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Une dizaine d’Associations Belges commémorent les victimes de la tragédie Congolaise

Une dizaine d’Associations Belges commémorent les victimes de la tragédie Congolaise

mémoire et justice

mémoire et justice


Ce vendredi 29 octobre 2010 à 16h30 devant le palais de Justice de Bruxelles,  quelques associations belges, en majorité issues de la communauté de l’Afrique des Grands Lacs, organisent un recueillement en mémoire des victimes des massacres ayant fait plus de 6 millions de victimes civiles  au Congo.
Cette commémoration intervient dans un contexte particulièrement émotionnel, après la sortie du rapport des Nations Unies qui décrit la violence avec laquelle les exterminations ont été commises au Congo principalement par l’armée rwandaise contre des populations civiles.
Selon l’un des organisateurs, Matata Joseph du Centre de Lutte Contre L’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR), la commémoration est nécessaire pour plusieurs raisons.
Selon lui les  peuples survivants ont « un devoir de mémoire », non seulement  « pour honorer les leurs gratuitement massacrés », mais aussi, « pour rappeler constamment aux bourreaux que les survivants n’ont pas oublié les atrocités subies. Cela afin que ces  auteurs de crimes ne croient pas que l’heure de la Justice ne sonnera jamais et que dans ce sentiment d’impunité ne répètent les mêmes abominations»
Enfin,  « la commémoration devrait permettre aux victimes de se rencontrer et de partager leur douleur afin de mieux la vivre et de se mettre ensemble afin d’exiger ensemble  la Justice»
Selon Matata, le combat des victimes de la tragédie de  l’Afrique des Grands Lacs est immense. « Ces victimes ont en face d’elles des puissances occidentales qui utilisent des pions locaux afin de piller les richesses des pays affaiblis. Ces puissances  permettent à leurs instruments des épurations ethniques et leur offrent des garanties d’impunité »
Matata donne comme exemple l’officier Bosco Ntaganda qui collabore avec les casques-bleus  de l’ONU au Congo (la MONUSCO) alors qu’il est recherché par la Cour Pénal Internationale de La Haye pour ses crimes contre l’Humanité et crimes de guerre.
« Une telle impunité motive et encourage les criminels à utiliser la voie de massacres, viols et épurations ethniques pour arriver à leurs fins. ».
Pour Matata mettre un point final à l’impunité dont bénéficient les criminels est actuellement la seule solution qui mettrait fin aux crimes de guerre et de génocides dans l’Afrique des Grands Lacs.
En concluant le président du CLIIR appelle les peuples de l’Afrique des Grands Lacs à ne compter que sur eux-mêmes pour en finir avec les violences dont ils sont victimes.
JF Singiza

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