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Rwanda : « Ndi umunyarwanda », un virage dangereux emprunté par le FPR

Publié : le 11 décembre 2013 à 12:21 | Par | Catégorie: A la une, Analyses de l'actualité

Le samedi 30 novembre 2013, une conférence débat sur le programme ndi umunyarwanda ( je suis Rwandais), controversé aussi bien au Rwanda que dans la diaspora avait lieu à Bruxelles en présence de Donatile Mukabalisa, la Présidente du Parlement rwandais.

source :igihe.com

source :igihe.com

Officiellement lancé  suite à la retraite du gouvernement des 9 et 10 novembre 2013, le programme  a fait suite à un discours de Paul Kagame prononcé devant la jeunesse rwandaise dans le cadre du « youthconnekt »[1] le 30 juin 2013 et qui, près d’une demie année plus tard,   fait encore couler beaucoup d’encres et suscite encore les débats les plus passionnés chez les Rwandais, à l’étranger comme au Rwanda.

Principal point ayant suscité les foudres de la population et de la diaspora,la question de la demande de pardon de tous les Hutu à tous les Tutsi, qu’ils soient personnellement impliqués ou non, qu’ils aient été adultes  ou n’étaient à peine que des bambins, au motif que le génocide aurait « été commis au nom des Hutu ».

D’emblée, les orateurs, ont voulu couper court aux « idées reçues » sur le programme, affirmant à maintes reprises que le programme n’avait jamais eu pour objectif de « forcer les Hutu à demander pardon aux Tutsi».

Les orateurs, dont le principal était Francis Kaboneka, Député et ancien capitaine au sein de l’Armée patriotique rwandaise ont expliqué que le programme avait pour objectif ,de développer un« esprit rwandais »,de permettre aux Rwandais à travers un dialogue franc et décomplexé sur les pages noires de leur histoire marquée par les divisions principalement ethniques mais aussi régionales ; d’assumer cette histoire, de reconnaitre les torts des uns et des autres et le cas échéant demander pardon pour cela afin de tourner ces pages sombres et léguer aux générationsfuturesun meilleur avenir.

Virage à 180° sur la question ethnique

Parmi les principaux éléments marquants de la conférence et du programme, figure le nouveau discours adopté par le régime du FPR sur la question ethnique.

Alors que depuis plusieurs années le discours officiel  les ethnies et interdisait de les évoquer sur la place publique en faisant par là un véritable tabou au pays des milles collines, les orateurs les ont évoquées sans complexe, comme lors de la présentation du Sénateur Jean Népomuscène Sindikubwabo, qui s’est présenté comme un dirigeant d’ethnie hutue et qui a déclaré à l’assemblée « Tu es Hutu, Tu es Tutsi et tu mourras comme tel, la question est : qu’est-ce que tu fais avec ça». Pour lui l’ethnie ne doit à juste titre pas « te donner des privilèges, ou te permettre de faire du mal à ton voisin, le Rwanda d’abord, le Hutu, le Tutsi ou le Twa après. »

Dans un exposé historique qui a tenu le public en haleine pendant près de deux heures, Francis Kaboneka est pour sa part revenu sur l’apparition des ethnies au Rwanda dans l’objectif de montrer l’absurdité d’une telle notion. Elles ne seraient apparues que dans les années 30 et auraient été inventées par les Belges qui souhaitaient par ce biais, diviser les Rwandais afin de mieux les contrôler.

Avant ce moment, les Rwandais étaient plutôt divisés en 18 clans (Abega, Abagesera…) et au sein même des clans qui seraient issus des mêmes familles, on pouvait retrouver aussi bien des Hutu que des Tutsi comme il a voulu le démontrer en demandant aux personnes du clan « abazigaba » de se lever et dire leur ethnie.Certains se sont dits Hutu et d’autres comme la Présidente du Parlement, se sont dit Tutsi.

Autre illustration mise en avant par le Dr Jean Baptiste Habyarimana,  pour démontrer l’absurdité des ethnies, fut un test du professeur Shyaka fait auprès des étudiants. Dans le test, le professeur a demandé aux étudiants de définir un Hutu et un Tutsi.Le premier s’est vu attribuer les qualificatifs d’ « imbécile », là où le second se voyait attribuer de qualificatifs tout aussi peu flatteurs de « malin » ou encore d’« hypocrite ». Pourtant, au moment de définir le Rwandais,les qualificatifs devenaient positifs, « quelqu’un de poli, qui sait accueillir les gens, qui aime le travail, qui se respecte, qui sait secourir son voisin » et le professeur a conclu son expérience en demandant aux étudiants « est-ce que les Hutu et les Tutsi ne sont pas des Rwandais ? ». Et à Jean Baptiste Habyarimana d’interroger l’assistance de la conférence « pourquoi ne pas alors se regarder à travers les lunettes rwandaises ? »

Sur la question ethnique, c’est cette vision que le programme « ndi umunyarwanda » vise  selon lui à construire afin de préserver les générations futures des divisions qui nous ont conduit au génocide « commis par des Rwandais contre d’autres Rwandais ».

Les victimes du FPR, rayées de l’histoire

Alors que d’après les discours tenus par les différents intervenants, ndi umunyarwanda viserait  à évoquer sans tabou toutes les pages sombres de l’histoire rwandaise, la partialité de la présentation historique faite par le Député Francis Kaboneka ainsi que du documentaire historique projeté était criante.

Dans une présentation très manichéenne de l’histoire rwandaise, durant laquelle tout au cours de l’histoire les Hutu étaient dépeints comme les mauvais et les Tutsi comme les bons, il ne fut question que des crimes ou erreurs commis par des Hutu.

Ainsi par exemple, lorsqu’étaient évoquées les années 50, seules les exactions commises contre des Tutsi ont été montrées sans jamais évoquer celles commises par des Tutsi et notamment les abus de la monarchie ayant conduit à la révolution sociale de 1959.  De même, lorsqu’était diffusé un extrait d’un discours de 1962 de Grégoire Kayibanda  présentant le peuple rwandais comme étant deux peuples distincts (les Hutu et les Tutsi) à aucun moment, il était question de la réponse  des 12 notables conseillers du Roi publié quelques années plutôt en réponse au manifeste dit des « Bahutu » et dans laquelle il était refusé aux Hutu de pouvoir aspirer aux mêmes droits que les Tutsi notamment en terme d’éducation.

Mais le passage ayant choqué le plus d’observateurs de la présentation se situait sans doute aux années 90, ou après avoir exposé à juste titre toute l’horreur du génocide commis contre les Tutsi et les assassinats des opposants hutus,   les victimes hutues du FPR ne furent à aucun moment évoquées.

De même, les exterminations perpétrées à la fin des années 90 au Congo contre les réfugiés hutus, qui pourraient selon l’ONU être qualifiées de génocide étaient également complètement passées sous silence.Pas même présentées, comme il était de coutume jusqu’à présent pour les justifier, comme des dommages collatéraux.

 

Et lorsque dans la partie des questions, Karuranga Saleh, un Hutu qui a perdu des membres de sa famille tués par le FPR en juin 1994 dont ses trois petits frères âgés à l’époque de 21, 15 et 14 ans, s’est aventuré à questionner les orateurs sur le pourquoi il ne pouvait pas se souvenir des siens. Sa question fut tournée au ridicule « quelqu’un t’a-t-il empêché de  te souvenir des tiens ? Ceux dont on se souvient de manière étatique ce sont les victimes du génocide, reconnu par le monde entier; si je perds ma mère ou mon père, l’Etat ne va pas faire une journée de deuil pour eux ».

« Si tu as perdu des proches, personne ne t’empêche de t’en souvenir, sauf si tu es partisan du double génocide, dans ce cas-là dis le clairement, et dis-nous qui l’a préparé et qui l’a arrêté. » lui a ainsi répondu l’ancien militaire désormais Député, Francis Kaboneka.

« Le FPR pour arrêter le génocide, n’a pas été sifflé dans des ronds-points. » Lorsque quelqu’un tue, tu ne vas pas lui tapoter sur l’épaule en le suppliant d’arrêter,«  ils ont été abattus, ceux qui le commettaient, oui c’est la vérité, ils ont été abattus et ils sont morts, c’est le langage qu’ils comprenaientet le génocide a été arrêté par le FPR ».Insinuant par-là que les personnes tuées par le FPR en 1994, qu’ils aient été des hommes ou des femmes, des vieillards ou des nourrissons, parfois tués à l’arme blanche n’étaient que des « Interahamwe » qui exterminaient les Tutsi.

Lien vidéo:  http://www.youtube.com/watch?v=P_xfsLaUC7k

Bruxelles-Kigali, un double langage tenu par le FPR?

Autre affirmation ayant surpris dans les différents exposés, les orateurs ont dit et répété que le programme n’avait pas pour objectif de demander aux Hutu de demander pardon aux Tutsi.

Pourtant, les discours tenus au Rwanda ne laissent planer aucun doute quant à cet objectif. Ainsi dans son discours du 30 juin 2013 Paul Kagame lançait aux quelques 800 jeunes qui l’écoutaient attentivement« un brave accepte son crime et peut accepter de prendre la responsabilité pour le crime d’un autre si ça peut avoir des conséquences sur lui. »

« Les Allemands n’ont pas fait ce que les Rwandais ont fait (…), tous les Allemands ne se sont pas levés pour aller tuer les juifs, mais au Rwanda, ça semble s’être passé comme ça. Même ceux qui ont sauvé certains c’est comme un mouvement qui a pénétré dans les gens, et les voisins  savaient qu’ils devaient livrer même ceux qui ont fui chez euxPour corriger ça, il faut un autre mouvement qui doit commencer même par une personne ou deux, puis se répandre, que les gens se disent, nous avons commis une horreur, nous avons fait du mal aux gens. »

Dans ce discours de plus d’une heure, le numéro un rwandais avait conclu en lançant aux jeunes « On attend beaucoup de vous, ne diminuez pas la valeur de notre espoir. N’ayez pas peur et distanciez-vous du mal (…) si toi tu n’as pas tué et que tu ne te lèves pas pour demander pardon pour cela, lève-toi et demande pardon pour ceux qui ont tué en ton nom. »

Aussitôt son discours achevé, un jeune Hutu qui était dans l’assistance a pris la parole « ce que je retiens du discours (de Paul Kagame) est que si je ne me lève pas pour dire ce que notre ethnie a commis, je serais un vaut rien, notre ethnie a fait des mauvaises choses (…)« du fond du cœur, notre ethnie a fait de mauvaises choses et je demande pardon pour cela  et quel que soit le prix à payer, je le payerai surtout dans les itorero (la jeunesse du FPR) (…) pardonnez-nous, pardonnez-nous, je sais que certains ne le reconnaitront pas, mais comprenez qu’on se distancie de cela  et qu’on vous demande pardon. »

René, un autre jeune présent dans la salle et dont les parents sont emprisonnés pour génocide s’est pour sa part prononcé « ce que mes parents ont fait, j’ai pris la décision de m’en dissocier et dans le but de reconstruire, au nom de mes parents qui ont commis le génocide, je demande pardon pour le crime de génocide. »

D’autres dirigeants sont plus explicites sur la question lorsqu’ils s’adressent à la population ou interviennent dans des débats audio ou télévisés, c’est ainsi qu’au mois de novembre 2013, répondant aux interviews de journalistes de la radio rwandaise flash FM, Christopher Bazivamwo, le  vice-président du FPR interrogé sur les rapports entre ce discours au Youthconnekt et le programme ndi umunyarwanda, a répondu dans ces termes « c’est le même programme qui continue et qui vise à  construire un beau Rwanda pour demain, qui n’est pas caractérisé par les ethnies »

« La famille des Hutu conserve le stigmate du génocide »

Pour justifier la demande de pardon collective des Hutu aux Tutsi, Christopher Bazivamwo, qui a lui-même, en tant que Hutu, demandé pardon, puise dans l’histoire rwandaise « dans la tradition rwandaise, si dans une famille,une personne fait du mal à une personne d’une autre famille, le crime ne sera pas imputé qu’au coupable mais toute la famille va se lever et demander pardon à la famille, dans l’objectif dereconstruire. »

« C’est vrai, le crime est individuel mais le génocide a été commis au nom de tous les Hutu, pas qu’au nom de celui qui a tué ça veut  donc dire que la famille des Hutuconserve un stigmate, ceux qui ont commis des crimes ont été punis, mais la famille conserve ce stigmate

Et le Vice-Président du FPR de continuer « que chacun s’examine, c’est vrai  tu es innocent mais tu es dans une famille qui a un péchénotoiredans la société (…)et dans le programme de construire un meilleur avenir, les Hutu doivent demander pardon aux Tutsi, pour ne pas que les Tutsi, ne voient les Hutu comme lespécheurs et pour ne pas que les Hutu se sentent regardés comme des pécheurs. »

Interrogé sur la question de savoir s’il yavait des Tutsi qui avaient demandé pardon jusqu’à présent, le Vice-Président du FPR explique que ce n’est pas un chemin mais un voyage « le but n’est pas de pointer du doigt quelqu’un pour qu’il demande pardon, le temps viendra (…) il ya des gens qui commencent, le programme commence à peine et ne se termine pas aujourd’hui. »

De même, au-delà des discours ou interviews des hauts dirigeants du FPR, les écrits adoptés par le gouvernement ne laissent planer aucun doute quant à l’objectif visant à faire en sorte que tous les Hutu demandent pardon auxTutsi.Ainsi, Orinfor, l’organe officiel de communication du gouvernement rapporte, en date du 11 novembre 2013, que dans le cadre de sa retraite qui avait eu lieu quelques jours plus tôt, le gouvernement s’est engagé à soutenir la valeur du programme ndiumunyarwanda« dans ce cadre les membres du gouvernement ont la même compréhension du programme ndiumunyarwanda et de sa valeur. Ils se sont engagés à propager ce programme  auprès des autres rwandais car il n y a pas d’autre chemin possible pour reconstruire le pays.Ils ont par ailleurs reconnu que le génocide commis contre les Tutsi a été commis au nom des Hutu, de sorte que pour que la société rwandaise guérisse, il est nécessaire que ceux au nom desquels le génocide a été commis demandent pardon à ceux à l’encontre desquels le génocide a été commis ; le condamnent, se dissocient de ceux qui l’ont commis ainsi que des pensées qui mènent, dans la mauvaise direction de laquelle le Rwanda est sorti. »

Ndi umunyarwanda : un virage dangereux

Malgré les dénégations répétées des membres de la délégation venus exposer le programme ndi umunyarwanda à Bruxelles, il ressort donc, sans équivoque aucune, des discours des dirigeants au Rwanda dont Paul Kagame, ainsi que des résolutions prises par le gouvernement, que le programme vise à ce que les Hutu dans leur ensemble acceptent de manière collective la responsabilité du crime de génocide et demandent pardon aux Tutsi pour cela. L’étape logique suivant celle d’une reconnaissance est celle d’une réparation comme l’a d’ailleurs suggéré un jeune Hutu au Youthconnekt qui après avoir demandé pardona déclaré à l’assistance « quel que soit le prix à payer, je le paierai ».

En culpabilisant ainsi de manière collective les Hutu, faisant d’eux une ethnie portant en elle le péché originel du crime de génocide et en faisant des Tutsi l’ethnie des victimes (des Hutu), le gouvernement crée consciemment ou non un rapport de domination ethnique qui risque d’exacerber les tensions ethniques et raviver les vieux démons qui planent encore au-dessus des Rwandais.


Opinion de l’auteur

Pour les générations futures, les leçons du passé doivent être tirées

Tel un cancer qui le ronge, le Rwanda a souffert tout au cours de son histoire des divisions ethniques  qui ont mené aux horreurs les plus innommables dont la commission des crimes les plus graves touchant l’humanité elle-même en ce compris le crime de génocide.

N’importe quel Rwandais qui aspire réellement à un avenir meilleur pour les générations futures ne peut, en regardant dans le rétroviseur du passé que rêver d’un futur au sein duquel les ethnies n’ont plus leur place. Comme d’ailleurs le relevait une étude évoquée par le Dr Jean Baptiste Habyarimana dans sa présentation à Bruxelles, bien qu’un grand nombre de rwandais se regarde encore à travers les lunettes ethniques, le vœu de 98% d’entre eux serait que leurs enfants grandissent en tant que Rwandais et non en tant que Hutu, Tutsi ou encore Twa.

L’ethnisme ne se combat pas en clamant haut et fort que les ethnies n’existent pas, pas plus qu’il ne se combat en décrétant du jour au lendemain qu’on ne doit « plus se sentir Hutu ou Tutsi, mais en premier lieu Rwandais ».

L’ethnisme se combat en analysant d’une part les raisons qui ont mené aux tensions ethniques et pour cela en mettant à plat sans tabou toute l’histoire et en permettant à chaque victime d’exprimer sa douleur et son vécu afin de tirer les leçons du passé.

Et d’autre part l’ethnisme se combat, à l’échelle collective par la fin des discriminations ou octroi de privilèges sur base del’ethnie et à l’échelle individuelle, en prenant conscience que la méfiance qu’on a à l’égard de son voisin parce qu’il est d’une autre ethnie, est la même que celle que ce même voisin a à notre égard. C’est en faisant le pari de faire confiance et en s’ouvrant à l’autre en toute franchise qu’on peut à terme être débarrassé de ses « lunettes ethniques ».   Comme le disait d’ailleurs un des orateurs dans la conférence de Bruxelles, « le problème n’est pas d’être Hutu, Tutsi ou Twa, mais ce que tu en fais ».

En voulant culpabiliser de manière collective l’ensemble des Hutu et en plaçant ainsi sur le débat sur le terrain ethnique, le gouvernement emprunte un virage dangereux qui risque d’exacerber d’avantage les tensions. Si demain, les Tutsi mettent sur le compte de tous les Hutu le crime de génocide dont ils ont été victimes et si les Hutu mettent sur le compte de tous les Tutsi les crimes commis par FPR et qui pourraient, selon l’ONU, être qualifiés de génocide, le moindre espoir d’unité nationale sera-t-il  encore permis?

Si au Rwanda beaucoup de victimes ont été tuées pour le simple fait de leur appartenance ethnique,  aucun bourreau n’a tué parce qu’il était Hutu ou Tutsi, mais simplement parce qu’il avait été entrainé dans des idéologies meurtrières de la haine. Le meilleur exemple étant sans doute que dans les deux principaux mouvements ayant meurtri le peuple rwandais des individus de toutes ethnies en faisaient partie.C’est le cas de Robert Kajuga, le Président des Interahamwe au moment du génocide, qui était Tutsi lui-même, ou alors la présence des Hutu dans les rangs du FPR au moment des pires atrocités contre les Hutu.

Le meilleur hommage que les Rwandais puissent rendre à ceux qui sont partis trop tôt à cause de la folie meurtrière provoquée par les divisions ethniques serait de tirer les leçons du passé pour que le « plus jamais ça » prenne tout son sens. Qu’il prenne la forme d’un dialogue national, d’un programme ndiumunyarwanda plus audacieux, sincère et dénué de toute propagande stigmatisante ou une autre forme, peu importe, pourvu que chaque acteur s’y engage en toute sincérité, non pour ses intérêts propres, mais pour l’intérêt des générations futures qui méritent mieux que d’être amenées à répéter l’histoire douloureuse du pays des mille collines pour qu’enfin, le Rwanda puisse se reconstruire sur des bases solides loin des fantômes du passé.

Mais quel que soit le projet mis en place au niveau national afin de permettre aux Rwandais d’avancer en tant que Rwandais, il sera un échec tant qu’à l’échelle individuelle, la manière de penser et de voir autrui n’aura pas évolué et que les mentalités caractérisées par la méfiance, la suspicion voire le rejet de l’autre simplement parce qu’il est d’une autre ethnie, qu’il partage d’autres opinions ou qu’il a vécu une histoire différente de la nôtre, n’auront pas été éradiquées.

Comme l’a un jour très justement dit Albert Einstein « on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré ».


Ruhumuza Mbonyumutwa

Jambonews.net


[1] Une plateforme lancée par le gouvernement et visant à rassembler des jeunes entrepreneurs en vue d’échanger sur le développement du Rwanda,

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15 Commentaires à “Rwanda : « Ndi umunyarwanda », un virage dangereux emprunté par le FPR”

  1. Karera dit :

    Merci pour cet excellent compte rendu

       10 likes

  2. Mico dit :

    Ayant perdu la grande partie de ma famille au Rwanda en Avril 1994, dont mes petites sœurs et frère de 9, 7 et 5 ans, tues par le FPR à Kigali. J’étais scandalisé/dégouté par les propos et le body language du capitaine député, Francis Kaboneka (réagissant aux questions de Karuranga Saleh).

    C’est ce genre de discours plein d’arrogance et de mépris qui montrés que une véritable réconciliation restée très lointaine, voir même impossible sous le FPR (actuel).
    De ce régime on attend, ni compréhension, ni reconnaissance, ni justice (quasiment impensable), et définitivement aucun respect ; mais qu’il nous laisse ou moins tranquille! Est-ce que ça c’est trop demander?
    On continue de jouer sur plaies ouvertes des victimes (plaies sans soins depuis presque 20ans même pas désinfectants) comme si rien n’était et avec zéro compassion. C’est vraiment pitoyable !

    Des fois, je me sens très chanceux d’être en dehors de ce pays, au moins je n’ai pas droit à ces discours et dénigrements chaque jour. Je ne peux que m’imaginer ce que mes concitoyens victimes comme moi vivent, il y a presque 20 ans jour pour jour.
    A Ruhumuza, merci beaucoup pour ton opinion très réfléchie!

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    • body language... dit :

      je suis contente de ce compte rendu il est bien fait. contente que tu as signalé le cas de Saleh pck c’était tout simplement horrible. ça m’a montré comment ces gens ont « akarimi mbega abagome mbega abashinyaguzi! hallucinant! Mico je ne peux que comprendre ton dégout parce que je fus répugnée par la même chose aussi, le body language de ce type, quand mr Saleh a dit que sa famille a été tuée ce type Kabonero a osé dire comme on le dit si bien cet article, « nous sommes venus, quand on a arrêté le génocide, ceux qui étaient occupés à ‘machetter’ les gens, nous les avons fusillés!!! et ce qui m’a choquée bieeen plus – les rwandais ou on est cons ou on est lâches – ce sont les rires et les applaudissements soutenus dans la salle comme s’il venait de lui clouer définitivement le bec et que c’était bien mérité! Pour moi ça revenait à lui cracher en pleine figure : « tes frères qui ont été tués, c’est parce qu’ils étaient en train de massacer les gens »!!!! mais quel cynisme, quelle méchanceté, quelle haine rageuse faut-il pour sortir une chose pareille sur des personnes décédées, surtout aussi proches que des frères et soeur, que tu ne connais ni d’Eve ni d’adam! moi ça m’a montré comment ces gens qui dirigent le pays sont pourris jusqu’à la moelle, de vrais monstres sans foi ni loi! les gens qui cotoient ces personnes je ne les comprends et ne les comprendrai jamais.

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  3. iPK dit :

    Le programme est un message claire: pour le FPR la place des Hutus au Rwanda qu’il dirige est celle des soumis de ceux qui acceptent qu’ils sont inférieurs aux Tutsis. Quoi de plus claire que c’est une organisation à dissoudre pour la survie de tous les Rwandais?

    Ajoutez à cela le problème des bourses qui aura un impact plus prononcé sur les jeunes Hutus, qui n’ont pas recours aux fonds tels ceux qui aident (c’est à encourager) des rescapés Tutsi;

    Ajoutez les emprisonnements et les assassinats de ceux qui tentent de réclamer plus d’égalité , leaders de partis politiques d’oppositions et des étudiants qui n’en peuvent plus ….

    Et vous verrez qu’il n’ya aucune chance que le FPR devienne un jour une solution pour tous les rwandais. Il est à combattre de toute les forces et de partout

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  4. The warrior dit :

    Par où commencer!!!!!!

    Ce programme « Ndi UMUNYARWANDA », est un systeme de lavage du cerveau contre un peuple opprimé.

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  5. Rubanda dit :

    Donc, ces gens ont fait tout ce voyage pour venir nous baratiner comme ça! Mais, allo quoi! Il nous prennent pour qui ceux!

    Ese KAGAME abantu yishe yabikoze mwizina ryabatutsi we?

    Ewana, à chacun ses crimes! nge ntamuntu natumye kwica undi, donc, les criminels (Tutsi ou Hutu ou Twa) bazabazwe ibyabo.

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  6. Nyiranakijijwenimanayomujuru dit :

    Njye ndumiwe koko, ubu se ko FPR yanciye data na mama, basaza banjye batatu n’abana n’abagore babo, bakuru banjye 2 harimo n’uwo bicanye n’abana batanu harimo n’uruhinja, ko nta we uransaba imbabazi? ubwo ni njye ugomba kuzisaba rero?

       1 likes

  7. Twese dit :

    CE NOUVEAU PROGRAMME DU FPR EST UNE VERITABLE PROVOCATION, KAGAME DEVRAIT S’INSPIRER DE MANDELA!

    IL DOIT ARRÊTER DE CONTINUER DE CREUSER UN FOSSÉ ENTRE HUTUS ET TUTSIS SINON C’EST LUI MÊME QUI TOMBERA DEDANS!

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  8. RASEC dit :

    Twese, Kagame ne peut et ne pourra s’inspirer du feu Mandela et ce, pour une raison simple. A côte de celui-ci, il est un nain. Il ne lui arrive pas et ne lui arrivera jamais à la cheville.

    L’article de Ruhumuza est instructif à plusieurs égards.Il a une profondeur du moins pour ceux qui ont pris le temps de le lire.

    Au regard des dires des envoyés de Kagame, celui-ci est irrémédiablement atteint de paranoïa à l’état avancé.Ni tous les anciens Rois du Rwanda ni quiconque autre n’ont osé dire que les Hutu ne sont pas des Rwandais ou leur donner une leçon sur comment faire pour être Rwandais, ce qu’ils sont et ce qu’ils doivent faire pour être Rwandais. Il faut être frappé d’insanité pour proférer ce genre de galimatias amphigouriques au surplus.

    Ce qui est pitoyable c’est que les envoyés de Kagame sont dits universitaires, historiens.Or, ce sont eux qui ont osé altéré l’histoire du Rwanda devant des centaines de Rwandais dont certains sont témoins oculaire des événements des années fin 50 et début 60.

    La question posée est de savoir comment ces Rwandais dits érudits sont tombés aussi bas? Si les Intiti du régime Kagame sont à ce stade, à quel niveau sont les Tutsi non érudits pro-Kagamistes? Le fait d’être Tutsi a altéré gravement chez eux le bon sens élémentaire, le sens de jugement, de dignité et de rigueur.

    Ils se sont fourvoyés dans les incohérences et contradictions. En effet, alors que dans ce pays, prononcer ou écrire les mots Hutu, Tutsi et Twa est constitutif de crimes de négation du génocide des Tutsi, de divisionnisme et d’atteinte à la sécurité du régime Kagame ou tout autre crime imaginaire du commandant suprême, ils ont osé dire que les Hutu, Tutsi et Twa sont une invention des blancs, les envoyés de Kagame d’une part et ils ont écrit et prononcé ces mots plus de deux cents fois.Ils ont prononcé maintes fois le mot génocide des Tutsi.Si le mot Tutsi est une invention des blancs, comment et pourquoi ont-ils alors évoqué plusieurs fois un mot dépourvu de sens et inexistant et se considèrent-ils intrinséquement Tutsi, différents des Hutu? Ils s’ensuit qu’en réalité, la loi proscrivant et sanctionnant toute évocation de ces mots a été faite pour les Hutu et nullement pour tous les Rwandais.Cette loi est un outil d’oppression contre les Hutu, considérés comme gênants pour Kagame et son régime parce qu’il est incapable de les affronter tout droit devant les Rwandais. Au lieu d’accepter le duel libre et démocratique avec ses opposants politiques et nullement les ennemis ou se soumettre démocratiquement au jugement des Rwandais, il a montré ses biceps pour prouver aux Rwandais opposés à la gestion de notre pays par lui et à la confusion entre Kagame et le Rwanda qu’il est l’homme fort, tout puissant, disposant de la vie ou de la mort des Rwandais.

    La parfaite illustration est la condamnation, hier le 13 décembre 2013, de la présidente des FDU, pour 15 ans fermes,Le seuil crime qui l’a commis qui lui vaut une telle sanction c’est pour avoir prononcé les mots Tutsi et Hutu et évoqué les victimes Hutu des crimes de Kagame.

    A contrario, les Tutsi ne sont pas concernés par cette interdiction et conséquemment, ils ne peuvent pas être sanctionnés. Si tel était le cas, Kagame aurait précédé Ingabire à la barre d’une part et ses envoyés ci-dessus mentionnés seraient déjà dans les geôles du régime d’autre part.

    Face à des centaines des Rwandais présents dans la salle, les envoyés de Kagame ont reconnu que celui-ci et les siens ont pris les armes pour prendre le povoir au Rwanda en provenance de l’Uganda dont ils étaient et sont toujours nationaux car ils n’ont jamais procédé à la demande de révocation de leur nationalité ougandaise sachant que la loi rwandaise actuelle relative à la nationalité reconnaît le double nationalité.Ils ont reconnu que des milliers de jeunes Tutsi de l’intérieur ont quitté les écoles et universités pour s’enrôler massivement dans l’armée de Kagame contre leur proprepays et leurs voins et soi-disant amis Hutu. Mais force est de constater qu’ils sont restés muets sur les points suivants: pouvaient-ils prendre le pouvoir au Rwanda et l’exercer sans partage sans liquider les dirigeants Hutu d’une part et sans massacrer un maximum des paysans Hutu d’autre part.Ils ont observé le silence de tombeau sur des millions de morts Hutu et les conséquences des crimes commis par les jeunes tutsi contre leurs voisins Hutu à l’endroit de leurs proches qui sont restés au Rwanda. Un des inervenant s’est ême autorisé à criquer les ex-autorités Rwandaises. Selon lui, « babaye abaswa. S’elles étaient intelligents, ils auraient dû exciper le caractère international de la guerre déclenchée par les Tutsi sous le commandement des officiers de l’Etat Ougandais et ignorer le FPR en tant que tel et ainsi couper l’herbe sous les pieds de celui-ci ». Ce dernier considéré comme faisant partie intégrante de l’armée ougadaise, toute évocation du caractère interne de la guerre aurait alors été dépourvue de tout fondement. De ce point de vue, il a parfaitement raison.
    Mais la dissertation sur nature juridique de la guerre contre le Rwanda est sans rapport avec le sujet NDI UMUNYARWANDA, objet de leur spectacle.

    La décence est un des éléments qui distingue l’homme de l’animal et par voie de conséquence de la civilisation humaine. Nier les crimes qui ont été commis par les soldats tutsi du FPR contre des millions de Hutu revient à être réduit à l’échelle infra-animale pour l’auteur de la négation.
    Le monde entier a vu des milliers de cadavres des paysans Hutu de l’Est du pays qui coulaient comme des déchets dans le Nil par dizaines par minute. Pour un Rwandais, dénier aux familles de ces victimes le droit élémentaire à la souffrance morale reconnu à tout Homme qui vit dans une société humaine est une infamie impardonnable. Il en des même de la négation des fours crématoires qui ont été spécialement constuits par les soldats du FPR sur ordre de Kagame pour détruire à jamais des milliers de cadavres de paysans Hutu de l’Ouest du Rwanda. Les preuves existent. A kibeho, plus de 15000 femmes, enfants et hommes Hutu de tous âges massacrés dans trois jours comme des animaux africains sans maitre par les soldats de Kagame sur ordre de celui-ci.J’y étais. Je suis témoins oculaires des méfaits de Kagame. J’ai été sauvé par le Plus Haut.Ceux qui agonisaient y compris les bébés demoins d’un an ont été achevés par la baïonnette. Un journalsite de l’Agence Gama dont je ne me souviens plus de nom était présent et a photographié les horreurs. Des milliers de Hutu du Sud ont été mis dans les fours crématoires construits dans la forêt de Nyungywe. Oser nier publiquement ces crimes ou omettre sciemment de les évoqquer est une insulte à l’égard des victimes et les membre de leurs familles d’une part et constitue une déchéances de la pensée humaine de la part de l’auteur de la négation d’autre part, sachant que ces crimes ne resteront jamais impunis, quoi qu’il advienne. Hissène Habré sera bientôt jugé pour ses crimes qu’il a commis y a plus d’une vingtaine d’années contre ses compatriotes,

    Avant d’ergoter sur « NDI UMUNYARWANDA », Kagame aurait eu d’abord la décence élémentaire de reconnaître ses forfaits et demander pardon aux familles des victimes auusi bien Hutu que Tutsi Rwandais d’une part et extirper la haine qui le ronger comme un leucémie contre les Hutu d’autre part. C’est une condition impérative pour UMUNYARWANDA qu’il prétend être. Si pour lui le mot NDI UMUNYARWANDA a un sens, il me semble qu’un Rwandais est avant tout un homme, un être humain. Le propre de l’Etre Humain est qu’il a un sens de jugement de ce qu’il fait, de décence et de compassion à l’égard de ses semblables. C’est ce qui le différencie de l’animal.

    J’ai été frappé par les dires de la dame qui a dit qu’elle était enseignante, niveau D5 dans la préfecture de Gitarama et qu’elle a fui le Rwanda en 73 ou 75. Au regard de ses dires, elle a fui parce qu’il fallait présenter un laisser-passer à chaque sortie de sa préfecture, mesure qui avait été prise par les autorités de la Première République et nullement celles de la Seconde, contrairement à ses affirmations. Ces mesures s’inscrivaient dans le cadre de l’ordre public et s’imposaient à tous les Rwandais et nullement aux seuls tutsi dont cette dame. Par ailleurs, il n’existe aucun rapport entre ces mesures et NDI UMUNYARWDA. Elle s’ensuit qu’elle a argoté des minutes durant pour ne strictement rien dire. Pour ceux qui ne la connaissent pas, après ses études universitaires sûrement en Europe, cette dame est revenue au Rwanda sous le régime Habyalimana.Elle a obtenue un poste à l’université de Nyakinama, préfecture de Ruhengeri parce qu’elle était exclusivement rwandaise remplissait les conditions requises pour enseigner à l’université au Rwanda. Elle était une activiste du FPR contre le pays qui la nourrissait et qui la logeait, elle et toute sa famille.
    C’est elle qui communiquait au FPR les informations sur les mouvement des militaires français dans la zone. Pour y arriver, elle a exécuté les consignes donnés par le haut commandement du FPR. Ainsi, elle a fait connaissance avec Colonel Chollet qui commandait le contingent français. Celui-ci lui disait pratiquement tout et répondait à toutes ces questions sur les mouvement des soldas français.C’est pourquoi, Colonel Chollet figure sur la liste des 33 génocidaires français des Tutsi.

    NDI MUNYURWANDA n’est qu’un pur slogan du régime Kagame, en tout état de cause inopérant.
    Fallait-il faire des kilomètres pour aller prendre des Rwandais pour des bougres ? Ces gens ont-ils exécuté l’ordre de Kagame ou connaissent-ils réellement le Rwanda et les Rwandais ?

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    • Derille dit :

      Et les victimes de Kibeho étaient présentées par les deux chaînes principales de télé en Belgique, juste avant le massacre, comme des Tutsi. Ca, je l’ai vu et entendu de mes propres yeux et oreilles !! Journalistes mal informés ou manipulés ?? A mon avis, manipulés depuis trèèèès longtemps…

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  9. Mikka dit :

    A quoi riment tous ces programmes ?

    Décidément, au Rwanda, l’imagination fonctionne à plein régime : hier, c’était come and see ; avant il y a eu l’idéologie du génocide à éradiquer ; c’est maintenant le tour du programme Ndi umunyarwanda. Il aurait été peut-être plus intéressant de poser la question : Qu’est-ce qu’être Rwandais aujourd’hui ?
    En effet, l’on se souviendra que pendant longtemps, il était considéré comme sacrilège de parler d’éthnie au Rwanda. Et maintenant, on veut revendiquer son appartenance ethnique.
    Avant toute chose donc, une question importante mérite une réponse appropriée : pourquoi ce virement ? Est-ce une étape obligée pour écrire la nouvelle histoire du Rwanda ? Quelle est la finalité de ce nouveau programme ? Est-ce vraiment la recherche de la vérité ? Veut-on réellement réconclier les Rwandais ? Quels Rwandais ?
    Pour ce qui est de l’histoire du Rwanda telle que présentée par les nouvelles autorités, il ne serait pas superflu de se souvenir de cet apophtegme de l’écrivain français Robert Brasillach : « l’histoire est écrite par les vainqueurs ».
    A propos des ethnies, je peux signaler deux faits pour montrer que cette distinction ne date pas de la période coloniale :
    1) Dans le rituel de la royauté sacrée de l’ancien Rwanda (avant l’arrivée des Blancs), lors de l’intronisation d’un nouveau roi, il lui était rappelé justemet qu’il était le roi de tous les Rwandais. C’est pourquoi le ritualiste présentait au peuple le nouveau roi en disant
    vers 217-219 :  » Peuple, voici votre roi ! Son nom de Tutsi est tel Son nom de règne est tel » (Voir M. d’Hertfelt et A. Coupez, La royauté sacrée de l’ancien Rwanda. Texte, traduction et commentaire de son rituel, Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren, 1964, pp. 234-235).
    2) Partout au Rwanda, on connaissait la légende qui expliquait pourquoi le Tutsi devait dominer le Hutu. J’ai eu l’occasion de le vérifier moi-même dans des lieux très reculés du pays chez des gens qui ne savaient ni lire ni écrire.
    On pourrait trouver facilement d’autres exemples qui montrent à suffisance que la distinction Tutsi-Hutu existait bien avant l’arrivée des Blancs. Ce qui a plutôt bouleversé complètement la société rwandaise, c’est le mode d’accès au pouvoir : avant, il suffisait de naître pour l’avoir ; maintenant, tout le monde peut y accéder (démocratie oblige !). Certains Tutsi ne l’ont pas accepté et les conséquences sont là. Mutatis mutandis, on peut se référer à l’histoire de la France.
    Qui vivra verra.

    Mikka Irakiza

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  10. fanche dit :

    solution laquelle les gars?

    faur le fumer ou on dialogue? pas beaucoup de choiceeeeeeeeeeeeeeeeeeeee………………………

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  11. eric dit :

    Tres triste le Rwanda…turagana hehe?

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  12. alimasi dit :

    Le Rwanda est un volcan en ebulution, il ne va pas tarder de faire irruption et les Grands lacs courent le risque de s’enflamment de toute part. La communauté internationale a tort de considérer KAGAME comme un leader éclairé au contraire il enfoncé chaque jour son pays dans la haine, haine entre hutu et tusti, haine de congolais vis à vis de Rwandais.
    Kinshasa doit reprendre son leadership et envisager très sérieusement le départ de KAGAME et de Museveni du pouvoir, les deux sont très nuisibles. Alors nous pourrions avec des leaders recalibrés rêver d’une région de Grands lacs fédérée tournée vers le développement et la lutte contre la pauvreté.
    Beaucoup de rwandais ont tort de laisser pérenniser un pouvoir aussi dangereux et tourné vers des idéologies archaïques du genre nazi, nous sommes au 21iè siècle, c’est l’aire de l’électronique, du village planettere, de la mondialisation et non de la manchette.
    ALIMASI OKOKO
    RDC

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  13. Alpha tiens dit :

    J’ai envie de défendre le FPR mais je ne je vais pas le faire afin de garde une certaine parcimonie. Souvenez vous de l’arrogance des Hutus à l’époque de Habyarimana cette tension entre les deux ethnies ne datent pas d’hier mais les contextes eux ont bien et bel changer aujourd’hui car les serviteurs des uns sont devenu les maîtres des autres et c’est sur cette aspects qu’il faut travail entre vous. Une nouvelle génération est entrain de naître elle écoute du Rihanna, Drake Lil Wayne, elle parle anglais-français, clappoter sur des claviers et se prend sans cessez en photo sourire aux lèvres et surtout en a rien à foutre de la psychose HUTU-TUTSIS et ça le FPR l’envisage très bien c’est pourquoi elle veut coupe court à cette trilogie HUTU TUTSIE qui continue d’être véhiculé par les vieux dinosaure qui ont vécu les affreux du génocide et contaminer ainsi la nouvelle jeunesse qui a d’autre préoccupations que l’ethnie. sachez que bientôt que la nouvelle génération demandera à passe à autre chose avec sans vous alors faite votre deuil et laisse nous vivre. Vraiment c’est trop compliqué, on ne sait même pas à quoi on reconnait un Hutu ou Tutsis, quand le temps de vivre ensemble vous a été octroyer vous n’avez pas su saisir cette opportunité alors laissez nous essayer… la nouvelle génération… on n’y arrivera que seulement si vous le voulez bien sinon on attend on essayera d’avoir un visas pour l’Europe mais l’argument pour cause de Génocide aura expirer depuis bel lurette…

    en tant que bon entendeur… Salut

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