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Assassinats des trois évêques en 1994 au Rwanda : « l’ordre venait de Kagame »

Publié : le 9 avril 2013 à 1:29 | Par | Catégorie: Actualité
Mgr Thaddée Nsengiyumva (4), Mgr Joseph Ruzindana, (6), Mgr Vincent Nsengiyumva (7)

Mgr Thaddée Nsengiyumva (4), Mgr Joseph Ruzindana, (6), Mgr Vincent Nsengiyumva (7)

Le 5 juin 1994 à Gakurazo, Mgr Joseph Ruzindana, évêque de Byumba (Nord), Mgr Thaddée Nsengiyumva, évêque de Kabgayi (Centre), Mgr Vincent Nsengiyumva, archevêque de Kigali et Président de la Conférence des évêques catholiques du Rwanda ainsi que plusieurs autres réligieux se faisaient assassiner. Aujourd’hui la lumière commence à être faite sur les auteurs et le déroulement de cet acte barbare. En effet, un témoin oculaire qui était présent durant l’exécution des religieux vient de livrer un témoignage inédit : non seulement elle explique dans les moindres détails le déroulement de cette atrocité,  mais aussi, elle affirme détenir les preuves que les ordres d’exterminer les membres du clergé venaient directement de Paul Kagame, l’actuel Président du Rwanda.

Le témoin s’appelle Espérance Mukashema, une rescapée tutsie, réfugiée d’abord en Ouganda en 2000 pendant trois ans, avant de s’installer aux Pays-Bas. Elle a donné son témoignage sur Ikonderainfos, un média en ligne. Ce fameux 05 juin 1995, elle était présente à Gakurazo quand plusieurs ecclésiastiques dont trois évêques furent sauvagement assassinés par le Front Patriotique Rwandais(FPR). Lors des massacres, Richard Sheja, le fils du temoin qui avait à peine 8 ans y a laissé aussi la vie.

Transfert des ecclésiastiques de Kabgayi à Gakurazo pour y être assassinés

Tout commence le 02 juin 1994 quand le bataillon 157 du FPR dirigé par le Colonel Fred Ibingira (Général aujourd’hui) a pris Kabgayi. Ce dernier a décidé peu après de déplacer des réfugiés qui s’y étaient installés : une partie a été transférée à Ruhango dont les religieux assassinés, et une autre a été amenée à Gakurazo, dans un noviciat  des frères Jésuites dirigé par un frère burundais du nom de Balthazar. Trois jours plus tard c’est à dire 05 juin 1994, les religieux dont les évêques, ont été de nouveau transférés , cette fois-ci de Ruhango vers Gakurazo, a relaté Esperance Mukashema. Elle a également affirmé qu’un groupe des ecclésiastiques dont les trois évêques est arrivé sous une bonne escorte du FPR vers 11h00 de la journée à Gakurazo.

« On les a bien accueillis, je me souviens même que Mgr Nsengiyumva, évêque de Kigali, a dit une messe à la chapelle parce que ce jour-là c’était la Pentecôte. Quand ces ecclésiastiques sont arrivés à Gakurazo, j’y étais depuis trois mois. Ceux qui étaient installés là, étaient en majorité des réfugiés tutsis, mais il y avait également quelques Hutus. Je vivais dans la chambre numéro quatre. Balthazar m’a demandé de céder ma chambre à Mgr Nsengiyumva. Moi, on m’a installée dans un corridor commun avec les autres réfugiés ; j’étais avec trois de mes enfants : Sheja, Gaju et Shema. Mon mari était décédé le 28 avril 1994, assassiné tout près de Nyanza dans un endroit qu’on appelait Gasoro » a-t-elle poursuivi.

Massacres à la tombée de la nuit

Dans son récit, Mukashema continue en affirmant que les ecclésiastiques ont été assassinés le jour même de leur arrivée. Ainsi, « A Gakurazo le même jour (05 juin NDRL) vers 7h00 du soir, un militaire qui s’appelle Wilson Ukwishaka est venu demander à Barthazar d’aller chercher les gens qu’ils avaient emmenés le matin afin de faire une réunion avec eux. Il n’a pas sollicité tous les réfugiés qui étaient présents à cet endroit ; il a bien précisé que seuls les réfugiés qui étaient arrivés de Ruhango devaient se présenter au réfectoire où on mangeait pour une réunion. Balthazar est parti les chercher. A ce moment-là, Mgr Nsengiyumva était dans sa chambre. Tout le monde est venu dans le réfectoire, moi aussi j’y étais, assisse sur les bancs derrière avec un de mes enfants. Il y avait les gens qui préparaient les tables parce que c’était l’heure du repas. A côté de moi était assis Mgr Gasambwoya avec sur ses genoux  mon fils ainé de 8ans. Quand tout le monde a fini de s’installer, Wilson n’a dit qu’un seul mot : « nous venons de prendre le pays, nous contrôlons toute cette zone, je vais m’entretenir avec vous surcomment on va pouvoir travailler ensemble ».  Ce sont les seuls mots que j’ai entendus. Mon fils cadet qui allait avoir quatre ans ne se sentait pas bien, c’est pourquoi je suis sortie. Arrivée devant la porte, un jeune militaire qui était là m’a demandé de prendre mon enfant qui était resté avec l’évêque. Je ne savais pas pourquoi il me demandait ça, mais je suis retournée quand même dans la salle pour prendre mon fils. Mais, Mgr Gasabwoya insista en me demandant « Pourquoi veux-tu prendre cet enfant alors qu’il semble bien s’entendre avec moi ? ». À ce moment là, le militaire qui m’avait conseillé de récupérer l’enfant est entré et a poussé vers la porte les filles qui servaient le repas. Moi aussi je suis sortie laissant l’enfant avec Mgr Gasabwoya/ Arrivée à la porte, plusieurs militaires sont entrés en courant, et les autres sont entrés par les fenêtres. Tout de suite, ils se sont mis à tirer » a raconté le témoin toute émue.

« En arrosant la salle de balles, je pense que les militaires ont commencé d’un seul côté puisque j’ai entendu mon fils crier fort en faisant appel à moi, il croyait peut-être que je pouvais le sauver. Je l’entendais crier « maman, maman », car la porte était ouverte. A ce moment-là, ils ont tué tout le monde, les corps étaient là, gisant par terre. En entendant les coups de feu, les gens qui étaient dehors se sont éparpillés partout ; certains sont partis se cacher dans les douches, d’autres sont sortis vers l’extérieur du noviciat. Moi je suis restée paralysée quelques secondes devant la porte. Ensuite j’ai repris  mes esprits et je suis allée me cacher dans les douches avec l’enfant que j’avais dans les bras. J’avais une douleur que je ne sais pas exprimer. » s’est-elle exprimée.

Meurtres attribués à un forcené imaginaire 

Espérance Mukashema  explique comment les tueurs qu’elle avait vu de ses propres yeux à l’œuvre, ont tenté d’attribuer leurs forfaits à un forcené fantôme.  « Peu après quand les coups de feu eurent cessés, ils ont sifflé et nous ont rassemblés sur le terrain. Il y avait ce Wilson et plusieurs autres militaires dont je ne me souviens pas les noms. Il nous a dit : « j’aimerais vous dire qu’un malheur vient d’arriver ; il y a un jeune qui est entré [dans le réfectoire NDRL], il a assassiné les gens et s’est par la suite suicidé, venez,  je vais vous monter ». Il avait une lampe torche dans les mains parce qu’à ce moment-là, l’électricité était coupée. Il nous a amenés derrière la chapelle, et nous a montré quelque chose posée par terre, couverte par plusieurs vêtements, et nous a dit, « voilà la personne qui a assassiné ces gens, et qui s’est par la suite suicidé ». Il était difficile de dire si c’était un homme. Tout ce qu’on voyait c’était un tas de vêtements qui couvraient un objet qu’on ne pouvait pas identifier. Il n’a pas enlevé les vêtements pour nous montrer la personne même, il n’a même pas dit qui c’était » a-t-elle relaté.

 « Tais-toi ou les enfants qui te restent deviendront orphelins »

 Dans son récit Mukashema continue en racontant comment elle a été obligée de garder le silence sur la mort de son fils. Elle relate que « souffrir dans l’anonymat » était sa seule option pour sauver sa vie, elle qui venait de perdre son mari et son fils aîné dans un espace de trois mois. « On a passé la nuit là. Le matin beaucoup de monde est arrivé, même le Général Ibingira [Colonel à ce moment, NDRL]; les militaires circulaient partout. J’étais en colère au point de commencer à les traiter [les militaires du FPR, NDRL] d’Interahamwe. C’est à ce moment qu’une personne s’est rapprochée de moi, et m’a dit, « les traites-tu d’Interahamwe ? Veux-tu que les enfants qui te restent deviennent des orphelins ? Tu n’as pas encore compris comment ils fonctionnent, tais-toi et reste calme, si tu continues de les traiter d’Interahamwe tu vas mourir et les enfants qui te restent deviendront orphelins » a-t-elle relaté.

Une inhumation digne des animaux

Après l’assassinat barbare des ecclésiastiques et ceux qui les accompagnaient, les victimes ont eu droit à un enterrement « digne des animaux » de la part de leurs bourreaux. « Ils ont creusé une fosse commune derrière le noviciat, et tous les morts ont été jetés dedans, inhumés comme on enterre des animaux.  Le corps de mon fils était là, je l’ai touché, et dit même au revoir. Après la vie a continué, on est resté là jusqu’à l’arrivée des militaires français de l’opération Turquoise qui nous ont évacués, et nous ont amenés sur un autre site plus sécurisé » a poursuivit le témoin.

Un des bourreaux devenu diplomate

Mukashema pointe du doigt le Général Innocent Kabandana comme étant un des cerveaux de ces assassinats à Gakurazo. « Parmi les personnes venues nous chercher là, il y avait Kabandana qui est aujourd’hui Chargé d’affaires à l’ambassade du Rwanda aux États-Unis. Ce dernier faisait aussi parti du groupe qui a amené les évêques le 05 juin 1994. Il était lieutenant, et faisait partie des personnes qu’on appelait « les psis ». C’était des personnes qui organisaient des réunions. Kabandana participait à la prise de toutes les décisions, il ne pouvait pas ignorer ce projet d’assassinant, dans lequel il a été activement impliqué. » a-t-elle affirmé en racontant également que les assassinats des réfugiés qui étaient installés à Gakurazo se sont poursuivis ailleurs, afin de faire disparaître les témoins potentiels.

« Quand on a quitté Gitarama, nombreux ont été transférés vers Kinazi, moi j’étais parmi le groupe transféré à Bugesera, néanmoins je suivais les nouvelles des gens qu’on avait transportés à Kinazi ; c’est ainsi que j’ai appris qu’arrivé à Kinazi, Balthazar qui nous a tant aidés a été assassiné sur-le-champ, avec Vivens, le petit frère de l’évêque Kalibushi » a-t-elle poursuivi.

Mukashema déclare avoir écrit une lettre à un ministre américain pour demander l’arrestation de Kabandana qui à ses yeux est l’un des assassins de son fils. « Je ne comprends pas comment un assassin peut aller représenter le Rwanda aux Etats-Unis, comme si parmi des millions de Rwandais il n’y a pas des personnes respectueuses pouvant exercer cette responsabilité » a-t-elle dénoncé, en continuant, « un diplomate doit être une personne irréprochable. Celui que je dénonce aujourd’hui, c’est Kabandana le diplomate qui se trouve actuellement sur le sol américain ».

« Témoin oculaire et crédible, (…) jamais je n’aurais été en sécurité au Rwanda »

Etant témoin oculaire et crédible des massacres commis à Gakurazo par le FPR, et sachant que cette organisation n’aime pas laisser des témoins en vie,  Mukashema affirme qu’elle a été obligée de fuir le Rwanda en 2000, car la menace planait sur elle à cause de ce qu’elle avait vu et entendu. « J’ai quitté le Rwanda en l’an 2000. Les gens me disaient que le Général Ibingira avait assassiné les miens, et  qu’il était impliqué dans plusieurs autres massacres. Etant donné que je suis un témoin crédible contre les ignominies de ce Général, « jamais je n’aurais été en sécurité au Rwanda ». C’est vrai que je me sentais en danger, je ne peux pas tout raconter ici, mais tout ce que je peux dire est que j’étais sérieusement en danger » a-t-elle affirmé, en poursuivant,  « le gouvernement du FPR efface toute personne qui en connait plus sur ses atrocités ».

Le témoin affirme que les massacres de Gakurazo n’étaient en aucun cas une représaille de certains Tutsi qui vengeaient leurs familles assassinées, parce que parmi les gens abattus, il y avait de nombreux Tutsi comme par exemple Mgr Joseph Ruzindana évêque de Byumba, l’abbé Denis Mutabazi du diocèse de Nyundo, le frère Jean Baptiste Nsinga, supérieur Général des frères Joséphistes, l’abbé François Xavier Muligo le curé de la cathédrale de Kabgayi, etc.

« L’ordre d’abattre les ecclésiastiques venait directement du Général Paul Kagame »

D’après Mukashema, les religieux n’ont pas été tués par les personnes du Rwanda, mais par les soldats venus d’Ouganda sur les ordres directs de Paul Kagame, l’actuel homme fort du Rwanda. « J’ai tout vu, même après l’assassinat j’ai mené ma petite enquête, et interrogé pas mal des gens » a-t-elle affrirmé en continuant, « Il y a beaucoup de détails que je ne peux pas communiquer ici. C’est l’affaire de la justice, quand le temps de faire justice arrivera, je mettrai à la disposition des enquêteurs tout ce que je sais. Mais pour étancher la curiosité, je peux vous avouer que les massacres ont été perpétrés par des personnes venues d’Ouganda qui cherchaient personnellement à éliminer les trois évêques. Cependant afin d’effacer toute preuve, ils ont assassiné tout le monde présent dans la salle. Moi on m’a dit personnellement qu’Ibingira a contacté Kagame par radio pour lui avertir que dans la salle il y avait un enfant ; Kagame lui a ordonné de « tuer tout le monde »  ».

Le témoin assure que tuer l’enfant n’était pas un fruit du hasard, mais un calcul de la part des bourreaux car « ils voulaient faire croire qu’une personne enragé est entré dans la salle, et a tué tout le monde même un enfant, car le message était de faire croire que « seul un forcené peut assassiner un enfant »  » a-t-elle estimé.

« Je ne peux pas vous révéler pour l’instant la personne qui m’a avoué que l’ordre de tuer tout le monde venait de Paul Kagame, mais quand le temps de la justice arrivera, cette personne sera connue, et elle est prête à témoigner. Ils se parlaient (Paul Kagame et Ibingira NDRL) par talkie walkie, c’est ainsi que le témoin a entendu les mots « il y a un enfant », « tuer tout le monde ». Tout ce que je dis, ce sont les choses dont j’ai été témoin oculaire, personne ne me l’a raconté » a-t-elle insisté.

Simulacre de procès

Pour rappel, en 2008 à la Cour militaire de  Kigali, « un simulacre de procès » a eu lieu, pour juger les responsables des assassinats des ecclésiastiques à Gakurazo. Cependant en réalité,  le régime de Kigali s’est empressé d’organiser un procès, parce que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha commençait à s’intéresser à ce dossier, suite aux pressions de l’ONG Human Rights Watch (HRW). Au banc des accusés, le Brigadier Général Wilson Gumisiriza, le Major Wilson Ukwishaka ainsi que les capitaines John Butera et Dieudonné Rukeba qui étaient leurs subalternes au sein de la 157 ème bataillon du FPR,  étaient tous accusés  d’avoir assassiné les membres du clergé à Gakurazo le 05 juin 1994. Le Général Wilson Gumisiriza et Me major Wilson Ukwishaka ont été tous les deux acquittés.  Pourtant, le Capitaine Kayijuka Ngabo, procureur militaire, avait requis la prison à vie à leur encontre. Quant aux capitaines John Butera et Dieudonné Rukeba, ils ont écopé chacun 8 ans de prisons fermes.

Le procureur du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, avait averti au lendemain de l’arrestation de ces officiers, que la justice rwandaise pouvait être dessaisie du dossier si le procès ne répondait pas aux standards internationaux en la matière. Le Camerounais William Egbe, chargé par Jallow de faire le suivi de cette procédure, avait refusé de donner son appréciation sur le déroulement du procès. Selon une source au parquet militaire à Kigali contacté par l’agence Hirondelle en octobre 2008, il y avait à chaque audience un représentant du bureau du procureur du TPIR et toutes les remises étaient portées à la connaissance de l’équipe de Jallow.

 Les massacres de Gakurazo ne sont toutefois ni les premiers ni les derniers massacres des membres du clergé perpétrés par le FPR. En effet, le FPR  est également accusé d’avoir perpétré plusieurs autres massacres à l’encontre des membres du clergé au Rwanda et au Congo. Au Rwanda, il y a par exemple les assassinats :

  •           En avril 1994 de 9 prêtres au Petit séminaire de Rwesero
  •           En avril 1994 de 9 missionnaires espagnols à Kibungo
  •           Le 17 octobre 1994 du prêtre québécois Guy Simard curé de Ruyenzi (Butare) ;
  •           Le 02 février 1997 au cours d’une homélie réligieuse duu  père Guy Pinard, curé  de Kampanga (Ruhengeri), abattu le  02 février 1997 au cours d’une homélie religieuse
  •           Le 1er août 1995 de l’Abbé Pie Ntahobari, curé de Kamonyi (Gitarama)
  •           Le 11 mai 1997 de deux prêtres de la paroisse de Cyahinda (Butare)
  •           En août 1997 de l’Abbé Ignace Mubashankwaya de la paroisse de Mushaka (Cyangugu)
  •           Le 31 janvier 1998 à Kigali du père Croate Vijeko Curic
  •           Le 28 avril 1998 du curé Boniface Kagabo de la paroisse Ruhengeri.
  •           Dans la nuit du 7 au 8 janvier 1998 de 6 sœurs de la Résurrection du Christ à Busasamana

A ces assassinats s’ajoute la disparition en 1996 de Mgr Phocas Nikwigize, évêque de Ruhengeri, de retour des camps des réfugiés à l’est de l’ex-Zaïre, l’emprisonnement de Mgr Augustin Misago et la mort de Mgr André Sibomana, qui est décédé après que que le régime lui avait refusé un document de voyage pour aller se faire soigner à l’étranger.

Au Congo, il y a également eu l’assassinat de Mgr Christophe Munzihirwa, le 26 octobre 1996, ainsi que l’assassinat de plusieurs dizaines de prêtres et religieuses.

Jean Mitari
Jambonews.net

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32 Commentaires à “Assassinats des trois évêques en 1994 au Rwanda : « l’ordre venait de Kagame »”

  1. Arcane dit :

    Comment est ce possible que Kagame soit encore libre après tout ce qu’il a fait. Cet assassin mérite de croupir en prison, j’espère que son jour va bientôt venir car c’en est trop. Si justice divine exsite qu’elle soit faite.

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    • Kiyovuman dit :

      Il est encore libre car nous n’agissons pas et le laissons continuer ses méfaits. Aussi puissant et rusé soit il, il ne peut pas contrôler 11 millions de rwandais. Il faudrait que l’armée (composé en grande majorité de hutus) se rebelle et prenne les armes, mais pour cela faut qu’elle s’affranchisse du climat de terreur que ce régime a réussi à instaurer.
      En ce qui me concerne, je suis prêt à sacrifier ma vie si c’est pour l’abattre ! De toute façon c’est un criminel qui ne comprend que le language de la violence. Une balle serait même trop doux, j’aimerai l’avoir une nuit entière et pouvoir le torturer, massacrer ses enfants et sa femme devant ses yeux (si tant est qu’il les aime) pour qu’il ressentent enfin la douleur qu’il a infligé aux autres, j’ai perdu une bonne partie de ma famille à cause de cette raclure, qu’attendons nous pour nous bouger ? Nous avons le nombre de notre côté !

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      • Hendrix dit :

        Kihovuman,

        Tu dois etre un nostalgique.Pendant la guerre vous aviez une armee bien organiser en nombre , en equipement meme en soutient militaire de francais vous etiez incapable de vaincre une petite armee .Le nombre ne suffit pas pour gagner la bataille.Tu te regrettes que vous n’avez pas pu exterminer les tutsis.Tu reves en couleur mon cher.Un hutu restera toujours un hutu qui ne vois pas plus loin que son grand nez. Le peuple tutsi depuis le genocide bien qu’il n’a pas commencer en 1990 mais depuis 1959, a developper un instinct de survie et never ca ne se reproduira.Igihe cyu bwami mwarabagaragu(esclave ou vassal), vous cultiviez pour nous et on vous donniez du lait.Sais-tu que le grenouille ne peut jamais etre gros que le boeuf ?Alors mwakwicecekera mukarya utyo abazungu babaha. Umuhutu azahor’arumuhutu un point, in trait.

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        • kiyovuman dit :

          Qu’est ce que t’es [****], à tes dires on ressent le complexe de supériorité… Pas de chance, je suis tutsi, mais je refuse de collaborer avec le FPR qui est responsable justement du massacre des miens MAIS AUSSI de beaucoup de hutus.
          Je ne renie pas mon ethnie, mais je me sens rwandais avant tout !
          Je ne suis pas nostalgique du régime de Habyarimana, mais au moins quand il était présent au pouvoir, la région connaissait la paix. Il a fallu que le FPR, petite armée certes, mais aux méthodes barbares digne des pires guerillas et MASSIVEMENT soutenu pas les britaniques, américains et israéliens ainsi qu’un grand nombre de mercenaires étrangers pour enfin arriver au pouvoir. Ne vous inquiétez pas, au Rwanda tout le monde sait même si on se tait, et le jour où votre Kagame vous abandonnera pour aller s’exiler je ne sais où quand les américains le lâcheront (et à coup sur ils le lacheront, car malgré son nez fin, il ne reste qu’un nègre de service dont on peut se débarrasser comme un kleenex usagé), les hutus frustrés de toutes ces années de tyranie finiront le travail entammé en 1994. Je ne le souhaite pas mais quand on voit la situation, c’est la seule issue hélàs

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        • edouarda dit :

          Hendrix. Les extrémistes tutsi comme vous dévoilent de plus en plus la face. Le temps que vous avez voulu faire avaler que « la révolution » était dans l’intérêt de tous est très, très loin. Vos propos, on les a entendu pendant des décennies: le racisme envers les hutu est similaire à celui que les blancs manifestaient aux Etats-Unis ou en Afrique-du-Sud contre les noirs. Cette ‘conviction’ de votre supériorité n’est pourtant basée sur RIEN. Les tutsi n’ont jamais été meilleurs dans quelque domaine que ce soit. Ils ont été au pouvoir pendant longtemps au Burundi et on sait à quoi cela a mené: une dictature militaire et l’extermination de centaines de milliers de hutu innocents. Vous êtes au pouvoir au Rwanda et on voit à quoi ça mène: une dictature militaire. Vous avez envahi le Congo et sémé la mort et la désolation. Vraiment de quoi être fier de vous !!! Il est d’ailleurs absolument une FABLE qu’une petite armée a vaincu la ‘puissante’ armée rwandaise. Les FAR n’avaient pas tant d’effectifs et souvent pas d’ordres précis du fait de la situation politique. Le FPR avait le soutien de l’Ouganda, la Tanzanie, les Banyamulenge, les Ethiopiens, les tutsi burundais… et n’a donc pas combattu seul (il y avait aussi pas mal de mercenaires). Ils recevaient des armes à volonté pendant que les FAR étaient sous embargo. Arrêtez donc cette comédie. De toute façon, prouver qu’on est ‘fort’ dans le combat et la ruse politique, ne prouve pas que vous êtes des êtres meilleurs et plus capables; au contraire ! J’ose toujours espérer que tous les tutsi ne pensent pas comme vous.

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        • Jean dit :

          Eduarda we, kwitwaza ‘embargo’ nabyo njye numva ari ukwibeshya. Iyo embargo bayifatiwe baramaze gutsindwa kandi batsinzwe kubera gutagaguza ingufu bajya mu kwica abacivils. Ingufu interahamwe zashyize mu kwica, iyo bazijyana ku rugamba nibura, u Rwanda ntirwari kugera aho rwageze. Iyo theorie y’uko FPR yari yifashije naho FAR ikaba faible iba mu ntambara zose aho uwatsinzwe ashakisha impamvu.
          Naho rero wowe Hendrix ukiri mu by’abagaragu, urambabaje cyane.

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    • r dit :

      La manipulation atteint des sommets dans ce pays. La véritée sur l’avion abattu commence à apparaitre et voila qu’on sort autre chose. Triste petit pays ou les gens se haissent et dont tout le monde se désintéresse! Et eux, ils sont là à se cracher dessus, prèt à s entre tuer….Triste……

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  2. NIMPORTEQUOI dit :

    Comme pour l’avion de Habyalimana, on découvrira dans quelques années que Kagame est accusée à tord.
    Tous vos problèmes c’est Kagame! Tu es au chômage c’est Kagame. Ta copine te quitte c’est Kagame. Tu réussi pas à l’école c’est Kagame…

    Cadeau pour les aigris : http://www.youtube.com/watch?v=VA20y54qBSk

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    • Kiyovuman dit :

      Tu as le cerveau complétement rattatiné ou quoi ? Kagame accusé à tord ?!?!?
      Pourtant le 1er avril est passé !

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    • kolomabele dit :

      Tu as une mauvaise conception de déveloopement,selon moi.La video montre un ilot de prospérité dans un océan de misèreC’est ce que tu nous caches .Des immeubles modernes dans le centre-ville.Il doit y avoir à côté des taudis de bindoville.Une infime minorité de la population jouit des toutes les comodités du monde moderne.Une écrasante majorité vit dans les périphéries des villes et dans les milieux ruraux dans un dénouemenbt total. La minorité bourgeoise profite de l’inconscience de la majorité qui ignore ses droits.Le développement au seuil du XXé siécle rime la avec le respect des droits humains:démocratie,liberté,emploi,satisfaction des besoins élémentaires(nourriture,santé,éducation,logement décent…),attention particulière aux personnes vulnérables.Bref lutte contre la pauvreté.

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  3. Kayonga Delphin dit :

    None se uriya muvandimwe uvuze ngo isasu ntirihagije ngo yice umuntu, ngo ahubwo akeneye icyumweru cyose cyo kumwica urubozo no kwica abana be n’umugorewe. None se dufashe ko ibyo umushinja ari byo, wowe waba umurusha iki? Rien n’est plus banal qu’un homme qui brandit la violence face a la violence car la violence appelle toujours la violence.

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    • Kiyovuman dit :

      Je ne suis pas un adepte de la violence, au contraire, je suis tout ce qu’il y a de plus pacifique. Mais avec ce tyran sanguinaire à la tête de notre beau pays, on a vu les limites de l’action pacifique et démocratique entamé par notre héroïne Victoire Umuhoza Ingabire. Que préconise tu alors ? Rester là, attendre et mourir sans avoir rien fait pour sauver notre pays ?
      War is necessary

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      • Isaac dit :

        C’est Kagame qui aurait tué les 1000000 des personnes? Je n’ai aucunement trouvé tes commentaires furieux contre les genocidaires. Penses-tu qu’elles(ces personnes tutsis et hutus exécutées par les genocidaires) ne sont pas pétries de la meme chaire souffrante que celles de ces eveques que tu attribue à Kagame? tes propos montrent qui tu es.

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        • jodeci dit :

          Bien sûr que non, c’est impossible matériellement pour un homme de tuer 1 million de personnes.
          Par contre, il a commandité l’attentat contre le président qui est l’évènement déclencheur du génocide, et il savait que ça finirait comme ça, donc il est responsable du génocide contre sa propre ethnie (mais il en a rien à foutre des tutsis de l’intérieur qu’il considère comme des traitres car ayant accepté de vivre sous le pouvoir d’Habyarimana)

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      • carlos dit :

        Tu l’as bien dit que tu n’es pas un disciple de Ghandi, donc pour toi seule la guerre va te liberer de la tyranie de Kagame. Mais je te rappelle que c’est lui avec d’autres heros qui vous ont mis hors d’etat de nuire. A l’epoque il n’avait que des moyens tres limites mais aujourd’hui ils ont une armee qui est parmi les plus agueries et disciplinees de l’afrique. Imaginez qu’apres plus de 18 ans de sa creation, votre FDLR n’occupe meme pas une cellule sur le territoire rwandais. Il ne faut pas rever. Et j’espere que tu participeras a cette guerre si non ca serait egoiste de ta part et vouloir pousser tes freres a une aventure sans issue et suicidaire.

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  4. jodeci dit :

    Je suis loin d’être un aigri, et je n’ai pas besoin de voir ta vidéo ridicule, j’y étais il y a quelques mois figure toi ! Effectivement, le centre ville est propre, de nouveaux buildings construits grâce à la manne des bailleurs de fonds internationaux et autres multinationales tirant profit de l’exploitation des ressources minières du Congo.
    Je te conseille de te rendre dans les campagnes pour te rendre compte que le soi disant essor économique du Rwanda se limite à quelques rues de Kigali !

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    • NIMPORTEQUOI dit :

      Pour évaluer la qualité de vie (bien être dans un pays) on se base en général sur son indice indice de développement humain (IDH).
      Tu liras dans cet article (lien ci dessous) qu’en 2012 le RWANDA fait partie des pays africain qui ont vu cet indice progresse le plus.
      http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/16072-la-pauvrete-recule-rapidement-en-afrique.html

      ‘Les aigris vont maigrir »

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      • Gikongoro dit :

        personne a-t-il dit que l’indice de développement du Rwanda n’a pas progressé? Ici on parle des « massacres, des assassinats » pas l’ indice de développement humain (IDH). faut pas mélanger les choses. vous voulez dire que tant un pays a un pays a un indice qui progresse , ses dirigeants ont une carte blanche pour massacres ses administrés???? ton raisonnement est vraiment périmé,

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  5. Inkotanyi dit :

    Les [******] aigriis qui poluent sur ce Jambonews sont des [*******] vivant sur le CPAS( aide sociale des muzungus) Votre haine vous méneras direct à votre propre mort comme vos sinistres pseudos prêtres. Allez organisez votre rebellion. Le RWANDA EST PRÊT

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    • jodeci dit :

      Apparement je suis visé lorsque tu parles des aigris qui polluent jambonews…
      Tout d’abord, sache que je ne vis pas du CPAS, j’ai un bon travail et un salaire très confortable, je n’ai pas été élevé dans cette mentalité de mendier l’aide de l’état, même si j’estime que certaines personnes en ont besoin.
      Ensuite, moi au moins je fais l’effort de m’exprimmer dans un langage correct contrairement à toi, pourtant j’ai des millions de raisons d’avoir la haine et de t’insulter de manière aussi vile et basse que la tienne.
      Le Rwanda est prêt pour un nouveau génocide tu veux dire tu veux dire, car au train où vont les choses l’issue de ce régime sanguinaire ne peut être qu’un bain de sang !
      La mort je l’affronterai calmement, car je n’ai rien à me reprocher, je n’ai tué personne contrairement à ce monstre criminel qui dirige notre si beau pays. Pour finir je salue le courage de cette mère de famille, qui témoigne courageusement à visage découvert des horreurs qu’elle a vécu, ça doit être horrible d’entendre son fils se faire assassiner sans pouvoir réagir…

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      • Hendrix dit :

        C’est normal que cette femme est capable meme de coucher avec le diable pour avoir des papiers dans son pays hote.

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      • carlos dit :

        J »estime que jodeci n’est pas objectif dans son analyse et qu’il est vraiment partial dans son jugement. Quand tu dis que Kgame est l’auteur du Genocide parce qu’il a, d’apres toi, abattu l’avion d »Habyarimana, c’est vraiment ridicule. Ne prenez pas les rwandais pour des dupes, est-ce que partout ou un president de la republique est assassine y a genocide? Pour ton info les listes des tutsi a tuer ont ete dressees avant l’assassinat du president Habyarimana. Essayez de transcender vos sentiments et vos emotions pour bien voir les choses et assumer. Quand nous pleurons un million de morts et que vous vous parlez des religieux qui sont certes des morts a deplorer mais qui sont justemet des victimes collaterales de cette tragedie qu’a connu notre pays, c’est minimiser cette tragedie.

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    • Vindu Muka dit :

      @Inkontanyi,

      Cet espace démocratique qu’est Jambonews, ne peut certainement pas vous convenir. Allez plutôt voir du côté du site NANOJV, vous y serez certainement plus à l’aise avec les « Mwene Kalinda », « gakwaya », » biggwi » et autres thuriféraires des crimes hitléropolpotistes du Furher des Grands Lacs.

      Sous ce lien, l’acte d’accusation faite par la justice espagnole contre Kagame et ses tueurs, lequel corrobore les dires de cette Maman rwandaise (tutsi) très courageuse. Sachez qu’elle est sous notre protection à tous et que, vos escadrons de la mort chargés de faire taire toute voix discordante aux mensonges que vous avez l’habitude de propager, sont dans le collimateur de la résistance congolo-rwandaise qui vous attend de pied ferme.

      Maman Espérance Mukashema, bon courage car vous êtes de la lignée de Maman Rose Ingabire, des femmes debout.

      http://www.avica.org/fileadmin/user_upload/justice/08-02/acte-accusation-ordonnance-espagnole-version-francaise.pdf

      http://nanojv.wordpress.com/2013/04/06/okapi-m23/

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      • Vindu Muka dit :

        RECTIFICATIF!
        Je voulais parler de Maman VICTOIRE INGABIRE et non pas de ROSE. Qu’elle m’en excuse très sincèrement. Rose étant devenue la couleur qui emprisonne au RWANDA de Kagame et de Rose KABUYE, ces criminels!

        Comme en RDC avec Hyppolite Kanambe, Kagame, au Rwanda, a une peur bleue du clergé catholique. Raison pour laquelle tous ces deux criminels procèdent à des assassinats du clergé.

        Il y a eu l’assassinat par empoisonnement du Cardinal ETSOU par Kanambe et, sous ses ordres pendant les élections, un char de combat a même failli cartonner une église à Kinshasa. N’eût-été la présence de la presse internationale à Kinshasa en cette période, les mêmes forfaits commis au Rwanda par les FPR auraient été commis à Kinshasa.

        Le même mode opératoire!

        http://www.youtube.com/watch?v=XRgQ1tqdkUY

        http://www.youtube.com/watch?v=QqXvyrakfeY

        http://www.youtube.com/watch?v=Bj3enMRBhxI

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    • Derille dit :

      Au moins Jambonews a le mérite d’accepter des opinions différentes et de permettre le débat. Si vous avez connaissance d’autres lieux de parole qui ont la même optique, je suis preneur.

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  6. jack dit :

    Ce que je n’arrive pas à comprendre au Rwanda il ya que de période sombre dans leur histoire, le Rwanda na pas beaucoup d’ethnie comme la RDC mais ils n’arrivent pas à cohabitaient ensemble dans la paix il ya toujours de compte a rendre; pas de démocratie, et un gouvernement sanguinaire en place pour parlé que de mensoge, alors comment pouvons nous faire confiance au peuple de même pays qui ne s’aiment pas? et le même comportement qu’ils ont amener dans notre pays RDC de tuerie et de viol en masse ce qui est déplorable vous ne serez plus bien accueilli dans notre pays car vous avez montre vos comportements habituelle.

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  7. zuberi dit :

    Que kagame se tranquilise, il aura son tour , il payera, il n’est pas Dieu , même Polpot à payer,pinochet aussi .Avec tout ces morts sur la conscience comment vit-il?, je me souvient à l’invasion de l’AFDL , entre Fizi et baraka, sur un barage dressé par leur soldats,deux individus attachés à des poteaux de part et d’autre de la rue dont les intestins faisaient office de barrière de ces sanginaires.Quelle horreur? Ses crimes ne resteront jamais impunis, les hutus on font l’expérience aujourd’hui.Tutsi , hutu sont comme deux gouttes d’eau [***]. S’il veulent profiter de nos richesses que le rwanda devienne une province congolaise et basta.

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  8. Ben dit :

    A vous tous qui tenez langage de haine et de division je vous plains amerement. Apparement je sens en vous une certaine jeunesse mais malheurement sacrifiee et bizarement pris dans les pieges. Mu by’ukuri kuba abahutu cyangwa abatutsi bibamariye iki? Siniriwe mvuga izina ry’uwari we wese ariko kuri benshi ndasanga ari de la masturbation intellectuelle tout simplement.
    Ntimukajye mukoza isoni amoko mwiyitirira ku muri iki kinyejana si benshi batekereza nkamwe.
    Vous n’etes qu’une poignee, des sous hommes fanatises par des notions mal assimulees. Sinon au Rwanda et a travers le monde, ndagenda numva abanyarwanda bagenda bigobotora ingoyi y’amazuru.

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  9. Vindu Muka dit :

    @Hendrix,dit:
    « C’est normal que cette femme est capable même de coucher avec le diable pour avoir des papiers dans son pays hôte ».

    Vous voulez dire que les femmes rwandaises « tutsi » ayant vécu des années et des années en RDC, qui y ont été accueillies à bras ouverts en soeurs, mères, épouses, pour se faire accepter des congolais ou avoir des papiers, n’ont eu rien d’autre à faire que de faire la pute? Un tout petit peu de respect à cette femme solide et debout qu’est Maman Espérance Mukashema, svp! Vous êtes donc en train d’insulter votre propre mère, votre propre soeur…

    Si je comprends bien, c’est donc des gens comme vous qui violent et mutilent les femmes, les bébés, les grand-mères dans l’Est de la RDC. C’est des gens comme vous qui tentent d’éliminer ce témoin gênant des crimes que vous commettez, qu’est le Dr Denis Mukwege.

    Encore une fois, l’espace internet où l’on loue vos exploits criminels se trouve sur le site NANOJV. Allez-y donc faire un tour et restez-y, car c’est bien là-bas que vont causer tous ceux qui n’appartiennent pas à la RACE HUMAINE.

    Que cela vous plaise ou non, je crie haut et fort: » VIVE MAMAN ESPERANCE MUKASHEMA,VIVE MAMAN VICTOIRE INGABIRE! »

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  10. edouarda dit :

    Jean. Il ne s’agit pas de chercher des excuses, ni de « l’héroïsme » de l’un ou l’autre. Je n’ai jamais compris comment certains peuvent rimer ‘gagné la GUERRE’ et ‘génocide’. En ce qui me concerne, j’essaie de me tenir aux faits et la situation de l’époque qui m’est connue:
    1. Les chiffres (1991): Prefectures Hutus Tutsis Total
    Butare 618 172 (82,0 %) 130 419 (17,3 %) 753 868
    Byumba 761 966 (98,2 %) 11 639 (1,5 %) 775 933
    Cyangugu 489 238 (88,7 %) 57 914 (10,5 %) 551 565
    Gikongoro 401 997 (86,3 %) 59 624 (12,8 %) 465 814
    Gisenyi 708 572 (96,8 %) 21 228 (2,9 %) 731 996
    Gitara 764 920 (90,2 %) 78 018 (9,2 %) 848 027
    Kibungo 596 999 (92,0 %) 49 966 (7,7 %) 648 912
    Kibuye 398 131 (84,8 %) 69 485 (14,8 %) 469 494
    Kigali 822 314 (90,8 %) 79 696 (8,8 %) 905 632
    Kigali City 180 550 (81,4 %) 39 703 (17,9 %) 221 806
    Ruhengeri 760 661 (99,2 %) 3 834 (0,5 %) 766 795
    TOTAL 6 467 958 (91,1 %) 596 387 (8,4 %) 7 099 844
    Urbains 313 586 (83,9 %) 57 186 (15,3 %) 373 762
    Ruraux 6 154 365 (91,5 %) 558 265 (8,3 %) 6 726 082
    Je crois qu’il est évident que plus de hutu que de tutsi sont morts dans toute la tragédie rwandaise, même si on se tient au nombre de victimes citées par le FPR. Ceci ne veut pas dire que l’un est plus regrettable que l’autre; je l’ai déjà assez dit et répété.
    2. Les INYENZI – comme les tutsi de l’Ouganda aimaient s’appeler à l’épque – avaient déjà à plusieurs reprises attaqué le Rwanda sans succès. Pourquoi l’APR-FPR a réussi en 1994 ? A cause du soutien comme je l’ai déjà écrit. Il y a une logique: si les FAR étaient si puissants, pourquoi avaient-ils déjà eu besoin de l’aide de soldats belges et français et autres pour repousser les premières attaques de l’APR ? Je veux bien que les extrémistes tutsi font croire au monde entier qu’ils sont super combattants mais il est malgré tout inpensable qu’une petite armée de 6000 personnes aurait pu vaincre une armée ‘puissante’, bcp plus nombreuse (8.000 effectifs ?), soutenue par soi-disant la France. L’embargo avant d’être officielle, était par ailleurs déjà effectif & les FAR étaient en manque de munition; cela est bien connu.
    3. L’amalgame entre Interahamwe et ‘génocidaires hutu’ est une de ces ‘confusions’ inexactes que la propagande a bien voulu disperser et soutenir. N’oublions pas que 3 des ‘fondateurs’ Interahamwe étaient tutsi. Que certains Interahamwe, connus par la population pour les meurtres qu’ils ont commis, ont été intégrés dans le FPR sans être inquiétés. L’instrumentalisation des Interahamwe n’a jamais été examinée à fond comme la fable de l’Akazu.
    4. Une certaine logique: si ‘les extrémistes hutu’ avaient vraiment planifié le génocide des tutsi, comment se fait-il qu’on n’a jamais su le démontrer or que tous les moyens étaient plus que disponibles. Comment se-fait il que le génocide n’a commencé qu’après avoir décapité littéralement le pays (président, chef de l’armée, ..). Comment se fait-il alors que les arrestations n’ont pas eu lieu en quelques heures de temps dans tout le pays ? Comment se fait-il qu’on n’a pas immédiatement instauré un régime militaire ? Comment se fait-il que l’armée n’a pas tout de suite contôlé tout le pays (si elle était si puissante)? Trop de questions … et les soi-disant ‘cerveaux’ du génocide ont été innocentés de cette accusation. Il n’y a d’ailleurs aucune raison logique à ça: les hutu auraient toujours été majoritaires, même dans un régime démocratique et tuer ‘un dictateur’ pour mettre un gouvernement de transition en place; cela est un non-sens tout simplement.
    5. Si les hutu étaient vraiement des génocidaires comme certains le prétendent, de plus appuyés par une armée ‘forte’ et ‘seulement là pour défendre les hutu’, il faudra m’expliquer alors comment ils ont pu être vaincus. 90% de la population + ‘une armé forte’ qui a ‘perdu la guerre’, cela est tout simplement impossible et prouve que les choses n’étaient pas aussi simple qu’on veuille nous le faire croire. Pourquoi d’ailleurs, pendant 20 ans, il y avait la paix entre hutu & tutsi – et de nombreux mariages mixtes ce qui n’est pas le cas maintenant -. La cohabitation était de loin meilleure sous Habyarimana; tutsi et hutu honnêtes l’avoueront.
    7. La question demeure toujours: était-il nécessaire d’en arriver là ? Le FPR n’aurait-il pas pu participer à la démocratisation du pays qui était mise en route ? Y répondre est peut-être trop dur pour certains puisqu’on ne peut alors que penser une chose: le choix de prendre les armes, d’abattre deux présidents et d’autres membres de leurs gouvernements, de sacrifier ainsi hutu et tutsi dans le but de la réalisation d’un plan de conquête, appuyé par les ‘alliés’, n’était nullement justifié et justifiable !
    8. J’espère que les Hendrix, Jean et autres sont tout de même encore restés humains assez pour un jour exprimer leur compassion avec tous les innocents tués au Rwanda, au Congo et aussi en Ouganda et au Burundi. Qu’ils comprennent un jour que rêver d’héroïsme est une bonne chose pour les films et les romans. En réalité, cela finit rarement bien et la plupart de gens désirent seulement de vivre ce qu’ils ont de plus précieux – leur vie – en tout sérénité.

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