FR | EN

Burundi : La fin des illusions ?

Publié : le 27 mars 2015 à 9:36 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité

Depuis plusieurs mois, on entend les cris d’alarme de toute part, demandant au président du Burundi Nkurunziza de ne pas se porter candidat aux prochaines élections présidentielles, et cela même au sein de son parti. Pourtant, si Nkurunziza décide de ne pas briguer un troisième mandat, la situation au Burundi ne serait pas harmonisée pour autant, car en réalité les cartes d’un épisode funeste pour le peuple Burundais sont déjà tirées.

Un président pourtant populaire

Pierre Nkurunziza, Président du Burundi depuis 2005

Pierre Nkurunziza, Président du Burundi depuis 2005

Les derniers événements au Burundi, marqués par une incapacité du pouvoir à maitriser la situation explosive qui prévaut dans le pays et par des décisions incohérentes et inconsistantes de ce même pouvoir, nous font vite oublier que les opposants à la candidature de Nkurunziza n’ont pas peur que ce dernier truque les résultats des élections, mais bien de le voir sur les listes électorales. Car, s’il y a un point auquel le président actuel a tenu et réussi, c’est d’être proche du peuple. La popularité de Nkurunziza est indiscutable dans les campagnes, et sa réélection, s’il est candidat, reste plus que probable.

Comment alors expliquer qu’un président populaire, dont les arguments pour briguer un 3eme mandat ne sont pas irréalistes au vu de la contradiction qui existe entre les accords d’Arusha et la constitution, soit aussi décrié, même au sein de son parti, et soit décrit comme un usurpateur du pouvoir ?

Un régime non voulu par les bailleurs de fonds

Les bailleurs de fonds avaient pourtant fixé leur choix lorsqu’en octobre 1993, le président démocratiquement élu Melchior Ndadaye fut assassiné et remplacé par l’ancien président Buyoya, candidat soutenu par ces bailleurs. C’était sans compter sur la volonté de changement des Burundais qui surent se relever et renverser ce pouvoir.

La présidence de Nkurunziza est survenue en 2005 dans ce contexte, suite aux accords de paix. Mais malgré un accord équilibré entre les belligérants où le pouvoir est partagé entre les deux ethnies principales, le pays fait face à des difficultés économiques suite à une mauvaise gestion de l’Etat et un embargo économique, à des problèmes sécuritaires liés au manque de formation et aux moyens insuffisants des policiers mais aussi aux armes conservées par la population qui n’ont pas pu être récupérées par l’autorité en place. Le pays n’a reçu qu’une aide très limitée, ne permettant pas de faire face aux nombreux défis à relever.

Pierre Nkurunziza lors de la campagne électoral de 2010

Pierre Nkurunziza lors de la campagne électoral de 2010

Cette volonté des bailleurs de maintenir le Burundi dans un état de pauvreté et d’insécurité, va amener rapidement le pouvoir en place à être dépassé par la situation. Le désordre, la corruption, la soif de s’enrichir et les frustrations ethniques sont petit à petit devenus monnaie courante. Le président Nkurunziza n’a pas réussi à maintenir la discipline, à maintenir des valeurs nobles dans son administration et à lui donner un cap clair.

Une solution qui n’en est pas une

La renonciation au 3ème mandat par le président actuel apparaît pour beaucoup comme la solution à une catastrophe qui se dessine de plus en plus clairement. Pourtant plusieurs facteurs montrent que cette renonciation n’arriverait pas éviter ce qui, aujourd’hui, semble inévitable.

La dynamique dans la région des Grands Lacs, encouragée par les financiers les plus influents que sont les Anglo-saxons, est le contrôle des pays de la région par l’influence et la mise en place au sein de ceux-ci d’un système ultra-libéral. Or, comme nous l’écrivions précédemment sur Jambonews, une telle mise en place dans n’importe quel pays du monde ne peut survenir sans bouleversements profonds comme une guerre civile ou militaire.

Hussein Radjabu, ancien président du CNDD/FDD, pour l'instant en exil et dont l'avenir reste une énigme.

Hussein Radjabu, ancien président du CNDD/FDD, pour l’instant en exil et dont l’avenir reste une énigme.

Dans les partis d’opposition, aucun candidat ne semble répondre aux exigences nécessaires pour l’exécution d’un tel plan, à moins que l’existence d’une personnalité tapie dans l’ombre capable de mener à bien la réalisation de telles aspirations ne soit révélée. L’énergie déployée par ces financiers pour mettre dans l’opinion publique mondiale l’image négative du gouvernement en place ; les sommes dépensées à analyser les forces et faiblesses du pouvoir, les sommes dépensées dans des actions telles que le démantèlement de la tête de renseignement qui constituait une force non négligeable du pouvoir ; ou encore la libération de l’ancien secrétaire général du parti Hussein Radjabu dont le rôle prévu par ses libérateurs reste encore flou. Tous ces efforts fournis ne trouvent l’accomplissement de leurs objectifs qu’à travers un bouleversement au Burundi, et des efforts non négligeables œuvrent toujours dans ce sens.

La solution pourrait venir d’une renonciation du président au prochain mandat en ayant préalablement convenu avec l’opposition de tout faire pour éviter la catastrophe qui s’annonce. Mais avec la radicalisation et les pressions que subissent le camp de Nkurunziza, la manipulation et la violence gouvernementale que subissent le camp de l’opposition, le drame planifié au Burundi semble inévitable et le sort de la population burundaise paraît tristement scellé.

 

Mugabowindekwe Robert

www.jambonews.net

 

 

 

 

 

 

 

Profitez et partagez avec vos amis:
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • email
  • LinkedIn
Tags: , , , ,

14 Commentaires à “Burundi : La fin des illusions ?”

  1. Cl-Olivier Ivanovitch dit :

    Bonjour Robert,

    Je ne sais pas sur quelle base tu affirmes que Nkurunziza est populaire.
    Dernièrement, un sondage a été publié et montre effectivement que le CNDD-FDD est populaire, mais que 62% de Burundais rejetent un troisième mandat de Nkurunziza.
    Me concernant, le pouvoir de Nkurunziza avait toutes les cartes en main et les coudées franches pour redresser le pays. Encore fallait-il placer les bonnes personnes aux bonnes places. Quand par exemple, tu prends un ancien caporal de l’armée de Mobutu et que tu le nommes chef des renseignements (intelligence), il fait s’étonner des dégâts après! Charger la communauté internationale n’est pas juste sur plus d’un point. Le pouvoir de Nkurunziza n’a jamais été en mesure de structurer intellectuellement ce pays. Nous avons eu au pouvoir des anciens rebelles qui n’avaient qu’une chose en tête: s’enrichir et se maintenir au pouvoir coûte que coûte.
    Des solutions au sein du CNDD-FDD existent, le deuxième vice-président ou le président de l’assemblée nationale actuelle ont des profils concesuels au sein de la population. Ils peuvent donc remplacer Nkurunziza valablement au bonheur de tous. Encore faut-il que la clique de généraux (ex-FDD) acceptent cette solution qui à mon avis est la « moins pire » dans le contexte actuel.

    Komera!

       0 likes

  2. Semanzi Paulin dit :

    A supposer que Nkurunziza soit populaire comme vous l’affirmez. Est-ce une raison de violer la constitution? Clinton, par ex. après son 2eme mandat, il était encore populaire, mais imaginez s’il avait tout fait pour faire changer la constituiton. Je crois qu’il se serait discrédité à tel point qu’aujourd’hui, il serait une personalité loin d’être respectée. Nkuruniza en voulant se maintenir éternellement au pouvoir, il a sali sa propre personnalité et a détruit son parti. Espérons que ca s’arrêtera là, car il y a le risque de plonger son pays dans l’enfer.
    A propos, j’ imagine que vous êtes d’accord avec ce que Kagame est entrain de faire au Rwanda. Lui aussi est, selon lui et ses fans, « encore populaire » et veut le prouver avec un référendum où le peuple rwandais le confirmera à plus de 95%. Pourqoui avons-nous une constitution qu’on ne respecte pas. Je trouve très malhonnête et sans respect losrqu’on ose prétendre qu’il n’y a qu’un seul homme (un mortel) capable de gouverner un pays. Le Burundi n’est pas Nkurunziza. La nation burundaise continuera à exister même après la mort deNkurunziza

       1 likes

  3. RASEC dit :

    Ce commentaire ne porte pas sur » Belgique-Rwanda: La reconstruction au cœur de la 6ème commémoration de Jambo » mais sur Burundi : La fin des illusions ? Toutes mes excuses.

    Il me semble que aussi bien au Rwanda qu’au Burundi, le problème posé est celui du respect de la constitution par ceux qui l’ont concoctée et promulguée. En l’espèce, le président burundais n’excipe aucun argument juridiquement sérieux quant à son troisième madat. Il se livre seulement à la chasse des barrons de son régime qui osent lui dire la Vérité en face à savoir qu’il est le garant du respect des lois burundaises au premier rang la constitution et par conséquent, il doit impérativement partir après son second mandat, sous peine d’être un hors- la- loi avec les conséquences prévisibles dont il est a priori impossible de mesurer la gravité pour le Peuple Burundais. Il faut espèrer qu’il reviendra à la raison et réfléchira sur les conséquences des son mépris à l’endroit de son Peuple. A-t-il pu tirer des leçons du sort qui a été réservé aux régimes qui ont précédé le sien?

    Concernant le Rwanda, c’est Kagame qui a conconcté la constitution kilomètrique de notre pays et l’a promulguée.
    C’est bel et bien lui qui est le père de son contenu. Le même Kagame l’ai fait réviser en 2008 après un débat entre les experts en droit quant aux victimes du génocide qui a été commis au Rwanda et ses auteurs.

    En effet, le préambule de la constituttion Kagame de 2003 précise sans équivoque dans son préambule ce qui suit:

    « PREAMBULE

    Nous, Peuple Rwandais,

    1° Au lendemain du génocide, planifié et supervisé par des dirigeants indignes et autres auteurs, et qui a décimé plus d’un million de filles et fils du Rwanda ; »

    Il ressort indiscutablement de cette constitution dont l’auteur n’est autre que Kagame que le mot génocide exclusivement des Tutsi n’est mentionné nulle part dans la loi suprême de notre pays et que si le génocide en question ne concernait que les seuls tutsi, il serait invraissemblable que Kagama ait oublié de le mentionner dans la constitution dont le monde entier sait qu’elle est taillée sur mesure du régime tutsi rwandais.Et les experts en génocide des Tutsi mangeaient leurs crayons lorsqu’une question leur était posée à savoir de préciser leurs sources quant au génocide des seuls tutsi d’une part et le plus d’un millions de morts tutsi d’autre part.C’est pourquoi Kagame a, par le jeu de révision de la constitution par les barrons de son régime et non pas par voie référendaire, ajouté en 2008 le mot « GENOCIDE de plus d’un million DES TUTSI ».

    Sur le mandat de Kagame, sa propre constitution est limpide:

    « Article 101

    Le Président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
    En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels. »

    Il résulte de cet article que
    1- le nombre de mandat du président est insuscpetible de dérogation mais également,
    2- Kagame a lui-même proscrit toute révision de sa constitution aux seules fins de lui permettre d’être président à vie.

    La constitution Kagame de 2003 révisée en 2008 contient à la fois des dispositions impératives c’est-à-dire insusceptibles de révision, toute disposition contraire étant réputée non écrite et celles non impératives c’est-à-dire révisables.

    L’article 101 ci-dessus reproduite est une disposition impérative. Le caractère impératif a de surcroît été clairement précisé par Kagame en personne dans son alinéa 2: « En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ».

    Si cette disposition était dépourvue de caractère impératif c’est-à-dire révisable, peu importe le mode de révision, Kagame l’aurait expressément dit.

    Il s’ensuit qu’en proscrivant la révision de cet article, Kagame n’a pa voulu et n’entend nullement être président à vie de notre pays.
    Jusqu’à présent, ce sont les ploutocrates de son régime qui font des bruits et vadrouillent dans tous les senst.
    Lui, il n’a pas encore dit qu’il entend violer sa propre constitution et conséquemment être président à vie.

    Ce qui est pitoyable, c’est de voir que certains barrons de son régime, dits juristes osent dire que c’est le Peuple Rwandais qui demande à Kagame de violer la constitution. Pour eux, le ridicule est une notion inconnue. Les Rwandais n’ont pas demandé, n’entendent pas et n’entendront jamais demander à Kagame de réviser notre constitution. Par ailleurs, dans quel pays au monde sauf la Suisse, les citoyens demandent à leurs dirigeants de rédiger et réviser des lois? Combien de rwandais ont lu la constitution de notre pays?

    Kagame est dit Général Major.En cette qualité, il faut espèrer q’il n’a pas enterré le sens de l’honneur et de dignité que tout Général digne de ce nom doit observer.

       1 likes

  4. Celse dit :

    Bonjour Robert,

    Pourquoi dis-tu que le président est populaire ? Je pense bien au contraire que sa cote est plus basse que jamais ! S’il était populaire il ne devrait pas faire recours à la violence, aux menaces, aux Imbonerakure, … etc. pour parvenir à ses fins !

       2 likes

  5. Vraiment vous les Rwandais non M. Mugabowindekwe Robert , vous êtes drôles … Une intrigue entre en jeu et vous dites la fin des illusions. C’est la fin du monde ! Les Barundi se sont battus pour récupérer leur pays et vous pensez que ce sont de petits intrigues du moment qui vont changer la donne… Les Barundi ont dirigé leur pays pendant des millénaires ( http://burundi-agnews.org/histoire_du_burundi.htm ) et vous pensez qu’aujourd’hui qu’ils ont repris leur pays en main, ils vont le laisser partir… Non ! Les Barundi ne vivent pas depuis 2005 des illusions. Détrompez-vous ! L’art de la guerre çà nous connaît et l’art de gouverner aussi … DAM (Burundi-agnews.org )

       4 likes

  6. Robert Mugabowindekwe dit :

    Bonjour Celse,

    J’aime bien ta question sur la popularité de Nkurunziza parce que c’est le point de départ de mon article. J’ai visité le Burundi profond, je me suis pas limité à Bujumbura et je peux confirmer que sa popularité est un fait. J’ai été très déçu de la façon dont le pays était dirigé, mais sa popularité est vraiment clair, c’est un homme au quel le peuple s’identifie et qui fait tout pour être proche. ça ne justifie aucunement qu’il prenne un mandat supplémentaire, pour moi, c’est juste un fait.

    Ce que j’ai voulu souligner, c’est la situation dans laquelle le Burundi se trouve. Conserver le pouvoir ou changer le pouvoir au nom d’une démocratie non maitrisé ne peut justifier la morts des milliers de gens. Et au Burundi, on se dirige vers la mort des milliers de burundais, c’est inacceptable, il n’y a rien actuellement, il n’y a aucun combat défini comme noble au Burundi qui peut justifier encore des milliers de mort.

    Mon message à la fin, c’est qu’il faut penser à la vie, aussi bien pour le pouvoir en place que pour l’opposition. Il faut arrêter de penser à leur égos, leurs soifs de pouvoir, pour penser à conserver la vie du peuple. Car à la fin, si ils ne sont pas dans la solution finale, ils seront tous perdants.

    Ce que j’ai voulu également souligner, c’est que l’avenir du Burundi, comme ce qui se passe au Burundi depuis un certain temps a déjà été décidé par d’autres personnes que les Burundais. Et qu’une personne soit pour le pouvoir actuel ou contre le pouvoir actuel, ce que le Burundi va devenir a déjà été décidé par d’autres, par ces pays que se disent démocrates. Tout comme ça se passe dans les autres pays d’Afrique comme l’Egypte, la Libye, le Rwanda… Et pour instaurer leur système, ils ont besoin du chaos, de la mort des milliers Burundais, pour mieux contrôler le pays par la suite.

    Si on veut construire quelque chose de bien au Burundi, il faut identifier tous les adversaires, et Nkurunziza est le plus petit des adversaires. Car même si il renonçait à sa candidature, le chaos continuerait et les gens mourront, mais si il quitte le pouvoir, les Burundais pourraient peut être mieux voir l’adversaire qui est en face et le danger qui les guette.

       0 likes

    • Celse dit :

      Bonjour Robert,

      D’abord mettons nous d’accord: qu’est-ce que pour toi la « popularité » ? Quand je regarde au dictionnaire, moi j’ai ceci : « populaire : qui plait au grand public ». Selon mon analyse, il ne plaît pas au grand public (aussi bien grand dans le sens quantité c’est-à-dire la majorité des burundais que dans la qualité c’est-à-dire les burundais les plus instruits).

      Or ton argumentation (« J’ai visité le Burundi profond, je me suis pas limité à Bujumbura et je peux confirmer que sa popularité est un fait. J’ai été très déçu de la façon dont le pays était dirigé, mais sa popularité est vraiment clair, c’est un homme au quel le peuple s’identifie et qui fait tout pour être proche. ça ne justifie aucunement qu’il prenne un mandat supplémentaire, pour moi, c’est juste un fait. »), ne me convaincs pas vraiment (j’aimerais que tu relèves la qualité) et en plus suggère qu’il serait bel et bien populaire. Peux-tu donner des informations supplémentaires sur ton voyage (date, durée, endroits visités, tourisme ou affaires, … etc.) pour m’aider à comprendre ce qui te pousse à affirmer cela (ou sur tout autre élément sur lequel tu te baserais et que tu n’aurais pas mentionné) ?

      Je suis étonné et curieux de comprendre car au vu des récents évènements sur lesquels je me base (descente dans la rue pour soutenir Mbonimpa, Foule pour le chef de la RPA, manifestants payés pour marcher dans les rues de Bujumbura, frondeurs au sein de son propre parti, appel de Ban Ki Moon en personne, visites de Kikwete et d’autres grands chefs que je passe, … etc.) je suis en nette opposition par rapport à ton analyse.

      Pourrais-tu un peu étayer ton argumentation s’il te plaît ?

      Merci.

         1 likes

  7. Robert Mugabowindekwe dit :

    Bonjour Diallo Abou Moussa,

    Le peuple a Burundais a vaillamment combattu et a récupéré le pouvoir qui lui avait été usurpé, j’en convient parfaitement.

    J’espère fortement qu’il puisse sortir vainqueur des événements qui s’annoncent. Mais, pour parler terre à terre, le Burundi fait face à un ennemi occidental instruit, influent dans la région, avec des moyens immenses et beaucoup d’expériences.
    Rappelons nous de Kadhafi, de Mobutu et j’en passe, ce n’est pas manque de respect aux Burundais que de constate que la partie est ma embarquée.

    Si au moins face, à eux, je voyais une coalition, une force commune conjointe pour conserver ce qui a été durement acquis. Je constate le contraire et ça me rends pessimiste.

    Il est possible que ce pouvoir soit conservé malgré tout, mais si une coalition ne voit pas le jour rapidement, il faut se rendre compte que le prix a payé sera vraiment énorme, et que la responsabilité sera aussi bien pour le gouvernement en place que pour l’opposition.

    Mugabowindekwe Robert

       0 likes

  8. Robert Mugabowindekwe dit :

    Bonjour Celse,

    Popularité, ça veut dire pour moi une personne qui serait élu démocratiquement.

    Nkurunzinza a mal géré le pays si on regarde du point de vue vision du futur, bonne gouvernance…. Pour faire court, la qualité n’y est pas du tout dans sa gouvernance du pays. Et rien que pour cette raison il devrait quitter le pouvoir à mon sens.

    Par contre, il a su se positionner correctement face aux électeurs. Pour ce faire, il a fait ce qu’il faut. Il est aller rencontrer la population rurale, participé à leurs activités de tous les jours et cela très régulièrement, la population des campagnes se reconnaissent dans un président qui s’est montré proche d’eux. Si jouer au foot est complètement ringard du point de vue intellectuel, pour le peuple, ça représente un président simple et accessible.

    De ce que j’en ai vu, c’est une stratégie qu’il a su mener correctement. Je n’ai jamais entendu des manifestations dans la campagne, malgré la communication efficace de l’opposition, c’est uniquement dans la capitale (de ce que j’en sais), mais la proportion des habitants de la capitale est faible sur l’ensemble du pays.

    Par contre l’intervention international et leur manière de communiqué n’a aucune valeur pour moi, car elle suit un schéma d’action bien défini à l’avance et qui ne sert pas le peuple Burundais.

    La réflexion que je veux mener, est lié à l’identification de ce qui relève de la manipulation et la raison d’être de cette manipulation. Pas pour accepter que le pouvoir en place reste, mais pour éviter la mort des gens dans l’accomplissement de cette manipulation.
    Approfondissez la vérité dans tous les actions qui se sont déroulés dernièrement dans le pays, posez-vous les questions qui a fait quoi? pourquoi? est-ce que ça tiens la route? y-a il pas d’autres version qui circulent? qui finance ceci? comment est-ce possible?

    Je ne suis pas du tout supporteur d’une candidature de Nkurunziza, je pense qu’il n’est plus capable d’assumer les fonctions de chef d’état comme il devrait être et qu’il a mal gérer le pays. De plus, je suis convaincu que sa candidature reviens à signer sa arret de mort.

       0 likes

    • Celse dit :

      Bonjour Robert,

      Pour la question de savoir s’il devrait continuer, je pense qu’on est d’accord de dire qu’il a eu 2 chances, et que ça suffit (10 ans pour prouver, résultats que je vais m’abstenir de commenter).

      Par contre, au niveau de sa popularité, je suis d’accord qu’une preuve de sa popularité serait qu’il soit réélu démocratiquement. Et je pense que tu comprends mes doutes sur cette réélection en toute transparence et démocratie (que les barundi votent en majorité pour lui, que les élections se fassent en transparence et sans fraude (pas de faux électeurs (des morts, des enfants, des personnes non autorisées à voter comme congolais qui viennent, des gens votant dans plusieurs communes, … etc.), pas de menaces de mort des imbonerakure si on ne vote pas pour nkurunziza, pas de frondeurs menacés de morts ou exclus du parti, liberté d’expression de la société civile (pas comme les conférences de presses interdites par la police ces dernières semaines), pas de volonté de changer le président du Sénat qui serait contre le 3eme mandat (une pétition circule actuellement), réelle indépendance de la CENI (doutes depuis les dernières élections au moins), anciens combattants qui menacent de tuer les opposants au 3eme mandat, « marches de la paix » qui se transforment en véritable campagnes électorales pour le 3eme mandat, … etc.). Etant donné tous ces faits, je doute de la « popularité » du Président Nkurunziza que tu avances. Un président populaire n’a pas besoin de ça (même s’il peut avoir besoin d’une campagne politique bien-sûr, mais un peu plus éthique).

      PS: tu n’as jamais entendu des manifestations dans la campagnes. Moi non plus. As-tu par contre entendu le cri du peuple rural venu manifester spontanément à l’annonce des libérations de Mbonimpa ou de Rugurika ? As-tu entendu parler des taxi-vélos réclamant leur 2.000 Fbu pour manifester pour la « paix » qu’on leur a promis mais jamais donné ? As-tu entendu parler des étudiants forcés à aller manifester pour cette manifestation aussi ? Enfin bref, sur ces dernières manifestations le débat est ouvert et les versions sur les mêmes faits sont parfois (souvent) en nette opposition, mais je pense que les analyser en regardant les intérêts des uns et des autres permet d’apporter un peu plus de lumière. Je pense qu’on n’aura jamais la vérité à 100% sur les faits, mais des tendances et des directions sont clairement identifiables (voire même déjà identifiées pour la plupart).

         1 likes

      • RASEC dit :

        Le Peuple a élu Nkurunziza pour qu’il fasse tout ce qui est à son pouvoir pour améliorer son ordinaire.Il s’ensuit que ses revendidations ou doléances quant à l’amélioration de ses conditions de vie sont légitimes.Et tout silence du président au cri du Peuple est condamnable à tous les égards.Lorsque le président prend une mauvaise décision telle que la violation des drotis de l’homme, le Peuple a le droit absolu de lui demander de respecter strictement les lois du Burundi. Et il doit l’écouter et faire de sorte que cela ne puisse plus se reproduire à savoir libérer les intéressés dès lors qu’il est incontestable qu’ils ont été injustement emprisonnés. Il convient d’observer que certains burundais issus des classes politiques, médias et associations en l’occurence font une confusion entre liberté d’expression et libertinage c’est-à-dire écrire ou dire n’importe dépourvu de qualité informative ou se livrer aux injures et diffamation contre le président en tant que citoyen. Le président parce qu’il incarne l’honneur et la dignité du Burundi et le Peuple Burundais, il doit être respecté. Il n’est pas à prouver que le Burundi est le seul pays en Afrique des Pays des Grands Lacs qui est démocrate. Par conséquent, les opposant doivent apprendre et s’interdire à ne pas critiquer leur président à l’étranger ou sur les radios étrangères. C’est une question d’éthique d’une part et d’honneur et de dignité pour eux et pour leur pays d’autre part. Or, force est de constater que certains se comportent comme des enfants qui ont réçu une éducation sylvèstre. Les lois burundaises leur accorde l’espace pour s’exprimer librement sans être inquiétés outre mesure. Les juges sont au service de la justice pour le Peuple burundais. Tout juge qui bafoue publiquement les régles qui gouvernent ses missions et qui se livre aux déclarations politiques comme celui qui a fui et qui, semble-t-il ,est ici au Rwanda sous les frais du Peuple Rwandais au demeurant, n’est plus juge et n’a plus de plus de place au sein de l’institution judiciaire. Sa place est au sein de son parti politique. La Cour Constitutionnelle a décidé et sa décision est insusceptible de recours. Les juges de cette honorable insitution qui n’étaient pas d’accord quant à l’interprétation des dispositions constitutionnelles en cause ont émis des opinions dissidentes ou individuelles expresses.Ils n’ont pas été envoyés en prison ou liquidés pour avoir accompli leur mission. Les opposants à Nkurunziza doivent avoir l’outrecuidance de respecter la de décision de leur horable institution et éviter de se livrer aux insanités contre les juges de la Cour Constitutionnelle. Lors de la dernière élection présidentielle, par leur refus de compétitir comme ça se passe dans tous les états démocratiques, ils se sont eux-mêmes mis hors jeu et ont reconnu leur incapacité de diriger le pays. Au jour d’aujourd’hui, quel Burundais est en mesure de préciser le poids réel de l’opposition sur l’ensemble du pays. C’est le nombre des voix obtenues par un parti lors d’une élection générale libre et transparente qui permet de mesurer son poids politique réel sur l’ensemble du pays. Des partis politiques qui se sont abonnés absent et qui n’ont donc pas voulu compétitir peuvent-ils aujourd’hui dire qu’ils sont majoritaires dans le pays? Ils représentent qui et comment? Quels sont leurs programmes politiques? Quel est leur dessein pour le Burundi et le Peuple Burundais? Pourquoi ont-ils refusé de présenter leurs programmes au Peuple Burundais et les confronter à celui de Nkurunziza afin de permettre au Peuple de choisir un président dont le programme répond à ses aspirations?
        Il me semble que le contenu de la consitution actuelle du Burundi résulte d’un consensus entre tous les partis politiques burundais.
        Les partis d’opposition ont donc participé à la détermination du contenu de cette constitution dont les dispositions en cause.
        Celles-ci sont manifestement contradictoires. Cette contradiction devait inéluctablement avoir des conséquences à i’issu du mandat du président Nkurunziza. Les auteurs de cete constitution auraient dû éviter cette contradiction et corrélativement éviter la conséquence actuelle. Question: pourquoi les opposants qui chantent en longueur de journée que le président Nkurunziza a violé la constitution sans préciser au surplus les dispositions qu’elle a méconnues n’ont-ils pas proposé la révision de ces dispositions pour que le président Nkurunziza ne se représente pas une seconde fois? ils ont pourtant des députés et sénateurs.L’ont-ils fait et le président a rejeté leur proposition? Que les Burundais mieux outillés puissent objectivement éclairer les lecteurs de Jambo News sur ce qu’ont fait les opposants qui savaient qu’en tout état de cause la contradiction entre les dispositions constitutionnelles qu’ils évoquent aujourd’hui allait engendrer des conséquences juridique et poltique à savoir l’approbation de la candidature de Nkurunziza par son parti à la prochaine élection présidentielle et la réaction négative de leur part.

           0 likes

    • Cl-Olivier Ivanovitch dit :

      Robert,

      Quel est cet ennemi occidental?
      Quel est son schéma d’action prédéfini?

      Merci pour tes réponses claires, précises et étayées.

         0 likes

  9. edouarda dit :

    Tout d’abord, Nkurunziza est indéniablement aimé par la majorité de la population burundaise. Il suffit d’interroger les paysans. Par ailleurs, beaucoup d’intervenants oublient (volontairement ou involontairement ?) d’où vient le Burundi. Massacres et mise à mort d’hommes politiques, d’origine hutu, en 1965 & 1969. GENOCIDE DES BAHUTU en 1972 (qu’il soit reconnu ou pas; embarquer partout dans le pays, avec l’intervention des militaires et la JRR (milice tutsi), des centaines de milliers d’hommes d’origine hutu (après un simulacre de ‘révolution hutu’ organisé par le pouvoir tutsi) afin d’écraser la montée d’intellectuels hutu mais aussi pour reprendre le pouvoir politique et économique, et de plus organisé par le pouvoir, réponde à tous les critères pour être appelé un génocide. On a peu parlé du vol des terrains et commerces exploités par des hutu à cette époque, repris par des tutsi d’où les nombreux litiges actuels. Les militaires tutsi de l’époque, ont eu l’appui de paysans tutsi qui furent remerciés par le gain immédiat (terres, vaches, commerces, argent, …). Les femmes ont été violées mais ont gardé le secret sur ces viols jusqu’au jour d’aujourd’hui et élevé seules les enfants nés des suites de ces viols. Entre temps, ces femmes, qui ont tout mon respect et mon admiration pour avoir continué dans des circonstances si difficiles, étaient confrontées non seulement à la pauvreté mais devaient accepter que les assassins de leurs maris, frères, pères, enfants.. continuaient à exploiter leurs terres, à discriminer leurs enfants. Que les féministes occidentales, qui soutiennent aujourd’hui certaines personnes de la « société civile » (qui se tait pourtant quand il s’agit de ces aspects de la société burundaise) pensent plutôt un peu à soutenir toutes les femmes victimes des violences commises au Burundi. 1993, l’élection de Ndadaye, n’était pas du tout une surprise vu le passé burundais. Pourtant, Ndadaye croyait que l’entente entre hutu et tutsi était possible et comptait parmi ces collaborateurs de nombreux tutsi. Il n’a pu gouverner que trois mois à peine, sauvagement assassiné par des militaires tutsi. Que les Occidentaux, qui ne font parfois que laisser dominer un sentiment raciste quand il s’imaginent ‘ces sauvages hutu’ massacrer les innocents tutsi, songent un peu au fait que « la sauvagerie » n’a pas d’ethnie, ni de race, ni de peuples plus civilisés que d’autres… L’Europe a aussi connu ‘sa sauvagerie’. La mort de Ntaryamira, successeur de Ndadaye, mort dans le même avion que le président rwandais, NE FUT PAS UN HASARD. C’était voulu et le pouvoir burundais n’a pas enquêté sur cet assassinat puisqu’il sait comment la démocratie et l’équilibre au Burundi sont encore très instables, voire périlleux et mal vues par certains qui ont un autre agenda pour l’Afrique. Le piège est toujours tendu par certains éléments malveillants, toujours les mêmes, qui organisent maintenant des manifestations et émeutes à Bujumbura en invitant la presse internationale qui ne demande pas mieux que de sauter sur l’occasion offerte. Toujours les mêmes… pour qui les Accords d’Arusha sont importants dans un pays et pas dans un autre… Le peuple burundais a déjà longtemps fait son choix, fatigué des conflits armés, et s’est déjà plusieurs fois prononcé en faveur de la paix. De jeunes tutsi aussi adhèrent à ce principe malgré des éléments qui essaient toujours de les entraîner dans une spirale de violence. Ces éléments qui pensent visiblement qu’ils sont les seuls à pouvoir diriger un pays puisque plus intelligents, plus doués et qu’en sais-je. Pourtant, quand on songe que ces pouvoirs ont dans le passé causé tant de morts, tant de désespoir et certainement pas éradiqué la corruption, l’injustice, je pense qu’il faut y songer avant de les soutenir. Le seul moyen de soutenir le Burundi, c’est de faire confiance au peuple burundais, hutu, tutsi et twa confondus, de ne pas soutenir les ‘forces du mal’ (ce qu’elles sont véritablement parce qu’elles n’ont aucun respect pour les vies humaines). Que les Occidentaux comprennent qu’un peuple a le droit de choisir ses représentants, qu’on les trouve en Occident capables ou non, et qu’on accepte qu’un peuple a le droit d’évoluer dans le respect de sa culture, ses traditions sans qu’on pense qu’on doive en imposer . Je veux encore faire remarquer qu’on oublie trop souvent que le Burundi n’est pas le miroir du Rwanda et ne l’a jamais été, puisque le pays était autrefois gouverné par un pouvoir ou tutsi et hutu avaient trouvé un bon équilibre (contrairement au Rwanda, où le pouvoir de la monarchie était absolu). Il y avait des hutu qui étaient près du Roi et des tutsi qui ne l’étaient pas et vice versa. Mais pour permettre cette coexistence tant convoitée par tous les Barundi, à part les éléments déjà précités, il faut que la démocratie puisse se développer. L’Europe trouve tout à fait normal de poursuivre certains éléments extrémistes et dangereux mais juge d’un autre côté que le Burundi devrait accepter n’importe quoi ; même ceux qui veulent déstabiliser le pays, la paix. Mandela n’est plus là pour les rappeler à l’ordre. Pourtant, une démocratie ne peut pas se développer si l’on doit toujours faire face à un groupuscule de gens qui n’ont que l’intention de la combattre. Laissez donc décider le peuple burundais au lieu d’intervenir dans la politique d’un pays dont les Occidentaux ne connaissent pas les réalités et les souffrances du passé.

       1 likes

  10. RASEC dit :

    La majorité écrasante des Burundais est rurale. Ceux qui sement la pagaille à Bujumbura et tuent les policiers sont des citadins désoeuvrés et manipulés.Sur l’ensemble du pays, lE calme régne et les paysans vaquent normalement à leurs activités quotidienneS. Un président est populaire lorsqu’il est approuvé et appuyé par une grande majorité de la masse populaire en l’espèce des paysans burundais.Il est dès lors erroné de soutenir que parce que les jeunes citadins de Bujumbura désoeuvrés, drogués et tournés dans tous les sens comme des zébus par ceux qui entendent créer le chaos et in fine accèder au pouvoir par un coup d’Etat dansent la rue que le président Nkurunziza est contesté par la majorité des Burundais. les citadins de Bujumbura ne représentent pas tous les Burundais. Sur le fond, il est chanté sur tous les toits que le président burundais a violé la constitution de son pays.Mais ses détracteurs ne précisent par les dispositions constitutionnelles qu’il a méconnues et comment. Il me semble qu’en l’espèce, il s’agit d’un problème d’interprétation de certaines dispositions de la constitution et non pas celui de la légalité du troisième mandat. Dans tous les pays démocratiques, la constitution est la loi fondamentale et dans la hiérarchie des normes juridiques, elle est placée au premier rang. Il s’ensuit toute norme juridique contraire à celle-ci est nul et de nul effet. Le fameux accord de paix d’Arusha est un accord politique. En tant que tel il est dès lors dépourvu de valeur juridique et conséquemment il ne peut juridiquement être évoqué pour contester la validité de la candidature du président burundais à la prochaine éléction présidentielle. La constitution de 2005 évoque cet accord dans une de ses disposition. Seules sont valides les dispositions de cet accord qui ne sont pas contraire ou conformes à celle-ci. Il n’est pas nécessaire d’être expert en droit public pour comprendre que lorque une constitution est adoptée par le Peuple en l’occurrence, toutes les dispositions en vigueur qui ne sont pas conformes à celle-ci sont abrogées et conséquemment sont nul et de nul effet à partir de la date d’entrée en vigueur de la nouvelle constitution. Tel est le cas des stipulations et non des dispositions de l’accord de paix d’Arusha excipé par les opposants au président burundais selon lesquelles le président est élu par le parlement alors que la nouvelle constitution dispose que le président élu au suffrage universel direct. Seul le mode de scrutin prévu par la constitution doit être exclusivement retenu. L’interprétation de la constitution est dévolue au Conseil Constitutionnel qui a été saisi. Sa décision est limitée à la seule interprétation et nullement au contrôlé de la légalité de la candidature du président en place. Elle devra s’imposer à tous les protagonistes dans cette affaire. Les dires du Vice-Président de ce Conseil qui a fui et fait des déclarations qui ne l’honorent pas sont malfondées. Elles sont la preuve de l’absence de sa neutralité. Lors de la délibération, il aurait dû émettre une opinion dissidente ou individuelle au lieu de faire des déclarations dans la rue. Par ses dires abscons et subjectifs au surplus, il s’est mis hors jeu.Il a droit d’être opposant. Dans ce cas, s’il est conséquent avec lui-même, il aurait dû démissionner et intégrer au grand jour son parti. La question posée est la suivante: qui manipule et arme les jeunces citadins désoeuvrés de Bujumubura? Au regard des faits et de la campagne à grande échelle de dénigrement du régime burundais actuel et du président Nkurunziza organisée par les soi disant opposants en tête Rukindikiza Gratien, ex-capitaine de la gendarmerie burundaise et éditorialiste sur Africa 24, il ne s’agit plus de la contestation de la candidature du président Nkurunziza mais d’un coup d’Etat en préparation pour s’emparer du pouvoir par la force au Burundi.
    Sur France 24, Rukindikiza a osé parler de génocide en préparation au Burundi. Il a malhonnêtement comparé la Jeunesse du Parti du président burundais aux Interahamwe qui ,selon lui, sont les seuls auteurs du génocide des Tutsi rwandais.

       0 likes

Laissez un commentaire