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Burundi, le retour de la rébellion: un reportage qui continue à faire couler l’encre

Publié : le 8 décembre 2011 à 14:19 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité
Pauline Simonet, journaliste France 24

Pauline Simonet, journaliste France 24

Le reportage de Pauline Simonet diffusé  le jeudi 1er décembre sur France 24 continue à susciter plusieurs interrogations au sein des communautés burundaise et rwandaise.

En effet, une semaine après la diffusion du reportage portant sur une « rébellion burundaise » installée en RDC, cinq questions restent toujours sans réponse, les voici en vrac :

Le Général Moïse s’exprime en Kinyarwanda et non en Kirundi (Les burundais disent plutôt dufiSe et pas dufiTe). Beaucoup de burundais ont été surpris par cet accent d’autant plus que le « Général » Moïse affirme dans le reportage avoir appartenu à l’armée Burundaise. On a attendu en vain que le « Général » s’exprime en français avec son hôte, chose très surprenante puisque tous les officiers burundais passent par l’ISCAM (Institut Supérieur des Cadres Militaires) et ont donc un niveau BAC +4 au moins.

Le choix de la base arrière de cette rébellion: Les hauts plateaux de Minembwe chez les Banyamulenge. Ce choix paraît très surprenant, car pour ceux qui connaissent la région, il est tactiquement très difficile de mener des opérations de guérilla au Burundi à partir de ces hauts plateaux. Dans la moitié des années 90, la rébellion burundaise du CNDD avait plutôt choisi la plaine de Rusizi avant d’être délogée par l’AFDL de Kabila, puis la Tanzanie par la suite.

Les effectifs du Général Moïse: Nous avons comptabilisé en tout et pour tout 10 à 12 hommes autour de lui, or il affirme avoir des Brigades. Pourquoi aurait-il raté l’occasion rêvée de faire une démonstration de force devant une chaîne internationale, sachant que les barundis allaient voir ce reportage d’une façon ou d’une autre? (Pour information, le pouvoir de Bujumbura a brouillé les signaux des chaînes qui ont retransmis ce reportage),

La composition des troupes du Général Moïse: Elles sont composées des ex-FAB ( Forces armées burundaises avant les accords d’Arusha), des soldats qui ont combattus auprès du FPR (1990-1994), des déçus du CNDD-FDD, des combattants du FNL (ex-Palipehutu). Retrouver les ex-FAB, les déçus du CNDD-FDD et les combattants du FNL  réunis au sein de cette rébellion n’est pas surprenant dans le contexte actuel, mais on peut s’interroger sur la présence des ex-soldats du FPR dans cette rébellion, quels sont leurs mobiles?

Par rapport à ces observations, on peut douter légitimement sur l’origine du  « Général » Moïse, tout laisse a croire qu’il est plutôt Rwandais même si certains Burundais comme Gratien Rukindikiza de Burundi News  affirment le contraire, un séjour même prolongé d’un Burundais parmi les Rwandais ne peut pas dénaturer complètement son accent,  nous prenons à témoin les milliers d’anciens réfugiés Burundais au Rwanda qui ont gardé quasiment intact leur accent malgré plus de deux décennies d’asile.

Au vu de ces différents éléments d’interrogations, plusieurs hypothèses au sujet de cette prétendue rébellion sont plausibles:

Burundi

Burundi

Soit c’est un instrument de Kigali et Bujumbura qui servira bientôt comme prétexte pour mener une nouvelle offensive conjointe au Congo (après la proclamation des résultats des élections par exemple). Ce ne serait pas étonnant car les Présidents Nkurunziza et Kagame entretiennent, du moins visiblement, de très bonnes relations., Certaines sources à Bujumbura affirment même qu’une antenne des Renseignements Rwandais y a pris quartier, ce qui expliquerait en grande partie l’arrestation des opposants Rwandais à Bujumbura, la plus célèbre étant celle de Déo Mushayidi, opposant rwandais capturé au Burundi en 2010, avant d’être transféré en toute illégalité au Rwanda, ou il est actuellement emprisonné.

Soit c’est un ballon d’essai de l’ancien général Kayumba et cie qui veulent se servir du Burundi pour attaquer le Rwanda par le sud, ceci expliquerait peut être la présence des ex-soldats du FPR dans les troupes du Général Moïse. L’hypothèse d’attaquer le Rwanda par le sud n’est pas totalement infondée car le Burundi est un des rares pays qui a un casus belli contre le Rwanda ( La mort du Président burundais Ntaryamira sur le sol rwandais ) et donc ou des alliances peuvent être trouvées.

Soit les partisans de l’ancien parti unique du Burundi (UPRONA) préparent leur retour à l’aide du pouvoir Rwandais, ce qui expliquerait la présence conjointe des ex-FAB et des ex-RPA dans cette rébellion.

Soit il s’agit d’une alliance anti-Nkurunziza qui essaierait de ratisser très large dans la région.

Il est très difficile de pencher pour telle ou telle hypothèse, car au Burundi les choses ont évolué et le conflit qui s’annonce ne sera pas ethnique. En effet, plusieurs hutus sont mécontents du régime et  plusieurs leaders hutus de l’opposition font l’objet d’exécutions extrajudiciaires de la part du pouvoir hutu de Nkurunziza, seuls ils n’arriveront pas à renverser le pouvoir de Nkurunziza. D’autre part, le pouvoir actuel gère mal le Burundi,  la corruption est très répandue (D’après les rapports régionaux, le Burundi est le pays le plus corrompu de la région) et comme on peut notamment l’apercevoir dans le reportage, de très belles villas poussent comme des champignons  alors que les indicateurs économiques sont au rouge (au classement 2011 de l’Indice de développement humain, le Burundi était classé 185ème pays sur 187). Enfin, plusieurs Tutsis burundais  caressent l’idée de revenir en force aux affaires car leur influence a fortement diminué, mais pour cela ils savent qu’ils ont très peu de chance s’ils s’aventurent seuls.

L’hypothèse d’une alliance entre hutu et tutsi déçus  est donc très plausible, elle existe déjà au niveau politique, et si le pouvoir ne corrige pas le tir, une alliance armée du même type pourrait effectivement voir le jour.

Olivier Ngaboyamahina
JamboNews.net

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148 Commentaires à “Burundi, le retour de la rébellion: un reportage qui continue à faire couler l’encre”

  1. Yosef dit :

    Le peuple burundais a toujours ete uni, c’est par le model du Prince Louis Rwagasore ou du Mwami (Roi) qu’ils se sont toujours soudes pour construire leur pays.Certe, il y’a certains burundais qui ont voulu attiser la haine ethnique pour des fins politiques (personels), mais cela ne veut pas dire que tout le peuple burundais les avait soutenu. Donc, l’unite burundais n’est pas un nouveau phenomene.

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    • Joseph Gasekurume dit :

      Mutama Yosef,
      Ne ment pas, la charte de l’unite national avait etait signes par quels partis? Tout vient du fait que les tutsi en general son menteurs! (charles Onana dand « Fureur noirs blanc menteurs »). Il ne faut pas tromper la masse, est-ce que tu te souvient de Ntega et Marangara! le peuple etait uni? Pardonnez-moi des lettles sans accents!

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      • Jasmine dit :

        le livre « Noires fureurs et blancs menteurs » c’est de Pierre Péan et c sur le Rwanda (même si les aristocraties burundaises et rwandaises sont quasiment identiques)

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        • Jasmine dit :

          je parle d’aristocratie pcq dans le livre Péan rapporte les écrits d’un historien rwandais (tutsi) qui explique que mentir est appris comme un art dans l’élite et l’ancienne aristocratie. mais personnellement, je crois que cet « art » s’est diffusé dans toute la population, que ce soit les burundais ou les rwandais! eh! kiékiékié parfois c’est trop même

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        • BIRENGUSEKE dit :

          ….C’est,….vrai……il…est….de….PEAN….Pierre…ce….livre….!!!!!…et…c..est…sur..le…RWANDA.

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  2. Bonjour Monsieur Olivier Ngaboyamahina ,

    Le projet politique du Burundi, poussé par le CNDD/FDD, est de moderniser son système socio-économique, accompagné d’une décentralisation. Le Burundi a une vision pour 2020 et 2025. Combien de pays en Afrique sont dans cette dynamique aujourd’hui ?
    Je pense que le Burundi est bien géré vu la conjoncture internationale ; et le retour récent à la démocratie.
    Ce sont deux paramètres importants. Le problème de l’Etat burundais est le fait que ses institutions respirent le résultats de scrutins à la proportionnelle. Cet esprit oblige les nouveaux dirigeants burundais à travailler en coalition politique. Je pense que des institutions majoritaires sont plus efficaces pour reconstruire à la sortie d’une guerre civile comme le Burundi l’a connu. De plus, la Constitution dit que si un parti à plus de « 5% » de voix lors des élections, il peut (doit) faire parti du gouvernement. Ce sont des freins de ce type qui font que les changements de fond se réalisent à petite vitesse. A cela, il y a les quota ethnique qui font que l’on oblige les dirigeants à garder à leurs côtés d’anciens dignitaires (ou leurs enfants). Ces derniers ne rêvent que d’un chose, c’est d’en découdre avec le régime actuel tout en étant au gouvernement. Par exemple, dans le gouvernement actuel on a le CNDD/FDD coalisé avec l’UPRONA (parti de la dictature militaire de Bahima Barundi -Buyoya- Bagaza- et -Micombero-). Pour l’UPRONA, il n’est pas question de faire la réforme de l’administration burundaise. Si corruption , il y a dans la fonction publique, c’est parce que les fonctionnaires nommés sous la dictature sont toujours là. L’autre problème du Burundi est que ses ministres de la Bonne gouvernance et de la Communication ne sont pas performants. Ils vivent à une autre époque. Car de nombreux progrès ont été réalisés en matière de corruption. Enfin pour terminer, il faut ajouter à tout cela, le bras de fer entre l’Etat et la société civile.
    La société civile burundaise visible est celle « politisée » des enfants des anciens leaders de la dictature des Bahima burundais. En ce moment où l’on privilégie le multilatéralisme, les associations de civiles (Ongs) sont les plus avantagés.
    C’est tout cela qui rend la situation burundaise un peu complexe vu de l’extérieur…

    Diallo Abou Moussa.
    Burundi-agnews.org.

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    • gahimbare jules dit :

      Mr Diallo,

      j,ai pas beaucoup des mot a vous dire,mais ce que tu peux savoir,c,est que le pouvoir Hutu est modit,depuis l,arrivee des hutu au pouvoir meme a partir de buyoya 1 (1987)c,est la que nous avons commence a soufrir(ntega-marangara).regarde commet les tuerie que les hutu fasse,demande au ex rebellion fnl et fdd,ils tue comme des sauvage.sache bien que sans la benediction des tutsi c,est du cao,les tutsi sont comme des juiffe et tous les tutsi ne sont pas des bahima.les tutsi vous a laisser le pouvoir et on vera ce que vous recortera.wait end se

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  3. Ami dit :

    Merci pour ton analyse pertinente sur la géopolitique de la région des grands lacs. en dépit des problèmes auxquels le Burundi est confronté, la démocratie est en marche. Les hutus et tutsis se disent maintenant la vérité sur le passé de leur pays. Le chemin reste quand même long, car certains tutsi continuent à croire qu’ils sont superieurs aux hutu. Autrement dit, les hutu sont là pour servir les tutsis.

    Quant Nkurunziza, il doit faire un effort dans la gestion du pays. Il ne doit pas persécuter Rwassa et ses membres, car nous tous connaissons le rôle qu’a joué le Palipehutu dans la sensibilisation des hutu. D’ailleurs, le corps de Rémy Gahutu doit être rapatrié au Burundi. Ce serait un grand geste de Nkurunziza en honorant la mémoire de Gahutu qui est un héros au même titre que Rwagasore, Ndadaye et Nyangoma

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  4. RUGEMA dit :

    Je lis une très bonne analyse de la part de M. Ngaboyamahina. Y compris sur un point toujours considéré comme délicat et a priori indécidable dans le contexte burundais (ou rwandais):  » le conflit qui s’annonce ne sera pas ethnique ». En réalité, il n’y a jamais eu de « conflit ethnique » au Burundi, ni au Rwanda d’ailleurs. Il n’y a donc aucune raison qu’il y en ait aujourd’hui. La raison est simple, et vous ne la croirez pas facilement, je le sais, IL N’Y A PAS D’ETHNIES au Burundi ni au Rwanda, ni nulle part ailleurs dans le monde. Parce que LES ETHNIES N’EXISTENT PAS. Personnellement je n’ai jamais entendu parler d’ethnies en Europe, ni en Amérique, ni en Asie, ni dans les pays arabes…(quand on en parle, c’est juste une allégorie journalistique que personne ne pense à laisser brouiller la langue rigoureuse des légistes et des stratèges, càd celle qui oriente la pensée et l’agir: ex: dans les nations Balkaniques… ex: en Indonésie…). Pourquoi voulez-vous que l’Afrique des Grands Lacs fasse exception sur la planète Terre ?

    Autrement dit, les HUTU ont probablement des problèmes à résoudre entre eux (c’est aujourd’hui chose visible sur le terrain burundias) et les TUTSI ont des problèmes à régler entre eux (ce n’est plus totalement visible aujourd’hui mais c’était le cas avant la venue des Blancs, lorsque les Tutsi étaient encore maitres de leurs territoires et de leurs institutions).

    La fameuse UNITE incarnée par l’UPRONA de Rwagasore/Mirerekano (entendez: d’une part, le Prince tutsi enlevé par les moines combattants puis christianisé au forceps pour en faire un rebelle à son père, et d’autre part le syndicaliste Hutu commis des couvents catholiques alliés tactiques des jihadistes arabes) a engendré tous les problèmes dans lesquels les Hutu et les Tutsi dits « civilisés » (càd « émancipés », càd « christianisés et/ou islamisés), se sont engouffrés, avec les malheurs qui s’en sont suivis pour le reste des congénères restés en marge de la « civilisation » christo-islamique.

    J’admets que beaucoup parmi les hypotheses énoncés sur la nature de cette soi-disant rébellion sont valables. Mais je doute tout autant que les Hutu et les Tutsi puissent se retrouver demain dans des structures combattantes communes. Cela ne s’est jamais vu (ou alors sans mal) par le passé; ca ne se passerait pas (ou alors sans mal) demain. Tout le monde le sait. Et quand une telle aventure est artificiellement tentée, il y a mensonge quelque part, et ca ne tarde pas à se faire savoir (les cas les plus flagrants sont justement l’UPRONA-Mirerekano/Rwagasore; le RADER-Bwanakweli/et je ne sais qui; et tout récemment le FPR-Rwigema/Kanyarengwe). Je vous remercie !

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    • Yosef dit :

      Rugema..ou plutot Bwejeri, wagiye ubesha abantu ngo tu as conseille au tres respecte Col. Bagaza ngo areke gusigna Arusha, mbe aho wama ushaka guhonyora aba Leaders Tutsi twese twubaha, wibaza ko bizokugeza kuki? ndabivuze ndabisubiriyemwo, tu es un opportuniste ateye isoni!!!! nimba abandi bakubesha bagakoma amashi mu bubeshi bwawe, jewe ndabikubwiye, uri un escrot qui a tralli le peuple avec tes theories opportunistes!!!! mbega discours za Kayibanda, ubona mutavuga kimwe, igihe kimwe ngo ni « leader des tutsi », munyuma, ukagwanya abatutsi twubaha twese, ikindi gihe, tu danses avec les Hutu et tu joues a l’hypocrite, tu es un escrot!

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  5. Yosef dit :

    Joseph Gasekurume, ton analyse est ethniste et haineux, c’est triste qu’en 2011, qu’on retrouve des individus inspires de divisionisme! Relis mon commentaire, je parle de la periode pre colonisation, l’unite national du Royaume du Burundi etait solide! Ntega et Marangara, il y’a eu des massacres de Tutsi d’abord, et bien entendu, il y’a eu vengeance! Si tu veux parler d’evenements sanglants qui ont endeuille notre pays, les Hutu et les Tutsi ont perdu leur familles! Mensonge? Major Pierre Buyoya est un criminel, tout comme Pierre Nkurunziza est un faux representant des Hutu!

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  6. RUGEMA dit :

    Yossef & Gasekurume:

    Bangwe Bangwe ! Ne vous chicanez pas pour rien.
    « UNITE » n’est même pas un terme local au Burundi (ni probablement au Rwanda). Au vu de votre désaccord, et avant que » vous en veniez aux mains », je viens juste de me renseigner chez quelqu’un qui fait autorité chez les hutu et tutsi « civilisés » que vous êtes sans doute: le « Dictionnaire Francais-Rundi » du Moine Combattant F.M. RODEGEM (Tervuren,1970, p.269). UBUMWE comme vocabulaire usuel n’existe donc pas en langue « rundi » jusqu’en 1970. Ceci veut dire qu’il a du être forgé récemment « pour les besoins de la cause » (francaise?).
    Je crois savoir que l’équivalent dans le Rwanda actuel se dit « UBWIYUNGE »… c’est tout dire !
    Je vous remercie

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    • Yosef dit :

      Urakoze cane,Rugema, nkuko babivuga mu kirundi, uri umushingantahe w’ukuri! Ivyo mvuga nivyo, hariho abarundi benshi banse amacakubiri n’inzira y’ubwicanyi, muri abo barundi harimwo abahutu, abatutsi.Fata akarorero k’umuvyeyi wa Melchior Ndadaye, mwari muzi ko yatabaye abatutsi bari bagiye kwicwa n’abantu Data ngo bashaka kwihorera igandagurwa ya Melchior Ndadaye. Naje mvuga uko (nta Medaille nsaba nka ba Rusesebagina), naratabaye abahutu benshi i Bujumbura, no ku misozi hariho benshi (abahutu n’abatutsi) banse gukora amaraso, iyo ngendo yo. Nayo abo nabo bakirondera gucamwo abarundi kubiri, barihenda, kuko nabakiri bato (abahutu n’abatutsi), bipfuza kwubaka bishasha, naho benshi bose (abahutu n’abatutsi) babuze ababo. La plus grande richesse est la sagesse abo Barundi batabaye abandi, mu gihe abandi batoye inzira y’amacakubiri n’ubwicanyi. Urakoze,Rugema!

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  7. Yosef dit :

    Pour ceux qui s’interessent a l’histoire du Burundi pre independance, consultez ce documentaire:

    http://www.dailymotion.com/video/xilewa_les-barundi-avant-l-independance-5_news

    Le Peuple Burundais d’avant la colonisation etait un peuple uni, il n’est pas tard pour revaloriser les valeurs qui ont permis a ce peuple de resister meme l’influence coloniale qui a tout fait pour morceler la societe burundaise.

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  8. RUGEMA dit :

    Monsieur Josef:

    Je vous suis reconnaissant pour votre appréciation et vous remercie de l’information que vous nous faites partager. J’ai cependant peur que vous n’ayez pas compris l’essence de mon message. Ce que vous expliquez est exactement l’inverse de ce que je dis. Je viens egalement de jeter un coup d’oeil sur le lien que vous nous proposez. Le récit que j’ai vue et écouté se situe à l’exact antipode de ce que les scientifiques savent sur la période concernée (càd, le Burundi avant l’indépendance).
    Moi, Je dis en peu de mots que le concept meme d’UNITE n’a aucune valeur « interethnique » dans le sens ou les politiques l’utilisent aujourd’hui. J’ai pris à témoin la langue locale, telle que restituée par le Moine Combattant, Francis Rodegem, un auteur largement enseigné partout ou la langue appelée improprement « Kirundi » se parle. Si ce moine combattant ne mentionne pas le mot UBUMWE dans son ouvrage de 1970, cela veut dire que du temps ou l’empire néo-colonial « françafricain » issu de la nouvelle carte Post-WWII n’était pas étendu jusque dans les Grands-Lacs (grosso modo, avant 1955) les termes UNITE / UBWIYUNGE étaient inconnus dans notre « Zone de Résidence » appelée Grands-Lacs.
    Le modèle UNITISTE a fait faillite plusieurs fois au Burundi en tant que concept et schéma opératoires sur le terrain politique (NOTE: ARUSHA-BURUNDI_1998-2000 a été une illustration magistrale de cette faillite, puisque meme ce forum ultra-select a proclamé le maintien de la SEPARATION HUTU /TUTSI, càd le respect des différences),.. et ne parlons pas du Rwanda… ou rien de pareil n’a jamais été tenté.
    Il faut, je crois, sortir tout doucement de la « manipulation pseudo-scientifique » pour espérer garder les pieds sur terre. L’UNITE / UBWIYUNGE a fait faillite, et personne ne doit le regretter, que du contraire ! Maintenant, il faudra avancer, càd sortir de la manipulation néo-coloniale prise en charge par des pseudo-intellectuels. Ne perdez jamais de vue que les Mirerekano, Rwagasore, Lumumba, Mutara, Gahutu, Ndadaye, Habyalimana, et autres « victimes expiatoires », ont été de bons serviteurs captifs et ont été ensuite « sacrifiés » à l’autel de divinités que n’avaient pas connues leurs ançetres. C’est ma facon de comprendre le destin de ces grands « Captifs » dont les noms reviennent sans arret sous la plume des contemporains « égarés » et j’attends qu’on me démontre que j’ai tort. Il faut attendre patiemment le jour ou les nouveaux « Négriers/Esclavagistes » laisseront tranquille le reste des gens ordinaires, qui connaissent et respectent les voies de leurs ancetres, avec leurs noms et leurs attributs.
    Je répète: les TUTSI ne sont pas des HUTU et les HUTU ne sont pas des TUTSI. Chacun le sait tellement que personne n’a jamais ressenti le besoin de le dire. Cependant les Peuples ne se trompent pas ; l’Histoire encore moins: scientifiquement parlant, 1959; 1963-65; 1972-1973; 1988; 1993;-1994,… ne furent pas des erreurs de la part des Peuples ou de l’Histoire… plutot un rappel d’un grand schéma ou les maitres-mots ne sont pas UNITE/ UBWIYUNGE ou DEMOCRATIE/je ne sais quoi, mais des équivalents ( aujourd’hui passés à la trappe) dont beaucoup ont oublié la déclinaison, mais que chacun connait parfaitement dans sa langue et dans sa métalangue.
    Voilà ce que j’avais à dire.

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  9. edouarda dit :

    Décidément Yosef, vous n’avez pas de leçons à donner en matière d’ethnisme ! Votre “bien entendu” en est un exemple flagrant. Quand on massacre des gens de votre communauté, on peut donc “bien entendu” se venger et tuer des innocents !!! ??? On ira alors de vengeance en vengeance… Je vous signale d’abord qu’il n’est pas prouvé que les massacres de Ntega et Marangara ont été précédé par des massacres de tutsi. Vous oubliez aussi de parler de 1965, 1969, 1972… En 1972, après une prétendue rébellion dans le sud du pays, le plan Simbananiye fut exécuté. Des dizaines de milliers – probablement des centaines – de hutu ont été massacrés et enterrés dans des fosses communes. Ce génocide n’a jamais été médiatisé, ni même reconnu par la communauté internationale et les responsables n’ont jamais été inquiétés comme c’est d’ailleurs le cas aussi pour le génocide des hutu et des Congolais sur le sol Congolais. A ceux qui prétendent qu’il n’y jamais eu d’ethnies, je pourrai répondre que les ethnies (ou les appartenances ou groupes sociales et autres) existent partout au monde: les Noirs et les Blancs, les Juifs et les Arabes, les Arméniens, les Basques etc… Le problème n’est pas de reconnaître l’appartenance – pour ceux qui le veulent – mais l’intolérance envers l’autre et le déni des droits des autres. Le problème est de faire croire qu’on doit seulement veiller aux intérêts de son ‘propre groupe’; j’appelle cela de l’intégrisme. Ceux qui osent prétendre que mentionner le sang des hutu est sâlir le sang des tutsi devraient quand-même être conscients de l’injustice et de l’intolérance de ces propos. En ce qui concerne la nostalgie de l’époque d’antan, je pourrai seulement rappeler que l’époque n’était pas si paisible que l’on veut nous faire croire. A-t-on oublié les meurtres fratricides et les intriges à la Cour royale ? A-t-on oublié les contrats de servage et autres injustices ? De toute façon, les temps ont évolué partout au monde. Les Noirs d’Afrique du Sud et des Etats-Unis ne se trouvent fort heureusement plus non plus dans leurs situations d’avant. Pourquoi devrait-on en Afrique retourner au temps d’antan et ne pas être inspirés par des droits égalitaires pour tous ? Il y a d’ailleurs une contradiction dans la glorification des temps d’antan – féodales et fort hiérarchisés – et le ‘progrés économique – qu’on veut nous faire avaler pour justifier toutes les injustices actuelles dans la région des Grands Lacs. Si l’un ne va pas de pair avec l’autre, le ‘progrès’ ne bénéfiera jamais qu’à une petite élite (ethnique de sucroît). Pour revenir au Burundi, il est vrai que malgré le progrès au niveau de la société civile, on doit veiller à non seulement tenir compte des ‘sensibiltés’ des ‘nostalgiques’ mais aussi de ceux comme Rwasa, qui représente qu’on le veuille ou non, aussi une partie de la population. J’espère que les dirigeants burundais, et les ‘conseillers internationaux’ ne perdront pas cela de vue. La rébellion qui s’organise à l’extérieur peut être artificielle et incompréhensible pour certains mais dans des situations difficiles, les gens n’ont parfois pas d’autres choix. Encore faut-il voir qui leur livre des armes et pourquoi ?

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  10. RUGEMA dit :

    Edouarda:
    Vous soulevez beaucoup de points dans votre commentaire, dont un certain nombre répondent à l’ANTI-ETHNISME à la JOSEF, et d’autres débordent sur l’anti-ethnisme à la RUGEMA: les deux anti-ethnismes ne s’articulent pas sur les mêmes motivations.

    1) Pour rappel, j’ai cru comprendre que JOSEF ne nie pas les ethnies, mais les conflits ethniques. Il s’en tient à l’antique unité, plus fantasmatique que réelle, des Barundi/Banyarwanda, qui aurait été détruite par les premiers Négriers que sont l’Eglise catholique (chez-nous: Pères Blancs, etc.). Nous reviendrons probablement dans un prochain posting sur ce que les Pères Blancs (« Moines Combattants ») ont détruit exactement. ce n’est pas l’UNITE des Hutu et Tutsi mais les Lois et les Institutions « Nationales » d’un Peuple Multimillénaire.

    RUGEMA nie l’existence meme du concept d’ethnie sur des bases scientifiques; par conséquent il pointe du doigt l’inutilité qu’il y a à pérorer sur des conflits entre des entités humaines qui n’existent pas sous les dénominations qu’on leur colle dans les manuels des néo-coloniaux . (Si quelqu’un souhaite des dévelopements théoriques plus avancés sur le caractère artificiel et donc l’inexistence des « ethnies » qu’il hésite pas à detailler sa requête en marge de ce forum, et nous ferons tout pour orienter ses recherches.

    2) Vous dites:  » A ceux qui prétendent qu’il n’y jamais eu d’ethnies, je pourrai répondre que les ethnies (ou les appartenances ou groupes sociales et autres) existent partout au monde: les Noirs et les Blancs, les Juifs et les Arabes, les Arméniens, les Basques etc…  »

    Je réponds: Les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Arméniens, les Basques, etc… NE SONT PAS DES ETHNIES, encore moins des GROUPES SCIAUX. Ce sont des PEUPLES (pour certains on convient largement que ce sont même des RACES: les Noirs). Et je vous prie de considérer que ce n’est pas la même chose. Et lorsqu’il y a conflit _particulièrement conflit sanglant-Genocidaire comme en Allemagne ou en Turquie_ entre ces groupes et des groupes nationaux voisins, les solutions ne vont pas vers ces gesticulations grotesques appelées « UNITE » et/ou RECONCILIATION.

    Pour rappel: Je crois me rappeler que le concept opératoire le plus articulé qui fut mis sur la table par certaines délégations TUTSI a ARUSHA-BURUNDI s’appelait « DEUX PEUPLES UNE NATION ». Il ne proposait aucune solution d’UNITE ou de RECONCILIATION au conflit HUTU/TUTSI mais quelque chose de plus moderne, qui est appliqué partout ou des peuples hallogènes vivent sur un même territoire national pour des raisons historiques que les uns et les autres connaissent.

    Second rappel: Jusqu’à la mort du Mwalimu NYERERE cette proposition occupait le haut de l’Agenda. Ce fut avec MANDELA que la préeminence de cette proposition magistrale pacifique fut unilatéralement et violemment mise à la trappe. L’histoire dira que la paix réelle au Burundi fut sauvée par cette décision d’un ancien boxeur vaincu sur les rings de l’activisme révolutionnaire sud-africain, et qui crut se soulager en voulut transférant sur les Tutsi et sur Israel (voir: Conférence de Durban-2001) ses haines et ses frustrations issues de sa lutte meurtrière contre les Blancs qui occupaient le pays Khossa depuis le 17ème siècle(NOTE: D’apres des auteurs universitaires tres sérieux, notamment l’un qui s’appelle KANSTEINER je crois, Mandela fut arreté et jugé pour terrorisme en tant que poseur dexplosifs y compris contre des citoyens innocents). Les Tutsi furent victimes d’une « Dissonance Cognitive » post-Apartheid dévelopée par les Mandela & Consorts, mais dont les Montagnards des Sources du Nil ne sont pour rien. J’ose espérer que les plus distraits d’entre les Tutsi en ont tiré les lecons qui s’imposent pour la direction que doit prendre leur avenir… s’ils en ont un jour un…

    (NOTE: Les Bahutu aiment dire que les Tutsi reviendront au pouvoir au Burundi « YEZU AGARUTSE »… càd quand JESUS REVIENDRA. Je ne donne pas tort à leur proclamation de triomphe, au regard de l’état cadenassé des paramètres actuels. Ce qui n’exclut pas que ces paramètres, si cadenassés soient-ils peuvent changer par des effets externes inattendus, même si rien ne laisse présager une telle éventualité dans un proche avenir).

    MA CONCLUSION PROVISOIRE
    (D’un point de vue uniquement tutsi):

    La galère des Tutsi du Burundi a de longs jours devant elle. Ils n’ont pour l’instant qu’une seule solution: reprendre dignement leur « baton » de nomades (sans les vaches ni les moutons bien sur, puisqu’ils ont été massacrés en même temps que leurs maitres) avec leur MEMOIRE multimillénaire pour viatique, un POINT FIXE fixe à l’Orient pour repère et un MUR DE FEU pour unique guide et protection. Umuhutu Nkeshimana yaza arumviriza aho Abatutsi baca imigani agaca avuza umuduri mu bihe bikomeye ati  » Nzopfa niseguye ibuye nk’Umusore w’Inyongori »: Une prédiction totalement actuelle pour les Tutsi du Burundi d’aujourd’hui. Mais Demain est un autre jour !
    La terre est assez grande et généreuse pour ceux qui ont appris à reconnaitre d’instinct la voie des oiseaux et la direction des vents. Pour les autres, les innocents qui tombent quotidiennement sous les coups barbares des « Nouveaux Négriers » durant la fuite, il y a toujours la même terre proche et amère qui les recueillera pieusement pour mieux les rapprocher de leurs vaillants ancêtres qui tiennent conseil dans les entrailles de la Nyamulagira.

    PS:
    J’aurai un mot à propos des postulats que vous énoncez sur Ntega-Marangara et 1972.

    Car, J’ai fait mienne la maxime extraordinaire du magnifique Pic De la Mirandole: « JE SUIS TUTSI ET RIEN DE CE QUI EST TUTSI NE M »EST ETRANGER !!! ».

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  11. RUGEMA dit :

    CORRECTIF D’UN PARAGR. DANS MON MESSAGE PRECEDENT A EDOUARDA:

    Second rappel: Jusqu’à la mort du Mwalimu NYERERE cette proposition occupait le haut de l’Agenda. Ce fut avec MANDELA que la préeminence de cette proposition magistrale pacifique fut unilatéralement et violemment mise à la trappe. L’HISTOIRE DIRA SI LA PAIX REELLE AU BRUUDNDI FUT SAUVEE par cette décision d’un ancien boxeur vaincu sur les rings de l’activisme révolutionnaire sud-africain, et qui crut se soulager en voulant transférant sur les Tutsi et sur Israel (voir: Conférence de Durban-2001) ses haines et ses frustrations issues de sa lutte meurtrière contre les Blancs qui occupaient le pays Khossa depuis le 17ème siècle(NOTE: D’après des auteurs universitaires très sérieux, notamment l’un qui s’appelle Walter KANSTEINER je crois, Mandela fut arreté et jugé pour terrorisme en tant que d’une organisation de violents marxistes poseurs d’explosifs y compris contre des citoyens innocents). Les Tutsi furent donc victimes d’une « Dissonance Cognitive » post-Apartheid dévelopée par les Mandela & Consorts, mais dans laquelle les Montagnards des Sources du Nil ne sont pour rien. Je me surprends a espérer que les plus distraits d’entre les Tutsi en ont tiré les lecons qui s’imposent pour la direction que doit prendre leur avenir… s’ils en ont un jour un…

    [Merci à Tous pour la Patience: Cette Langue des Occupants (qu’aimait railler Aimé Césaire) nous joue parfois des tours. Pour un SI ou un QUE vous passez très vite d’un énoncé à son contraire. L’écriture en soi n’est pas un exercice de tout repos; pour les Fils de la Parole que nous fumes, que nous restons, et que nous ne cesserons jamais d’etre…l’affaire prend une tout autre ampleur ]

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  12. RUGEMA dit :

    POUR EDUARDA:

    Votre position sur NTEGA-MARANGARA, 1965, et 1972 m’est parfaitement familière de la part des Hutu du Burundi « de tous bords ». Je me demande d’ailleurs pourquoi vous avez omis 1993. Très peu ont les scrupules dont vous faites preuve meme sur cet épisode que ceux de votre groupe appellent d’un CODE: « la petite colère / AGASHAVU ».

    Je vais vous surprendre, mais j’ai très peu d’efforts à fournir pour ne fut-ce que tenter de contredire vos impressions sur les Tutsi comme « Race criminelle » (Un auteur camerounais, _Charles ONANA_ un hasard ? _ a des mots directs pour qualifier cette race maudite qu’ils doivent rayer de la carte du monde) . Laisse-moi plutot vous remercier plutot de votre sortie modérée, qui est la preuve meme de l’inutilité des concepts de « conflits ethniques » et donc d’UNITE / RECONCILIATION et autres inepties du genre.

    Voilà en tout cas une des nombreuses preuves que meme si les Hutu et les Tutsi étaient « les memes » (ce qui n’a jamais été le cas vous le savez bien, et sans que cela implique une quelconque supériorité des uns sur les autres, contrairement à ce que vous suggérez en filigrane), et comme le disait un activiste tutsi qui n’est plus, IL FAUDRAIT LES INVENTER, les 2 groupes ayant cessé d’avoir un semblant de vie paisible depuis des décennies.

    COMMENCONS PAR RETABLIR LES STATUTS ET LES ROLES DES UNS ET DES AUTRES SUR LA LIGNE DU TEMPS TELLE QUE NORMALEMENT CONNUE DES SAVANTS TUTSI ET DES HONNETES GENS QUI OBSERVENT LE MONDE:

    1- Nous avons d’abord des masses d’Africains Noirs de la Cote Atlantique, capturés et pris dans la gigantesque machine du COMMERCE TRIANGULAIRE dans lquelle se sont engagés les intrépides « Moines Combattants » de concert avec les Esclavagistes Portugais, tous guidés par les Jihadistes Arabes qui ratissent les Cotes depuis les temps de Mohamed. Une petite portion des Noirs capturés parvient parfois à s’échapper et une partie de ceux qui se sont échappés parvient à franchir, harassés et moribonds, les frontières des puissants Royaumes Guerriers mis en place dans la jungle impenetrable des Grands Lacs par les Pasteurs Kushites Batutsi. On appelera « BAHUTU » ces fuyards, parce qu’ils n’ont rien sur eux, et tout ce qui peut leur sauver la vie est bon a offrir, d’ou le terme: « BAHE UTU,… BAHE UTU,… BAHE UTU… » (Donne-leur ceci; donne-leur ceci; donne leur ceci…) très vite leur nom devient BAHUTU dans la langue KUSHITE.

    Ceux qui parviendront à s’adapter à la rigoureuse existence et aux lois austères de ces farouches montagnards, gardiens de millions de betes énormes et parfois aggressives, pourront rester et bénéficier de plus larges opportunités d’intégration. Ceux qui se sentent incapables de s’adapter à ces conditions de vie seront libres de retourner ou ils veulent, à leurs risques et périls. La vie en savane et dans les montagnes n’est pas un cadeau par ces temps-la: on vit discipliné, organisé et solidaire, ou on disparait, littéralement mangé par la « nature » (rien que du DARWIN…).

    Plus tard, quand les premières Mitrailleuses MAXIM crépitent, le temps de la suprématie Tutsi sur les Montagnes de la Lune touche à sa fin. Les Moines combattants, toujours à la recherche des terres à conquérir et des esclaves, ont pu convaincre leurs compatriotes (surtout Allemands) de cesser les gue-guerres intra-chrétiennes pour entreprendre une oeuvre commune de « CIVILISATION ». Il s’agit de baptiser les SAUVAGES NOIRS, de les christianiser et les islamiser afin d’en faire des esclaves dociles. Les Hutu inadaptés, devenus sujets errants vivant de la cueillete dans une nature généreuse et protégée, sont les premiers candidats a l’esclavage +/- volontaire. Christianisés et islamisés depuis 1870, ils sont emmenés du coté de Bagamoyo ou le commerce des esclaves continue encore clandestinement, afin de servir de guides, de porteurs et de miliciens pour les prochains cycles de razzias léopoldiens a l’intérieur du Continent en partant de la Cote Est. Au passage, quelques tutsi imprudents ont été capturés et emmenés également, en particulier ceux qui transitent dans les steppes de l’Extreme Est de l’Empire (Centre Nord de la Tanzanie actuelle) pour les transhumances saisonnières.

    Ceux de Hutu qui ignorent ou font semblant d’ignorer le sort de ces masses de Hutu capturés encore une fois dans les aventures léopoldiennes n’ont qu’à lire le livre célèbre de HOSCHILD ou, plus simplement, réécouter le discours de LUMUMBA lors de l’Indépendance du Congo le 30 juin 1960. Les Tutsi Modernes que nous sommes, instruits à la fois par nos pères et grand-pères ainsi que par les témoignages neutres des savants du monde dont beaucoup ne nous connaissent meme pas, refusons de porter le fardeau des eslavagistes et de leurs victimes Hutu. Nos pères ont protégé les Hutu de l’horrrible sort des esclaves et ce sont les enfants de ces memes hutu qui, aujourd’hui, se sont retournés contre les enfants des enfants des protecteurs et humanistes Pasteurs Tutsi Guerriers de Kush. Ils qualifient sans aucune honte les tutsi, de féodaux, d’oppresseurs et de criminels, alors qu’ils devraient leur dire MERCI, sans meme essayer de les payer en retour, ce qui serait impossible. Nous savons que tout cela se fait sous la dictée de leurs maitres, les Moines Combattants, parce que la captivité continue chez ces gens-là.

    Le constat est que les masses Hutu récemment émancipés, sous la direction de leurs élites victimes d’un lavage de cerveau atroce, ont développé diverses formes d’amnésies défensives en meme temps qu’elles ont été dressées à transférer leurs frustrations immenses sur leurs anciens protecteurs Tutsi.

    Je répète: Les Tutsi ont exercé un role éminemment humanitaire à l’égard des groupes d’Africains évadés des griffes des hordes Négrières, conformément aux lois léguées par leurs ancetres, d’offir asile et protection à l’étranger, à la veuve et à l’orphelin. Chassés de leurs villages d’origine par les razzias esclavagistes, les ancetres des Hutu se sont retrouvés sous la puissante protection des farouches Rois Pasteurs Tutsi, à la fois Légistes, Stratèges et Thélogiens….jusque-l à invaincus par aucune puissance militaire dans le monde. Ces guerriers Kushites Tutsi que le monde a toujours redoutés depuis des millénaires ( Ouvrez SVP le livre du Prophète ISAIE à la bonne page; ouvrez SVP vos cahiers de Grec et de Latin et lisez ce que Homère, Hérodote, Strabon, Ptolémée, et j’en passe ont écrit sur les guerries Kushites nos ancetres, et vous saurez que quiconque se dresse contre les Tutsi se fourre le doigt dans l’oeil….). Les nouveaux maitres des Hutu que sont les Moines Combattants ont caché tout dernierement toutes les vérités qu’ils l’avaient pourtant écrites noir sur blanc dans de gros livres (vous voulez des noms ?), et les Hutu se retrouvent à massacrer et jeter le discrédit sur ceux qui les ont protégés durant de longs siècles, au prix de leur sang, d’un atroce esclavage et d’une déportation massive dont des millions de leurs oncles et cousins ne sont pas revenus Outre-Atlantique. Beaucoup parmi ces millions d’Africains capturés et déportés auraient peut-etre été mille fois reconnaissants d’avoir été à la place des fugitifs hutu du 15 ème siècle, sous la magnanime protection des Géants Pasteurs Guerriers Tutsi du Kitara/Kush.

    NOUS N’AVONS AUCUN REGRET D’AVOIR EU DES ANCETRES ATTACHES A LA COMPASSION ET AU CODE DE LA SOLIDARITE AVEC LES HUMAINS, QUELLE QUE SOIT LEURS FAMILLES OU LEUR RACE. Si C’ETAIT A REFAIRE NOUS, LES DESCENDANTS, NOUS REFERIONS CETTE OEUVRE DE HAUTE HUMANITE.
    A PARTIR DE CES BASES NOUS POUVONS DIRE QUELQUE CHOSE SUR CHAQUE DATE QUE VOUS AVEZ CITEE CONTRE LES TUTSI NOS ANCETRES. JE SAIS QUE VOUS SEREZ D’ACCORD AVEC MOI SUR L’ESSENTIEL, MAIS JE NE VOUS EN VOUDRAI PAS DE NE PAS LE DIRE PUBLIQUEMENT, PARCE QUE L’EXERCICE QUE JE FAIS NE FAIT PAS PARTIE DE LA LECON APPRISE DANS LES MANUELS DES MOINES COMBATTANTS QUE VOUS LISEZ LES YEUX FERMES !!!

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  13. Yosef dit :

    Merci infiniment,Mr Rugema.Je vous recommande de lire un article d’un Leader spirituel Kush, Yochanan Bwejeri, Fondateur de l’institut Havila, voici le lien:

    http://www.kulanu.org/tutsi/traditions.php

    Quant a Edouarda, vous etes libre de me juger, quand vous me parlez de 1972 ou 1965, mais ce qui est claire est que des Burundais ont peri, sachez aussi que mon Pere (un Tutsi) etait embarque dans les camions Militaires de Micombero,oui! Comme on dit en kirundi, ntukagire nkuko uwundi agize.

    Les innocents ni benshi bishwe (Hutu et Tutsi).

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  14. Yosef dit :

    Pierre Nkurunziza (President actuel du Burundi), n’a-t-il pas perdu son Pere en 1972? Figure-toi que je connais aussi des Tutsi qui ont perdu leur Familes, assassines par des revoltes Hutu, reconciliation, justice, quel est ton choix,Mr Edouarda?

    Mon Pere, un Tutsi, qui a survecu les massacres de l’armee Burundaise de 1972, a aussi perdu sa famille dans les massacres par la rebellion Hutu Burundaise, il a aussi perdu son cousin dans l’avion de Havyarimana (Un Ministre Tutsi du parti Frodebu de Ndadaye), mais jamais m’a-t-il suggerer de me venger, ubushingantahe nico abarundi bakeneye!

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  15. Yosef dit :

    Edouarda, le Simbananiye dont tu parles, personne ne nie (Hutu et tutsi) qu’il a incite au genocide d’intellectuels Hutu, alors si l’orphelin de 1972 Mr Pierre Nkurunziza rencontre regulierement Mr Simbananiye, que suggeres-tu?

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  16. Yosef dit :

    En 2004, j’ai rencontre Mr Pierre Nkurunziza en Europe, en sachant qu’il avait participe au massacre de mon peuple (Tutsi) du Burundi, il avait ete invite a Londres au parlement britanique, je m’y etais rendu avec un autre britanique qui a perdu sa soeur dans un Bus au Burundi (Decembre 2000),une attaque par la rebellion hutu palipehutu.Apres la conference au parlement, j’ai passe 3heures avec Mr Nkurunziza, j’ai cru que Mr Nkurunziza pourrait reconcilier le peuple murundi, ces propos ont ete publie dans le livre du britanique qui a perdu sa soeur au Burundi, on m’a traite (mes Freres tutsi) de traitre pour avoir ecoute Mr Nkurunziza.

    Il y’a des fois ou l’on est force a prendre des choix pour une paix durable,Edouarda.J’ai perdu ma famille aux mains des rebelles hutu burundais, j’ai perdu ma famille aux mains du Major Pierre Buyoya, mais je ne peux en aucun cas forcer ma vision des choses sur mes enfants, c’est a la nouvelle generation de choisir leur destin sans pour autant etre influence par notre passe,Edouarda!

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  17. Yosef dit :

    Et pour conclure, l’actuel Ministre des Affaires etrangeres Burundais (un Hutu qui fut refugie en Tanzanie) est venu soutenir mon Pere a Bruxelles (un Tutsi) quand il avait eu un accident vasculaire cerebrale, cet esprit d’ubuntu, un concept qu’on trouve aussi en Afrique du Sud pourrait encourager le peuple burundais a s’unir!Rappelez-vous du geste du Pere du Feu Melchior Ndadaye, il avait sauve des Tutsi de ceux qui voulaient « se venger » de la mort de leur President! Mes grand parents ont ete morceles par la machette dans la meme nuit, mais cela ne m’a jamais influence dans mes decisions de sauver des hutu que d’autres tutsi voulaient massacre. Tube inkingi z’ubuntu twese,Edouarda!

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  18. Yosef dit :

    un texte que j’apprecie beaucoup, et d’autres Burundais ont un grand respect pour le leader Kushite Yochanan:

    http://www.kulanu.org/tutsi/havila.php

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  19. RUGEMA dit :

    Monsieur Yosef :

    Maintenant que je suis fixé sur votre identité comme Tutsi, je me pose beaucoup de questions:

    A) Comment vous pouvez combiner toutes ces prises de positions, ainsi situées les unes à l’antipode des autres sans piquer une crise cardiaque ou une attaque cérébrale ? Chapeau pour votre force mentale !!!

    B) Comment pouvez-vous parler ainsi, à la légère, des jours terribles de 1972 quand vous etes un Tutsi ?

    C) Comment pouvez-vous etre ainsi facilement intoxiqué par la campagne de guerre psychologique utilisant le profil d’ un brillant homme politique qui se trouva etre un Tutsi ( Artémon SIMBANIYE), alors qu’on en connait les propagateurs ainsi que les buts ?

    JE VOUS PROPOSE DE REFLECHIR PAR DEUX FOIS AVANT DE CONCLURE COMME VOUS LE FAITES

    1) BREVE NOTE SUR LE FAUX PLAN SIMBANANIYE QUE PERSONNE N’A JAMAIS VU. Lancée par les planificateur de l’extermination des Tutsi de 1972, cette arnaque informationelle, justement partie, comme par hasard, du Cabinet du Ministre hutu de l’Information de l’époque, fut à l’origine de la plus hideuse opération de renversement des poles de culpabilité après que l’horrible forfait fut consommé: la victime va devenir le bourreau, par la magie de la classique rhétorique de renversement. Il faut revenir au role que jouèrent, après la création de l’Etat d’Israel, les fameux « Protocoles des Sages de Sion » contre les Juifs qui venaient d’etre exterminés en Europe. La campagne de l’époque ciblait généralement quelques noms de personnages réels de haute visibilité dans les milieux des affaires et de la diplomatie internationales, et qui se trouvaient etre des Juifs; on expliquait alors les préparatifs, par un « Lobby Juif » de tous les complots contre l’Europe chrétienne et particulierement contre l’Allemagne après WWI; le tout était envisagé comme un plan bien muri en vue de l’asservissement des populations chrétiennes d’Europe et de la domination du monde (Regardez ce que les memes cercles antisémites disent de ce fameux PLAN DE RETABLISSEMENT DE L’EMPIRE HIMA-TUTSI).

    2) Sachant tout cela, comment pouvez-vous affirmer à l’adresse de l’interlocuteur hutu, EDUARDA:
     » le plan Simbananiye dont tu parles, personne ne nie (Hutu et tutsi) qu’il a incité au genocide d’intellectuels Hutu », alors que meme les Hutu n’en n’ont strictement aucune preuve?

    Je viens de vous dire que l’unique « preuve » du plan Simbananiye est une note de cabinet du Ministre Hutu, Martin NDAYAHOZE datant de 3 ans avant l’assaut des mercenaires étrangers (essentiellement Bafurero, Bashi et Babembe). Cette note est considérée par les critiques pluridisciplinaires comme une partie des arsénaux tactiques préparatoires à l’invasion. C’est une tactique de diversion, totalement partie intégrante des préparatifs de l’assaut.

    3) Voici comment les experts l’expliquent: La classe des EVOLUES (hutu et tutsi) est constituée otage depuis les années de formation chez les Moines Combattants, dans ce qu’on appelle « LES ECOLE DES OTAGES », en réalité des prisons semi-ouvertes pouvant servir de camps militaires à tout moment. Cette classe combinée représente toujours une réserve disponible pour toutes sortes de tests (ex: études des seuils de tolérance à divers conditionnements), de forfaits (cf. l’attaque des milices Mirerekano sur les tutsi de Busangana en 1965) et d’opérations, y compris militaires (préparatifs de l’invasion sanglante de 1972 sur le Burundi).

    4) Les ECOLES DES OTAGES servent donc prioritairement à constituer une réserve de « Mercenaires en Col Blanc », grassement nourris, rebelles à leurs parents, à leur peuple et aux lois des ancetres, corrompus et dociles aux « ordres d’en-haut ». Ce sont des déracinés mercenarisés auxquels les organes de planification des opérations n’ont plus qu’ à assigner des roles, comme au théatre! Les objectifs, les séquences des actions/contre-actions, les victimes colatérales, le timing et la gestion de l’information ex-post, tout cela est managé par le metteur en scène. Quand on perd de vue cette dimension d’une grande orchestration, on n’aide personne à y voir clair, et on ne s’aide pas soi-meme.

    5) ILLUSTRATION:
    – Les otages tutsi avaient été mobilisés pour une action précise de subversion sanglante devant conduire au chaos par une guerre civile fratricide intra-tutsi, en 1971.
    – C’était en réalité une préparation de l’assaut de 1972, ou des otages hutu comme Martin Ndayahoze, le Commandant Burasekuye, le Ministre Bubiriza, etc…étaient déja embarqués comme mercenaires +/- consentants. Le plan était magnifiquement ficelé et rien de si finement minuté n’avait été tenté contre la société tutsi depuis qu’elle était récemment promue à l’indépendance.
    – N.B: le chaos ne fut pas total du fait que l’étude des seuils de tolérance avait certainement été conduite sans tenir de paramètres importants a la fois endogènes et exogènes: ex: absence physique de la véritable cible visée par l’action subversive (le ROI MWAMBUTSA, symbole et garant de la Monarchie Tutsi) ; méconnaissance des traditions guerrieres du pays; erreurs sur les affiliations « ethniques » des « otages-acteurs intérieurs » majeurs (MICOMBERO et NDABEMEYE p/ex), dimensions trans-nationales des affiliations identitaires (les intrications UPRONA/UNAR et la présence massive sur le sol burundais des Tutsi chassés du Rwanda en 1959…)
    – Je soupconne que VOTRE PERE s’il s’agit d’un EVOLUE tutsi doté d’une certaine visibilité sociale au sein des structures néo-coloniales, était probablement un des otages à qui on a assigné un role dans l’une ou l’autre action subversive, et qui a refusé, ou bien l’a mal exécuté, ou bien a exprimé des préférences contraires au plan d’ensemble, etc…
    – Les Tutsi et les Hutu massacrés durant l’action subersive sont à considérer par les planificateurs comme des « sacrifiés nécessaires » pour la suite des opérations. On l’a vu immédiatement avec notamment les soi-disant « Rapport LEMARCHAND » de 1974 et « Rapport WHITAKER » de 1985. On l’a vu plus tard en 1993 au Burundi; on l’a vu en 1994 au Rwanda.
    – Aucun expert sérieux ne considère les dirigeants tutsi de l’époque (Micombero en particulier) comme des planificateurs de cette invasion (tout au plus des « otages intérieurs » soumis à des forces de subversion qui les dépassent): 1972 a couté la vie à tellement de leurs proches et a failli leur couter la vie personnellement que personne ne peut les prendre pour des suicidaires. Tenez: le Président MICOMBERO dont le garde du corps et ami personnel, appelé KINYONI, a été sauvagement massacré quelques minutes avant l’assaut des mercenaires sur les unités de la garnison de Bujumbura, était la cible prévue des mercenaires à la fois intérieurs et extérieus; la lutte féroce et mortelle de ce géant, ami intime du président, seul contre des milliers d’assaillants drogués, a alerté les unités de garde, qui ont eu juste quelques minutes pour se préparer à l’assaut en question. Notez que MICOMBERO en personne était de la fete au Mess des Officiers, et avait probablement pris plus qu’un verre de Primus à cette heure de la nuit; qu’étaient d’ailleurs que ces fetes nocturnes bizarrement programmées par des réseaux paralleles dans le gouvernement, et sans motif national apparent, se déroulaient sur toute l’étendue du pays, aux memes heures, etc…sinon un gigantesque piège à rats !)

    6) Quand vous évoquez l’Armée de Micombero qui aurait massacré les hutu ou des Camions de Micombero qui auraient embarqué votre père tutsi, je ne sais pas si vous savez de quoi vous parlez : l’armée dont vous parlez comptait moins de 1000 hommes face a 25.000 assaillants en 1972; plus de la moitié des troupes étaient des Congolais et des Hutu ; et le haut commandement était hutu à une écrasante majorité. Rien ou pratiquement rien n’est resté de cette armée après 1972. Tous fauchés par l’action subversive d’invasion planifiée à partir de la Tanzanie et du Rwanda !!! Quant à Micombero il a laissé le souvenir d’un homme simple, l’image d’un converti au catholicisme routinier, régulièrement mais discrètement présent à la messe du matin aux jours fériés, mais encore plus visible à celle du Dimanche, tourmenté par sa position de traitre à l’égard de la religion de ses ANCETRES, son PERE Ruronona n’ayant jamais mis le pied dans une église) et à l’égard du ROI (il fut obligé de s’impliquer in-extremis dans le renversement de la Monarchie en 1966, notamment pour contrer les plans horribles d’extermination des princes de sang et de toute la noblesse tutsi par les mercenaires-comploteurs initiaux). On le disait souvent vetu de la chemise blanche sans col et à manches courtes du paysan chinois, toujours proche des petites gens, qu’il aimait la vie simple, ne fut jamais un chef d’Etat corrompu, et qu’il roulait à peine en VW coccinelle. Ce ne sont pas ce genre de gens qui vont planifier de massacrer leurs pacifiques con-citoyens ! Regardez par contre le profil de ses voisins et contemporains, NYERERE, KAYIBANDA et HABYALIMANA. Ce sont des gens formés par des connaisseurs pour tuer et qui savent tuer froidement, sans meme vouloir le cacher (leurs discours, d’une violence sans précédent contre les « Tutsi-Cancrelats-Envahisseurs », ou les « Nyoka_Serpents [cf.NYERERE] » sont aujourd’hui disponibles sur les médias électroniques, du moins pour les 2 derniers). Essayez donc de repositionner, comme sur un échiquier, les groupes en action en 1972, et en utilisant l’ébauche de grille analytique que je viens de vous soumettre (c’est juste une section de la grille, l’armature d’ensemble est encore plus complexe), en la complétant au besoin par d’autres resources de meme niveau analytique que vous pourrez collecter, puis revenez partager avec nous vos conclusions.

    « JE SUIS HUMAIN (lisez: Tutsi) ET RIEN DE CE QUI EST HUMAIN (lisez: Tutsi) NE M’EST ETRANGER »
    (Pic de la Mirandole)

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    • Yosef dit :

      Mr Rugema,
      Go ahead, publish any emails you claim to have, I remember well your last email in which you threatened me to hack my email, I guess you did the job,right? Just go ahead and publish my personal emails…

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  20. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Merci infiniment pour ces informations.

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  21. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Mon Grand pere etait chez le Mwami,mon arriere grand Pere etait un Chef de l armee du Mwami, quand a vos accusations contre mon Pere, je pense que vous vous exprimez tres bien en francais, non? Mon pere est un munyakarama, ils ont toujours defendu le Mwami!!!

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  22. Yosef dit :

    J’a un grand respect pour le Colonel Jean Baptiste Bagaza, Diomede Rutamucero et le tres sage Prof. Venant Bamboneyeho, Charles Mukasi (un Burundais hutu) qui ont condamne le genocide perpetre contre les tutsi au Burundi.

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  23. Yosef dit :

    Rugema,
    Mon grand Pere etait juge chez le Roi, et je ne pense pas que tu puisses accuser un Burundais tutsi qui a perdu sa famille dans le genocide contre les tutsi (et son frere morcele a Teza) qu’il fesait parti des structures neo coloniales, c’est comme si tu disais que le tres respecte Yochanan Bwejeri de l’institut havila a fait parti des structures neo coloniales juste parce qu’il a vecu en Belgique, ca serait faux tout en sachant qu’il est parmi le peu de Burundais tutsi qui ont condamne le role de l’eglise catholique dans le genocide des tutsi.

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  24. Yosef dit :

    Rugema,
    Comprenez-le bien, l’erreur est humain, quand tu parles de 1972,1965, je n’etais pas encore ne, c’est tout a fait normale que je ne sois bien informe sur ce qui s’est passe, donc, c’est a nos aines de nous relater ce qui s’est passe.

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  25. Yosef dit :

    Rugema,
    parlez nous des negociations d’arusha, j’ai trouve un article sur internet qui denoncait l’impunite sur les crimes de genocide:

    http://www.irinnews.org/printreport.aspx?reportid=45911

    Cyrille Sigejeje se battait pour la proteger les Tutsi au Burundi, que pensez vous du vice president Burundais representant les Tutsi au Burundi? Mon Grand Pere Antoine Nduwayo (ancien Premier Ministre) avait demissione du gouvernement de Sylvestre Ntibantunganya (le President qui suggerait que les rwandais devraient reprendre les negociations, en tenant ces propos sur une chaine francaise pendant le genocide de 1994 contre les tutsi), que font ces Leaders qui sont supposes representer les Tutsi au Burundi sur ce systeme de quota ethnique de la constitution burundaise? Au Rwanda, il y’a un Premier ministre hutu, des membres du gouvernement Hutu, une armee rwandaise composee de hutu et tutsi,mais on y trouve pas de constitution de quota ethnique, j’opterai pour le systeme democratique rwandais.

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  26. Yosef dit :

    Rugema,
    Kenya, Zambia, Tanzania, Ethiopia, Rwanda, Democratic Republic of Congo and Uganda imposed an embargo on burundi following Major Pierre Buyoya military coup on 25th July 1996:

    http://www.africa.upenn.edu/Hornet/irin_61098.html

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  27. edouarda dit :

    Rugema. Vous n’êtes finalement qu’un affabulateur et un menteur notoire ! Par manque de temps, je ne peux vous répondre que j’y reviendrai plus tard. A Yosef, j’aimerai répondre que je ne suis inspirée ni par la haine, ni par un sentiment de vengeance comme je l’ai exprimé d’ailleurs. Il est par contre injuste de prétendre qu’en 1972, les victimes étaient tutsi. Une génération de hutu est devenue orpheline de père (et des oncles, des frères, beau-frères et parfois toute la famille). Ces gens n’avaient rien fait malgré ce que l’esprit malade d’un Rugema peut prétendre. Je suis par contre d’accord sur un point: nos enfants ne doivent plus s’entretuer. Je préfère tout de même utiliser « la langue des Négriers » afin de s’exprimer que d’utiliser la violence. Mais cela n’empêche que la vérité doit être dite. Construire un avénir sur base d’une amnésie totale n’est non seulement impossible mais sans tirer des leçons du passé, on ne peut améliorer le présent.

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  28. Yosef dit :

    Mon cher Frere Edouarda,
    Je suis d’accord sur ce que tu dis, encourageons une nouvelle generation (nos enfants) a construire la region des grands lacs ensemble, ce qui nous a divise et endeuille ne doivent pas dicter les relations entre les enfants hutu, tutsi, si cela peut se realiser, ca nous rassurera beaucoup, on aura la paix et recomfort dans nos coeurs.

    Merci,Edouarda.

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  29. RUGEMA dit :

    Commençons par rejeter d’un revers de la main ce propos d’EDUARDO (#27#) qui prétend n’avoir pas de temps pour me répondre. C’est très simple, ce que je dis ne nécessite aucune réponse de sa part, parce que jusqu’à preuve du contraire, c’est la vérité vraie, considérée d’un point de vue strictement tutsi. Je m’attends donc à ce que tout tutsi, sain et libre, de corps et d’esprit, soit d’accord avec ce que je dis. Par contre, Je ne m’attends pas à ce qu’un hutu de cette génération, quel que soit son état physique ou mental, soit d’accord avec ce que je dis. En général mon point de vue ne le concerne pas. Parce que symétriquement, je me déclare de moi-même incapable de parler d’un point de vue hutu, sans mentir ou tricher ou alors tyraniser mon voisin hutu. Donc: Mr Edouarda peut dormir tranquille, mes « affabulations » et mes « maladies mentales » ne le concernent pas. Il n’a meme pas besoin de me répondre. Je suis déjà honoré qu’il ait pris un peu de son temps « trop précieux » pour lire mes affabulations et mes délires. Par contre, je ne crois pas avoir insulté qui que ce soit sur ce forum !!! La prochaine fois que pareilles insultes fusent, je me retire de ces échanges qui jusqu’ici me permettaient éventuellement de m’instruire et en même temps d’instruire mes contemporains.

    En ce qui me concerne, je lirai volontiers tout ce qu’il voudra bien écrire sur ce debat capital ou ailleurs, poliment, sans insulter personne, parce que LE TEMPS pris globalement, c’est tout ce que j’ai de plus précieux sur cet espace Terre. Toutes les secondes de ma vie s’équivalent. Il n’y a pas un fragment de temps plus précieux qu’un autre chez-moi, surtout pas quand il s’agit de formuler quelques éclaircissements sur cette histoire tourmentée que je vois se dérouler devant moi comme un fleuve empoisonné.

    Pour aller a l’essentiel des interventions diverses formulées en dernier par le tutsi YOSEF qui, de toute évidence, lit mes commentaires avec assiduité et ouverture d’esprit: permettez-moi de rappeler les armatures de la doctrine tutsi sur l’histoire des peuplements et des civilisations des Grands-Lacs telle que dévelopée et enseignée par les sages et les savants du monde, passés et présents:

    THESE DE BASE:

    i. LES HAUTES TERRES QUI SURPLOMBENT LES SOURCES DU NIL DANS LES ROYAUMES SUD DE L’ANCIEN EMPIRE DE KUSH SONT LA PROPRIETE ET L’HERITAGE ANCESTRAL DES NATIONS KUSHITIQUES DONT LES TUTSI REPRESENTENT UNE BRANCHE VIVANTE, AVEC D’AUTRES BRANCHES COUSINES BIEN CONNUES.

    ii. L’HISTOIRE MODERNE DE L’AFRIQUE DEPUIS LE XV EME SIECLE EST STRUCTUREE PAR TROIS FORMES D’ESCLAVAGE CLASSIQUEMENT CONNUS: L’ESCLAVAGE NEGRIER DE TYPE TRANSATLANTIQUE; L’ESCLAVGE COLONIAL DE NATURE INTRA-AFRICAIN & L’ESCLAVAGE RELIGIEUX DE TYPE TRANS-CONTINENTAL

    iii. LA SITUATION ACTUELLE REELLE DES HUTU ET DES TUTSI AU BURUNDI ET DANS LES GRANDS LACS PEUT-ETRE RESUMEE DANS LES 10 POINTS CI-DESSUS

    1) Les Tutsi représentent une branche d’un peuple de PASTEURS montagnards appelés originellement KUSHITES, et établis sur leurs terres depuis au moins 6 Millions d’années [voir: les grands classiques de l’histoire du monde depuis les livres de la Bible puis les classiques Grecs et arabes jusqu’aux maitres contemporains dont tout dernièrement : Dr CHEIKH ANTA DIOP (presque tout est à recommander chez lui comme base de recherche), Prof. J.V.M (1996), et l’INSTITUT DE HAVILA (tout est à prendre chez eux)].

    2) Les Hutu des Grands Lacs sont des descendants des tribus d’Afrique dont les ancêtres peuplaient les contrées Ouest de l’Afrique bordant l’Océan Atlantique. Ceux d’entre eux que l’affaire intéresse encore doivent prendre la peine de rechercher leur identité dans les tourments de l’histoire moderne liée aux « ROUTES DES ESCLAVES » durant le COMMERCE TRIANGULAIRE qui a frappé durement la Cote Atlantique de l’Afrique, grosso modo, à partir de 1441, mais plus intensivement à partir de 1660.

    3) Les Hutu et les Tutsi ne sont pas des ETHNIES. Par conséquent, ce ne sont pas des groupes de populations SUPERPOSABLES ni MALAXABLES à volonté. Ceci veut dire qu’on ne peut pas les comptabiliser dans le même registre de populations, comme on l’entend souvent dire avec les schémas vides de contenu scientifique comme « MAJORITE hutu » vs « MINORITE tutsi ». C’est ce que les cessionnaires tutsi les plus lucides durant ARUSHA, même pressureé et terrorisés, ont tenté de rappeler clairement, avec des fortunes variées: effet d’évidence tant que le proche voisin NYERERE dirigeait le bateau; effet désastreux quand le lointain voisin MANDELA, boxeur noir vaincu par des Blancs venus régler leurs comptes chez lui, s’en est mêlé.

    4) La situation désastreuse que connaissent le Burundi / Rwanda / Est-Congo est le résultat d’un calcul machiavélique froid de prédation orchestré par les maitres du jeu que sont essentiellement les MOINES COMBATTANTS, rédacteurs réels et effectifs des clauses finales appelées « ACCORDS D’ARUSHA ». L’équipe hutu actuelle qui dirige le Burundi ne les a pas signés et il a eu raison. Si il l’avait fait, il n’aurait pas pu gouverner. Ces soi-disant ACCORDS n’en sont donc pas, puisqu’ils sont batis sur un TOTAL DESACCORD (y compris sur leur raison d’être) et sont imposés par la manipulation, le mensonge, le chantage diplomatique, et plus que tout, ils sont batis sur les charniers fumants de 300.000 tutsi froidement assassinés en 3 jours, du 21 au 24 Octobre 1993. Cette fois-ci, en effet, contrairement à 1972 ou les tueurs sont des mercenaires noirs non-nationaux, 1993 voit se déployer des tueurs HUTU nationaux, constitués comme sections d’assaut pour l’extermination de leurs voisins et protecteurs Tutsi, victimes de les avoir nourris et protégés de la faim, des maladies et de l’esclavage durant au moins 4 siècles. Seule l’HISTOIRE en grand est capable de demander des comptes pour une pareille énormité.

    5) Les mensonges, les manipulations et les dénégations autour des désastres tutsi de 1965, 1972 et 1988 sont le fait des mêmes organes de planification que sont les Nouveaux Négriers/Esclavagistes qui règnent en maitres, par miliciens hutu interposés, sur les Terres expropriées aux Tutsi depuis 1930 (voir: Rapport RYCKMANS & LOIS VOISIN). Au détour de ces manipulations et ces mensonges, les Hutu se laissent volontairement berner sur la véritable ligne du temps de leurs ancêtres, mais ce mensonge ne durera pas éternellement non plus. Pour rappel, un mensonge grotesque s’est légitimé par le MYTHE BANTU (d’ou le succès bien codifié du slogan en cours: « UBUNTU »), qui fut à l’origine de la théorie selon laquelle les TUTSI sont des étrangers dans les Grands Lacs, et par conséquent doivent retourner chez eux, de gré ou de force… ou ETRE TUES SUR PLACE. D’ou 1959 au Rwanda, avec tous les succédannés au Burundi, au Congo et en Tanzanie. Le MYTHE BANTU qui a assuré la couverture de ce CRIME CONTRE L’HUMANITE et qui mécanisa techniquement et diplomatiquement le transfert malhonnête des frustrations Hutu sur les Tutsi, est une falsification scientifique qui ne tardera pas à etre balayé par la diffusion des travaux scientifiques jusqu’ici mis à l’index dans les enseignements dispensés dans les ECOLES DES OTAGES.

    6) La formule incantatoire utilisée comme panacée par les médias intérieurs comme quoi IL N’Y A PLUS DE CONFLIT ETHNIQUE AU BURUNDI / RWANDA relève de la méthode COUE. Les conflits ethniques « n’existent plus » au Burundi parce que les Hutu et les Tutsi ne sont pas et n’ont jamais été des ETHNIES. En realite, les HUTU ont un problème avec eux-memes et avec leurs voisinage, comme tout entité humaine (individu; famille; clan; nation; etc.). Identiquement, les TUTSI ont forcément un problème avec eux-même et avec leurs voisinages pour les mêmes raisons.

    7) Les structures de pouvoir actuelles (hutu de procession et de fait) ne sont ABSOLUMENT PAS pas compétentes pour résoudre les QUESTIONS QUI SE POSENT AUX TUTSI.

    8) Je suis, en tant que tutsi, mal placé pour me faire une opinion sur les capacités et la légitimité des prétentions du pouvoir actuel burundais à régler les problèmes qui se posent aux HUTU.

    9) Je ne demande ni ne requiers l’accord d’aucun hutu sur les points que j’énonce au sujet de la situation des Tutsi. Je ne puis en discuter qu’avec un Tutsi (qui se sait libre et sain d’esprit). Tout le reste relèvera de l’arbitrage international, éventuellement par tiers interposé (à l’exception cette fois-ci des moines combattants, qui sont plutot l’Alpha et l’Omega des malheurs qui frappent les Grands Lacs d’Afrique).

    10) Si un Tutsi a des questions ou n’est pas d’accord avec ce que j’avance, nous pouvons en discuter sans faux-fuyants, entre frères et soeurs. Cela fait partie des étapes nécessaires et obligatoires concernant les débats constructifs à venir pour une paix réelle dans les Grands-Lacs. Ce que je ne sais pas, je demanderai à ceux de mon peuple qui savent plus que moi afin qu’ils me complètent ou me corrigent. Nous sommes suffisamment nombreux aujourd’hui et partout sur cette terre pour prendre à bras le corps nos problèmes. Il est important que ceux qui suivent cette discussion le sachent. Nous sommes tout un peuple à marcher confiants et fermes, dans cette « folie » et ce « délire » dont se moquent des gens comme EDOUARDO, et qui consiste à réaffirmer qu’un PEUPLE a une histoire et un destin, dont la sauvegarde et la formule se trouvent ultimement entre ses mains, avec l’aide de son Créateur et des hommes de bonne volonté qu’il cotoie sur son chemin.

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  30. Yosef dit :

    Merci,Mr Rugema!Consultez les textes du leader Kush Yochanan, de l’institut Havila, j’apprends beaucoup de ses textes. Le terroriste genocidaire Nkurunziza, et ses allies Nyangoma, Rwasa, revent toujours d’exterminer les tutsi au Burundi, notre peuple a besoin d’un Moses!

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  31. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    JP Chretien parle de la guerre du Royaume Burundais contre l’invasion arabe:

    http://www.dailymotion.com/video/xildwb_les-barundi-avant-l-independance-2_news

    Mais on m’avait dit que mon arriere Grand Pere avait defendu le Royaume Burundais contre l’invasion allemande, mais JP Chretien semble dire que nos guerriers avaient perdu la bataille.

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  32. RUGEMA dit :

    POUR YOSEF:

    1) Je vous remercie de vos remerciements.
    2) Je suis étonné que votre Grand père ait été a la fois Chef des Armées Royales et Juge a la Cour Royale. La Démocratie pastorale Tutsi en vigueur au Burundi et dans les Royaumes Kushitiques des Grands Lacs ne permet pas pareils cumuls de fonctions à un si haut niveau. Je sais de quoi je parle.
    3) Merci pour les liens URL en rapport avec les dévelopements des derniers 10 ans au Burundi. Je sais qu’il y a énormément de difficultés autour des événements juridico-diplomatiques que recelent les documents que vous avez bien voulu partager avec nous. Ces derniers 50 ans, les Tutsi n’ont pas eu « les hommes qu’il faut, à la place qu’il faut, au moment qu’il faut ». Ce n’est pas une calamité en soi: La longue histoire des Tutsi a toujours été une succession de lecons plus ou moins mal apprises depuis au moins 6.000 ans.
    4) Par rapport à votre père, je n’ai fait que formuler une hypothèse de format sociologique, AU CONDITIONNEL, une piste d’explication en somme de ce que vous nous avez appris sur ses mésaventures en 1972, pour votre usage personnel en tant que premier concerné dans l’affaire. J’ai écrit (#19; Paragr.5:alinea 5):
    « VOTRE PERE s’il s’agit d’un EVOLUE tutsi doté d’une certaine visibilité sociale au sein des structures néo-coloniales, était probablement un des otages à qui on a assigné un role dans l’une ou l’autre action subversive, et qui a refusé, ou bien l’a mal exécuté, ou bien a exprimé des préférences contraires au plan d’ensemble ».
    5) Les noms que vous citez sont des gens qui, pour l’ensemble, font partie des resources que je considère comme importantes dans la communauté nationale tutsi. Quelques uns d’entre eux doivent des explications à la nation pour ce qu’ils ont fait ou dit à un moment ou un autre. C’est tout a fait normal pour ceux qui ont occupé des positions de leadership au nom des tutsi, dans des contextes parfois difficiles. Je pense à des personnalités publiques tutsi comme l’ancien Président BAGAZA ou l’ancien Premier Ministre Antoine NDUWAYO (merci de m’apprendre que c’est votre grand-père) qui, au finish, s’en est tiré sagement avec la démission que l’on connait, au lieu de l’opprobre qu’aurait été de trainer la reputation d’avoir été un suppot des troupes d’invasion contre le pays de ses ancêtres.

    6) Les autres noms que vous me sont également connus a diverses échelles d’appréciation. Ce n’est pas le lieu pour moi de parler des absents dans ces échanges. Comme disent les Tutsi, KIRAZIRA: sans quoi on vous qualifie immédiatement de « UMUNYARUSAKU »: le « colpolteur des ragots ». ce que je ne veux ni ne peux être en aucun cas.

    7) Une question encore: Comment pouvez-vous défendre les Tutsi que vous estimez victimes de génocide et vous accorder au même moment avec les mécanismes de résorption du « Crime des Crimes » tels que pris en charge par ceux que vous estimez être les bourreaux de vos proches (je parle en particulier des attaques contre les tutsi en 1993 et suivants, ou vous dites que vous avez perdu des proches n’est-ce pas) ?

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  33. RUGEMA dit :

    Mr YOSEF:

    Je viens de voir vos derniers commentaires et liens URL. Je vais les consulter avec attention. Certains comme ceux du prof Bwejeri et de Havila Institute me sont familiers. Sinon, j’apprends toujours de J-P Chrétien, y compris le contraire de ce que je sais personnellement comme tutsi instruit de mes origines et de mes traditions. Merci.

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  34. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    J’ai dit que mon arriere Grand Pere etait Chef des forces armees royales,et mon Grand Pere a ete Juge chez le Mwami, surtout du cote de mon Pere, les Banyakarama (son clan) ont un grand respect pour la Monarchie Burundaise.

    On dit qu’un homme intelligent se laisse corriger, je veux apprendre plus sur notre histoire,Mr Rugema.

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  35. Yosef dit :

    Beaucoup de Burundais Tutsi ne comprennent pas pourquoi le regime du Rwanda (FPR) a des relations amicales avec le regime CNDD-FDD du Burundi, un groupe terrorirste genocidaire qui a massacre des Tutsi au Burundi!

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  36. Yosef dit :

    Des historiens parlent de l’esclavage du peuple africain:

    http://youtu.be/ghOq9PI2OOw

    Le génocide voilé. La traite négrière arabo-musulmane:

    http://youtu.be/jcIcd3T2BMw

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  37. RUGEMA dit :

    Yosef:
    Merci pour le correctif.

    Quand vous avez le temps, vous pourriez nous parler un peu de votre arrière-grand-père, des défis et des enjeux géopolitiques majeurs de son époque ainsi que de ses hauts-faits d’armes. Nous apprendrons quelque chose de plus en rapport avec les oncles, cousins, et neveux de la grande Femme d’Etat que fut la Reine Ririkumutima.

    Quand à Votre grand-père qui fut juge à la cour royale, il doit avoir été également un homme sage et droit.

    Quel jugement crois-tu qu’il aurait proposé contre ceux qui ont tué les Tutsi en 1965 (Busangana), 1972 (tout le pays), 1988 (Ntega-Marangara), 1993 et suivants (tout le pays). Croyez-vous qu’il aurait proposé l’UNITE et la RECONCILIATION… ou UNE COMMISSION VERITE & RECONCILATION, avec un MOINE COMBATTANT pour la présider ?

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  38. RUGEMA dit :

    Yosef:

    Votre présentation de la question sur le régime de Kigali me dissuade de tenter une approche socio-politique dans un cadre d’une conversation électronique. Vous savez très bien ce qu’il faut en penser et l’introduction à votre question ne cache pas votre position. Je ne ferai aucun commentaire pour ou contre un régime qui n’a pas encore déclaré la guerre ouverte aux Tutsi du Burundi et de la région dans l’ensemble. Ses rapports avec le régime hutu du Burundi ne semblent pas clairs pour les deux parties concernées. Ils sont tous majeurs et vaccinés, et ils savent à quel jeu ils jouent. L’analyse détaillée ci-haut dressée par Ngaboyamahina en dit long sur les incertitudes qui se profilent à l’horizon des amours entre les deux voisins réputés aussi ombrageux et imprévisibles l’un que l’autre. Je m’arreterai la.

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  39. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    J’apprecie beaucoup votre franc parle, c’est ce que j’attends de sages Burundais, dire les quatres verites. En ce qui concerne verite et reconciliation, je suis pour la justice pour tout les Burundais qui ont ete massacre, sans oublier la famille royale Burundaise.

    Justice, justice, justice est tout ce que je demande, mais ceux qui n’ont pas participe aux massacres, on peut bien reconstruire le pays comme le Mwami l’avait inspire pour le peuple Murundi.

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  40. Yosef dit :

    Cher Rugema,
    Je vous precise que je suis a 100% contre ce que l’eglise catholique a initie contre le peuple tutsi, je me suis converti au judaisme.

    Shalom!

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  41. RUGEMA dit :

    YOSEF:
    Je ne sais pas comment on dit dans ce genre de situations (CONVERSION). Mais j’aurais aime que tu répondes à ma dernière question. Parler de JUSTICE est une chose, savoir qui est INNOCENT dans une situation de crime collectif de masse comme ca été le cas au Burundi et au Rwanda est une autre. Donc, savoir avec quel innocent construire le Burundi pour vos enfants demande quelques efforts d’INVESTIGATIONS. En Allemagne après la WWII, tous les Allemands ont été soumis à un programme drastique de DENAZIFICATION. Personne à partir de 18 ans je crois, n’était épargné. Avant d’etre réintégré dans la société comme Allemand normal, chaque Allemand (du moins dans la zone occupée par le troupes alliées… Dans la zone occupée par l’Armées Rouge les choses se passaient tout autrement) a du notamment répondre à un questionnaire d’au moins 130 questions dressé par la COMMISSION DE DENAZIFICATION. Après ce questionnaire, une analyse de chaque réponse était faite par des experts pour déterminer le degré de collaboration du candidat avec le régime NAZI et décider de son sort .

    Au Rwanda, il y a GACACA (sans commentaires);
    Au Burundi, les suspects du CRIME DES CRIMES de 1993 (300.000 tutsi tués en 3 jours), et qui devraient répondre aux 130 questions dressées par une COMMISSION SPECIALE DE DENAZIFICATION, ont été chargés par je ne sais qui, d’établir une COMMISSION DE RECONCILIATION contre les victimes, laquelle commission est dirigée par un Moine Combattant.

    Et vous, Yosef, vous parlez de JUSTICE et de « reconstruire » avec TON FRERE HUTU le pays de vos ancetres », « pour vos enfants ». Votre logique m’échappe un peu.

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  42. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    C’est bel et bien vous l’expert de l’histoire, vous vous y connaissez en politique aussi, mais pour moi, je ne suis ni politologue ni historien, je ne suis qu’un simple citoyen Burundais Tutsi.Ces questions que vous me posez, vous pourrez peut-etre les diriger au Major Pierre Buyoya? Ou a ceux qui representaient les Burundais Tutsi aux negociations, non? Je n’ai aucune ambition politique, mais je voudrai bien connaitre quelles sont les solutions que vous apporteriez a ces defis.

    Je ne suis qu’un simple citoyen, et non un politicien!

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  43. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Tu veux m’imposer ta vision des choses en disant que ma logique t’echappe, tu persistes en parlant de ceux qui ont commis le genocide contre les tutsi au Burundi, mais tu refuses en meme temps de critiquer le pouvoir CNDD-FDD (dit Hutu,mais ce qui n’est pas vrai puisque dans ce parti,on y trouve des Tutsi, et ce meme parti est en coalition avec d’autres Partis Tutsi tels que le Pati Uprona, ce meme parti entretient des relations avec le parti FPR du Rwanda), a quoi tu joues quand tu essaies de me forcer a voir les choses comme toi?

    Je suis de la generation de 1978, et je ne pense pas qu’on veut voir les choses comme la generation de nos parents, grand parents ou arrieres grand parents, cette question de justice, bien que nous nous identifions comme Tutsi, la justice est pour tous (Hutu,Tutsi et les Baganwa), c’est ca l’esprit nationaliste et l’exemple du prince Louis Rwagasore, lui, il n’etait pas tribaliste, non? le Mwami Ndizeye, il n’etait pas tribaliste, ce sont la des exemples de Burundais que j’apprecie.

    Quand a ceux la qui se disent representants des Hutu ou des Tutsi, ils ne se battent que pour leur interets! Je prefere les exemples de Marguerite Barankitse, ou l’organisation New Generation qui essaient tout ce qu’ils peuvent pour construire une nouvelle generation de Burundais (Hutu,tutsi,twa) qui vont rectifier les erreurs de leur parents,grand parents, comme on le dit en anglais, that is where I stand,Mr Rugema!

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  44. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Qui a assassine le dernier Roi du Burundi, n’est-ce pas le pouvoir militaire Tutsi? Ou, je me trompe encore une fois sur la lecture de notre histoire? Ce regime militaire (a majorite de Tutsi de la province de Bururi), n’ont-ils pas exclu les Hutu et les Tutsi (ceux qui ne sont pas nes a Bururi)? Major Pierre Buyoya est le cousin au Colonel Jean-Baptiste Bagaza,non? Qui a assassine le Colonel Pascal Ntako (un Tutsi, accuse de soutenir le parti du Col. Bagaza)? Qui a fait le kidnapping de l’officier Colonel Kabwari (un Tutsi de Bururi,qui fut un voisin du Major Pierre Buyoya)? Comme tu le sais tres bien, je ne suis vraiment la racine de toutes ces contradictions de la politique burundaise (politique interne du leadership batutsi, aussi bien que les Hutu qui se battent pour le partage du gateau,CNDD FDD aile Nkurunziza, CNDD FDD aile Nyangoma, et CNDD FDD et le FNL PALIPEHUTU aile Agathon Rwasa).

    Comme on dit en kirundi, abakunzi b’inda gusa! Les rumeurs disent aussi que c’est le parti CNDD FDD (a majorite Hutu) qui a nomme l’ancien President Col. Jean Baptiste Bagaza pour un poste si privilegie a l’Union Africaine. Mr Rugema, si vous allez critiquer les contradictions de cette politique, commencez d’abord a nous donner votre analyse sur cette classe politique d’opportunistes!

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  45. Yosef dit :

    Et voila encore..des contradictions des « experts Belges », les memes qui nous ont colonise, veulent toujours nous donner la lecon de morale,Mr Rugema:

    http://www.iwacu-burundi.org/spip.php?article1566

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  46. Yosef dit :

    Et un ancien Rebelle Hutu du CNDD-FDD….fonde sa rebellion:

    http://www.iwacu-burundi.org/spip.php?article1498

    Au Parti Uprona (dit Tutsi), le parti est divise, au parti Frodebu (a majorite Hutu), le parti s’est divise, au mouvement FNL (Ancienne rebellion Hutu), le parti est divise, Mr Rugema!

    Je n’ai jamais et jamais fait parti d’un parti politique Burundais, ou une organisation burundaise, je ne suis pas donc bien place pour repondre a tes questions, mais je sais tres bien que si tu prends contact avec le Parena, Uprona, Raddes, ils pourront t’eclaircir un peu!!!

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  47. RUGEMA dit :

    Mr Yosef:

    Ce que je dis n’a rien a voir avec les historiens ou avec les politiciens. Ce sont des considérations liées aux lois de base qui régissent une société des hommes ordinaires depuis « l’homo sapiens sapiens », càd. depuis le moment ou il devient clair dans l’esprit d’un individu de cette espèce, que des règles minimales doivent être suivies si lui-même ainsi que l’espèce à laquelle il appartient espèrent survivre autant que faire se peut dans la jungle hostile. C’est ce qu’on appelle en général, les règles de « civilisation » (Lisez un peu de Levi-Strauss, Margaret Maud, …)

    Pour ne citer que quelques règles de base:

    1- Le principe de survie est très important : (ex: les phénomènes de suicide individuels ou collectifs comme chez l’espèce des mamifères « gnous » ne doit plus prévaloir chez les hominidés sapiens sapiens)
    2- Pour cela, il n’est pas bien que le sapiens sapiens serve de repas à un autre sapiens sapiens ou à une autre espèce de la jungle
    3- La survie de l’individu est liée a la survie du groupe et vice-versa (d’ou l’impératif de solidarité défensive entre les membres de l’espèce…contre les autres espèces qui considèrent les sapiens sapiens comme leur « casse-croute », juste parce qu’ils sont plus forts qu’eux…)
    4- La meilleure manière de survivre est non-seulement d’avoir des enfants et de faire en sorte qu’ils grandissent et meurent de mort naturelle
    5- La meilleure structure pour assurer la survie de l’espèce est la famille nucléaire stable composée de la triade PERE-FEMME(s)-ENFANTS
    6- Cette structure ne peut en aucune cas se suffire à elle-meme, d’ou la nécessité de développer le cadre de la tribu, et bien au-delà : la coopération positive entre tous les sapiens sapiens par le biais de représentants des familles et des tribus…
    7- Il est important que certaines activités de chasse et de délimitation du territoire de chasse soient décidées organisées en commun…
    8- Il faut des motifs sérieux pour tuer un sapiens sapiens…
    9- Pour cela il faut écarter par des conventions pratiques les motifis les plus courants qui provoqueraient des meurtres en chaine difficiles arreter une fois qu’ils ont commencé…
    10- Si malgré tout un meurtre se passe, il faut mettre en place des mécanismes permettant que cela ne se reproduise pas ou à tout le moins ne soit pas encouragé…pour la plus grande cause qu’est la survie de l’espèce sapiens sapiens.

    YOSEF:

    -Est-ce que l’intégration spontanée et pratique de ces règles simples, élaborées depuis les temps reculés de l’homo australopithecus sapiens, demande qu’on soit historien ou politicien ???
    -Est-ce que c’est compliqué de voir quelle situation contrevient à quelle règle basique relative à la survie de l’espèce sapiens sapiens ?
    -Est-ce que les régime « démocratiques hutu » du Burundi sortirait blanchi du tribunal présidé par l’homo australopithecus sapiens, au regard de ce qui se fait là-bas depuis 1965 ?

    peut pas survivre tout seul dans une nature dont les forces le depassent infiniment

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  48. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Vous etes l’expert et l’homme sage, donc, je cede a cet echange de points de vue.Je reste convaincu qu’un jour, on aura une generation de Hutu et Tutsi qui apprendront a se respecter et travailler ensemble!

    Meme si j’etais le seul survivant d’un genocide, je garderai toujours espoir, comme Martin Luther King, comme le Prince Louis Rwagasore, comme Kwame Nkrumah, et pourquoi pas Thomas Sankara!

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  49. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Quand tu parles de 1993, ou Teza, j’ai perdu des Membres de ma Famille, et un ami d’enfance au lycee de Kibimba, il fut morcele par la machette, ma Tante (petite soeur de mon Pere) a survecu au meme Lycee, mais figure toi que c’est bel et bien mon Pere qui m’encourageait de ne jamais me venger, « ntuzogire nkuko uwundi yagize. » Bien que mon pere ait perdu des membres de sa famille, j’ai ete temoins de sa sagesse en le voyant sauver des Hutu a Bujumbura, c’est ce model que je garderai ou que je serai, « gutabara abantu,ukarengera ishavu n’ikibi cagukorewe! »

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  50. Yosef dit :

    Et le criminel Major Pierre Buyoya qui donne…toujours des conseils:

    http://www.rfi.fr/afrique/20100609-major-pierre-buyoya-ancien-president-elections-presidentielles-burundi

    Ah la politique burundaise!

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  51. RUGEMA dit :

    Yosef :
    Quand vous aurez un peu de temps, pourriez-vous SVP nous parler de votre grand père, le juge de la cour royale (si vous l’avez connu dans votre jeunesse) ? ou bien ce que votre père vous en a dit (si vous n’avez pas eu la chance de la connaitre) ? J’ai toujours été fasciné par les hommes de lois.

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  52. RUGEMA dit :

    NB SUR #47# :

    Le dernier fragment de phrase est un « lapsus calami », le lecteur le plus distrait l’a sans doute deviné.

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  53. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    J’ai bien connu mon Grand Pere avant sa mort (mort d’une crise cardiaque quand les terroristes genocidaires CNDD FDD attaquaient la ville de Bujumbura), tout ce que je peux dire est que la structure du Royaume etait mieux organise que cette democratie impose par les pays occidentaux! Mon Pere me parlait aussi des Rois du Burundi, j’ai remarque quand ils parlent des coutumes monarchiques, ils parlent dans un langage code, ca me fascine beaucoup, ce peuple etait un Peuple tres fier, tres triste que cette fierte est perdu. Quand j’ai le privilege de parler avec le leader Kushite Yochanan, il m’a fait penser a mon Grand Pere, un autre leader du Parti Parena (ami de Yochanan) parle avec la meme sagesse, un ton nationaliste et patriote.

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  54. rujugiro dit :

    Iyi article ni nziza cyane kuko iyi reportage narayibonye nanjye nyibonamo urwo rujijo. Uriya mujenerali ni umunyarwanda d’origine ibyo yivugisha bisa n’ibyo Fpr yivugushaga muri 1990 itera u Rwanda ivuga ko irimo abahutu benshi n’abatwa abatutsi bo byaragaraga ko bayirimo kuko aribo bari bayigize ! uko byagenze namwe murabizi bamaze kubona ba Sendashonga , ba Bizimungu, Kanyarengwe n’abandi babashyize imbere barangije gufata ubutegetsi babiraramo barabica abandi barabafunga kugeza n’ubu rugeretse ariko muri ibyo byose abari responsable b’iyo situation bakaba ari abahutu b’ibicucu kandi ni benshi bakomeje kugurisha roho zabo bajya kuba udukingirizo mubyo abatutsi bashinze!! Ibigarasha , n’abandi bibwirako gusenyera FDU muri RNC ngo aribwo buryo bwiza bwo kugera kubutegetsi muzumva nabo ibyabo igihe ntikiragera enfin kubigarasha ho ndumva uwitwa Camarade we aho aryamye muri prison yumvise neza uko biryoha!
    Jye rero nkaba ntekerezako abibwirako ubwoko ngo bw’abahutu n’abatutsi butabaho ari abo bose biwirako ari abanyabwenge kurusha abandi ko bashobora gucurika uwariwe wese ! iyo thèse kandi iva kuri ba batutsi b’inyaryenge n’abahutu b’ibicucu kuko ubwoko bubaho bwabayeho kandi buzahoraho icyo abaharanira amahoro n’ukuri iwacu bagombye kubiheraho kugirango bahuze abarwanya ikibi cyose ikibi si ubwoko ikbi n’icyo abo banyabinyoma babukoresha.
    Nyuma yo gutsinda kwa CNDD Uburundi bwari bufite chance yo kuganira kukureshya kw’ayo moko no kwimakaza démocratie ariko Nkurunziza w’igicucu n’inda nini yagiye kwiga ubwicanyi n’ubujura kwa Kagame n’uko ibyo abarundi bagezeho havuye imivu y’amaraso abihindura ibye arica ariba abavandimwe n’inshuti zamufashije aratoteza ba Rwasa n’abandi bose ariko aribeshya kuko niba Rwasa akiriho n’abdni nkawe baharaniye ukuri n’uburinganire mu Burundi bazamwumvisha ko ibyo yakoze ari bibi abiryozwe. Nkaba nkurikije ibyo nabashije muri riya reportage nakemezako bariya banyarwanda bo mu Minembwe ari aba uprona bafatanyije na Kagame mu muganmbi wo gushyira hasi Icyo gicucu Nkurunziza nk’uko byagendekeye abandi bahutu b’ibisahiranda bagiye bagambanira bahutu benewabo!
    Icyo bagamije kizagerwaho kuko biragaragara ko Pauline Simonet ushobora kuba ari Umututsikazi en moitié ajya gukora iriya reportage byari un coup médiatique pour faire la pub au mouvement!! anarangiza en écrit sur internet ashima cyane umuco w’abatutsi bamwakiranye ubwuzu!!!

    Abahutu mu burundi baricwa na Nkurunziza nibyo ariko ntibisiba ibibazo b’yabahutu n’abatutsi bikiriho kuba abatutsi batishimiye ubutegetsi nibyo kuko ntabwo babwihariye ngo babukoreshe icyo bashaka ibyo rero nibyo iyo rebellion irimo ushaka kugeraho!!

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  55. jupi dit :

    Rugema et Joseph

    Apres avoir nous babarde avec vos histoire de saints Tutsi maintenant vous allez nous dire que vous les cousins de Jesus comme il ya quelqu’un qui m’avait dit que le tutsi sont de juifs.

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  56. Yosef dit :

    Jupi,
    Oui ai-je mentioner que mon Peuple est de descendance Juif? N’est-ce pas l’eglise catholique qui a suggere cette theorie, lis un peu ce que le converti catholique Kayibanda avait appris dans les eglises catholiques:

    http://en.wikipedia.org/wiki/Kangura

    Je ne suis pas bien instruit sur l’histoire du Rwanda pre colonisation, mais ce que j’ai appris sur l’histoire du Burundi demontre bien qu’on trouvait des Tutsi,Hutu a la cour royale, ainsi que les clans princiers des Baganwa.Les periodes regimes militaires (1966 – 2003), je n’ai pas du tout admire leur facon de faire les choses sauf pour le Colonel Jean-Baptiste Bagaza ou il a construit une stabilite pour tout le monde, ce que je lui reproche est l’exclusion d’autres clans dans la gestion du pays, bien que beaucoup se trompent sur le Major Pierre Buyoya, je dis que c’est bel et bien le Major Buyoya qui a divise tout le monde, et massacre beaucoup de gens (hutu et tutsi), mais tout ca n’engage que lui et non les tutsi.

    Jupi, non, je dis que le peuple Tutsi est bel et bien Africain!

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  57. RUGEMA dit :

    Mon cher Yupi:

    Je constate que la balle est dans ton camp cette fois-ci. Il faut absolument répondre à la question oblique (mais précise) de Mr Yupi.

    Pour rappel, Mr Yupi fait d’une pierre 3 coups :
    1) Il vient de jeter, sans consulter personne, les TUTSI dans la catégorie des « SAINTS »
    2) Il vient en même temps de projeter le jour où les tutsi se revendiqueront FRERES de JESUS
    3) Il vient du même trait de plume de révéler qu’il aurait entendu quelqu’un murmurer que les TUTSI seraient des JUIFS.
    NB :
    -Mr Yupi ne prononce pas le mot DESCENDANCE (juive) qui vous fait sursauter
    -Un coup d’œil sur l’histoire des mots indique que le pseudo « YUPI » est fort proche du surnom qui était appliqué aux juifs au plus fort de la période de TRAVAIL en Europe (surtout en France)

    Mr Yosef,
    Nous sommes tous oreilles.

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  58. RUGEMA dit :

    RECTIFICATIF:
    LE POSTING #59# EST DESTINE A YOSEF ET NON A YUPI. TOUTES NOS EXCUSES A MR YUPI POUR LE LAPSUS CALAMI. C’EST QUE NOUS VOULIONS AU DEPART TENTER UNE APPROCHE DE REPONSE, MAIS NOUS AVONS VITE COMPRIS QUE YOSEF ETAIT CERTAINEMENT LE PLUS OUTILLE POUR CE GENRE DE QUESTIONS, EN TANT QUE « CONVERTI AU JUDAISME »

    Mon cher Yosef :

    Je constate que la balle est dans ton camp cette fois-ci. Il faut absolument répondre à la question oblique (mais précise) de Mr Yupi. En tant que CONVERTI AU JUDAISME, (voir #40) vous êtes mieux placé que quiconque pour répondre aux préoccupations de Mr Yupi.

    Pour rappel, Mr Yupi fait d’une pierre 3 coups :
    1) Il vient de jeter, sans consulter personne, les TUTSI dans la catégorie des « SAINTS »
    2) Il vient en même temps de projeter le jour où les tutsi se revendiqueront FRERES de JESUS
    3) Il vient du même trait de plume de révéler qu’il aurait entendu quelqu’un murmurer que les TUTSI seraient des JUIFS.

    NB :
    -Mr Yupi ne prononce pas le mot DESCENDANCE (juive) qui vous fait sursauter
    -Un coup d’œil sur l’histoire des mots indique que le pseudo « YUPI » est fort proche du surnom qui était appliqué aux juifs au plus fort de la période de TRAVAIL en Europe (surtout en France)

    Mr Yosef,
    Nous sommes tous oreilles.

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  59. jupi dit :

    @Yosef,

    MERCI YOSEF POUR TA REPONSE, QUANT AUX TRIQUES ETHNIQUES TUTSI OU HUTU JE SUIS NE DANS UNE FAMILLE MIXTE, MES ONCLES HUTUS ET TUTSI ONT ETE SAUVAGEMENT MASSACRE PAR LESOIT DISANT HUTU ET TUTSI. AUJOURD’HUI JE ME VOIS COMME UN AFRICAIN PAS COMME UN HUTU OU UN TUTSI. LES OCCIDENTAUX NOUS ONT DIVISE POUR BIEN NOUS AFFAIBLIR AUJOURD’HUI NOUS AVONS LE CONSEQUANCE DE CETTE DIVISION. EST CE QU’EN EUROPE ILS N’ONT PAS DES DIFFERANCE, MAIS JE NE JAMAIS VU LES ETHNIS EN EUROPE A PART JE DIS BIEN A PART EN BELGIQUE QUI S’APPELENT (FLAMMANT ET WALLONS).

    DONC, IL EST TEMPS QUE TOUT AFRIQUE SACHE QUE L’ENNEMIE DE L’AFRIQUE EST L’AFRICAIN QUI PENSE QUE PARCE QU’IL EST TEL ETHNIS IL DOIT ANEANTIS LES AUTRES ETHNIS. PERNOLLEMENT, L’ HISTOIRE HUTU ET TUTSI ME TIEN PAS CAR C’EST UN SONISPHERE POUR NOUS ENDORMIR.

    MERCI

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  60. RUGEMA dit :

    Nous attendons maintenant les réactions de Josef a mon message #59; Josef est, rappelons-le, un Tutsi né en 1978, et enthousiaste CONVERTI AU JUDAISME (#40#).
    Merci !

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  61. Yosef dit :

    Mon Cher Rugema,
    Pour repondre a votre question, je vous renvois a ce lien du Leader Kush Yochanan, un Burundais Tutsi:

    http://www.kulanu.org/tutsi/traditions.php

    Bonne lecture!

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  62. Yosef dit :

    Cher Rugema,
    Consultez aussi ce lien:

    http://www.kulanu.org/tutsi/havila.php

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  63. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Tout ce que l’on trouve dans les bibliotheques ou sources internet, c’est la confusion totale!Si seulement nos Aines pouvaient nous dire un peu plus sur notre histoire riche (celle d’avant la colonisation), vyoba vyiza!

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  64. Yosef dit :

    Rugema,
    Et lisez aussi cet article:

    http://www.histoiredelafrique.fr/choix_de_la_monarchie_ou_de_la_republique.html

    Remarques-tu dans celui de Hitimana, ils disent que Ntibantunganya est un Tutsi, c’est ainsi que notre histoire est toujours falsifie par le meme qui nous a colonise, question de creer la confusion pour mieux nous envaillir!

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  65. RUGEMA dit :

    Yosef:

    Vous ne répondez toujours pas à mon message #59. Tous les liens que vous indiquez sont intéressants d’un certain point de vue, mais ils ne remplacent en rien votre propre réponse aux subtilités de votre « frere africain » Yupi.
    Je trouve par ailleurs étonnant que vous ne soyez pas satisfait de la qualification de TUTSI appliquée à l' »Honorable » Ntibantunganya, puisque pour vous les Tutsi ne sont rien d’autre que des AFRICAINS (cf. votre message #56#). Comme personne ne peut nier à Sieur Ntibantunganya le statut d’Africain, ce « cher » ancien président peut tout aussi bien être appelé Tutsi.
    Je ne vois pas bien comment quelqu’un qui développe des positions comme les votres parle encore de GENOCIDE contre les Tutsi. Pour dire vrai, Je m’attends à tout instant à ce que vous preferiez l’expression de « GENOCIDE AFRICAIN » au lieu de GENOCIDE TUTSI.

    Cela étant dit, le CONVERTI AU JUDAISME devrait sentir la nécessité de répondre aux subtilités de Mr Yupi.

    RAPPEL DE MA REFORMULATION DU MESSAGE #55# DE YUPI POUR VOUS FACILITER LA TACHE :
    1) Il vient de jeter, sans consulter personne, les TUTSI dans la catégorie des « SAINTS »
    2) Il vient en même temps de projeter le jour où les tutsi se revendiqueront FRERES de JESUS
    3) Il vient du même trait de plume de révéler qu’il aurait entendu quelqu’un murmurer que les TUTSI seraient des JUIFS.

    NB :
    -Mr Yupi ne prononce pas le mot DESCENDANCE (juive) qui vous fait sursauter
    -Un coup d’œil sur l’histoire des mots indique que le pseudo « YUPI » est fort proche du surnom qui était appliqué aux juifs au plus fort de la période de TRAVAIL en Europe (surtout en France)

    MERCI !

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    • Yosef dit :

      Ah Mr Rugema,
      Vous persistez avec vos questions, je vous rappelle que je ne suis pas un Leader Tutsi, je ne me considere pas comme representant Tutsi, mes points de vue n’engagent que moi. Je te rappelle que j’ai perdu ma famille dans ce genocide contre les tutsi dont vous parlez, comme tant d’autres Burundais.

      Oui, j’y crois, le Peuple Tutsi est venu d’Ethiopie, oui, j’y crois, le Peuple Tutsi peut etre parmi les 12tribus d’Israel, et non, les Tutsi n’etaient pas des chretiens avec leur migration vers la region des grands lacs, Jesus etait bel et bien un Juif, et l’interpretation judaique m’interesse plus que celle de l’eglise catholique.

      Je le repete, mon point de vue et convictions n’engagent que moi!

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  66. RUGEMA dit :

    CHERS TOUS: JE VIENS D’OBTENIR COPIE DE LA LETTRE QUE L’INSTITUTION JUIVE TUTSI APPELEE « CENTRE MULENGE » A ADRESSEE A MADAME PAULINE SIMONET, PAR E-MAIL DATEE DU VENDREDI 16 Décembre 2011. J’AI DEMANDE ET OBTENU DES RESPONSABLES DE CETTE INSTITUTION TUTSI L’AUTORISATION DE PARTAGER AVEC VOUS LE CONTENU DE CETTE LETTRE INTERESSANTE. ON NOUS PRECISE QU’A L’HEURE QU’IL EST, « MULENGE CENTRE » N’A ENREGISTRE AUCUNE REACTION DE LA PART DE LA JOURNALISTE EN QUESTION. LA PERIODE DE VACANCES EN COURS POURRAIT ETRE LA CAUSE DE CETTE ABSENCE DE REACTION.
    NOUS VOUS SOUHAITONS A TOUS D’EXCELLENTES VACANCES D’HIVER.

    Chère Madame Simonet,

    Nous prenons la liberté de vous adresser nos salutations collégiales ainsi que nos félicitations pour votre magnifique émission diffusée dernièrement sur France 24 en rapport avec cette rébellion annoncée à partir des promontoires du Sud-Kivu.
    Nous sommes un organe de collecte, de diffusion et d’échanges de données concernant la culture, l’histoire et la civilisation Tutsi dans les Grands Lacs, en Afrique et dans le monde. Nous avons salué le privilège d’obtenir votre adresse e-mail sur l’inévitable « Google ».
    Votre émission, réalisée dans des conditions périlleuses que nous imaginons, a le mérite, en plus du plaisir qu’il procure par les paysages paradisiaques des hauts plateaux de chez-nous qu’il laisse entrevoir, de mettre d’accord tous les acteurs du Burundi et de la région sur au moins un point, c’est que qu’il y a désaccord sur toutes les bases essentielles qui constituent en général le socle d’une société stable. A cet égard, quelle que soit la sensibilité des uns et des autres sur vos prestations, vous avez réalisé une oeuvre absolument remarquable sur le plan strictement professionnel, étant entendu que l’objectif no 1 d’un bon journaliste est de susciter le débat au sein de la société, dans un contexte post-moderne ou les évidences spontanées n’existent plus.
    Nous vous encourageons à poursuivre cette oeuvre d’information et de remise en question, si nécessaire par les temps qui courent au Burundi et dans la région.
    Nous nous posons, bien entendu, comme tout un chacun, beaucoup de questions sur l’émission, sur ses retombées exprimées ou sous-entendues, ainsi que sur certains postulats tangentiels qui ont émaillé votre séance de présentation sur le plateau de France 24, et dans le large débat aujourd’hui engagé par l’opinion.
    L’un de ces postulats est celui qui se décline diversement mais autour d’une même matrice énonciative: « Le Burundi a mis fin aux conflits ethniques » ; « La rébellion qui s’annonce ne sera pas ethnique mais politique »; etc…
    Tout en sachant que votre emploi du temps est très surchargé, nous vous encourageons néanmoins à suivre, de temps à autre, certains forum de discussion autour de votre émission, et ou des Hutu et des Tutsi de toutes provenance et de toutes affiliations dogmatiques, échangent à bâtons rompus sur les postulats qui structurent votre émission. Cela vous permettra probablement d’avoir un large spectre du feed- back de votre message au monde, mais également de récolter les fruits de votre entreprise en temps réel, et ultimement d’affiner pour la suite les mécanismes de cette « maïeutique journalistique » que vous avez si courageusement et si brillamment appliquée à une société bloquée comme le Burundi.
    UN FORUM INTERESSANT SUR VOTRE EMISSION:
    http://www.jambonews.net/actualites/20111208-burundi-le-retour-de-la-rebellion-un-reportage-qui-continue-a-faire-couler-lencre#comment-10229
    SUR LA QUESTION TUTSI EN RAPPORT AVEC L’AFRIQUE ET LE MONDE:
    http://www.topix.com/forum/afam/T630CFK9S3UKCMFT3/p25
    Si vous souhaitez avoir notre point de vue sur les aspects doctrinal et technique impliqués par votre émission, vous pouvez nous contacter à tout instant par l’e-mail ci-dessous.
    Bien A Vous,

    MULENGE CENTRE
    Secrétariat Exécutif
    mulengecentre@gmail.com

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  67. RUGEMA dit :

    Merci Yosef. Voilà des réponses concises et claires. Et comme vous le dites si bien vos opinions n’engagent que vous. N’oubliez pas cependant que ces histoires de « migrations » sont des inventions de l’Eglise catholique pour préparer l’expulsion des Tutsi (1959; …) et légitimer les tueries que doivent exécuter les Hutu chrétiens pour venger soi-disant la mort de leur divinité JESUS (1964-5;1972;1988;1993) supposée victime des Juifs pharisiens de Jérusalem. Il n’y a aucune trace de « migrations » dans l’histoire du peuple Tutsi telle qu’elle est enseignée dans les Académies Tutsi d’une part, et transmise de père en fils depuis des millénaires, d’autre part.

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  68. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Je voudrais prendre contact avec vous par email.

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  69. kokob dit :

    Ralalala

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  70. kokob dit :

    Yusef ,

    Je vous félicite pour votre clairvoyance……Mais s’il vous plait , ne tombez pas dans le piège du fou furieux qu’est Monsieur Rugema.
    Ses intervention ont clairement démontré qu’il n a plus toute sa tête…
    Que veut il démontrer en fait?
    Que les tutsis sont supérieurs? un peuple élu?
    c’est avec ce genre de postulat qu’on en arrive à des situations conflictuelles.
    Si les tutsi veulent se penser « peuple élu » fine…mais qu’ils le garde pou eux….
    Qd on se sent « élu » ou  » supérieur » , le fait de le savoir est suffisant. on a pas besoin d’en convaincre les autres….
    Monsieur Rugema , si vous usiez votre énergie et temps à faire quelque chose d’utile pour la société.
    Il est clair que votre érudition et verve sont contre employées. N’avez vraiment rien d’autre à faire? pour exemple… votre email envoyé à je ne sais qui dont vous avez copié collé ici, que voulez vous qu’on fasse de ça…c’était quoi le but? cet exemple illustre bien la qualité de vos interventions… de l’inutilité à l état pur.
    Mon conseil :élevez vous au dessus de la masse mais si vous avez du mal (ce que j peux comprendre) buvez un café, lisez un journal , [*****], feuilletez un bon livre et regardez les experts miami et laissez tomber des conneries pareilles. ok?

    sur ce,

    bonne jrnée ( ou nuit)

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  71. RUGEMA dit :

    Yosef :

    Je prends un petit break dès demain et me remettrai volontiers en ligne dans 10 jours.

    Bonnes vacances d’hiver à tous !

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  72. RUGEMA dit :

    Mr Kokob :

    Je m’en voudrais de partir sans vous saluer courtoisement et essayer de répondre à vos préoccupations me concernant mes postulats sur les Tutsi ainsi que sur vos projections au sujet de ma santé mentale.

    1) Concernant ce que vous croyez etre mes postulats sur les Tutsi, je ne me souviens pas avoir prononcé le mot « supérieur » ou « inférieur ». Vous êtes la personne qui vient de parler de supériorité en rapport avec les Tutsi, et donc vous êtes la mieux indiquée pour expliquer ce que vous entendez par là et ou vous voulez en venir. J’attends vos explications.

    2) Concernant ma santé mentale, vous serez d’accord avec moi que si ne serait-ce que la moitié des aliénés et des schizophrènes qui circulent sur la terre étaient aussi instruits, aussi organisés, aussi méthodiques, aussi ouverts au débat et aussi courtois que moi, le monde ne pourrait que s’en porter mieux. Le sens de l’effort, le don de la clarté et les lumières de la connaissance ne sont pas (encore) équitablement distribués sur cette terre.

    3) Les conseils que vous me donnez consistant à faire des choses utiles pour la société en buvant du café ou en lisant un journal ne me semblent pas assez consistants ni convaincants. Boire le café ou lire un journal pour se dispenser de penser sa condition et d’échanger avec son voisin ou ses contemporains sur une variété de sujets, dont celui qui a été proposé par l’auteur de l’article introductif à cette magnifique discussion…relève d’une déplorable régression vers la vie végétative.

    3) Pour le reste, je suis sur que vous avez beaucoup d’autres questions qui se bousculent dans votre tête mais que votre esprit (obnubilé sans doute par des stéréotypes et des préjugés ramassés dans des coins incertains) ne parvient pas encore à synthétiser clairement ; je vous prie donc de prendre votre temps, de vous concentrer et de formuler vos questions dans un langage intelligible, sans céder à la paresse de la simplification ni à la tentation de la vulgarité. Ne croyez surtout pas faire oeuvre utile en « mélangeant les serviettes et les torchons » comme on dit… Il faut raison garder ! Vous êtes surement capable de mieux. Je ne désespère pas encore de vous.

    Je Vous souhaite d’Excellentes Vacances d’Hiver !

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  73. edouarda dit :

    Rugema. Il y a déjà eu beaucoup d’affirmations ‘scientifiques’ au niveau des races, ethnies et autres qui ensuite ont été affirmées ou infirmées… Je parlais plutôt d’un contexte sociologique: l’être humain – ou la plupart des êtres humains du moins – a besoin de se sentir appartenir à l’un ou l’autre groupe social (appelez cela race, ethnie, tribu ou autre, cela n’a pas trop d’importance). Je n’en fais personnellement pas partie puisque je suis convaincue d’appartenir d’abord à la race humaine et je ne peux donc certainement pas apprécier certains de vos propos racistes. Par contre, si « l’autre » me perçoit comme appartenant à tel ou tel groupe et agit en conséquence quand il m’exclut, pourchasse, discrimine ou pire, j’ai beau à avoir ma conviction, cela ne m’épargnera guère sa réaction. Il est donc exact que c’est la tolérance envers l’autre (individu, groupe, conviction, idées politiques…) qui seul peut nous apporter la paix. Je n’ai pas besoin d’une thèse pseudo-scientique pour être pragmatique et le peuple burundais – ni rwandais – ne demandent des solutions ‘scientifiques’ mais des solutions qui permettent de vivre sans devoir s’inquiéter que « l’autre » peut vouloir vous faire du mal, vous haïr, vous tuer rien que parce que vous « n’êtes pas comme lui ». « L’Unité Nationale » est effectivement un terme mal choisi mais relisez votre histoire et vous verrez que ce sont les dirigeants tutsis de l’époque qui l’utilisaient. Je préfère effectivement – comme je l’ai déjà dit – la cohabitation dans le respect de l’autre et garantissant la paix pour tout le monde et je n’ai pas besoin d’élaborer un texte compliqué pour exprimer cela. Le problème de CERTAINS tutsi – je dis bien certains ! – est qu’il ne veulent pas le changement vers une société moderne – pour le dire pourtant avec vos propres mots – et qu’ils regrettent que la hiérarchie de l’époque n’existe plus aujourd’hui. C’est même le problème fondamental puisque dans le Burundi actuel où selon les Accords d’Arusha – parenthèse: tant réclamés d’ailleurs aussi par le FPR à l’époque pour le Rwanda – les tutsi ont beaucoup plus de garanties que les hutu vu le partage procentuel du pouvoir qui ne correspond en rien aux pourcentages des deux ‘groupes’ dans la société et malgré cela, des nostalgiques comme vous ne sont pas encore contents. Vous préférez soutenir des régimes comme celui du FPR au Rwanda et vous regrettez apparemment les régimes mono-ethniques d’avant au Burundi à tel point que vous voulez reprendre ‘votre destin de nomade’ – certains tutsi affirment pourtant qu’il s’agit là d’une fable des blancs. Vous dites que la « proposition magistrale pacifique fut mise à la trappe » par Mandela parce qu’il ne soutenait pas l’appui de Nyerere à cette proposition. Nous savons à quoi a mené l’appui de Nyerere au Rwanda ! Mandela lui, réclamait seulement d’appliquer le ‘one man, one vote'; c’est à dire d’appliquer des principes démocratiques. Vous parlez de « la galère des tutsi » comme si les hutu sont maintenant les ‘maîtres’ du pays or que vous savez fort bien que ces affirmations sont plus qu’injustes et vous fermez visiblement vos yeux sur « la galère des hutu » (dans le passé et dans le présent). Finalement, cela me rappelle le temps où certains extrémistes affirmaient que « un gouvernement hutu » ne pouvait être qu’un gouvernement basé sur une ‘démocratie numérique’. Par contre, quand le régime était mono-ethnique (sous-entendez tutsi) il était du coup ‘démocratique’. Pensez-vous que cela est ‘scientique’ ? En toute simplicité je dirai qu’avec de telles réflexions, on ne progressera jamais et on entretient artificiellement une ‘logique’ qui ne tiendra nulle part au monde. Pour revenir sur Mandela, je dirai encore ceci: il a effectivement participé à la lutte armée et ne l’a jamais caché. Les Noirs de l’Afrique du Sud n’avaient plus d’autres choix et vous le savez fort bien. Je ne vous entends pourtant pas condamner la ‘lutte armée’ de Kagame. Pas un mot non plus sur les jeunes qui ont sémé la terreur au Burundi: JRR, les Sans-Echecs et autres !! Je suis seulement profondément choquée que quelqu’un qui croit devoir ‘juger’ Mandela pour sa lutte s’exprime avec les mots suivants: « J’ose espérer que les plus distraits d’entre les Tutsi en ont tiré les lecons qui s’imposent pour la direction que doit prendre leur avenir… s’ils en ont un jour un… ». Vous trompez ainsi vos frères tutsis en leur faisant miroiter un manque d’avenir ou pire de leur imposer un rôle de ‘victimes’ et de poursuivre  » les innocents qui tombent quotidiennement sous les coups barbares des « Nouveaux Négriers » durant la fuite ». Je ne peux vous rappeler que les Micombero, Bagaza, Buyoya, Kagame au Rwanda, Nyerere et d’autres ont été et/ou le sont toujours les grands ‘préférés’ de vos ‘nouveaux négriers’. Décidément, arrêtez de tromper les tutsi, les hutu et les twa. La plupart d’eux veut progresser ensemble dans la paix et dans le respect de l’autre mais à cause des gens comme vous, ils sont endoctrinés avec des idées de ‘grandeur’ de leur ‘groupe d’appartenance’, des idées nostalgiques qui ne répondent plus à la vie actuelle et la peur de l’autre. Combiné avec la provocation habituelle, les rumeurs non fondés et les accusations qui ne tiennent pas debout, cela peut être très explosif ce que personne – à part Rugema et consorts – ne veut vivre pour la énième fois. De plus, si vous ne savez reconnaître ce qui s’est réellement passé au Burundi en 1972, vous êtes un champion en négationisme or que vous êtes le premier à en accuser les ‘autres’. Yosef n’a pas vaicu la situation mais nous étions là et nous avons vu comment on venait chercher les étudiants hutus à l’école, à l’université. Nous avons vu comment les jeunes tutsi de la JRR arrêtaient les paysans aux barrages routiers pour les battre à mort. Nous avons connu les convocations de nos pères, oncles, frères, cousins qui y allaient parce qu’ils estimaient qu’ils n’avaient rien fait et rien à cacher. Ils ne sont jamais revenus et on ne sait même pas comment ils sont morts ni où ils sont enterrés. Aucune justice jusqu’à ce jour et vous osez prétendre ce c’étaient plutôt les tutsi qui étaient visés. Au fond, il s’agit d’un problème de pouvoir. Des nostalgiques comme vous – et votre nom me fait penser que vous êtes plutôt rwandais et vos affirmations plutôt ‘kagamistes’ – n’ont jamais supporté de partager le pouvoir avec les hutu. La montée d’intellectuels et commerçants hutus a inquiété à l’époque les nostalgiques comme vous (or que vous oubliez qu’il y avait aussi des roitelets hutus à l’époque précoloniale et votre histoire que les tutsi ont acceuilli les ‘fuyards’ hutus n’est basée sur rien – absolument rien ! – et contredite par l’histoire orale des ancêtres que nous avons encore apprise). Ce ne sont tout de même pas les colons qui ont organisé le génocide des hutu en 1972 et il ne faut donc pas faire croire aux jeunes générations que tous les torts viennent de l’époque coloniale qui a effectivement prviligiée une minorité tutsie or que les relations étaient beaucoup plus diverses – et donc plus compliquées – que vous ne le faites croire. Après l’indépendance, ce sont des Africains qui ont tué d’autres Africains uniquement pour pouvoir maintenir des privilèges ! Vous dites que j’oublie 1993. En 1993, le premier président élu démocratiquement au Burundi fut assassiné par les militaires tutsis et les grands responsables n’ont jamais été inquiétés. Vu ce qui se préparait en Ouganda, Tanzanie et la conquête planifiée du Rwanda – et ensuite le Congo – le résultat des élections était ‘embarassant’. Une génération orpheline de pères avait décidé de ne plus se laisser faire et effectivement, en 1993 il y a eu des morts hutus et tutsis. A Yosef, je dirai seulement qu’il est nullement exact qu’un hutu et un tutsi ne peuvent se comprendre ! La douleur humaine pour la perte injuste des proches est la même pour tous quelque soit la cause. Je suis d’accord avec vous qu’on est d’abord ‘être humain’ puis Burundais puis tutsi ou hutu ou twa et que les groupes doivent poursuivre le dialogue, la compréhension et construire le pays ensemble. Ce n’est déjà pas évident dans un pays ravagé par la guerre, par les pertes humaines et les frustrations et les douleurs que cela engendre. Mais il serait dommage de retourner en arrière et de perdre les acquis qui ont coûté tant de souffrances. Votre génération Yosef, doit poursuivre le dialogue, le débat et surtout se tendre la main pour avancer dans l’égalité et espérons le un jour dans la fraternité.

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  74. Yosef dit :

    Edouarda,
    Merci pour tout ces conseils, ndagushigikiye mu nzira yo gutangura bishasha pour ma generation de 1978, et les plus jeunes bobo, nta ngorane bafise entre eux,et on doit leur donner cette liberte qu’ils vivent en paix.

    Merci beaucoup,Edouarda.

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  75. RUGEMA dit :

    REACTION RAPIDE A EDOUARDA:

    EDOUARDA a finalement trouvé le temps qui lui manquait pour me répondre. Et pour une surprise c’en est réellement une. Ce que notre interlocuteur « volontairement exceptionnel » laisse entendre est tout simplement incroyable d’aveux génocidaires (1993) et non-repentants, qui sonnent comme des coups de tonnerre dans les corps et les esprits des Batutsi survivants du cataclysme de 1993 que je connais… Le tout est enrobé dans des contradictions tranquilles, des confusions involontaires et des court-circuits idéologiques fort prévisibles pour des gens de son groupe, et qui s’enchevètrent gaillardement dans un indescriptible capharnaum. Pour aller vite du plus anodin au plus grave:

    1) Beaucoup de bouts de phrases sont incompréhensibles sans des explications complémentaires de sa part (ex: « orphelins de père » pour parler de ces jeunes hutu qui avaient décidé de ne pas « se laisser faire » en 1993).

    2) Il y a une énorme légereté d’esprit de l’interlocuteur jointe a de multiples démonstrations d’analphabétisme et de manque de « culture politique » dans les affaires domestiques, régionales et internationales (ex son magistral:  » Ce ne sont tout de même pas les colons qui ont organisé le génocide des hutu en 1972… »).

    COMMENTAIRE:
    – Voilà une des conséquences prévisibles du rejet conscient de la « RAISON » , càd de la science et de la culture générale comme pré-requis de recherche de solutions aux blocages actuels ou est pris le BURUNDI NOUVEAU… (cf son étrange assertion:  » le peuple burundais – ni rwandais – ne demandent [pas] des solutions ‘scientifiques’ )
    – EDOUARDA croit vraiment, comme bcp de ses congénères, que « LEUR BURUNDI NOUVEAU » / UBURUNDI BUSHA… » a été totalement et magiquement libéré de tout controle NEO-COLONIAL et que les ENVELOPPES que convoient vers le régime hutu du Burundi la Belgique, la Hollande, l’Allemagne et autres « nations de bonne volonté » sont des cadeaux envoyés du ciel par le magique PERE NOEL… et que les paracommandos de KAMINA, les milices de SCHRAM, et les baroudeurs de la LEGION ETRANGERE ont pour mission constitutionnelle d’assurer la paix et la sécurité des gentilles « populations bantoues du Burundi »…

    Voila le genre de sornettes et d’inconséquences parmi une multitude d’autres qui pullulent dans le message désordonné et pathétique du « visionnaire EDOUARDA ». Je compte à l’avenir relever systématiquement ce genre de formulations paradoxales dans mes prochains postings, ne fut-ce qu’a titre d’exemples et/ou d’exercice de style.

    3) SUR SON OMISSION PRECEDENTE DE LA DATE DE 1993 :
    (# « En 1993, le premier président élu démocratiquement au Burundi fut assassiné par les militaires tutsis et les grands responsables n’ont jamais été inquiétés. Vu ce qui se préparait en Ouganda, Tanzanie et la conquête planifiée du Rwanda – et ensuite le Congo – le résultat des élections était ‘embarassant’. Une génération orpheline de pères avait décidé de ne plus se laisser faire… » (Dixit EDOUARDA dans son commentaire #76). SANS COMMENTAIRE !!!!!!

    Je remets, une fois de plus la « balle au centre » et demande au « JEUNE TUTSI YOSEF (33 ans tout de meme, ce n’est plus tout à fait JEUNE contrairement à ce qu’on pourrait croire) ….enthousiaste « Converti au Judaisme » _quelle derision !) … de nous aider à y voir clair.

    Je note avec horreur et stupéfaction ces remerciements empressés que YOSEF adresse à son « frère burundais hutu » qui lui explique fièrement pourquoi il était justifié et méritoire, pour la générationdes jeunes hutu (précisément parce qu’orphelins de père en 1993), de procéder au meurtre systématique de leurs voisins tutsi (y compris des proches de YOSEF)… en tant que mesure de « vengeance » naturelle et obligatoire …

    ET TOUT CELA POUR CONCLURE A LA FRATERNITE ETERNELLE ET INDEFECTIBLE ENTRE LES HUTU ET LES TUTSI DE LA GENERATION 1978…

    NOUS APPELONS CE PHENOMENE PRIMITIF ET PRIMAIRE ……  » LA FRATERNITE CANIBALE !!! »
    (que j’emprunte à un auteur occidental contemporain).
    Je suis totalement incapable de convaincre mon peuple d’adhérer à ce genre de fraternités, parce que nous considérons ne pas appartenir à la « Tribu des mangeurs d’hommes » qui fait encore la fierté certains recoins de « brousses primitives »…

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  76. Yosef dit :

    Rugema est en fait Jean Bwejeri,fondateur du centre Havila.

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  77. Yosef dit :

    Jean Bwejeri, sous le pseudonyme Rugema, qui veut m’insulter, est un converti au judaisme, rien d’alarmant:

    http://www.burundibwacu.info/spip.php?article71

    Bwejeri ou plutot Rugema, la balle est dans ton camp, parle nous un peu de ta conversion et de l’institut Havila.

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  78. Yosef dit :

    Jean a ete change en Yochanan, depuis sa conversion au judaisme, et ce Mr Rugema veut m’insulter par mon choix a la conversion du judaisme?

    http://www.burundibwacu.info/spip.php?article71

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  79. Yosef dit :

    Et quand ce Mr Rugema…ou plutot Jean Bwejeri pretend etre contre Melchior Ndadaye ou les Hutus, beaucoup l’ont decouvert recemment comme un grand ami a l’elite Hutu du Frodebu et du parti au pouvoir CNDD-FDD (Parti a majorite Hutu), voici le lien:

    http://www.arib.info/index.php?option=com_content&task=view&id=1002&Itemid=70

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  80. RUGEMA dit :

    Mr Yossef:

    Vous avez décidément la manie d’esquiver vos responsabilités dialectiques et logiques en invoquant tout le temps l’autorité des autres ou alors des fantasmes projetés, sans raison valable, sur des absents. Cela peut s’appeller en langage social, URUSAKU (cf. mon message #32, paragr.6); en langage philologique c’est de la SERMOCINATION, et en langage militaire on appelle cela « TIRS DE DIVERSION ». En langage théologique, on appelle ce que vous faites « LASHON HARA » (le D. d’Israel punit cette malicieuse disposition par une maladie terrible qui s’apparente à la LEPRE…voir vos cours sur le Judaisme). Evoquer à tout bout de champ le Professeur Yochanan Bwejeri est certainement agréable pour quelqu’un comme moi, mais pas suffisamment motivé ni assez construit de votre part pour briser ou brouiller le fil des idées en cours (Je me permets d’ailleurs de vous rendre les civilités en vous recommandant à votre tour le lien « africatime » suivant, pour une présentation plus complète du Professeur Yochanan Bwejeri, Prince de Nkoronko, telle que faite par lui-même : http://www.africatime.com/Burundi/nouvelle.asp?no_nouvelle=465502&no_categorie=).

    POUR RAPPEL : nous échangeons ici autour d’un phénomène de société annoncé par la grande presse comme étant en gestation : une REBELLION AU BURUNDI. Beaucoup de gens interviennent, chacun avec son bagage, avec son histoire, et souvent avec ses préjugés et ses colères, plus ou moins brutes, plus ou moins rentrées. Les idées qui surgissent ici et là n’ont pas besoin (du moins pour l’instant) de ce grand leader tutsi pour valoir ce qu’elles disent. Comme disait cet autre géant, le Mahatma Ghandi, que je paraphrase à ma manière) « les idées sont imperméables aux balles », et donc elles n’ont pas besoin d’être incarnées pour dupliquer efficacement le monde (que du PLATON pur ici…).

    ILLUSTRATION: Je ne vous demande pas votre adresse de rue ni votre numéro de téléphone portable (je pourrais l’avoir si je le voulais crois-moi); je ne vous insulte pas; je n’ai pas besoin de ces données policières pour comprendre ce que vous dites et tirer quelques conséquences de ce que vos constructions mentales impliquent; je vous pose ensuite des questions de clarification logique, auxquelles vous êtes évidemment libres de répondre ou pas.

    CONCRETEMENT: Si vous voulez discuter avec le Professeur Yochanan Bwejeri qui est notre « Maggid » à tous, vous n’avez qu’à l’inviter pour un duel oratoire (mais ailleurs ailleurs qu’ici…je ne crois pas qu’il aurait des difficultés particulières à vous convaincre soit de malice, soit de fausseté). Si vous avez perdu son adresse personnelle ou institutionnelle, je peux éventuellement vous les rappeler (NB : tous les Tutsi du monde savent comment joindre à tout instant ce grand rassembleur et guide spirituel de la nation Juive Tutsi, comme vous le décrivez vous-même avec des mots fort touchants par ailleurs_ cf. vos messages #18; 30; 53; 62, etc…). Je doute cependant, tel que je le connais pour avoir longuement appris de lui, qu’il voudra débattre avec vous sur les sujets que vous proposez, dans les termes que vous indiquez, étant donne le fossé qui sépare d’une part l’âpreté et la gravité du thème en cours, et d’autre part, les nombreuses incertitudes et contradictions qui émaillent vos prises de positions ici et là… cela étant dit, vous pouvez toujours tenter votre chance, sans trop vous faire d’illusions !

    UN MOT POUR CLORE cette brève mise au point sur ce sujet de DIVERSION tactique pour « les moins de 4 ans »: J’ai le même respect que vous (mais en plus déférent, en plus ferme et en plus continu) à l’égard de ce leader spirituel qui vous obsède constamment, Je vous cite, #53 : « Quand j’ai le privilège de parler avec le leader Kushite Yochanan, il m’a fait penser à mon Grand Pere… » (sic). Il ne faut pas oublier trop vite ce que vous écrivez, Mr Yosef, parce que « la toile » a une énorme mémoire et vos interlocuteurs pourraient ne pas vous rappeler vos propos, et vous courriez alors le risque d’être soupçonné de souffrir d’un précoce Alzheimer…

    REVENONS A NOS MOUTONS: J’attends maintenant que vous clarifiiez le genre de fraternité que vous comptez développer, en tant que TUTSI _(oublions même votre improbable conversion au Judaïsme) avec votre « Cher Frere Edourda » (#28), étant donné le concept de  » FRATERNITE CANNIBALE » que j’ai emprunté à un écrivain contemporain pour condenser, dans une formule lapidaire, les rapports qui s’institueraient entre des groupes hostiles qui prétendent « fraterniser » le temps d’une causette plus ou moins arrosée, pour qu’aussitôt l’un se jette à la gorge de l’autre au premier défaut de vigilance de la part du groupe « frère », et cela dans des carnages cycliques dignes du légendaire/historique « BARBE BLEUE », voire du « prophétique » ARAMAGEDDON…

    Allons désormais à l’essentiel, ou alors ne disons rien, si nous n’avons vraiment rien de nouveau à dire !!!

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  81. Yosef dit :

    oh la, Mr Rugema s’enerve….

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  82. Yosef dit :

    et Mr Rugema se dit…detectif qui peut fouiller facilement mes coordonnees, c’est un specialiste « intelligence » ce Monsieur:-)

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  83. RUGEMA dit :

    IL Y A EU TOUJOURS DES GENS QUI SE TROMPENT DE NOMS, DE LIEUX, DE SUJETS ET D’EPOQUES.
    Mr « YOSSEF » (alias Y-S-KAT… ») EST L’UN DE CES GENS TOTALEMENT DEPHASES, HANTES PAR DES MONDES PARALLELES….

    POUR QUICONQUE SOUHAITERAIT SAVOIR UN PEU PLUS SUR NOTRE « MAGGID » & « RESH GALUSA », NON PAS A TRAVERS DES RAGOTS DE TROTTOIRS MAIS TEL QU’IL SE PRESENTE LUI-MEME, SUIVEZ LE LIEN CI-DESSOUS, DONT J’ABREGE LE CONTENU POUR FACILITER LA LECTURE AUX INTERESSES .

    DEPUIS CETTE EPOQUE (juin 2009) LE MONDE A APPRIS QUE LES TRAVAUX DU PROF. YOCHANAN BWEJERI & DE NOTRE BRILLANTISSIME « HAVILA INSTITUTE » AVAIENT ETE EVALUES PAR LA COMMISSION DES PLUS DE 1.200 SAVANTS AFFECTES A LA MAGISTRALE TACHE DE REEEDITER LA PRESTIGIEUSE « ENCYCLOPEDIA JUDAICA » EN 26 VOLUMES, LESQUELS SAVANTS ONT DECIDE DE METTRE A LA DISPOSITION DES ETUDIANTS, DES CHERCHEURS ET DES SAVANTS, UNE ENTREE « TUTSI » DANS LES COLONNES DE CETTE MONUMENTALE OEUVRE DE REFERENCE JUIVE.

    NOUS SOUHAITONS DONC BONNE CHANCE A NOTRE « FRERE ET AMI », « YOSSEF » (alias J-D-KAT…) », DANS SON ACTION DE SUBVERSION CONTRE LA VERITE, L’HISTOIRE & LA NATION JUIVE TUTSI. CE PEUPLE MULTI-MILLENAIRE DONT IL SE REVENDIQUE ORIGINAIRE, AUJOURD’HUI EN PLEIN NAUFRAGE PROPHETIQUE, LUI EN SERA NATURELLEMENT RECONNAISSANTE.

    NOTRE MAGGID ECRIVAIT, EN DATE DU 29/06/2009 :

    http://www.africatime.com/Burundi/nouvelle.asp?no_nouvelle=465502&no_categorie

    « […]Je me présente : Professeur Yochanan Bwejeri. Ma titulature princière abrégée est Seruhinda Wa Semukara, Prince de Nkoronko. Je suis le dernier Patriarche, Légiste, Archiviste et Théologien, dans la longue succession de la Dynastie Zagwe, cette lignée salomonique qui détient une place bien connue dans l’histoire spécifique de la Région du Sud Abyssin (Voir notamment le Tracé des Cartes de l’Afrique en1617, ainsi que quelques repères des Royaumes des Benengwe chez le savant Dominicain, Historien, Anthropologue, Linguiste et Théologien, le Père Bernardin Muzungu). Il faut développer la largesse de vue des peuples montagnards établis dans le « Triangle (BTA) » où ils exercent une transhumance réglementée depuis des millénaires de domestication des bovins. […]

    Notre Dynastie ancienne est connue localement dans les manuels d’histoire coloniale simplifiée, sous le nom de « Jabwe ». « Jabwe » n’est rien d’autre que « Zagwe », le frère de Ménélik I, fils du Roi Salomon et de la Reine de Saba, appelé à être le premier souverain masculin du Royaume de Saba, désormais réunifié avec Israël. Il n’y a donc aucune surprise que les traditions dynastiques et théologiques de nos ancêtres soient en tous points hébraïques, conformément à la Loi de Moise. Sur les images ci-dessus, je porte la Kipah juive, le Keter Kushitique, et le Shevet patriarcal. Je discute méticuleusement des points de rituel et de doctrine pour Pesach-Kurya Umwaka, avec des rabbins et des ‘parnassim’ responsables de communautés Juives en Diaspora. Ces attributs se retrouvent tels quels sur nombre d’images des anciens, que l’Institut a méticuleusement annotées et archivées. […]

    a- Pendant que je me préparais à rédiger ces indications doctrinales et factuelles, en cet après-midi du Dimanche, 21 Juin 2009, la chaîne de télévision AB3 diffusait un reportage intitulé : « Le Pays des Origines ». Il était produit par la très sérieuse équipe « Ushuaia », que les amateurs de grandes sensations éco systémiques connaissent et apprécient. L’émission concernait les terres mystérieuses du pays des montagnards « Afar », là où des phénomènes volcaniques d’une importance géologique capitale pour la planète, perpétuent une activité sismique qui donne au paysage des Hauts Plateaux du Nord Abyssin un aspect des plus singuliers. L’émission commence à peu près par les mots suivants : « Nous sommes ici sur la terre de l’ancien royaume biblique de Saba. Tout ici rappelle la terre des origines ».

    b- Les Afars sont les cousins des Tutsi dans le Nord Abyssin. Leurs cousins Issas aussi. Les conflits fratricides Afar/Issas, nés des conjonctures coloniales, ne changent rien à notre commune fraternité. J’ai longuement discuté de ces réalités à plusieurs reprises, durant ces 10 dernières années, avec les meilleurs représentants de toutes ces nations kushites. Il n’y a aucune possibilité pour qui que ce soit de nier l’authenticité de ces discussions fraternelles, que ce soit avec les Massais, en marge de la Conférence d’Arusha, que ce soit avec les Falashas, en Ethiopie, ici en Belgique, et aux Etats-Unis.

    c- J’ai en plus l’immense privilège de m’être vu confier de précieuses pièces du fonds Falasha-Ethiopien, par le Rabbin Hailu Paris, de New York, aujourd’hui âgé de plus de 80 ans. Il est sans conteste le plus ancien rabbin Falasha reconnu aux Etats-Unis depuis plus de 40 ans, et qui a été sur la ligne de front durant le long combat de reconnaissance de la question Falasha. Ce combat a commencé avec le Professeur Joseph Halevi dans les années 1850 ; il a continué avec le Dr Jacques Faitlovitch et Emmanuel Tammrat, Dignitaire à la Cour de l’Empereur Hailé Sélasié vers 1930 ; il est perpétué aujourd’hui par une multitude de comités et d’organisations, en Afrique, aux État-Unis, en Angleterre et en Israël. La question Royale en Abyssinie se profile toujours en filigrane de la question Falasha, notamment avec la mémoire de la Reine Yoddit au Xème siècle. Mais ça c’est une trop longue histoire… […]

    g- Le Mardi, 15 Avril 2003, je reçois la lettre d’introduction du Dr Simon Turner, chercheur dans une université danoise, qui demandait à rencontrer l’équipe de l’Institut pour discuter des nouvelles tendances créées par la vague des propositions mises sur la table par le Conseil de la Couronne de Kush.

    h- Le Jeudi, 03 Mai 2003, je recevais la lettre du Professeur René Lemarchand, de l’Université de Floride, demandant un rendez-vous d’urgence pour une mise au point théorique sur les questions soulevées par les propositions et le sort des théories antérieures. Sa lettre du 05 Février 2005 commencera par ces mots : « Merci Cher Prince… »

    i- Le mardi, 13 Juillet 2004, je recevais la délégation de son Excellence le Mwata Yaamv, l’Empereur de la Nation Lunda, dont les territoires s’étendent sur le Shaba et sur l’Angola. Nous nous sommes promis de rester en consultation permanente depuis lors.

    j- Lorsque le drame du 11 Septembre 2001 frappa l’Amérique, nous avons adressé un message de condoléances et de soutien au peuple américain, par la voie de son Ambassadeur à Bruxelles, SE Stephen Brauer. Dans la réponse qu’il me fit parvenir personnellement, après un coup de fil personnalisé de son Secrétariat, l’Ambassadeur Stephen Brauer, me remercia en commençant par décliner mon titre régulier : «Prince Bwejeri, … ». La lettre est bien classée dans les archives de l’Institut que je dirige.

    k- En quelques mois, c’est toute la vision traditionnelle de la grande presse sur les nations d’Afrique Centrale qui va s’en véritablement trouver ébranlée. Le Vendredi, 27 Août, 2004, la livraison du journal britannique, The Economist, titre son reportage sur les Tutsi: « The Jews of Africa ».

    l- A l’occasion de la fête de Tu Bishvat, Shevat 15, 5764 (Samedi, 7 Février, 2004), je fus invité par l’Ambassadeur d’Israël à Bruxelles, SE Yehudi Kinnar, au Dîner de Gala où la fine fleur des organisations juives de Belgique avait envoyé ses représentants. Ma délégation fut installée à la « Table de Kush » portant le numéro 12, le chiffre sacré des 12 Tribus d’Israël. Ceux que j’ai invités à m’accompagner en cette soirée mémorable s’en souviennent encore. Le Professeur Frédéric Encel, une grande figure de la Géopolitique et de la Géostratégie Israélienne, délivra la leçon inaugurale. Je fus invité moi-même à produire un bref speech, gratifié d’un véritable ‘standing ovation’ par l’aréopage.

    m- Lors de la fête juive de Yom ha Shoah de la même année, 27 Nisan, 5764 (Samedi, 18 Avril, 2004), je fus invité par la Synagogue Beth Hillel, dirigée par le Rabbin Abraham Dahan, à la cérémonie d’hommage aux 6 millions de Juifs assassinés durant la Shoah. La présentation que le rabbin fit de ma personne, de mes ancêtres israélites et de mes mérites à l’Institut, fut retentissante. Je fus invité à allumer la 12eme bougie, après l’Ambassadeur d’Israël, l’Ambassadeur des Etats Unis, l’Ambassadeur d’Allemagne, le Président des Anciens Combattants, le Président des Enfants cachés, etc. De grandes figures des partis et du Gouvernement belge étaient reconnaissables dans la synagogue pleine d’éminentes personnalités: Madame Joelle Milkey, Monsieur Elio Di Rupo, Monsieur Charles Michel, Feu Jacques Simonet, etc.
    […]

    Je pourrais ainsi continuer cette longue liste de situations actuelles, des plus ordinaires aux plus formalisées, qui attestent que la question royale ne se décline pas chez-moi au passé. Les correspondances et les publications déposées par l’Institut que je dirige, tant à l’ONU, à l’UNESCO, qu’au Musée Royal de l’Afrique Centrale (cf. notamment les traces écrites de Juillet 2002 : les lettres de Thomas Hallier et de Michèle Fedoroff de l’ECOSOC/ONU ; cf. la lettre de remerciement de Madame Edwine Simons, Responsable de la Section Histoire du Temps Présent, datée du 26 Avril 2004) font toujours attention à mentionner mes prérogatives théologiques et savantes, en connexion avec me titres princiers.[…] »

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  84. Yosef dit :

    Mr Rugema…ou plutot Bwejeri, tu as bien devine mon nom de Famille,Bravo!Et d’ailleurs, il fut un temps ou tu me disais que tu as une grande admiration pour mon Pere, un Prof d’universite.C’est ton droit de m’insulter et de t’en prendre a ma Famille…comme tu l’as bien dit…Famille Kat…

    Ubuntu burihabwa,Mr Rugema…ou plutot Mr Bwejeri qui en veut a ma Famille Kat…!!!

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  85. Yosef dit :

    Mr Rugema…ou plutot Mr Bwejeri, arrete tes jeux de gosses, et devoile ton identite comme Bwejeri, et comme cela, je demanderai a la Famille et aux Amis de Kat… de repondre a toutes tes accusations, Mr le sage Rugema…ou plutot Mr Bwejeri auto-proclame Leader des Tutsi!

    Un bon nombre de Tutsi que je connais ont plutot un grand respect pour le Prof de l’AC Genocide et Ir de PA Amasekanya, dis-nous quand est-ce que tu as ete elu comme Leader des Tutsi, si tu l’es, ne devrais-tu pas etre au Gouvernment burundais sous les quotas ethniques dont ton ancien collegue du Parena ont negocie a Arusha? Je le dis encore, c’est bel et bien vous auto-proclames Leaders des Tutsi, qui ont signe ces accords d’Arhusha pour un partage de pouvoir entre Hutu et tutsi, cesse donc de te ridiculiser, et rentre au pays des US,a Maine ou tu te trouves,Mr le detective Mr Rugema…ou Bwejeri!!!!

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  86. Bizoza dit :

    J’ai suivi avec intérêt vos discussions et regrette à présent que vous ayez dévié du sujet! Sans avoir la rhétorique de Rugema ou le vécu d’Edouarda et Yossef, je constate amèrement le manque d’objectivité qui caractérise nous autres burundais pour raconter notre histoire commune (elle l’est tout au moins depuis l’accueil de ces « fuyards », n’est-ce pas Rugema??) . Edouarda a bien souligné qu’en 93 des hutus et des tutsi sont morts! On sent néanmoins le mal qu’elle a de s’avouer que des Tutsi sont morts…1972! Inversement, Rugema parle du Génocide des tutsi en 93, insiste sur l’invasion de terroristes génocidaires anti-tutsi en 1972…et au moment de parler de tous ces assassinats à caractère également génocidaires, il estime que les hutu devraient plutôt « la fermer » en reconnaissance du salut qu’ils doivent « éternellement » aux tutsi depuis des siècles!! Mr Rugema, vous comprenez vous-mêmes qu’il n’y aurait aucun intérêt de les avoir sauvés de l’esclavage pour en disposer indéfiniment comme nos propres esclaves (oui, je suis tutsi!) avec le droit de les tuer à volonté et une obligation pour eux d’applaudir en fermant les yeux.

    Cette tendance visiblement « naturelle » à occulter les crimes de son groupe et à se focaliser sur ceux de l’autre m’attriste au plus haut point. Elle confirme le « deux peuples une nation », car elle globalise le moindre fait et geste, comme si lorsqu’un hutu tue, c’est tout son peuple qui est responsable et qui se doit de ‘kumukingira ikibaba’! Suis-je automatiquement riche parce que des tutsi sont riches??
    Le deux peuples une nation (qui semble être cohérent à la lecture de vos discussions) n’a pas été suivi par Arusha lors de l’écriture de notre destinée desormais commune (à 60%-40% no comment). A partir de là, nous nous devons d’établir comme règle d’or que nous sommes égaux (à 50-50) et qu’un crime n’engage que celui qui l’a commis!! Seule une justice objective et indépendante pourra établir les responsabilités et punir comme il se doit les criminels hutu et tutsi qui pullulent dans notre pays. Elle aura, en passant, éclairé aussi notre histoire (notamment plan simbananiye ou pas, république du soleil levant ou pas, agashavu ou génocide,…).
    Autrement, je ne serai pas surpris que l’histoire bégaie encore!!

    N.B:
    -Mr Yossef, je veux bien qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais je dois avouer que j’ai du mal à suivre vos changements de position assez troublants par moments. Evitez de forger vos opinions sur base des liens Internet que vous lisez ici et là, on trouve à boire et à manger (vyiza na bibi) sur la toile; je ne vous l’apprends pas.

    -Mr Rugema, vos théories scientifiques rentrent dans un courant de pensée que nous avons le droit d’épouser totalement, partiellement…ou pas du tout comme dans toute science humaine, donc pas exacte!

    Je vous remercie. Tugire Amahoro.

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  87. RUGEMA dit :

    Mr Yossef :

    Vous n’avez toujours pas compris. Ici on est plutot bien élevé, on écoute attentivement les gens qui nous parlent, et on répond avec art et méthode. Vous ne maitrisez pas le sujet en lice, et vous en voulez à ceux qui vous surclassent ouvertement, et vous aboyez même contre des maitres absents, qui vous dépassent de plusieurs années lumières. « UHANGAARA IZUBA RYO KU MUSASE UKAMENEKA AMASO », cher ami. Je vous avais pourtant averti plusieurs fois: « JE SUIS TUTSI ET RIEN DE CE QUI EST TUTSI NE M’EST ETRANGER ! » (dixit: PIC DE LA MIRANDOLE). Par conséquent, les gens comme vous cacheront difficilement leurs insuffisances quand ils engagent des considérations tutsi en ma présence. Mais je vois que vous perdez l’esprit et que tout commence à se mélanger gravement dans votre tête. Comme vous ne projetez pas de répondre à ma question pourtant si claire, on peut en rester là. Je discuterai volontiers avec l’un ou l’autre Hutu ici en ligne sur le thème actuel (quelle que soit sa position d’ailleurs), mais plus avec un lunatique déphasé, quelque « tutsi » qu’il soit (ou qu’il prétende être: « Etre Tutsi est autant un fait de FILIATION qu’une exigence ETHIQUE »). Je n’ai malheureusement aucune possibilité de vous aider à reprendre pied dans la réalité. Je ne dis pas que votre cas est définitivement désespéré, mais c’est tout comme. Une chose est sure maintenant, ce n’est pas de cette manière que vous obtiendrez un entretien avec notre éminentissime Maggid. Je vous souhaite malgré tout Bonne chance pour la suite de vos aventures « Newgenerationnelles ».

    [Au fait, c’est comment encore le nom que vous me reprochez d’avoir incidemment « découvert » ?…alors que je n’ai rien « découvert » du tout. Je n’ai fait qu’une supposition schématique, sans plus, quitte a ce que vous complétiez vous-même la construction (on appelle ce procédé le TEST DE RORSHACH…comme ca vous aurez appris une toute dernière chose de plus, même sans le savoir… et pensez-y à l’avenir…). Ne vous en faites surtout pas: vous répondez ou vous ne répondez pas, cela m’est parfaitement égal, j’en ai fini avec vous… vous n’êtes absolument pas à la hauteur…]. Au revoir Monsieur J-D-Kat !

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  88. RUGEMA dit :

    Mr Bizoza :

    Au moins vous, vous lisez ce que les uns et les autres écrivent, et vous reprenez plus ou moins fidèlement les positions des uns et des autres, avant de rejoindre le camp de ceux qu’on appelle depuis 2 décennies les « tutsi modérés ».

    Donc, si je comprends bien, vous êtes Tutsi et vous croyez à la « justice des autres » quand vos parents sont tués.
    Avez-vous lu quelque chose sur le dilemme central de KAFKA, Mr Bizoza ?

    Si vous pensez que la JUSTICE (internationale ? transitionalle ?…) va régler vos problèmes avec les Hutu (1972 & 1993) pourquoi ne vous posez-vous pas la question sur les résistances que certains Etats y compris parmi les plus puissants du monde, continuent à faire valoir pour ne pas signer l’Acte de fondation de la Cour Pénale Internationale ? Allez-vous être plus Catholique que le Pape ? Tiens, Tiens ! tant qu’on parle du Pape, l’Etat Catholique du Vatican a-t-il signé cet Acte ? (je ne sais pas mais je demande…)

    Savez-vous pourquoi, malgré les jugements rendus par le Tribunal de Nuremberg, Israel a pris quand même le risque de capturer et juger ses génocidaires, dont le fameux Adolf EICHMAN ?

    Si vous êtes Tutsi comme vous le dites, Mr Bizoza, rappelez-vous ce dicton de nos ancêtres: « UKOMOWE N’INZOKA, NTUZE UJE KWITWARA KW’ISATO ». C’est une perte de temps doublée d’un risque supplémentaire de mort précipitée, puisque cette fois-là, vous ne mourrez pas seulement de venin, mais vous mourrez littéralement avalé par l’insatiable Anaconda.

    La Justice est toujours la justice d’un Etat (national ou International, mais d’un Etat quand même). Quoi que tu fasses, ceux qui tiennent les clés de l’EXECUTIF détiennent les clés de la Justice. Le reste, c’est des rêves romantiques dont je suis définitivement guéri depuis le cap de mes 20 ans.

    EXEMPLE: regarde tous les jugements qui avaient été rendus par les tribunaux soi-disant Tutsi contre les Hutu génocidaires de 1993, Mandela est venu et y a mis une CROIX. Avez-vous compris cela en tant que Tutsi ? Moi pas du tout. Maintenant les soi-disant génocidaires tutsi de 1972 vont être jugés par le Tribunal Hutu qui se met en place aujourd’hui (sous le nom de code de COMMISSION VERITE & RECONCILIATION). Qui va mettre une croix sur leurs jugements ? je vous dis: personne.

    Parce qu’en plus, la chronologie judiciaire est désormais inversée: on commencera par juger 1972, avec peu de chance d’attraper qui que ce soit,… et non pas 1993 ou on aurait des chances d’attraper les acteurs tout frais, y compris ceux d’entre eux aujour’hui installés dans les rouages des appareils de l’Etat. C’est cela la justice à laquelle vous nous invitez à souscrire, Mr Bizoza ?

    Quant au modèle de « Deux Peuples, Une Nation » qui semble trouver grace à vos yeux, je crois que son époque est passée, comme toutes les constructions en avance sur leur temps, et qui tombent brutalement en désuétude, faute de visonnaires en nombre, déterminés à franchir le rubicon de l’innovation, à l’instant critique de la formulation. Maintenant, il faudra avancer, encore une fois, dans le NOIR le plus absolu, avec comme je l’ai dit précédemment, la NUEE de FEU, une ETOILE à l’ORIENT, et notre immense MEMOIRE multi-millénaire pour guides, absolument dérisoires (à première vue)… Quel gachis tout de même !!!

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    • Yosef dit :

      mbega wewe rugema ou bwejeri, wibeshera « Mr le Professeur », amashule wize angana iki? tes amis de Bruxelles disent ko vyakunaniye kwiga kubera mu mutwe vyanse? bandanya bandanya ubesha abantu, benshi baraguhinyuye Mr l’auto proclame leader des tutsi, escrot!

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  89. Bizoza dit :

    A qui le dites-vous, cher Rugema… Quel gâchis en effet!! Je vous rassure, les questions que vous m’invitez à me poser me taraude depuis des années et je me permets de vous demander votre idée de réponse, étant donné que je n’en trouve pas encore une qui me satisfasse. Le rapport de la commission onusienne de 1996 n’était pas tutsi à ma connaissance et croyez-moi bien que je n’ai pas compris que Mandela y mette une croix!! Et ce que j’espère c’est qu’également l’enquête sur 1972 ne sera pas menée par une équipe hutu ou tutsi. Ce qui m’importe c’est qu’au final on ait une unique version des faits car il est ridicule que chaque groupe campe sur des versions qui se détruisent autant! On n’attrapera peut-être personne, mais on aura nommé les acteurs et je n’aurai plus à entendre que des « orphelins » se vengent à travers le total innocent tutsi que je serai désormais!!

    Quant à 1993, le rapport existe encore, au diable la croix de Mandela, au diable l’exécutif en place…SI on parvient à mettre en place un tribunal international. Je vous vois déjà sourire en lisant ceci et rejetant en bloc le tout parce que c’est invraisemblable, et je le sais! Mais c’est la seule solution que je vois personnellement.

    Votre capacité d’analyser les postings des uns et des autres m’a subjuguée, mais je vous exhorte à présent non seulement d’analyser celui-ci, mais de nous parler des solutions qui selon vous nous feraient voir le bout du tunnel, sans sombrer dans cette sombre mélancolie fataliste qui ne nous fera pas avancer d’un pouce.

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  90. Bizoza dit :

    Quand mes parents sont tués, je ne me fais pas justice (koba ari agashavu ;) ), mais quand je constate que celui qui devrait me faire justice présente des risques d’impartialité, je fais appel à un autre qui sera le plus neutre possible car convaincu que les faits sont têtus!! Je crois donc en la justice « des autres » mais pas de n’importe quels autres! Quitte à faire des tribunaux, allons-y pour deux tribunaux parallèles (72 et 93).

    Le modèle « deux peuples, une nation » est dépassé justement, et l’on se doit de faire avec ce qu’on a, c’est-à dire cohabiter et pour cela, il est nécessaire de faire table rase pour que chaque personne soit prise comme individu et non comme hutu ou tutsi (tout comme on n’a pas besoin à chaque fois de préciser que quelqu’un est mwenengwe ou mujiji)!! c’est le principal échec d’arusha auquel nous assistons aujourd’hui, puisque par ces quotas qui sont dans les premières pages de la loi FONDAMENTALE, on déclare implicitement que notre nation est composée principalement de deux peuples! Et rebelote dans le cercle vicieux ;)

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  91. MUGISHA dit :

    je veux remercier mosnieur Rugema pour sa patience et son fair play, et porter la charge horrible que represente ce garcon mal eleve qui s’appelle Yossef. non-seulement il empeche les gens honnetes d’echanger, mais il ne comprend pas les regles elementaires de civilite.

    Yosef, qui etes-vous pour oser insulter gratuitement un personnage que nous venerons tous, tant que nous sommes, et qui plus est, en son absence ? tu dois absolument retourner chez tes parents pour refaire ton education. Aucun tutsi ne peut se comporter comme tu fais. C’est interdit.

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    • Yosef dit :

      uwo Mugisha we ninde? uri un des disciples ba Havila? genda mubeshe abandi,Mugisha, aho mwigize ngo muri les representants y’abatutsi, ninde yabatoye,escrots!

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  92. MUGISHA dit :

    Yosef,
    Aho kubaza abakuru amashule bize mu bibiligi, Tubwire ahubwo amashule wew wize ingene angana, ku buryo utazi n’ubwenge bukujana ku gahinga (n’ukuvuga KUNYA). Ndagutegereje.

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  93. MUGISHA dit :

    We yosefu wishure ikibazo ibindi ivyihoze. nakubajije amashule wize wowe, ariko ntusubiza. we watowe na nde kugira wibaze ko wovuga kwizina ry’ abatutsi vyongeyeho ubujiji ufite ? ndagutegereje.

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    • Yosef dit :

      Mugisha, jewe nize informatique, nkaba ndiko mbandanya niga Legal studies na international relations.Non, nta numwe yantoye, kandi nibaza ko ata hantu na hamwe niyita « Leader des Tutsi », nta na gato, nta nivyo nipfuza kuzoba ejo, hariho abandi batutsi plus intelligents, plus sages bazofata ce leadership.

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  94. RUGEMA dit :

    Merci, providentiel Monsieur MUGISHA, pour votre contribution directe et franche qui me permet de garder mes distances face au laisser-aller et à la vulgarité ambiante. On me demande pourtant, ici et là, de revenir dans le débat en cours, mais j’ai des doutes sur la sérénité de la suite, étant donné l’état psychologique du « jeune » Yossef qui semble être sorti des ses gongs, pour des raisons sans doute difficiles (mais pas impossibles) à saisir…. Croyez-moi, c’est probablement cyclique chez lui.

    Je pose donc la condition la condition suivante avant de revenir : que Mr Yossef, qui confond les noms, les époques et les contextes (si tant est qu’il se sent assez fort), autorise « son ami » Thierry HAKIZIMANA de nous faire partager quelques unes des conversations électroniques qu’ils ont eues à l’époque (avec des noms, des adresses éléctroniques, des dates et des faits rapportés d’une densité conséquente…), lesquelles conversations ont apparemment été largement distribuées, par les soins du même Yossef (alias J-D-KAT), à des contacts parmi les meilleurs de ses amis, « burundais » et « internationaux », càd de tous horizons et de toutes races. Je préviens que ce que j’en ai grapillé, à titre strictement confidentiel, ne laissera pas Yossef aussi serein qu’il le prétend, ni ses amis et très très proches… très très proches… aussi fiers de lui qu’il le laisse suggérer,… que du contraire !!!

    Dites un mot Mr Yossef, et vos désirs seront des ordres. Sinon, Au Revoir Jeune homme (NOTE: 34 ans tout de même…, ce n’est plus si jeune pour une population dont l’espérance de vie a été récemment portée à quelque chose comme 46 ans) !

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    • Bizoza dit :

      Essayons s’il vous plaît de poursuivre le débat en dépassant ces petits pics dans l’orgueil des uns et des autres. Ce débat était jusque là au-delà de nos petites personnes (nous parlons de l’avenir de tout un pays) et excusez de l’expression, mais on se fout de savoir qui baise avec qui! La condition que vous posez n’a donc rien à voir avec le débat et je demande également à Mr Yosef de ne pas orienter le débat vers un duel entre personnes ou familles. Je vous serai gré de répondre à mes questionnements avec toute la clairvoyance que vous semblez avoir sur le sujet. Au passage, je m’étonne que vous remerciiez Mr MUGISHA d’avoir été (on ne peut plus) direct mais vulgaire quand même (vulgarité ambiante, quand tu nous tiens)! Personne ici ne parle au nom des Tutsi, ni Yosef, ni Mugisha, ni Rugema, ni ce Bwejeri que je ne connaissais pas avant tout ceci et que je ne vénère donc pas -(j’ai visiblement raté un chapitre en tant que tutsi)-, ni moi-même! nous parlons en nos noms propres, même si peut-être (sûrement) la fibre génétique ne peut se dérober. Mesdames et messieurs, la balle est au centre, poursuivons!

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  95. RUGEMA dit :

    Je vous entends, Mr Bizoza. Vous êtes l’homme du consensus. « Umudasigana », dans le sens le plus positif du terme (Je ne sous-entends pas du tout ce que certains disent aujourd’hui de ce mot du passé, sous la forme plurielle « Abadacikana »…) Tu vois de quoi et de qui je parle, entre nous. Procédons méthodiquement, comme a notre accoutumé.

    I. DES CIVILITES & DES VULGARITES
    Il y a des gens toujours fachés, qui ne peuvent pas envisager de commencer leur journée sans procéder à un rituel étrange et saugrenu, consistant à cracher gaillardement sur quelqu’un. Yossef est un de ceux-là. Je peux le comprends, sans l’approuver une seule seconde, surtout si lorsque ce petit rituel minable prend pour cible un Maitre comme celui qui lui trottine dans la tête, et à qui je dois l’essentiel de mes capacités encyclopédiques et analytiques (sur les thèmes comme celui qui nous occupe présentement comme sur bien d’autres par ailleurs). Dans les époques chevaleresques, j’aurais dégainé mon épée et défié le malotru en duel. Mais l’époque est révolue. Alors je choisis de me retirer, pour éventuellement laisser la place a plus compétent que moi en la matière. Harya ngo « Ubwenge bwaragabuwe ». Hari abashoboye bimwe, hari n’abashoboye ibindi. Aba bene wacu ba Mugisha nibo babivuga neza, ngo « Umujura ahura n’undi » ; ahandi naho ngo « indyadya ihura n’indyamirizi » (urabona ingene igituutsi kigora kwandika … my goodness !). Raison pour laquelle j’ai applaudi des quatre mains quand Mugisha est venu discuter avec ce jeune homme « à égalité de moyens », comme on dit. Moi j’étais totalement démuni.

    II. DU MAGGID DE LA NATION TUTSI RENAISSANTE
    Donc, vous ne connaissez pas le Maggid, le Resh Galusa, et vous êtes un tranquille Mututsi ? Ce n’est pas seulement un oubli de votre part, Mr Bizoza, c’est une faute ! Cet homme Monsieur est un envoyé du ciel pour Nous. Il n’est pas uniquement un Leader, c’est un « abime de sciences » (selon l’expression consacrée de Rabelais). Il fallait le voir, Mr Bizoza, cet universitaire, Maitre inconteste dans les arcanes de « ces sciences qui nous gouvernent » (pas exactes certes, mais constituées armatures de la Politique, de la Géopolitique et du Droit des nations)… Au plus fort des pourparlers d’Arusha, c’est lui le champion qui a tenu tête (à égalité de moyens SVP) à l’aéropage des savants, des Doyens de facultés de sociologie et de Sciences Po, venus des universités des 4 coins du monde (de Paris à Dublin, de Rome à Helsinki, de Johanesburg à New Delhi, de Genève à Dar es Salam…il manquait malheureusement JERUSALEM), pour « expliquer » aux Batutsi comment « bien » négocier. C’était en mars 1999 si j’ai encore bonne mémoire. Demandez à ceux qui étaient là, et vous apprendrez à tirer le meilleur de ces cerveaux ambulants que cette nation appelée les Batutsi produit probablement une fois les 400 ans. Vous aviez beau détester sa tête ou ses présupposés doctrinaux, vous ne pouviez pas ne pas frémir d’admiration quand il prenait la parole. Je vous comprends donc. Vous avez l’excuse de l’absence pour expliquer que vous ne connaissez pas le Maggid des Batutsi. Vous semblez pourtant bien maitriser le chapitre de sa doctrine calibrée a l’exacte mesure des négociations d’Arusha, et qui s’appelait « Deux Peuples, Une Nation ». Le peu de marge de manœuvre qui fut laissé aux Batutsi comme population est la résultante de cette ligne doctrinale. Sans le puissant paradigme de « Deux Peuples Une Nation », le décret d’expulsion (1959 bis) aurait été prononcé a Arusha, sans sourciller, avec comme en 1959, l’approbation du monde civilisé, y compris des instances a l’evidence « neutres » appellées Nations Unies. Tenez : La mention même du mot « Tutsi » dans la Constitution post-Arusha est une conséquence logique de sa construction ad hoc du professeur. Si les choses ont mal tourné plus tard, ça c’est du a une une autre histoire (pas des moindres en vérité) ! « Vyovuga abagenya uburo », comme on dit mu Gituutsi… Depuis quelques années malheureusement / ou heureusement, le Maitre se consacre beaucoup plus à la renaissance Spirituelle et Théologique des Batutsi en tant que Juifs et nation d’Israël. Il vient de boucler 2 volumes de 350 pages chacun, dont le tout dernier est exclusivement centrée sur « 1972 AU BURUNDI ». Alors, on l’aime ou on l’aime pas, il est tout de même là, pour ENSEIGNER et GUIDER ceux qui veulent bien RENAITRE à eux-mêmes… (cf. La devise inscrite au fronton du Temple de Delphes : « CONNAIS-TOI TOI-MEME).

    III. « BAISER » AVEC CELUI-CI OU CELLE-LA EST-IL INDIFFERENT AU DESTIN DU MONDE ?
    Là je ne vous suis pas, Mr Bizoza ! Et la Guerre de Troyes, Monsieur (Ah la Belle Helene… les combats entre les Paris…Agamemnon…Ulysse…Hector…tout ça !!!) ! Et le nez de Cléopâtre, Monsieur (le dicton « La face du monde serait tout autre, si le nez de Cléopâtre avait été moins long » vous est-il à ce point inconnu ? Hah Hah Hah !!! Tu vois je suis également un homme du grand humour, franc et sain, cher monsieur…
    Alors, si il vous arrive de passer un jour dans les environs de Londres, vous vous rappellerez que l’Europe fut fracturée en 2 blocs définitivement antagonistes après qu’un monarque catholique décida de convoler en justes noces avec une courtisane que le chef des chrétiens de l’époque (appelé PAPE… et basé à Rome) n’avait pas préalablement approuvée !!! n’est-ce pas ? La face de la planète s’en est trouvée fissurée pour longtemps monsieur, dans des guerres d’une violence et d’une sauvagerie jamais égalée auparavent. Et nos malheurs sont dus en partie à une mauvaise appréciation/gestion de cette fracture précise intervenue dans les années 1525… (corrigez au besoin cette date vous-même je cite juste de mémoire). Rappelez-vous …votre cours d’Histoire… Henri VIII, …Anne BOLEYNE ! Ce ne fut pas une mince affaire pour l’Europe catholique, ce l’est encore moins pour les Grands-Lacs Tutsi !

    CONCLUSION (provisoire toujours)
    Les histoires de rébellion (thème qui nous occupe ici), de pourparlers (Arusha par exemple), de commissions V-R (qui va nous occuper demain), tout cela repose sur des QUIPROQUOS, des SOUS-ENTENDUS, qui engendrent des MALENTENDUS sans fin, l’ensemble prenant cycliquement des tournants sauvages et sanglants que vous connaissez. Vous utilisez des mots concoctés et « codés » par « les autres » pour décrire ces tragédies. Nous devons d’abord nous occuper de traquer intellectuellement les QUIPROQUOS, puis les SOUS-ENTENDUS, pour en arriver à mettre en lumière les MALENTENDUS. Sans cet effort de clarification sémantique, nous perdons du TEMPS et des VIES.

    NB : Il y a encore bien des points que j’aurais aimé aborder avec vous, en réaction à quelques une de vos remarques précédentes (p/ex la notion de « Tribunal Neutre » ; ou bien ce poncif récurrent chez les esprit paresseux (ou volontairement cyniques) comme quoi « Twabuze twese ! », comme si les morts d’en face doivent être nécessairement mélangés, comptés et commémorés avec «mes morts » ou vice-versa, … tu vois !!! mais laissons cela pour la suite.

    Mon idée, vous la voyez venir : c’est que la fameuse « UNITE DES BARUNDI » est un fantastique MYTHE romantique CRUEL qui nous a couté très cher en termes de vies écrasées, fracassées et brulées. Ce MYTHE a été et est en train d’être sévèrement jugé par l’HISTOIRE au PRESENT (ex: l’un des plus grands promoteurs de ce MYTHE est aujourd’hui en PRISON à MURAMVYA monsieur… vous voyez de qui je parle !!!). Nous devons mettre fin à ce genre de MYTHES (qui broient sans pitié leurs propagateurs en dernier, après avoir détruit des millions d’innocents parmi les enfants de mon peuple), et cela dans l’INTERET BIEN COMPRIS DE TOUS, …je dis bien DE TOUS…au Burundi, comme partout ailleurs dans la REGION. « DIXI » !

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  96. RUGEMA dit :

    LES MALENTENDUS QUI TUENT ! …LA LETTRE QUI TUE !

    Je ne peux me retenir de faire cet excursus qui dit ce qu’il dit pour ceux qui savent lire : Je me souviens que l’une des publications internationales du Maggid, vers la fin des années 1980 s’appellait: ORPHEE NOIR OU LA LA LETTRE QUI TUE ». C’est parmi les études les plus novatrices qui aient été menées sur la théorie critique du philosophe francais Jean-Paul SARTRE appliquée aux productions intellectuelles et artistiques de l’Afrique. Aucun spécialiste sérieux de SARTRE ne boucle plus son travail bibliographique sans mentionner cette magistrale remise en question, publiée pour la première fois dans la Revue de Philosophie et Lettres de l’Université de Louvain (Référence complète pour les curieux: LES LETTRES ROMANES, 1989, Tome XLIII, No 1-2, page 85-99). Voilà pour la « Lettre qui Tue ! »… les MALENTENDUS QUI TUENT… LA FRATERNITE CANNIBALE (ou SACRIFICIELLE… c’est tout comme). Pourquoi ? Parce que, sans être nécessairement « exacte » (selon votre entendement que je ne juge pas…), la lettre peut tuer (ou sauver) Mr Bizoza. Parce que justement, dans certaines situations-limites comme celles que traverse notre peuple, plus précieux et plus lourd de conséquences que L’EXACTITUDE DE LA LETTRE, il n’y a pas !

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  97. Bizoza dit :

    C’est une joie de relire le véritable Mr Rugema!! Bien entendu, l’allusion à « qui baise avec qui » était en rapport avec l’inutilité de divulguer ici quelque conversation électronique que ce soit, mais je suis sincèrement très agréablement surpris de vous découvrir un certain sens de l’humour!

    i) Pour ce qui est de l’érudit que vous me décrivez, je regrette de ne pas le connaître puisqu’ apparemment je lui dois beaucoup! Les gens de ce genre seraient d’une grande utilité aujourd’hui plus que jamais. C’est vraiment dommage qu’il soit absent dans les débats actuels pour relever le niveau! Sauriez-vous par quel moyen l’on pourrait se procurer le dernier volume dont vous parlez? Je serais intéressé de voir s’il y a du nouveau comparativement à ce qui a été dit et écrit sur 1972.

    ii) Vous nous proposez donc au préalable, une clarification sémantique, et je souscris volontiers en soutenant que pour traquer les quiproquos, les sous-entendus et les malentendus, rien de tel que de se mettre d’accord sur les faits puis les décortiquer!!! Je le répète, ils sont têtus et les analyser tels quels lèvera toute équivoque!

    iii) J’attends justement avec impatience « la suite » car j’ai bien senti que pour vous la neutralité est un comprimé difficile à avaler. Peut-être commets-je encore une faute en y croyant; celle d’une naïveté dont vous êtes probablement vacciné. Je ne demande qu’à être corrigé.

    iv) Je ne demande pas de mélanger, comptabiliser ou commémorer « mes morts » à ma place ou avec ceux des autres, encore moins de les pleurer pour moi; par respect pour eux, je le fais assez bien tout seul (et je pense que plus d’un, tutsi comme hutu, font pareil)!! Je ne parle pas de « twese twarabuze » comme on parlerait d’un match nul, balle au centre et c’est reparti! Je cherche une solution qui arrêterait définitivement « le match ».

    v) Aaaah cette chère Unité des Barundi!!! C’est votre idée là-dessus qui m’a fait suivre jusqu’au bout cette chaîne de commentaires!!! Je n’ai jamais compris comment un pays dont le peuple est « uni depuis des siècles », dont la devise est « UNITE, travail, progrès », peut ressentir quand même le besoin de rédiger une charte de l’Unité Nationale!! C’est selon moi LA preuve implicite que tout le monde sait depuis toujours que cette unité est concrètement inexistante! Difficile de faire plus bête comme raisonnement! C’est une stratégie politicienne qui a échoué lamentablement et qui a fait ressurgir les démons les plus enfouis. J’invite les plus compréhensifs à me convaincre du contraire. C’est même triste que la charte n’ait pas été proposée comme préambule du « deux peuples une nation » (rires). Cela nous fait un nouveau point d’accord.

    Et c’est là que je reviens à la charge: comment mettre fin à ces mythes??

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  98. RUGEMA dit :

    Je recois avec un humour égal les considerations de Mr Bizoza, et me propose de continuer l’oeuvre de déblayage des idées recues en m’attaquant a l’une de ses préférées que notre interlocuteur cite comme des paroles d’Evangiles aussi éevidentes pour tous que le soleil de midi a l’Equateur. Cette idee recue est la suivante :

    « LES FAITS SONT TETUS ! »

    Non, Mr Bizoza, les faits ne sont pas tetus. Ils ne sont rien que ce que notre esprit en percoit et veut bien partager avec lui-meme et avec les autres.

    Pour faire simple, référons a quelques autorités, DESCARTES en premier. Suivra G. B. VICO; enfin, NOVALIS…

    Descartes, dans Son « Discours de la Méthode » commence d’abord par « ECARTER LES FAITS ».

    Je le cite longuement pour ceux qui ont gardé intacte la patience d’apprendre:

    I- PREMIER PRECEPTE DE DESCARTES SUR LES QU’IL MET EN PLACE POUR FONDER LES SCIENCES EXACTES DONT NOUS SOMMES APPAREMMENT TOUJOURS TRIBUTAIRES.

    « Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ; c’est-à-dire, d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit, que je n’eusse aucune occasion de le mettre en doute ».

    II- QUATRE REGLES PROVISOIRES POUR LA MORALE DE L’ACTION ET DE LA VIE

    « …Et enfin, comme ce n’est pas assez, avant de commencer à rebâtir le logis où l’on demeure, que de l’abattre, et de faire provision de matériaux et d’architectes, ou s’exercer soi-même à l’architecture, et outre cela d’en avoir soigneusement tracé de dessin, mais qu’il faut aussi s’être pourvu de quelque autre où l’on puisse être logé commodément pendant le temps qu’on y travaillera ; ainsi, afin que je ne demeurasse point irrésolu en mes actions, pendant que la raison m’obligerait de l’être en mes jugements, et que je ne laissasse pas de vivre dès lors le plus heureusement que je pourrais, je me formai une morale par provision, qui ne consistait qu’en trois ou quatre maximes dont je veux bien vous faire part.

    1) La première était d’obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la [147] religion en laquelle Dieu m’a fait la grâce d’être instruit dès mon enfance, et me gouvernant en toute autre chose suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l’excès qui fussent communément reçues en pratique par les mieux sensés de ceux avec lesquels j’aurais à vivre. Car, commençant dès lors à ne compter pour rien les miennes propres, à cause que je les voulais remettre toutes à l’examen, j’étais assuré de ne pouvoir mieux que de suivre celles des mieux sensés. Et encore qu’il y en ait peut-être d’aussi bien sensés parmi les Perses ou les Chinois que parmi nous, il me semblait que le plus utile était de me régler selon ceux avec lesquels j’aurais à vivre; et que, pour savoir quelles étaient véritablement leurs opinions, je devais plutôt prendre garde à ce qu’ils pratiquaient qu’à ce qu’ils disaient, non seulement à cause qu’en la corruption de nos murs il y a peu de gens qui veuillent dire tout ce qu’ils croient, mais aussi à cause que plusieurs l’ignorent eux-mêmes ; car l’action de la pensée par laquelle on croit une chose étant différente de celle par laquelle on connaît qu’on la croit, elles sont souvent l’une sans l’autre. Et, entre plusieurs opinions également reçues, je ne choisissais que les plus modérées, tant à cause que ce sont toujours les plus commodes pour la pratique, et vraisemblablement les meilleures, tous excès ayant coutume d’être mauvais, comme aussi [148] afin de me détourner moins du vrai chemin, en cas que je faillisse, que si, ayant choisi l’un des extrêmes, c’eût été l’autre qu’il eût fallu suivre. Et particulièrement je mettais entre les excès toutes les promesses par lesquelles on retranche quelque chose de sa liberté ; non que je désapprouvasse les lois, qui, pour remédier à l’inconstance des esprits faibles, permettent, lorsqu’on a quelque bon dessein, ou même, pour la sûreté du commerce, quelque dessein qui n’est qu’indifférent, qu’on fasse des vœux ou des contrats qui obligent à y persévérer mais à cause que je ne voyais au monde aucune chose qui demeurât toujours en même état, et que, pour mon particulier, je me promettais de perfectionner de plus en plus mes jugements, et non point de les rendre pires, j’eusse pensé commettre une grande faute contre le bon sens, si, pour ce que j’approuvais alors quelque chose, je me fusse obligé de la prendre pour bonne encore après, lorsqu’elle aurait peut-être cessé de l’être, ou que j’aurais cessé de l’estimer telle.

    2) Ma seconde maxime était d’être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais, et de ne suivre pas moins constamment les opinions les plus douteuses lorsque je m’y serais une fois déterminé, que si elles eussent été très assurées : imitant en ceci les voyageurs, qui, se trouvant égarés en quelque forêt, ne doivent pas errer en [149] tournoyant tantôt d’un côté tantôt d’un autre, ni encore moins s’arrêter en une place, mais marcher toujours le plus droit qu’ils peuvent vers un même côté, et ne le changer point pour de faibles raisons, encore que ce n’ait peut-être été au commencement que le hasard seul qui les ait déterminés à le choisir ; car, par ce moyen, s’ils ne vont justement où ils désirent, ils arriveront au moins à la fin quelque part où vraisemblablement ils seront mieux que dans le milieu d’une forêt. Et ainsi les actions de la vie ne souffrant souvent aucun délai, c’est une vérité très certaine que, lorsqu’il n’est pas en notre pouvoir de discerner les plus vraies opinions, nous devons suivre les plus probables ; et même qu’encore que nous ne remarquions point davantage de probabilité aux unes qu’aux autres, nous devons néanmoins nous déterminer à quelques unes, et les considérer après, non plus comme douteuses en tant qu’elles se rapportent à la pratique, mais comme très vraies et très certaines, à cause que la raison qui nous y a fait déterminer se trouve telle. Et ceci fut capable dès lors de me délivrer de tous les repentirs et les remords qui ont coutume d’agiter les consciences de ces esprits faibles et chancelants qui se laissent aller inconstamment à pratiquer comme bonnes les choses qu’ils jugent après être mauvaises.

    3) Ma troisième maxime était de tâcher toujours [150] plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l’ordre du monde, et généralement de m’accoutumer à croire qu’il n’y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées, en sorte qu’après que nous avons fait notre mieux touchant les choses qui nous sont extérieures, tout ce qui manque de nous réussir est au regard de nous absolument impossible. Et ceci seul me semblait être suffisant pour m’empêcher de rien désirer à l’avenir que je n’acquisse, et ainsi pour me rendre content ; car notre volonté ne se portant naturellement à désirer que les choses que notre entendement lui représente en quelque façon comme possibles, il est certain que si nous considérons tous les biens qui sont hors de nous comme également éloignés de notre pouvoir, nous n’aurons pas plus de regret de manquer de ceux qui semblent être dus à notre naissance, lorsque nous en serons privés sans notre faute, que nous avons de ne posséder pas les royaumes de la Chine ou de Mexique ; et que faisant, comme on dit, de nécessité vertu, nous ne désirerons pas davantage d’être sains étant malades, ou d’être libres étant en prison, que nous faisons maintenant d’avoir des corps d’une matière aussi peu corruptible que les diamants, ou des ailes pour voler comme les oiseaux. Mais j’avoue qu’il est besoin d’un long exercice, et d’une méditation souvent réitérée, pour [151] s’accoutumer à regarder de ce biais toutes les choses ; et je crois que c’est principalement en ceci que consistait le secret de ces philosophes qui ont pu autrefois se soustraire de l’empire de la fortune, et, malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux. Car, s’occupant sans cesse à considérer les bornes qui leur étaient prescrites par la nature, ils se persuadaient si parfaitement que rien n’était en leur pouvoir que leurs pensées, que cela seul était suffisant pour les empêcher d’avoir aucune affection pour d’autres choses ; et ils disposaient d’elles si absolument qu’ils avoient en cela quelque raison de s’estimer plus riches et plus puissants et plus libres et plus heureux qu’aucun des autres hommes, qui, n’ayant point cette philosophie, tant favorisés de la nature et de la fortune qu’ils puissent être, ne disposent jamais ainsi de tout ce qu’ils veulent.

    4) Enfin, pour conclusion de cette morale, je m’avisai de faire une revue sur les diverses occupations qu’ont les hommes en cette vie, pour tâcher à faire choix de la meilleure ; et, sans que je veuille rien dire de celles des autres, je pensai que je ne pouvais mieux que de continuer en celle-là même où je me trouvais, c’est-à-dire que d’employer toute ma vie à cultiver ma raison, et m’avancer autant que je pourrais en la connaissance de la vérité, suivant la méthode que je m’étais prescrite. [152] J’avais éprouvé de si extrêmes contentements depuis que j’avais commencé à me servir de cette méthode, que je ne croyais pas qu’on en pût recevoir de plus doux ni de plus innocents en cette vie ; et découvrant tous les jours par son moyen quelques vérités qui me semblaient assez importantes et communément ignorées des autres hommes, la satisfaction que j’en avais remplissait tellement mon esprit que tout le reste ne me touchait point. Outre que les trois maximes précédentes n’étaient fondées que sur le dessein que j’avais de continuer à m’instruire : car Dieu nous ayant donné à chacun quelque lumière pour discerner le vrai d’avec le faux, je n’eusse pas cru me devoir contenter des opinions d’autrui un seul moment, si je ne me fusse proposé d’employer mon propre jugement à les examiner lorsqu’il serait temps ; et je n’eusse su m’exempter de scrupule en les suivant, si je n’eusse espéré de ne perdre pour cela aucune occasion d’en trouver de meilleures en cas qu’il y en eût ; et enfin, je n’eusse su borner mes désirs ni être content, si je n’eusse suivi un chemin par lequel, pensant être assuré de l’acquisition de toutes les connaissances dont je serais capable, je le pensais être par même moyen de celle de tous les vrais biens qui seraient jamais en mon pouvoir ; d’autant que, notre volonté ne se portant à suivre ni à fuir aucune chose que selon que notre entendement [153] la lui représente bonne ou mauvaise, il suffit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu’on puisse pour faire aussi tout son mieux, c’est-à-dire pour acquérir toutes les vertus, et ensemble tous les autres biens qu’on acquérir acquérir; et lorsqu’on est certain que cela est, on ne saurait manquer d’être content ».

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  99. RUGEMA dit :

    DESCARTES EN PLUS SIMPLE

    Avant de convoquer le 2ème autorité annoncée précédemment (G.B. VICO) pour témoigner contre l’un des idées reçues imprudemment mises en circulation par Mr Bizoza et Cie, il importe d’insister sur le témoignage de DESCARTES, ne serait-ce que pour sa contribution universellement admise dans la modernité dite « scientifique » que fut l’institution de la RAISON contre la « DICTATURE DES FAITS ». Je crois ainsi utile de livrer une version simplifiée des 2 paragraphes que j’ai sélectionnées dans le DISCOURS DE LA METHODE qui, comme on le voit, est écrit encore dans la langue « alambiquée et nébuleuse » héritée de la scholastique dans la France du XIX è siècle, laquelle scholastique se présentait au Moyen-Age comme la contrepartie écrite de la rhétorique grandiloquente de Rome portée aux pinacles par Caton et Cicéron. C’est dans cet art pédantesque que se sont installés les « éminences grises » des « moines combattants » sous la conduite des théologiens catholiques comme Bernard de Citeaux, Albert le Grand, Thomas d’Aquin, etc… Maitres de la scholastique dans le domaine de « Sainte Pétronille », ou « Donation de Constantin… », donations confirmées ultimement par le « Testament de Saint Rémy » (autant de désignatif juridiques de la « France catholique » encore de nos jours). A l’époque de la suprémacie dynastique du très catholique « Roi Soleil » (Louis XIV), les maitres de la science et des Arts du Gouvernement sont Copernic, Bossuet, Mazarin, Richelieu et autres capucins ( y compris La Fontaine, Fontenelle, etc…), Pascal, Port Royal, la Sorbonne,etc…

    1) DESCARTES, qui connait l’Europe comme le fond de sa poche, désespère de trouver des certitudes stables dans les enseignements qu’il a reçus des plus grands maitres de la scholastique décadente; les évènements et les faits (y compris les faits d’armes… DESCARTES fut également un militaire dans l’une des multitudes d’armées contre-réformistes déployées en Allemagne) dont il est contemporain et témoin lui semblent fragmentaires, évanescents, chaotiques et contradictoires ; les sciences qu’il pratique sous la direction des maitres de son époque lui apparaissent embourbées dans des controverses interminables entre les savants, plus préoccupés de pédanteries que de recherche de la vérité ; bref… son ambition de fonder une METHODE (scientifique) lui apparait comme impossible tant qu’elle reposera sur le principe selon lequel LES FAITS sont évidents pour tout un chacun. L’entrée en matière du « DISCOURS DE LA METHODE » commence par la phrase lapidaire devenue depuis lors proverbiale : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Mais cela étant dit, le bon sens ne mène pas plus loin que ça. Aussi la première précaution de DESCARTES sera d’abord, d’ECARTER LES FAITS », …pour ne faire confiance qu’à sa propre RAISON. C’est la proclamation du COGITO » « Cogito ergo sum » (« je pense donc je suis »).

    2) Pendant que le prudent DESCARTES sera en train d’élaborer sa méthode, il faudra tout de même qu’il continue à vivre et se mouvoir dans le moins d’incertitudes possible. Il met en place alors 4 règles de conduite qu’il appelle une MORALE PROVISOIRE.

    *) – La première règle sera de faire attention à ne pas dévier de la « RELIGION » (Croyances et Rites), des « MOEURS » (coutumes) légués par les ANCETRES (« i.e.: dans lesquels il est né). D’ou l’importance du facteur RELIGION dans l’entreprise scientifique de la RENAISSANCE a la RAISON.
    *) – La deuxième règle est d’éviter de s’agiter dans des initiatives et des actions qui ne sont fondées sur aucune certitude. Mais cela ne veut pas toujours dire NE RIEN FAIRE, surtout quand les circonstances du moment l’obligent à choisir une direction à prendre parmi une multitude, toutes plus indécidables les unes que les autres. Sa sagesse provisoire consistera à choisir UNE SEULE et UNIQUE direction, la plus VRAISEMBLABLE de toutes, et s’y tenir, pour éviter de se fourvoyer plusieurs fois et se perdre définitivement…
    *) -La troisième règle provisoire consistera à se convaincre que dans les plus grands malheurs, au lieu de s’acharner à changer l’ordre du monde qui l’écrase, il va se consacrer à changer sa propre conception du monde, étant donné que la seule chose sur laquelle il peut espérer garder le maximum de contrôle est son propre ESPRIT (autrement appelé « Raison » ou « Cerveau », ou « système d’idées personnelles », etc…)
    -La quatrième règle provisoire consistera pour lui à garder la ferme détermination à suivre la voie qu’il s’est tracée dans les cadres stricts des 4 PRECEPTES qui constituent les charpentes de sa méthode, et à faire confiance uniquement à sa RAISON (jamais aux soi-disant « faits » oou au « sens commun »).

    3) BREF COMMENTAIRE POUR LA GOUVERNE DES BATUTSI D’AUJOURD’HUI

    Mes lecteurs Batutsi les plus distraits devinent sans peine ce que le dispositif méthodologique de DESCARTES apporte a la compréhension de la situation énigmatique qui écrase la nation tutsi aujourdh’ui et paralyse l’esprit de plusieurs d’entre les meilleurs parmi eux. Il s’agit de constater le CHAOS dans lequel ils sont gravement engagés, par la faute de diverses circonstances souvent indépendantes de leur volonté individuelle, et dès lors de décider (d’abord individuellement puis collectivement si possible) de quelques 2 ou 3 paramètres dont ils peuvent se rendre maitres, en attendant que les situations s’éclaircissent.

    *) -Il s’agit de ne faire confiance à aucune évidence que le sens commun présente comme « faits établis » et qui ne leur apparaisse pas suffisamment stable dans leur propre SYTEME de véridiction. Autrement dit : « Faire table rase de leurs apprentissages » (Marx & Engels; …) ; « Apprendre à désapprendre » (Péguy) ; « Accepter d’être démobilisés » (Rugema) sans opposer de résistance inutile, y compris quand ils sont chassés de leurs territoires qu’ils croyaient jusque-là propriété ancestrale inviolable sans en posséder les explications juridiques appropriées ni les moyens de défense internationaux.
    *) -Il s’agit ensuite de vérifier si le système de RELIGION, de mœurs, de croyances et de rites dans lequel ils sont entrainés au quotidien correspond à la RELIGION que leurs ancêtres leur ont léguée.
    *) -Il s’agit enfin de faire confiance à l’autorité de la RAISON collective ou SAGESSE tutsi qui, en principe, pourra trouver la voie à suivre pour ses detenteurs, quelle que soit par ailleurs la puissance des forces d’OBSTRUCTION et de DESTRUCTION déployées sur leur chemin en tant que NATION TUTSI.

    « KADIMA ! » (càd en hebreu « Allons » … de l’avant)

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  100. RUGEMA dit :

    RECTIFICATIF / ERRATUM

    Dans mon commentaire précédent # 102:

    – (Paragr.1, L.1) lisez : « .. la 2ème autorité …. » ; « …l’une des idées reçues … »

    – (Paragr.1, L.7) lisez : « … la France du XIX è siècle… »

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  101. Bizoza dit :

    Merci Mr RUGEMA de rappeler, au cas où certains ne l’auraient pas encore compris, que vous vous efforcez à garder un esprit le plus cartésien possible. Je note cependant que vous ne parlez pas de la partie de Descartes qui m’intéresse le plus!

    C’est en effet avec Descartes qu’a commencé à apparaître la doctrine moderne de la vérité: en poussant le doute jusqu’au bout, Descartes parvient à une CERTITUDE INEBRANLABLE. Il répudie comme fausses toutes les opinions admises (rappel du doute cartésien: cherchant à connaître la vérité, à savoir où est le vrai, Descartes décide d’appliquer le doute systématique sur tout ce qu’il y a en lui, sur tout ce en quoi il croit, jusqu’à ce que plus rien n’existe en lui -cf «Discours de la méthode»).

    Il trouve la vérité dans la certitude qui surgit au sein même du doute. Ainsi, par exemple, c’est l’idée claire et distincte qui apparaît comme seul critère du vrai. Les idées évidentes se divisent en idées claires (c’est à dire manifestes à un esprit attentif) et en idées distinctes (une idée est distincte quand on ne peut pas la confondre avec une autre idée).

    Le critère de la vérité est dans la connaissance claire et distincte.

    «Le premier précepte était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle; c’est à dire d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n’eusse aucune raison de le mettre en doute»

    La certitude cartésienne constitue un moment important dans l’élaboration du vrai: le sujet construit sa vérité, puisque la lumière de l’évidence est le seul guide véritable. Ainsi, d’une vérité inébranlable, on en trouve de nouvelles, tout aussi irréfutables!!

    Mais le critère cartésien n’est pas toujours suffisant (cf la diversité des témoignages vis-à-vis d’un même phénomène, dont l’interprétation entraîne des discussions sans fin. C’est dans notre cas, ce que le bon sens appellerait communément « la mauvaise foi », et Mr Rugema ou même Edouarda et cie nous en donnent une leçon magistrale cfr #89). La méthode cartésienne voudrait, pour le cas du Burundi, que le sujet se détache AUSSI de son appartenance hutu ou tutsi: une tâche que même le plus cartésien d’entre Mr Rugema et Mr Bizoza accomplirait difficilement!

    Comme je l’ai dit plus haut et à la lumière de ce qui précède, je n’attends pas que ce soit un hutu ou un tutsi qui établisse LA vérité sur l’Histoire tumultueuse des Barundi. Heureusement (ou malheureusement), nous ne mourrons pas étouffés d’objectivité!! J’attends plutôt l’homme ou la femme qui viendra avec le vrai et authentique esprit cartésien, (que j’avais nommé abusivement certes [-vous me l’accorderez-], NEUTRALITE) et qui, en confrontant les versions hutu et tutsi, subjectives (quel euphémisme!) par essence et truffées de mauvaise foi, pourra déceler une vérité inébranlable et à partir de celle-ci, en trouver d’autres par la même méthode de Descartes!

    Une fois les vérités irréfutables établies, le reste n’est alors que formalité: souscrire à votre si bien nommé « tribunal présidé par l’homo australopithecus sapiens » (cfr #47). J’espère seulement qu’il ne fonctionne pas à sens unique. Un deuxième point d’accord? A vous de me le dire…

    Quant à accepter d’être démobilisés, cela n’est même plus un problème pour nous autres qui assistons au phénomène ahurissant de la mondialisation. Il n’en demeure pas moins que vous et moi restons intimement attachés à cette terre qui nous a vus naître! Ce débat lui-même en est une preuve et nous savons tous ce que le proverbe dit à propos « y’aho wataye uruzogi ». De plus, si les juifs ne tenaient pas aux territoires d’Israël, ça se saurait!

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  102. RUGEMA dit :

    Vous me voyez conforté, Mr Bizoza, de constater que je n’ai pas en face de moi que des interlocuteurs paresseux, des consomateurs passifs ou des contributeurs aggresifs ou inslolents (pas besoin d’un dessin …)

    Je m’attendais effectivement à un accord formel spontané sur l’importance de DESCARTES pour la science, avec n’importe quel esprit contemporain qui a déambulé quelques années à l’école occidentale que nous appelons parfois de son vrai nom local « Ecole de Otages » (vous et moi en savons quelque chose en effet, mais je ne suis pas sûr que nous lui donnons la même signification…)
    Je m’attendais moins à un accord similaire sur les autres points que j’ai sélectionnés dans sa méthode, dans sa morale provisoire et dans quelques-unes de ses applications pour les Batutsi d’aujourd’hui. Savoir :
    1) la primauté de la RAISON SUBJECTIVE
    2) la primauté de la RELIGION DES ANCETRES
    3) la nécessité d’une DEMOBILISATION provisoire des Batutsi

    Notre réponse s’articule en 3 paragraphes d’égale importance à la fois doctrinale et pratique.

    I) LE NEUTRALISME « bizozien » VS LE RATIONALISME « cartésien »

    Evoquer DESCARTES en tant que père de la rationalité universelle « à la française », c’est effectivement, dans l’esprit de beaucoup, s’installer sur une espèce de socle considéré comme assuré, de la scientificité, de l’objectivité, de la certitude universelle. Hélas, Non ! Les étudiants-adultes que nous sommes, sevrés de fantasmes et dépouillés de toutes illusions, savons que DESCARTES est tout juste l’opposé de Thomas D’ACQUIN, le plagiateur d’ARISTOTE. Il vient fonder la science moderne fondée sur le NOMINALISME de Guillaume D’OCCAM, lui-même assis sur les épaules de l’ancetre PLATON. C’est paradoxal, mais c’est comme ça. Le RATIONALISME cartésien s’est oppose au REALISME de tradition thomiste comme l’eau s’oppose au feu. C’est pour cela qu’avant de fonder sa méthode scientifique, DESCARTES commence par ECARTER LES FAITS, c à d, mettre une croix définitive sur l’OBJECTIVITE de la perception et la NEUTRALITE du jugement. J’ai du mal à faire entendre ce son si inhabituel pour les intellectuels presses, mais je ne désespère pas.

    Autrement dit, Mr BIZOZA, il n’y a aucune place pour la NEUTRALITE dans l’herméneutique du « DESCARTES » que j’ai convoqué dans ce débat, pour qu’il temoigne contre la « DICTATURE DES FAITS ». Il n’y au principe du cartésianisme méthodologique que la SUBJECTIVITE pure, scandaleuse, hérétique. Je n’en peux rien. Le précepte relatif a la « Distinction » et a la « Clarte », et vous tien tant a coeur, n’échappe pas a la dictature de la SUBJECTIVITE. C’e n’est pas un hasard si les percées cosmologiques et physiologiques de DESCARTES se discutent justement dans l’ouvrage appelé Les « MEDITATIONS » (lit: un exercice ABSOLUMENT SUBJECTIF). Cette dictature va tres loin, puisque pour expliquer les phénomènes physiques les plus variées même traduits dans des projections mathématiques de très haute sophistication algorithmique, les commentateurs les plus avisés utilisent plus proprement l’expression de « SENTIMENTS DE DESCARTES SUR … » de préférence à celle de « CERTITUDES DE DESCARTES sur … ».

    Sur tous ces sujets, les pires adversaires de DESCARTES surgiront des retranchements théologiques et philosophiques tenus par les moines combattants, essentiellement JESUITES, maitres de Louvain. Eux au moins discutaient, soit au nom du DICTAT de la substance contenue dans l’EUCHARISTIE (doctrine nouvellement mises à jour dans la foulée des hérésies et les troubles réformistes) ; soit au nom de la Loi de Moise (mal comprise, et pour cause…). Le « Tribunal de l’Inquisition » confié aux Moines Combattants, pour leur majorité Dominicains, procédait lui, tout autrement. Il jugeait les théories hérétiques et brulait les livres incriminés, lorsqu’il ne brulait pas purement et simplement les savants auteurs de ces livres. La belle « HYPATHIA » en sait quelque chose, longtemps avant GALILLE (sauvé de justesse des menaces du feu), longtemps avant la formalisation juridique du SAINT OFFICE.

    II) DE L’IMPORTANCE DE GARDER LA RELIGION DES ANCETRES

    D’où l’importance du facteur RELIGIEUX dont vous ne percevez pas l’importance toute primordiale, Mr Bizoza. Seule la RELIGION dans laquelle vous êtes né vous protège de l’arbitraire imprévisible de l’INQUISITION quand vous êtes né TUTSI, n’en déplaise à « notre » clique de « Réformateurs » ici en ligne, qui se donnent pour mission de « CORRIGER » les « erreurs » de leurs « parents »… (sans commentaire !)

    III) DE LA DEMOBILISATION VOLONTAIRE DES BATUTSI

    Sur le chapitre de la DEMOBILISATION des Batutsi, je n’ai pas eu l’impression que vous avez saisi ne fut-ce que le sens littéral de mon propos. La MONDIALISATION n’a rien à voir avec la DEMOBILISATION dont je parle ici et maintenant. Cette dernière affecte tous les sujets humains vivant en ce siècle sur cette planète, tandis que la DEMOBILISATION concerne quelques-uns seulement, les Batutsi, qui doivent trouver une réponse pratique au basculement des RAPPORTS DE FORCES MECANIQUES (nous essayons de rester autant que possible cartésiens jusqu’au bout même sur ce terrain) cad provisoirement opérationnelles sur l’ensemble de l’espace des Grands-Lacs Tutsi.

    Par DEMOBILISATION, j’entends fustiger toutes les tentatives que certains groupements dits TUTSI font pour expliquer leurs appétits désordonnés et mal orientés du pouvoir, et qui ont pour effet d’entrainer des jeunes Tutsi encore imprudents dans l’erreur et dans le danger physique (alors que le danger par les temps qui courent est justement « le fonds qui manque le moins »,… pas besoin d’aller le chercher loin…aujourd’hui comme hier, quand on est né Tutsi…!). C’est d’ailleurs dans ce cadre que nous avons demandé et obtenu que soit rendue publique la lettre adressée par l’organisation Judéo-Tutsi « Mulenge Centre » à la journaliste française qui faisait la promotion médiatique d’une REBELLION fantasmatiquement attribuée à des sujets Tutsi… au moment où tout est fait pour ASSERTER que LA QUESTION DU CONFLIT HUTU / TUTSI A ETE DEFINITIVEMENT REGLEE…

    L’exigence de la DEMOBILISATION volontaire des Batutsi doit être entendue à la fois littéralement et analogiquement. Elle embrasse les domaines politiques, théologiques, et militaires. L’intensité et l’insistance des échanges entre vous et moi, quoiqu’apparemment anodines, où le lointain DESCARTES est mis en synergie avec la « Question Tutsi », montre exactement que l’exigence de DEMOBILISATION devra utilement s’étendre au champ de la science héritée de l’ « Ecole de Otages », spécialement lorsque nous en venons à la nécessité de mettre à jour les sciences historiques et géopolitiques, aussi loin que la nation des Batutsi se trouvera concernée.

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  103. RUGEMA dit :

    INTERMEDE
    La tension mentale et existentielle créée par les échanges qui précèdent est absolument saine. Nous comprenons donc que chacun prenne son temps pour digérer tout ça. Dans l’entre-temps, Je propose un intermède laborieux qui permettra de reposer l’esprit en changeant de fatigue. Autrement dit, on ne sort pas de l’auberge. « Le repos bien compris n’est jamais autre chose qu’un changement de fatigue » (Rugema), sur cette terre des vivants.

    Un jeune cadre (20 ans) que j’ai personnellement formé soigneusement à la doctrine, et qui se révele aujourd’hui un redoutable « ingénieur de la recherche et de la projection géopolitique et géostrategique » vient de m’envoyer un article publié sur le journal électronique, « slate.fr », qui fait tragiquement écho au dernier paragraphe de mon message précédent, celui relatif à la nécessité de la DEMOBILISATION volontaire pour les Batutsi. L’article est intitulé « LES GUERRES DE 2012 » Sous-titre : « Dix situations de crise à surveiller de près. Et deux espoirs ».

    La lecture de l’article, paru hier, 12 Janvier 2012, donne froid au dos. Le magazine Américain, « Foreign Policy,… spécialisé dans les affaires étrangères et l’économie » a méticuleusement sélectionné 10 pays considérés comme des volcans prêts à exploser durant cette année 2012. Le BURUNDI y apparait en 7ème position (la position d’un pays sur la liste ne traduit pas une échelle de dangerosité, mais une position sur une région du monde). Le Burundi ouvre le feu en Afrique Noire, avant le Congo et le Kenya/Somalie. Comme ça, personne ne dira qu’il ne savait pas…

    Donc on voit :
    1) Syrie
    2) Iran/Israël
    3) Afghanistan
    4) Pakistan
    5) Yémen
    6) Asie Centrale
    7) Burundi
    8) République Démocratique du Congo
    9) Kenya / Somalie
    10) Venezuela

    Les 2 espoirs sont :

    1) la Tunisie
    2) la Birmanie (Myanmar)

    Voici ce que le magazine dit en guise d’introduction :
    « Quelles situations conflictuelles risquent de se dégrader davantage en 2012? Foreign Policy a demandé à l’International Crisis Group d’évaluer quelles catastrophes anthropiques menacent le monde en ce début d’année. Nous avons mené une réflexion commune et avons trouvé 10 régions en crise suscitant des inquiétudes particulières ».

    Et voici ce que le magazine dit sur le BURUNDI.

    [Il y a d’abord une Photo de 2 militaires en armes avec la légende suivante :]
    « Des forces de sécurité du Burundi inspectent une mare de sang devant la porte d’un bar de Bujumbura dont les patrons ont été tués, septembre 2011 ». REUTERS.

    Puis le texte :
    « Les déclarations rassurantes du gouvernement de Bujumbura sonnent creux, alors que la fin de l’accord d’Arusha, qui a mis un terme à la guerre civile en 2000, associée à la dégradation du climat politique qui a suivi le boycott des élections de 2010, a directement contribué à l’escalade de la violence et de l’insécurité.
    Les éléments de l’accord de paix sont en train d’être démantelés un par un. La lutte pas franchement dissimulée entre l’opposition et le parti au pouvoir, associée à l’intensification de la répression du gouvernement, fait sans cesse de nouvelles victimes depuis le scrutin de 2010.

    Les médias indépendants sont harcelés par les autorités qui commanditeraient des assassinats ciblés. Dans le même temps, l’État est de plus en plus corrompu, les indicateurs de gouvernance sont dans le rouge et la tension sociale s’intensifie tandis que les conditions de vie se détériorent avec l’augmentation du prix des produits de première nécessité. Si le gouvernement ne prend pas des mesures pour inverser ces tendances, le Burundi pourrait retomber dans la guerre civile en 2012 ».

    SOURCE: http://www.slate.fr/story/48595/guerres-2012-syrie-iran-israel-afghanistan-burundi-somalie

    COMME QUOI, ON NE PERD PAS TOUT A FAIT NOTRE TEMPS EN TOURNANT ET RETOURNANT LES DIVERSES FACETTES DE CETTE REBELLION ANNONCEE A PARTIR DES PROMONTOIRES DU SUD-KIVU, QUELLE QUE SOIT PAR AILLEURS LES SENSIBILITES « ETHNIQUES » OU « NATIONALES » DES UNS ET DES AUTRES SUR CE FORUM ET DANS CETTE AFFAIRE…

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  104. Chesco dit :

    Ca me fait mal de constater que beaucoup se réfèrent sure des haines/Tueries du passe pour justifier the haines/Tueries du présent et projeter les mêmes haines/Tueries dans le futur.
    En d’autres mots beaucoup soutiennent que Hutus and Tutsis doivent continuer à se haïr et a s’entretuer par ce que il en toujours été ainsi.
    Moi je proposerais que les intellectuels Hutus and Tutsis actuel puissent se pencher sur un présent et futur du Burundi/Rwanda ou tout le monde se sentira en sécurité et en toute liberté pour se développer et mettre derrière tous ces haines inutiles.

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  105. RUGEMA dit :

    Mr Chesco:
    Je ne sais pas si c’est parce que vous prenez le train en marche ou si c’est votre imagination qui vous joue des tours. Si je comprends bien, vous êtes de ceux qui ont décidé, pour des raisons qu’ils ne ressentent pas en général la nécessité d’expliquer, de supprimer la catégorie « Passe » non-seulement de leur grammaire, mais également de la « ligne du temps ». Tant qu’on y est, pourquoi ne pas la rayer du même coup de votre vocabulaire et de votre « grammaire » ! Comme ça vous en seriez débarrassé une fois pour toutes. Mais soyez assure que vous auriez du même coup toutes les difficultés du monde à vous faire comprendre du commun des hommes. Elaborons un peu plus notre ébauche de réaction a votre conseil (que nous ne suivrons pas, cela s’entend).

    Vous nous faites part de votre mal(-aise) quand des gens comme Edouarda, Bizoza et moi, nous prenons acte des CONFLITS sanglants qui ont endeuille (et endeuillent encore aujourd’hui) les Grands Lacs Tutsi ! Vous perdez patience quand nous décidons de les commenter, chacun avec ses compétences exploratoires et ses sensibilités identitaires. Pour mieux vous tranquilliser (disons plus techniquement « calmer vos nerfs »), vous prétendez que nous nous « referons sur des haines/Tueries du passe pour justifier the haines/Tueries du présent et projeter les mêmes haines/Tueries dans le futur » (sic)…

    Pour faire simple, vous proposez que les « intellectuels » ne s’occupent que du PRESENT et du FUTUR et qu’ils pensent à se DEVELOPPER plutôt qu’à nous occuper de ces « haines inutiles ».

    Cher Monsieur:
    Il y a dans votre diagnostic un problème de forme et un problème de fonds.

    I) LA FORME
    – Ce que vous appelez « HAINE » porte ailleurs diverses dénominations chez les universitaires (je ne sais pas si vous pensez aux mêmes avec votre terme « intellectuels » un peu trop vague). Ils parlent plus exactement de « CONFLITS » et structurent leurs analyses dans diverses disciplines enseignées et respectées, dont les plus connues sont la SOCIOLOGIE (Max Weber), L’ANTHROPOLOGIE (Lévi-Strauss), le DROIT (Moise, Théodose, Justinien, Mahomet…), la POLEMOLOGIE (Gaston BOUTOUL), L’ART DE LA GUERRE (Clausewitz), et… l’HISTOIRE (Tous)…
    – Le procédé que vous utilisez pour régler vos comptes avec votre imagination s’appelle la STIGMATISATION. Vous stigmatisez notre débat pour espérer y mettre fin à peu de frais. D’où, une fois de plus l’importance de maitriser la PRECISION de la LETTRE. Ce que vous nous proposez de faire pour résoudre nos contradictions s’appelle dans notre langage, « STIGMATE DE COURTOISIE ». C’est en procédé en cours d’expérimentation depuis des décennies dans notre région, et les résultats sont ceux que vous observez (pas besoin d’un dessin j’espère !).
    – On peut conduire un raisonnement multi-varié avec cet exutoire que vous appelez « SE DEVELOPPER ». Donc vous sous-entendez que les gens peuvent se DEVELOPPER sans s’inscrire dans une HISTOIRE (forcément basée sur des faits passés). Vous croyez même que cette précaution AMNESIQUE devrait être la condition du DEVELOPPEMENT que vous préconisez. Je ne puis ici que vous laisser face à face avec un grand homme d’Etat contemporain, encore en exercice, à la tête d’une puissance occidentale qui, lors d’une visite à Dakar (Sénégal), posait exactement le diagnostic inverse au votre pour expliquer l’état de sous-développement des Africains. Je vais utiliser du plus près que je peux, ses termes : Le problème avec les Africains c’est qu’ils « ne sont pas encore suffisamment entrés dans l’Histoire » et donc, sont encore embourbés dans un « temps immobile » et sont par conséquent incapables de s’inscrire dans une dynamique du PROGRES…
    – Cet homme d’Etat connait l’importance de l’Histoire, du Passe, parce qu’il appartient à la nation de Jules Michelet, de Pierre Nora, Cornelius Castoriadis et de Michel de Certeau, héritiers eux-mêmes de Commynes, lui-même héritier de Tite-Live, lui-même héritier d’Hérodote et de Strabon et de Pline l’Ancien.
    – Après le discours historique de Dakar, je ne sais pas ce que des voix comme les vôtres ont laissé entendre comme son ; je sais par contre que des voix inverses aux vôtres se sont levées pour protester avec grand bruit, de véritables crises d’hystérie ont été observées ici et là, je crois même que des positions ministériels ont été permutés, voire mises en congé, sous divers prétextes, mais essentiellement parce que les tensions et les désaccords ne pouvaient que commencer en fonction des « backgrounds» des uns et des autres. Si vous ne retrouvez pas les références à cet événement encore frais dans les mémoires, je suis prêt à vous aiguiller sur quelques pièces d’archives.
    – Autrement dit, Mr Chesco, le terme DEVELOPPEMENT porte une charge trop dense pour des gens qui en connaissent l’archéologie, pour le mettre en rapport d’exclusivité avec la maitrise rationnelle du PASSE, des TRADITIONS et de l’HISTOIRE. On cite souvent l’exemple du JAPON à cet égard, mais il y en a bien d’autres, dont les TUTSI… véritables maitres de la mémoire dont ils ont fait une puissante INSTITUTION … et qui ne s’en excusent pas !

    II) LE FOND

    Je serai bref sur le fond pour commencer. Si vous insistez, je serai un peu plus expansif. Parce qu’il y a de la matière à n’en plus finir.

    Monsieur Chesco :
    Imaginez le scénario suivant: vous vous réveillez un bon matin avec 300.000 cadavres en moins de 3 jours (Burundi-1993); ces cadavres sont TUTSI, et vous êtes vous-même TUTSI. Survient quelqu’un qui se présente comme un homme de grande sagesse, et il vous explique que la meilleure manière d’organiser votre existence depuis ce constat est de conclure qu’il y a dans tout ca une forte composante de HAINE (ce qui est évident a premiere vue) et que la HAINE est mauvaise pour votre esprit (ce qui est vrai a priori), et que pour ces raisons vous feriez mieux de « sauter » par-dessus cette montagne de cadavres, et ne plus vous occuper que du PRESENT ! Comme si cette montagne macabre ne faisait pas partie de votre PRESENT désormais. Vous croyez que vous allez « Regarder l’AVENIR » (comme des gens de votre école philosophique aiment dire) comme si cette montagne énorme de mal et de haine ne faisait pas partie de votre FUTUR. Le « sage homme » en face de vous semble parachute tout droit de la planete Mars; il n’a pas de « racines » humaines sur cette terre infestée de haine et ponctiuée de massacres… Juste un ami de l’Humanite, porteur d’un grand message de FRATERNITE et de PAIX UNIVERSELLE !!! (sone message : »Songa Mbele » ; « Hangaliya Mbele »…)

    Excusez-nous, mais nous faisons partie de l’Ecole inverse. Un Tutsi, dont la faute sur cette terre est précisément d’être né TUTSI, et qui se réveille un bon matin face à ce spectacle d’apocalypse, commence d’abord par ne pas savoir où il se trouve, puis quand lui reviennent ses esprits, il se posera une PREMIERE SERIE DE QUESTIONS :
    1o) comment cela a bien pu se passer
    2o) si l’opération de tueries est déjà fini à l’heure où il respire sa présente bouffée d’air
    3o) si cela va reprendre et emporter encore les quelques survivants dont il fait miraculeusement partie

    LA DEUXIEME SERIE DE QUESTIONS QU’IL VA SE POSER EST A PEU PRES LA SUIVANTE :
    1o) Comment faire pour organiser le présent et l’avenir (s’il y en a… Pcq parfois il n’y en a pas) ?
    2o) Avec qui ?
    3o) Dans quel nouveau biotope, et pour combien de temps ?

    Je puis vous assurer que ces questions-là, les TUTSI que nous sommes, sevrés des fantasmagories de l’enfance (Cf : « IBIHENDWABANA… ») et guéris des illusions sur la « BONTE » de la nature humaine, une et universellement constituée RACE UNIQUE, faite de FRERES qui s’aiment de l’amour du CHRIST et de la FOI DES APOSTRES, … les TUTSI que nous sommes donc, face à des phénomènes de Haine et de meurtres de masse répétés parmi nos rangs, en sommes arrivés à poser les questions qu’il nous semble nécessaire, indispensable et URGENT de poser. Notre problème No 1 désormais, et c’est ce qui fait l’essentiel du débat en cours, se formule comme suit :
    o) Sommes-nous assujettis à un syndrome atavique et récurrent de SUICIDE COLLECTIF ?
    1o) A qui poser nos questions ?
    2o) Quand et Comment poser nos questions ?
    3o) Avec quelles perspectives de résultats ?

    MERCI EN TOUT CAS POUR VOS CONSEILS ET AU PLAISIR DE VOUS LIRE ENCORE !!!

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  106. RUGEMA dit :

    NOTE:
    JE SUIS, PAR DEFORMATION PROFESSIONNELLE (ceux d’entre les hommes qui se targuent de faire profession de ‘penser’ dépendent d’un système de signes appelé « langage »), INSATISFAIT DES COQUILLES QUI SE GLISSENT DANS DES MESSAGES IMPORTANTS COMME CELUI QUE JE VIENS DE FORMULER A L’ADRESSE DE « CHESCO », LE LECTEUR M’EXCUSERA DE REPRENDRE LE MEME COMMENTAIRE, NETTOYE DES SCORIES LES PLUS APPARENTES, POUR LE PLUS GRAND CONFORT DES DISCIPLES DE MALHERBE ET DE VOLTAIRE…
    ========================================================================

    Mr Chesco:
    Je ne sais pas si c’est parce que vous prenez le train en marche ou si c’est votre imagination qui vous joue des tours. Si je comprends bien, vous êtes de ceux qui ont décidé, pour des raisons qu’ils ne ressentent pas en général la nécessité d’expliquer, de supprimer la catégorie « PASSE » de leur « ligne du temps ». Tant qu’on y est, pourquoi ne pas la rayer du même coup de votre vocabulaire et de votre « grammaire » ! Comme ça vous en seriez débarrassé une fois pour toutes. Mais soyez assuré que vous auriez du même coup toutes les difficultés du monde à vous faire comprendre du commun des hommes. Elaborons un peu plus notre ébauche de réaction à votre conseil saugrenu (« IMPANURO Z’URUYUKI »…que nous ne suivrons pas, cela s’entend).

    Vous nous faites part de votre mal(-aise) quand des gens comme Edouarda, Bizoza et moi, nous prenons acte des CONFLITS sanglants qui ont endeuillé (et endeuillent encore aujourd’hui) les Grands Lacs Tutsi et décidons de PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES (càd, d’en parler sans faux-fuyants) ! Vous perdez patience quand nous décidons de les commenter, chacun avec ses compétences exploratoires et ses sensibilités identitaires. Pour mieux vous tranquilliser (disons plus techniquement « calmer vos nerfs »), vous prétendez que nous nous « referons sur des haines/Tueries du passe pour justifier the haines/Tueries du présent et projeter les mêmes haines/Tueries dans le futur » (sic)…

    Pour faire simple, vous proposez que les « INTELLECTUELS» (que nous ne sommes sans doute pas) ne s’occupent que du PRESENT et du FUTUR et qu’ils pensent à se DEVELOPPER plutôt qu’à remuer ces « haines inutiles ».

    Cher Monsieur:
    Il y a dans votre diagnostic et dans votre proposition de thérapie un problème de forme et un problème de fond.

    I) LA FORME

    – Ce que vous appelez « HAINE » porte ailleurs diverses dénominations chez les UNIVERSITAIRES (que nous sommes….je ne sais pas si vous pensez aux mêmes avec votre terme « intellectuels » un peu trop vague). Ils parlent plus exactement de « CONFLITS » et structurent leurs analyses dans diverses disciplines enseignées et respectées, dont les plus connues sont : la SOCIOLOGIE (Max Weber), L’ANTHROPOLOGIE (Lévi-Strauss), le DROIT (Moise, Théodose, Justinien, Mahomet…), la POLEMOLOGIE (Gaston BOUTOUL), L’ART DE LA GUERRE (Clausewitz), et… l’HISTOIRE (Tous)…

    – Le procédé que vous utilisez pour régler vos comptes avec votre imagination s’appelle la « STIGMATISATION ». Vous stigmatisez notre débat pour espérer y mettre fin à peu de frais. D’où, une fois de plus l’importance de maitriser la PRECISION de la LETTRE. Ce que vous nous proposez de faire pour « résoudre » ce que vous pensez être nos « contradictions » s’appelle dans notre langage technique, « STIGMATE DE COURTOISIE ». C’est un procédé en cours d’expérimentation depuis des décennies dans nos pays et dans notre région, et les résultats sont ceux que vous observez (pas besoin d’un dessin j’espère !). Il se fonde sur l’AMNESIE tactique, et instrumentalise des dictons du genre « INTIBAGIRA NTIBANA » que l’on extrait de leur contexte authentique. Ils oublient les antithèses dialectiques de ces dictons fatalistes et résignés : «UTARA MU NDA … » ; «AKAR’AHA…. ! » ; « UMWANA W’IMFYISI ….», « INGOMA YAGUKANZE… », etc…

    – D’autre part, on peut conduire un raisonnement multi-varié avec cet exutoire que vous appelez « SE DEVELOPPER ». Par là, vous sous-entendez que les gens peuvent et doivent se DEVELOPPER sans avoir besoin de s’inscrire dans une HISTOIRE (forcément basée sur des faits passés). Vous croyez même que cette précaution AMNESIQUE devrait être la condition du DEVELOPPEMENT que vous préconisez. Je ne puis ici que vous laisser face à face avec un grand homme d’Etat contemporain, encore en exercice, à la tête d’une puissance occidentale qui, lors d’une visite à Dakar (Sénégal), posait exactement le diagnostic inverse au votre pour expliquer l’état de SOUS-DEVELOPPEMENT dans lequel se trouvent les Africains. Je vais utiliser du plus près que je peux, ses termes : « Le problème avec les Africains c’est qu’ils ‘ne sont pas encore suffisamment entrés dans l’Histoire’ et donc, sont encore embourbés dans un ‘temps immobile’, un ‘temps circulaire’, soumis aux ‘aléas du rythme des saisons’, … ; ils se retrouvent par conséquent incapables de s’inscrire dans une ‘dynamique du PROGRES’… [le terme « PROGRES » est synonyme de ce que vous appelez ‘DEVELOPPEMENT’ si je ne me trompe]

    – A notre avis, cet homme d’Etat connait très bien l’importance de l’HISTOIRE, du PASSE et de la MEMOIRE, parce qu’il appartient à la nation de Jules Michelet, de Pierre Nora, de Cornelius Castoriadis, de Michel de Certeau, D’Emmanuel Leroy Ladurie, héritiers eux-mêmes de Philippe de Commynes, lui-même héritier de Tite-Live, lui-même héritier de Pline l’Ancien, de Strabon et d’Hérodote… [si vous connaissez sources ancêtres plus prestigieux pour les INTELLECTUELS de votre école, nous sommes toutes oreilles !]

    – Après le discours historique de Dakar, je ne sais pas ce que des voix comme les vôtres ont laissé entendre comme son ; je sais par contre que des voix inverses aux vôtres se sont levées pour protester avec grand bruit, de véritables crises d’hystérie ont été observées ici et là sur le web, je crois même que des positions ministérielles ont été permutées, voire mises en congé, sous divers prétextes, mais essentiellement parce que les tensions et les désaccords ne pouvaient que commencer en fonction des « backgrounds» (passés/mémoires) des uns et des autres. Si vous ne retrouvez pas les références actives à cet événement encore frais dans les mémoires, je suis prêt à vous aiguiller sur quelques pièces d’archives électroniques.

    – Autrement dit, Mr Chesco, le terme DEVELOPPEMENT porte une charge trop dense chez des gens qui en connaissent l’archéologie et le sens primitif, pour le mettre en rapport d’exclusion avec la maitrise rationnelle du PASSE, des TRADITIONS et de l’HISTOIRE. On cite souvent à cet égard l’exemple du JAPON comme modèle du DEVELOPPEMENT intégré dans les TRADITIONS d’une nation, mais il y en a bien d’autres, dont justement les TUTSI… véritables maitres de la MEMOIRE dont ils ont fait une puissante INSTITUTION … et qui ne s’en excusent pas !

    II) LE FOND

    Je serai bref sur le fond pour commencer. Si par la suite vous projetez d’insister, je serai un peu plus expansif. Parce que sur ce point il y a de la matière à n’en plus finir.

    Monsieur Chesco :
    Imaginez le scénario suivant: vous vous réveillez un bon matin avec, autour de vous, 300.000 cadavres en moins de 3 jours (Burundi-1993); ces cadavres sont TUTSI, et vous êtes vous-même TUTSI. Survient quelqu’un qui se présente comme un homme de grande sagesse (« Chesco_ bis »), et il vous explique que la meilleure manière d’organiser votre existence depuis ce constat est de conclure qu’il y a dans tout ça une forte composante de « HAINE » (ce qui est évident à première vue) et que la « HAINE » est mauvaise pour votre esprit (ce qui est vrai à tous égards), et que pour ces raisons vous feriez mieux de « sauter » par-dessus cette montagne de cadavres, et ne plus vous occuper que du PRESENT ! Comme si cette montagne macabre ne faisait pas partie de votre PRESENT désormais. Il vous fait croire que vous vous en sortirez plus vite en « Regardant l’AVENIR » comme si cette montagne énorme de mal et de haine ne faisait pas partie de votre FUTUR, marque du sceau de la MORT. Vous ne tardez pas à vous rendre compte que le « sage homme » en face de vous (vous-même : alter ego) semble parachuté tout droit de la planète « Mars »; il n’a pas de « racines » humaines sur cette terre infestée de haine et ponctuée de massacres… C’est Juste un ami de l’HUMANITE, porteur d’un grand message de FRATERNITE et de PAIX UNIVERSELLE !!! (note : son message peut aussi bien se décliner comme en Swahili : «Songa Mbele» ; « Hangaliya Mbele »…)

    Vous nous excuserez, Mr Chesco, mais nous faisons partie de l’Ecole inverse. Un Tutsi, dont la faute sur cette terre est précisément d’être né TUTSI, et qui se réveille un bon matin face à ce spectacle d’Apocalypse, commence d’abord par… ne pas savoir où il se trouve, …puis quand lui reviennent ses esprits, il se posera une PREMIERE SALVE DE QUESTIONS :

    1o) Comment cela a bien pu se passer ?
    2o) L’opération de tueries est-elle déjà finie à l’heure où je respire la présente bouffée d’air ?
    3o) L’opération va-t-elle reprendre et emporter encore les quelques survivants dont je fais miraculeusement partie ?

    LA DEUXIEME SALVE DE QUESTIONS QU’IL VA SE POSER EST A PEU PRES LA SUIVANTE :

    1o) Comment faire pour organiser le présent et l’avenir ?(s’il y en a… parce que parfois il n’y en a pas)
    2o) Avec qui ?
    3o) Dans quel nouveau biotope, et pour combien de temps ?

    Je puis vous assurer que ces questions-là, les TUTSI que nous sommes, sevrés des fantasmagories de l’enfance (« IBIHENDWABANA… ») et guéris des illusions sur la « BONTE » de la nature humaine (« ABAVANDIMWE »), une et universellement, constituée RACE UNIQUE par décret divin, faite de FRERES qui s’aiment de l’amour du « CHRIST » et bétonnés par la « FOI DES APOSTRES », … les TUTSI que nous sommes donc, face à des phénomènes de Haine et de meurtres de masse répétés parmi nos rangs, en sommes arrivés à poser les questions qu’il nous semble nécessaire, indispensable et URGENT de poser. Notre mega-problème No 1 désormais, et c’est ce qui fait l’essentiel du débat en cours, se décompose comme suit :

    o) Sommes-nous assujettis à un syndrome atavique et récurrent de SUICIDE COLLECTIF ?
    1o) A qui poser nos questions ?
    2o) Quand et Comment poser nos questions ?
    3o) Avec quelles perspectives de résultats ?

    MERCI EN TOUT CAS POUR VOS CONSEILS ET AU PLAISIR DE VOUS LIRE ENCORE !!!

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  107. Bizoza dit :

    Après quelques soucis avec internet, je suis tout émerveillé de lire à mon retour, l’intervention de Mr Chesco, moi qui étais persuadé que plus personne ne suivait ce débat depuis un moment.

    Sans trop revenir sur ce que Mr Rugema vous dit, Mr Chesco, vous vous doutez bien, en bon intellectuel, que toutes les tueries qui ont rythmé l’histoire récente du Burundi ne sont pas dues à des haines « je te hais moi non plus », c’est certainement plus compliqué que ça et tous les commentaires ici vous le prouvent à suffisance. Néanmoins, je devine qu’en substance, vous voudriez comme moi et Rugema, trouver la solution à l’équation Burundaise. Cette « réponse pratique au basculement des RAPPORTS DE FORCES MECANIQUES » dont nous parle Mr RUGEMA.

    Je commence d’ailleurs en confirmant qu’effectivement, je n’avais pas saisi toute la dimension de la Démobilisation qu’il nous suggère et que je trouve originale et intéressante.

    Monsieur Rugema,

    Le cas de figure que vous soumettez à Chesco est excellent,… mais peut être retourné dans l’autre sens (vous me voyez venir) pour beaucoup d’autres. Et c’est là le neutralisme « bizozien ». Quand nous crions pour la cause des victimes tutsi, oserons-nous faire taire l’enfant d’une victime hutu lynchée en 72, ou nierons-nous tout en bloc? Vous vous en moquez sûrement, c’est votre droit; mais dans ce cas, c’est aussi leur droit de se moquer de votre histoire. Est-ce qu’on avance pour trouver notre réponse pratique?? Je ne pense pas! Hutu ou tutsi, pour moi un criminel est un criminel et ne comptez pas sur moi pour défendre les assassins tutsi de tout innocent hutu!

    Je vous invite maintenant, dans notre démobilisation, à raisonner autrement:

    I – Premièrement, même si j’arrive à admettre provisoirement votre thèse (#12 et #29), il ne me faudrait pas longtemps pour réaliser que l’ordre des choses n’est plus le même qu’il y a 3-4 siècles: les Grands-Lacs ne sont pas (plus) une propriété privée des Tutsi comme vous le martelez tant!

    II – Deuxièmement, je réalise à partir du point précedent, que hutu et tutsi, forment une Nation, et doivent tous s’épanouir sur le territoire qu’ils occupent, en l’occurence celui du Burundi. Les « moines combattants » (j’aime ce terme) comme vous dites, ont calqué des concepts inadaptés à un Etat-Nation qui avait plus d’une singularité. Mais en toute lucidité, revenir complètement en arrière est utopiste. Le système de gouvernance qui était en place avant l’arrivée des moines combattants était probablement incontesté mais aujourd’hui il faut en trouver un autre qui soit adapté à notre Nation, avec des règles qui ne la rendent pas moins républicaine ou moins démocratique. Mon objectif est toujours de trouver « réponse pratique au basculement des RAPPORTS DE FORCES », mais surtout la solution pour que ces basculements cycliques se fassent sans les violences et tueries habituelles! J’aimerais d’ailleurs des détails quand vous dites que la démobilisation doit s’étendre au domaine militaire. Une armée tutsi?? Je n’adhère pas.
    Les négociations avec les rebellions n’ont pas aidé et ont légitimé ces violences (désormais la fin justifie les moyens au Burundi) à tel point qu’aujourd’hui la française et son reportage tiennent à montrer le tutsi « général moïse » comme pour annoncer qu’un cycle tutsi se prépare. Pourtant, c’est encore pire; même de nouveaux « cycles » hutu vont surgir, encore et encore dans la violence!! Il suffit de prendre les armes pour être écouté…non…plutôt pour être obéi! Démobilisés ou pas, ni l’un ni l’autre peuple ne prospère dans une telle situation.

    III – Je voudrais qu’on puisse raisonner dans les intérêts du Burundi, au moins on est sûrs que ça ne nuira ni au peuple hutu, ni au peuple tutsi! Je vois mal le pays être scindé en deux comme le Soudan, bien que je ne me suis pas encore bien penché sur l’idée. Dès lors, le pays sera stable quand les deux peuples s’attacheront à la République et au bien commun: leur territoire. En gros, contrairement à vous, je pense que les tutsi ont également intérêt à ce que les hutu trouvent réponse à leurs problèmes.

    A une époque, j’étais persuadé que la fameuse unité naîtra lorsque hutu et tutsi auront un ennemi commun, et je ne suis pas loin de le penser encore aujourd’hui. Un jour peut-être cet ennemi sera la pauvreté mais apparemment cette dernière n’est pas encore assez solide comme ennemi commun, à mon grand désespoir :( .

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  108. RUGEMA dit :

    Je salue le retour de Mr Bizoza à « l’Atelier » de l’inutile parole, celle que moque par principe le « marchand de friperie » qui a repris la place du prophète Jérémie à la tête des retournés de Juda. Les « perturbations internet » dont s’excuse notre interlocuteur n’ont pas été totalement improductives, puisque de toute évidence, Mr Bizoza revient « retapé » comme on dit, avec une capacité de compréhension et de convergence considérablement accrue. Nous n’allons donc pas chicaner sur les détails des désaccords restants, comme si nous devions conclure la pensée aujourd’hui même, avant de passer dès demain matin à la mise en chantier de notre improbable « futur ».

    Je vais surtout tacher de tenir les promesses faites au milieu de ces échanges, d’illustrer autant que faire se peut l’importance de notre ESPRIT/RAISON par 2 autres figures européennes. Considérant que ce que nous avons dit sur le Franco(-Hollandais) René DESCARTES est suffisant, je dirai juste un mot sur la construction identitaire que développe l’Allemand Georg Philip Friedriech Freiherr von HARDENBERG, dit simplement NOVALIS. J’appellerai ensuite à la barre des témoins l’Italien Giordano BRUNO, afin d’assurer la couverture la plus étendue et la plus diverse du « vieux continent ». Mais pour rassurer ceux qui croient ces procédés un peu trop abstraits et inutilement pédants, je passerai prudemment par les leçons qu’en a tiré un meneur d’hommes contemporain, qui se trouve être l’un de mes préférés, parce qu’il a orchestré sa « grande révolution théorique» à partir de sa prison (comme je mène présentement « ma petite révolution pédagogique» à partir de l’exil), j’ai cité le géant contemporain que fut Antonio GRAMSCI.

    Avant d’en arriver là cependant, je m’en voudrai de ne pas répondre à une interrogation que les gens soulèvent (à juste titre) chaque fois que j’évoque les perspectives de la RENAISSANCE DE LA NATION TUTSI (à eux-mêmes et à leur héritage à la fois matériel et spirituel). Il s’agit grosso modo de la question oblique de Mr Bizoza et que je reformule comme suit: « Est-il possible pour les Batutsi de revenir à l’héritage légal et aux possessions originelles de leurs ancêtres, en même temps qu’ils reprennent en mains les lois de Moise leur Législateur? ». La proposition sous-entendue est : « étant donné l’état des ‘forces mécaniques’ (caractérisé par l’occupation, l’Inquisition et les destructions des biens, des vies et des esprits) qui s’est imposé depuis les 80 dernières années ? NB : je situe toujours le début de ce processus entropique au tournant de 1930…et pas avant… il y a des raisons fort solides à ce choix chronologique dans le cadre de la « Doctrine » puissamment réactivée par notre Maggid).

    A cet égard, je m’en voudrais de ne pas partager avec mes frères humains de toutes races et de toutes convictions 2 textes de très haute teneur existentielle pour moi et pour ceux qui partagent la foi dans les clauses fondatrices de ma religion.
    1) C’est d’abord les lois de la « Shemitta » et du « Yovel ». Elles disent d’abord que tous les 7 ans, un fils d’Israël doit faire un examen méticuleux de certains dispositifs d’ordre économique, et notamment déclarer que la terre ne lui appartient pas, parce qu’il est dit que dans la loi de Moise que la Terre des enfants d’Israël appartient au D. d’Israël, et par conséquent, ne peut être ni vendue ni cédée pour toujours. Eles prescrivent ensuite que tous les 49 ans, tout fils d’Israël a l’obligation de revendiquer ou racheter toute portion de terre qu’un de ses frères aurait vendue ou imprudemment cédée (voir à ce sujet le « Shiur » (commentaire) de Rabbi Yossef CARMEL sur la Parashah BEHAR).
    2) En ouvrant les « Livres de Moise et d’Israel », comme je procède, instinctivement, avant de faire fonctionner mon cerveau face à des questions controversées mais vitales, le passage suivant du prophète EZEKIEL est apparu devant mes yeux, et je l’ai lu comme une réponse divine au dilemme de Mr Bizoza:

    « Or toi, fils de l’homme, prophétise sur les montagnes d’Israël et dis-leur: Montagnes d’Israël, écoutez la parole de l’Eternel!
    Ainsi parle le Seigneur Dieu: Parce que l’ennemi s’est écrié sur vous: « Ha! Enfin ces hauteurs antiques nous sont échues en héritage! »
    C’est pourquoi prophétise et dis: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Parce que, oui, parce que de tous côtés on voulait vous dévaster et vous engloutir, pour vous faire échoir en héritage aux autres nations et que vous avez fourni un texte aux coups de langue et aux mauvais propos des gens,
    c’est pourquoi, montagnes d’Israël, écoutez la parole du Seigneur Dieu: Ainsi parle le Seigneur Dieu aux montagnes et aux collines, aux ravins et aux vallées, aux ruines désolées et aux villes délaissées, qui sont devenues la proie et la risée des autres nations établies à l’entour,
    oui, ainsi parle le Seigneur: Dieu: Je le jure, dans le feu de mon ressentiment, j’ai prononcé (un jugement) sur les autres nations et sur Edom tout entier, qui se sont adjugé mon pays en héritage, dans toute la joie de leur coeur et insolence de leur âme, pour y faire le vide et le mettre à sac.
    Donc, prophétise sur la terre d’Israël et dis aux montagnes et aux collines, aux ravins et aux vallées: Ainsi parle le Seigneur Dieu Voilà que, dans mon ressentiment et dans ma colère, j’ai prononcé (ce jugement), parce que vous avez subi l’opprobre des nations.
    Donc, ainsi parle le Seigneur Dieu: Moi, j’en lève la main, oui, les nations que vous avez autour de vous, ce sont elles qui subiront leur opprobre!
    Et vous, montagnes d’Israël, vous donnerez votre frondaison et vous porterez votre fruit pour mon peuple d’Israël, car ils sont près de revenir.
    Car me voici venir vers vous, je me tournerai de votre côté, et vous serez (re-)cultivées et ensemencées.
    Je multiplierai sur vous la population, la maison d’Israël tout entière; les villes seront repeuplées et les ruines rebâties.
    Je multiplierai sur vous hommes et bêtes, ils foisonneront et fructifieront. Je vous repeuplerai comme dans les temps d’autrefois et vous ferai plus de bien qu’à vos débuts vous saurez ainsi que je suis l’Eternel.
    Et je ferai venir vers vous des hommes, mon peuple Israël. Ils reprendront possession de toi et tu seras leur héritage, et tu ne continueras plus à les décimer.
    Ainsi parle, le Seigneur Dieu: « Parce qu’ils vous disent. Tu es une mangeuse d’hommes, tu es une meurtrière de ton peuple,
    eh bien! Tu ne dévoreras plus d’hommes et tu ne décimeras plus tes populations, dit le Seigneur Dieu.
    Et je ne te laisserai plus entendre les insultes des nations; les outrages des peuples, tu ne les subiras plus, et tes populations, tu ne les feras plus trébucher, dit le Seigneur Dieu. »

    J’aurai bientôt 2 ou 3 autres préliminaires à partager avec vous, mes « Frères humains qui après nous vivez… » (Rappelez-vous, François VILLON, dans la « ballade du pendu »…quelle affaire !)

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  109. RUGEMA dit :

    « La Règle d’or de Cheick Anta Diop »

    Tant qu’on parle de questions controversées, passons sans plus attendre au second préliminaire, sous la forme d’une véritable « Règle d’Or ». Elle nous vient cette fois-ci d’un digne fils de l’Afrique Judéo-Kushitique (appelée dans les Traités savants de notre Maggid, « BTA » : « Biblical Triangle of Africa »). J’ai nommé le colosse Peul sénégalais, Cheik Anta DIOP.

    Toute sa vie, cet homme d’exception s’est battu contre la « falsification de l’Histoire » dont souffrent une large fraction des Fils d’Afrique, et dont il fut plusieurs fois victime personnellement durant son extraordinaire parcours universitaire et savant.

    Pour couper court à toute controverse subséquente, je substituerai (pédagogiquement) le terme « AFRIQUE » dans son texte par le syntagme « FILS D’ISRAEL EN KUSH» (NB: il y a toujours pensé, en a suggéré les contours, mais n’a pas eu le temps ni l’opportunité de formuler ce champ de connaissance et de re-déploiement théologique et historique). Dans une conférence devenue emblématique, Il déclare :

    « Les Fils d’Israël en Kush » devraient, sur des thèmes controversés, être capables d’accéder à la vérité par leur propre investigation intellectuelle, se maintenir à cette vérité jusqu’à ce que l’humanité sache que les « Fils d’Israël en Kush » ne seront pas frustrés, que les idéologues perdront leur temps, parce qu’ils ont rencontré des intelligences égales qui peuvent leur tenir tête sur le plan de la recherche de la vérité »

    Cheick Anta DIOP ajoutera :

    « A Formation Egale, la Vérité Triomphe !»

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  110. kabwigiri dit :

    Salutation à tous,
    Je commence par dégager une tendance lourde: Mr Rugema a une excellente plume. A cette qualité,il dispose une culture générale et des connaissances sur l’histoire pô des peuples de la régions des grands lacs que peu de burundais ont. Néanmoins,étant un lecteur assidu des théories havila,j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait du Pr. Bwejeri lui mm,il serait impossible d’imiter à l’écrit le style de Jean Bwejeri,d’où une confirmation de ce que j’avance. A le lisant,il me rappelle un autre érudit du nom de Tariq Ramadan,professeur d’islamologie à oxford,ce suisse est d’une intelligence aussi vive. Cpdt,que le Pr. Bwejeri décide d’emprunter un pseudonyme,je trouve cela normale.Cela étant dit. Le thème central est la qst d’une rébellion tutsi qui serait en gestation,je ne dirais pas beaucoup de chose sur ce point,je vous renvoi à la pensée de J. Locke dans son Traité de Gvrnt civil: « Le rebelle n’est pas le peuple qui se soulève,c’est celui qui viole les lois et les constitutions » Salutation à tous,
    Je commence par dégager une tendance lourde: Mr Rugema a une excellente plume. A cette qualité,il dispose une culture générale et des connaissances sur l’histoire pô des peuples de la régions des grands lacs que peu de burundais ont. Néanmoins,étant un lecteur assidu des théories havila,j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait du Pr. Bwejeri lui mm,il serait impossible d’imiter à l’écrit le style de Jean Bwejeri,d’où une confirmation de ce que j’avance. A le lisant,il me rappelle un autre érudit du nom de Tariq Ramadan,professeur d’islamologie à oxford,ce suisse est d’une intelligence aussi vive. Cpdt,k le Pr. Bwejeri décide d’emprunter un pseudonyme,je trouve cela normale.Cela étant dit. Le thème central est la qst d’une rébellion tutsi qui serait en gestation,je ne dirais pas bcp de chose sur ce point,je vous renvoi àSalutation à tous,
    Je commence par dégager une tendance lourde: Mr Rugema a une excellente plume. A cette qualité,il dispose une culture générale et des connaissances sur l’histoire pô des peuples de la régions des grands lacs que peu de burundais ont. Néanmoins,étant un lecteur assidu des théories havila,j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait du Pr. Bwejeri lui mm,il serait impossible d’imiter à l’écrit le style de Jean Bwejeri,d’où une confirmation de ce que j’avance. A le lisant,il me rappelle un autre érudit du nom de Tariq Ramadan,professeur d’islamologie à oxford,ce suisse est d’une intelligence aussi vive. Cpdt,k le Pr. Bwejeri décide d’emprunter un pseudonyme,je trouve cela normale.Cela étant dit. Le thème central est la qst d’une rébellion tutsi qui serait en gestation,je ne dirais pas bcp de chose sur ce point,je vous renvoi à l’ouvrage de Ted Gurr « Why men rebel » et à la pensée de J. Locke dans son Traité de Gvrnt civil: « Le rebelle n’est pas le peuple qui se soulève,c’est celui qui viole les lois et les constitutions ». Nkurunziza et ses généraux violent la loi, en tuant,en pillant et en emprisonnant des innocents. Ce sont donc eux les premiers rebelles qu’il faudrait neutraliser. Qd un pvr verrouille le terrain des idées et du débat contradictoire,il ouvre sans le savoir le terrain de la violence pô,les mm causes produisant les mm effets,Nkurunziza n’a qu’à se prendre à lui mm et à sa cécité pô. S’agissant des crises de 65,72,88,93,inutile de perdre votre tps sur ce débat,nul ne réussira à convaincre l’autre, mm si certains semblent mieux maîtriser l’histoire plus k d’autres.Dès qu’on évoque ces dates en effet ,les réflexes identitaires refont surface,les hutu accusent les tutsi d’être à l’origine du mal,vice versa pour les tutsi. La polarisation des identités est actionnée suite aux effets de ce que le Pr. J.P Chrétien appelle »la propagande en miroir » (le fait d’attribuer à l’autre ce que l’on prépare soit mm,pour justifier qu’on le prépare) . Certains pensent à la réécriture de l’histoire du bdi,d’autres croient tjrs aux vertus de la commission vérité réconciliation,la vérité est que, aussi longtemps qu’on est encore sous l’autorité des hommes de bujumbura,la vérité n’éclatera jamais au grand jr.Certains éléments de l’uprona,du frodebu et du cndd-fdd,ont trempés dans les barbaries qu’a connu notre pays,qui pourra donc oser déclencher un mécanisme judiciaire qui risque de l’acheminer à la haye ou de l’autre côté de Musaga? ils n’iront pas jusqu’à se mettre la corde au coud alors qu’ils sont o pvr,ils sont loin d’être masochistes.Ils sont en effet solidaires ds l’impunité,ils forment ce que le socio politologue franco-italien Antonio Gramsci appelle « le bloc historique »(la faillite de l’un risquerait d’entrainer celle de l’autre et vice versa,solidarité oblige),il faudra donc attendre de longues années(15 ans au moins) avec l’avènement de nouveaux leaders propres,capables de rassurer et de rassembler , pour un établissement des responsabilités o bdi. S’agissant de la question de ce que l’on appelle abusivement ethnie(il y a en effet pas d’ethnie o bdi car, ne peuvent former deux ethnies,deux peuples parlant des langues différentes or hutu et tutsi parlent la mm langue,il s’agit d’une construction biaisée du colonisateur pour mieux ns diviser), là je diverge un peu avec le Pr. Bwejeri,les identités ethniques ont toujours été des ressources mobilisables par les acteurs et hautement rentables pour ces derniers,des simples ponts pour accéder aux avantages matériels et symboliques inhérents à l’exercice d’une charge publique. C’est tout. Je l’ai personnellement compris quand j’ai vu,en période de crise, des leaders extrémistes tutsi et hutu partageant avec gaité et chaleur (apparemment non trompeuses) des heinekens au restaurant chez André,pdt k leurs militants s’entraient dedans dans les quartiers de la capitales. Ce qui me pousse à croire que le prô de Nkurunziza o maquis n’était pas le tutsi en tant k tel mais plutôt ce qu’avait le tutsi en terme matériel,la frustration matérielle le guidait plus que la perte de son papa en 1972.N. Machiavel de dire au 16ème siècle dans le Prince:  » les hommes sont près à oublier la perte de leur pères que la perte de leurs biens ». Mais comme cette cause n’était pas assez convaincante et vendable aux yeux de l’homme blanc envers qui le rebelle Nkurunziza cherchait du soutient,il a fallu vendre une cause plus audible,la cause ethnique, la cause d’un tutsi minoritaire,oppresseur et impérialiste,voilà le cens caché dont nous parle l’élitiste Daniel Gaxie. C’est un réellement plaisir d’avoir échanger avec vous. A très bientôt.

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    • kabwigiri dit :

      Mes excuses pour les paragraphes répétés,ivyuma ntibisezerana, comme aime bien le dire notre brave journaliste Kiramvu Domitille. Les dvpt d’en bas sont plus complets.

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  111. RUGEMA dit :

    J’observe depuis peu une tendance récurrente à l’iconologie (proche de l’idolâtrie), qui m’agace un peu sans m’étonner tant que cela. J’ignore évidemment ce que font les autres penseurs appliqués lorsque des partenaires d’une interaction verbale prévue comme un débat d’idées à distance s’accrochent à une image obsédante fixe (qui est malheureusement absente), en lieu et place du débat. Ils le font soit par déni de faciès (contre moi), soit par fascination à rebours (pour mon maitre), soit par diversion ludique (ou tactique…pour eux-mêmes). En ce qui me concerne, je ne prends pas ce procédé pour un élément de progression. Parce que sur cet Atelier virtuel où nous sommes, nous n’avons que notre esprit, un clavier et une machine intelligente pour mettre en forme notre connaissance du monde et la transmettre aux contemporains intéressés. Il n’y a pas de son, pas de photo, donc, pas d’idolâtrie prévue. A partir du moment où tout le monde connait ces règles élémentaires, toute recherche d’une figure absente devient hétérodoxe. Je ne vois pas pourquoi on cherche une figure absente derrière mon nom « RUGEMA».

    Je suis donc « RUGEMA » et rien que « RUGEMA », point trait ! Le Prof. Bwejeri est mon maitre à penser, je l‘ai signalé à plusieurs reprises ; je suis honoré de savoir que j’ai développé quelques-unes de ses capacités, mais je répète que je ne suis même pas autorisé à retenir la bride de son cheval pendant son abscence.

    Il n’empêche que notre nouveau contributeur ne semble pas être parachuté en terrain inconnu ; il ne s’est pas non plus présenté les mains vides. Il vient avec quelque chose dans la corbeille. Il y a à boire et à manger pour beaucoup sur cet Atelier, les pro-, les anti-, les va-t-en-guerre, les « unionistes », les « opportunistes », les « pick-pockets», etc… Il n’a exclu que nous, les partisans de la « Renaissance Nationale des Juifs Batutsi ».

    Je veux donc prendre ses considérations du bon côté pour commencer. On verra plus tard. Puisqu’en plus il a pensé à réserver une place de choix à un autre maitre, « GRAMSCI », je réduirai encore plus volontiers les considérations hostiles au strict minimum. Cependant, sur la question des ethnies, des dates, et des « vérités » attendues ici et là, je ne suis pas certain que Mr KABWIGIRI m’a compris. Je crois qu’il n’a même pas pris la peine de me lire. Parce que très vite au début de ce débat, j’ai précisé que « les ethnies n’existent pas ». Une fois de plus l’ombre de notre Maggid ne lui a pas permis de faire l’effort d’application et de distinction. S’il veut discuter des positions théoriques sur les ETHNIES, il trouvera difficilement une différence entre la doctrine du Maggid et la mienne, puisque je lui dois absolument celle que j’ai exposée (ou plus exactement esquissée), à savoir que dans le cas qui nous concerne, nous avons affaire à des « NATIONS » (je veux dire pour les « JUIFS BATUTSI »… étant incapable par définition d’imposer une identité aux autres).

    Je suis profondément déçu par ce passage où les réalités « ethniques » (je les appelle « nationales ») sont réduites à de la manipulation bassement mercantile. Le problème est posé de manière « élémentaire », rien d’étonnant que la conclusion soit si ratatinée, du moins si l’on en juge par l’effort d’élaboration qui avait accompagné les autres aspects abordés, notamment la magnifique définition du « Rebelle ». Mais on comprend que ce n’est pas la même chose de garder John Locke comme guide, puis tout d’un coup de confier son destin à Jean-Pierre Chrétien. Là, tout peut effectivement basculer !

    De la même manière, je ne crois pas le moment discursif suffisamment avancé pour porter un jugement scientifique sur les acteurs en place dans la « zone de résidence » appelée BURUNDI. Si ce que Mr KABWIGIRI déclare au sujet des « périodes de crise » qu’il a observées est vrai, il doit y avoir des raisons profondes à ce qu’il en ait été ainsi [(càd, que « des leaders extrémistes tutsi et hutu partagent avec gaité et chaleur (apparemment non trompeuses) des heinekens au restaurant chez André,pdt k leurs militants s’entrent dedans dans les quartiers de la capitales »]. Ce sont ces raisons qu’il faudrait s’atteler à dégager en termes scientifiques, notamment d’un point de vue STRUCTUREL et dans la LONGUE DUREE, plutôt que de réduire une telle affaire à « Certains éléments de l’uprona,du frodebu et du cndd-fdd (qui d’après lui ) ont trempés dans les barbaries qu’a connu notre pays ».

    Parce que l’affaire est plus grave que ça. L’UPRONA, le FRODEBU et le CNDD-FDD n’existaient pas en l’an 70 de l’ère chrétienne, lorsque les Romains ont détruit le Second Temple et emmene en esclavage les derneirs Princes d’Israel. Ces partis chrétiens n’étaient pas en place en 1930, quand les nouveaux « Romains » sont entrés physiquement en action au Burundi et au Rwanda, contre les Rescapés du Temple détruit. Et pourtant, c’est par là que lesJuifs Batutsi devront un jour commencer l’examen des véritables atrocités commises contre eux , au Burundi, au Rwanda, et sur l’étendue des Terres d’Israël en Kush (Havila).

    Vous avez bien fait de citer GRAMSCI, aussi devriez-vous vous rappeler constamment, Mr KABWIGIRI, sa consigne concernant la « conscience historique » et la « direction consciente » sans lesquelles aucune révolution n’est possible. Car, ne nous y trompons pas, en cette année 2012, les institutions et les populations du Burundi sont en crise gravissime, c’est-à-dire qu’elles sont en phase de gestation « Révolutionnaire »,… et cela, que les détenteurs des appareils d’Etat le veuillent ou non. Et pour les Juifs Batutsi du Burundi que nous sommes, le DERNIER ROULEAU COMPRESSEUR s’est mis en mouvement en 1930 (coïncidence ? c’était 3 ans avant la prise de fonction d’un certain « Hitler » en Europe). Pas en 1965, ni en 1972, ni en 1988, ni en 1993, ni en 2005, encore moins en 2010.

    « A CHACUN SA LIGNE DU TEMPS ! »
    « A CHACUN SA MEMOIRE ! »

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  112. RUGEMA dit :

    LES SCORIES TROP FLAGRANTES ME DONNENT DES COLLIQUES DANS UN TEXTE QUI DEVRAIT PRETENDRE A LA HAUTE TENUE VESTIMENTAIRE. AUSSI VOICI LE COMMENTAIRE A MR KABWIGIRI, TEL QUE JE LE VOUDRAIS POSTE SUR CE MAGNIFIQUE FORUM:
    ————————————————————————————————————————————————–

    J’observe depuis peu une tendance récurrente à une iconolâtrie (proche de l’idolâtrie) qui m’agace un peu sans m’étonner tant que cela, par les temps qui courent. J’ignore évidemment ce que font les autres penseurs appliqués lorsque des partenaires d’une interaction verbale prévue comme un débat d’idées à distance s’accrochent à une image obsédante fixe (qui est malheureusement absente), en lieu et place du débat. Ils le font soit par déni de faciès (contre moi), soit par fascination à rebours (pour mon maître), soit par diversion ludique (ou tactique…pour eux-mêmes et contre tous). En ce qui me concerne, je ne prends pas ce procédé pour un élément de progression. Parce que sur ce coin d’Atelier virtuel où nous sommes, nous n’avons que notre esprit, un clavier et une machine intelligente pour mettre en forme notre connaissance du monde et la transmettre aux contemporains intéressés. Il n’y a pas de son, pas de photo, donc, pas d’idolâtrie prévue. A partir du moment où tout le monde connait ces règles élémentaires, toute recherche d’une figure absente devient hétérodoxe et a priori suspecte. Je ne vois pas pourquoi on cherche une figure absente derrière mon nom « RUGEMA».
    Je suis donc « RUGEMA » et rien que « RUGEMA », point trait ! Le Prof. Bwejeri est mon maître à penser, je l‘ai signalé à plusieurs reprises ; je suis honoré de savoir que j’aurais éventuellement réussi à développer quelques-unes de ses capacités, mais je répète que je ne suis même pas autorisé à retenir la bride de son cheval pendant son absence.

    Il n’empêche que notre nouveau contributeur ne semble pas être parachuté en terrain inconnu ; il ne s’est pas non plus présenté les mains vides. Il vient avec quelque chose dans la corbeille. Il y a à boire et à manger pour beaucoup sur cet Atelier, les pro-, les anti-, les va-t-en-guerre, les « unionistes », les « opportunistes », les « pick-pockets», etc… Il n’a exclu que nous, les partisans de la « Renaissance Nationale des Juifs Batutsi ». Il doit y avoir des raisons à cela.

    Je veux donc prendre les projections extratextuelles de Mr KABWIGIRI du bon côté pour commencer. On verra plus tard. Puisqu’en plus il a pensé à réserver une place de choix à un autre maître, « GRAMSCI », je réduirai encore plus volontiers les considérations hostiles au strict minimum. Disons tout de suite que sur la question des ethnies, des dates, et des « vérités » attendues ici et là, je ne suis pas certain que Mr KABWIGIRI m’a compris. Je crois qu’il n’a même pas pris la peine de me lire. Parce que très vite au début de ce débat, j’ai précisé que « les ethnies n’existent pas » (#4 ; #29). Une fois de plus l’ombre de notre Maggid ne lui a pas permis de soutenir l’effort d’application et de distinction. S’il veut discuter des positions théoriques sur les ETHNIES, il trouvera difficilement une différence entre la doctrine du Maggid et la mienne, puisque je dois absolument au maitre les axiomes de base que j’ai exposées (ou plus exactement esquissées), à savoir que dans le cas qui nous concerne, nous avons affaire à des « NATIONS » (par précaution je dis ceci à l’endroit des « JUIFS BATUTSI »… étant incapable par définition d’imposer un classème ou une identité aux autres avant de les consulter).

    D’autre part, je suis profondément déçu par ce passage où les réalités « ethniques » (je les appelle « nationales ») sont réduites à de la manipulation bassement mercantile. Le problème est posé par KABWIGIRI de manière tellement « élémentaire » que plus rien n’étonne personne que la conclusion soit si ratatinée, du moins si l’on en juge par l’effort d’élaboration qui avait accompagné les autres aspects abordés, notamment la magnifique définition du « Rebelle » dont il nous a gratifiés. Mais on comprend que ce n’est pas la même chose de garder John Locke comme guide, puis tout d’un coup de confier son destin à Jean-Pierre Chrétien pour des affaires aussi délicates. Là, tout peut effectivement basculer à tout moment !

    De la même manière, je ne crois pas le moment discursif suffisamment avancé pour porter un jugement scientifique sur les acteurs en place dans la « zone de résidence » appelée BURUNDI. Si ce que Mr KABWIGIRI déclare au sujet des « périodes de crise » qu’il a observées est vrai, il doit y avoir des raisons structurelles à ce qu’il en ait été ainsi [(càd, que « des leaders extrémistes tutsi et hutu partagent avec gaité et chaleur (apparemment non trompeuses) des heinekens au restaurant chez André,pdt k leurs militants s’entrent dedans dans les quartiers de la capitales »]. Ce sont ces raisons qu’il faudrait s’atteler à dégager en termes scientifiques, notamment d’un point de vue STRUCTUREL et dans la LONGUE DUREE, plutôt que de réduire une telle affaire à « Certains éléments de l’uprona,du frodebu et du cndd-fdd (qui d’après lui ) ont trempés dans les barbaries qu’a connu notre pays ».

    Parce que l’affaire est plus grave que ça. L’UPRONA, le FRODEBU et le CNDD-FDD n’existaient pas en l’an 70 de l’ère chrétienne, lorsque les Romains ont détruit le Second Temple et emmené en captivité les derniers Princes d’Israël. Ces partis chrétiens « barundi » n’étaient pas en place en 1930, quand les nouveaux « Romains » sont entrés physiquement en « Croisades » au Burundi et au Rwanda, contre les « Rescapés » du Temple détruit. Et pourtant, c’est par là que les Juifs Batutsi devront un jour commencer l’examen des véritables atrocités commises contre eux , au Burundi, au Rwanda, et sur l’étendue des Terres d’Israël en Kush (Havila).

    Pour conclure (provisoirement), vous avez bien fait de citer GRAMSCI, aussi devriez-vous vous rappeler constamment, Mr KABWIGIRI, sa consigne concernant la « conscience historique » et la « direction consciente » sans lesquelles aucune révolution n’est possible. Car, ne nous y trompons pas, en cette année 2012, les institutions et les populations du Burundi sont en crise gravissime, c’est-à-dire qu’elles sont en termes gramsciens en phase de gestation «proto- Révolutionnaire »,… et cela, que les détenteurs des appareils d’Etat le veuillent ou non ! Et retenez enfin ceci : pour les Juifs Batutsi du Burundi que nous sommes, le DERNIER ROULEAU COMPRESSEUR s’est mis en mouvement en 1930 (coïncidence ? c’était 3 ans avant la prise de fonction d’un certain « Hitler » en Europe)… pas en 1965, ni en 1972, ni en 1988, ni en 1993, ni en 2005, encore moins en 2010.

    « A CHACUN SA LIGNE DU TEMPS ! »
    « A CHACUN SA MEMOIRE ! »

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    • kabwigiri dit :

      Mr RUGEMA,
      On peut bien continuer la discussion mais sachez bien que je vous considère toujours comme le Pr. Bwejeri malgré ce que vous essayez d’avancer comme arguments.Il n’y a pas deux personnes qui peuvent écrire comme lui.Soit,cela n’a d’ailleurs pas d’importance,ce qui m’intéresse, c’est vos idées.

      J’aimerai vous poser simplement 2 qst puisque l’auteur italien Gramsci semble vous intéresser.
      En pcpe on change les choses politiquement par 3 voies: AMASAKA(iyo uyavukanye),AMASORO,AMATORA. J’exclus d’office la première voie pcq personne n’y croit plus. Analysons les 2 autres.

      – Dans son livre »Oeuvres »,l’auteur se pose une question: Pourquoi la révolution communiste est-elle impossible en Italie? Il trouve sa réponse dans la fonction intégrative de l’idéologie catholique qui crée une alliance contre nature entre ouvrier et bourgeois(bloc historique),laquelle alliance légitime l’ordre établit malgré les mécontentement de la classe laborieuse. Ma question : Pourquoi la révolution tutsi-juifs est-elle impossible au Burundi?

      – La démocratie directe reste bien un système d’un homme et une voie,le hutu reste tjrs majoritaire en terme numérique,la rationalité de l’ électeur burundais reste assez limitée (incapable de voter programme,il vote sensibilité ethnique),la culture pô des burundais n’étant pas en train de changer au regard des configurations présentes (ba ntirumveko,) suite au poids des pesanteurs socio- culturels et au phénomène du passager clandestin de Mencur Olson(paradoxe de l’action collective). Ma question: A quand le triomphe, par élection, des idées tutsi-juif au Bdi???? Autrement dit les belles idées défendues par l’Institut Havila et par vous mm à Arusha (mon père séduit par vos qualités d’orateur à Arusha,qd vous défendiez la théorie de deux peuples une nation, m’a dit à son retour, que le Burundi avait un savant du nom de Jean Bwejeri) resteront-elles uniquement écrites sur papier,si non,à qd la matérialisation concrète de ce que vous dites au Burundi?? Faut -il seulement jubiler et dire que les tutsi sont beaux, intelligent et ambitieux ou ce que vous dites à une chance d’avoir lieu un jr,si oui qd? Merci de me donner des réponses courtes et assez précises. Bien à vous.

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  113. RUGEMA dit :

    Je me rappelle que j’avais promis un avant-dernier préliminaire. Il nous sert en l’occurrence de viatique pour l’entreprise de REFONDATION globale de la science historique Tutsi. Le colosse Peul Sénégalais, Cheick Anta DIOP, rejoint la méthodologie revolutionnaire du prisonnier architecte des sociétés, Antonio GRAMSCI. A déguster sans modération:

    « Par conséquent, il n’y a qu’un seul salut, c’est la connaissance directe. Et aucune paresse ne pourra nous dispenser de cet effort. Il faudra absolument acquérir la connaissance directe. Armez-vous de science jusqu’aux dents ! Et arrachez votre patrimoine culturel. A Formation Egale la vérité Triomphe ! »

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  114. RUGEMA dit :

    Je croyais avoir souhaité la bienvenue à un interlocuteur ‘intelligent’ (au sens ‘watsonien’), en la personne de Mr Kabwigiri, je dois avouer que me suis trompé. J’ai simplement accueilli une réincarnation du ‘beau Narcisse’ (le jeune homme grec qui passe son temps à regarder sa belle figure dans le courant d’un ruisseau tranquille… dont l’archétype inverse est ‘Calypso’). N’empêche que j’aurais vraiment aimé dire un mot (très bref rassurez-vous ) sur chacune des assertions, des présupposés et des sous-entendus (souvent coulés en forme de fausses questions) que Mr Kabwigiri n’a pas cru nécessaire de me soumettre. Voilà pourquoi je ne veux pas me risquer à « lire par-dessus l’épaule, une lettre qui ne m’est pas destinée » (« Orphée Noir »).

    J’ai une anecdote pour Mr Kabwigiri, qui aura sans doute besoin de savoir pourquoi je n’essaie même pas de répondre, avec tout le « punch » que je me connais. A l’ « école des otages » où j’ai été effectué, pendant 7 ans, mon entrainement pour le CMI (« Certificat de Mérite Indigène ») il y a des années déjà, les jeunes captifs étaient répartis par pavillons strictement cloisonnés. Il y avait le pavillon des « Grands », celui des « Moyens » et celui des « Petits ». Il était strictement interdit de circuler d’un pavillon à un autre, ou d’aller jouer dans une cour qui n’est pas celle de votre campement. C’est de là qu’est venue sans doute l’expression : « Vouloir jouer dans la cour des grands ». Quiconque se livrait à ce jeu espiègle et provocateur était puni comme un « forçat ». Je ne veux donc pas me risquer à ce genre de en m’autorisant de « jouer dans la cour des grands ». Je ne suis qu’un disciple qui a grandi dans la connaissance, mais qui ne prétend qu’à partager et/ou enseigner le peu qu’il a compris.

    Je renvois donc avec regret, au Maitre, ce paquet de friandises (cette fois-ci ça semble réellement être des friandises à défaut de galettes de pate de sorgho accompagné de lait caillé). Ce sera donc au Maggid d’y donner la suite requise…

    Je vais me contenter, du moins à ce stade, de relever que Mr Kabwigiri a semblé avoir saisi exactement la nature et la gravité des enjeux dans ce débat d’apparence récréatif. Il a notamment battu en retraite par rapport à la « paresse » commune consistant à réduire les conflits identitaires (tels que ceux auxquels nous sommes confrontés au Burundi et dans les Grands Lacs Tutsi) à un malveillant calcul de quelques malins (Elite), qui se font un plaisir sadique de « se foutre de la gueule » de tous les autres (Masse). Mr Kabwigir a également décampé sur la maxime d’univocité qui se dégage des séquences chrono-historiques et mémorielles, telles qu’on les voit souvent alignées dans nombre de revues et de pamphlets politiques ou pseudo-scientifiques largement mis en circulation. On ne débat pas, en effet, à partir d’une tranche historique dont le ‘terminus a quo’ est fixé à 1965 CE comme on débattrait d’une tranche historique dont le même terminus est fixé à 70 CE. C’est pourtant là un immense sujet de malentendus, qui a couté tellement d’énergies, de ressources, et de vies à notre nation, au point d’en perdre la Raison, voire l’âme.

    Sinon je salue la qualité des questions posées, et encore plus la transparence des présupposés et des sous-entendus. Je n’ai relevé cette fois-ci aucun ‘malentendu’. Ce n’est pas la sagacité qui manque depuis un certain temps sur cet « Atelier » de l’Inutile Parole.

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  115. RUGEMA dit :

    AMASAKA
    ————-

    IL EST DONC CLAIR QUE JE N’ESSAIERAI MEME PAS DE REPONDRE AUX DERNIERES QUESTIONS DE Mr KABWIGIRI (Le Maggid lui-même y pourvoiera s’il le juge opportun). IL Y A CEPENDANT DES « RACCOURCIS ARGUMENTATIFS » QUE JE NE VAIS PAS LAISSER PASSER GRATUITEMENT. IL S’AGIT DE CE COUP DE CORNE PORTE A LA « QUESTION MONARCHIQUE » (CE QUE Mr KABWIGIRI APPELLE « Amasaka »). POUR ETRE SUR DE NE PAS COMMETTRE UNE FAUTE DE ‘PRESEANCE’ JE NE DIRAI RIEN QUI VIENNE DE MOI-MEME, JE LAISSERAI PARLER DES « EXPERTS AFRICAINS » (Bantous ?) APPAREMMENT AU FAIT DE LA QUESTION MONARCHIQUE DANS TOUS SES ETATS AU BURUNDI. POUR NE PAS FATIGUER LES LECTEURS, J’AI SELECTIONNE JUSTE QUELQUES EXTRAITS PERTINENTS A NOTRE SUJET, QUITTE AUX PLUS CORIACES DE LIRE LE RAPPORT INTEGRAL EN QUESTION EN CLIQUANT SUR LE LIEN DONNE EN BAS DE L’EXTRAIT.

    DIRE QUE PERSONNE NE CROIT A « AMASAKA » EST UNE AUTRE PREUVE DE LEGERETE, OU SIMPLEMENT UNE INSULTE A LA MEMOIRE DES ROIS D’ISRAEL, EN PARTICULIER, « SALOMON HA MELECH ».
    « NTIRIKABE RERO, KW’ITEKA RY’UWANGABIYE INGABE N’INGOBE, ANYONGERA MAZA Y’UMUHOHO, NA NDEMBERA YO KUZIREMESHA !!! »

    LISEZ PLUTOT VOUS-MEMES ET TOURNEZ 2 FOIS LA TETE AUTOUR DE VOUS ET AU-DELA, PUIS LA LANGUE DANS VOTRE BOUCHE (DISONS PLUS EXACTEMENT : LES DOIGTS DE VOTRE MAIN), AVANT DE CONCLURE AUSSI LEGEREMENT SUR DES QUESTIONS EMBLEMATIQUES COMME CELLES-LA…

    JE PRECISE, CE SONT DES « EXPERTS AFRICAINS » QUI PARLENT DE LA QUESTION DES QUESTIONS DE L’HEURE, QU’ILS INTITULENT: « Burundi: Choix de la Monarchie ou de la Republique. 1994-2011″. LES CHOSES SERONT PLUS CLAIRES LORSQU’ON EVOQUERA LE PRINCIPE UNIVERSEL DU « Corsi et Corsica » de G. BRUNO.

    N.B.: JE VEUX PREVENIR QUE LES « Lapsus » DE TOUTES NATURES SONT VISIBLEMENT A INTERPRETER COMME DES « Codes » A « usage interne » DE LA PART DES ADMINISTRATEURS/PATRONS DE CE SITE AFRICAIN, PAR AILLEURS ABSOLUMENT MERVEILLEUX.

    ———————————————————————————————————————————

    « Le 17 Septembre 1994, le Président Burundi avait imposé une convention entre les 2 partis mais en vain. En Décembre 1994, le Président de l’Assemblée et leader de l’Uprona, Jean Minani force la démission du Premier Ministre, Anatole Kayenkiko ( a succédé à Sylvie Kinigie, élue le 10 Juillet 1993) et il faudra attendre Février 1995 avant que le Tutsi Antoine Nduwaya soit nommé à la primature et Minani remplacé. L’ancien Président Buyoya échappe à un attentat qui coûtera néanmoins la vie à son beau-frère, Ministre de l’Energie. Le conflit est ouvert. L’armée est de plus en plus présente dans la politique intérieure et entre Avril et Juillet 1996, décide de qui doit être nommé dans le gouvernement. Le 25 Juillet 1996, les rues de Bujumbura se couvrent de soldats et l’armée annonce que le Président a été destitué. Peu avant dans la même journée, Ntibantunganya s’était fait conspué par des manifestants en colère (jets de mottes de terre). Le Président déchu doit se réfugier à l’Ambassade des Etats-Unis … désertée de son Ambassadeur. Leonce Ngendakumana, Président de l’Assemblée a fuit vers l’Ambassade d’Allemagne pour éviter l’exécution. Les Hutus qui fuient les combats entre mutins et loyalistes rejoignent la forêt ; certains rejoindront la rébellion du CNDD de l’ancien Ministre de l’Intérieur, Léonard Nyangoma. La Junte a désigné son nouveau Chef d’Etat en la personne du Major Pierre Buyoya (ont été écartés Bagaza et Firmin Ndikira, Hutu et ex-Ministre de l’Agriculture ). Nyangoma refuse de reconnaître le nouveau pouvoir et son Premier Ministre, Pascal Firmin Ndimira ( Hutu né en 1956 ) nommé le 1er Août. C’est la guerre civile. Afin de contenir les extrémistes Tutsis, on arrête Bagaza puis on interdit le FRODEBU en Décembre 1997 qui a élit un contre gouvernement avec à sa tête, Jean Minani. En Mai 1998, Ntibantunganya est mise en résidence surveillée dans une capitale bombardée par les rebelles du CNDD. Le FRODEBU se divise entre partisans de Minani, l’ancien Président déchu et ceux de Nyangoma. Finalement, le parti de N’Dadaye va subir à son tour les affres du putsch. C’est un Colonel (Jean Bosco Ndayikengurukuye) qui y mettra de l’ordre.

    Outre les rebelles Hutus, Buyoya craint qu’une autre rébellion ne s’ouvre avec les monarchistes du PRP. Les monarchistes d’Hitimana ont le vent en poupe parmi les partisans du partage du pouvoir entre Hutus et Tutsis. De plus voilà le seul parti qui n’est incriminé dans les massacres ethniques et les campagnes se souviennent de ses Mwamis. Des militaires issus de l’ethnie Tutsi Hima se sont prononcés clairement en faveur d’un retour du Mwami. Le gouvernement se sent contraint de signer en présence des membres de la famille royale un accord de réconciliation le 4 Août 2000. Quinze jours après, Buyoya échappait à une tentative de putsch de la part des cadets de l’école militaire de Muzinda.

    La guerre s’éternise, des coalitions éphémères entre Tutsis et Hutus se forment dans l’espoir de pousser Buyoya vers la sortie. Le 18 Avril 2001, une nouvelle tentative de coup d’état échoue. Les militaires tutsis compromis accusaient Buyoya de trahir le pays et l’UPRONA.

    Le 29 Avril, les royalistes organisent une journée du souvenir de la mort du dernier Mwami. La veuve de Mwambusta IV, la Reine Nyayare réclame ouvertement le retour à la monarchie et une enquête approfondie sur les circonstances de la mort de son fils. […]

    C’est avec le multipartisme que l’idée monarchiste jusque là enfouie depuis la révolution de 1972, revient sur le devant de la scène. Mathias Hitimana (né 1949) longtemps intime du dernier Mwami Ntare V fonde le Parti (très hétéroclite où l’on retrouve aussi bien des partisans du Roi que des Républicains) Royaliste Parlementaire en 1992. En une décennie, le P.R.P. devient incontournable et joue avec les acronymes. En effet, la constitution de Mars 1992 basée sur les articles 1er et 57 interdisait tout parti politique à caractère monarchiste (entre autres). Le Parti Royaliste Parlementaire devient donc le Parti de la Réconciliation du Peuple. Afin de le contrôler, Buyoya lui octroie le poste de Ministre des Mines en 2001 avant de le limoger en Juillet 2002 pour son ralliement publique à la rébellion. Hitimana meurt brusquement le 15 Janvier 2004, laissant le parti monarchiste sans leader.

    Le Prince Godefroid Kamatari (né 1957), fils du Prince Ignace Kamatari mort dans des circonstances jamais élucidées en 1964 et neveu de Mwambusta IV décide de reprendre le flambeau de la lutte pour un retour à une monarchie constitutionnelle. Six jours après la mort d’Hitimana, il fonde le parti Abahuza (Viens ensemble) ou Parti pour la Restauration de la Monarchie et du Dialogue au Burundi.

    La succession du trône fait toujours l’objet d’âpres querelles au sein de la famille Royale. A la mort de Mwambusta IV, la Reine Mère Baramparaye est encore vivante. Certains lui reconnaissent une prédominance face à la Princesse Rosa Iribagiza ou du clan Kamatari. Les biens de la famille royale ont disparu avec les soubresauts de 1972 et les héritières du prince Rwagasore, Marie- Thérèse et Pia sont mortes subitement le 28 Novembre 1961 lors d’une séance de vaccination. Le Prince Kamatari lui, reste dans l’ombre de ces querelles royales. Il est le membre d’une fratrie de 7 frères et sœurs dont plus célèbre est Esther Kamatari de 6 ans son aînée.[…]

    Dans la brousse, il résonne encore des tambours qui chantent l’histoire du premier Mwami. Dans les campagnes, il est encore des familles Tutsis et Hutus qui se rappellent l’âge d’or du Burundi sous la monarchie. Dans les villes, il est des notables qui espèrent le retour de ses princes. Mais tous ont un point commun et un but qu’ils partagent avec les Républicains, le retour définitif de la paix en Urundi. […]

    SOURCE:
    ————-
    http://www.histoiredelafrique.fr/choix_de_la_monarchie_ou_de_la_republique.html

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  116. RUGEMA dit :

    A QUOI SERVENT LES « ECRITS?
    RENFORCER « LA CONSCIENCE HISTORIQUE » POUR CHANGER « L’ORDRE DU MONDE »
    ——————————————————————————————————————————–

    IL N’EST PAS DANS MES HABITUDES DE ME LAISSER DISTRAIRE. MAIS CETTE FOIS-CI L’EVOCATION DE MAITRE « GRAMSCI » ME FAIT TRANSGRESSER LA REGLE DES 3 UNITES FONDATRICES DE L’ART CLASSIQUE (ici: « L’UNITE D’ACTION/PAROLE »).

    JE VAIS DONC CONVOQUER LE MAGNIFIQUE « GRAMSCI » DANS UN DE SES ECRITS DE 1916. Mr KABWIGIRI PEUT VERIFIER L’ADEQUATION DU TEXTE DANS SON ‘SYLLABUS’. C’EST UNE ILLUSTRATION DES RAPPORTS POSSIBLES ENTRE LA « REVOLUTION » ET LES MALHEUREUX « ECRITS SUR PAPIER » DONT SE GAUSSE ALLEGREMENT Mr KABWIGIRI.

    « Et une telle conscience s’est formée, non sous l’aiguillon brutal des nécessités physiologiques, mais grâce à la réflexion intelligente, réflexion de quelques-uns d’abord, puis de toute une classe, sur les causes de certains faits, et, sur les meilleurs moyens à adopter pour les transformer, d’occasions d’asservissement, en étendards de rébellion et de rénovation sociale. Cela veut dire que toute révolution a été précédée d’une intense activité de critique, de pénétration culturelle, d’imprégnation d’idées, s’exerçant sur des agrégats d’hommes, au départ réfractaires, et uniquement préoccupés de résoudre, jour après jour, heure par heure, pour leur propre compte, leur problème économique et politique, sans lien de solidarité avec tous ceux qui partageaient leur condition. Le dernier exemple, le plus proche de nous, et par conséquent le moins différent de notre cas, est celui de la Révolution française. La période culturelle antérieure, dite période de la « philosophie des lumières », si décriée par les critiques superficiels de la raison théorique, ne fut pas du tout, ou du moins ne se limita pas à être, ce papillonnement de beaux esprits encyclopédiques qui discouraient de tout et de tous avec une égale imperturbabilité, et croyaient n’être hommes de leur temps qu’après avoir lu la grande Encyclopédie de d’Alembert et de Diderot. En somme, ce ne fut pas seulement un phénomène d’intellectualisme pédant et aride, pareil à celui que nous avons sous les yeux, et qui trouve son déploiement maximum dans les Universités populaires de dernier ordre. En soi, ce fut une magnifique révolution par laquelle, comme le remarque pertinemment De Sanctis dans son Histoire de la littérature italienne4, se forma dans toute l’Europe une sorte de conscience unitaire, une internationale spirituelle bourgeoise, sensible en chacun de ses éléments aux douleurs et aux malheurs communs, et qui constituait la meilleure des préparations à la révolte sanglante qui se réalisa ensuite en France.

    En Italie, en France, en Allemagne, on discutait des mêmes choses, des mêmes institutions, des mêmes principes. Chaque nouvelle comédie de Voltaire, chaque nouveau pamphlet* était une sorte d’étincelle qui courait sur les fils déjà tendus d’État à État, de région à région, et trouvait partout, et au même moment, les mêmes partisans et les mêmes opposants. Les baïonnettes des armées de Napoléon trouvaient la voie déjà aplanie par une armée invisible de livres, d’opuscules, qui avaient essaimé depuis Paris dès la première moitié du XVIIIe siècle et avaient préparé les hommes et les institutions à la rénovation nécessaire. Plus tard, quand les événements de France eurent trempé les consciences, il suffisait d’un mouvement populaire à Paris pour en susciter de semblables à Milan, à Vienne et dans les villes les plus petites. Tout ceci semble naturel, spontané, à ceux qui jugent superficiellement, et serait cependant incompréhensible, si l’on ignorait les facteurs culturels qui contribuèrent à créer ces états d’âme prêts à s’enflammer pour ce qui passait pour la cause commune.

    Aujourd’hui, le même phénomène se répète à propos du socialisme. C’est à travers la critique de la civilisation capitaliste que s’est formée ou qu’est en train de se former la conscience unitaire du prolétariat ; et critique signifie bien culture et non évolution spontanée et naturelle. Critique signifie justement cette conscience du moi que Novalis assignait comme fin à la culture. Un moi qui s’oppose aux autres, qui se différencie, et qui, s’étant fixé un but, juge des faits et des événements, non seulement par rapport à lui même et pour son propre compte, mais aussi en tant que valeur de progrès ou de réaction. Se connaître soi-même signifie être maître de soi, se différencier, se dégager du chaos, être un élément d’ordre, mais un élément de son ordre propre et de sa propre discipline à l’égard d’un idéal. Et tout ceci ne peut s’obtenir sans connaître aussi les autres, leur histoire, la succession des efforts qu’ils ont faits pour être ce qu’ils sont, pour créer la civilisation qu’ils ont créée, et à laquelle nous voulons substituer la nôtre. Cela veut dire qu’il faut avoir des notions de ce que sont la nature et ses lois pour connaître les lois qui gouvernent l’esprit. Et qu’il faut tout apprendre, sans perdre de vue que le but ultime est de se mieux connaître soi-même à travers les autres, et de mieux connaître les autres à travers soi-même ».

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  117. kabwigiri dit :

    Mr Rugema,
    Soyons un peu sérieux. Moi je dis que l’hypothèse yo kuvukana amasaka est a écarter pcq en réalité on a fini par savoir ko atawayavukana vyukuri de façon matérielle (je ne sais pas si vous vous croyez encore k umwami yavukana imbuto et k son pvr était de droit divin??) et vous, vous me faite un historique du passé pô colonial. Il faut prendre le tps de bien identifier les questions posées. Il est question ici d’identifier les sources du pvr. Le pvr on l’a soit de naissance d’où les amasaka dont j’ai parlé(ici je rejette la caractère divin du pvr royal),soit par le canon d’où les amasoro dont j’ai évoqué,soit par les urnes,d’où les les amatora dont j’ai fait référence. Soyons donc précis cher ami. En relisant bien mon précédent msg,vous trouverez que j’interroge les chances de succès du tutsi-juif par rapport aux enjeux du maquis(modèle gramscien de la révolution) ou des élections (effet du nbre:un homme -une voix). Je vous informe,au cas où cela peut permette une aisance dans vos réponses,que je suis un tutsi mais que je ne me contente pas des slogans communautaristes qui sommes toutes peuvent être parfois prétentieux. Je veux des choses concrètes càd des idées réalistes, argumentées en dépourvues d’insultes car l’éducation j’ai reçue m’oblige à respecter les autres. Bien à toi.

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  118. RUGEMA dit :

    JE VAIS ETRE LE PLUS SCHEMATIQUE POSSIBLE POUR UNE CLARTE SANS EQUIVOQUE.

    I)
    Mr Kabwigiri veut engager sciemment un « dialogue de sourds » auquel je ne crois pas pouvoir opposer longtemps ma patience autrement légendaire. Je ne vois rien qui évoque, soit de près soit de loin, la « politique coloniale » dans mon commentaire #118 sur la monarchie au Burundi (intitulé « AMASAKA »). Le contenu entre guillemets a été tiré d’un site dont j’ai joint les coordonnées, et que chacun peut donc visiter à sa guise. La contribution sur le Burundi à laquelle j’ai fait référence pour contrer le raccourci de Mr Kabwigiri à l’égard de la monarchie burundaise (AMASAKA) prend en compte la période qui va de 1994 à 2011. J’ai beau chercher, je ne trouve rien de « colonial » dans cette tranche de temps, sauf à laisser entendre directement que « le Burundi serait encore aujourd’hui le dernier pays d’Afrique oublié sous la botte coloniale »,… ce qu’il faut encore démontrer. Les noms évoqués dans l’article sont des personnes réelles, parmi lesquelles un certain nombre sont encore vivantes et actives (parfois même plutôt « jeunes »).

    II)
    Si Mr Kabwigiri n’aime pas la Monarchie, ce n’est pas mon problème, c’est le sien. Et il sait sans doute pourquoi. En pédagogue méthodique et patient, Je vais néanmoins lui raffraichir la mémoire avec 2 paragraphes de mon commentaire #118:

    « Outre les rebelles Hutus, Buyoya craint qu’une autre rébellion ne s’ouvre avec les monarchistes du PRP. Les monarchistes d’Hitimana ont le vent en poupe parmi les partisans du partage du pouvoir entre Hutus et Tutsis. De plus voilà le seul parti qui n’est incriminé dans les massacres ethniques et les campagnes se souviennent de ses Mwamis. Des militaires issus de l’ethnie Tutsi Hima se sont prononcés clairement en faveur d’un retour du Mwami. Le gouvernement se sent contraint de signer en présence des membres de la famille royale un accord de réconciliation le 4 Août 2000. Quinze jours après, Buyoya échappait à une tentative de putsch de la part des cadets de l’école militaire de Muzinda.

    La guerre s’éternise, des coalitions éphémères entre Tutsis et Hutus se forment dans l’espoir de pousser Buyoya vers la sortie. Le 18 Avril 2001, une nouvelle tentative de coup d’état échoue. Les militaires tutsis compromis accusaient Buyoya de trahir le pays et l’UPRONA ». OU EST LA POLITIQUE COLONIALE ICI ???

    III)
    Je confesse que je n’ai lu nulle part un passage de GRAMSCI où il prône le « maquis » comme méthode révolutionnaire. Mais je suis prêt à l’apprendre, ici et maintenant, à condition qu’on me le montre, référence bibliographique à l’appui.

    IV)
    A propos de ce que vous appelez avec un dédain à peine voilé, « slogans communautaristes » (j’utilise d’autres termes plus appropriés pour désigner ce que vous dédaignez), vous croyez vraiment qu’elles n’ont pas une place dans la théorie révolutionnaire de GRAMSCI et de quelques autres? Mr Kabwigiri n’a sans doute pas encore eu l’occasion de s’arrêter devant un drapeau national qu’on hisse sur le mat ou un hymne national qu’une assemblée austère chante à l’unisson. Moi si ! Chaquefois que je participe à une assemblée où l’on a l’occasion de chanter la « HATIKHVA », je sens mon coeur battre à se rompre. Pourtant tout dans cet hymne composé par le poète Juif Nephtali Herz IMBER, longtemps avant la re-naissance de l’Etat moderne d’Israel, évoque un rêve immense, proche de ce que vous appelez imprudemment « slogan communautariste ». Ce solgan réunit cependant la foi et l’espérance de millions de Juifs aux quatre coins de la planète.

    V) C’est notamment dans cet hymne que nous exprimons notre ESPERANCE de 2000 ans (i.e. le terminus a quo que Mr Kabwigiri ne veut pas commenter : l’an 70 EC !!!). Je me permets de retranscrire les 3 derniers vers de l’hymne (en traduction française) afin de donner juste une idée de la force que renferme ce texte sublime (que vous pourrez qualifier de « slogan communautariste » sans convaincre personne sur votre choix des mots):

    « […]Espérance de Deux mille ans
    De vivre en peuple libre sur notre terre
    Terre de Sion et de Jérusalem »

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  119. Bizoza dit :

    Je me permets de m’immiscer très brièvement dans cette nouvelle conversation pour signaler que je suis un peu perdu dans ce qui me semble effectivement être un dialogue de sourds, mais également un étalage de connaissances que je juge intéressant mais pas très utile pour la permanente quête de solution qui est la mienne et que je pensais commune à mes interlocuteurs. Je découvre un Mr Kabwigiri qui se cache derrière une pseudo-lucidité pour expliquer sa résignation, et un Mr Rugema qui visiblement est Israëlien et n’a que faire de ce qu’il appelle la « résidence (secondaire) Burundi ».

    Je suis Tutsi du Burundi et j’essaie de trouver une configuration du système qui puisse assurer un épanouissement aux Tutsi du Burundi, au Burundi (pas à Jérusalem). Je suis persuadé que cet épanouissement va de pair avec celui des Hutu du Burundi et ce n’est pas l’appartenance au « peuple élu » (il faudrait de nouvelles élections d’ailleurs ha ha ha) qui changerait cette conviction.

    Sur ce, Messieurs, je me retire en vous promettant de rester attentif à vos propositions de solutions ( hopefully dans vos prochains postings).

    Tugire Amahoro mu Burundi. (God Bless You, and God Bless Burundi).

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  120. SIMBA dit :

    Icyo kibazo cy’Amasaka aribwo Bwami mu Burundi no mu Biyaga bigari, kirakomeye cyane. Kubera imizi yanjye ishyinze mu Rwanda rwa Nyagasani Yuhi Musinga na Rwabugiri, nagomba kumenyeshya uyu mugabo Kabwigire ko Ubwami atari amasaka y’imvukanwa gusa nk’uko yibaza. Cyana cyane Ubwami n’ amateka y’ubwiru, ashingiye koko mu ngingo zitegetswe mu bitabu vya « Musa » nk’uko abahanga bo muri « Havila » bamaze kubyigisha hirya no hino mu buryo buhanitse (ngirango muranareba ingene « Musa » na « Musinga » bihuriranye rwose. Jye mbona « Musinga » ari nka « MUSA n’INKA »). Ababizi kunsumbya ndabona bobisesengura bigatinda.

    Ce que je veux expliquer ici, c’est qu’il n’y a rien de PASSE COLONIAL dans les affaires monarchiques, ni au Burundi, ni au Rwanda, ni au Congo, ni en Uganda.Dans ce pays d’ailleurs la monarchie fait partie des institutions actuelles. A titre d’illustration complémentaire, le dernier Roi du Rwanda est encore en vie, quelque part en Amérique. Aux dernières nouvelles, SM KIGELI vient de mettre sur pied un « CONSEIL ROYAL », ce qui veut dire, en termes plus simples, UN GOUVERNEMENT, qui devrait préparer son retour au Rwanda dans les jours, les mois, ou les années qui viennent. Cela s’est passé il n’ y a pas plus de 2 mois, je crois. Ubwami rero s’urusibyo rw’Abakoloni, n’iteka ry’Abatutsi bo muri iki gihe turimo.

    Mu Burundi, aho ngeza kumenya ibyaho, Umwami MWAMBUTSA yashyengeye ari ku ntwaro y’umutware BAGAZA. Aho naho n’ejyo bundi. Ikindi nibuka n’uko igihe cyose hageze guhagurutsa Abatutsi ku rugamba cyanke mu vya politike, ibendera ry’Ubwami ni ryo rijya ryma rijya imbere. Baja kuriturira mu nyuma, ariko ariry ryabanjye kumurikira ibihuru. Ibyo rero nyakubyara Rugema utugejyejeho byanditswe n’abanyafurika ku bwami b’Uburundi, n’ukuri kukimeze nk’ikivumbiko mu mitima y’Abashaka amahoro b’ubwoko bwose, ariko cyane cyane Abatutsi aribo shingiro y’Ubwami mu Biyaga bigali, ndetse no muri Afurika nzima. Tereza amaso hirya n’ino murabibona rwose, ntabwo bicyinyegeje. Umutware KADAFI ni we yari yabicyiye ikanda imbere ko amahanga amuhamba. Yari asigaye agomba kuba Umwami w’Abami, akoreshyejye cyane cyane ishyema ry’Abami b’Abatutsi aho bagifite ikandagiriro. Mutunge, ntabwo mpamya ko uwo mutware wa Libia nyakwigendera ari byo yazize, ariko nabyo ntibyari kumurekera amahoro. Kubera yabikoreshya ubugambanyi n’ubugizi bwa nabi, kurya nyene yari abusanganywe. Tugire Nyagasani !

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  121. RUGEMA dit :

    Je veux saluer cette visite brève mais combien avisée de Mr Bizoza à l’Atelier, en lui souhaitant de ne pas s’absenter trop longtemps de ce forum si instructif de tous côtés. Son application à produire des synthèses aussi conformes que possible, jointe à ses capacités d’apprendre en peu de temps des choses qu’il ignorait jusque-là, commençait a nous manquer, d’où, les glissements vers la « casuistique » et le « quiproquo » qui allaient prendre tout doucement le dessus avec ce Mr. Kabwigiri, venu pourtant avec un aplomb a priori admirable. Mr Bizoza ne devrait pas néanmoins tenir les discordances ponctuelles avec l’un ou l’autre pour des pertes de temps. J’ai dû apprendre, en effet, qu’après Descartes, d’autres maitres de l’esprit ont établi que la vérité est autant une émanation de notre esprit qu’un produit d’une construction dialectique, dans un contexte de la « confrontation des rationalités ». C’est ce que nos sages ont énoncé simplement dans la maxime : « Ukuri gushirira mu kuyaga ».

    Je dois également m’incliner devant le nouveau compagnon de route qui vient d’entrer dans le « train de la liberté ». Mr SIMBA vient de nous administrer une leçon des faits qui doit servir d’exemple à ceux qui sont habitues à l’art inutilement compliqué de la «casuistique » (c à d, où la vérité est confondue avec la vraisemblance, et le jugement rendu « au cas par cas »). Il nous a rappelé en peu de mots qu’il n’y a pas que dans les livres trop compliqué que nous puiserons notre sagesse, et que trop souvent, nous allons chercher loin ce qui se trouve à portée de la main. Ainsi, nous vivions encore en monarchie active sans en prendre conscience au quotidien. Kubeera udusaazi tuduuma imbere y’aamaaso, n’ubusamaazi buteba bukavamwo ubujiiji !!! (J’essaie d’écrire notre belle langue orale, comme j’ai appris approximativement à l’école des otages). Je confesse par ailleurs que les passages de notre langue commune transcrits par Mr Simba me prennent 2 fois plus de temps pour les lire que ses passages transcrits dans la langue de Voltaire et Malherbe. Je n’en suis aucunement fier, mais je dois vivre avec.

    Je souhaite à Mr Simba de revenir aussi souvent que le lui permettront son inspiration et sa disponibilité. La philosophie du « regard circulaire » et de « la proximité splendide » qu’il nous a permis de redécouvrir sera d’un grand apport dans cette quête du « présent futur » qui nous occupe. Il m’a rappelé que « Simba » veut dire « Lion » dans une des langues afro-arabes en cours d’expansion chez-nous, et que le lion aime se placer sur un tertre un peu surélevé pour mieux scruter la nature, les causes et l’ampleur des mouvements qui agitent la savane. Cela faisait longtemps que quelqu’un prenait conge en ma presence an me saluant du non de de « Nyagasani », le Prince-Roi du Rwanda. Quelle Affaire !

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  122. RUGEMA dit :

    CORRECTIF DANS LA PENULTIEME (= avant-dernière) PHRASE.
    —————————————————————————————-

    Cela faisait longtemps que quelqu’un n’avait pris congé en ma présence en saluant l’auditoire au nom de « Nyagasani » (= le Prince-Roi du Rwanda).

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  123. Matwimeza dit :

    C’est moche la haine. Que Dieu Lui-même Instruise ces Hutus et ces Tutsis afin de les faire sortir du Déluge Intellectuel. Que la gratitude envers ces colons soit manifestée malgré tout. Que la repentance des fils des colons soit concrète. Pauvre Bwejeri! Comment peut-il évoquer le « Bahe utu » comme origine du nom Hutu? S’il avait convoqué le mot » HOUTU » chinois, ça passerait encore. Comment ose-il classer les Tutsis chez les Kushites donnés en rançon par Yahvé, au même titre qu l’Egypte, les Sébaïtes pour sauver Jacob-Israël, en Isaïe 43? Science sans conscience n’est que Ruine de l’Âme?
    La guerre dans les pays des grands lacs finira et c’est sûr, quand tous veront qu’ils se laissent tromper comme de petits enfants par ceux qu’ils appellent « Intellectuels » ou puissant de ce monde, qui savent de toutes façons désormais que tout être humain est sacré et qu’il a du Prix aux yeux du Créateur du Ciel et de la terre, qui sait plus que quiconque que l’Homme n’est qu’un souffle, et que la Paix est alergique aux moindre querelle pour une raison ou une autre. Mangez peu, et dormez bien, quelle que soit la nourriture, y compris celle de l’âme et de l’esprit. c’est ainsi que le hutus et les tutsis vivaient, avant l’avènement de l’ Ecriture, et c’était tous des saints , comme beaucoup d’autres peuples sur la planète.

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  124. Rusengo dit :

    Le colonisé MATWIMEZA ne sait pas de quoi il parle ni à qui il parle (à ce stade d’un débat corsé qui dure depuis plus d’une année). HOUTU en Chine ou au Japon n’exclut pas « Bahe utu »au Bandundu ou au Manyema. Le rapport de paradigmation « Tutsi »/ « Kushites » ne fait plus partie des séries qu’on conteste imprudemment ou qu’on renvoie du revers de la main en croyant en être quitte. On prend d’abord acte et on avance. Le professeur Bwejeri n’y est pour rien; il a eu le mérite, exceptionnel, en cette fin-début de millénaire, de l’avoir rappelé puissamment et en des termes sans contestation possible (y compris au forum diplomatique d’ Arusha-1998-1999, svp et dans bine d’autres encore), à ceux qui font semblant de l’avoir oublié (et en paient littéralement le prix fort, ou alors en tirent de fausses projections historiques, théologiques, et juridiques, toujours à leurs risques et périls). Si j’ai bien compris la doctrine en cours chez les Tutsi, « Isaie 43″ n’est pas le seul filon de perles tisées par leurs ancêtres dans la trame magnifique des textes bibliques,… si cela peut vous réconforter. J’ai cru comprendre qu’il y en a des dizaines, et de plus brillantes encore. Il faudra apparemment faire avec, ou changer de livre de référence…

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    • edouarda dit :

      D’abord: Bwejeri – et malheureusement tout son réseau – est un raciste et ethniste; on a déjà pu le lire sur ce site; certains se rappelleront de ses propos tenus au Burundi où il déclarait sans gêne que le peuple tutsi est supérieur. Certains pourront le considérer ‘hautement intellectuel’ mais permettez-moi de le trouver hautement confus – voire dangereux -; quel mérite y-a-t-il à essayer de diviser une population (en trouvant logique qu’on ne se bat que pour ‘le sien’ comme il l’a écrit lors des interventions antérieures sur Jambonews). Et puis ? Ce groupe – je souligne ‘ce groupe’ – de batutsi n’arrête pas de se différencier jusqu’à rappeler « l’héroïsme de SON PEUPLE », la divinité de sa descendance et cela en 2013 !!! Il y a déjà quelques années, la société civile congolaise publiait déjà une réflexion très intéressante sur la (soi-disante) descendance Kushite des batutsi qui ont créé des liens ‘d’entente’ au-delà des frontières (qu’ils aiment contester comme on le sait). A lire donc sur le lien: http://societecivile.cd/membre/forcas l’article suivant: LA JUDAISATION DES TUTSIS: IDENTITÉ OU STRATÉGIE DE CONQUÊTE

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