda vers le Buhunde. Le premier home blanc a arrivé au Rwanda est l’allemand Dr. Richerd Kent, en 1986 une année juste après la mort de Rwabugiri.
        Vers la fin du 19 siècle et début vingtième (1899-1901-1906) le Belge et les allemand détermine les frontières. Rappelons ici que, avant la création des frontières, les territoires du Nord-Kivu ( Rutshuru et Masisi) font partie du Royaume confédéral de Bahunde et dirigé par le roi Mupfunyi père de Ngyiko, le retable ennemi de colon belge. Tandis que le Sud-Kivu est dirigé par Nnabushi Kabare Rutaganda au BUSHI et le Rwanda par Yuhi Musinga. Une premier post militaire et administrative sera créée en 1889 par les Belges à Nyalukemba (Bukavu), et un autre en 1907 celui de Kitofu (Masisi). Et les allemand s’installèrent deux post du cote du Rwanda, une à Kamembe (Cyangugu) et l’autre à Rugari (Kisenyi).
        C’est vers 1911 que la frontières seront définit de ce qui est le Congo Belge et le Rwanda allemand, en accord avec l’organisation des peuples et selon leur royaume. Donc il y a aucun territoire du Rwanda qui est allée au Congo. Sauf qu’en 1912, on a reconnu la présence de Hutu dans les territoire de Bahunde (Rutshcuru). Ces Hutu était au Buhunde soit à cause des guerres infinies et de la politique esclavagistes des monarque rwandais ou soit par la recherche de la terre qui devenait rare au Rwanda. Ce Hutu sont le premier rwandaphone a avoir vécu au Congo depuis des années et n’avaient jamais perturber l’ordre de monarque Buahunde, jusqu’à l’arrivé du chef Bucyanahandi, en 1939 (Le Rwanda était déjà Belge), un sujet Tutsi, nommé par les colons belges pour dirigé les rwandais implanté au Congo par la politique de MIBA à Gishari (Masisi).
        En coclusion, il n’y a aucun territoire du Rwanda au Congo. Les Rwandaphones qui sont au Congo ont toujours était sous l’autorité royale des Bahunde, Banyanga et Ndande. Et non le contraire.

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        • Bizimana dit :

          Quelques correction 1992 corrige 1892 (Oscar Buman) et 1989 corrrice 1896 (une annee apres la mort de Rwabugiri)

             0 likes

  2. Brennus dit :

    Moi qui croyais que la paranoia était etait une délusion individuelle, me voici confronté à une forme collective de délusion de tout un parlement qui croit que le monde entier est contre eux, que tous les experts des Nations Unis sont des incompétents malhonnêtes, que les chercheurs indépendents ne savent rien, que les organisations de défenses des droits de l’homme sont des menteurs invétérés sauf quand ils fustigent les adversaires de Kagame et que sur toute la planète(plate) il n’y a que les rwandais et leur patron qui puissent être digne de foi. Eh bien, malhonnêtes du monde entier, qu’est ce qui vous a pris pour vous liguer injustement contre un homme aussi probe, aussi irréprochable, aussi illuminé et aussi affable que Kagame? Faire des reproches aussi injustifiés à ce pays si Angélique! Voyons donc…
    Bienvenus dans un monde parallèle d’innocence et de victimisation…Y a-t-il un psychiatre (de préférence « malhonnête, incompétent ») qui pourrait nous éclairer sur cet état de délusion collective?

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  3. Kasongo dit :

    Il y a pas à se poser des questions sur le soutient de l’assemblée au pouvoir en place. Le pouvoir a récolté plus de 90% aux dernières élections, ce qui dénote le caractère dictatorial du règne de Kagame à moins que ça soit une première en démocratie.
    Cette assemblée n’a servi que de lance voie afin de donner un semblant de lecture commune par toutes les institutions du Rwanda, mais en ce jour la vérité a rattrapé le Rwanda qui a sur son sol une partie du M23. Les signes de temps démontrent que le pouvoir Kagame est en déclin et que les nuages tombent sur sa tête, voilà qui explique tous ces efforts à vouloir soigner son image par des incohérences que même un enfant de 5 ans n’accepterait.
    Pourquoi mettre toujours en exergue le génocide des Tutsis, est-ce devenu un fond de commerce pour ce régime? A côté de ce génocide il y a eu des crimes de guerre causés par les éléments du FPR qui coordonnaient les opérations militaires lors de la guerre de l’AFDL, des milliers des réfugiés rwandais sont tombés sous les obus, balles, et autres des soldats du FPR. C’est du sang humain coulé abondamment qui ne cessera de réclamer justice, s’il y a eu justice pour les tutsis victimes de génocide au Rwanda, il y en aura une aussi pour les hutus tombés sur le sol RD Congolais.

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  4. licopa dit :

    Je n’arrive pas à comprendre le régime du Rwanda, ni non plus les dirigeants rwandais…Les parlementaires rwandais qui sont censés créer les lois se comportent comme des vulgaires délinquants de la rue. Voilà qu’ils déclarent, je cite :  » les problèmes à l’est de la RDC trouvent d’abord leurs origines dans l’histoire, avec la tracé des frontières par les colons qui ont imputé le Rwanda une grande partie de son territoire. « Avec les nouvelles frontières qui ont été tracées sans tenir compte des identités des habitants, une partie des populations parlant le Kinyarwanda (langue parlée au Rwanda NDRL) s’est retrouvée dans le Congo belge », explique le rapport. Les députés expliquent également que c’est à cette période qu’émerge ce que le régime de Kigali a l’habitude d’appeler « l’idéologie génocidaire» ». Il ne faut pas réécrire l’histoire…Tout le monde sait ce que trame Kagame…Le Rwanda, sans le Congo, ne peut pas faire le poids et au moins nous vous remercions d’avoir ouvert les yeux des congolais…car nous savons aujourd’hui ce que vous êtes : des menteurs et des opportunistes nés…et nous ne vous laisserons plus jamais envahir notre nation…

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  5. Janvier dit :

    Au moins il y a encore un rwandais Bizimana qui peut expliquer a Olivier, Kagame et Mushikiwabo et tous ses autres frères la réalité des faits. Il y a en a qui raisonne encore comme des humains normaux et qui peuvent argumenter avec la moindre cohérence dans le raisonnement. C’est curieux ; on croyait que la paranoïa était une délusion individuelle, mais voici tout un parlement confronté à une forme collective de délusion croyant que le monde entier est contre eux, que tous les experts des Nations Unis sont des incompétents malhonnêtes, que les chercheurs indépendents ne savent rien, que les organisations de défenses des droits de l’homme sont des menteurs invétérés sauf quand ils fustigent les adversaires de Kagame et que sur toute la planète(plate) il n’y a que les rwandais et leur patron qui puissent être digne de foi.

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  6. kolomabele dit :

    Les Tutsi, à en croire certains occidentaux, sont une race supérieure par rapport aux autres peuples bantous.La réaction du parlement rwandais,dominé par la minorité tutsi,nous prouve le contraire.Ces messieurs et dames ne vivent pas au seuil du XXIè siècle.Ils ont reculé de 3 siècles.Ils croient vivre au 16è siècle,où cette minorité venue de la Corne de l’Afrique écrasait la majorité bantoue.Le parlement rwandais ment honteusement.C’est le Congo qui est abandonné par la communauté internationale.Mais le Rwanda,dirigée par ces tueurs tutsi, est chouchoutée par la communauté internationale. Il croule sous les aides internationales.

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