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Rwanda : qui commémorer et quand ?

Publié : le 7 avril 2013 à 2:38 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité

Pendant que les Rwandais de par le monde se préparent pour le tristement célèbre mois d’avril, des pensées et des émotions indescriptibles leur viennent à l’esprit lorsqu’ils se remémorent l’horrible génocide qui a eu lieu en 1994. Il n’y a pas un Rwandais qui n’a pas été touché par les massacres qui ont frappé le pays à partir du début du mois d’avril. Mais, au lieu de partager la douleur et de se rassembler pour commémorer ceux qui sont morts lors de cette tragédie, les Rwandais semblent ne pas trouver un terrain d’entente pour une commémoration appropriée de leurs victimes.  Les étiquettes et les définitions font obstacle à une date de commémoration commune,  que ce soit le 6 ou le 7 avril, et la guerre des mémoires entrave la reconnaissance des victimes hutu et tutsi, tout en oubliant les Twa et les non-Rwandais.

Refugees from Rwanda

Les réfugiés rwandais à Goma, en RDC, après le génocide de 1994. Photo : Jon Jones/Sygma/Corbis

A l’heure où le monde entame pour la 19ème fois les sensibles commémorations du mois d’avril, on peut se demander : pourquoi les rwandais n’arrivent pas à se mettre d’accord sur qui commémorer et quand le faire en ce qui concerne le génocide de 1994.

Avant d’aborder une problématique aussi compliquée, il est important de noter que les dynamiques sociales rwandaises, comme dans les autres sociétés, sont très complexes. Il y a des tensions saines et malsaines entre les différents groupes de personnes, allant de groupes ethniques, régionaux et politiques à des groupes de personnes pauvres et riches. Ces tensions ont caractérisé la vie sociale depuis la période d´avant la colonisation. Bien que la majorité des médias essaient de réduire le problème rwandais à celui de l’ethnicité uniquement, la problématique est beaucoup plus large et elle implique plus des problèmes politiques qu’ethniques.

Etiquettes et définitions

Chaque année le 7 avril, le gouvernement actuel du Rwanda  préconise la commémoration du «  génocide contre les tutsis », qui, pour le gouvernement, fait référence  aux massacres ethniques qui sous-tendent le caractère génocidaire des « extrémistes hutus » qui ont tué leurs voisins pour être simplement né Tutsi. La brutalité des faits et les témoignages de ces événements ne sont pas là pour être questionnés, mais plutôt pour être reconnus et regrettés par tous les rwandais.

Cependant, en déviant du terme « génocide rwandais » de l’ONU et en choisissant  d’étiqueter le génocide comme « génocide contre les tutsi », le Gouvernement a, intentionnellement ou non, exclu les hutus et autres victimes non-tutsi de la commémoration annuelle officielle qui concerne uniquement les victimes tutsi. Ce ne serait pas un problème si il n’y avait pas eu de victimes hutu ou si très peu de hutu étaient morts, mais l’exclusion de centaines de milliers de morts est quelque chose qui ne peut être ignoré pendant que leurs proches désirent aussi de l’espace pour pleurer ceux qu ’ils ont perdu.

En outre, le problème se complexifie lorsque des représentants du Gouvernement prétendent  que les victimes non-tutsi n’ont pas été visées par le génocide mais parce qu’elles étaient « malheureusement prises entre les feux croisés des Forces armées rwandaises (FAR) et le Front patriotique rwandais (FPR) », alors en conflit. C’est ainsi que s’est exprimée Immaculée Uwanyiligira, Ambassadrice du Rwanda aux Pays-Bas, lors d’une commémoration.

La question qui se pose alors est de savoir comment faire la différence entre les différents types de victimes et la façon de les classer en fonction de quelle échelle de gravité.

La guerre de mémoire

Il n’est donc pas surprenant que la politique du Rwanda actuelle en matière de victimes est à l’origine de ce qu’on pourrait qualifier de « guerre de mémoire » pendant que beaucoup de hutu soutiennent le fait que, comme les tutsi, ils sont des victimes du génocide et que beaucoup de tutsi affirment que les hutu et les victimes non-tutsi n’étaient pas ciblé en tant que groupe ethnique et qu’il n’est pas nécessaire de les inclure dans les commémorations  officielles.   Par exemple, lors de la cérémonie de commémoration du 7 avril 2006 organisée par l’association Ibuka à Bruxelles, Déogratias Mushayidi, ancien membre du FPR et président du parti d’opposition PDP-Imanzi qui a perdu toute sa famille en 1994 et qui purge actuellement une peine à perpétuité dans la prison de Kigali, a été agressé par un employé de l’ambassade du Rwanda à Bruxelles parce qu’il s’était rendu à la commémoration qui avait eu lieu la veille, le 6 avril, et incluait les victimes hutu. Après avoir assisté à la commémoration pendant 30 minutes, l’employé lui a interrogé sur sa présence et lui a demandé : « Comment peux-tu oser venir ici commémorer le génocide des Tutsi alors que tu étais hier à Woluwé-Saint-Pierre aux côtés des Bahutu? ».

Lorsqu’on regarde les définitions, l’article II de la Convention de 1948 des Nations Unies sur la prévention et la répression du crime de génocide définit le génocide comme  « l’un des quelconque actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; comme le meurtre de membres du groupe; une  atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe; une soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle; des mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe; un transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »

Dans le cas du Rwanda, les victimes hutu ont le sentiment de remplir les critères qu’on retrouve dans la définition ci-dessus, notamment en ce qui concerne les atrocités commises par le FPR lors de leur entrée au Rwanda en 1990 et les massacres répandus dans les camps de réfugiés au Congo en 1996 comme le rapporte le rapport Mapping de l’ONU. Ainsi, à leurs yeux, l’argument de l’exclusion est une question de discrimination et de nivellement qui ne laisse aucune place pour une mémoire collective pacifique.

En outre, pour beaucoup de victimes hutu, l’utilisation du terme « extrémistes hutu »  tend à stigmatiser l’ethnie Hutu dans son ensemble. Ils affirment qu’alors que les victimes ont été tuées du fait de leur origine ethnique, les malfaiteurs n’ont pas tué en raison de leur origine ethnique.

Commémoration nationale: le 6 ou le 7 avril ?

Ainsi, ceux qui sont exclu par le Gouvernement actuel cherchent une justice en organisant leur propre marche de la paix et leurs commémorations en choisissant le 6 et non le 7 avril, parce que pour eux, le 6 avril est le jour qui marque le commencement des massacres de masse, lorsque le président rwandais Habyarimana et le président burundais Ntaryamira ont été tué au cours d’un attentat contre leur avion. Au cours de ces dernières années beaucoup de participants et de sympathisants, pour la plupart Rwandais, ont manifesté dans les rues de Paris et Bruxelles en recherchant et en appelant à la « justice » et la « vérité » afin que « toutes les victimes puissent être commémoré » et inclues dans le mémorial du génocide.

Dans le cas spécifique de la Belgique, cela a conduit en 2007 à une interdiction de la  commémoration du 6 avril à la stèle commémorative du génocide rwandais à Bruxelles, par le bourgmestre de Woluwe saint-pierre, commune où se trouve ce mémorial. Le ministre belge des Affaires étrangères interpellé par  une association rwandaise, Communauté Rwandaise de Belgique (CRB), proche du Gouvernement, a affirmé que « l’autorisation d’une telle commémoration a été sujette à provoquer des incidents qui ont eu des conséquences sur les relations entre la Belgique et le Rwanda, en particulier celles entre la commune de Woluwé-Saint-Pierre et le district de Kamonyi, secteur de Musambira. ».

Malgré l’interdiction, plusieurs Rwandais se sont rassemblés autour du monument en 2008 et en 2009, et les deux rassemblements ont conduit à des arrestations par la police belge.

Bien que les manifestations et cérémonies de commémoration aient déménagé loin du monument depuis 2010, elles ont encore lieu chaque année.

Joseph Matata, un militant rwandais des droits de l’homme résidant en Belgique, a expliqué, à Jambonews en 2012, les raisons sous-jacentes au choix de la date du 6 avril comme date de commémoration. Lorsque nous avons demandé pourquoi le 6 avril et non le 7 avril ou une autre date plus « neutre », il a répondu «  le 7 avril n’est pas une date choisie par les Tutsi, c’est une date qui a été imposée par le président. Il (NDLR Kagame) ne pouvait pas choisir le 6 avril, parce qu’il est accusé du crime commis contre les chefs d’Etats Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira. Le 6 avril effraie Kagame. Il n’y a pas de date neutre, on a choisi la bonne date. La date à laquelle le chaos a été créé doit être choisie, c’est-à-dire le 6 Avril ».

De la même manière, Déogratias Mushayidi, dans son témoignage sur l’importance de la commémoration de cette date, a exprimé que l’attaque de l’avion le 6 avril « avait déclenché les événements qui ont tout fait basculer dans sa propre vie et celle de millions d’autres Rwandais et dans la région ou dans le monde » « .

Tous unis ?

Et donc, pendant que des nuages assombrissent l’atmosphère rwandais dans le sillage des cérémonies de commémoration, les Rwandais de par le monde font écho aux mêmes cris de douleur et de plaies non cicatrisées, mais, malheureusement, cela se fait dans différents camps ou la principale séparation est basée sur le6 contre le 7 avril, respectivement en mémoire de toutes les victimes et en mémoire des victimes tutsi uniquement.

Aujourd’hui, 19 ans après les massacres, rien n’indique que les commémorations de cette année seront différentes. Cela rappelle la question interpellante de Joseph Matata dans une interview sur la guerre des mémoires: « Avec tous les éléments que nous avons maintenant,  ne pouvons-nous [NDLR Rwandais] pas nous mettre d’accord sur une date pour commémorer tous nos morts ensemble’? » Comme on dit en kinyarwanda, « Celui qui vivra assez longtemps le dira. »

Version originale en anglais par Jane Nishimwe

Traduit par Emmanuel Hakuzwimana

Jambonews.net

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25 Commentaires à “Rwanda : qui commémorer et quand ?”

  1. Fueille de chêne dit :

    C’est bien de rappeler que les Tutsis ont poursuivi et massacré plus de 300.000 réfugiés Hutus sans défense sur plus de 2 mille kilomètres dans les forêts congolaises,l’Onu a reconnu à demi mot ce génocide,certes.
    Mais comment se peut-il ,votre article illustre bien mon propos,que l’on puisse oublier le GENOCIDE commis contre les Hutus à l’intérieur du Rwanda en 1997-1998 dans les deux préfectures du nord(Ruhengeri-Gisenyi)? Que des étrangers puissent passer cela sous silence est une chose,mais que des Rwandais produisent un article parlant du drame Rwandais et omettent de parler de ce fait,c’est impardonnable.
    Savez vous qu’on y a massacré une personne sur deux sous couvert de chasse aux hypothétiques »abacengezi »,faites le compte.
    Et les pauvres 8.000 réfugiés Hutus toujours, massacrés à Kibeho en une journée sous les caméras du monde entier en 1995?
    Les Hutus tombés sous les balles des Tutsis depuis le 1er Octobre 1990 à nos jours,sont trois à quatre fois plus nombreux que les victimes des massacres de 1994,ce sont les Tutsis même qui s’en vantent sur certains forums.

    Parlez des commémorations autant que vous voulez mais,de grâce…

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  2. Semanzi Paulin dit :

    La définition du génocide est claire et ce que les Hutus ont connu au Rwanda à partir de 1990 jusqu’ en 1997 remplit les critères qu’on trouve dans cette définiton. Et d’ailleurs ce que les Tutsis ont fait en 1972 au Burundi est aussi un génocide. Prétendre que ce sont des crimes de guerre est du négationisme. Savez-vous que le FPR par ex. ne s’est pas gêné à assassiner des Hutus congolais, burundais et rwandais, ce qui rappelle les actes tristement célèbres de Hitler qui ne s’est contenté d’éliminer les juifs allemands et qui assassinaient pêle-mêle tous les juifs européens.
    Au FPR et aux tutsis extremistes, ils feraient mieux de redefiner le mot génocide et de l’adapter à leur cause plutôt que de polémiser sur leurs forfaits. Ils ont des amis puissants (Clinton, Blair &co) qui pourraient user de leur influence pour corriger la défintion du génocide. Quand à la reconnaissance de ce génocide, je crois qu’il faut être con pour ne pas comprendre pourqoui l’ ONU ne reconnaît pas ce fléau, pourquoi l’ ONU bloque et s’oppose à ce qu’il y ait une enquête sur l’attentat qui a coûté la vie à Habyarimana. Et bien c’est p-c-q ce n’est pas conforme aux intérêts américains. A titre d’exemple, Obama en personne a interdit aux Européens de parler de génocide arménien. Alors que ce que les Turcs ont fait contre les arméniens est un génocide que l’occident refuse de reconnaître parce qu’ ils ne peuvent pas se permettre de s’aliéner la Turquie. Les exemples de génocide non reconnus ne manquent pas: penser aux Indiens (Peaux rouges), aux Timoriens (Indonésie)….
    Aux hutus de ne pas accepter ce chantage et d’appeler le chat par son nom et de condamner ouvertement ce génocide quitte à se faire taxer de négationistes. Nous avons ce devoir ne fut-ce que pour honorer nos victimes.

    Paulin Semanzi

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  3. Derille dit :

    19 ans après … affreusement triste ! Et depuis tout ce temps, un discours officiel faux et manipulé par le FPR et nos naïfs (ou complices ?) gouvernants. Les responsables du crash de l’avion présidentiel … « on » essaie d’encore le mettre sur le dos des « extrémistes hutus ». Pourtant, la 1ère question à se poser : » A qui profite le crime ?? ».

    En ce qui concerne Kibeho, j’ai suivi en direct l’émission qui montrait les réfugiés, entassés dans des fosses, encore vivants, et que la RTBF faisait passer pour des Tutsi alors qu’il s’agissait de Hutu. Désinformation orchestrée, faux témoignages …
    Il faudrait aussi cesser de faire un parallèle entre les Juifs et les Tutsi. A part le fait que ce sont des populations minoritaires. Les Juifs ont-ils attaqué l’Allemagne ?

    Soyons honnêtes, les Tutsi et particulièrement ceux du FRP, ne veulent pas partager le pouvoir avec les Hutu. Il n’a jamais été question pour eux d’appliquer les accords d’Arusha. Et ils manient particulièrement bien le mensonge (expérience personnelle) Il fallait prendre le pouvoir par la force. L’enjeu suivant étant encore plus important : mettre la main sur les richesses du Congo.
    Comment voulez-vous fixer une date unique pour commémorer ce drame ? Même si des mains du côté hutu se sont tendues pour arriver à un dialogue. Tant qu’il n’y a pas de clarté sur les faits, il n’y aura pas de justice et donc pas de possibilité d’avoir un projet commun.

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  4. Kindu Connection dit :

    La reconnaissance du double généocide rwandais est la seul clé à même à ramener la paix dans les grands lacs.
    L’occident, par son chien de kigali, se moque des graines de la haine qui sont plantées pour plusieurs générations dans ces terres gorgées de sang.

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  5. Papy Mbenza dit :

    Ou sont passes les crimes de FPR contre les hutu en fuite en Republique Democratique du Congo.Massacres commis apres la destruction de camps de Mungunga.Plus de 400 000 hutu ont disparu.ly a eu genocide,mas aussi le contregenocide perpetre par les tutsi contre les hutu.

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  6. Castro dit :

    Ne faison pas un amalgame, le genocide des tutsi n’est pas le seul genocide de l’histoire, inspirons nous des genocides des juifs commis commis par les nazis, celui des Arméniens commis par l’empire turc d’Ottomans ou celui plus récent des Serbes de Bosnie commis par Slobodan Milosevic.
    Dans tous ces génocides, on célèbre les massacres des juifs, des Arméniens, des Serbes càd des Victimes, on ne célèbre pas la mort des boureaux. Au Rwanda, les victimes sont bien identifiées, ce sont des Tutsis, qui ont été des cibles des tueurs bien entraînés et bien encadrés par un pouvoir HUTU du Président Habyarimana et le Mentor Français.
    Commémorer la mort de Habyarimana serait l’équivalent de commémorer celui de Hitler, de Milosevic…
    De plus, ce n’est pas à un certain Joseph Matata que revient la responsabilité de fixer la date et les modalités de commémoration. Il ne représente ni l’État rwandais, encore moins l’opinion des victimes Tutsi.
    Le Rwanda est un pays qui a un gouvernement souverain, qui siège au Conseil de sécurité des Nations Unis et aux autres agences internationales et qui a une voie très écoutée dans le monde.

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    • edouarda dit :

      Eh bien Castro, si Habyarimana doît être mis au même niveau que Hitler, il faudra expliquer aux gens qui observent les faits – rien que les faits – comment il pouvait être une des premières victimes du génocide rwandais. On ne peut pas en même temps être planificateur d’un génocide – la planification n’a jamais été prouvée or que le FPR et ses adeptes avaient pourtant toutes les cartes en main – et être assassiné pour … « ne pas être assez extrémiste » selon l’affirmation courante. Sachez que les hutu n’ont JAMAIS été extrémistes, ni au Rwanda, ni au Burundi, ni au Congo. Ce qui s’est passé au Rwanda en ’94 est la suite de beaucoup de provocations, de meurtres ciblés, de cellules extrémistes tutsi introduites dans tout le pays ce qui a entraîne une méfiance entre les ethnies (malgré que tout le monde n’y participait pas), le déplacement de 2 millions de réfugiés entassés et affamés et finalement l’apothéose: le « crash » de l’avion avec 2 présidents hutu et autres membres de ce ‘gouvernement hutu’. De plus, les soldats du FPR ont immédiatement entamé les hostilités et attaqué la garde nationale et les FAR sur le ‘front’. La population s’est retrouvée abandonnée par le monde entier et le reste … c’est de l’histoire. Pour moi personnellement: tuer c’est toujours un acte abject et les ‘soldats’ du FPR et tous les autres qui les ont aidés ne sont pas plus excusables que les Interahamwe et autres civils qui ont tué. Les uns ont été punis, les autres pas. Pour information: ci-après un in mémoriam concernant Kimenyi; celui qui dans les années 80 dispersait des écrits racistes aux tutsi pour faire appel à leur fierté de guerrier.. Il en sort que certains tutsi ne sont pas toujours d’accord avec Kagame mais que les idées de certains d’entre eux ne sont pas pour cela si pacifistes. Il n’avaient aucun problème avec l’assassinat ciblé des populations hutu tant qu’on épargnait les tutsi. Ce n’est pas avec eux que j’aimerais commémorer la mort de TOUS les innocents rwandais !
      « Le Professeur Alexandre Kimenyi est décédé vendredi 11 juin 2010. D’après sa famille, il aurait succombé à une longue maladie. Cependant, sa mort fait couler beaucoup de salive au sein de la communauté tutsi. Les conjectures vont bon train et les réactions sont diverses. Certains s’en réjouissent ; c’est de bonne guerre. En effet, pour les sympathisants de Kagame, le Professeur Kimenyi était devenu un pestiféré. Au début des années 2000, il a été qualifié d’Interahamwe et d’Igipinga. Il s’agit d’insultes et d’accusations graves proférées généralement contre les Hutu dont le régime de Kigali compte se débarrasser.
      D’autres le pleurent comme on pleure un être cher. Et pour cause. Il a été l’un des idéologues de l’UNAR en exil puis du RANU et, plus tard, du FPR. Ses écrits, notamment à travers le journal Impuruza, ont fortement contribué à mobiliser les Tutsi et à entretenir l’espoir de reconquérir le pouvoir perdu en 1959. Avec Alison Desforges, Roger Winter (ancien administrateur-adjoint de l’USAID[4] et barbouze de la CIA) et Tony Marley, Alexandre Kimenyi a été à la base de la création du RRWF (Ruandese Refugees Welfare Foundation). Officiellement, cette organisation était chargée de venir en aide aux réfugiés rwandais et particulièrement ceux qui étaient établis en Ouganda. Toutefois, sous le couvert de l’aide humanitaire aux réfugiés rwandais, les puissances essentiellement sionistes et anglo-saxonnes qui préparaient l’invasion du Rwanda avaient leur propre agenda.
      En effet, ces puissances voulaient une organisation via laquelle ils pouvaient mener leurs opérations en toute légalité. La conquête du Rwanda constituait une étape importante dans leur plan visant à mettre la main sur toute la région des Grands lacs. Les enjeux étaient essentiellement géostratégiques et économiques. Ces différentes puissances ont injecté des fonds considérables dans les caisses de la RRWF. Ces fonds ont été utilisés, notamment, pour accorder des « bourses d’études », assurer le recrutement, l’hébergement, la formation idéologique et politique des futurs combattants ainsi que le renseignement.
      Vers la fin des années 80, Kimenyi et ses parrains (Roger Winter, Tony Marley) ont décidé de passer à la vitesse supérieure: la création du FPR. La réunion qui a précédé l’invasion du Rwanda le 01/10/1990 avait été tenue aux USA (Sacramento). A cette occasion, les négociations furent très laborieuses. Trois tendances se dessinaient lors des débats.
      Certains Tutsi n’approuvaient pas la décision d’envahir le Rwanda. Ils redoutaient les représailles de la population contre leurs frères se trouvant à l’intérieur du Pays. Ils se rappelaient encore la réaction violente de la population hutu contre les collabos (réels ou supposés). En effet, lors des attaques des Inyenzi[5] dans les années 60, la population s’en prenait aux Tutsi. Il est vrai que certains Tutsi pactisaient avec les Inyenzi. Toutefois, les agissements de quelques individus attiraient la suspicion contre des citoyens innocents. Dans l’ensemble, ces derniers aspiraient à vivre tranquillement avec leurs compatriotes. Leurs véritables préoccupations étaient éloignées des intentions qui leur étaient prêtées.
      Par ailleurs, ceux qui s’opposaient à la guerre arguaient que la lutte armée ne s’imposait plus. Ils estimaient que les négociations entre le gouvernement rwandais et le HCR sur le retour des réfugiés avaient abouti. Ils affirmaient également que l’évolution politique allait dans le sens d’une ouverture politique favorable à un combat pacifique. Ils furent mis en minorité.
      Cette position était partagée par une partie de l’élite tutsi vivant au Rwanda. Ainsi, à peine une semaine après la première attaque du FPR, ceux-ci ont adressé un mémo aux dirigeants de ce mouvement afin de les inciter à la retenue. Ils mettaient en cause le bien fondé de la guerre et attiraient l’attention sur le risque d’une conflagration qui pouvait découler de cette aventure. Parmi ces intellectuels, on retrouvait le Professeur Pierre Claver Karenzi, le Professeur Jean Gualbert Rumiya, le Professeur Charles Kalinijabo et Monsieur Antoine Ntamashamaje. Ils furent qualifiés de traitres par le clan des faucons. Plus tard, les « mous » et les « traitres » furent passés au fil de l’épée.
      A la réunion de Sacramento, d’autres participants plaidaient pour un processus permettant de réaliser le retour au statut quo ante 1959 par petits pas.
      En effet, tout en approuvant la lutte armée, ils comptaient utiliser la force pour exiger du gouvernement rwandais de l’époque des avantages politiques. Pour eux, le partage du pouvoir devait constituer un préalable au retour des réfugiés. Ils tablaient sur l’appui de leurs parrains pour amener la communauté Internationale à imposer un accord qui leur serait favorable. Une fois à l’intérieur du Pays et bien établis dans les rouages de l’Etat (Armée, administration, etc.), ils comptaient passer à la phase finale : la prise et le contrôle sans partage du pouvoir par la force. D’après les tenants de cette option, cette stratégie s’avérait moins coûteuse en vies humaines (les Tutsi de l’intérieur).
      Sous le couvert du retour des réfugiés, ils projetaient d’introduire dans le Pays de véritables réfugiés certes, mais aussi des centaines de milliers de combattants étrangers (ougandais, somaliens, éthiopiens) recrutés pour les besoins de la cause. Le partage du pouvoir devait permettre au FPR d’insérer ses combattants officiels dans l’armée, l’administration, les services de sécurité, etc. A terme, ces deux acquis devaient donner au FPR les moyens de lancer la reconquête finale du pouvoir mais de l’intérieur. Alexandre Kimenyi et Fred Rwigema Gisa comptaient parmi les tenants de cette stratégie.
      Enfin, le groupe des radicaux voulaient une solution militaire rapide quel qu’en soit le prix. Deux facteurs majeurs animaient les tenants de cette option.
      En effet, comme souligné supra, les négociations entre le régime de Habyalimana et le HCR (Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) avaient déjà abouti. Une commission composée des représentants des réfugiés devait visiter le Rwanda au mois de septembre 1990 afin de se prononcer sur les sites choisis pour accueillir les réfugiés. Beaucoup de réfugiés ne cachaient plus leur impatience de retrouver leur patrie. Leur impatience pouvait se comprendre. Certains d’entre eux vivaient dans des camps misérables depuis environ 30 ans. Leur retour pacifique aurait privé le FPR de sa légitimité ainsi que de sa base de recrutement[6].
      En outre, l’évolution interne au Rwanda faisait poindre un espoir d’ouverture politique sous la pression des forces démocratiques.
      La peur de perdre le contrôle sur les réfugiés ainsi que l’évolution de la situation politique à l’intérieur du Rwanda faisaient craindre aux faucons le risque de saper la légitimité de leur entreprise. Il fallait donc parer au plus pressé.
      Afin de convaincre les réticents, les radicaux prétendaient disposer de tous les atouts:
      • l’appui des grands décideurs internationaux (principalement la Grande Bretagne, le Canada, les USA, Israël, etc)
      • la surprise
      • le manque de préparation, les effectifs réduits, les dissensions réelles ou savamment orchestrées au sein des FAR (Forces Armées Rwandaises).
      Ils se prétendaient en mesure de mener une opération éclaire de type blitzkrieg. Ce groupe était soutenu par les sponsors cités supra.
      Après coup, compte tenu de l’hécatombe causée par la guerre initiée par le FPR, d’aucuns prétendent que les durs avaient mal estimé le coût humain (la population tutsi) de l’opération. Peut-être. En revanche, les informations disponibles à ce jour prouvent plutôt que, dans cette entreprise, le coût humain ne constituait pas une préoccupation. Au contraire, il leur fallait des morts. Autant que possible ! La couverture médiatique aidant, ces morts devaient être mis au passif du camp adverse. Après la victoire, ces morts devaient offrir une certaine légitimité au pouvoir du Front. Celle d’avoir stoppé le génocide[7] et les massacres abominables. N’ayant pas d’assises solides auprès de la population, un bain de sang était le bien venu dans le but de positionner le FPR en sauveur.
      Par ailleurs, les affrontements de la population à l’intérieur des lignes ennemies devaient obliger les FAR à dégarnir le front afin de ramener le calme à l’arrière. Le FPR devait profiter de ce répit pour gagner du terrain, pour se ressourcer ou pour se réapprovisionner.
      Plus tard (en 1994), Paul Kagame a tenté de justifier le choix de cette stratégie. Pour faire taire la grogne des combattants du FPR, il a clos le débat en ces termes en kiswahili: huwezi kula mayai bila kuvunja yai. Autrement dit, « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ».
      Enfin, un petit noyau au sein du clan des faucons se considérait comme véritable dépositaire de la « tutsité ». Il se caractérisait par son mépris et son aversion contre les Tutsi de l’intérieur. Il leur reprochait de s’être « soumis » au régime hutu depuis 1959 et, ce faisant d’avoir perdu toute prétention à la noblesse. Il les traitait de traîtres et de renégats. Ils devaient être punis pour cela.
      Revenons à la réunion préparatoire de Sacramento. Comme ses poulains n’arrivaient pas à s’entendre, Roger Winter a dû enfermer les délégués durant 24 heures afin de les obliger à aboutir à un « consensus ». Finalement sous la pression, la lutte armée fut décidée.
      Cependant, l’accord ne précisait rien sur le calendrier ni la conduite des opérations sur le terrain et, notamment, le sort des Tutsi de l’intérieur.
      Naïvement, Rwigema et ses fidèles lieutenants espéraient conduire les opérations selon leur propre agenda. Ainsi, ils auraient déclenché l’attaque du 01/10/1990 sans l’accord préalable de leurs parrains. Ils l’ont payé de leurs vies.
      A en croire les confidents de Kimenyi, celui-ci aurait été fortement marqué par l’assassinat de Fred Rwigema Gisa et de toute son équipe. Beaucoup d’auteurs ont écrit sur la mort de Rwigema et de son staff. En ce qui concerne Rwigema en particulier, certaines sources prétendent que celui-ci aurait été tué par les FAR (Forces Armées Rwandaises). C’est également la version servie par Kagame à ceux qui lui demandent des comptes au sein du FPR.
      En revanche, d’autres sources affirment qu’il aurait été assassiné par Kagame et ses hommes. On peut se permettre d’en douter. En effet, Kagame n’avait jamais exercé de commandement militaire. Par ailleurs, compte tenu de la popularité de Fred au sein du FPR, Paul Kagame n’avait aucune chance de réussir une telle opération.
      Enfin, des sources proches de Kimenyi affirment que son fidèle ami Fred et son staff auraient été assassinés par des forces spéciales américaines.
      En effet, lorsque Rwigema décide d’attaquer le Rwanda le 01/10/1990, il aurait pris ses patrons de court. Il voulait appliquer sa stratégie ; celle qui avait été rejetée lors de la réunion préparatoire de Sacramento. Cet acte fut considéré comme une insubordination et suscita le courroux en haut lieu. D’où la décision de remplacer Rwigema par Kagame, une personne sans état d’âme, susceptible d’obéir au doigt et à l’œil. Vantant les mérites de Kagame devant ses propres commanditaires, Roger Winter décrira celui-ci en ces termes :
      « He is a killing machine. Just the right guy we need for that job”[8]
      Problème. Kagame n’avait pas de prise sur les troupes[9]. Par ailleurs, il était honni des combattants du FPR. Qu’à cela ne tienne ! La solution sera rapidement trouvée.
      Au moment où Fred franchit la frontière rwando-ougandaise à la tête de ses hommes, Paul Kagame se trouvait aux USA où il peinait à suivre un stage à Fort Leventworth. Les parrains du FPR décidèrent d’interrompre le stage de Kagame. Ils dépêchèrent une équipe de « techniciens » chargé de reprendre la main dans la direction des opérations. L’équipe débarqua à Kampala avec le Major Paul Kagame dans ses valises. Elle procéda au nettoyage dans les rangs du FPR et imposa Kagame à la tête de l’APR (Armée Patriotique Rwandaise). Par la suite, l’équipe des « techniciens » fut renforcée par de nouveaux éléments. Ils étaient recrutés principalement en Amérique du Nord et en Europe. Ils étaient chargés, notamment, de la formation et de l’encadrement des troupes, du renseignement, des écoutes radios ainsi que des opérations coup de point.
      Ces assertions sont-elles fondées ? Seul l’avenir nous le dira.
      Certains prétendent tout savoir sur le drame rwandais. Pourtant, chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles révélations qui permettent de reconstituer le puzzle.
      Un autre facteur explique les dissensions entre Kimenyi et Kagame. En effet, à l’instar de bien des Tutsi aujourd’hui, Kimenyi a fini par apprendre la vérité sur le génocide rwandais. Il a appris, après coup, la manière dont Kagame et ses « techniciens » avaient conduit les opérations sur le terrain et, particulièrement, durant la période d’avril à décembre 1994. Le massacre des populations civiles y compris des Tutsi, l’assassinat (prématuré) du Chef de l’Etat rwandais, etc.
      En effet, des proches parents ainsi que des membres du FPR ont rapporté à Alexandre Kimenyi le massacre systématique des populations (hutu et tutsi sans distinction) perpétré par les troupes du FPR. Ces dernières avaient reçu l’ordre de nettoyer[10]le terrain. Dans un premier temps, les tueries visaient essentiellement les Hutu. Ensuite, les tueries visaient quiconque se trouvant sur le sol rwandais avant le 01/10/1990. Beaucoup de Tutsi subirent donc le même sort que les Hutu. A plusieurs reprises, les tueurs de Kagame se faisaient passer pour des Interahamwe ou des FAR (Forces Armées Rwandaises). Ainsi, le Ministre Landouald Ndasingwa et toute sa famille, Shamukiga (Consul du Luxembourg au Rwanda), Antoine Ntashamaje (Président du Conseil d’Etat), Emile Nyungura (membre du PSD), Rosalie Gicanda[11] (pour ne citer que ceux-là) furent assassinés par les combattants du FPR. La propagande aidant, ces meurtres furent attribués aux Interahamwe ou à la Garde présidentielle.
      Même s’il n’était pas opposé à l’élimination des Hutu, Kimenyi a mal vécu l’élimination des siens (les Tutsi) aussi bien par les Interahamwe que par les troupes du FPR.
      Comme Alexandre Kimenyi, de plus en plus de Tutsi découvrent aujourd’hui la véritable nature du FPR. Cette organisation ne militait pas pour le retour des réfugiés ni pour la cause des Tutsi. Le FPR était et reste le bras armé des puissances qui ont leurs propres visées sur la Région. Le sort des Tutsi est le cadet de leurs soucis. Par ailleurs, faisant preuve d’un machiavélisme sans égal, Kagame considérait les Tutsi de l’intérieur comme un obstacle dont il devait se débarrasser afin de conquérir et d’asseoir son pouvoir.
      Pour Alexandre Kimenyi et certains Tutsi clairvoyants, la victoire du FPR le 04/07/1994 à Kigali fut donc très amère. Quelques mois seulement après la « libération » – dès janvier 1995 – Alexandre Kimenyi commença à prendre ses distances vis-à-vis du système Kagame et de ses sponsors. La rupture fut totale en 1997. Kigali expliqua cette rupture par la frustration. D’après les thuriféraires du FPR, Kimenyi convoitait le poste de Premier ministre et aurait mal réagi lorsque le poste a été confié à quelqu’un d’autre.
      Au début des années 2000, il claqua la porte. En collaboration avec d’anciens membres ou sympathisants du FPR, Alexandre Kimenyi avait créé les partis politiques ARENA, puis AMAHORO People’s Congress. Ces formations politiques étaient fort critiques à l’égard du régime de Kagame.
      Ainsi, dans une lettre de 3 pages adressée à Madame Carla Del Ponte (à l’époque procureur du TPIR), il avait demandé à celle-ci d’engager des poursuites contre les membres du FPR pour les crimes commis au Rwanda !
      Il est allé encore plus loin en soutenant que le FPR n’a pas stoppé le génocide, mais l’a plutôt étendue vers l’est du Congo (Zaïre) à partir de 1998 avec l’extermination des Tutsi congolais.
      Comme le torchon brûlait de plus en plus, les patrons occidentaux du FPR tentèrent de réconcilier les protagonistes mais en vain. D’après Kimenyi, les premiers étaient tout aussi responsables de l’extermination des Tutsi.
      Ces dernières années, face au parti pris manifeste de leurs parrains communs en faveur de Kagame, Alexandre s’était « assagi ». A plusieurs reprises, ses « amis » d’hier lui avaient gentiment mais fermement conseillé de mettre la pédale douce. Il avait obtempéré et adopté un profil bas. Cependant, il parlait de temps en temps. Ainsi, d’après l’un de ses proches, il aurait déclaré que les Tutsi avaient été utilisés comme pions au service d’intérêts supérieurs étrangers.
      Que sa mort fasse couler tant de salive aujourd’hui, cela paraît tout à fait logique. Que cette mort soit naturelle ou provoquée, on ne le saura peut-être jamais. On peut cependant regretter que Kimenyi n’ait pas eu le courage de continuer sur sa lancée. Il avait tant de choses à apprendre aux Rwandais et au monde sur les préparatifs de l’invasion du Rwanda le 01/10/1990. Il emporte ses secrets avec lui.
      Somme toute, on peut comprendre l’émoi ainsi que les supputations provoquées par le décès du Professeur Kimenyi. Mort naturelle ou pas, cela importe peu. Toutefois, les admirateurs de Kagame devraient méditer les propos de feu Alexandre: « les Tutsi ont été utilisés comme pions au service d’intérêts supérieurs étrangers ».
      Enfin, j’ose espérer que le professeur Kimenyi aura fait des adeptes au sein de la communauté tutsi. Y aura-t-il assez de Tutsi courageux pour s’opposer au système Kagame ? Dans le cas contraire, le Rwanda court à la catastrophe. L’ignorer serait suicidaire de la part des Tutsi.
      Israël, les USA, la Grande-Bretagne, la Belgique, les sionistes, etc. ne pourront jamais garantir la sécurité des Tutsi dans la Région. Tous ceux qui, aujourd’hui, versent des larmes de crocodile sur le « génocide des Tutsi » poursuivent leurs propres intérêts. Où étaient-ils au printemps 1994 ? Qu’ont-ils fait pour empêcher l’hécatombe ? Ils avaient pourtant tous les moyens pour. Au lieu d’œuvrer pour l’arrêt des combats, Ils ont poussé au retrait des troupes onusiennes. Ils n’ont ménagé aucun effort pour dissuader ceux qui ont tenté de voler au secours du Peuple rwandais en danger d’extermination. Parallèlement, ils renforçaient les capacités offensives de leur poulain en vue de lui permettre de parachever son entreprise macabre et de prendre le pouvoir. Alexandre Kimenyi l’avait compris. Les autres Tutsi finiront-ils par le comprendre ?
      Ces prétendus défenseurs de la « cause tutsi » se servent de certains Tutsi et du « génocide des Tutsi » comme fonds de commerce en vue d’atteindre leurs propres objectifs. Comme ces puissances n’ont pas d’amis mais des intérêts, qu’adviendra-t-il des Tutsi lorsque celles-ci auront décidé de changer leur fusil d’épaule ou de chiens de garde ? Les Tutsi devraient se distancier de ceux qui les envoient à l’abattoir dans l’intérêt des multinationales ayant pignon sur rue à Londres, à Paris, à New York, à Washington, à Anvers, à Bruxelles, à Amsterdam ou à Tel-Aviv.
      Les Tutsi devraient dénoncer les crimes abominables qui sont commis en leur nom dans toute la région des Grands lacs africains. Faute de quoi, ils risquent un jour de payer (une fois de plus) pour les autres.
      La sécurité des Tutsi ne peut pas reposer sur la répression et la coercition permanentes contre leurs compatriotes et leurs voisins. Au Rwanda, au Congo comme partout ailleurs dans la région des Grands lacs, la sécurité des Tutsi devrait reposer sur des rapports harmonieux entre eux et les autres composantes des sociétés qui les hébergent. Encore faut-il qu’ils parviennent un jour à se convaincre qu’ils sont citoyens au même titre que les autres et non des dieux devant lesquels les autres doivent se prosterner.
      Enfin, il convient de rappeler aux courtisans de Kagame qu’ils ne seront jamais plus tutsi que le Professeur Kimenyi et le Général Rwigema. Aucun de ces flagorneurs n’aura jamais autant de mérite que ces deux hommes. Aveuglés par la haine et les délices du pouvoir, ces frotte-manches finiront-ils par ouvrir les yeux ? Il serait plus que temps.
      Fait à Montréal, le 20/06/2010″

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      • Castro dit :

        Mr EDOUARDA, tu avances des affirmations purement gratuites que meme le plus naif des lecteurs ne peut croire. En effet, le probleme de la plupart des Hutus et de vouloir substituer leur opinion et de tenter a tout prix d’imposer cette opinion comme etant celle des TUTSI.
        – Selon cette opinion, le genocide des Tutsi aurait etait perpetre par d’autres Tutsi (ceux du FPR). Pour les tenant de cette these (parmi lesquels vous-meme, Mr Edouarda) les FARS, les GP et leur arsenal lourde, les Interahamwe de triste memoire, le pouvoir en place (gouvernement abatabazi et leur relai du sommet a la base avec toute la population pourtant fortement mobilise derriere lui) n’auraient ete que des Innocents, simple observateurs incapables d’arreter le massacre des Tutsi par les leurs (Armee FPR).
        – Vous tentez aussi d’attribuerl le meme point de vue a Feu le Professeur Kimenyi Alexandre, qui croirait aussi (avant sa mort) que c’est le FPR qui a assassine coup sur coup le Ministre Landourd Ndasingwa, Shamukiga, Ntashamaje, la population Tutsi de l’interieur et des Hutu, et en cela vous citez des confidences qu’il aurait faites avant sa mort a certains de ses proches, difficile de verifier d’autant que l’interesse n’est plus pour pouvoir affirmer ou infirmer.
        – Qu’en fait les Tueurs INTERAHAMWE ou ex-FARS n’etaient que des combattants FPR deguises.
        – Vous allez meme plus loin en cherchant a penetrer profondement l’organisation FPR, a y chercher des supposees disensions, a produire votre version de la mort de certains de ses leaders lors du declenchement des hostilites, en ballayant d’un coup de revers les versions officielles admises par tous.
        – Mr Edourda, ce ne vaut aucune peine de s’attarde a discuter ces assertions, qui pour un observateur averti relevent de la pure invention et surtout de la volonte de manipulation de verite universellement admise.

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        • Rutalindwa dit :

          Castro, ikibazo abatutsi benshi dufite ni uko bigoye kwemera ko FPR yadutanze…Rwigema iyo aza kubahoi ntitwari gushira kuriya…FPR yategetswe n’umuntu ubuzima bw’umuntu butagize icyo bubwiye ! Ntabwo kuvuga ko Kagame ari umututsi bituma adukunda kurusha abahutu….ahubwo yikundira abaturage b’abahutu kuko ababonamo ibicucu yakoresha icyo ashatse…! Harageze ko dufunguka mu mutwe…kera twabanaga neza n’abacongomani, reba urwango basigaye bafitiye izina TUTSI! Pourquoi ??? Mon cher la vie des nôtres a été délibérément sacrifiés…kuvuga ko FPR yahagaritse génocide nta gitangaza kirimo si twe n’abana bacu se twayirwanagamo ariko hejuru Kagame yifitiye indi mipango tutazi n’ABANYAMERIKA n’ABONGEREZA !!! Kuki duhunga ukuri…abatutsi twabaga i Rwanda twabaye ibikoresho…twari tubabaye kubera bene wacu bari hanze….twarabafashije ngo batahuke ariko amakosa mabi cyane arenze ukwemera Kagame yakoze byatumye abacu bashira ! Ni gute wambwira ukuntu Kagame ariwe wamaganiye kure(abifashijwemo na Amerika) ko ONU itabara abasivili muri mata 1994 ? Kuki Kagame yahaye ababiligi amasaha 48 ? ese kuki bitavugwa ? Kuko yari azi ko ababiligi nibataha MINUAR irahita isenyuka kuko yashoboraga kumubangamira mu mipangu ye yo gufata ubutegetsi…Hagati aho twaricwaga….abacu baricwaga…mu ntambara iyo za Byumba iyo uko yakubitaga udufuni abacu barabyishyuraga inshuro nyinshi…nako byitwaga ko aduhorera da ..ko yadutangaga kugirango yereke amahanga imirambo y’abacu! Ku isi ya mungu Kagame azabazwa ibintu byinshi nubwo yirirwa yitaka nk’umuntu wakijije abatutsi…si umurinzi wacu ahubwo yaratumarishije dore ubu yigendera muri Cadillac na za Range Rover Mr president ibyubahiro byinshi , iterabwoba, yigize « intellectual »…yirirwa yigisha ibyo nawe adakurikiza…abanyarwanda twese twabaye ibikangwa ntawe umutinyuka twabaye imbwa ze twese…abakora ibyiza biramwitirirwa…ariko abenshi ni abo akoresha amahano…ntabwo tuzamugumana igihe cyose, ibibi adukoresha mu bwishongozi bwe bituma isi irushaho kutwikeka nkaho genocide idahagije…Batutsi mufite umutima w’ubupfura mumenye ko akamasa kica inka kazivukamo kandi amaherezo bizajya hanze…! Abantu beza b’abagabo bashatse kumuvuguruza cyane cyane abatutsi aho abashyira ntimuhazi ? ubu se tuzagwa inyuma y’umuntu ushobora kuba anarwaye mu mutwe ? ngo atugejeje ku byiza ? ubu se niwe miliyoni 11 z’abanyarwanda ubu twese turi ibigoryi ? Mubitekerezeho njye ndambiwe ibipindi na manipulations buri wese azemere responsabilités ze mu bibi ndengakamere byabaye i Rwanda…

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    • Mata dit :

      @Castro , vous comparez Habyarimana et Hitler…et qu’il ne faudrait absolument pas le « célébrer » d’après vos mots…? Dites moi si je me trompe…? Vous avez tout à fait raison car son régime HUTU a commis le génocide…mais l’élément déclencheur du génocide est la mort de Habyarimana , on est d’accord là dessus ? Qui a abattu cette avion ? Et pour quelle raison ? Si ce sont les HUTU extrémistes..ils l’ont tué pourquoi ? Parce qu’ils le reprochaient de négocier avec le FPR….donc en d’autres termes il leur gênait dans leur plan de massacrer les tutsis ? Dans ce cas pourquoi Habyarimana ne serait-il pas alors « célébré » ?…si vous n’êtes pas d’accord alors en ce moment vous accusez indirectement le FPR…ça serait alors Kagame qui a abattu cette avion et ainsi condamner la vie des milliers de tutsis….je vous invite à réfléchir sur ça et vous allez vous rendre compte qu’il y ait une contradiction…! En refusant de commémorer Habyarimana on accuse Kagame…et Si on commemorait Habyarimana alors en ce moment le FPR accepterait que ce HUTU n’était pas si mauvais que ça…

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  7. Hendrix dit :

    Faudra qu’on arrete de faire les polemiques. La date de commeration importe peu parce que le genocide a eu lieu au Rwanda. L’effet de tuer les tutsi bien sur que les hutus moderes aussi ont ete des victimes soit pcq ils etaient des opposants du regime MRND soit pcq ils avaient des liens familiaux avec des tutsis.De toute les facons exterminer les tu tutsis n’a pas commencer dans les annees 90. Souvenez vous en 1973 avant meme que le FPR puisse chercher a faire retourner les tutsis en exile dans leur pays, souvenez vous de massacre des Bagogwes dans le nord pcq ils etaient supsonnaient d’etre les complices( Ibyitso) du FPR.On ne peut pas connaitre leur nombre mais a ma connaissance comme je suis originaire du nord quand je suis retourner au Rwanda, j’pas trouver un survivant dans ma famille.Apres le crash de l’avion de Kinani,des enquetes pour savoir les auteurs ont ete mener meme l’epouse de Kinani a deposer une plainte pour accuser le FPR avec la complicite de allies francais mercenaires comme Barril en passant je vous recommande de lire le livre de Philippe Brewaeys qui a comme titre  » Noirs et Blancs Menteurs » qui a une une grande qualite et qui a une demonstration impecable. Il est court ( 160 pages) clair, tres accessible.Pas la peine d’etre un <>.Quand vous parlez du genocide Hutu.Savez vous meme que apres la defaite du regime de Kinani, ses allies n’ont jamais accepter la defaite ? Le camp mugunga le demontre bien, les bacengezi qui faisaient des check up sur les routes de Gisenyi-Kigali pour embusquer les bus et mettre a cote les tutsi et les fusiller meme qlqs tutsis qui parvenaient a s’echapper ce sont les villagois hutus qu les achevaient.Et apres la chasse aux Bacengezi, a vrai dire la chasse au Tutsis avaient pris fin.L’opperation Turquoise vous a couvert.Une chose que je veux savoir. Le president de transition apres Kinani ou il est ? Il est mort dans quelles circonstances ? Pourquoi vous ne revendiquez pour connaitre ses assassins ? Crime arretes de d’ignorer le genocide de Tutsi et chercher a s’accaparer de la situation. Un fait , au Rwanda les hutus ont chercher a les exterminer depuis que la belgique leur a donner l’independance.

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    • Semanzi Paulin dit :

      Monsieur Hendrix,
      les hutus qui ont assassiné en masse les Tutsis le justifiaient par les attaques et les massacres du FPR, l’assassinat du président Habyarimana. Vous vous venez de nous expliquer pourqoui Kagame et son FPR ont massacré massivement les Hutus congolais, rwandais et burundais jusqu’ à plus de 4000 Km des frontières rwandaises, sans distinction de leur sexe, de leur âge et de leur état phisique. S’il vous plaît reliserz la définition du mot génocide avant d’écrire qoui que ce soit. Les nazis par ex. avaient eux aussi les mêmes arguments que le FPR: la menace juive qu’il fallait coûte que coûte prévenir. Que vous le vouliez ou non, vos arguments ne sont pas aussi différents des Interahamwe
      Quand au génocide des Tutsis qui aurait commencé avant 1994, il est quand même bizarre que parmi les révendications du FPR à Arusha, vous n’avez jamais évoqué cette injustice! Les hutus par ex qui sont dans l’opposition exige entre autre que l’élement déclencheur du génocide soit clarifié afin de permettre aux Rwandais de condamner le vrai planificateur pendant que Kagame, IBUKA, FPR ne veulent pas entendre parler de cette histoire pour des raisons que vous pouvez imaginer, et préferent parler , sans le prouver, de planification de génocide du feu Habyarimana. Les opposants hutus exigent entre autre que soit reconnu le génocide perpétré par le FPR envers les Hutus (voir Mapping)…
      Franchement je dois dire que vous les Tutsis extremistes êtes ridicules. Vous avez raconté partout que les extremistes Hutus ont planifié un génocide et que comme preuve de planification, ces hutus ont éliminé leur président qui était devenu mou! Tous les experts sont d’accord que cet attentat est l’ élement déclencheur de la tragédie rwandaise. Le FPR qui prend le monde pour des cons, change de language lorsqu’ il y ait des élements qui le pointent comme commanditaire et monte au crénau pour nous dire que cet attentat n’est pas du tout important.
      Arrêtez cette commédie ou bien Habyarimana est victime, puisqu’il a été assassiné pour n’avoir pas accepté ce que les extremistes Hutus. Ou bien il est condamnable et a été assaissiné pour autre chose. Vous dîtes que c’est les Hutus extreimstes qui ont descendu l’avion de Kinani, mais vous ne voulez pas que cette histoire soit clarifé pendant que ceux que vous pointez comme commanditaire réclament et écrivent régulièrement à l’ ONU pour que l’ ONU fasse son devoir et enquête sur cette histoire! Pourqoui n’ avez-vous pas le courage de vous libérer de ce psycopathe qui vous a déjà sacrifié… Hier j’ai écouté la BBC et un tutsi congolais a dit ouvertement que l’ingérence du Rwanda dans les affaires congoliases leur cause plus de mal que de bien.

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  8. Hendrix dit :

    C’est sur que mon emotion a fait que je puisse pas finir mon article et c sur que j’pas fini a faire sortir mes emotions dans cette periode qui commemore le genocide de tutsi depuis 1959 jusqu’a 1994.En tout cas je vous souhaite bonne commemoration pour les Interahamwe tuer par le FPR au Congo et en plus continuer a financer le FDRL pour finir le travail des Interahamwe mais je pense pas que vous etes en mesure de le faire.Tuzabasanga a hari hose muri kugira ngontimuzatumare,

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  9. gabion dit :

    la necessité de mémoire ne doit pas occulter un renouveau des relations entre les 2 communautés, passer au dela ne veut pas dire oublier. Le souvenir de l’horreur peut quelques fois pousser à se dépasser pour acquérir de nouveaux comportements

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  10. Girubutwari dit :

    Ne nous laissons pas piéger
    Ne nous laissons pas diviser
    Ne nous laissons pas soulever les uns contre les les autres
    Ne laissons pas germer le grain de la haine.

    Ce qui est arrivé chez nous dans les années 90 et qui a culminé en génocide ni agahomamunwa !
    Harabaye ntihakabe ! Que plus jamais ça ne se reproduise plus !
    Il y a eu un génocide, celui que l’ONU a décreté après enquête de ses experts. C’est « le génocide rwandais ». Ici, les tutsi, les hutus et les twa qui ont été tués à cause de ce qu’ils étaient se retouvent tous dedans.
    Tenez-vous donc loin de toute personne qui essaie d’inventer d’autres concepts (génocide des tutsi, contre génocide, double génocide, etc). Ce que ces personnes veulent au fond c’est créer la diversion, semer la confusion, la zizanie et la haine interéthnique au profit de leurs intérês. Prenons garde !

    Tous unis, nous verrons nos blessures cicatrisées
    Tous unis, nous aurons la joie de vivre
    Tous unis, nous nous réjouirons de la beauté de la vie
    Tous unis, nous vivrons tous en frères sous les cieux de notre petit paradis:Le Rwanda.

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  11. G.D dit :

    Noooon! Vous êtes sensé connaître la définition du génocide… celui des tutsi du Rda a été reconnu vs le savez… maintenant le 7/4 de chaque année on comémore officiellement LE GENOCIDE DES TUTSI DU RWANDA. Ayez le courage de vs mettre en tt ça.. ce sera un pas en avant. Après, nous reconnaissons qu’il y ait eu des hutu honnête et innocents dans ce génocide des tutsi ET PAS DE RWANDAIS comme vs aimez raconter (ridicule!). Ces hutu, victimes … on ne les oublient pas. Ceci dit: en comémorant, on pense à tous les morts, mais l’acte s’appelle COMEMORATION DU G2NOCIDE DES TUTSI DU RWANDA! Chaque fois que vs diffusez la désinformation à ce propos (exprès), vs continuez mentir à vos enfants, proches, aux amis du Rwanda et à quinconque qui veut avancer pour le bien du Rwanda et aux rwandais. Je vs dit (Jambonews), sortez de ce trou car vs êtes les enfants du Rda, un pays qui veut ressembler son peuple pour son bien être! Tandis que tous ce que je lis ds votre article, j’ai l’impression que vs étiez à BXL avec ceux qui se sont ridiculisé en empêchant les rwandais de comémorer en paix en la mémoire du génocide des tutsi du Rwanda! Vive la paix au Rwanda, non à la négation du génocide des tutsi du Rwanda.

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    • Kiyovuman dit :

      La dénomination importe peu, ce qu’il faut rappeler, c’est qu’avant ce « génocide », il y a eu une guerilla très violente de la part du FPR durant 4 ans, puis ensuite ils ont fait assassiner le président, ce qui constitue selon presque tout le monde l’évènement déclencheur du génocide. Donc si vous cherchez des coupables, regardez du côté de l’actuel président, car c’est lui et sa clique de terroristes qui en sont responsables. Sachez aussi qu’il y a eu moins de 300 000 morts tutsis (et heureusement d’ailleurs sinon les tutsis seraient erradiqués de la surface de la planète), pour plus d’ 1 million de hutus morts !
      Et comme si cela ne suffisait pas, Kagame et son armée sont responsables aussi de la mort de plus de 5 millions de congolais !!! Alors arrêtez de nous bassiner avec votre « génocide des tutsis », c’est pas parce que Kagame a réussi à duper l’ONU et le reste de la communauté internationale, que nous rwandais, allons tomber dans ce panneau aussi.
      Si je veux vraiment être provocateur mais vrai, je dirais même qu’il n’y a jamais eu de génocide dans l’histoire (en prenant le sens etymologique qui veut dire tuer un peuple), puisque les juifs, les tutsis, les arméniens n’ont jamais été si nombreux. Le seul vrai génocide de l’histoire comme dirait Churchill, c’est le génocide des amérindiens, eux ont quasiment disparus et leur terre entièrement spolié.
      A bon entendeur

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      • G.D dit :

        « kiyovuman  » uri [*******] kandi uzapfa ukiri cyo! Ibyo kandi ntibizabuza umunyarwanda kurwubaka no kubaho mu mahoro! Quant à la provocation vrai ou fausse, personne (sauf ceux de ton camp) ne prête attention puisque les chiens aboient pendant que les caravanes passent! Le génocide des tutsi du Rwanda a eu lieu et reconnu! La mort, selon toi de 300 mille tutsi au lieu d’1 million hutu…! Je pense qu’on a à faire avec un fou, qui vs êtes! Bref, peu importe… ce n’est pas le nombre de tutsi qui compte… il s’agit ici du génocide des tutsi! Ne continuez pas à donner un spectacle déshonnorante devant ceux qui veulent croire que les hutu sont vraiment idiots et qu’ils savent seulement tuer et détruire tout ce qui va dans le bon sens! Murakoza isoni nimurekeraho barabavumbuye… je veux dire le génocide a été préparé, mis en action par ces hutu, (pas tous… les fou comme vous) en plus on vient de confirmer et démontrer comment ils ont descendu l’avion!

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        • Kiyovuman dit :

          Chaque année à l’approche du 6 avril, date anniversaire du début du génocide du Rwanda (6 avril 1994), les médias répètent les mêmes poncifs tout en se faisant, volontairement ou non, la caisse de résonance des thèses de Kigali. Nous aurons ainsi droit à des émissions de télévision annonçant des « révélations embarrassantes » pour la France, à une campagne de promotion à la limite de la complaisance pour un livre qui n’apporte rien de nouveau et à une avalanche de déclarations aussi creuses qu’orientées. Tout ceci n’est qu’enfumage.
          Le fond du problème est que la thèse fondant la « légitimité » du régime de Kigali, à savoir celle du génocide « programmé » et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a volé en éclats devant le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Ce tribunal créé par le Conseil de sécurité de l’ONU et siégeant à Arusha depuis 1995 a en effet, dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre[1]. Si ce génocide n’était pas programmé c’est donc qu’il fut spontané et ce qui le provoqua fut l’assassinat du président Habyarimana.
          Voilà pourquoi la question de savoir qui a ourdi cet attentat est primordiale. Or, il n’y a jamais eu d’enquête internationale menée sur ce crime qui coûta la vie à deux présidents en exercice légitimement élus, celui du Rwanda et celui du Burundi qui avaient pris place dans le même avion.
          Par les énormes pressions qu’ils exercèrent sur le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, alliés indéfectibles du régime de Kigali, réussirent à interdire au TPIR de mener cette enquête. Comme ce tribunal spécial vient de terminer ses travaux, les auteurs de ce crime ne seront donc ni identifiés, ni poursuivis[2].
          Saisie par les familles de l’équipage français de l’avion, la justice française s’est risquée sur cette affaire. Au terme de son enquête, le juge Bruguière a accusé le général Kagamé et lancé neuf mandats d’arrêt contre des membres importants de son premier cercle. Après le départ à la retraite de ce magistrat, l’enquête fut reprise par le juge Trévidic qui ajouta de nouvelles pièces au dossier et qui devra, tôt ou tard, faire la balance entre les documents contradictoires le constituant.
          En attendant, Kigali est à la manœuvre car c’est l’existence même du régime qui est en jeu. Tout est donc fait pour influencer médiatiquement la justice française, l’objectif visé étant la levée des mandats d’arrêt délivrés par le juge Bruguière avant le vingtième anniversaire du génocide et ce, afin que l’enquête soit définitivement enterrée, ce qui arrangerait la communauté internationale.
          Le monde entier a en effet intérêt à ménager le régime de Kigali, lui qui détient la clé de la paix et de la guerre dans toute l’Afrique centrale, région productrice des minerais rares permettant à l’industrie de l’électronique de tourner. De plus, au moment où le Sahel s’embrase, personne ne veut voir un nouveau front s’ouvrir dans la région des Grands Lacs.

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        • Fueille de chêne dit :

          Les hutus idiots?Ngo utazi ubwenge ashima ubwe ariko ubwanyu buzabakoraho nigaramiye!!!

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      • Rukundo dit :

        Voila ce que dis le rapport de l’Union Africaine :

        14.2. L’écrasement de l’avion mit rapidement en branle l’une des plus grandes tragédies de notre époque.
        En moins de 100 jours, au moins 500 000 et sans doute plus de 800 000 personnes, hommes, femmes et
        enfants, en grande majorité Tutsi, allaient être assassinées. Des milliers d’autres seraient violées,
        torturées et mutilées à vie. Des millions, majoritairement Hutu, s’étaient déplacés intérieurement ou
        avaient fui comme réfugiés vers les pays voisins. Cette tragédie n’aurait jamais dû se produire. Le
        génocide rwandais ne s’est pas produit spontanément. Il a nécessité une stratégie globale, une
        planification et une organisation scrupuleuses, un contrôle absolu des leviers du gouvernement, des
        assassins motivés, les moyens de tueries de masse, la capacité d’identifier et de tuer les victimes ainsi
        qu’un contrôle serré des médias pour permettre de diffuser les bons messages tant à l’intérieur qu’à
        l’extérieur du pays. Cette machination diabolique s’est manigancée petit à petit au cours des années qui
        ont suivi l’incursion de 1990, et elle s’est accélérée durant la seconde moitié de 1993 après la signature
        des accords d’Arusha et l’assassinat au Burundi du Président Hutu démocratiquement élu par des soldats

        http://www.africa-union.org/official_documents/reports/OUA-Rapport%20sur%20le%20genocide%20au%20Rwanda.pdf

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        • Rukundo dit :

          Je doute que les gars de l’UA soeint des amateurs travaille pour le compte du régime de Kagamé. Donc selon moi ce que dis l’UA est la réalité des fais. Rapport sortie, il y a 13 ans

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        • edouarda dit :

          Rukundo. L’UA (l’ancienne OUA) indépendante ? La préparation de l’invasion du APR/FPR a l’époque était soutenue et non seulement du côté occidental. L’Ouganda, la Tanzanie, des politiciens et militaires burundais, certains ‘tutsi congolais’ et autres étaient impliqués. Ces ‘participants’ sont où selon vous ? Ceux qui veulent le pouvoir, veillent à ce qu’ils soient (majoritairement) représentés dans toutes ces organisations… jusqu’à même le puissant Conseil de Sécurité des Nations-Unies. On n’y arrive pas tout seul… Des ‘organisations indépendantes’ – et donc sans intérêt – cela n’existe pas dans ce monde sauf ils viennent de la base et encore… Sans appui, sans soutien financier aucune organisation ne peut exister et fonctionner. Dès donc que vous dites ‘appui’, ‘financier’ il faut savoir que la manipulation n’est jamais loin même si cela se fait de façon subtile…

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    • Girubutwari dit :

      @G.D

      Une résolution de l’ONU a reconnu en 1994 LE GÉNOCIDE RWANDAIS. C’est quelle institution indépendante et internationalement reconnue a décreté le génocide des tutsis dont tu parles et par quelle résolution ? Si tu ne peux documenter ce que tu dis, alors tes efforts et propos ne sont que de la diversion qui ne vise qu’à manipuler, à desinformer et à semer la division ?

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  12. CLIIR dit :

    « Leta ivangura abapfu ntacyo ishobora kumarira abazima. Abapfakazi n’impfubyi bose barangana »

    http://www.cliir.org/detail/leta-ivangura-abapfu-ntacyo-ishobora-kumarira-abazima-abapfakazi-nimfubyi-bose-barangana.html

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