FR | EN

Rwanda – RCA : Un réfugié rwandais abattu, les soldats rwandais dans le collimateur

Publié : le 24 février 2014 à 9:57 | Par | Catégorie: Actualité

Oreste Hasingizwimana vivait en République Centrafricaine (RCA) depuis plus de 15 ans, en qualité de réfugié, il a été abattu ce 20 février devant son magasin situé dans le centre de la capitale, Bangui. Plusieurs pistes sont à avancer dans ce meurtre, dont celle impliquant les soldats rwandais qui font partie de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

Oreste Hasingizwimana qui était connu comme « un homme sans histoires », tenait un magasin dans le quartier SICA II, situé au centre de Bangui. Il a été abattu jeudi dernier  vers 17h10 par des hommes à moto.

oreste 02Joint par Jambonews, un réfugié rwandais sur Bangui livre le modus operandi « quelqu’un a appelé Oreste par téléphone lui demandant de sortir du magasin. Quand il est sorti, trois hommes à moto se sont présentés et lui ont tiré dessus, il a été touché par 4 balles et est mort sur le coup. L’homme qui était en arrière portait un treillis militaire (juste la veste), un autre homme ne portait que le pantalon militaire, le troisième homme était habillé tout en civil. Les assaillants ont aussi tiré une balle dans la jambe d’une fille présente au moment des faits ».

Il y a quelques mois, Oreste avait été arrêté puis emprisonné par  les milices de la Seleka qui avaient en même temps dérobé sa voiture. C’était à l’occasion de son intervention chez un autre réfugié rwandais dont le domicile avait été envahi par les Seleka. Certains à Bangui ont d’abord pensé que ce sont ces milices qui avaient  abattu la victime pour probablement l’empêcher de réclamer plus tard sa voiture volée. Cette hypothèse a vite été écartée car la Seleka n’est plus à Bangui. Le doute a été entièrement levé lorsque des témoins centrafricains ont dit avoir reconnu un des trois assaillants, un ressortissant rwandais connu sous le surnom « Tonton sans papiers », qui dit s’appeler Charles Ntaganda et qui vit à Bangui depuis deux ans à peu près et dont les réfugiés rwandais de Bangui ignorent l’histoire. Selon ces témoins, les trois hommes venaient de passer par le domicile d’un autre réfugié rwandais et n’y avaient retrouvé que les enfants et la domestique. Dans la précipitation,  les tueurs  auraient laissé un téléphone portable sur les lieux.

Selon le premier témoin, la thèse impliquant un autre compatriote est à écarter, car les réfugiés rwandais vivant à Bangui forment une petite communauté (entre 100 à 200 personnes), composée pour la plupart de familles sans histoires. De plus dans une situation d’insécurité qui règne à Bangui, on limite ses mouvements, surtout à la tombée de la nuit. « Je ne vois personne parmi nous qui se serait aventuré au début de la nuit pour aller assassiner Oreste », raconte le témoin sous le choc.   

Les soldats rwandais de la MISCA dans le collimateur

Huit cent cinquante soldats rwandais sont arrivés le 16 janvier dernier en République Centrafricaine, pour y renforcer les effectifs de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique déployée sous l’égide de l’Union africaine (UA). Un autre ressortissant rwandais à Bangui nous affirme que depuis leur arrivée, les réfugiés rwandais se sentent inquiets, car craignant que le régime de Kigali ait dissimulé des tueurs parmi cette force, pour terroriser les quelques centaines de réfugiés rwandais vivant en Centrafrique.

« Depuis l’arrivée des soldats rwandais à Bangui, on est très inquiets, on discute sans problèmes avec les burundais (qui font aussi parti de la mission NDRL), mais on reste le plus loin possible des rwandais », a confié à Jambonews l’ami de la victime installé en Centrafrique depuis plus d’une dizaine d’années.     

 La mort d’Oreste Hasingizwimana a accru cette inquiétude des réfugiés rwandais qui cherchent maintenant à quitter le pays car selon eux, leur sécurité n’y est plus garantie. Les réfugiés, pour la plupart rescapés du génocide des réfugiés rwandais perpétré par le FPR dans l’ex-Zaïre, sont d’autant plus inquiets que parmi les militaires rwandais de la Misca, il y a d’anciens réfugiés rwandais qui ont vécu en Centrafrique avant de rentrer au Rwanda et d’intégrer la même armée présumée auteure de massacres de réfugiés hutus en RD Congo. Ils connaissent donc bien les réfugiés rwandais vivant à Bangui, leurs domiciles, leurs opinions politiques sur le Rwanda et leurs habitudes.

Oreste Hasingizwimana avait 46 ans et était marié. La gendarmerie qui est arrivée sur le lieu du crime a ouvert une enquête, mais jusqu’à maintenant, elle s’est refusée à tout commentaire.

 

Jean Mitari

Jambonews.net

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn
Tags: , , ,

19 Commentaires à “Rwanda – RCA : Un réfugié rwandais abattu, les soldats rwandais dans le collimateur”

  1. Rukundo dit :

    du génocide des réfugiés rwandais perpétré par le FPR dans l’ex-Zaïre ???? L’ONU, le HRW, Amnesty International, la FIDH, n’ont jamais reconnu de génocide, là bas il me semble. Ne pas tout mélanger.

    Des gens en treillis. La situation est tellement confuse à Bangui, que de dire des gens en treillis sont venus à son domicile, ne veut pas dire grand chose. Est ce que ces personnes parlaient Anglais, Kinyarwanda, avaient ils le drapeau du Rwanda sur leur Treillis ?,…….

    Ensuite si à chaque fois, il y a un Rwandais qui meurent n’importe ou dans le monde, on accusera Kagamé, même si un Rwandais s’établit sur Mars et qui meure on dira que c’est Kagamé. Dans n’importe quelle Diaspora, il peut y avoir des reglements de compte entre ressortissants de même pays. Bref en tout bon journaliste ne pas se précipiter.

       7 likes

  2. gatera dit :

    Mr jean mitalu, mufite bwenge ki rwoguta umwanya mwandika amafuti?

       3 likes

    • Fueille de chêne dit :

      Yes,mumbwirire sha…Sans doute un qui a oublié que ubwenge est l’exclusive des seuls Tutsis au Rwanda…Huit millions de morts sans poursuites aucunes devant les tribunaux,ça c’est être intelligent .

         1 likes

  3. Emmanuel dit :

    Mr Rukundo,

    S’il y a un mythe dont la croyance populaire doit se débarrasser à propos du mot génocide voire de tout autre crime, c’est que le crime de génocide ne doit pas être reconnu pour exister.

    En effet, tout crime précède sa qualification juridique et officielle ainsi que sa reconnaissance. Exemple: si l’on est agressé physiquement dans la rue on ne va pas attendre que le juge ou une quelconque organisation dise que l’on a été victime de « coups et blessures ». La victime sait de quoi elle a été victime à moins qu’elle ne sache pas les qualifier. Ce qui serait inexact par contre, ce serait de dire que l’on a été victime d’une telle infraction (contravention, délit ou crime) alors que le juge pénal l’a qualifiée autrement. La décision du juge pénal fige la qualification et oblige vers tout le monde en effet.

    Les crimes qu’ont subis ces réfugiés hutus au Congo ne doivent pas être reconnus par une quelconque institution pour être qualifiés de génocide. Par contre, sa reconnaissance par de telles institutions aidera à la reconstruction des victimes de mon point de vue.

    Pour rappel voici la définition du mot génocide telle que donnée par la convention de 1948 contre ce crime:

    Article II
    Dans la présente Convention le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
    a) Meurtre de membres du groupe;
    b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
    c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
    d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
    e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

       9 likes

    • Matsiko dit :

      Monsieur Rukundo, un génocide n’a pas à être reconnu pour être qualifié comme tel. Pour quelqu’un qui suit de près ce qui se passe dans cette région des grands lacs depuis 1990 et même un peu avant comme en 1972 au Burundi, vous savez que les crimes commis par les Tutsi ne méritent pas qu’on s’y attarde parce que quelqu’un l’a voulu ainsi. Et ce n’est pas la documentation qui manque pour illustrer ce propos :
      Gersony Report
      Mapping Report
      L’APR et les réfugiés rwandais, 1996-1997, un génocide nié de Gaspard Musabyimana
      Acte d’accusation espagnole traduit en français par Jean-Paul Puts : http://www.latinreporters.com/espagneRwandaAudienceNationale06022008.pdf
      Dominique Soppo, ancien dirigeant du SOS racisme a dit un jour qu' »évoquer le sang des Hutu c’est salir le sang des Tutsi ».

         4 likes

    • RASEC dit :

      Emmanuel, vous reproduisez cet extrait de la convention de 1948 que vous mentionnez. Si vous avez compris sa lettre et son esprit, vous devez reconnaître que s’agissant des crimes qui ont été commis au Rwanda, il n’existe aucune comparaison avec les crimes qui ont été commis contre les Juifs.
      « Le terme génocide est un néologisme formé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain d’origine juive polonaise, à partir de la racine grecque genos, « naissance », « genre », « espèce », et du suffixe cide, qui vient du terme latin caedere,
      « tuer »,
      Le problème rwandais est purement politique. Les Batutsi ont pris les armes pour prendre le pouvoir par la force et c’était la douzième fois depuis 1992 et mettre en place un régime purement tutsi.Ils le reconnaissent dans le Rapport dit Mucyo contre la France. L’extrait de ce rapport ci-après est sans équivoque.
      « Rapport Kagame dit Mucyo contre la France : attaques armées du FPR contre le Rwanda pour prendre le pouvoir et l’exercer sans partage.
      Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3
      Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées ».
      Au regard de ces affirmations incontestables, pouvez-vous expliquer aux lecteurs de Jambo News comment les Batutsi pouvaient prendre le pouvoir sans planifier leur projet, sans liquider le leadership Hutu, sans massacrer un maximum des paysans Hutu.
      Si vous avez une formation juridique, vous êtes sans ignorer que le droit de supporte pas les spéculations d’une part et que la présentation chronologique des faits précéde la qualification juridique de ces derniers. C’est-à-dire, avant de qualifier juridiquement un fait, le juge doit impérativement préciser chronologiquement les faits.
      En l’espèce, si vous êtes de bonne foi c’est si votre esprit partisan à l’égard du régime en place dans notre pays, ce sont les Batutsi qui les premiers ont pris les armes contre les Hutu.Ce sont les Batutsi qui les premiers ont commis les massacres contre les Hutu. En réaction de leurs agissements criminels, les Bahutu ont pris les armes contre les Tutsi incarnés par le FPR et massacré les mêmes Batutsi. Le 01/10/1990, ce ne sont pas les Bahutu qui ont déclenché la guerre contre les Batutsi.
      Le génocide requiert préalablement à sa commission la préméditation et la planification. Je subodore que vous avez lu la génèse de ce mot et l’esprit de Lemkin. Le Rwanda sous Habyalimana était entre les mains des Bahutu et des Batutsi ( numéros 2 du régime et du gouvernement, respectivement Bonaventure Habimana et Nsekalije Aloys, Batutsi; l’économe rwandaise à plus de 80% entre les mains des Batutsi avec les appuis financier et fiscal du gouvernement Habyalimana etc).Il en est de même sous le gouvernement d’opposition du 16 avril 1992 au 6 avril 1994: la direction du Rwanda par le couple opposition-FPR avec un directeur général des services secrets , agent du FPR. Sous le régime Habyalimana comme sous celui d’opposition-FPR, aucun tutsi de haut rang dont les financiers notoires du FPR, agresseur, n’ a été inquiété outre mesure. Au regard de ces faits vérifiables quant à leur véracité, pouvez-vous expliquez comment les crimes qui ont été commis contre les Batutsi doivent recevoir la qualification du génocide tel qu’il est défini pas Lemkin et ceux commis contre les Bahutu, des dommages collatéraux.Pouvez-vous préciser les auteurs de la planification de ce génocide des Tutsi, la planification étant un élément substantiel du génocide c’est-à-dire qu’il ne peut y avoir génocide sans planification et préméditation préalables? Il est incontestable que entre le 16 avril 1992 et le 6 avrl 1994, le Rwnada était entre les mains d’opposition et du FPR, pouvez-vous comment le génocide des Tutsi a été planifié, si à vos yeux il y a eu cette planification, sans que le FPR qui incarne les Batutsi ne soit au courant sachant que le directeur général des services secrets Iyamuremye Augustin était son agent? Selon vous, la Première Ministre Agathe Uwilingiyimana a-t-elle planifié le génocide des Batutsi? Merci de répondre point par point et d’éviter une fuite en avant.

         4 likes

      • Emmanuel dit :

        RASEC,

        Merci pour votre interpellation.
        Nous sommes tout à fait d’accord que les crimes commis au Rwanda sont différents des crimes commis contre les Juifs. Mais dire qu’il n’existe aucune comparaison entre eux est un abus de langage. Le fait même que dans les deux cas des communauté ont été visées, que ces crimes éliminé des vis humaines, des pillages et j’en passe, ce sont des points de comparaison bien que les mobiles peuvent être différents.

        Lorsque vous dite que le problème rwandais est purement politique je ne sais pas où vous placez les limites de la politique lorsque l’on sait que la politique est fait par des hommes avec des identités et des appartenances sociales, ethniques, régionales et qu’elle concerne de près ou de loin chacun citoyen. Il est purement politique et pas quoi? Pas social/économique? Pas ethnique? Pas régional? Pas anthropologique?

        Pour moi la réalité est multiple et il faut faire un effort de l’appréhender sous toute ses facettes.

        Je constate aussi que vous introduisez un autre sujet qui n’avez pas été abordé dans ce débat.
        Je vous cite « En l’espèce, si vous êtes de bonne foi c’est si votre esprit partisan à l’égard du régime en place dans notre pays, ce sont les Batutsi qui les premiers ont pris les armes contre les Hutu.Ce sont les Batutsi qui les premiers ont commis les massacres contre les Hutu. En réaction de leurs agissements criminels, les Bahutu ont pris les armes contre les Tutsi incarnés par le FPR et massacré les mêmes Batutsi ».

        En quoi ça nous avance dans ce débat de savoir qui a commencé? Si DES Tutsi ont commencé cette guerres cela voudrait-il dire que LES Tutsi ne peuvent pas être victimes d’un génocide dans ce conflit?

        Cher ami RASAC, l’élément substantiel d’un génocide est l’INTENTION et non sa planification qui est un élément aggravant. Si le génocide de Juifs a été planifié cela ne veut pas dire que tout autre génocide pour être accepté comme tel doit être planifié. Certes le mot génocide a été créé pour qualifier ce que les Juifs avaient subi et la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 a surtout été faite pour PREVENIR et PUNIR ce crime. Cette définition juridique n’est donc pas juste à appliquer sur le cas particulier (génocide des Juifs). Elle est générale comme toute norme juridique doit l’être, et est donc appeler à s’appliquer sur d’autres situation qui remplissent ses critères bien définis. Je ne sais donc pas où vous tirez la condition de la PLANIFICATION. Et pourtant le texte est clair:

        Dans la présente Convention le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
        a) Meurtre de membres du groupe;
        b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
        c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
        d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
        e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

           1 likes

      • Emmanuel dit :

        A noter également que dans la définition étymologique du mot « génocide » il n’y a pas quelque chose qui renvoie à la notion de « planification ».

           0 likes

      • Karisimbi dit :

        @ Rasec

        Franchement, est- ce que tu te lis quand tu écris ? Tu dis :  » Ce sont les Batutsi qui les premiers ont commis les massacres contre les Hutu. En réaction de leurs agissements criminels, les Bahutu ont pris les armes contre les Tutsi incarnés par le FPR et massacré les mêmes Batutsi  » . Franchement tu n’as pas honte, nta Sooooooni koko ? Mes parents sont hutus, en 1994, j’avais 5 ans quand j’ai pris la route de l’exil avec mes parents. Mes grands parents se sont battus pour la révolution de 1959 qui a conduit à l’indépendance de 1962 et ils ne se sont pas battus pour que le Rwanda en arrive là où il est arrivé en 1994 et pour que leurs petits enfants grandissent en exil. Les Tutsis sont également des rwandais et dans chaque famille rwandaise on retrouve généralement des membres tutsis et des membres hutus. Le FPR a décidé d’utiliser les armes pour rentrer au Rwanda; c’est condamnable mais ça n’explique pas la sauvagerie de certains hutus qui n’ont pas tué des militaires du FPR mais des civils tutsis qui n’etaient même pas armés. Tu parles de tutsis incarnés par le FPR donc ça signifie pour toi que tout tutsi en 1994 appartenait forcément au FPR. Mon cher je te rappelle que du côté HUTU, tous les hutus n’etaient pas favorables au MRND, le parti unique du général Habyarimana. On peut reprocher au FPR sa méthode mais ses objectifs et son existence sont légitimes. La vrai question c’est pourquoi le FPR s’est senti obligé de recourir à la solution armée ? La réponse est que le MRND n’a pas été stratégique en faisant des propositions dérisoires que le MRND lui même aurait refusé d’un revers de la main si la situation avait été inversée.
        Bref tout ça pour dire que si le FPR est devenu un problème pour le Rwanda c’est d’abord à cause du MRND qui a été défaillant et irresponsable politiquement en ayant pas anticipé qu’un jour ou l’autre les petits fils des anciens exilés tutsis voudront rentrer sur la terre mère; au lieu de ça, Kinani yaravuze ngo ubutaka ntabwo buhagije. C’est ce que j’appelle  » vendre la honte aux chiens ». Ne fatiguez pas la jeunesse avec vos vieilles histoires hutu/tutsi cyâangwa ngo le FPR a détruit le leadership hutu comme si le leadership hutu du MRND prévalait encore en 1994. Mis à part quelques personnalités parvenant tant bien que mal à faire preuve de sagesse à une époque où les extrémismes s’intensifiaient, le MRND s’est lui même auto détruit à cause de son absence de vision et de luttes de pouvoir interne. Le FPR n’a fait qu’accéler l’agonie de celui ci. 20 ans après, il est temps de tourner la page, d’avancer, de construire et cultiver la tolérance parce que des 2 côtés le sang des innocents a coulé et aucun camp n’a fait preuve d’exemplarité

           1 likes

  4. Bagaza Muzo dit :

    Je suis étonné d’apprendre que des militaires Tutsi sont envoyés pour des missions de paix en Afrique, alors que tout le monde sait que partout où passent les Tutsi ils éliminent systématiquement les Hutus, comme ils en ont tués près d’un million en RDC !
    Le jour vient où ces tueries organisées des Hutus seront qualifiées de génocide. Pour le moment les Tutsi ont le vent en poupe, oser les appeler « génocidaires » peut vous coûter un procès initié par leurs protecteurs américains et britanniques, et par les satellites.
    Mais l’histoire ne peut jamais être muselée indéfiniment. La vérité éclatera au grand jour, car il y a cinquante millions de Congolais qui ont assisté à ces massacres des Hutus avant d’être eux aussi masacrés par les FPR sous dicers noms (AFDL, RCD, CNDP, M23)

       5 likes

  5. Alpha tiens dit :

    Moi je dirais que jusqu’à preuve du contraire tout individus doit être considéré comme innocent sinon on assiste à des lynchages sauvages par des gens respectables mais aveuglés par la forte puissance de la vengeance quand c’est pas l’odeur de l’argent qui leur fait faire n’importe quoi, y compris tuer, cela ne sert à rien de se lance des accusations toute la journée comme certains lancer des bananes sur la place publique. Moi je rêve des états-unis d’Afrique c’est la seul solution à date… mais en attendant ce jour c’est permis de rêve…

    en tant que bon entendeur, salut…

       0 likes

  6. RASEC dit :

    Merci Emmanuel pour votre réponse sommaire et parcellaire.

    J’ai reproduit l’extrait du rapport dit Mucyo contre la France dont la véracité est indiscutable.

    Vous n’avez pas répondu aux questions que je vous ai posées. Merci d’y répondre.

    Vous affirmez  » Lorsque vous dite que le problème rwandais est purement politique je ne sais pas où vous placez les limites de la politique lorsque l’on sait que la politique est fait par des hommes avec des identités et des appartenances sociales, ethniques, régionales et qu’elle concerne de près ou de loin chacun citoyen. Il est purement politique et pas quoi? Pas social/économique? Pas ethnique? Pas régional? Pas anthropologique »?

    Il me semble que vous n’avez bpas bien pas lu l’extrait de ce rapport dont l’auteur n’est autre que le FPR, parti-Etat dans notre pays.

    Vous reconnaissez que ce sont les Batutsi qui les premiers ont pris les armes à fin de s’emparer du pouvoir par la force.

    La prise du pouvoir politique par la force est un acte strictement politique. Il s’ensuit que ses conséquences en l’espèce des massacres entre les Rwandais sont purement de nature politique. Lisez attentivement l’intégralité du Rapport dit Mucyo. Ses auteurs ont fait un travail remarquable. Cela vous évitera d’ergoter sur ce point.

    Vous dites « En quoi ça nous avance dans ce débat de savoir qui a commencé? Si DES Tutsi ont commencé cette guerres cela voudrait-il dire que LES Tutsi ne peuvent pas être victimes d’un génocide dans ce conflit »?

    Au regard de vos dires, les Tutsi étaient fondés à prendre les armes contre les Hutu à fin de s’emparer du pouvoir par la force, l’exercer sans partage, liquider les dirigeants Hutu et des mlliers voire des millions de paysans Hutu. Les hautu quant à eux étaient mal fondés à réagir aux agissements des Tutsi. Les agissements des Tutsi ne sont pas constitutifs de crimes.Seuls ceux des Hutu constituent des crimes. C’est votre opinion mais je doute fort qu’il yait beaucoup de Rwandais qui la partagent ou l’apporuvent.
    Il me semble que vos dire sont contradictoires.En effet, d’un côté vous reconnaissez que ce sont les Tutsi qui les premiers ont commencé les massacres contre les Hutu, de l’autre, vous dites que ce fait ne peut expliquer la réaction négative des Hutu consécutivement aux aggissements des Tutsi. Tout acte qu’il soit positif ou négatif a nécessairement des conséquences, peu importe son auteur et le temps. Pour vous, les agissements des Tutsi n’ont eu aucune conséquence dans les rapports entre les Hutu et les Tutsi rwandais. Les Hutu ont prémédité et planifié le génocide des Tutsi.
    Pour votre information la constitution rwandaise actuelle dans son préambule, point 1 dit: planification du génocide.

    Comme je l’ai maintes fois écrit, aucun Rwnadais digne de ce nom ne peut prétendre avoir le mopole de la souffrance. Les morts rwandais, Hutu, Tutsi et Twa sont identiquement les morts. Les hiérarchiser constitue une déchéance de la pensée humaine.
    Il ne s’agit pas pour ma part d’approuver les crimes qui ont été commis par les Hutu contre les Tutsi mais d’expliquer leurs causes réelles avec des éléments probatoires à l’appui. Je ne prétend pas détenir le monopole de la vérité. Comme dans tout débat, pour me contredire, il faut des arguments sérieux étayés par des éléments probatoires crédibles . Ce que vous n’avez pas fait.
    Ce qui est et sera inacceptable pour moi c’est le refus de débat honnête et ouvert sur les crimes qui ont été commis dans notre pays contre les Rwandais, la dénégation de l’évidence à savoir le refus de reconnaitre les crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu et Twa, la hiérarchisation des morts rwandais: les Tutsi, seules vicitmes du génocide , les Hutu, victimes des dommages collatéraux, inévitables dans la guerre qui a été déclenchée par les mêmes Tutsi.

    Vous dites,  » l’élément substantiel d’un génocide est l’INTENTION et non sa planification qui est un élément aggravant.
    Cette définition juridique n’est donc pas juste à appliquer sur le cas particulier (génocide des Juifs). Elle est générale comme toute norme juridique doit l’être, et est donc appeler à s’appliquer sur d’autres situation qui remplissent ses critères bien définis. Je ne sais donc pas où vous tirez la condition de la PLANIFICATION. Et pourtant le texte est clair »:

    Vous n’avez visiblement pas lu Lemkin. Je n’ai pas dit que la planification est l’unique élément substantiel du génocide.Certes, l’intention ou la préméditation est la cause substantiel du génocide mais au regard de l’extrême gravité de ce crime, la planification de la commission de celui-ci par un groupe de personnes est impérative et partant substantiel.
    En matière criminelle, une personne peut commettre un crime soit avec l’intention de le commettre, soit sans intention de le commettre mais pour le qualifier, outre l’intention, les élément factuels sont pris en considération par les juges. Il s’ensuit que seule l’intention ne suffit pas pour qualifier juridiquement un crime. Pour le génocide, il est hasardeux de soutenir qu’une personne peut seule commettre le génocide.D’où sa planification, élément substantiel au même titre que l’intention.
    Tout texte de droit est lu à la fois exégétiquement et littéralement. De l’analyse exégétique du texte de loi ou de droit découlent son esprit et sa lettre. Par vos dires, vous avez lu littéralement la convenvention de 19948.

    Sur les Juifs, dans ma réponse à votre réaction, j’ai évoqué la situation des Tutsi sous les régimes Habyalimana et opposition-FPR. Je ne trouve aucun argument sérieux relativement à la comparaison entre les crimes qui ont été commis contre les Juifs et ceux qui ont été commis contre les Tutsi rwandais.

    Pouvez-vous éclairer les lecteurs de Jambo News sur la situation des Juifs dans les années 30 et 40 en Europe et celle des Tutsi rwandais de juillet 1973 au 6 avril 1994? Ainsi ils pourront se faire une opinion objective sur votre comparaison.

    L’esprit trop partisan d’un régime altère la pensée.

    Que vous inspirent les exécutions sur le champ des soldats du FPR qui sont allés sauver les leurs dont mort était inévitable, le tout sur ordre de Kagame?
    Pouvez -vous préciser le nombre approximatif de tutsi qui ont été sauvés par Kagame et le nombre de soldats du FPR venus du Burundi et du Zaîre qui ont été liquidés sur le champ de bataille sur ordre de Kagame?

    Le Peuple Rwandais un Peuple qui vient du fond des âges.Il est éternel. Il est un et indivible. Malheur à celui qui oeuvrera pour le diviser pour ses propres petits intérêts et en enrôlant des milliers voir des millions d’ignorants dans sa funeste entreprise.

       2 likes

    • Emmanuel dit :

      RASEC,

      Il faut dépassionner le débat pour mieux se comprendre.

      Ce rapport Mucyo n’est pas une référence pour moi. Je ne l’ai pas lu et je n’ai pas le temps de le lire actuellement. Il y a mieux.

      Lemkin je ne lui ai pas lu non plus. Il a écrit à son époque sur des faits de son temps.

      Juriste que vous êtes vraisemblablement vous n’ignorez surement pas que le droit est une science évolutive. La doctrine et la doctrine des années 1940 sur le crime de génocide ne sont pas restées figées pendant près de 70 ans après.

      Ce que la la constitution rwandaise dit sur le génocide ne me lie pas car je ne crois pas en la sincérité de ses auteurs.

      Pour me résumer:
      Je crois qu’au Rwanda il y a eu un génocide contre les Tutsi – génocide qui n’a pas été préparé selon ce que je sais et pense et dont l’attentat du 6 avril a été l’élément déclencheur mais non la cause.
      Je crois aussi qu’il y a eu un génocide contre les Hutu, contrairement au précédent, celui-ci a été pensé.
      Vous avez aussi tord de croire que je fais une certaine hiérarchisation entre les victimes de ces crimes.

      Ce qui m’étonne chez vous c’est que vous parlez de crimes sans vouloir les qualifier alors que vous n’ignorez pas les faits.

      RASEC, ce n’est pas moi qui vous fera croire ce que vous ne croyez pas. Prenez du temps pour y réfléchir encore, avec beaucoup plus de courage et vous vous trouverez une INTIME conviction dépassionnée, qui n’est ni défensive ni accusatrice.

      AUSSI, GARDONS-NOUS DE JUGER AUSSI VITE…

      @Plus

         3 likes

      • RASEC dit :

        Emmanuel, merci pour votre réponse. En résumé, nos opinions sur la drame de notre pays sont relativement les mêmes, sauf que nous les exprimons différemment.

           2 likes

        • Thierry dit :

          Emmanuel et RASEC arretez de nous fatiguer avec vos commentaires {***} tout le monde sait que Kagame s’est donne une seule devise « tuer tout ce qui bouge dans le sens oppose de son raisonnement » apres la RSA il vient de tuer en RCA, et il ne va pas s’arreter la. arretons de nier l’evidence.

             2 likes

        • Fueille de chêne dit :

          @ Tierry

          Un débat digne de ce nom ne peut se faire que autour des pour et des contres,il faut argumenter et c’est ce à quoi s’emploient ces deux monsieur. Du reste,je pense que envoyer les troupes Rwandaises dans un pays où il y a des réfugiés rwandais,c’est comme laisser un pédophile travailler dans une école maternelle,le résultat est prévisible!

             2 likes

  7. RASEC dit :

    Thierry, il me semble que vous ne m’avez pas bien lu. Depuis plusieurs années, je soutiens qu’au regard de la chronologie des faits et des affirmations expresses et verbales de Kagame en personne, c’est bien lui qui a planifié la prise du pouvoir par la force au Rwanda et pour réaliser son objectif, il a alors planifié et exécuté les massacres de masse contre des millions de Hutu et Tutsi dits de second rang à savoir ceux qui n’ont pas cotisé pour le FPR et/ou n’ont pas envoyé leurs enfants à la mort.Ce fait est indiscutable. Ensuite dans la même logique, les Hutu ont naturellement réagi aux agissements des Tutsi à savoir les soldats du FPR dont des milliers de jeunes rwandais de l’intérieur qui se sont volontairement enrôlés dans le FPR, en massacrant des milliers de Tutsi, les sympathisants et les membres du FPR à l’intérieur du Rwanda. Il ne s’agit pas pour ma part de nier les crimes qui ont été commis contre les Tutsi et/ou justifier les crimes commis par les Hutu.Il s’agit de préciser objectivement la chronologie des faits et éclairer ceux qui ne savent pas ce qui s’est exactement passé dans notre pays du 01/10/1990 à ce jour. A titre d’illustration, les massacres de masse de Kibeho, où j’étais à l’époque des faits qui ont fait plus 15000 morts femmes, enfants et hommes de tous âges dans trois jours constituent bel et bien un génocide .Celui-ci a été prémédité et planifié. Car sur ordre de Kagame, le camps de déplacés de guerre a été fermé avec des fils barbelés afin de nous empêcher d’échapper à la mort. Dans un second temps, Kagame a interdit le ravitaillement. Les enfants, les personnes âgées, bref les personnes vulnérables mourraient de soif et de faim.Dans un troisième temps, sur ordre de Kagame, les soldats du FPR ont aligné les armes lourdes puis le jour J à savoir le 22 avril 1995, ils ont commencé leur sale besogne.
    Enfin, en réponse à une question posée par un journaliste relativement à l’assassinat de Karegeya, Kagame a dit sans équivoque qu’il a pris les armes pour prendre et exercer le pouvoir au Rwanda, que quiconque tentera de le perturber dans la réalisation de son objectif c’est-à-dire exerce sans partage le pouvoir qu’il a conquis par la force en marchant dans le sang des millions de Rwandais, Hutu, Tutsi et Twa, sera liquidé et il dispose des moyens pour ce faire. La condition sine qua none pour prendre et exercer sans partage le pouvoir au sein des institutions créées at taillées sur mesure par lui, c’était et c’est la liquidation d’un maximum de Hutu en commençant par les dirigeants et ceux qui sont instruits afin de les réduire à une proportion acceptable par lui. N’a-t-il pas dit publiquement que les Hutu sont toujours nombreux dans ce pays et que conséquemment , il regrette de n’avoir pas fini le travail. Les Congolais qui constituaient un obstacle quant au pillage des richesses de la RDC par lui et ses sponsors n’ont-ils pas subi le même sort que les Hutu et Tutsi de secon rang rwandais? Ceux qui affirment que les massacres des Hutu par les soldats du FPR c’était la vangeance pour les crimes commis par les Hutu contre les Tutsi peuvent répondre à la question suivante: des millions de morts congolais à l’actif de Kagame. Les faits sont indiscutables sous peine de nier l’évidence. Quels crimes ces millions de morts congolais ont-ils commis contre les Tutsi rwandais?
    Si les Hutu sont encore nombreux aussi bien ici au Rwanda qu’à l’extérieur et que Kagame regrette de n’avoir pas fini le travail, il peut vider le tonneau par une cuillère à café. L’hypothèse de l’ignoble assassinat de ce réfugié par les escadrons de la mort du FPR, parti-Etat , qui sont toujours opérationnels depuis octobre 1990 aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda ne peut écartée.Dès lors que les méfaits flagrants de Kagame restent impunis, il continuera son sale besogne contre les Hutu et les Tutsi qui, à ses yeux, ne méritent pas de vivre.

       2 likes

  8. Hadassa dit :

    Tout le monde est blessé!Tout le momde reblese tout le monde! Dieu seul interviendra dans cette affaire Rwandais: Hutu/Tutsi

    Prions pour que Dieu nous aide a reconnaitre que nous sommes tous des pécheurs qui ont besoin de la GRACE d’en haut!
    Jésus est mort pour nous sauver, acceptons ce SALUT GRATUIT. Dans le Nom de Jésus Amen

    je vous aime tous

       5 likes

Laissez un commentaire