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De la planification du génocide des Rwandais tutsis

Publié : le 17 avril 2014 à 20:43 | Par | Catégorie: Actualité

Article soumis pour publication par Serge Dupuis, chercheur spécialisé dans l’Afrique des Grands Lacs. Paru le 02 avril 2014 dans la Newsletter de la Fondation Jean-Jaurès.

Si vous aussi avez des articles pertinents, vous pouvez nous les envoyer pour une éventuelle publication (jambonews.net@gmail.com).

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Selon le régime de Paul Kagame, le génocide des Rwandais tutsis aurait été planifié dès les premiers pogroms dans les années 1950 et préparé dans le cadre d’une idéologie ethno-nationaliste. Serge Dupuis déconstruit cette thèse de la planification et propose une autre lecture du génocide rwandais.

Synthèse

Récit « officiel » et histoire complexe

Le récit officiel considère le génocide comme l’aboutissement d’un long processus où le racisme anti-tutsi dominait sous Kayibanda et Habyarimana. L’offensive du FPR aurait constitué le prétexte pour accomplir le génocide tandis que la lutte contre la menace génocidaire aurait été à la base de l’action du FPR. Cependant, sous les deux présidents, l’apaisement des relations interethniques est significatif, un processus de démocratisation est à l’œuvre et la question des réfugiés tutsis discutée.

Selon Serge Dupuis, la thèse intentionnaliste du génocide n’est pas recevable : le génocide est le résultat du conflit opposant le FPR et le régime en place. Il relève d’une question de pouvoir, les uns cherchant à le garder, les autres à le conquérir. Le FPR savait que l’offensive réveillerait l’idéologie raciste. Animé par la conquête du pouvoir, il a mis en œuvre une stratégie de la violence pour pousser le régime à s’en prendre aux Tutsis et ainsi légitimer l’offensive du FPR. Menacé par la rébellion, le camp hutu s’est alors radicalisé, de peur de perdre son hégémonie, et a mené une politique de la tension jusqu’au génocide.

La planification

L’auteur rappelle que le Tribunal pénal international pour le Rwanda n’a jamais reconnu la planification du génocide en raison de l’impréparation du camp hutu comme le montrent l’évacuation à la hâte de la garde présidentielle pro-hutue ou encore l’exemple du colonel ThéonesteBagosora, extrémiste hutu freiné par la majorité de l’armée, ce qui met en évidence l’importance des résistances institutionnelles.

L’urgence et l’improvisation qualifient la stratégie des extrémistes hutus. La politique génocidaire s’institue à la fin du mois de mai quand la plus grande partie des massacres a déjà été commise. Les extrémistes ont assassiné les opposants politiques, formé le gouvernement intérimaire rwandais qui a ordonné les premiers massacres de Tutsis appuyé par une propagande haineuse. Ils ont ensuite procédé à l’épuration de l’administration territoriale et de l’armée et utilisé les populations hutues pour tuer les Tutsis.

Conclusion

La légitimité internationale du régime du président Paul Kagame réside dans ce récit officiel. Serge Dupuis dénonce l’exploitation politique du génocide qui permet au régime de bénéficier d’aides financières conséquentes en dépit de sa politique autoritaire et de l’impunité des membres du FPR que le régime cautionne.

 

Fondation Jean-Jaurès – www.jean-jaures.org/Publications

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8 Commentaires à “De la planification du génocide des Rwandais tutsis”

  1. RASEC dit :

    Cet article est intéressant même s’il est sommaire.
    Kagame a fait les crimes qualifiés de génocide contre les Tutsi un fonds de commerce.
    Le Rwanda est pays qui vient des fond des âges. Dans notre pays, il ya des traditions séculaires que tout Rwandais digne de ce nom doit respecter.Il s’agit du respect des morts. Il est proscrit d’exhiber un cadavre d’un rwandais, qu’il soit celui d’un ennemi ou d’un proche. Le constant impensable pour tout Rwandais est le suivant.
    Sur ordre de Kagame, les crânes des Rwandais dits collectivement des Tutsi, sont publiquement exhibés au titre des produits touristiques.Tout dignitaire étranger qui vient dans notre pays doit aller voir ces produits , le tout accompagné par les agents du gouvernement Kagame spécialement formé dans ce domaine.
    Dès lors, Kagame expose les crânes des siens comme des produits touritiques. Cet acte constitue une violation flagrante de la tradition séculaire de notre pays. Or, force est constater qu’aucun Tutsi n’a condamné cet acte ignoble et honteux.
    Comment un homme qui ne respecte même pas la mémoire des siens (si l’on considère qu’il incarne les intérêts des Tutsi) peut-il oser dire qu’il a été touché par le génocide dit des Tutsi?

    S’agissant de la planfication du génocide dit des Tutsi évoquée par un individu qui ne respecte pas la mémoire des victimes Tutsi, il s’agit d’une fuite en avant ou de la divagation de la part de Kagame.

    Il est incontestable et les témoins existent que, sur ordre de Kagame, certains soldats de son armée qui ont tenté de sécourir leurs parents ou les Tutsi en danger grave dont la mort était pourtant certaine ont été fusillés. Pour Kagame ces soldats avaient pour pission de combattre les FAR afin qu’il puisse réaliser son objectif à savoir prendre le pouvoir par la forcedans le delai fixé et l’exercer en suite sans partage au Rwanda et nullement porter sécourir aux Tutsi peu importe qu’ils soient parents ou que leur mort soit certaine. L
    Par leur acte ses soldats ont violé la loi Kagame. Il s’ensuit qu’il devaient en subir la conséquence: être fusillé. Ce châtiment devait dissuader quiconque de ses soldats tenterait de faire comme ces fussilés. Kagame ose cyniquement de parler du génocide planifié des Tutsi. Que celui qui connaît un Tutsi qui a été sauvé par Kagame précise ses nom et prénom.
    Si planification du génocide des Tutsi il y a eu, ses auteurs ne sont que ceux qui dirigeaient le Rwanda ( article 50et suivants de la constitution du 10 juin 1991 qui est sur la Toile) avant le 6 avril 1994 car elle précéde la commission du génocide, Nsengiyaremye Dismas, Uwilingiyimana Agathe, pro-FPR notoire, premiers ministres et les membres de leurs gouvernements, tous les partis politiques d’opposition d’une part et le FPR, allié de l’opposition contre le président Habyalimana et son parti MRND via les directeur des services secrets rwandais, Iyamuremye Augustin, membre notoire du FPR, qui a été ensuite récompensé par Kagame pour les services faits d’autre part.
    Les services secrets rwandais étaient rattachés à la Primature et étaient les yeux et les oreilles du premier ministre et du FPR.
    Or, dans l’Affaire Général Munyakazi et devant le TPIR, le directeur général des services secrets rwandais, Iyamuremye Augustin, a affirmé devant les juges qu’il n’a jamais entendu parler de la planification du génocide des Tutsi et si celle-ci avait avait existé, il aurait impérativement été au courant au vu des moyens matériels et ressources qu’il avait, founis par les USA en l’occurrence.
    Par conséquent, celui-ci infirme publiquement l’existence de la planification du génocide des Tutsi. Il est dès hasardeux pour quiconque y compris Kagame, de soutenir que le génocide a été planifié. Ceux qui chantent sur tous les toits ce mot ne précisent pas le ou auteur(s) de cette planification. Depuis que ceux qui ont inventé Akazu au titre de slogan politique ont précisé devant le TPIR sa signification exacte, pourquoi et comment ont-ils inventé ce mot, ceux qui avaient prétendaient avoir trouvé l’auteur de cette planification du génocide dit des Tutsi séchent. Seul Kagame et certaines des excroissances du FPR en France en particuler continuent à évoquer ce mot sans préciser ses auteurs.

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  2. RASEC dit :

    Cet article est intéressant même s’il est sommaire.
    Kagame a fait les crimes qualifiés de génocide contre les Tutsi un fonds de commerce.
    Le Rwanda est pays qui vient des fond des âges. Dans notre pays, il ya des traditions séculaires que tout Rwandais digne de ce nom doit respecter.Il s’agit du respect des morts. Il est proscrit d’exhiber un cadavre d’un rwandais, qu’il soit celui d’un ennemi ou d’un proche. Le constant impensable pour tout Rwandais est le suivant.
    Sur ordre de Kagame, les crânes des Rwandais dits collectivement des Tutsi, sont publiquement exhibés au titre des produits touristiques.Tout dignitaire étranger qui vient dans notre pays doit aller voir ces produits , le tout accompagné par les agents du gouvernement Kagame spécialement formé dans ce domaine.
    Dès lors, Kagame expose les crânes des siens comme des produits touritiques. Cet acte constitue une violation flagrante de la tradition séculaire de notre pays. Or, force est constater qu’aucun Tutsi n’a condamné cet acte ignoble et honteux.
    Comment un homme qui ne respecte même pas la mémoire des siens (si l’on considère qu’il incarne les intérêts des Tutsi) peut-il oser dire qu’il a été touché par le génocide dit des Tutsi?

    S’agissant de la planfication du génocide dit des Tutsi évoquée par un individu qui ne respecte pas la mémoire des victimes Tutsi, il s’agit d’une fuite en avant ou de la divagation de la part de Kagame.

    Il est incontestable et les témoins existent que, sur ordre de Kagame, certains soldats de son armée qui ont tenté de sécourir leurs parents ou les Tutsi en danger grave dont la mort était pourtant certaine ont été fusillés. Pour Kagame ces soldats avaient pour pission de combattre les FAR afin qu’il puisse réaliser son objectif à savoir prendre le pouvoir par la forcedans le delai fixé et l’exercer en suite sans partage au Rwanda et nullement porter sécourir aux Tutsi peu importe qu’ils soient parents ou que leur mort soit certaine. Pour Kagame, la vie des Tutsi n’avait conséquemment aucun sens.Elle n’était même pas accessoire ou superfétatoire. Par leur acte, ces soldats ont violé la loi Kagame. Il s’ensuit qu’ils devaient en subir la conséquence: être fusillé. Ce châtiment devait dissuader quiconque de ses soldats tenterait de faire comme ces fussilés.

    Kagame ose pourtant cyniquement de parler du génocide planifié des Tutsi. Que celui qui connaît un Tutsi qui a été sauvé par Kagame précise ses nom et prénom.

    Si planification du génocide des Tutsi il y a eu, ses auteurs ne sont logiquement que ceux qui dirigeaient le Rwanda ( article 50 et suivants de la constitution du 10 juin 1991 qui est sur la Toile) avant le 6 avril 1994. La planification précéde la commission du génocide. Il s’agit de Nsengiyaremye Dismas, Uwilingiyimana Agathe, pro-FPR notoire, premiers ministres et les membres de leurs gouvernements, tous les partis politiques d’opposition d’une part et Kagame, espion de profession ainsi que le FPR, allié de l’opposition contre le président Habyalimana et son parti MRND, via le directeur des services secrets rwandais, Iyamuremye Augustin, membre notoire du FPR, qui a été ensuite récompensé par Kagame pour les services faits d’autre part. Aussi, Kagame avait des centaines d’agents de renseignement sur l’ensemble du Rwanda y compris à la Présidence de la République du Rwanda. Il était épaulé par les services secrets belges, la CIA, les services secrets britaniques ainsique les associations affiliées à l’opposition et au FPR. Dans un Rwanda où tout le monde connaît qui est qui , qui a fait ou fait quoi et ce, depuis des siècles, Kagame ne peut, par conséquent, soutenir qu’il n’en était pas au courant ou qu’il a su que la planification du génocide des Tutsi a existé après sa prise du pouvoir par la force au Rwanda.
    Les services secrets rwandais étaient rattachés à la Primature et étaient les yeux et les oreilles du premier ministre et du FPR.
    Or, dans l’Affaire Général Munyakazi et devant le TPIR, le directeur général des services secrets rwandais, Iyamuremye Augustin, a affirmé devant les juges qu’il n’a jamais entendu parler de la planification du génocide des Tutsi et que si celle-ci avait existé, il aurait impérativement été au courant , au vu des moyens matériels et ressources dont il disposait, founis par les USA en l’occurrence. Par conséquent, celui-ci infirme publiquement l’existence de la planification du génocide des Tutsi.
    Il est dès hasardeux pour quiconque y compris Kagame, de soutenir que le génocidedit des Tutsi a été planifié.
    Ceux qui chantent sur tous les toits ce mot ne précisent pourtant pas les auteurs de cette planification. Depuis que ceux qui ont inventé Akazu au titre de slogan politique ont précisé devant le TPIR sa signification exacte, pourquoi et comment ont-ils inventé ce mot, ceux qui prétendaient avoir trouvé l’auteur de cette planification du génocide dit des Tutsi à savoir précisément AKAZUde habyalimana et son épousen ne savent plus à quel saint se vouer. Seul Kagame et certaines des excroissances du FPR en France en particuler continuent à évoquer ce mot sans préciser ses auteurs.
    Ci’-après l’extrait dit Mucyo contre la France. Les affirmations des dirigeants du FPR dont Kagame au premier rang sont sans équivoque. Il en est de même de la résolution 955 du Conseil de Sécurité de l’ONU et de la constitution rwandaise de 2003 qui été ratifiée par Kagame.

    1- Constitution Rwandaise

    Nous, KAGAME Paul,
    Président de la République ;
    Vu la Loi Fondamentale de la République Rwandaise, telle que révisée à ce jour, spécialement l’Accord de Paix
    d’Arusha dans sa partie relative au partage du pouvoir en son article 41, ainsi que dans sa partie relative aux
    questions diverses et dispositions finales en son article 22 ;
    Vu que la Nouvelle Constitution de la République du Rwanda a été adoptée par les Rwandais lors du
    Référendum du 26 mai 2003 tel que confirmé par la Cour Suprême dans son Arrêt n°772/14.06/2003 du
    02/06/2003 ;
    PROMULGUONS LA PRESENTE CONSTITUTION ET ORDONNONS QU’ELLE SOIT PUBLIEE AU JOURNAL
    OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU RWANDA.
    PREAMBULE
    Nous, Peuple Rwandais,
    1° Au lendemain du génocide, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé
    plus d’un million de filles et fils du Rwanda ;

    2- Résolution 955 du Conseil de Sécurité de l’ONU

    RÉSOLUTION 955 1994) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 3453séance, le 8 novembre 1994
    Le Conseil de sécurité,
    Réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur la situation au Rwanda,
    Ayant examiné les rapports que le Secrétaire général lui a présentés conformément au paragraphe 3 de sa résolution 935 (1994) du 1er juillet 1994 (S/1994/879 et S/1994/906), et ayant pris acte des rapports du Rapporteur spécial pour le Rwanda de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies (S/1994/1157, annexe I et annexe II),
    Saluant le travail accompli par la Commission d’experts créée en vertu de sa résolution 935 (1994), en particulier son rapport préliminaire sur les violations du droit international humanitaire au Rwanda que le Secrétaire général lui a transmis dans sa lettre du 1er octobre 1994 (S/1994/1125),
    Se déclarant de nouveau gravement alarmé par les informations selon lesquelles des actes de génocide et d’autres violations flagrantes, généralisées et systématiques du droit international humanitaire ont été commises au Rwanda,
    Constatant que cette situation continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité internationales,
    Résolu à mettre fin à de tels crimes et à prendre des mesures efficaces pour que les personnes qui en sont responsables soient traduites en justice.
    3- Rapport Kagame dit Mucyo contre la France : attaques armées du FPR contre le Rwanda pour prendre le pouvoir et l’exercer sans partage.
    Rapport MUCYO / Contexte de la guerre d’octobre 1990 1.3.1paragraphe 3

    Le 1er octobre 1990, le FPR lance depuis l’Ouganda une attaque d’envergure contre les FAR, déclenchant la lutte armée. Selon les déclarations du FPR, cette lutte a pour but d’instaurer un Etat de droit au Rwanda, de mettre fin à la politique de discrimination ethnique et régionale institutionnalisée et de permettre le retour des réfugiés éparpillés dans la région des grands lacs et dans le monde, certains depuis trente cinq ans. Cette attaque est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation des communautés réfugiées de part le monde depuis le milieu des années 1980, que ce soit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Sénégal, en Suisse, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Les communautés des réfugiés rwandais s’organisent et commencent à articuler une plate forme revendicative fondée sur la fin de la politique de discrimination ethnique et régionale et leur droit au retour. Deux courants apparaissent : l’un, radical, pense que le régime idéologique de la suprématie hutu n’est pas auto réformable et qu’il faut donc le combattre politiquement et militairement ; l’autre, collaborationniste, prône le dialogue et la recherche d’un arrangement de type humanitaire. Cinq évènements poussent à l’accélération du processus de mobilisation et de radicalisation des communautés réfugiées.
    Questions:
    1- Pourquoi n’a pas mentionné le mot génocide des Tutsi dans la constitution de 2003, les ajouts de 2008 étant fondés sur des considérations politiciennes?
    2- Pourquoi n’a-t-il pas demandé au Conseil de Sécurité de l’ONU de revoir cette résolution et y mentionner le mot génocide des Tutsi? Il convient de rappeler que le projet de cette résolution lui a été préalablement communiqué par le Conseil de Sécurité via le Secrétaire Général de l’ONU.
    3- Le Rwanda était à plus de 85% Hutu.En tout état de cause, ils devaient remporter les élections ultérieures prévues pas l’Accord de Paix d’Arusha, Kagame et les siens n’avaient aucune chance d’accèder démcoratiquement au pouvoir au Rwanda. Quel est l’intérêt des Hutu à planifier à génocider les Tutsi?
    4- Au vu des affirmation du FPR précisées dans l’extrait du rapport dit Mucyo dont l’auteur n’est utre Kagame contre la France, l’objectif de Kagame était de prendre le pouvoir par la force et l’exercer sans partage au Rwanda. Pouvait-il réaliser son objectif sans éliminer physiquement les dirigeants Hutu et sans massacrer massivement les paysans Hutu afin de les réduire à une proportion acceptable par lui? Pouvait-il liquider les dirigeants Hutu et massacrer les Hutu, de tous âges et conditions sans provoquer la réaction foudroyante des Hutu contre les Tutsi de l’intérieur?
    il ressort de cet extrait que
    1- Ce sont les Tutsi qui, les premiers ont pris les armes contre les Hutu et nullement l’inverse;
    2- des milliers de Tutsi rwandais ont quitté leur travail, les universités et écoles pour s’enrôler massivement dans l’armée de Kagame, issue de l’armée ougandaise, contre leur propre pays et participé massivement aux massacres de masse des Hutu commis pas les soldats du FPR sous le commandement de Kagame et conséquement ce sont les Tutsi qui, les premiers ont commencé les massacres contre les Hutu et nullement l’inverse.
    Question:
    Ces agissement allaient rester sans conséquence relativment aux rapports entre les Hutu et les Tutsi?

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  3. Bertrand Loubard dit :

    A voir :
    http://www.prorussia.tv/Rwanda-20-ans-apres-l-histoire-truquee-Un-film-de-Julien-Teil-et-Paul-Eric-Blanrue_v875.html
    ou sur
    https://www.youtube.com/watch?v=-S9Fs-55Yy0
    A lire (30 pages) :
    NUR_PUB_Toute.pdf
    « Le récit des incursion terroristes de décembre 1963 – Janvier 1964″
    Toute la vérité sur le terrorisme « Ynyensi » au Rwanda »
    (Université Nationale du Rwanda – Bibliothèque – Périodique – 13919 – R 320.96757 R.987 to- « Don Mr DUGUAY le 28/4/67)
    (Prenez le temps nécessaire pour le téléchargement…..)

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  4. Kalissa dit :

    1 million de morts en moins de 100 jours et on essaie encore de nous faire croire que ce génocide fût « spontané », écoutez bien le génocide le plus rapide de l’humanité n’a pas été planifié car bien sûr on est Afrique et l’on sait que ces populations là sont incapables de la moindre planification. Ils n’ont pas le cerveau pour…

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    • RASEC dit :

      Le génocide est une qualification des faits.Le nonmbre de mort n’est pas un élément substantiel du génocide. Le génocide n’est pas un e question de quantité mais de qualité à savoir l’intention de ses auteurs. Je dis ses auteurs car une personne seul ne paut commettre un génocide. Il ne peut y avoir génocide sans planification.Celle-ci précéde son exéction.
      Sur le génocide des Rwandais, dit génocide des Tutsi, si le génocide dit des Tutsi a été planifié, ses auteurs ne sont que que ceux qui dirigeaient en fait et en droit le Rwanda à savoir Nsengiyaremye Dismas, Uwilingiyimana Agathe et le smembres de leur gouvernement. Il est incontestable que l’e FPR était un allié du FPR et que le Directeur des services secrets rwandais , Iyamuremye Augustin était un agent notoire du FPR et il l’a dt lui-même dans l’Affaire Général Munyakazi. Il s’ensuit que Kagame, espion de profession et qui avait des centaines d’agents de renseignements sur l’ensemble du Rwanda était nécessairement au courant de cette planification.
      De 1994 à ce jour, ni Kagame, ni quiconque autre n’a accusé Nsengiyaremye et les membres de son gouvernement de planification du génocide des Tutsi. Accuser nsengiyaremye revient à accuser Kagame.
      En raison de ses lieux étroits avec l’opposition d’une part et de la présence des ses agents, Uwilingiyimana Agathe et Iyamuremye Augustin à la tête des services secrets et de celle du gouvernement en sus de ses agents disséminés sur l’ensemble du territoire d’autre part, celui-ci ne peut prétendre ignorer l’existence de la planification du génocide des siens.
      La fin du régime Habyalimana a définitivement pris fin le 16 avril 1992 ( article50 et suivants de la constitution de juin 1991).
      Le président Habyalimana régnait mais ne gouvernait pas aussi bien en droit qu’en fait. Il est dès lors hasardeux de soutenir que Habyalimana a planififé avec les fantômes le génocide des Tutsi à l’insu du premier ministre Nsengiyaremye et de Kagame dont les compétences opérationnelles en espionage ne sont pas à prouver. Si cette planification axisté, pour quoi le TPIR ne l’a pas trouvée nonobstant l’arma des moyens humains et matériels déployés pour ce faire, le tout avec l’aide des services secrets des sponsors du régime Kagame? Si Kagame prétend que ce génocide a été planifié, pourquoi n’a-t-il pas apporter les preuves corroborant ses dires ou les remettre au Procureur du TPIR qui a maintes fois mangé ses crayons devant les juges relativement à la production des preuves de l’existence de la planification du génocide dit des Tutsi et corrélativement de ses auteurs? Il convient de préciser qu’aucun des accusés du TPIR n’a été condamné pour planification du génocide dit des Tutsi.
      Pour les juges du TPIR, la planification du génocide des Tutsi n’a jamais existé.S’il n’a jamais existé , le génocide des Tutsi est par conséquement spontané, si on admet que les victimes Hutu ne font pas partie de l’humanité et que corrélativement les crimes qui ont méthodiquement commis à leur endroit par les soldats du FPR sur ordre de Kagame ne peuvent pas être qualifiés de génocide dont les éléments substantiels sont la planifiction et l’entente entre plusieurs personnes( plus de 2) ou l’intention de celles-ci en vue de le commettre.
      Le comble pour les prétendus intellectuels rwandais Tutsi et Hutu est qu’ils ne peuvent pas s’asseoir ensemble afin d’en débattre et dégager une position commune. Les Tutsi refusent de reconnaître l’existence des crimes qui ont été commis contre des millions de Hutu par les soldats du FPR qui prétend les incarner. Ils considèrent que seuls les crimes qui ont été commis par les Hutu contre les Tutsi doivent être qualifiés de génocide et qu’ils ont corrélativement le monopole de la soufrfrance et à la compassion des tiers à l’égard des victimes Tutsi. Pour les Hutu, cette dénégation de l’évidence est inaccpetable.
      Question: comment les Hutu et les Tutsi pourront vivre harmonieusement ensemble?

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  5. Bertrand Loubard dit :

    Kagame a reconnu lui-même qu’il est l’auteur de l’attentat sur l’avion d’Habyarimana. Il avait été averti, par tous les facilitateurs d’Arusha, du risque du carnage qui pouvait se produire s’il reprenait la guerre. Une fois commis l’attentat, il a refusé l’aide internationale pour arrêter le génocide. Il a mis 100 jours pour « ce » faire….Les Alliés ont mis 80 jours pour libérer la Normandie (75% du territoire rwandais) vis-à-vis de toutes les forces du IIIème Reich. Ils ont atteint Bruxelles et Paris en moins de 3 mois !
    Kagamé a infiltré les  » groupes de génocidaires » pour faire tuer ses propres frères dont il avait déclaré que c’était le prix à payer…..Il a pratiqué la politique des Soviétiques qui ont attendu que les Nazis aient fini de « nettoyer » Varsovie de ses insurgés pour « achever la libération de la Pologne ».
    « L’histoire du Génocide rwandais devrait être revue si l’attentat devait être attribué à Kagamé » a dit Carla Del Ponte….mais comment revoir l’histoire sans inculper les Busch, Allbright, Clinton, Susan Rice, Blair, Michel, Sarkosy et tous les Recteurs d’Université qui lui ont attribué des Doctorats Honoris Causa de carnaval. Donc : C.Q.F.D. !
    Dans le Génocide rwandais tout a été planifié par Kagamé et ses experts étrangers en camouflage, propagande et terrorisme sous « false flags ». Il s’agit d’un génocide par procuration que le désespoir et la panique des Hutus terrorisés ont rendu possible.
    Les Hutus ont été lâchement abandonnés par leurs alliés d’avant octobre 1990 dont principalement la Belgique. Tout a été mis en œuvre pour que celui qui était pointé comme le tyran, Habyarimana, soit éliminé tout en conservant la tyrannie à offrir à Kagamé, le meilleur de nos « tchi-tchi » boy du moment….

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    • Derille dit :

      Monsieur, vous avez mis en évidence en peu de mots les responsabilités du pouvoir en place face au « génocide ». J’avais, il y a peu de temps, fait référence au livre du français Bernard Lugan « Rwanda, un génocide en question », paru au début de cette année. En retour, j’ai reçu une vidéo d’une interview de l’auteur qui donne la même explication que vous. Les coms qui suivaient étaient haineux, traitant cet expert au TPIR et spécialiste de l’Afrique d’incompétent, de vendu, avec une haine qui fait froid ds le dos.
      Ma question : comment le Rwanda va-t-il sortir de ce dialogue de sourd ? Ou plutôt de ce monologue de ceux qui ne veulent pas entendre ? A moins d’un coup d’état, du renversement de Paul Kagamé et la prise de pouvoir par ceux qui veulent vraiment la paix et un Rwanda démocratique , je ne vois pas comment en sortir pacifiquement.

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  6. RASEC dit :

    Il convient de rappeler que les FAR sont battus contre 4 armées: le FPR, l’armée ougandaise dans la partie nord( les Rwandais de Kigali, Byumba et Ruhengeri les ont vus et ce sont eux qui ont pillé les entrepôts de MAGERWA et sont partis avec les buttins dans leur pays), l’armée burundaise dans le sud dont les militaires sont responsables des massacres des milliers de Hutu dont les élévs du Groupe Scolaire de Butare et l’armée tanzanienne à l’est ( voir le dernier livre de Kambanda Jean). Les FAR, sous le commandement du vaillant Général Bizimungu Augustin ont tenu le fort jusqu’ au 4 juillet 1994. Alors qu’elles étaient à sec, leur prétendue allié à savoir la France a voté la résolution portant embargo sur les armes contre le Rwanda alors qu’au même moment les USA, la Belgique, le Royaume Uni, l’Allemagne et la France via l’armée burundaise livraient les armes à l’Ouganda, pays dont Kagame et les siens étaient nationaux et serviteurs et au Burundi ( paiement effectué via la Banque Commerciale du Burundi). Sous peine de proférer des divagations, la France n’a jamais soutenu les FAR et le premier ministre Balladur s’est opposé à une intervention miltaire de la France pour sauver les Tutsi et nullement pour aider les FAR déjà sous l’embargo sur les armes. Le motif avancé par celui-ci était que la France n’a aucun intérêt au Rwanda et par conséquement un soldat français ne peut aller mourrir pour les intérêts inexistants.
    Si la France avait soutenu les FAR comme certains experts en élucubrations le chantent sur tous les toits depuis des années, elles n’auraient pas été humiliées et il y aurait en tout état de cause moins de morts Tutsi et corrélativement il n’y aurait sûrement pas eu génocide dit des Tutsi. La France est membre du Conseil de Sécurité et une puissance. La réaction d’un chef des bandes armées qu’était Kagame était par conséquent inopérante. Ce sont les Hutu qui sont fondés à proférer des accusations contre la France et nullement les Tutsi incarnés par Kagame et les siens qui doivent ce qu’ils sont actuellement à la France.Les faits sont têtus. C’est la versatilité des dirigeants français qui encourage Kagame dans ses divagations, humiliations et insultes contre la France et ses soldats. Il est impensable pour tout homme respectable qu’au vu des insultes répugnantes et les humiliations de Kagame contre la France et ses dirigeants proférées publiquement il n’y a même pas un mois que les mêmes dirigeants français puissent venir ici au Rwanda se prosterner devant Kagame. Par ailleurs, les 6 victimes françaises qui ont été liquidés sur ordre de Kagame les 6 et 8 avril 1994 et qui ont laissé des veuves et orphelins sont exclues des victimes qui méritent de la compassion et de justice de part des dirigeants français et de leur pays. Aucun des dignitaires français qui ont défilé ici à Kigali depuis 1994 n’a parlé de 6 victimes françaises.Il en est de même des députés français dont certains vont venir s’agenouiller devant Kagame dans quelques jours.C’est pitoyable de voir ça. Kagame a-t-il raison lorsqu’il dit « les dirigeants français ne sont pas fiables? Au regard du traitement que les dirigeants français ont réservé à leurs alliés Hutu d’hier, Kagame sait très bien ce qui l’attend lorsque il ne sera plus au pouvoir. Il s’ensuit que le cajoler est inopérant. Les gestes pitoyables des dirigeants français telle que la condamnation d’un handicapé à 25 ans ferme pour planification du génocide des Tutsi dont le TPIR n’a jamais prouvé l’existence et l’exécution de ce génocide ainsi que les arrestations et emprisonnements des exilés Hutu rwandais en France n’ont aucun effet sur l’opinion de Kagame à l’égard de la France et ses dirigeants.Son mépris et sa haine contre ces derniers sont intrinséques et irréversibles.

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