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Rwanda: Le calvaire des Hutu

Publié : le 9 mai 2013 à 14:07 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité

En 1990 le Front Patriotique Rwandais (FPR), une organisation politico-militaire, lançait une offensive contre le gouvernement rwandais, dirigé à l’époque par le Général Habyarimana.

massacres de kibeho

massacres de Kibeho

En 1991, une nouvelle constitution, garantissant le multipartisme et les libertés publiques, est adoptée. Se créent alors des partis d’oppositions, dont trois démarrent avec un franc succès, notamment le Mouvement Démocratique Républicain(MDR), le Parti Libéral (PL) et le Parti Social Démocrate (PSD).

En 1993, des accords de paix sont signés entre le FPR, le gouvernement rwandais et les autres partis d’opposition. La guerre cesse mais les tensions entre partis politiques s’aggravent de plus en plus.

Le 6 avril 1994 le Président Habyarimana est assassiné dans l’attentat contre son avion et la guerre reprend. Elle est plus intense à Kigali où les accords ont permis au FPR d’installer officiellement un bataillon composé de 600 hommes.

Les massacres d’extermination contre les Hutu

Au même moment les massacres d’extermination sont perpétrés sur la quasi totalité du territoire Rwandais. Le FPR s’en prend aux Hutu tandis que les milices anti-FPR s’en prennent aux Tutsi et aux Hutu accusés de collaboration avec le FPR. C’est le Génocide Rwandais, devenu Génocide des Tutsi, excluant ainsi lesvictimes hutues.

Dès sa prise de pouvoir en juillet 94, le FPR continue ses massacres contre les Hutu et les poursuit jusqu’au Congo voisin.

Mais la chasse aux Hutu ne débute pas en 1994. En effet elle commence juste après l’attaque du FPR, fin 1990. Dès cette date, les Hutus des zones contrôlées par ce dernier font l’objet de massacres, de tortures et d’exploitation. Les survivants s’entassent dans des camps de déplacés qui parfois sont visés par des attaques de cette rébellion. En 1993 le nombre de déplacés entassés dans des camps, dans des conditions de misères est environ de 1 million, près de la Capitale Kigali notamment.

Les plus importants de ces massacres d’avant 1994 sont : celui de Ruhengeri en Janvier 1991, où plus de 500 personnes sont exécutées, femmes et enfants inclus ; celui de Butaro en mai 1992 avec 150 victimes et, surtout, celui de février 1993 où près de 40 000 personnes sont massacrés par le FPR dans les préfectures de Byumba et Ruhengeri (James K. Gasana, Rwanda: du parti-État a l’État garnison, 2002).

En avril 1994, le FPR conquiert de vastes zones en un temps record. Les Hutu trouvés sur place sont massacrés et leurs corps brûlés, jetés dans les rivières ou dans certains cas entassés à des fins de manipulation des journalistes étrangers et de la communauté internationale en général.


The killing Fields – Part1- Meilleur résolusion par xiao_wuu

Après sa prise de pouvoir en Juillet 1994, le FPR massacre les Hutu sur l’ensemble du territoire. Le cas le plus documenté est le massacre des déplacés Hutu de Kibeho, dans l’ancienne préfecture de Gikongoro, en avril 1995, où les déplacés sont encerclés et interdits de sortir du camp pendant plusieurs jours avant d’être massacrés par coups de fusil, coups de canon et baïonnettes. Tout se passe devant les militaires de l’ONU qui observent l’opération, prennent des photos mais ne secourent personne. A la fin de la journée plus de 8000 personnes avaient été massacrées, sur les 100 000 qu’abritait le camp. Selon un témoin direct, les corps furent entassés dans des camions transportés dans les forêts avoisinantes, où ils furent brulés ou enterrés dans des fosses communes.


Les Massacres de Kibeho 2 par BICUKI

Dans d’autres régions du pays, le FPR convoquait des réunions de villages sur la sécurité ou de distribution de nourritures. Dès que suffisamment de monde s’était réuni, il les massacrait soit avec les armes blanches ou par balles, grenades et bombes selon le nombre des cibles ou encore les brulait vifs. Selon une enquête de l’ONU, conduite en 1994, connue sous l’appellation de « Gersony Report » ces massacres étaient systématiques, réguliers, visaient la population hutue et ce indistinctement, les hommes les femmes, les enfants, les personnes âgées ainsi que les malades. Ce rapport estimait qu’entre 25 000 et 45 000 personnes avaient été massacrées entre avril et août 1994 rien que dans les préfectures dans lesquelles les enquêtes avaient été menées.

Les zones des massacres étaient interdites d’accès jusqu’à ce que les victimes soient dégagées et brulées. Ce fut le cas par exemple pour plusieurs endroits de l’ancienne préfecture de Butare, au sud du pays.

En octobre 1996, le FPR attaque le Congo où étaient refugiés plus de deux millions de Hutu rwandais.

D’octobre 1996 à juillet 1997, ces refugiés furent traqués, torturés, violés, délibérément affamés, privés de toute assistance, massacrés à l’arme blanche, par balles, bombes, noyades ou brulés vifs. Entre 250 000 (morts recensés) et 600 000 (manquant à l’appel) refugiés furent massacrés.

L’ONU a fait une enquête dont les résultats, « Le Mapping report» d’octobre 2010 ne laissent aucun doute quant à l’intention d’exterminer ce groupe. En voici quelques extraits [1] :

[Massacrés à l’arme blanche, piégés, violées avant d’être tuées: l’exemple de Walikale]

  • Dans cette région, les massacres ont été organisés selon un schéma quasi identique [à celui des autres régions, NDLR], de façon à tuer un maximum de victimes. À chaque fois qu’ils repéraient une grande concentration de réfugiés, les militaires de l’AFDL/APR tiraient sur eux de manière indiscriminée à l’arme lourde et à l’arme légère. Ils promettaient ensuite aux rescapés de les aider à rentrer au Rwanda.

  • Après les avoir rassemblés sous différents prétextes, ils les tuaient le plus souvent à coups de marteau ou de houe. Ceux qui tentaient de fuir étaient tués par balles. Plusieurs témoins ont affirmé qu’en 1999 [deuxième guerre après celle de 1996, NDLR], des militaires de l’APR se seraient rendus spécialement sur les sites de plusieurs massacres afin de déterrer les corps et de brûler les cadavres.

  • À partir du 9 décembre 1996, des militaires de l’AFDL/APR ont tué par balles plusieurs centaines de réfugiés, parmi lesquels un grand nombre de femmes et d’enfants au niveau du pont de Hombo. Au cours des jours suivants, ils ont brûlé vifs un nombre indéterminé de réfugiés au bord de la route au niveau de la localité de Kampala, située à quelques kilomètres de Hombo. Avant d’être tuées, de nombreuses femmes ont été violées par les militaires. Avant de les tuer, les militaires avaient demandé aux victimes de se regrouper en vue de leur rapatriement au Rwanda

[Affamés: Le long d’Ubundu–Kisangani]

  • Au cours d’avril 1997, alors qu’entre 60 et 120 réfugiés mourraient chaque jour de maladie ou d’épuisement, les militaires de l’AFDL/APR ont, à plusieurs reprises, interdit l’accès des camps aux organismes et ONG à vocation humanitaire et entravé le rapatriement des réfugiés vers le Rwanda.

[Brûlés vifs, massacrés jusqu’aux bébés: Vers Mbandaka)]

  • Vers la fin d’avril 1997, des éléments de l’AFDL/APR ont brûlé vifs des réfugiés au niveau du village de Lolengi, à 48 kilomètres de Boende. Les militaires ont recouvert les corps des victimes de bâches en plastique qu’ils ont ensuite incendiées

  • Le 13 mai 1997, des éléments de l’AFDL/APR, à leur arrivée dans le village de Wendji, avaient déclaré: « Zaïrois, n’aie pas peur, nous sommes ici pour les réfugiés ». Ils se sont ensuite dirigés vers le camp et ont ouvert le feu sur les réfugiés.

  • Le même jour, les militaires sont entrés dans le bureau de la Croix-Rouge locale et ont tué des enfants non accompagnés qui attendaient leur rapatriement vers le Rwanda.

  • Le même jour, la population de Wendji a enterré 116 corps. Un bébé de trois mois environ qui était encore vivant au moment de l’enterrement a été tué par un militaire de l’AFDL/APR qui supervisait les travaux d’inhumation. Le 14 mai, 17 autres corps ont été enterrés.

L’ONU conclut que d’après les résultats de son enquête, la qualification de Génocide peut être retenue pour les crimes commis contre les Hutus, refugiés et congolais:

  • Les attaques apparemment systématiques et généralisées décrites dans le présent rapport, ayant ciblé de très nombreux réfugiés hutu rwandais ainsi que des membres de la population civile hutu [congolaise, NDLR] et causé leur mort, révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide.

En considérant les périodes des massacres, le fait que même les bébés n’étaient pas épargnés et que même les Hutu congolais ont été visés par les massacres il n’y a aucun doute quant à l’identité des victimes ni au mobile de leurs bourreaux : Les Hutu étaient visés et ce, parce qu’ils sont nés Hutu.

L’épisode congolais ne marque pas la fin de leur calvaire. L’extermination continue au Rwanda. Pour exemple, en décembre 1997, on estime à 8000 victimes hutues qui ont étés brulées vifs dans les grottes du Nord du pays.

Pourtant, une ethnie interdite de commémoration…

Comme mentionné plus haut,  le fait que le régime du FPR a requalifié le Génocide Rwandais en Génocide des Tutsi, a exclu les victimes hutues. La seule commémoration officielle autorisée au Rwanda étant celle du Génocide des Tutsi, les victimes hutues se retrouvent sans cadre de commémoration officiellement admis.

Au-delà de cette interdiction de fait, quiconque ose parler de ces victimes hutues est accusé pêle-mêle de négationnisme, divisionnisme, révisionnisme ou de minimisation du génocide des Tutsi du Rwanda, à l’instar de Victoire Ingabire, actuellement emprisonnée à Kigali. En Belgique, il est traité de négationniste, génocidaire ou de membre des familles de génocidaire (la libre.be du 7 avril 2013) ou pire comparé à Nazi. Citons le cas du député Alain Destexhe qui, sur son compte twitter le 7 avril 2013, a comparé aux « Nazi » les commémorants qui entendaient honorer la mémoire de toutes les victimes de la tragédie rwandaise. La faute de ces derniers est d’avoir osé aller se souvenir au mémorial du Génocide rwandais à Bruxelles, le 6 avril plutôt que le 7, date de la commémoration organisée par l’ambassade rwandaise et l’association des victimes tutsies, Ibuka et d’avoir voulu commémorer toutes les victimes indépendamment de leur appartenance ethnique.

Mais aussi une ethnie, privée de Justice

Depuis 1990, soit plus de 22 ans actuellement, aucune juridiction n’a rendu justice aux survivants hutus de ces massacres.

Le Rwanda a interdit à toute personne de réclamer Justice pour les Hutu et ce, par des menaces et des actes de violence. Pendant que les juridictions Gacaca ont été instituées pour rendre justice à toutes les victimes, les Hutu n’ont jamais eu une juridiction vers laquelle se tourner. Exception faite de la Justice espagnole où, profitant des victimes espagnoles tuées par le FPR, des associations de droits de l’Homme ont inclu des victimes hutues.

Néanmoins, cette justice s’est arrêtée à lancer des mandats d’arrêts qui aujourd’hui sont restés lettre morte.

Le cas le plus aberrant est certainement celui du Tribunal Pénal International pour le Rwanda dont la mission était de juger les crimes commis au Rwanda de janvier à décembre 1994. Malgré les instructions détaillées de certains dossiers incriminant des officiers du FPR, le tribunal a toujours fermé les yeux.

Pire encore, le tribunal a à plusieurs reprises obéi aux ordres du régime du FPR ou, au moins, cédé à ses menaces. Un des exemples est celui de Mr Barayagwiza Jean-Bosco. En novembre 1999 la Chambre d’appel a constaté que ses droits de défense avaient été violés au point que ni son arrestation ni son acte d’accusation n’étaient légaux. Elle a alors ordonné sa mise en liberté et la nullité de son acte d’accusation. Dès lors le régime rwandais menaça d’arrêter toute collaboration avec le Tribunal. La Chambre d’appel a dû revenir sur sa décision.. Par la suite, le tribunal le condamna à 32 ans de prison et il y mourra en 2010. Un autre exemple est la tentative du procureur du TPIR Carla Del Ponte d’enquêter sur les crimes du FPR. Après l’annonce de cette volontée « des fonctionnaires rwandais ont empêché des témoins de se rendre au Tribunal, entraînant la suspension de plusieurs procès pendant des mois ». Par la suite, Carla Del Ponte a été limogé son de son poste et remplacé par Hasan Jallow et c’est la fin de l’espoir de voir le TPIR juger des membres du FPR.

Dans d’autres cas, des témoins d’accusations sont revenus sur leurs dires et ont affirmé avoir été menacés par les services de renseignement du FPR mais également ont été entraînés pour donner de faux témoignages[2]. Malgré que ce phénomène qui semble s’être généralisé dans toutes les juridictions, au Rwanda, en Belgique et au TPIR, celui-ci les a toujours ignorés. Ce fut le cas, par exemple, dans les procès de Karemera (Témoin surnommé BTH pour sa sécurité), Bicamumpaka (Témoin GFA) et en Belgique dans le procès des religieuses.

En Belgique, seuls des Hutu ont été jugés. Plusieurs officiels affirment que la seule raison qui explique cette discrimination est qu’il n’existe aucune plainte visant les membres du FPR. Cependant, des témoins ont vu des personnes visées par les mandats d’arrêts espagnols aller et venir en Belgique sans être inquiétés. C’est le cas, entre autres, du Général James Kabarebe aujourd’hui ministre de la Défense au Rwanda.

Une ethnie diabolisée

Depuis le génocide de 1994, les Hutu ont été collectivement et systématiquement traités de génocidaires, et ce avec succès.

L’objectif de ces manœuvres semble être, d’une part, d’assimiler les victimes hutues aux bourreaux des Tutsi, et les bourreaux des Hutu, c’est-à-dire le FPR, aux victimes tutsies. Ainsi le FPR se retrouve victime comme les réelles victimes tutsies tandis que ce sont les victimes hutues qui se retrouvent considérées comme bourreaux, aux côtés des miliciens Interahamwe.

Plusieurs éléments ont concouru à cette manœuvre cynique. En effet, l’organisation de la justice a permis au FPR d’accuser qui il veut d’être génocidaire, négationniste ou divisionniste. C’est le cas de différents prisonniers politiques, d’opposants et des humanitaires tels que Monsieur Paul Rusesabagina, le héros du film « Hotel Rwanda », connu pour avoir sauvé plus d’un millier de Tutsi pendant le Génocide.

Le fait de voir des jugements, au Rwanda comme à l’étranger, qui ne respectent pas le principe d’impartialité a fait régner une peur constante chez les Hutu. Cette partialité se retrouve par exemple dans la justice canadienne qui a condamné une personne parce qu’elle n’avait pas été tuée pendant le génocide. Selon cette justice les Hutu modérés ont été tués pendant le génocide. Ce qui fait de tout Hutu survivant un non-modéré donc extrémiste, ainsi présumé génocidaire.

En plus de cette partialité, comme dit plus haut, le FPR a utilisé de manière généralisée des faux témoins qu’il a entrainé à mentir avant de les envoyer témoigner. On retrouve des aveux de certains des faux témoins qui ont témoigné au TPIR, au Rwanda et en Belgique.

A cela il faut ajouter le rôle des médias et des agences de communication payés pour réaliser cette double mission de diabolisation de la population hutue et de blanchiment du FPR.

Toutes ces injustices ont fait que beaucoup de Hutu se cachent, taisent leur horrifiant calvaire. Etant victimes des juridictions censées les protéger, ils n’osent pas y avoir recours et de toute façon ils n’en ont pas les moyens. En tout cas pas à la hauteur de leur bourreau, le FPR à la tête de l’Etat rwandais, qui les guette et surveille leurs faits et gestes.

Le principal et prioritaire souci des Hutu est encore, de survivre à cette machine à tuer et à diaboliser.

Force est de constater que tant que la double mission sera poursuivie, les tensions entre les Hutu et les Tutsi continueront à s’intensifier et ce à tord, car ils sont tous victimes d’organisations criminelles. Leur opposition renforcera les criminels qui ne feront que les opprimer et les exploiter encore plus.

La question est: il y a-t- il un espoir de solution?

La reconnaissance du calvaire des Hutu ainsi que sa qualification semblent constituer une étape obligée; sans laquelle c’est leur diabolisation orchestrée par leur bourreau qui continuera à autoriser, cautionner, encourager et couvrir leur extermination qui se poursuit notamment au Congo. L’autre condition nécessaire est celle de disposer de leaders engagés à la construction d’un avenir commun pour l’ensemble de la population rwandaise qui est en majorité rescapée.

Jean François Singiza
Jambonews.net

 

[1]Le terme APR veut dire Armée Patriotique Rwandaise, bras armé du FPR et devenu armée rwandaise en 1994 avec sa victoire militaire. Le cigle AFDL désigne quant à lui l’Aliance des Forces Democratique de Liberation, un groupe rebelle congolais formé par le FPR pour couvrir son attaque et qui mena Laurent Kabila au pouvoir après la chute de Mobutu.

 

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15 Commentaires à “Rwanda: Le calvaire des Hutu”

  1. Marie Umukunzi dit :

    Merci Jean François pour ton article, Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt et je suis d’accord avec toi quand tu dis que les manœuvres de diaboliser à tout prix l’ethnie Hutu ont pour objectif final d’assimiler les victimes hutus aux bourreaux de l’ethnie Tutsis alors que l’équation ne se vérifie pas. D’autre part, ce n’est pas parce que le FPR est constitué à majorité d’individus de l’ethnie tutsis que l’équation FPR=victimes tutsis est vérifiée. Si le mensonge pouvait tuer, le Rwanda serait rayé de la carte depuis des lustres. Les termes  » négationnistes, révisionnistes…..etc » qui sont à la mode en ce moment sont de merveilleuses inventions qui ont été trouvées pour injurier ceux qui ne veulent pas adopter la pensée officielle parce que si on fait preuve de sérieux qui aujourd’hui affirme que les tutsis n’ont pas été victimes d’un génocide parce qu’ils etaient tutsis ? La réponse est personne. Le débat sur l’existence ou non d’un génocide contre les tutsis n’a plus lieu d’exister par conséquent; ceux là même dont le fond de commerce repose sur le négationnisme, le révisionnisme et l’idéologie génocidaire ne sont au mieux que des bonimenteurs qui jouent avec la souffrance des gens. Ces bonimenteurs essaient de faire croire aux rwandais et à leurs amis que le génocide rwandais tutsis fait face à un négationnisme et un révisionnisme récurrent mais la réalité est bien différente. D’une part, ces bonimenteurs oublient de préciser que les principaux concepteurs et réalisateurs du génocide ont été arrêtés et condamnés, que ceux qui avaient réussi à s’échapper et dont les lieux de résidence sont connus vivent désormais dans la crainte non plus d’être traduits un jour devant un tribunal international mais d’être carrément extradés à Kigali comme c’est déjà le cas. Il est surprenant de constater l’énergie que ces bonimenteurs déploient pour empêcher l’ethnie Hutu de commémorer aussi les leurs au lieu d’orienter cet énergie au développement du pays dont la construction des routes digne de ce nom dans les campagnes, la création d’emplois pour les jeunes, l’amélioration des soins et de l’éducation entre autre. L’ethnie tutsi a souffert mais n’a pas le monopole de la souffrance. Il ne s’agit pas de dire que les uns ont plus souffert que les autres parce que ça serait vain mais de dire que les tutsis ont effectivement souffert et que les hutus ont aussi soufferts. La seule différence est que les tutsis peuvent commémorer librement les leurs disparus alors que les hutus qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir commémorer également les leurs dans le respect et la dignité qui est dû à n’importe quel être humain.
    Les même bonimenteurs diront que les victimes hutus n’ont été que des victimes de guerre, que la plupart sont morts à cause des mauvaises conditions de vie et qu’en aucuns cas, on ne peut parler de génocide. Néanmoins, il faudrait peut-être rappeller à ces bonimenteurs qui avaient accueilli les professeurs Stam et Davenport, les conclusions de l’étude portant sur les massacres de 1994. Stam et Davenport présentaient en 2003 lors de la conférence universitaire à Kigali les résultats des recherches pour lesquelles ils avaient obtenues les autorisations du gouvernement rwandais. Les deux chercheurs démontrent que le FPR fut impliqué dans des massacres à grande échelle associés aux camps de réfugiés et aux foyers et que beaucoup de civils trouvaient la mort devant des barrages routiers, des centres municipaux, des maisons, des marécages et des champs. La plupart en tentant de fuir en direction des frontières. Ils ajoutent que quand le FPR gagnaient du terrain, les massacres de grande ampleur se multipliaient mais quand le FPR s’arrêtait, les massacres diminuaient. L’argument selon lequel l’invasion du FPR avait pour objectif la mise un terme aux massacres est totalement fallacieux. Enfin, ils démontrent que la majorité des victimes etaient hutus et non tutsis en terme absolu. En effet, ils démontrent que si la guerre n’avait pas eu lieu et à supposer que la population avait conservé son accroissement annuel moyen de 3.5%, on devait passer de 7 750 000 en 1994 à 8 021 250 de personnes à la fin de 1995. Ils ajoutent que la différence entre les 4 720 000 présentes et les 8 021 250 prévues s’explique par le fait qu’il y’a 2 000 000 de réfugiés à l’extérieur du Rwanda et l’on estime à entre 1 000 000 et 2 000 000 ( selon le parti au pouvoir) le nombre de personnes tuées. Ils soulignent également qu’il ne faut pas oublier qu’il y’a eu plus de 800 000 anciens réfugiés rapatriés directement après la guerre, ce qui rend le nombre de tués plus élevé car au lieu d’être de 1 301 250, il devient de 8 021 250 – ( 4 720 000- 800 000)+ 2 000 000 = 2 101 250 personnes tuées. Hors si ce chiffre est maintenu, il est impossible d’en déduire que les victimes etaient presque exclusivement tutsis. Avant le génocide on comptait environ 700 000 tutsis et il etait admis qu’à l’automne 1994, il y’avait des rescapés tutsis dans le pays. Le chiffre a donc été revu à la baisse pour être stabilisé à 1 million de morts par les autorités au pouvoir à Kigali. Par conséquent, les deux chercheurs s’appuient sur le chiffre 1 million de morts et en effectuant un calcul entre le nombre de tutsis présents dans le pays à l’aube de la guerre et le nombre de tutsis survivants à cette guerre, ils arrivent à un total approximatif compris entre 300 000 et 500 000 victimes tutsis ce qui implique donc un total approximatif entre 500 000 et 700 000 victimes hutus. Si le choléra avait déjà fait dans l’histoire d’un pays 500 000 à 700 000 victimes, je pense que ça serait déjà dans le guinness des records.

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  2. jio dit :

    je suis désolé de dire ça ce sont les hutus les premiers responsables des massacres qu’ils ont subis. franchement regardez moi twagiramungu qui est incapable de demander au fpr d’arrêter les massacres contre les hutus(des massacres datant des jours où il était président de mdr)regardez moi ce gars qui voit des hutus se faire massacrer à kibeho et ne condamne pas ça et préfère dire que les militaire d’apr ont usé de l’ultime défense et n’a demandé combien d’armements ont été récupérés ce jour. son rôle consistait à dire ce que les diplomates officiel du fpr disaient comme si il n’avait pas les yeux et l’intelligence pour comprendre les choses. il aime dire que le fpr l’a trompé/piégé et trompé habyarimana aussi or il oublie qu’il(et agata) mettait la pression sur habyarimana je vous avoue que si habyarimana n’était pas présent à la réunion fatale twagiramungu/agata lui auraient reproché de ne pas rechercher la paix/la solution. regardez moi ce twagiramungu qui a donc vu kagamé agir comme on le sait tous et lui(faustin) comprend qui est réellement kagamé 5 ans après.trop tard évidemment mais il dit qu’il se repproche de rien qu’il a cherché la paix,qu’il nous dise donc si c’est ça la paix.franchement il est faillible comme tout humain mais lui pardonner c’est pas facile je pense que les rwandais ne lui pardonneront pas quand bien même il se rendrait bientôt au rwanda et qu’il y soit emprisonné ou y laisse sa vie ça n’arrangera rien car lorsque c’était possible de faire quelque chose il s’est volontairement aveuglé on dirait que les tutsis représentaient à ses yeux plus que les hutus,vraiment sans le moindre repproche à kagamé
    ce qu’il a fait vous ne le comprendrez jamais je vous l’explique,sa(et celle d’agata) position radicale envers habyarimana a faussé le discernement de la minuard qui a plutôt vu en habyarimana le tyran qu’il falait éloigner du pouvoir,sa position est utilisée comme preuveirréfutable dans les médias étranger pro-fpr pour discréditer habyarimana(même si kinani n’était pas parfait au moins on le préférerait à kagamé)et pour soutenir le pouvoir à kigali donc ces journalistes disent que habyarimana était discrédité même à l’intérieur du pays et selon eux qui discréditait kinani? ce ne sont pas des tutsis disent ils mais des hutus eux même.mais vous qui savez l’histoire du rwanda qui sont ces hutus?c’est twagiramungu et agata à la tête de l’opposition et celà signifie quoi?que le fpr est un mouvement démocratique à soutenir qu’il ne cherche pas l’intérêt des tutsi mais de tout rwandais mais un autre argument non de moindre taille,qui dirige le fpr?un hutu(kanyarengwe)et pour quoi les hutus/les GP en voulaient à twagiramungu?il était selon eux un traite.se tropmpaient ils en le qualifiant ainsi?non eux ils comprenaient la situation et twagiramungu a malheureusement mis 5-6 ans pour comprendre ce que eux ont compris dès les premiers attaques du fpr et les premiers dérapages de faustin.pour quoi l’ont-ils compris si vite?ils étaient en charge du pays,ils avaient l’expérience,ils connaissaient bien qui était l’énnemi et ses methodes après tout sauf les partisans du fpr et ceux comme faustin ne comprenaient toujours pas,tous les rwandais comprenaient la situation et comment un homme politique intelligent n’a pas compris qu’il était piégé malgré que kagamé eut démontré clairement le but de cette lutte(prise du pouvoir par les armes)malheureusement il/elle était les seuls à ne rien comprendre car les tutsis de l’opposition(pl,…)avaient tout compris eux d’ailleurs ne faisaient que répéter les paroles du mdr comme si ils partageaient les objectifs politiques mais ils ont pris de la force insultant kinani lorque mdr a commencé à inventé des histoires sur kinani(imisanzu n’imisoro,n’avaho impundu zizavuga,…)les hutus n’auraient pas tué les tutsis si twagiramungu/agata/dismas avait été juste à la fois envers habyarimana et apr.franchement il n’est plus possible de faire quelque chose la guerre s’étend au congo,les hutus sont morts à kibeho aussi twagiramungu ne comprends toujours pas car ça dépasse maintenant les frontière du rwanda il peut comprendre quelque chose mais savoir quoi faire c’est impossible.seulement je pense que même si il demandait pardon ça ne marchera pas car on a perdu tout et pour le récupérer il faut encore que le sang soit versé et beaucoup(car kagamé ne lâchera le pouvoir comme ça)il n’est plus crédible.juste une question comment trouvait-il le comportement du fpr à l’époque ou même aujoud’hui? il peut seulement être courageux comme les es-compagnons de kagamé ils ont osé dénoncé ce dernier à temps ils ont fait leur devoir à temps twagiramungu devait donc raconter ce qui s’est passé,rétablir la paix car un tissu de mensonge entoure ce génocide tutsi moi si j’étais lui j’arrêterais la politique sauf si je veut encore vivre de la politique je me consacrerais plutôt à dire la vérité,à dire ce que je sais car faustin a vu des choses et des choses il a travaillé avec habyarimana,avec kagamé,avec pasteur,avec agata,… il a beacoup de choses à dire et à écrire il devait être l’expert du rwanda et invité quand on parle de question qui touchent le rwanda et le congo là il aura servi à quelque chose car rester silencieux sur ces questions autour desquelles le fpr a construit son image alors qu’il connait la vérité il est toujours trate.

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    • RASEC dit :

      jio, ce qui distingue l’homme de l’animal c’est la décence. Si vous êtes Rwandais, que votre créateur ait pitié de vous.
      Il n’est pas de mes habitudes de réagir sur les propos comme les vôtres.
      Mais pour votre information, si vous êtes doué de discernement, ce ne sont pas les Bahutu qui ont déclenché la guerre le 01/10/1990.Ce ne sont pas les Bahutu qui ont brûlé vif et jeté dans les lacs et rivières du nord du Rwanda des milliers de femmes, enfants et hommes Bahutu de tous âges.Ce ne sont pas des Bahutu qui ont éventré des femmes enceintes au Nord du Rwanda.Ce ne sont pas des Bahutu qui ont massacré des centaines de Batutsi de Kabatwa, commune Mutura, nord ouest du Rwanda. Quant à Twagiramungu, vous êtes sans savoir qu’il est membre originaire du FPR.Ces propos cyniques ne sont donc pas surprenants, du moins pour ceux qui le connaissent. Pour le reste que Dieu ait pitié de lui.

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    • RASEC dit :

      belgofrançais, il me semble que vous ne connaissez pas le Rwanda et encore moins le fond du problème. En l’espèce les crimes ont été commis par certains Rwandais contre certains Rwandais,le tout consécutivement à la guerre déclenché par le FPR qui prétend incarner les Tutsi et à l’assassinat du président Habyalimana par Kagame aux seules fins de prendre le pouvoir par la force au Rwanda. Le rapport dit Mucyo ci-après est limpide.
      « Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3
      Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées ».
      Ce fait ne peut donc être contesté par qui que ce soit de bonne foi.
      Les Hutu n’ont jamais nié les crimes qui ont été commis contre certains Tutsi.Inversement, certains Tutsi incarnés par Kagame considèrent cyniquement qu’il n’y a jamais eu de crimes contre les Hutu mais des dommages collatéraux dont ils ont été victimes, inévitables dans toute guerre.Ils nient même l’extermination de plus de quinze mille hutu, femmes, enfants et hommes de tous âges du camp de concentration Kibeho. C’est cette négation de l’évidence et qui, de surcroît, a été inscrite dans la constitution par Kagame qui est et qui sera en tout état de cause inacceptable pour les Hutu. Ce qui est encore gravissime, c’est que cette négation est enseignée dans toutes les écoles du Rwanda.C’est-à-dire que les enseignants rwandais apprennent à des millions d’orphelins rescapés hutu que leurs parents ou leurs proches ont été victimes des dommages collatéraux de la guerre. Par ailleurs, il leur est interdit d’écrire dans les documents de quelque nature que ce soit qu’ils sont orphelins de guerre.
      Ce qui est frappant, dès lors que ce sont les tutsi incarnés par Kagame, soit moins de dix pour cent de la population rwandaise, qui ont pris les armes contre les Hutu aux fins de prendre le pouvoir par la force et l’exercer sans partage et à leur manière, les étrangers comme vous ne se posent pas deux questions qui me semblent élémentaires: 1/ Les tutsi allaient -ils prendre le pouvoir par la force, lequel pouvoir était entre les mains des Hutu, majoritaires au rwanda, et l’exercer sans partage sans les exterminer, le tout dans un pays en voie de démocratisation?2- En sus de la guerre qu’ils ont déclenchée contre les Hutu et les crimes qu’ils ont commis avant avril 1994 contre des milliers de Hutu du nord du Rwanda, indistinctement d’âge et de sexe, pouvaient-ils assassiner le président Habyalimana sans provoquer la réaction foudroyante des Hutu contre les Tutsi de l’intérieur?
      Pour le groupe Kagame et ses sponsors, leurs agissements étaient légitimes mais ceux des Hutu, agressés, étaient illégitimes.
      Cette hiérarchisation de crimes et de morts morts rwandais, d’un côté les victimes Tutsi qui méritent compassion et justice et de l’autre les victimes Hutu,les criminels, qui n’appartiennent pas à l’humanité et qui par conséquent ne méritent aucune compassion et encore moins la justice est lourde de conséquence dans les rapports entre les Hutu et les Tutsi. Il ne s’agit donc pas de la haine en tant que telle des uns contre les autres. Il s’agit d’un petit groupe de Tutsi qui s’est arrogé le droit de parler au nom de tous les Tutsi et qui injecte la haine dans le sous social rwandais. Ce sont les membres de ce groupe qui vident le Rwanda car ils savent que quand ça va barder et ça bardera, ils se tailleront pour aller bouffer les magots qu’ils ont planqué dans les banques étrangères et les paradis fiscaux. Au regard de l’état et du fonctionnement du sous sol social rwandais, il n’y a généralement aucun problème entre le bas peuple. La police politique du régime fait régner la terreur contre les Hutu et Tutsi dits de second rang y compris contre les gamins qui n’avaient même pas cinq ans en 1994, pour un prétendu génocide des Tutsi ou négationnisme du génocide des Tutsi , crime qui est à la mode ici au Rwanda en remplacement du génocide des Tutsi. C’est une condition sine qua none pour exercer le pouvoir sans partage. Mais Kagame a oublié une régle élémentaire de la vie: on peut mettre à génou le grand-père et le père mais jamais le petit-fils.C’est qui se passe actuellement ici au Rwanda.Ce sont les gamins des années fin 80 et de 90 qui le défient. Il les envoie en prison mais il ne pourra pas emprisonner des millions de Rwandais.Pour l’avenir, il faudra prendre quelques minutes pour vous documenter. Sur la toile, il ya des documents crédibles sur le drame rwandais en l’occurrence la chronologie objective commentée des faits. Il faudra surout éviter de penser que les Hutu et les Tutsi se déstestent. Il faudra toujours penser que le propre d’un régime despostique qu’est le régime Kagame est la créaction et l’entretien de la haine entre les membres de la communauté nationale.Tout débat sur les sujets qui intéressent les Rwandais est interdit car Kagame sait très bien que s’il ya débat sur les problèmes généraux de la Nation, il sera dénudé quant à ses mensonges. Son fonds de commerce à savoir la négation du génocide des Tutsi n’aura plus de valeur non seulement ici au Rwanda mais également auprès de ses sponsors.C’est donc pou lui une condition sine qua none quant à la survie de son régime.

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  3. Derille dit :

    La vérité commence à monter l’escalier mais que celui-ci est long !! Et qui va tenir compte de ce « Mapping report  » de l’ONU ( fort contestée) alors que le « Gersony report  » n’a eu aucun écho ?
    Des pays, des institutions, des services, des médias sont pris ds le filet d’une manipulation massive qui a commencé bien avant 1990. Certains, comme Alain Destexhe ou Colette Braeckman, sont encore dedans jusqu’au cou.
    J’ai pu constater en direct au JT (RTL et RTBF) la présentation des réfugiés de Kibeho comme étant des réfugiés tutsi. Sans rectification ultérieure. Et que dire des victimes tutsi éliminées par l’APR ?? Dont les médias n’ont jamais parlé.
    Que peut-on attendre du rapport Trevidic ?? Si le juge Bruguière ne s’est pas rendu au Rwanda, il peut avoir trouvé des témoins fiables. Rien n’est moins sur d’en trouver sur place.

    Signé : un révisionniste convaincu.

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  4. belgofrançais dit :

    Vous êtes remplis de haine, qui s’interesse encore à vous??? Le monde se développe partout et vous ne pensez qu’à vous venger à tout prix , alors que pour les étrangers on ne comprend pas votre probleme, vous avez la même religion, la meme langue, la meme histoire;….qu’est ce qui ne va pas avec vous??

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  5. Mabenz dit :

    @ Marie Umukunzi

    « D’une part, ces bonimenteurs oublient de préciser que les principaux concepteurs et réalisateurs du génocide ont été arrêtés et condamnés, que ceux qui avaient réussi à s’échapper et dont les lieux de résidence sont connus vivent désormais dans la crainte non plus d’être traduits un jour devant un tribunal international mais d’être carrément extradés à Kigali comme c’est déjà le cas. »

    Vos propos étonnent! En considérant que vous parlez des prisonniers politiques d’Arusha, je vous rappelle que le TPIR n’a pas retenu jusqu’à présent la conception ou la planification du génocide.
    Quant à ceux « qui ont réussi à s’échapper », je trouve votre commentaire imprudent car il crée un certain amalgame entre les personnes qui auraient de quoi se reprocher dans la gestion chaotique du Rwanda pendant les années sanglantes à partir de 1990 et entre celles qui se sont retrouvées arbitrairement sur les listes wanted d’Interpol sur simple délation de Kigali.

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  6. Marie Umukunzi dit :

    @Mabenz:

    Ne vous méprenez pas sur mes propos; il ne s’agit pas seulement d’une simple gestion chaotique. En effet quand je dis  » ceux qui ont réussi à s’échapper et dont les lieux de résidence sont connus et qui vivent dans la crainte non plus d’être traduits un jour devant un tribunal international mais d’être extradés à Kigali comme c’est déjà le cas; je parle bien de ceux et celles qui ont eu des responsabilités directes et indirectes clairement identifiées dans ceux la tragédie qui a endeuillé le pays. Ceux dont vous parlez et qui se retrouvent comme vous dites sur les  » listes wanted d’interpol sur simple délation de Kigali » n’entrent pas dans cette catégorie quand leurs responsabilités ne sont pas clairement engagées.

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  7. Laurent dit :

    RASEC dit :10 mai 2013 à 0 h 29 min.
    « Ce qui est frappant, dès lors que ce sont les tutsi incarnés par Kagame, soit moins de dix pour cent de la population rwandaise, qui ont pris les armes contre les Hutu aux fins de prendre le pouvoir par la force et l’exercer sans partage et à leur manière… »

    Hewe, c’est en lisant ce genre d’article et spécialement ce genre de commentaire que je me dit que il est important que les tutis au Rwanda soit vigilant, et qu’ils ne s’imaginent surtout pas que leur voisin hutu cesseront de leur haïr.
    Qui veut la paix, prépare la guerre!

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  8. RASEC dit :

    Laurent, au regard de vos propos, il me semble que vous n’avez pas lu toutes mes réactions d’une part et que vous ne connaissez pas le Rwanda et les Rwandais d’autre part.J’ai toujours expressément dit qu’il n’y a pas et il n’ y a jamais eu de haine entre les hutu et les tutsi issus du Bas Peuple ( sous sol social) soit la majorité écrasante des Rwandais, que la tragédie comme celle des années 90 en l’occurrence est consécutive à l’injection de la haine dans le sous sol social rwandais par une poignée de Rwandais pour leurs petits intérêts. Ensuite, j’ai toujours soutenu et je soutiens encore que c’est au regard de la chronologie objective des faits relativement à la tragédie qui a endeuillé notre pays et leur raconnaissance par les auteurs réels de cette tragédie, peu importe leur appartenance ethnique, que les Rwandais pourront vivre en paix et en harmonie. Je n’ignore pas que vous êtes allergique à la vérité. Le problème pour vous, si vous êtes Rwandais bien sûr, c’est que, au lieu d’affronter la vérité c’est-à-dire reconnaître les faits indiscutables, vous vous fourvoyez dans des considérations subjectives comme en témoignent vos propos.
    Les massacres de plus de quinze mille Hutu à Kibeho, majoritairement des enfants de moins de dix ans comme en témoignent les images insupportables diffusées pas les médias occidentaux ne vous touchent pas outre mesure parce que pour vous ils n’appartiennent pas à l’humanité. Pour votre information, j’étais dans le camp de concentration de Kibeho au moment des faits et c’est grâce à la volonté du Plus Haut que j’ai pu m’en sortir.Vous avez droit de nier l’évidence et il n’y a rien d’étonnant car l’indécence et le cynisme sont visiblement vos points forts.Toutefois, aucun Rwandais digne de ce nom ne peut vous suivre dans vos dires selon lesquels seuls les membres des familles des victimes tutsi ont le monopole à la souffrace morale.Par ailleurs, si pour les Hutu sont dépourvus d’humanité, mais force est de constater qu’ils sont des nains à côté de ceux qui ont exterminé des centaines de soldats des FAR grièvement blessés qui étaient hospitalisés à l’hôpital miltaire de Kanombe ainsi que des centaines de malades mentaux du Centre Psychiatrique de Ndera sans oublier des millions de Congolais,femmes, enfants et hommes de tous âges et confessions dont des dizaines des femmes congolaises enterrées vivantes avec leurs enfants dans le dos à Makobora par les soldats de Kagame. Si pour vous, des victimes hutu ont mérité leur extermination, qu’est ce que ces Congolais ont-ils fait contre les militaires tutsi de Kagame pour mériter l’extermination?

    Enfin j’ ai toujours expressément dit que problème pour le Rwanda et pour les Rwandais c’est Kagame et son AKAZU.En effet, il a toujours prétendu être le défenseur en chef des intérêts des Tutsi. La parfaite illustration est la création d’IBUKA, l’inscription dans la constitutution rwandaise du mot « Tutsi » en tant que groupe humain spécifique,différent de ceux des Hutu et des Twa. Si vous m’avez bien lu, vous avez constaté que pour étayer mes affirmations, j’ai produit les extraits du Rapport Mucyo et les dispositions de la consitution rwandaise actuellement en vigueur. Je ne suis pas l’auteur de ces documents.
    Kagame a sciemment étiqueté une partie des Rwandais selon ses propres critères.Selon lui, les Tutsi sont différents des Hutu et méritent par conséquent un traitement spécifiques.D’où la consécration des droits spécifiques à l’endroit des seuls membres des familles des victimes tutsi par la constitution. Dès lors qu’un président étiquete une partie des Rwandais et que ceux-ci l’acceptent et se considèrent comme un groupe sui generis, le tout au mépris de l’histoire de notre pays, il serait judicieux pour vous d’exposer aux lecteurs de Jambo News ce qui vous choque dans mes propos à savoir que les Tutsi sont minoritaires dans notre pays et que cet étiquetage aura nécessairement des conséquence entre les Hutu et les Tutsi. Pa aileurs vous êtes resté muet sur l’extrait du Rapport contre la France dit Mucyo que j’ai produit pour expliciter ma pensée. Pour le reste,l’histoire jugera.

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  9. Jeanne dit :

    Toute la region des grand lacs y compris meme d’autres pays Africains ont deja connu ce que c’est le FPR, ce qu’etaient ses intentions de l’epoque et ses intentions d’aujourd’hui, ses objectifs et ses tactiques . Reste tout simplement que nous les Rwandais epris d’amour et de paix nous entretenons avec nos amis Africains et en particulier l’Afrique centrale et australe pour apprehender et broyer une fois pour toute Kagame et sa clique qui ne sont connus nulle part que sauf dans les preparations de genocides des hutus et des assassinats des autres citoyens du monde y compris meme les pillages de tout genre au profit de certains occidentaux qui veulent a tout pris mettre encore A genoux le Bon Continent Africain; connu comme l’original berceau de toute l’Humanite.

    Kagame doit etre combattu sur tous les fronts en usant toutes les forces vives a notre disposition, car personne ne peut lui accorder la chance de continuer a propager le satanisme dans notre region en detruisant la culture et la tradition Africaine au profit du diable,lucifer.

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  10. Okana dit :

    Le chemin est encore long

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    • Derille dit :

      Il sera long aussi tant qu’une partie de la population rwandaise se considérera comme supérieure, occultera sa responsabilité dans le drame des Grands Lacs et se laissera gouverner par des gens qui ont comme objectifs le pouvoir et la richesse.

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  11. belgofrançais dit :

    Les protagonistes de la guerre était matérialisés par deux groupes. Les hutus et le FPR tutsi. Est ce que vous pensez que ces gens
    qui onjt trouvé un pays dévasté avec des gens assasinés…et de quelle manière….on n’

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  12. dembe dit :

    Tous ceux qui sont mort qu ils se reposent en paix, malheuresement ceux qui les tuent aussi mouront

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