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Rwanda : nouvelle rafle d’opposants à Kigali, les FDU et le PDP visés

Publié : le 6 septembre 2017 à 21:18 | Par | Catégorie: A la une, Actualité

Dans la matinée de ce mercredi 6 septembre 2017, le Premier Vice-Président des FDU-Inkingi, Boniface Twagirimana, 4 autres hauts cadres du parti et les travailleurs de maison ont été arrêtés par les forces de sécurité rwandaise à Kigali et Rubavu. En plus des membres des FDU-Inkingi, Jean-Marie Vianney Kayumba, porte-parole des PDP-Imanzi a lui aussi été mis sous arrêt. Dans la soirée la police a déclaré avoir procédé à l’inculpation 7 individus, 4 membres du FDU-Inkingi et 3 autres non identifiés.

Rafle à Kigali et Rubavu

Au centre: Boniface Twagirimana – A droite: Leonille Gasengayire et Gratien Nsabiyaremye – A gauche: Theophile Ntirutwa et Jean-Marie Vianney Kayumba

Ce mercredi aux alentours de 12 h, nous apprenions par l’intermédiaire d’un membre du voisinage que le quartier où se situe le siège des Forces Démocratiques Unifiées — Inkingi à Kicukiro était bouclé par les forces de l’ordre. « Plus personne n’a le droit d’approcher les rues environnantes, les gens ont ordre de ne pas sortir de leur maison, même les balayeurs de rue ont été chassés, plusieurs voitures de police patrouillent dans les alentours », nous a-t-il confié au téléphone.

Nous apprenions quelques instants plus tard que Boniface Twagirimana (1er Vice-Président des FDU-Inkingi), Fabien Twagirayezu (responsable de la mobilisation), Gasengayire Leonille (trésorière adjointe), Alphonse (employé de maison) et Julien (Gardien) avaient tous les 5 étés mis sous arrêt par la police rwandaise. Ils se trouvaient au siège du FDU-Inkingi.

Joint par téléphone un membre des FDU à Kigali nous a apporté quelques précisions : « quand nous avons appris la nouvelle, nous avons directement rejoint les lieux. Les voitures de police étaient parties, le quadrillage avait été relâché. La rumeur disait que nos compères auraient été emmenés au siège du CID. En arrivant, j’ai aperçu certains journalistes et individus qui m’ont fait penser à des policiers en civil devant l’entrée principale. Je me suis alors introduit dans la propriété par une porte détournée. J’ai alors aperçu mes compères assis dans la cour, menottés et sous le joug d’individus dont certains portaient l’uniforme de police et d’autres étaient en civile. J’ai alors directement fait chemin inverse. Ils ont tenté de me poursuivre, mais par la grâce de Dieu, j’ai réussi à leur échapper ».

Nous avons également pu échanger avec Théophile Ntirutwa, coordinateur des FDU-Inkingi à Kigali qui nous a appris que simultanément à l’attaque qu’ont subite les membres des FDU à Kigali, une autre avait eu lieu à Rubavu, dans le nord-ouest du pays. « Ce matin, nous avons également appris que Gratien Nsabiyaremye, a été arrêté sans mandat par des hommes non identifiés alors qu’il était dans sa résidence à Rubavu. Sa résidence a été mise à sec et elle est à l’heure actuel encore sous le contrôle des forces de sécurité », nous a affirmé Ntirutwa en milieu d’après-midi. Gratien Nsabiyaremye, est le Commissaire-adjoint à la Stratégie et aux affaires politiques des FDU-Inkingi.

Les FDU, mais aussi le PDP visé

Quelques minutes après avoir échangé avec Théophile Ntirutwa, c’est un de nos contacts proche de la police rwandaise qui nous apprenait que celui-ci ainsi que Jean-Marie Vianney Kayumba, porte-parole de PDP-Imanzi, un parti d’opposition, venaient à leur tour d’être capturés par des forces sécurités. « Ils étaient recherchés depuis ce matin, ils ont été retrouvés à Kicukiro près de la quincaillerie Sonatube », nous a confié notre contact qui a préféré rester anonyme.

Pour Jean-damascène Munyampeta, Secrétaire général du PDP-Imanzi : « C’est clairement une opération préparée, le régime veut se débarrasser de tous les opposants une bonne fois pour toutes. »

Placide Kayumba, membre du comité exécutif des FDU-Inkingi, et qui réside en Europe, nous a lui aussi confirmé les faits survenus : « Ces arrestations font partie de l’arsenal répressif en vue d’intimider la population rwandaise pour qu’elle adhère inconditionnellement au pouvoir du FPR. Nous suivons minute par minute la situation à Kigali. À la vue des membres des FDU qui ont été assassinés récemment, nous sommes très inquiets pour le sort de nos compères qui ont été arrêtés dans des circonstances douteuses et dont nous n’avons toujours pas de nouvelle rassurante à l’heure actuelle. »  

Accusés d’être liés à un groupe armé 

Twagirimana et Nsabiyaremye en compagnie d’une délégation de parlementaire européens (octobre 2016)

Plus tard dans la soirée un communiqué de la Police nationale a indiqué que les forces de l’ordre « ont procédé à l’inculpation de 7 individus liés à des groupes armés opérant dans un pays voisin ». Le communique indique que « 3 des suspects sont des jeunes recrues interceptées en route pour aller se former militairement à l’extérieur du Rwanda ». Les jeunes suspects auraient ainsi « révélé des détails qui ont mené à l’arrestation de quatre individus soupçonnés d’être des recruteurs dans la province de l’Ouest et la ville de Kigali ». Ainsi la police déclare détenir : Boniface Twagirimana, Fabien Twagirayezu, Gratien Nsabiyaremye, Leonille Gasengayire (tous cadres des FDU-Inkingi) ainsi que Ufitamahoro Norbert, Twagirayezu Janvier et Nshimiye Papias (que nous n’avons pas encore pu identifier à l’heure d’écrire ses lignes). Pas d’information donc à propos de Theophile Ntirutwa, Jean-Marie Vianney Kayumba et les travailleurs de maison qui, à l’heure actuelle et selon nos informations, sont toujours détenus par les forces de sécurité.

Les FDU-Inkingi ont réagi au communiqué de la police auprès de Jambonews par l’intermédiaire de leur porte-parole, Justin Bahunga. « Nous nions catégoriquement et rejetons totalement ces accusations. Ces arrestations démontrent un régime acculé et comme tout pouvoir dictatorial, face à l’adversité il réagit par la force, par la diversion et en apeurant le peuple pour éviter toute réaction de sa part. Ce n’est pas la première fois qu’ils accusent les FDU de préparer un soi-disant groupe armé. Ils avaient déjà essayer d’accoler à Victoire Ingabire cette accusation et leurs arguments s’étaient écroulés comme un château de sable lors du procès. C’est d’ailleurs une accusation qu’ils portent à tous les opposants politiques pacifiques quand ils ne trouvent rien de crédible à leur reprocher. Ce fut le cas pour Deo Mushayidi qui purge une peine à perpétuité et de Bernard Ntaganda qui a été emprisonné durant 4 ans » nous a confié Bahunga. Pour lui, le régime va essayer de faire accuser les membres du FDU en fabriquant de fausses preuves : « Nous savons qu’ils ont dans leur service, une véritable formation pour délateurs. Ils forment des personnes qu’ils instrumentalisent et qui, soit sous la menace soit contre rémunération, participent au montage juridique de l’accusation en appuyant leurs thèses par des mensonges fabriqués de toute pièce ». Concluant son propos Justin Bahunga, nous a confié que ces accusations à propos d’un soi-disant groupe armé en préparation à l’étranger cachent certainement autre chose. Pour le porte-parole des FDU : « Le Rwanda entretient des relations exécrables avec ses voisins. Ils avaient déjà utilisé l’argument des FDLR pour attaquer l’ex-Zaïre, ne veulent-ils pas à nouveau utiliser cet argument afin de justifier une invasion chez un voisin ? La question mérite d’être posée. »

Ces derniers mois, plusieurs membres des FDU-Inkingi ont été soit portés disparus soit retrouvés morts. L’un des cas les plus médiatisés étant celui de Jean Damascène Habarugira, activiste des FDU dans le district de Ngoma, dans l’est du pays, dont le corps a été retrouvé le 8 mai dernier sans vie. Ce dernier portait des traces de sévices : sa tête était à moitié tranchée et ses yeux énuclés. L’autre cas qui porte à interrogation est celui d’Illuminée Iragena, qui était infirmière et membre des FDU-Inkingi. Elle avait disparu le 26 mars 2016 alors qu’elle se rendait à son travail à l’hôpital Roi Fayçal à Kigali et dont on est sans nouvelles depuis. Des éléments concordants tendent à indiquer qu’elle aurait subi des tortures qui lui auraient été fatales.

Contexte de tension extrême à Kigali

L’opposante Diane Rwigara subit elle aussi des pressions policières actuellement

Pour les 5 cadres politiques du FDU et pour celui du PDP, ce n’est pas la première fois qu’ils sont victimes d’arrestation ou d’enlèvement de la part des forces de sécurité. Sur les 2 dernières années, chacun d’eux a été entre les mains des forces sécurité et a dû subir interrogatoires, menaces ainsi que tortures et ce, sur des périodes plus ou moins longues. Le régime leur reproche leur soutien indéfectible à Victoire Ingabire, Présidente des FDU-Inkingi et Deo Mushaydi, Président du PDP-Imanzi, figures de l’opposition rwandaise. La première est en prison depuis 2010 alors qu’elle était rentrée pour concourir à l’élection présidentielle de la même année. Le second, ancien membre du FPR, s’était désolidarisé du parti préférant prôner une réelle unité, réconciliation et une transition dans les agissements politiques. Il a ensuite été condamné à perpétuité et purge également sa peine depuis 2010. Cette rafle intervient à la veille du verdict de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples dans l’affaire qui oppose Victoire Ingabire à l’État rwandais et qui devrait être rendue dans les semaines qui viennent. Pour Leonille Gasengayire, cela est même la 3e arrestation en moins d’un an. Pour Justin Bahunga, ces arrestations répétées de Leonille Gasengayire se justifient par le fait que : « c’est la jeune femme qui apporte en prison, à un rythme quotidien, les repas de notre présidente, Victoire Ingabire. Soit ils veulent lui priver de vivre, soit ils veulent, pour une raison qu’on peut imaginer, contraindre Victoire Ingabire à se nourrir des vivres qu’ils auraient préparés pour elle ».

Surtout encore, cette affaire intervient dans un contexte de tension extrême à Kigali. Puisqu’une autre figure de l’opposition, Madame Diane Shima Rwigara, présidente du Mouvement pour le Salut de Peuple, une organisation de défense des droits de l’Homme, et d’autres membres de sa famille sont sous le coup d’une enquête et qu’ils sont toujours aux mains de la police et ne peuvent communiquer avec leurs proches.

Le 3e mandat du Président Paul Kagame commence donc dans un climat très lourd et qui peut être interprété comme une volonté de ce dernier de réaffirmer, par la force, son autorité à l’aube de son mandat. Cette série de rafle d’opposants n’en est peut-être qu’à ses débuts.

Norman Ishimwe

www.jambonews.net

 

 

 

 

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3 Commentaires à “Rwanda : nouvelle rafle d’opposants à Kigali, les FDU et le PDP visés”

  1. che dit :

    Faire la politique c’est pas semer le desordre tout en allant à l’encontre des lois du pays. La securité c’est quelque chose qui est prioritaire au Rwanda compte tenu d’ailleurs de son passé, ils savent ce que c’est l’insicurité et ses consequences. Le Rwanda ne joue plus de cette vieuille politique dans laquelle les soient disant opposants sement la pagaille, bafouent les lois et desorientent la population tout en esperant trouver de l’echo à l’outre mer! C’est ça qui fait sa force, c’est ça le fondement meme de son incroyable developpement. On peut etre opposant sans pout autant faire des histoires, en tout au Rwanda les opposants sont dans le gouvernement, d’autres jouent de la politique librement, on les a vu pendant la campagne electorale s’exprimer, etaler leurs politique, ceux dont vous parler ici n’ont jamais été politiciens, un bon et vrai politicien se doit de respecter au moins la population et les institutions de son pays.

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    • CESAR dit :

      che,
      Faire la politique c’est accepter le débat libre et contradictoire devant les Rwandais en l’espèce sur les sujets qui intéressent le pays et ces derniers. Kagamé n’est pas le seul Rwandais à avoir un projet de société. Des milliers de Rwandais en ont également. Ils ont une conception différente de Kagamé quant à la gestion de notre pays. C’est donc ce débat qui est demandé à Kagame.
      Il est dit que Kagame est courageux et a de l’audace. Si tel est le cas, le constat est qu’il n’a jamais prouvé son courage et son audace relativement au débat sur sa gestion du Rwanda par lui depuis plus de vingt ans. Un président digne de ce nom qui prétend œuvrer pour le pays et uniquement le pays doit rendre compte de sa gestion et présenter des résultats obtenus devant ses compatriotes qui lui ont donné mandat pour gérer leurs intérêts collectifs.
      Au lieu de présenter contradictoirement les résultats de sa gestion devant les Rwandais, Kagame opère une fuite en avant et opte pour la terreur contre les Rwandais qui ne lui demandent que d’accepter un débat libre et contradictoire sur la gestion. Il n’a même pas eu le courage d’affronter Diane Rwigara. Depuis des années, il colporte à grande échelle son slogan selon lequel il est président exceptionnel en matière de la gouvernance. Il aurait dès lors dû accepter de compétitir avec Diane Rwigara et montrer aux Rwandais qu’il est le meilleur candidat pour le pays mais à conditions qu’il remplisse les conditions légales pour se présenter pour la troisième fois. Ces méfaits contre celle-ci sont pitoyables et minables pour un président. Que le Plus Haut ait pitié de lui.
      Sa fuite en avant caractérisée et ses méfaits contre les Rwandais opposants politiques sont la parfaite illustration qu’il a, en réalité, peur d’être démasqué quant à sa prétendue bonne gouvernance du Rwanda et les pseudos croissances économiques. Pour Kagame, mentir est de venu une méthode de gestion du Rwanda. Mais, depuis la nuit des temps, la vie a appris à l’Homme qui si mentir peut être bon pour certains, encore faut-il que ceux-ci soient sûrs que ça durera et qu’ils ne seront donc pas démasqués. Kagame s’est lui-même démasqué par son refus d’accepter le débat contradictoire avec ses opposants politiques (mot qui un sens précis différents de celui entendu par che).
      Sur sa prétendue réélection et pseudo mandat
      Une mise au point s’impose
      1/ Kagame a fabriqué un document dont il en a fait des copies en des millions de copies qu’il a appelées pétitions des Rwandais. La preuve de son méfait est indiscutable : ce document est truffé d’une faute d’orthographe qu’un Rwandais qui a appris et à lire le Kinyarwanda ne peut commettre. A à la troisième ligne, il est écrit clairement » mandate en kinyarwanda au pour dire manda comme le précise l’article 101 de notre constitution « Ingingo ya 101: Manda ya Perezida wa Repubulika ». L’auteur de ce document n’a jamais appris le kinyarwanda à l’école et ne s’est même pas donné la peine voir comment le mot mandat s’écrit en kinyarwanda.
      Il s’ensuit que Kagame a commis le faux et usage de faux, délit lourdement puni par la loi rwandaise.
      2/ Kagame a violé la constitution rwandaise, article 101 dont il est garant au premier quant à son respect. Cet article dit « Article 101.
      Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
      En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels. »
      Ses dispositions sont limpides et conséquemment insuscetpibles d’interprétation.
      Par la commission de faux et d’usage de faux d’une part et la violation flagrante de la constitution, Kagame, président autoproclamé est un hors-la-loi. Il doit et devra être traité comme tel.
      Tout Rwandais pourvu d’honnêteté élémentaire qui soutient le contraire, peut exposer ses arguments tout évitant des insultes.
      Je ne n’ignore pas que dans ce pays, il y a des pro-Kagamistes et son régime et que ce fait a gravement altéré leur sens d’honnêteté et conséquemment obscurci leur sens de jugement et de rigueur requise chez tout homme pourvu de discernement.

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  2. CESAR dit :

    Mandat? Mandaté par qui? Quand, Comment et pourquoi Kagamé a-t-il reçu le mandat?
    Les faits
    1/ Fabrication des prétendues pétitions par Kagamé. Preuve: document type de pétition publié sur la Toile par la Présidente de la Chambre des députes truffé d’erreur grave qu’un Rwandais qui a appris notre langue ne peut nullement commettre: Mandate alors qu’en kinyarwanda on dit « manda » comme le précise, au surplus l’article 101 de la constitution rwandaise.
    2/ Violation de l’article 101 de la constitution qui limite strictement à deux le nombre de mandats du président rwandais et proscrit conséquemment un troisième mandat pour Kagamé.
    3/ A supposer que les Rwandais aient effectivement signé des pétitions, celles-ci doivent être légitimes( prévues par la constitution) et légales ( conformes à la constitution). Il convient de préciser que seule la constitution prévoit les conditions de fond et de forme quant à sa révision. Or, la constitution rwandaise de 2003 ne prévoit pas sa révision par jeu des pétitions.
    Il résulte de tout ce qui précède que Kagame s’est autoproclamé président à vie du Rwanda, qu’il n’a donc pas reçu un mandat de quelque nature que ce soit et de qui que ce soit pour diriger notre pays après son second mandat, que corrélativement il est un hors-la-loi notoire et doit être traité comme tel.
    Que celui qui a des arguments quant la légitimité et à la légalité de son troisième mandat l’expose clairement. Jambo News donne la parole à tous les Rwandais et sur tous les sujets concernant notre pays et les Rwandais. Kagame est Rwandais même s’il n’a pas abandonné légalement sa nationalité ougandaise et qu’il est donc toujours détenteur d’un passeport ougandais. La loi rwandaise ayant consacré le droit pour tout Rwandais d’avoir plusieurs nationalités. S’il est effectivement Rwandais, il doit savoir et reconnaître que d’autres Rwandais ont une autre vision quant à la gestion de notre pays d’une part que sa gestion doit faire l’objet d’un débat public avec ses opposants politiques devant les Rwandais qui, seuls ont le dernier mot quant aux Rwandais aptes à diriger notre pays d’autre part. Or, à la demande de débat sur sa gestion et /ou la présentation au Rwanda d’une autre vision de la gouvernance du Rwanda, Kagamé oppose la terreur et les exécutions sommaires des opposants politiques. Il opère donc une fuite en avant. Au vu de ses agissements négatifs, il une peur ventrale de débattre avec ses opposants. Il a peur parce en cas de débat public devant les Rwandais, il sait très bien qu’il sera démasqué quant à ses pseudos performances en gestion du Rwanda colportées à grande échelle par les voix de son régime opérant à l’étranger tel que Jeune Afrique, moyennant plusieurs millions de dollars. Les Rwandais connaîtront le vrai Kagame et non celui crié sur tous les toits par la mafia internationale et les ignorants. Si son masque tombe et il tombera, c’est une question de temps, il sera une coquille vide dépourvue de valeur pour Jeune Afrique et autres charognards.

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