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Petit précis du discours de Paul Kagame à la diaspora rwandaise d’Europe.

Publié : le 9 décembre 2010 à 18:19 | Par | Catégorie: Opinion

Président P. Kagame

Président P. Kagame

L’événement eut lieu ce samedi passé, le 04 décembre, au Cinquantenaire à Bruxelles. Le président du Rwanda, Paul Kagame, lors de son passage dans la capitale européenne, a décidé d’inviter toute la diaspora rwandaise du Vieux Continent pour une rencontre des plus diplomatiques. L’attente et l’accès étaient un vrai parcours de combattant. D’abord, il fallait faire passer plus de 2000 personnes, un par un, au détecteur et fouilles systématiques, au point de se demander si ces exigences extrêmes de Kagame étaient fondées ou s’agissait-il de simples caprices d’un chef d’Etat. En effet tout semblait être sous contrôle et la sécurité y était stricte. Ils n’ont pas lésé sur les moyens et dispositifs de sécurités (qui étaient en collaboration étroite avec la police fédérale belge). Les appareils photos et GSM (même éteints) étaient strictement prohibés. Il y avait un véritable réseau anti-terroriste prêt à intervenir pour sauver le président rwandais. Mais le sauver de quoi ? De l’autre foule bien sûre – postée dehors sous la neige et brandissant des panneaux anti-Kagame « War Criminal», à la sortie du métro (Mérode). Les indésirables !

Dans le hall d’entré la foule s’impatientait, mais restait sous contrôle. C’est avec une discipline quelque peu médiocre qu’ils avançaient afin de voir leur héros Kagame. Les « ils » c’est la diaspora rwandaise. Cette dernière était variée en âges : du bébé dans sa poussette à la grand-mère. Quand soudain, tout ce beau monde amassé à l’entrée fût perturbé, le temps d’un instant, par une femme (terroriste !) qui entra et brandit une affiche à fond rouge-sang représentant le dictateur! Elle criait en même temps « Kagame Assassin ! ». Le public, alors occupé à se hisser vers l’étroit accès, fut sous le choc et commença à la huer très fort. Elle fut aussitôt refoulée dehors…dans la neige, par la sécurité. Une fois la longue file décongestionnée, c’est une atmosphère toute autre, plus aérée, qu’a rencontré le public à l’étage. Assis, on commença à distribuer des petits drapeaux de l’Etat du Rwanda. Et après de brèves introductions, la foule aperçut aussitôt arriver le président Paul Kagame. Le public applaudit, sans plus. Était-ce le froid ?

C’est après une brève analyse de son discours retransmis par après, qu’on peut en retirer quelques points forts. A commencer: tous les débats étaient en kinyarwanda. Et d’emblée, on retrouve le cynisme légendaire de Paul Kagame. Tantôt calme, voire nonchalant, tantôt farouche: il annonça que sa venue entrait dans le cadre  des journées européennes du développement du 06 au 07 décembre dans la capitale européenne. Notamment qu’il a été invité à donner un speech sur la promotion et l’égalité des sexes dans lutte contre la pauvreté. On peut dire que c’est quand même dommage qu’il s’agisse de cette égalité là uniquement, car on ne peut pas en dire autant pour le reste.

En effet, qu’en est-il du reste ? Il est étonnant de la part de la commission européenne d’avoir comme invité prestige un personnage qui a été hué il y a peu par la communauté internationale pour ne pas avoir respecté les droits fondamentaux de démocratie et de libertés dans son pays, qu’est le Rwanda. S’ajoute à cela le rapport mapping accablant de l’ONU sur les crimes commis, lui et ses alliés, à l’est du Congo de 1993 à 2003 : dont le plus grave chef d’accusation est celui de crimes contre l’humanité et de génocide. Donc ma question est celle-ci : comment est-il concevable d’inviter un chef d’Etat qui vient promouvoir l’égalité des sexes quand on sait que dans ce même rapport de l’ONU, son armée est justement incriminée car accusée de viols systématiques de femmes et enfants congolais ? Viendrait-il donner témoignage des ces exactions ? Ce serait le comble. Quoi qu’il en soit, cela démontre bien que Bruxelles soutient (toujours) Kagame. Qu’il ait massacré des millions de vies congolaises et rwandaises, dans l’impunité, n’entre pas en compte, apparemment.

La diaspora rwandaise
La diaspora rwandaise

Pour revenir à son discours à l’encontre de la diaspora rwandaise en Europe, le point central n’a pas tant changé si ce n’est qu’il invite, à nouveau, à tous de rentrer (entendez Hutu, aussi). Après tout, selon lui, il faut être fier de son pays ! Qu’on soit Hutu, Tutsi ou Twa. Tous sont rwandais et par conséquent doivent être unis et participer ensemble au développement (ce fameux – plébiscité par la communauté internationale) qui est en cours au bercail. En effet, il nous rappelle: les rwandais ne sont-ils pas unis par une même et seule langue, qu’est le kinyarwanda ? La carte de la langue…On l’avait presque oublié celle-là ! Ah oui ! Car à force de les diviser, on se demandait encore ce que Kagame trouvait de commun entre les Hutu et les Tutsi. Il continue, notamment que le Rwanda n’appartient donc ni aux Hutu ni aux Tutsi, encore moins à l’étranger… Oui, il faut aimer son pays car ceux qui le critiquent manquent d’amour propre…comme ceux rassemblés à l’extérieur, dans la neige, à protester contre lui. Au lieu de ça : Entres donc, présentes-toi et « dis ce que ce tu penses, ce que tu veux ». Car les « Ils », agglutinés dehors, ne se donnent aucune « valeur » (en kinyarwanda : « agaciro »). Au lieu d’aider à la construction de leur pays, ils le détruisent par des propos dépourvus de sens (« ibimonyo »). Que ces mêmes « ils » doivent savoir que le Rwanda d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. En effet ce dernier est régit par des lois, des structures et cultures qui combattent la corruption, la rébellion et le terrorisme !

Il enchaîne d’ailleurs, non sans anachronisme, en rebondissant que  « tout cela » serait la raison du « retard africain » par rapport aux tigres asiatiques. De ce fait, l’Afrique, et plus particulièrement le Rwanda, serait encore englué dans l’ethnicisme : véritable frein au développement. Qu’à cause de ça, en un demi-siècle, l’Afrique a perdu de sa « valeur ».

Président P. Kagame
Président P. Kagame

Mais dans tout ça : quel est le rôle de la diaspora ? Mais de rentrer bien sûr ! Car le pays est impatient de les accueillir, au lieu de « traîner » dehors à attendre que tout rentre d’abord dans l’ordre. En gros, que si la diaspora désire qu’il y ait changement avant de rentrer, pourquoi ne pas être ce changement ? Et la foule applaudit. Mais que ceux qui préfèrent rester en dehors, le peuvent, cependant “ils” (en s’adressant cette fois ci, de façon indirecte, aux Tutsi) doivent continuer leurs « tâches » (« imiromo ») – entendez par là : le lobbying. Il rappelle aussi que le rôle d’une diaspora n’est pas de critiquer comme bon lui semble tout ce qui ne va pas au Rwanda. En effet, Kagame se demande : ne serait-il pas plus intéressant de parler de ce qu’il y a de positif au Rwanda, notamment des progrès effectués en matière d’éducation, de santé et autres réformes ? Pour ce qui est des élections gagnées à plus de 93% : « et alors ! » Y’aurait-il, dit-il, un chiffre ou règle(s) précisant à combien de % un candidat doit être élu dans les pays démocratiques ? Je vous laisse méditer cette réflexion.

Voici en résumé le discours donné en ce samedi après-midi glacial du 04 décembre 2010. Maintenant, que faut-il en retenir ? Et bien, comme le dit un proverbe rwandais : « je te récompenserai » engraisse les oreilles, mais n’engraisse pas les joues. En effet, après les élections passées d’août 2010: on vit la candidate Hutu du FDU-Inkigi, Victoire Ingabire, écartée et aujourd’hui emprisonnée ; l’opposant Tutsi du Green Party, André Kagwa Rwisekera, retrouvé décapité près de la ville de Butare quelque semaines avant les élections ; le journaliste du journal Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage, assassiné devant chez lui,…(liste non exhaustive). Tous ces actes sont-ils sensés nous rassurer du sort que Kagame réserve à tous ceux qui auraient un avis différent au sien? Ce dernier a beau promettre le ciel par de beaux discours, les actions commises par son armée prouvent tout le contraire. Notamment que l’intolérance règne au Rwanda.

Le problème est que Paul Kagame et son armée, le FPR, ont depuis 1990 incité aux divisions Tutsi/Hutu au sein du peuple rwandais pour assoir leur légitimité et qu’il est aujourd’hui devenu mission impossible de réunir à nouveau ces deux peuples devenus les pires ennemis de tout le continent africain. Une fois au pouvoir en juillet 1994 et après les massacres des Tutsi par les Interahamwe et d’Hutus par le FPR, ce dernier a tenté par la force des armes d’instaurer une hégémonie politique basée sur une idéologie de la coercition ethnique, territoriale et économique. En poursuivant le peuple Hutu jusqu’à Kisangani en R.D.Congo et massacrant systématiquement tout Être humain rencontré, au point d’arriver à un chiffre effarant de plus de 6 millions de morts ; le pillage et l’accumulation des richesses minières du R.D.Congo pour entretenir cette armée sanguinaire et son monopole… Le président Kagame aurait-il la mémoire courte? C’est à voir. Mais cela m’étonnerai s’agissant de ses victimes. De plus en jugeant ceux qui le critiquent qu’ils n’ont pas « d’amour propre » ou encore qu’ils n’aiment pas le Rwanda, la question qui s’impose devient la suivante: est-ce que dénoncer des crimes commis par un dictateur sanguinaire et auto-proclamé, pour faire « avancer » le Rwanda vers une justice équitable, est-ce faire preuve de manque d’amour propre ou de haine envers son pays ? Critiquer Kagame n’est pas critiquer le Rwanda et vice versa. Cet amalgame montre à quel point le phénomène narcissique de se confondre avec l’État a été assimilé par son chef.

La diaspora rwandaise
La diaspora rwandaise

S’ajoute à cela l’iniquité dont fait preuve ce dernier (en accusant, souvent à tort, toute partie adverse d’idéologie génocidaire, de négationniste ou encore de terroriste), qui n’arrange en rien l’avenir du Rwanda, bien au contraire. Car ces accusations manquent souvent de preuves et sont utilisées à outrance dans le seul but d’écraser et faire taire l’adversaire politique. Mais aujourd’hui il se rend compte qu’il est seul, au sein de son propre clan FPR. Nombreux sont ceux qui commencent à dénoncer sa sur-présence. Kagame étouffe son propre peuple, à force de le diviser…le mépriser. Est-ce digne d’un chef d’Etat ? D’un bon père de la nation qui divise ses enfants ? A présent le voilà qui veut se « racheter » en incluant à présent le Hutu. Mais n’est ce pas un peu tard et surtout contradictoire, quand ce dernier est systématiquement écarté du débat démocratique par les mêmes accusations citées au-dessus, renforçant ainsi davantage sa stigmatisation ? Ou en aurait-il assez de toujours entendre les mêmes personnes lui faire des louanges et autres flatteries à n’en plus finir, comme c’était le cas de la diaspora Tutsi lors de cette fameuse rencontre de samedi passé ? Une chose est sûr, il se rend compte (malgré qu’il le nie en dénigrant l’occident) que le concept de «développement» économique du modèle libéral – dont il a fait la promotion – va de pair avec d’autres libertés: à commencer par la tolérance ; le pluralisme ; l’assouplissement des structures étatiques et nationales du FPR devenues envahissantes et répressives ; l’ouverture des structures sociales, c’est-à-dire la liberté d’expression, l’égalité des chances entre hommes et femmes, mais aussi entre « ethnies », etc. En résumé : réduire les inégalités, causées par ce même État et sa politique de division et ce depuis plus de 16 ans, relève de l’impossible. Car le développement – je ne lui apprendrais rien en lui disant – qu’il ne se limite pas qu’à l’économie.

Kagame a justement prétendu, samedi, vouloir aller au-delà, notamment en appelant à l’unité nationale, une bonne fois pour toutes ! Mais ne soyons pas dupes. Car de même que inclusion rime avec exclusion, les tentatives d’hégémonie riment toujours avec celles de la coercition. Donc, que Kagame, en voulant intégrer les Hutu et la diaspora, il agit dans l’idéologie qui est de toujours chercher à consolider le pouvoir central par des alliances, quitte à ce qu’elles soient contre-natures. Et que ce sont là des tentatives désespérées laissant apparaître les premiers signes de la fin d’un régime sanguinaire. Pour conclure, quand Kagame dit que « haïr son pays, c’est se haïr soi-même », c’est une (demi)-vérité qui me pousse à résonner plus loin. Notamment: haïr l’autre, n’est-ce pas aussi se haïr soi-même et par conséquent son pays (d’origine)? Et donc…pour quelle preuve d’amour est-ce de massacrer « l’autre » jusqu’à un nombre dépassant les 6 millions?

Jean Bigambo

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22 Commentaires à “Petit précis du discours de Paul Kagame à la diaspora rwandaise d’Europe.”

  1. Rodman dit :

    Écoutez les gars! je viens d’entendre votre interview avec Dunia Sendwe  » la sécurité était assurée par les Rwandais pour ne pas dire les Tutsis »! Sans vous mentir je ne sais pas comment elle est arrivé à remarquer que c’était des Tutsis ce que personnellement je suis incapable de faire!!!!!!!!! en tout cas je commence à me poser la question si vous n’êtes pas entrain de tomber dans le piège de stigmatisation d’ethnies?! Restez calme les gars! il ne faut pas confondre les choses! c’est bien de dénoncer les criminels mais pas à stigmatiser une ethnie! si non l’expérience de la vie ne vous a rien appris ou bien vous le faites exprès! dans les deux cas vous ne réglez rien du tout si ce n’est que d’en pure les choses!!!!!! Wait and See!

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    • Gashara dit :

      Mon but n’est pas de reponde à la place de ces jeunes car, je suis vieux, mais je ne vois rien de stigmatisation. Il est connu de tout le monde que la mission de Kagame et sa bande était de recruter des hutus de l’éxterieur, il y’en rien ici de stigmatisation, car tous les hutus ne seront pas d’accord.
      Si vous ne savez pas comment Dunia est arrivé à remarquer que c’était des Tutsis c’est que vous n’êtes pas de Grands Lacs africains. Mais ici je voudrais vous faciliter les choses: il est connu dans l’espace et dans le temps que dans la sécurité de Kagame, il ya jamais eu aucun hutu, donc 100% tutsi, ça ne dérrange pas, mais le dire n’a rien aussi d’anormal.

      Je pense également que celui qui risque de tomber (il est déjà tombé!!)dans le piège des éthnies est bien celui qui a voulut nier ou effacer leur existence. Il ya eu toujours de mauvais et de bons toutsi comme il y a eu toujours de mauvais et de bons hutu. Voilà la vérité.

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    • Gashara dit :

      Mon but n’est pas de reponde à la place de ces jeunes car, je suis vieux, mais je ne vois rien de stigmatisation. Il est connu de tout le monde que la mission de Kagame et sa bande était de recruter des hutus de l’éxterieur, il y’en rien ici de stigmatisation, car tous les hutus ne seront pas d’accord.
      Si vous ne savez pas comment Dunia est arrivé à remarquer que c’était des Tutsis c’est que vous n’êtes pas de Grands Lacs africains. Mais ici je voudrais vous faciliter les choses: il est connu dans l’espace et dans le temps que dans la sécurité de Kagame, il ya jamais eu aucun hutu, donc 100% tutsi, ça ne dérrange pas, mais le dire n’a rien aussi d’anormal.

      Je pense également que celui qui risque de tomber (il est déjà tombé!!)dans le piège des éthnies est bien celui qui a voulu nier ou effacer leur existence. Il ya eu toujours de mauvais et de bons toutsi comme il y a eu toujours de mauvais et de bons hutu. Voilà la vérité.

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  2. ruhumuza dit :

    Bonjour Rodman,

    Bien que n’étant pas l’auteur de cet article, je me sens interpellé car je suis l’auteur de l’interview de Dunia.

    Dans le cadre de la manifestation, on a interviewé toute une série de participants dont comme vous avez pu le voir beaucoup de congolais.

    Les personnes qui ont parlé, dont Dunia, on les a pour la plupart rencontré pour la première fois à cette manif (pour les congolais, car beaucoup de rwandais, on les connaissait avant), donc on voulait leur donner la parole pour avoir leur point de vue. Donc notre objectif, n’était pas de faire dire telle ou telle chose aux participants et les propos qu’ils ont tenu ne doivent pas nous être attribués, bien entendu nous pouvons être jugés pour ceux tenus par les membres ou représentants de notre association.

    Pour vous rassurer, on a aucun désir de stigmatiser les ethnies, si on regarde ou cela a conduit le Rwanda, et les centaines de milliers de nos compatriotes morts pour leur appartenance ethnique, il faudrait vraiment être un imbécile en tant que jeunes pour retomber dans ce piège.

    Toutefois, la je parle à titre personnel, je ne suis pas d’accord avec la politique officielle de ne pas mentionner les ethnies, car pour moi, le problème n’a toujours pas été résolu. Avez- vous eu l’occasion de regarder la deuxième partie de l’émission « point de vue avec Reyntjens »? Il disait que la polarisation ethnique était plus intense qu’il y’a 15 ans et il n’est pas le seul à le dire. Et lorsqu’on sait ou ça nous a déjà mené, ça fait vraiment peur pour l’avenir de notre pays si une solution n’est pas rapidement trouvée, et cette solution n’est certainement pas d’en faire un tabou.

    Pour ce qui est des propos de Dunia, comme l’a dit Gashara, en tant qu’originaires des grands lacs, on sait reconnaitre, en gros bien entendu, l’appartenance ethnique de telle ou telle personne ( En gros, car il y’a bcp de mélanges et un Hutu peut ressembler à un Tutsi et inversement . A titre d’ exemple, en 1994, j’ai un ami qui ressemblant à un Tutsi a fui du côté FPR, ou il a pu traverser des barrières sans être inquiété et inversement, j’attends avec impatience de lire le livre de Pauline Kayitare qui sort en mars 2011 « dis leur que tu es Hutu », ou elle raconte comment elle a pu traverser des barrières des interahamwe en prétendant qu’elle était Hutu) et dire que le régime approche des Hutu ou des Tutsi, ou que la sécurité était assurée par des Tutsi ne me parait pas personnellement choquant pour devoir censurer.

    Tout comme celui qui dirait que le vrai pouvoir au Rwanda est détenue par une élite de Tutsi anglophones, il faut le dire si cela a pour conséquence de marginaliser les autres composantes de la société rwandaise. Même beaucoup de Tutsi tiennent ce discours. Regardez par exemple le Rwanda Briefing de Karegeya, Nyamwasa et consorts, j’ai rarement vu autant de fois, les mots Hutu, ou Tutsi en un document, mais je trouve qu’on doit pouvoir mettre à plat la réalité des choses, pour permettre de réfléchir à des solutions. Car la situation actuelle nous mene vers les risques de nouvelles violences, ce qu’on doit évidement combattre.
    On a pour politique en matière de censures, de respecter au maximum la liberté d’expression, et on est très tranché sur cette question, on ne censure que les propos haineux, ou ne stigmatisant une ethnie, heureusement on en a pas beaucoup, mais si ça arrive on censure instantanément. Mais les propos de Dunia, ne nous semblent pas relever de cette catégorie.

    Pour en revenir à la question ethnique, je reste toujours interpellé par une question que vous avez posé sous un article daté du 01er octobre, elle me trotte depuis dans la tête et je souhaiterai dès que je dégage un peu de temps, la lancer sous forme de débat car en tout cas personnellement, je n’ai pas de réponse toute faite à cette question mais à plusieurs, on peut trouver une solution à ce problème. Car une réponse doit être trouver, pour comme vous le dites, « permettre aux générations futures de fumer ensemble le calmant de paix »

    Je vous la remets en entier:

    « En réalité ce rapport est très accablant. Cependant, je me demande ce qu’on peut faire sur ce rapport les tutsis qui ont échappé à la machette des extrémistes hutus grâce l’APR qui après a tiré à bout portant sur les innocents réfugiés hutus? Je me pose cette question car, d’une part certain des extrémistes hutus ont été acquitté par le même FPR(APR), cela a engendré chez certain rescapés de génocide de tutsis un sentiment de ne pas avoir obtenu la justice et d’autre part par le fait que les rescapés hutus de massacres qui pourront être qualifié de génocide pourront avoir le même sentiment si la justice ne qualifie pas de génocide ces massacres systématique en l’encontre des hutus commué par l’APR. Comment alors pourrons-nous se réconcilier si la justice continue à montrer ses limites tout en laissant un sentiment d’injustice dans les cœurs meurtris? J’aimerai bien croire dans la justice parce que c’est nécessaire mais pas suffisant. A vous de me dire ce qu’on peut faire ensemble les hutus et les tutsis enfin de permettre de future générations de fumer ensemble le calmant de paix. parce qu’on en a fort besoin »

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  3. Muhinzi dit :

    C’est bizarre tout de même. Kagamet et ses amis parlent de génocide des tutsis!!! Je croyais que les tutsis au Rwanda n’existaient plus, qu’il existait seulement des rwandais!!!!! Ses amis parlent d’homme qui a arrêté la guerre?? C’est normal il l’avait commencé donc c’était à lui de l’arrêter. D’ailleurs je me demande si on devrait pas dire qu’il l’a arrêtée au Rwanda pour la continuer au CONGO, car jusqu’aujourd’hui ça continue dans les forêts congolaises.

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  4. Rwembe dit :

    A l’equipe de Jambonews,
    J’ai visionne vos reportages tv-video sur la manif anti-kagame…
    Bravo les gars, vous faites du bon travail! Moi je crois personnellement en la force de l’image. Nos adversiares l’ont longtemps compris et l’ont utilise contre nos peuples. Desormais avec Jambonews, les choses se remettent en place.
    Toutes mes amities,
    Rwembe.

       1 likes

  5. rodman dit :

    Je suis tout à fait d’accord qu’il faut parler les ethnies dans leur noms plus particulièrement dans contexte de chercher les solutions de nos problèmes d’avant, pendant, et après KAGAME. Mais, lorsqu’on doit dire les tutsis ou les hutus mieux vaut précise lesquels on parle surtout dans le contexte tendu comme celui-là si non il y a certains qui se sentent viser alors qu’ils n’en font pas partie et cela peut réveiller les mauvais souvenirs.

    Quant à MUHIZI, je ne sais pas si ce que vous dites, vous ne le faites pas exprès parce que c’est bien le génocide des tutsis tout comme les massacres de hutus pourront être qualifiés de génocide devant les tribunaux compétents. et personnellement je ne suis pas l’ami du Président KAGAME et j’aimerai bien débattre librement avec vous sur ce site sans que KAGAME n’y interfère. Et, je vous invite à poser les questions tout en suggérant les réponses comme par exemple sur ceci:

    « En réalité ce rapport est très accablant. Cependant, je me demande ce qu’on peut faire sur ce rapport les tutsis qui ont échappé à la machette des extrémistes hutus grâce l’APR qui après a tiré à bout portant sur les innocents réfugiés hutus? Je me pose cette question car, d’une part certain des extrémistes hutus ont été acquitté par le même FPR(APR), cela a engendré chez certain rescapés de génocide de tutsis un sentiment de ne pas avoir obtenu la justice et d’autre part par le fait que les rescapés hutus de massacres qui pourront être qualifié de génocide pourront avoir le même sentiment si la justice ne qualifie pas de génocide ces massacres systématique en l’encontre des hutus commué par l’APR. Comment alors pourrons-nous se réconcilier si la justice continue à montrer ses limites tout en laissant un sentiment d’injustice dans les cœurs meurtris? J’aimerai bien croire dans la justice parce que c’est nécessaire mais pas suffisant. A vous de me dire ce qu’on peut faire ensemble les hutus et les tutsis enfin de permettre de future générations de fumer ensemble le calmant de paix. parce qu’on en a fort besoin »

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    • Muhinzi dit :

      Merci Monsieur ou Madame rodman. Je suis en partie d’accord avec toi et je n’ai pas encore rencontré des gens comme toi qui veulent discuter de ce problème hutu-tutsi.
      Soyons sincère dans nos discussions ici. Est-ce tu peux me dire si avant 1990 on a connu ce problème ethnique au Rwanda.
      Avant 1994 Ruhengeri est Byumba étaient habités. Mais qui a vidé ces deux préfectures de sa population? En 1992 une partie de la population a célébré l’attaque du FPR à Ruhengeri. Tu t’imagines faire cette fête devant qqun qui vient de perdre les siens tués par le FPR.
      Monsieur Rodman si ce qui s’est passé en 1994 est le Génocide des tutsis, comment appelez-vous la période de 1990 à 1994? Je te rappelle que ceux qui n’avaient pas fui le FPR ont été tués par celui-ci.

      Selon l’ONU, il y a eu 800.000 tutsis et hutus modelés. Ces hutus modelés sont mis où par le pouvoir de Kigali. Selon plusieurs organisations non gouvernementales, il y aurait 2.000.000 de morts hutus rwandais et 6.000.000 de morts congolais. Qu’en pensez-vous?

      Je pense que beaucoup de rwandais veulent la réconciliation mais pas une réconciliation à l’FPR. Une réconciliation ne sera pas possible aussi longtemps que des personnes seront jetés en prison parce qu’ils réclament leur biens confisqués par un groupe de personnes.

      Pourquoi parlez-vous toujours des extrémistes hutus? Est-ce qu’il existe des extrémistes tutsis? Quand tu essaies de poursuivre un animal paisible en cherchant à le tuer, à un certain moment il se retourne et se défend. Les hutus qui se défendent sont qualifier d’extrémiste. Est-ce tu peux me dire un seul président non tutsi qui a dirigé un pays et a tué 4 présidents? Si le pouvoir actuel a acquitté des extrémistes hutus, il n’a pas bien fait. Mais si le le FPR a acquitté ces extrémistes hutus et ne les a pas tués, c’est que le FPR ne peut pas emprisonnés ses semblables.

      Si Kayumba Nyamwasa était mort quand l’escadron de la mort de Kagame lui a tiré dessus, on n’allait mettre ça sur le dos des hutus et une grande partie des tutsis allait le croire; les médias de Kagame allaient mettre le paquet.

      Pour moi, les tutsis raisonnables devraient s’asseoir ensemble et se demander si ce qu’ils ont fait et continuent de faire est juste pour leur avenir avant de dépenser des millions pour convaincre qq hutus, sans mémoire, de rentrer.
      Pourquoi un tutsi se sent blessé parce qu’on dit qu’il est tutsi? Je ne sais pas répondre à ta place.

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  6. Freeman dit :

    Bref, des blabla kagamistes habituels qui commencent petit à petit à lasser tellement il a du mal à masquer l’hypocrisie et le vide de son discours! Le roi est nu! Le drame des pays africains, c’est aussi d’avoir à leurs têtes des hommes qui manquent d’envergure intellectuelle. Il suffisait juste de compter ses tâtonnements, ses redondances,ses approximations, ses mensonges dignes d’un enfant de 10 ans pour plaindre son pays! Le Rwanda est loin d’avoir terminé son pain noir .
    De toute façon, on ne changera pas l’homme ni son régime! L’important est de sensibiliser ses sponsors sans qui il ne serait rien, juste un roitelet local impuissant à l’image du petit poulet de basse court tétanisé par le froid! Nous devons mettre l’Occident devant ses contradictions et ses responsabilités et lui dire:

    Vous n’arrêtez de prôner dans le monde le respect des droits de l’homme, de la démocratie, du pluralisme, de la liberté d’expression…pourquoi alors continuez vous à soutenir des criminels qui bafouent, au su et au vu de tout le monde, les valeurs qui vous sont chères? Les initiatives de type Jambonews doivent se multiplier à l’infini et contrecarrer la propagande pro-kagamé ! Encore bravo à vous!

    Suggestion: pensez aux dons en ligne .(Paypal, Visa, etc.)

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  7. Rodman dit :

    Muhizi;
    Je remarque que vous hésite sur Mr ou Mme! et bien c’est Mr! et aussi que vous me tutoyez ce que je n’avais pas voulu faire pour vous parce qu’il y a certaines personnes qui n’aiment cela. Mais pour moi ce n’est pas un souci donc entre nous, on peut se tutoyer!
    *Je commence avec la dernière question. Je ne pense pas qu’un tutsi ou un hutu se sent blessé lorsqu’on dit qu’il/elle l’est! cela dépend de contexte. Par exemple si cela arrive dans une situation qui réveille un image négatif (de ce qu’on a vécu) chez la personne qui se sent viser ça peut être frustrant! mais, cela n’engage que moi. ainsi je trouve personnellement que ça était dit dans un contexte tendu.
    *Oui, les extrémistes tutsi existent.
    *Oui, le problème Hutu-Tutsi était bien là avant 1990! et je sollicite ton courage pour un peu plus de recherche sur ce sujet.
    *Entre 1990 et 1994 c’était encore une guerre civile mais aussi sans entrer dans les détails de massacres, Vas savoir sur les massacres de Murambi, Bicumbi, Bugesera,Bigogwe…. et côte APR (les massacres dans la zone sous leur contrôle).
    * Quant aux chiffres, cela m’importe peu parque là on parle les vies humaines et ici j’aimerai bien discuter comment, on peut arriver à ne plus affaire à une personne lynchée parce qu’il est hutu ou tutsi.
    Et ceci est valable pour les hutu que pour les tutsi, on ne se défend pas en massacrant les femmes et les enfants et d’autres gens vulnérables! que cela soit aussi claire toi.
    * Pour finir, je ne suis pas d’accord avec toi sur le fait que ce n’est que les tutsi raisonnables qui doivent se soucier des leur avenir, on doit tous y participer parce qu’on a tous à y gagner si non le combat de réconciliation est perdu d’avance.
    A suivre…

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  8. Muhinzi dit :

    Excusez – moi Monsieur Rodman. Si je vous ai tutoyé, je ne le ferai plus.

    Mais comme je l’avais dit plus haut. Ce qui frustre les hutus, c’est qu’ils sont tout le temps agressés.
    Si je dis que avant 1990 il n’y avait pas eu de problème hutu-tutsi ce n’est pas pour défendre les hutus. C’est que en ma connaissance il n’y avait pas.
    Le problème de Bugesera, Bagogwe… C’est un problème de réaction suite à l’action du FPR au nord du pays. Cette réaction d’une partie, en majorité des hutus, arrangeait bien le FPR car il l’a utilisée pour dire que le pouvoir de Habyarimana était dictatorial. D’ailleurs quand les gens se sont rendus compte que ce jeu était celui du FPR, ils ont arrêté et ce sont les commandos du FPR qui ont pris ce sale boulot. cfr livre de Ruzibiza, témoignage de Ruyenzi.

    Si je dis que les tutsis raisonnables doivent prendre l’initiative et se soucier de l’avenir, ce n’est pas pour dire que les hutus raisonables ne doivent pas faire pareil. Pour le moment tous les tutsis qui ont essayé de faire quelque chose avec les hutus, sur base d’une discussion franche, ont été jetés en prison, tués ou contraints à l’exil par le pouvoir de Kigali. Ces tutsis existent et Dieu merci leur nombre va en croissant. C’est le cas de Mushayidi, Rwisereka,Gasasira.

    Tous les hutus qui ont eu confiance aux tutsis, ceux-là même qui sont au pouvoir, ils l’ont payé cher. Le cas de Bizimungu Pasteur, Lizinde, Kanyarengwe…

    Vous avez suivi la visite de Kagame à Bruxelles et la rencontre avec les rwandais. Vous avez vu les attaques que monsieur Evode a essuyé parce qu’il avait osé poser des questions que tout rwandais ordinaire se pose.

    Monsieur Rodman, vous pouvez ne pas être d’accord avec moi mais nous pensons que ce n’est pas aux hutus de faire un pas vers les tutsis mais aux tutsis de le faire vers les hutus et surtout sans mensonges. Si les choses ne sont pas faites dans ce sens ça sera très très difficile de se réconcilier. Les hutus ne sont pas à l’origine de l’agression et l’humiliation dont ils font l’objet depuis 20 ans. Ils sont conscients que ça ne sera pas facile mais la communauté internationale finira par se rendre compte que seule la démocratie et la justice équitable peuvent nous faire vivre ensemble. D’ailleurs depuis quelques mois les choses bougent.

    Tu dis que les chiffres t’importe peu? Et pourquoi donc? Les 8.000.000 d’âmes ne passera pas inaperçu. La réconciliation ne peut pas avoir lieu sans justice pour ces personnes, même s’il faut renoncer à la réconciliation.

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  9. Rodman dit :

    Muhizi,

    Je vous ai dit qu’il y a aucun souci de me tutoyer! c’est juste que je ne voulais pas le faire pour vous sans que j’y sois autoriser de le faire par vous même.
    Pour les exemples des gens qui ont essayé de bonne choses mais que ça n’a pas marché! je peux vous dire ce que je pense à ces gens là: pour moi ce sont des hommes et femmes politiques courageux; cependant, je remarque que ils n’ont que fait bouger les choses de manière très lente! et c’est la raison pour laquelle qu’il faut faire participer plus la société civile que les homme et femmes politiques qui ont souvent les ambitions qui varient selon les circonstances et selon de fois les ambitions personnelles.

    Je voudrai terminer en disant que je crains fort que notre discussion finisse accoucher d’une souris parce que nos points vue divergent très largement! deux raison pour moi: la première est que je pense que la justice est nécessaire mais pas suffisant pour permettre les gens à se réconcilier. la 2 ème est le fond de la 1 ère car j’aurai aimé d’avoir une justice dont l’objectif est la réconciliation. Mais, si la plus part des gens concernent penser autrement (comme vous), ça sera le chemin choisi et je m’y adapterai.

    En tout cas, j’ai apprécié votre franchise et j’espère que cela est pareil pour vous! et peut-être qui sait! on pourra se croiser une autre fois pour revenir à notre casse tête! Donc, je souhaite qu’on puisse discuter une autre fois lors que j’aurai bien médité sur tous cela car ça fait plus en plus trop dans mes pensées.

    A+

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  10. nyanjwenge dit :

    Je rejoins Rodman, faites extrêmement attention à chaque mot écrit ! Nous africains qui habitons en occident avons une « tentation » d’abuser de la soit disant liberté d’expression en omettant, la déontologie journalistique ou simplement sociale. Celle-ci déconseille les personnalités influentes (morales ou physique) d’utiliser des mots, groupes de mots… qui inciteraient deux ou plusieurs groupes de gens à se haïr.
    Personnellement en lisant la plupart des articles , je sens que vous écrivez sous une EMOTION (truc à éviter quand il s’agit du journalisme) car la perception du lecteur sera différente de ce qui aura été écrit ou ce que le rédacteur aura voulu dire. sa façon de retenir l’information et l’usage de l’information sera également différent suivant sa motivation, son niveau d’analyse et autre…
    Bref, je ne vous apprends rien de votre métier ! Ariko iryagaragaye ntiriba rikishe isuka.
    L’engagement est bon, mais l’approche serait à améliorer. Même la RTBF a été comparé à la RTLM par Leterme, car en vérité en Wallon déteste de plus en plus le flammand en partie à cause du journal de 19hoo où on ne cesse de montrer ‘la face , inhumaine d’un ou plusieurs personnalité flammande (De Wever pour le moment), et au travers cette image, le wallon trouve que le flammand est un homme patati , patata…

    Voilà , les amis sinon. courage

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  11. nyanjwenge dit :

    Mr MUHIZI, je me permets de réagir à vos commentaires (je dis bien vos commentaire pas VOUS) qui me semblent très « bornés » en terme de souvenirs, d’information et/ou peut-être de réflexion.
    en trois ligne je vous fais part d’un petit temoignage.
    née d’un père (Hutu) et d’une mère tutsie , c’est à l’age de 11ans que j’ai voulu savoir pourquoi il m’était interdit (ou) d’aller dans ma famille maternelle! pourquoi je ne connaissaient pas mes oncles paternels … ! ma première lecture fut, « Un abrégé de l’histoire du Rwanda, de 1855 à 1972″ j’en suis actuellement au rapport mapping.
    j’ai enfin compris la vérité , et vit aujourd’hui comme un electron libre .

    Retracez donc l’histoire , sans jugement aucun et vous verrez que les tutsis tués à Bugesera, y étaient déjà réfugiés en provenant de leurs collines natales du nord du pays, vous découvrirez (peut-être) que le problème ne se résume pas à  » peuple hutu …peuple tutsi… » ! mais que toujours, les » INFLUANTS », on toujours voulu soit la vengeance, soit leurs rassasiements jusqu’à ne plus se soucier au sang qui serait versés et encore moins aux larmes qui suivraient .

    Après tout ça , vous comprendrez que c’est ne pas tel ou tel qui devrait tendre la main, mais que tout(e) rwandais(e) intègre, qui souhaite réellement l’unité de son peuple, devrait du jour au jour se remettre en question en voyant s’il(elle) n’est peut-être pas parfois injuste dans ses jugements envers son voisin.

    Mais si vous pensez que le problème survient à l’attaque du FPR à Byumba, c’est que vous êtes ignorant ou que vous fermez les yeux EXPRÈS. si c’est le cas, alors quelle justice serriez vous entrain de chercher si vous camouflez les crimes pour dénoncer d’autres..? c’est p-e les chiffres qui vous offusquent la vue? 1000 Bagogwes, 200000 tutsis, 6millions de congolais , 1 millions de tutsis 2 millions de hutus… en tant que jeune ce n’est pas ce qui me préoccupe, le drame est que il y a le sang qui a coulé peu importe le chiffre.
    Comment réparer les dégâts? surtout pas par la haine et encore moins par la vengeance.

    Puis ça sera plus juste que vous communiquiez en votre nom propre, pas au nom de Hutus du style, « nous pensons que … » ou « …. on ….. » qui? Ne généralisez pas votre pensée vous ne représentez que votre personne
    et ce que vous dites n’engage que VOUS.

    @ RODMAN, je vous répond à vous aussi sur le fait que vous voulez trouver une solution qui unira les rwandais mais qu’en même temps vous fuyiez le débat (Le problème) car vous craignez que votre discussion ne mènera à rien ! Nous devons savoir que le combat à mener pour qu’un jour les tutsi et hutu soient ensemble ne s’arrete pas sur le jugement, les solutions sont entre nous , il faut les creuser, ça malgré les obstacles.

    à Bientôt

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    • Anonyme dit :

      Merci pour votre commentaire!!
      Vous avez raison!

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    • Muhinzi dit :

      nyanjwenge;

      tu veux donner l’impression de connaître l’histoire de mon pays plus que les autres rwandais.
      Tu me traitre d’ignorant, borné…. Ce n’est pas ces gros mots qui vont changer les choses. Tu peux me traiter de tous les mots mais ce n’est pas ça qui va nous rétrécir nos mémoires. Le fait d’avoir père (Hutu) et d’une mère tutsie ça change quoi. Tu veux nous faire de bons yeux en nous faisant comprendre que tu peux être neutre!!!??? hehehe perdu. Reste dans ta logique des choses et je reste dans la mienne. Si nos chemins ne peuvent pas se croiser ce n’est pas grave, mais essaie d’être poli, ici on n’utilise pas de gros mots. Si le fait d’utiliser vous et nous te dérange ne lis pas mes commentaires. Tu te prends pour qui pour commencer à donner des leçons ici?

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  12. Muhimakazi dit :

    Bonjour Mrs Nyanjwenge,
    Je pense que tu as connu de sérieux problèmes dans ton enfance qui n avaient rien avoir avec l’ethnie de ta mère. Je suis aussi issue d’une famille hybride( hutu x tutsi), nos grands parents tutsis ont été tués par l armé du FPR, par ce qu ils avaient refusé de collaborer avec eux comme la majorité des tutsis l avait fait. Ma mère mes tantes et oncles tutsis attendent encore aujurd’hui que justice soit faite.

    Quand aux tutsis de Bugesera, si tu veux évoquer ça , tu ne devrais pas ne plus oublier le nombre d’ enfants innocents hutus tués par l’épé de Kanjogera.
    Bref, ayons le courage d’afronter la réalité actuelle, car tôt ou tard la vérité vainvcra.
    Bien à toi
    Muhimakazi

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    • Anonyme dit :

      @Muhimakazi
      « Je pense que tu as connu de sérieux problèmes dans ton enfance qui n avaient rien avoir avec l’ethnie de ta mère. »
      Vous êtes gonflé quand même!
      J’espère que vous vous en rendez compte!

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    • Muhinzi dit :

      Heuh Nyanjwenge ne savait pas que Kagame risquerait gros en tuant les rwandais. Il faut la laisser mais c’est le début de la fin.

      Il faut une justice pour tous les rwandais, hutu, tutsi,twa c’est tout ce que l’on demande. Pas une justice de vainqueur.

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  13. Jean Bigambo dit :

    @ nyanjwenge

    Je suis l’auteur de l’article. Et tout d’abord, je vs remercie de l’intérêt que vs portez et de l’avis critique.
    Quant à l’article même: je n’ai pas la prétention d’écrire en tant que journaliste (bien que je m’y inspire)…d’ailleurs vous semblez maîtriser cet art bien mieux que moi. Et en effet, j’écris sous ÉMOTION. Mlle Nyanjwenge, vs ne trouveras jamais au monde un article se clamant 100% être objectif. Il y a de la subjectivité partout. Tout simplement parce que nous sommes des humains. Oui, je suis rwandais, avec ma propre expérience de la vie. Je la partage, tout en s’enrichissant de vos commentaires, qui, je l’espère, me permettront d’être un homme meilleur (plus critique, plus nuancé) Et le fait de susciter la réaction (débat) est essentiel, car je n’écris pas pour inciter à la haine, aux sous-entendus (dont je suis moi même victime), ni pour plaire à la masse: je n’ai rien à vendre! Je ne suis pas la RTBF (j’ai aucun contrât signé avec une agence de pub, etc) Mais plutôt, j’écris pour dialoguer entre vous et moi. Ne pensez-vs pas que nous les rwandais on s’est perdu quelque part, au niveau de la parole (sans tabous)? Qu’on a besoin de se retrouver, à travers cette même parole? Qu’elle plaise ou pas, il faut la restaurer. Donc le fait que tu ne sois pas d’accord, j’en suis même plutôt ravi. Car ça montre que je ne suis pas un génie qui satisfait les désirs de chacun. Hélas, je ne suis qu’un homme, avec ses joies et peines…bref, un rwandais, comme vous. Vs pouvez m’accuser de mentir s’il en est le cas, mais pas d’avoir des émotions. Merci à vous, J. Bigambo.

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  14. nyanjwenge dit :

    @ Bigambo,

    Je comprends votre position, mais je crains que vous n’ayez pas compris ma peur ! ce n’est pas le fait de vous appeler journaliste ou pas qui importe, c’est votre travail (courageux d’ailleurs ) et ses EFFETS au-travers le grand public avec des idées et attente différentes. Si vous décider à mettre vos articles en public, c’est un truc risqué qui aura des effets et résultats (bons ou ravageurs) qu’il faudra tout de même assumer ! c’est pour ça que le journalisme (c’est bien ce que vous faites là) est un métier ou hobby dangereux et sérieux. surtout quand il traite les sujets sensible. La vérité doit-elle être dite ? OUI, doit-elle être dite n’importe comment? NON !
    nyanjwenge@yahoo.ca est mon adresse e-mail, n’hésitez pas (Bigambo) à m’y répondre

    Quant à MUHINZI désolé mais je ne porte que du mépris à votre commentaire haineux !

    Au revoir les amis

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  15. Michel dit :

    Bonsoir à tous,

    L’un ou l’une d’entre vous a fait référence à l’histoire du Rwanda. Je pense qu’effectivement il faut essayer de bien connaître l’histoire de son pays pour en parler en connaissance de cause. Comme le disait l’écrivain Elie Wiesel (Prix Nobel de paix 1986), il faut témoigner du passé pour sauver l’avenir.
    Il va de soi que ce chemin n’est pas facile non plus, le vainqueur du moment voulant toujours imposer sa version de l’histoire.
    Dans ce cadre, je voudrais rappeler un phénomène devenu une constante dans l’histoire du Rwanda, qu’elle soit précoloniale ou post-coloniale : la liaison dangereuse entre le pouvoir et la violence au Rwanda. C’est au début des années 80 que j’ai pu lire en entier le livre de Monseigneur Alexis Kagame intitulé « Un abrégé de l’histoire du Rwanda de 1853 à 1972″. Comme on peut le lire dans les pages qui concernent la période précédant l’arrivée des Blancs au Rwanda, le sang coulait beaucoup au Rwanda dans les luttes pour le pouvoir. Et ce qu’on observe aujourd’hui dans les rouages du pouvoir à Kigali n’est pas sans rappeler justement cette période. Ce qui me ramène souvent à cette pensée de l’écrivain français A. de Tocqueville qui disait que « l’histoire est une galerie de tableaux où il y a eu peu d’originaux et beaucoup de copies ». Il est vrai que certains considèrent que les Rwandais avaient une conception cyclique de l’histoire (en référence sans doute aux noms des Rois de l’ancien Rwanda).
    A la prochaine.

    Michel

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