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Burundi, le retour de la rébellion: un reportage qui continue à faire couler l’encre

Publié : le 8 décembre 2011 à 14:19 | Par | Catégorie: Analyses de l'actualité
Pauline Simonet, journaliste France 24

Pauline Simonet, journaliste France 24

Le reportage de Pauline Simonet diffusé  le jeudi 1er décembre sur France 24 continue à susciter plusieurs interrogations au sein des communautés burundaise et rwandaise.

En effet, une semaine après la diffusion du reportage portant sur une « rébellion burundaise » installée en RDC, cinq questions restent toujours sans réponse, les voici en vrac :

Le Général Moïse s’exprime en Kinyarwanda et non en Kirundi (Les burundais disent plutôt dufiSe et pas dufiTe). Beaucoup de burundais ont été surpris par cet accent d’autant plus que le « Général » Moïse affirme dans le reportage avoir appartenu à l’armée Burundaise. On a attendu en vain que le « Général » s’exprime en français avec son hôte, chose très surprenante puisque tous les officiers burundais passent par l’ISCAM (Institut Supérieur des Cadres Militaires) et ont donc un niveau BAC +4 au moins.

Le choix de la base arrière de cette rébellion: Les hauts plateaux de Minembwe chez les Banyamulenge. Ce choix paraît très surprenant, car pour ceux qui connaissent la région, il est tactiquement très difficile de mener des opérations de guérilla au Burundi à partir de ces hauts plateaux. Dans la moitié des années 90, la rébellion burundaise du CNDD avait plutôt choisi la plaine de Rusizi avant d’être délogée par l’AFDL de Kabila, puis la Tanzanie par la suite.

Les effectifs du Général Moïse: Nous avons comptabilisé en tout et pour tout 10 à 12 hommes autour de lui, or il affirme avoir des Brigades. Pourquoi aurait-il raté l’occasion rêvée de faire une démonstration de force devant une chaîne internationale, sachant que les barundis allaient voir ce reportage d’une façon ou d’une autre? (Pour information, le pouvoir de Bujumbura a brouillé les signaux des chaînes qui ont retransmis ce reportage),

La composition des troupes du Général Moïse: Elles sont composées des ex-FAB ( Forces armées burundaises avant les accords d’Arusha), des soldats qui ont combattus auprès du FPR (1990-1994), des déçus du CNDD-FDD, des combattants du FNL (ex-Palipehutu). Retrouver les ex-FAB, les déçus du CNDD-FDD et les combattants du FNL  réunis au sein de cette rébellion n’est pas surprenant dans le contexte actuel, mais on peut s’interroger sur la présence des ex-soldats du FPR dans cette rébellion, quels sont leurs mobiles?

Par rapport à ces observations, on peut douter légitimement sur l’origine du  « Général » Moïse, tout laisse a croire qu’il est plutôt Rwandais même si certains Burundais comme Gratien Rukindikiza de Burundi News  affirment le contraire, un séjour même prolongé d’un Burundais parmi les Rwandais ne peut pas dénaturer complètement son accent,  nous prenons à témoin les milliers d’anciens réfugiés Burundais au Rwanda qui ont gardé quasiment intact leur accent malgré plus de deux décennies d’asile.

Au vu de ces différents éléments d’interrogations, plusieurs hypothèses au sujet de cette prétendue rébellion sont plausibles:

Burundi

Burundi

Soit c’est un instrument de Kigali et Bujumbura qui servira bientôt comme prétexte pour mener une nouvelle offensive conjointe au Congo (après la proclamation des résultats des élections par exemple). Ce ne serait pas étonnant car les Présidents Nkurunziza et Kagame entretiennent, du moins visiblement, de très bonnes relations., Certaines sources à Bujumbura affirment même qu’une antenne des Renseignements Rwandais y a pris quartier, ce qui expliquerait en grande partie l’arrestation des opposants Rwandais à Bujumbura, la plus célèbre étant celle de Déo Mushayidi, opposant rwandais capturé au Burundi en 2010, avant d’être transféré en toute illégalité au Rwanda, ou il est actuellement emprisonné.

Soit c’est un ballon d’essai de l’ancien général Kayumba et cie qui veulent se servir du Burundi pour attaquer le Rwanda par le sud, ceci expliquerait peut être la présence des ex-soldats du FPR dans les troupes du Général Moïse. L’hypothèse d’attaquer le Rwanda par le sud n’est pas totalement infondée car le Burundi est un des rares pays qui a un casus belli contre le Rwanda ( La mort du Président burundais Ntaryamira sur le sol rwandais ) et donc ou des alliances peuvent être trouvées.

Soit les partisans de l’ancien parti unique du Burundi (UPRONA) préparent leur retour à l’aide du pouvoir Rwandais, ce qui expliquerait la présence conjointe des ex-FAB et des ex-RPA dans cette rébellion.

Soit il s’agit d’une alliance anti-Nkurunziza qui essaierait de ratisser très large dans la région.

Il est très difficile de pencher pour telle ou telle hypothèse, car au Burundi les choses ont évolué et le conflit qui s’annonce ne sera pas ethnique. En effet, plusieurs hutus sont mécontents du régime et  plusieurs leaders hutus de l’opposition font l’objet d’exécutions extrajudiciaires de la part du pouvoir hutu de Nkurunziza, seuls ils n’arriveront pas à renverser le pouvoir de Nkurunziza. D’autre part, le pouvoir actuel gère mal le Burundi,  la corruption est très répandue (D’après les rapports régionaux, le Burundi est le pays le plus corrompu de la région) et comme on peut notamment l’apercevoir dans le reportage, de très belles villas poussent comme des champignons  alors que les indicateurs économiques sont au rouge (au classement 2011 de l’Indice de développement humain, le Burundi était classé 185ème pays sur 187). Enfin, plusieurs Tutsis burundais  caressent l’idée de revenir en force aux affaires car leur influence a fortement diminué, mais pour cela ils savent qu’ils ont très peu de chance s’ils s’aventurent seuls.

L’hypothèse d’une alliance entre hutu et tutsi déçus  est donc très plausible, elle existe déjà au niveau politique, et si le pouvoir ne corrige pas le tir, une alliance armée du même type pourrait effectivement voir le jour.

Olivier Ngaboyamahina
JamboNews.net

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148 Commentaires à “Burundi, le retour de la rébellion: un reportage qui continue à faire couler l’encre”

  1. Yosef dit :

    Le peuple burundais a toujours ete uni, c’est par le model du Prince Louis Rwagasore ou du Mwami (Roi) qu’ils se sont toujours soudes pour construire leur pays.Certe, il y’a certains burundais qui ont voulu attiser la haine ethnique pour des fins politiques (personels), mais cela ne veut pas dire que tout le peuple burundais les avait soutenu. Donc, l’unite burundais n’est pas un nouveau phenomene.

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    • Joseph Gasekurume dit :

      Mutama Yosef,
      Ne ment pas, la charte de l’unite national avait etait signes par quels partis? Tout vient du fait que les tutsi en general son menteurs! (charles Onana dand « Fureur noirs blanc menteurs »). Il ne faut pas tromper la masse, est-ce que tu te souvient de Ntega et Marangara! le peuple etait uni? Pardonnez-moi des lettles sans accents!

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      • Jasmine dit :

        le livre « Noires fureurs et blancs menteurs » c’est de Pierre Péan et c sur le Rwanda (même si les aristocraties burundaises et rwandaises sont quasiment identiques)

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        • Jasmine dit :

          je parle d’aristocratie pcq dans le livre Péan rapporte les écrits d’un historien rwandais (tutsi) qui explique que mentir est appris comme un art dans l’élite et l’ancienne aristocratie. mais personnellement, je crois que cet « art » s’est diffusé dans toute la population, que ce soit les burundais ou les rwandais! eh! kiékiékié parfois c’est trop même

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        • BIRENGUSEKE dit :

          ….C’est,….vrai……il…est….de….PEAN….Pierre…ce….livre….!!!!!…et…c..est…sur..le…RWANDA.

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  2. Bonjour Monsieur Olivier Ngaboyamahina ,

    Le projet politique du Burundi, poussé par le CNDD/FDD, est de moderniser son système socio-économique, accompagné d’une décentralisation. Le Burundi a une vision pour 2020 et 2025. Combien de pays en Afrique sont dans cette dynamique aujourd’hui ?
    Je pense que le Burundi est bien géré vu la conjoncture internationale ; et le retour récent à la démocratie.
    Ce sont deux paramètres importants. Le problème de l’Etat burundais est le fait que ses institutions respirent le résultats de scrutins à la proportionnelle. Cet esprit oblige les nouveaux dirigeants burundais à travailler en coalition politique. Je pense que des institutions majoritaires sont plus efficaces pour reconstruire à la sortie d’une guerre civile comme le Burundi l’a connu. De plus, la Constitution dit que si un parti à plus de « 5% » de voix lors des élections, il peut (doit) faire parti du gouvernement. Ce sont des freins de ce type qui font que les changements de fond se réalisent à petite vitesse. A cela, il y a les quota ethnique qui font que l’on oblige les dirigeants à garder à leurs côtés d’anciens dignitaires (ou leurs enfants). Ces derniers ne rêvent que d’un chose, c’est d’en découdre avec le régime actuel tout en étant au gouvernement. Par exemple, dans le gouvernement actuel on a le CNDD/FDD coalisé avec l’UPRONA (parti de la dictature militaire de Bahima Barundi -Buyoya- Bagaza- et -Micombero-). Pour l’UPRONA, il n’est pas question de faire la réforme de l’administration burundaise. Si corruption , il y a dans la fonction publique, c’est parce que les fonctionnaires nommés sous la dictature sont toujours là. L’autre problème du Burundi est que ses ministres de la Bonne gouvernance et de la Communication ne sont pas performants. Ils vivent à une autre époque. Car de nombreux progrès ont été réalisés en matière de corruption. Enfin pour terminer, il faut ajouter à tout cela, le bras de fer entre l’Etat et la société civile.
    La société civile burundaise visible est celle « politisée » des enfants des anciens leaders de la dictature des Bahima burundais. En ce moment où l’on privilégie le multilatéralisme, les associations de civiles (Ongs) sont les plus avantagés.
    C’est tout cela qui rend la situation burundaise un peu complexe vu de l’extérieur…

    Diallo Abou Moussa.
    Burundi-agnews.org.

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    • gahimbare jules dit :

      Mr Diallo,

      j,ai pas beaucoup des mot a vous dire,mais ce que tu peux savoir,c,est que le pouvoir Hutu est modit,depuis l,arrivee des hutu au pouvoir meme a partir de buyoya 1 (1987)c,est la que nous avons commence a soufrir(ntega-marangara).regarde commet les tuerie que les hutu fasse,demande au ex rebellion fnl et fdd,ils tue comme des sauvage.sache bien que sans la benediction des tutsi c,est du cao,les tutsi sont comme des juiffe et tous les tutsi ne sont pas des bahima.les tutsi vous a laisser le pouvoir et on vera ce que vous recortera.wait end se

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  3. Ami dit :

    Merci pour ton analyse pertinente sur la géopolitique de la région des grands lacs. en dépit des problèmes auxquels le Burundi est confronté, la démocratie est en marche. Les hutus et tutsis se disent maintenant la vérité sur le passé de leur pays. Le chemin reste quand même long, car certains tutsi continuent à croire qu’ils sont superieurs aux hutu. Autrement dit, les hutu sont là pour servir les tutsis.

    Quant Nkurunziza, il doit faire un effort dans la gestion du pays. Il ne doit pas persécuter Rwassa et ses membres, car nous tous connaissons le rôle qu’a joué le Palipehutu dans la sensibilisation des hutu. D’ailleurs, le corps de Rémy Gahutu doit être rapatrié au Burundi. Ce serait un grand geste de Nkurunziza en honorant la mémoire de Gahutu qui est un héros au même titre que Rwagasore, Ndadaye et Nyangoma

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  4. RUGEMA dit :

    Je lis une très bonne analyse de la part de M. Ngaboyamahina. Y compris sur un point toujours considéré comme délicat et a priori indécidable dans le contexte burundais (ou rwandais):  » le conflit qui s’annonce ne sera pas ethnique ». En réalité, il n’y a jamais eu de « conflit ethnique » au Burundi, ni au Rwanda d’ailleurs. Il n’y a donc aucune raison qu’il y en ait aujourd’hui. La raison est simple, et vous ne la croirez pas facilement, je le sais, IL N’Y A PAS D’ETHNIES au Burundi ni au Rwanda, ni nulle part ailleurs dans le monde. Parce que LES ETHNIES N’EXISTENT PAS. Personnellement je n’ai jamais entendu parler d’ethnies en Europe, ni en Amérique, ni en Asie, ni dans les pays arabes…(quand on en parle, c’est juste une allégorie journalistique que personne ne pense à laisser brouiller la langue rigoureuse des légistes et des stratèges, càd celle qui oriente la pensée et l’agir: ex: dans les nations Balkaniques… ex: en Indonésie…). Pourquoi voulez-vous que l’Afrique des Grands Lacs fasse exception sur la planète Terre ?

    Autrement dit, les HUTU ont probablement des problèmes à résoudre entre eux (c’est aujourd’hui chose visible sur le terrain burundias) et les TUTSI ont des problèmes à régler entre eux (ce n’est plus totalement visible aujourd’hui mais c’était le cas avant la venue des Blancs, lorsque les Tutsi étaient encore maitres de leurs territoires et de leurs institutions).

    La fameuse UNITE incarnée par l’UPRONA de Rwagasore/Mirerekano (entendez: d’une part, le Prince tutsi enlevé par les moines combattants puis christianisé au forceps pour en faire un rebelle à son père, et d’autre part le syndicaliste Hutu commis des couvents catholiques alliés tactiques des jihadistes arabes) a engendré tous les problèmes dans lesquels les Hutu et les Tutsi dits « civilisés » (càd « émancipés », càd « christianisés et/ou islamisés), se sont engouffrés, avec les malheurs qui s’en sont suivis pour le reste des congénères restés en marge de la « civilisation » christo-islamique.

    J’admets que beaucoup parmi les hypotheses énoncés sur la nature de cette soi-disant rébellion sont valables. Mais je doute tout autant que les Hutu et les Tutsi puissent se retrouver demain dans des structures combattantes communes. Cela ne s’est jamais vu (ou alors sans mal) par le passé; ca ne se passerait pas (ou alors sans mal) demain. Tout le monde le sait. Et quand une telle aventure est artificiellement tentée, il y a mensonge quelque part, et ca ne tarde pas à se faire savoir (les cas les plus flagrants sont justement l’UPRONA-Mirerekano/Rwagasore; le RADER-Bwanakweli/et je ne sais qui; et tout récemment le FPR-Rwigema/Kanyarengwe). Je vous remercie !

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    • Yosef dit :

      Rugema..ou plutot Bwejeri, wagiye ubesha abantu ngo tu as conseille au tres respecte Col. Bagaza ngo areke gusigna Arusha, mbe aho wama ushaka guhonyora aba Leaders Tutsi twese twubaha, wibaza ko bizokugeza kuki? ndabivuze ndabisubiriyemwo, tu es un opportuniste ateye isoni!!!! nimba abandi bakubesha bagakoma amashi mu bubeshi bwawe, jewe ndabikubwiye, uri un escrot qui a tralli le peuple avec tes theories opportunistes!!!! mbega discours za Kayibanda, ubona mutavuga kimwe, igihe kimwe ngo ni « leader des tutsi », munyuma, ukagwanya abatutsi twubaha twese, ikindi gihe, tu danses avec les Hutu et tu joues a l’hypocrite, tu es un escrot!

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  5. Yosef dit :

    Joseph Gasekurume, ton analyse est ethniste et haineux, c’est triste qu’en 2011, qu’on retrouve des individus inspires de divisionisme! Relis mon commentaire, je parle de la periode pre colonisation, l’unite national du Royaume du Burundi etait solide! Ntega et Marangara, il y’a eu des massacres de Tutsi d’abord, et bien entendu, il y’a eu vengeance! Si tu veux parler d’evenements sanglants qui ont endeuille notre pays, les Hutu et les Tutsi ont perdu leur familles! Mensonge? Major Pierre Buyoya est un criminel, tout comme Pierre Nkurunziza est un faux representant des Hutu!

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  6. RUGEMA dit :

    Yossef & Gasekurume:

    Bangwe Bangwe ! Ne vous chicanez pas pour rien.
    « UNITE » n’est même pas un terme local au Burundi (ni probablement au Rwanda). Au vu de votre désaccord, et avant que » vous en veniez aux mains », je viens juste de me renseigner chez quelqu’un qui fait autorité chez les hutu et tutsi « civilisés » que vous êtes sans doute: le « Dictionnaire Francais-Rundi » du Moine Combattant F.M. RODEGEM (Tervuren,1970, p.269). UBUMWE comme vocabulaire usuel n’existe donc pas en langue « rundi » jusqu’en 1970. Ceci veut dire qu’il a du être forgé récemment « pour les besoins de la cause » (francaise?).
    Je crois savoir que l’équivalent dans le Rwanda actuel se dit « UBWIYUNGE »… c’est tout dire !
    Je vous remercie

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    • Yosef dit :

      Urakoze cane,Rugema, nkuko babivuga mu kirundi, uri umushingantahe w’ukuri! Ivyo mvuga nivyo, hariho abarundi benshi banse amacakubiri n’inzira y’ubwicanyi, muri abo barundi harimwo abahutu, abatutsi.Fata akarorero k’umuvyeyi wa Melchior Ndadaye, mwari muzi ko yatabaye abatutsi bari bagiye kwicwa n’abantu Data ngo bashaka kwihorera igandagurwa ya Melchior Ndadaye. Naje mvuga uko (nta Medaille nsaba nka ba Rusesebagina), naratabaye abahutu benshi i Bujumbura, no ku misozi hariho benshi (abahutu n’abatutsi) banse gukora amaraso, iyo ngendo yo. Nayo abo nabo bakirondera gucamwo abarundi kubiri, barihenda, kuko nabakiri bato (abahutu n’abatutsi), bipfuza kwubaka bishasha, naho benshi bose (abahutu n’abatutsi) babuze ababo. La plus grande richesse est la sagesse abo Barundi batabaye abandi, mu gihe abandi batoye inzira y’amacakubiri n’ubwicanyi. Urakoze,Rugema!

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  7. Yosef dit :

    Pour ceux qui s’interessent a l’histoire du Burundi pre independance, consultez ce documentaire:

    http://www.dailymotion.com/video/xilewa_les-barundi-avant-l-independance-5_news

    Le Peuple Burundais d’avant la colonisation etait un peuple uni, il n’est pas tard pour revaloriser les valeurs qui ont permis a ce peuple de resister meme l’influence coloniale qui a tout fait pour morceler la societe burundaise.

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  8. RUGEMA dit :

    Monsieur Josef:

    Je vous suis reconnaissant pour votre appréciation et vous remercie de l’information que vous nous faites partager. J’ai cependant peur que vous n’ayez pas compris l’essence de mon message. Ce que vous expliquez est exactement l’inverse de ce que je dis. Je viens egalement de jeter un coup d’oeil sur le lien que vous nous proposez. Le récit que j’ai vue et écouté se situe à l’exact antipode de ce que les scientifiques savent sur la période concernée (càd, le Burundi avant l’indépendance).
    Moi, Je dis en peu de mots que le concept meme d’UNITE n’a aucune valeur « interethnique » dans le sens ou les politiques l’utilisent aujourd’hui. J’ai pris à témoin la langue locale, telle que restituée par le Moine Combattant, Francis Rodegem, un auteur largement enseigné partout ou la langue appelée improprement « Kirundi » se parle. Si ce moine combattant ne mentionne pas le mot UBUMWE dans son ouvrage de 1970, cela veut dire que du temps ou l’empire néo-colonial « françafricain » issu de la nouvelle carte Post-WWII n’était pas étendu jusque dans les Grands-Lacs (grosso modo, avant 1955) les termes UNITE / UBWIYUNGE étaient inconnus dans notre « Zone de Résidence » appelée Grands-Lacs.
    Le modèle UNITISTE a fait faillite plusieurs fois au Burundi en tant que concept et schéma opératoires sur le terrain politique (NOTE: ARUSHA-BURUNDI_1998-2000 a été une illustration magistrale de cette faillite, puisque meme ce forum ultra-select a proclamé le maintien de la SEPARATION HUTU /TUTSI, càd le respect des différences),.. et ne parlons pas du Rwanda… ou rien de pareil n’a jamais été tenté.
    Il faut, je crois, sortir tout doucement de la « manipulation pseudo-scientifique » pour espérer garder les pieds sur terre. L’UNITE / UBWIYUNGE a fait faillite, et personne ne doit le regretter, que du contraire ! Maintenant, il faudra avancer, càd sortir de la manipulation néo-coloniale prise en charge par des pseudo-intellectuels. Ne perdez jamais de vue que les Mirerekano, Rwagasore, Lumumba, Mutara, Gahutu, Ndadaye, Habyalimana, et autres « victimes expiatoires », ont été de bons serviteurs captifs et ont été ensuite « sacrifiés » à l’autel de divinités que n’avaient pas connues leurs ançetres. C’est ma facon de comprendre le destin de ces grands « Captifs » dont les noms reviennent sans arret sous la plume des contemporains « égarés » et j’attends qu’on me démontre que j’ai tort. Il faut attendre patiemment le jour ou les nouveaux « Négriers/Esclavagistes » laisseront tranquille le reste des gens ordinaires, qui connaissent et respectent les voies de leurs ancetres, avec leurs noms et leurs attributs.
    Je répète: les TUTSI ne sont pas des HUTU et les HUTU ne sont pas des TUTSI. Chacun le sait tellement que personne n’a jamais ressenti le besoin de le dire. Cependant les Peuples ne se trompent pas ; l’Histoire encore moins: scientifiquement parlant, 1959; 1963-65; 1972-1973; 1988; 1993;-1994,… ne furent pas des erreurs de la part des Peuples ou de l’Histoire… plutot un rappel d’un grand schéma ou les maitres-mots ne sont pas UNITE/ UBWIYUNGE ou DEMOCRATIE/je ne sais quoi, mais des équivalents ( aujourd’hui passés à la trappe) dont beaucoup ont oublié la déclinaison, mais que chacun connait parfaitement dans sa langue et dans sa métalangue.
    Voilà ce que j’avais à dire.

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  9. edouarda dit :

    Décidément Yosef, vous n’avez pas de leçons à donner en matière d’ethnisme ! Votre “bien entendu” en est un exemple flagrant. Quand on massacre des gens de votre communauté, on peut donc “bien entendu” se venger et tuer des innocents !!! ??? On ira alors de vengeance en vengeance… Je vous signale d’abord qu’il n’est pas prouvé que les massacres de Ntega et Marangara ont été précédé par des massacres de tutsi. Vous oubliez aussi de parler de 1965, 1969, 1972… En 1972, après une prétendue rébellion dans le sud du pays, le plan Simbananiye fut exécuté. Des dizaines de milliers – probablement des centaines – de hutu ont été massacrés et enterrés dans des fosses communes. Ce génocide n’a jamais été médiatisé, ni même reconnu par la communauté internationale et les responsables n’ont jamais été inquiétés comme c’est d’ailleurs le cas aussi pour le génocide des hutu et des Congolais sur le sol Congolais. A ceux qui prétendent qu’il n’y jamais eu d’ethnies, je pourrai répondre que les ethnies (ou les appartenances ou groupes sociales et autres) existent partout au monde: les Noirs et les Blancs, les Juifs et les Arabes, les Arméniens, les Basques etc… Le problème n’est pas de reconnaître l’appartenance – pour ceux qui le veulent – mais l’intolérance envers l’autre et le déni des droits des autres. Le problème est de faire croire qu’on doit seulement veiller aux intérêts de son ‘propre groupe’; j’appelle cela de l’intégrisme. Ceux qui osent prétendre que mentionner le sang des hutu est sâlir le sang des tutsi devraient quand-même être conscients de l’injustice et de l’intolérance de ces propos. En ce qui concerne la nostalgie de l’époque d’antan, je pourrai seulement rappeler que l’époque n’était pas si paisible que l’on veut nous faire croire. A-t-on oublié les meurtres fratricides et les intriges à la Cour royale ? A-t-on oublié les contrats de servage et autres injustices ? De toute façon, les temps ont évolué partout au monde. Les Noirs d’Afrique du Sud et des Etats-Unis ne se trouvent fort heureusement plus non plus dans leurs situations d’avant. Pourquoi devrait-on en Afrique retourner au temps d’antan et ne pas être inspirés par des droits égalitaires pour tous ? Il y a d’ailleurs une contradiction dans la glorification des temps d’antan – féodales et fort hiérarchisés – et le ‘progrés économique – qu’on veut nous faire avaler pour justifier toutes les injustices actuelles dans la région des Grands Lacs. Si l’un ne va pas de pair avec l’autre, le ‘progrès’ ne bénéfiera jamais qu’à une petite élite (ethnique de sucroît). Pour revenir au Burundi, il est vrai que malgré le progrès au niveau de la société civile, on doit veiller à non seulement tenir compte des ‘sensibiltés’ des ‘nostalgiques’ mais aussi de ceux comme Rwasa, qui représente qu’on le veuille ou non, aussi une partie de la population. J’espère que les dirigeants burundais, et les ‘conseillers internationaux’ ne perdront pas cela de vue. La rébellion qui s’organise à l’extérieur peut être artificielle et incompréhensible pour certains mais dans des situations difficiles, les gens n’ont parfois pas d’autres choix. Encore faut-il voir qui leur livre des armes et pourquoi ?

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  10. RUGEMA dit :

    Edouarda:
    Vous soulevez beaucoup de points dans votre commentaire, dont un certain nombre répondent à l’ANTI-ETHNISME à la JOSEF, et d’autres débordent sur l’anti-ethnisme à la RUGEMA: les deux anti-ethnismes ne s’articulent pas sur les mêmes motivations.

    1) Pour rappel, j’ai cru comprendre que JOSEF ne nie pas les ethnies, mais les conflits ethniques. Il s’en tient à l’antique unité, plus fantasmatique que réelle, des Barundi/Banyarwanda, qui aurait été détruite par les premiers Négriers que sont l’Eglise catholique (chez-nous: Pères Blancs, etc.). Nous reviendrons probablement dans un prochain posting sur ce que les Pères Blancs (« Moines Combattants ») ont détruit exactement. ce n’est pas l’UNITE des Hutu et Tutsi mais les Lois et les Institutions « Nationales » d’un Peuple Multimillénaire.

    RUGEMA nie l’existence meme du concept d’ethnie sur des bases scientifiques; par conséquent il pointe du doigt l’inutilité qu’il y a à pérorer sur des conflits entre des entités humaines qui n’existent pas sous les dénominations qu’on leur colle dans les manuels des néo-coloniaux . (Si quelqu’un souhaite des dévelopements théoriques plus avancés sur le caractère artificiel et donc l’inexistence des « ethnies » qu’il hésite pas à detailler sa requête en marge de ce forum, et nous ferons tout pour orienter ses recherches.

    2) Vous dites:  » A ceux qui prétendent qu’il n’y jamais eu d’ethnies, je pourrai répondre que les ethnies (ou les appartenances ou groupes sociales et autres) existent partout au monde: les Noirs et les Blancs, les Juifs et les Arabes, les Arméniens, les Basques etc…  »

    Je réponds: Les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Arméniens, les Basques, etc… NE SONT PAS DES ETHNIES, encore moins des GROUPES SCIAUX. Ce sont des PEUPLES (pour certains on convient largement que ce sont même des RACES: les Noirs). Et je vous prie de considérer que ce n’est pas la même chose. Et lorsqu’il y a conflit _particulièrement conflit sanglant-Genocidaire comme en Allemagne ou en Turquie_ entre ces groupes et des groupes nationaux voisins, les solutions ne vont pas vers ces gesticulations grotesques appelées « UNITE » et/ou RECONCILIATION.

    Pour rappel: Je crois me rappeler que le concept opératoire le plus articulé qui fut mis sur la table par certaines délégations TUTSI a ARUSHA-BURUNDI s’appelait « DEUX PEUPLES UNE NATION ». Il ne proposait aucune solution d’UNITE ou de RECONCILIATION au conflit HUTU/TUTSI mais quelque chose de plus moderne, qui est appliqué partout ou des peuples hallogènes vivent sur un même territoire national pour des raisons historiques que les uns et les autres connaissent.

    Second rappel: Jusqu’à la mort du Mwalimu NYERERE cette proposition occupait le haut de l’Agenda. Ce fut avec MANDELA que la préeminence de cette proposition magistrale pacifique fut unilatéralement et violemment mise à la trappe. L’histoire dira que la paix réelle au Burundi fut sauvée par cette décision d’un ancien boxeur vaincu sur les rings de l’activisme révolutionnaire sud-africain, et qui crut se soulager en voulut transférant sur les Tutsi et sur Israel (voir: Conférence de Durban-2001) ses haines et ses frustrations issues de sa lutte meurtrière contre les Blancs qui occupaient le pays Khossa depuis le 17ème siècle(NOTE: D’apres des auteurs universitaires tres sérieux, notamment l’un qui s’appelle KANSTEINER je crois, Mandela fut arreté et jugé pour terrorisme en tant que poseur dexplosifs y compris contre des citoyens innocents). Les Tutsi furent victimes d’une « Dissonance Cognitive » post-Apartheid dévelopée par les Mandela & Consorts, mais dont les Montagnards des Sources du Nil ne sont pour rien. J’ose espérer que les plus distraits d’entre les Tutsi en ont tiré les lecons qui s’imposent pour la direction que doit prendre leur avenir… s’ils en ont un jour un…

    (NOTE: Les Bahutu aiment dire que les Tutsi reviendront au pouvoir au Burundi « YEZU AGARUTSE »… càd quand JESUS REVIENDRA. Je ne donne pas tort à leur proclamation de triomphe, au regard de l’état cadenassé des paramètres actuels. Ce qui n’exclut pas que ces paramètres, si cadenassés soient-ils peuvent changer par des effets externes inattendus, même si rien ne laisse présager une telle éventualité dans un proche avenir).

    MA CONCLUSION PROVISOIRE
    (D’un point de vue uniquement tutsi):

    La galère des Tutsi du Burundi a de longs jours devant elle. Ils n’ont pour l’instant qu’une seule solution: reprendre dignement leur « baton » de nomades (sans les vaches ni les moutons bien sur, puisqu’ils ont été massacrés en même temps que leurs maitres) avec leur MEMOIRE multimillénaire pour viatique, un POINT FIXE fixe à l’Orient pour repère et un MUR DE FEU pour unique guide et protection. Umuhutu Nkeshimana yaza arumviriza aho Abatutsi baca imigani agaca avuza umuduri mu bihe bikomeye ati  » Nzopfa niseguye ibuye nk’Umusore w’Inyongori »: Une prédiction totalement actuelle pour les Tutsi du Burundi d’aujourd’hui. Mais Demain est un autre jour !
    La terre est assez grande et généreuse pour ceux qui ont appris à reconnaitre d’instinct la voie des oiseaux et la direction des vents. Pour les autres, les innocents qui tombent quotidiennement sous les coups barbares des « Nouveaux Négriers » durant la fuite, il y a toujours la même terre proche et amère qui les recueillera pieusement pour mieux les rapprocher de leurs vaillants ancêtres qui tiennent conseil dans les entrailles de la Nyamulagira.

    PS:
    J’aurai un mot à propos des postulats que vous énoncez sur Ntega-Marangara et 1972.

    Car, J’ai fait mienne la maxime extraordinaire du magnifique Pic De la Mirandole: « JE SUIS TUTSI ET RIEN DE CE QUI EST TUTSI NE M »EST ETRANGER !!! ».

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  11. RUGEMA dit :

    CORRECTIF D’UN PARAGR. DANS MON MESSAGE PRECEDENT A EDOUARDA:

    Second rappel: Jusqu’à la mort du Mwalimu NYERERE cette proposition occupait le haut de l’Agenda. Ce fut avec MANDELA que la préeminence de cette proposition magistrale pacifique fut unilatéralement et violemment mise à la trappe. L’HISTOIRE DIRA SI LA PAIX REELLE AU BRUUDNDI FUT SAUVEE par cette décision d’un ancien boxeur vaincu sur les rings de l’activisme révolutionnaire sud-africain, et qui crut se soulager en voulant transférant sur les Tutsi et sur Israel (voir: Conférence de Durban-2001) ses haines et ses frustrations issues de sa lutte meurtrière contre les Blancs qui occupaient le pays Khossa depuis le 17ème siècle(NOTE: D’après des auteurs universitaires très sérieux, notamment l’un qui s’appelle Walter KANSTEINER je crois, Mandela fut arreté et jugé pour terrorisme en tant que d’une organisation de violents marxistes poseurs d’explosifs y compris contre des citoyens innocents). Les Tutsi furent donc victimes d’une « Dissonance Cognitive » post-Apartheid dévelopée par les Mandela & Consorts, mais dans laquelle les Montagnards des Sources du Nil ne sont pour rien. Je me surprends a espérer que les plus distraits d’entre les Tutsi en ont tiré les lecons qui s’imposent pour la direction que doit prendre leur avenir… s’ils en ont un jour un…

    [Merci à Tous pour la Patience: Cette Langue des Occupants (qu’aimait railler Aimé Césaire) nous joue parfois des tours. Pour un SI ou un QUE vous passez très vite d’un énoncé à son contraire. L’écriture en soi n’est pas un exercice de tout repos; pour les Fils de la Parole que nous fumes, que nous restons, et que nous ne cesserons jamais d’etre…l’affaire prend une tout autre ampleur ]

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  12. RUGEMA dit :

    POUR EDUARDA:

    Votre position sur NTEGA-MARANGARA, 1965, et 1972 m’est parfaitement familière de la part des Hutu du Burundi « de tous bords ». Je me demande d’ailleurs pourquoi vous avez omis 1993. Très peu ont les scrupules dont vous faites preuve meme sur cet épisode que ceux de votre groupe appellent d’un CODE: « la petite colère / AGASHAVU ».

    Je vais vous surprendre, mais j’ai très peu d’efforts à fournir pour ne fut-ce que tenter de contredire vos impressions sur les Tutsi comme « Race criminelle » (Un auteur camerounais, _Charles ONANA_ un hasard ? _ a des mots directs pour qualifier cette race maudite qu’ils doivent rayer de la carte du monde) . Laisse-moi plutot vous remercier plutot de votre sortie modérée, qui est la preuve meme de l’inutilité des concepts de « conflits ethniques » et donc d’UNITE / RECONCILIATION et autres inepties du genre.

    Voilà en tout cas une des nombreuses preuves que meme si les Hutu et les Tutsi étaient « les memes » (ce qui n’a jamais été le cas vous le savez bien, et sans que cela implique une quelconque supériorité des uns sur les autres, contrairement à ce que vous suggérez en filigrane), et comme le disait un activiste tutsi qui n’est plus, IL FAUDRAIT LES INVENTER, les 2 groupes ayant cessé d’avoir un semblant de vie paisible depuis des décennies.

    COMMENCONS PAR RETABLIR LES STATUTS ET LES ROLES DES UNS ET DES AUTRES SUR LA LIGNE DU TEMPS TELLE QUE NORMALEMENT CONNUE DES SAVANTS TUTSI ET DES HONNETES GENS QUI OBSERVENT LE MONDE:

    1- Nous avons d’abord des masses d’Africains Noirs de la Cote Atlantique, capturés et pris dans la gigantesque machine du COMMERCE TRIANGULAIRE dans lquelle se sont engagés les intrépides « Moines Combattants » de concert avec les Esclavagistes Portugais, tous guidés par les Jihadistes Arabes qui ratissent les Cotes depuis les temps de Mohamed. Une petite portion des Noirs capturés parvient parfois à s’échapper et une partie de ceux qui se sont échappés parvient à franchir, harassés et moribonds, les frontières des puissants Royaumes Guerriers mis en place dans la jungle impenetrable des Grands Lacs par les Pasteurs Kushites Batutsi. On appelera « BAHUTU » ces fuyards, parce qu’ils n’ont rien sur eux, et tout ce qui peut leur sauver la vie est bon a offrir, d’ou le terme: « BAHE UTU,… BAHE UTU,… BAHE UTU… » (Donne-leur ceci; donne-leur ceci; donne leur ceci…) très vite leur nom devient BAHUTU dans la langue KUSHITE.

    Ceux qui parviendront à s’adapter à la rigoureuse existence et aux lois austères de ces farouches montagnards, gardiens de millions de betes énormes et parfois aggressives, pourront rester et bénéficier de plus larges opportunités d’intégration. Ceux qui se sentent incapables de s’adapter à ces conditions de vie seront libres de retourner ou ils veulent, à leurs risques et périls. La vie en savane et dans les montagnes n’est pas un cadeau par ces temps-la: on vit discipliné, organisé et solidaire, ou on disparait, littéralement mangé par la « nature » (rien que du DARWIN…).

    Plus tard, quand les premières Mitrailleuses MAXIM crépitent, le temps de la suprématie Tutsi sur les Montagnes de la Lune touche à sa fin. Les Moines combattants, toujours à la recherche des terres à conquérir et des esclaves, ont pu convaincre leurs compatriotes (surtout Allemands) de cesser les gue-guerres intra-chrétiennes pour entreprendre une oeuvre commune de « CIVILISATION ». Il s’agit de baptiser les SAUVAGES NOIRS, de les christianiser et les islamiser afin d’en faire des esclaves dociles. Les Hutu inadaptés, devenus sujets errants vivant de la cueillete dans une nature généreuse et protégée, sont les premiers candidats a l’esclavage +/- volontaire. Christianisés et islamisés depuis 1870, ils sont emmenés du coté de Bagamoyo ou le commerce des esclaves continue encore clandestinement, afin de servir de guides, de porteurs et de miliciens pour les prochains cycles de razzias léopoldiens a l’intérieur du Continent en partant de la Cote Est. Au passage, quelques tutsi imprudents ont été capturés et emmenés également, en particulier ceux qui transitent dans les steppes de l’Extreme Est de l’Empire (Centre Nord de la Tanzanie actuelle) pour les transhumances saisonnières.

    Ceux de Hutu qui ignorent ou font semblant d’ignorer le sort de ces masses de Hutu capturés encore une fois dans les aventures léopoldiennes n’ont qu’à lire le livre célèbre de HOSCHILD ou, plus simplement, réécouter le discours de LUMUMBA lors de l’Indépendance du Congo le 30 juin 1960. Les Tutsi Modernes que nous sommes, instruits à la fois par nos pères et grand-pères ainsi que par les témoignages neutres des savants du monde dont beaucoup ne nous connaissent meme pas, refusons de porter le fardeau des eslavagistes et de leurs victimes Hutu. Nos pères ont protégé les Hutu de l’horrrible sort des esclaves et ce sont les enfants de ces memes hutu qui, aujourd’hui, se sont retournés contre les enfants des enfants des protecteurs et humanistes Pasteurs Tutsi Guerriers de Kush. Ils qualifient sans aucune honte les tutsi, de féodaux, d’oppresseurs et de criminels, alors qu’ils devraient leur dire MERCI, sans meme essayer de les payer en retour, ce qui serait impossible. Nous savons que tout cela se fait sous la dictée de leurs maitres, les Moines Combattants, parce que la captivité continue chez ces gens-là.

    Le constat est que les masses Hutu récemment émancipés, sous la direction de leurs élites victimes d’un lavage de cerveau atroce, ont développé diverses formes d’amnésies défensives en meme temps qu’elles ont été dressées à transférer leurs frustrations immenses sur leurs anciens protecteurs Tutsi.

    Je répète: Les Tutsi ont exercé un role éminemment humanitaire à l’égard des groupes d’Africains évadés des griffes des hordes Négrières, conformément aux lois léguées par leurs ancetres, d’offir asile et protection à l’étranger, à la veuve et à l’orphelin. Chassés de leurs villages d’origine par les razzias esclavagistes, les ancetres des Hutu se sont retrouvés sous la puissante protection des farouches Rois Pasteurs Tutsi, à la fois Légistes, Stratèges et Thélogiens….jusque-l à invaincus par aucune puissance militaire dans le monde. Ces guerriers Kushites Tutsi que le monde a toujours redoutés depuis des millénaires ( Ouvrez SVP le livre du Prophète ISAIE à la bonne page; ouvrez SVP vos cahiers de Grec et de Latin et lisez ce que Homère, Hérodote, Strabon, Ptolémée, et j’en passe ont écrit sur les guerries Kushites nos ancetres, et vous saurez que quiconque se dresse contre les Tutsi se fourre le doigt dans l’oeil….). Les nouveaux maitres des Hutu que sont les Moines Combattants ont caché tout dernierement toutes les vérités qu’ils l’avaient pourtant écrites noir sur blanc dans de gros livres (vous voulez des noms ?), et les Hutu se retrouvent à massacrer et jeter le discrédit sur ceux qui les ont protégés durant de longs siècles, au prix de leur sang, d’un atroce esclavage et d’une déportation massive dont des millions de leurs oncles et cousins ne sont pas revenus Outre-Atlantique. Beaucoup parmi ces millions d’Africains capturés et déportés auraient peut-etre été mille fois reconnaissants d’avoir été à la place des fugitifs hutu du 15 ème siècle, sous la magnanime protection des Géants Pasteurs Guerriers Tutsi du Kitara/Kush.

    NOUS N’AVONS AUCUN REGRET D’AVOIR EU DES ANCETRES ATTACHES A LA COMPASSION ET AU CODE DE LA SOLIDARITE AVEC LES HUMAINS, QUELLE QUE SOIT LEURS FAMILLES OU LEUR RACE. Si C’ETAIT A REFAIRE NOUS, LES DESCENDANTS, NOUS REFERIONS CETTE OEUVRE DE HAUTE HUMANITE.
    A PARTIR DE CES BASES NOUS POUVONS DIRE QUELQUE CHOSE SUR CHAQUE DATE QUE VOUS AVEZ CITEE CONTRE LES TUTSI NOS ANCETRES. JE SAIS QUE VOUS SEREZ D’ACCORD AVEC MOI SUR L’ESSENTIEL, MAIS JE NE VOUS EN VOUDRAI PAS DE NE PAS LE DIRE PUBLIQUEMENT, PARCE QUE L’EXERCICE QUE JE FAIS NE FAIT PAS PARTIE DE LA LECON APPRISE DANS LES MANUELS DES MOINES COMBATTANTS QUE VOUS LISEZ LES YEUX FERMES !!!

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  13. Yosef dit :

    Merci infiniment,Mr Rugema.Je vous recommande de lire un article d’un Leader spirituel Kush, Yochanan Bwejeri, Fondateur de l’institut Havila, voici le lien:

    http://www.kulanu.org/tutsi/traditions.php

    Quant a Edouarda, vous etes libre de me juger, quand vous me parlez de 1972 ou 1965, mais ce qui est claire est que des Burundais ont peri, sachez aussi que mon Pere (un Tutsi) etait embarque dans les camions Militaires de Micombero,oui! Comme on dit en kirundi, ntukagire nkuko uwundi agize.

    Les innocents ni benshi bishwe (Hutu et Tutsi).

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  14. Yosef dit :

    Pierre Nkurunziza (President actuel du Burundi), n’a-t-il pas perdu son Pere en 1972? Figure-toi que je connais aussi des Tutsi qui ont perdu leur Familes, assassines par des revoltes Hutu, reconciliation, justice, quel est ton choix,Mr Edouarda?

    Mon Pere, un Tutsi, qui a survecu les massacres de l’armee Burundaise de 1972, a aussi perdu sa famille dans les massacres par la rebellion Hutu Burundaise, il a aussi perdu son cousin dans l’avion de Havyarimana (Un Ministre Tutsi du parti Frodebu de Ndadaye), mais jamais m’a-t-il suggerer de me venger, ubushingantahe nico abarundi bakeneye!

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  15. Yosef dit :

    Edouarda, le Simbananiye dont tu parles, personne ne nie (Hutu et tutsi) qu’il a incite au genocide d’intellectuels Hutu, alors si l’orphelin de 1972 Mr Pierre Nkurunziza rencontre regulierement Mr Simbananiye, que suggeres-tu?

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  16. Yosef dit :

    En 2004, j’ai rencontre Mr Pierre Nkurunziza en Europe, en sachant qu’il avait participe au massacre de mon peuple (Tutsi) du Burundi, il avait ete invite a Londres au parlement britanique, je m’y etais rendu avec un autre britanique qui a perdu sa soeur dans un Bus au Burundi (Decembre 2000),une attaque par la rebellion hutu palipehutu.Apres la conference au parlement, j’ai passe 3heures avec Mr Nkurunziza, j’ai cru que Mr Nkurunziza pourrait reconcilier le peuple murundi, ces propos ont ete publie dans le livre du britanique qui a perdu sa soeur au Burundi, on m’a traite (mes Freres tutsi) de traitre pour avoir ecoute Mr Nkurunziza.

    Il y’a des fois ou l’on est force a prendre des choix pour une paix durable,Edouarda.J’ai perdu ma famille aux mains des rebelles hutu burundais, j’ai perdu ma famille aux mains du Major Pierre Buyoya, mais je ne peux en aucun cas forcer ma vision des choses sur mes enfants, c’est a la nouvelle generation de choisir leur destin sans pour autant etre influence par notre passe,Edouarda!

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  17. Yosef dit :

    Et pour conclure, l’actuel Ministre des Affaires etrangeres Burundais (un Hutu qui fut refugie en Tanzanie) est venu soutenir mon Pere a Bruxelles (un Tutsi) quand il avait eu un accident vasculaire cerebrale, cet esprit d’ubuntu, un concept qu’on trouve aussi en Afrique du Sud pourrait encourager le peuple burundais a s’unir!Rappelez-vous du geste du Pere du Feu Melchior Ndadaye, il avait sauve des Tutsi de ceux qui voulaient « se venger » de la mort de leur President! Mes grand parents ont ete morceles par la machette dans la meme nuit, mais cela ne m’a jamais influence dans mes decisions de sauver des hutu que d’autres tutsi voulaient massacre. Tube inkingi z’ubuntu twese,Edouarda!

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  18. Yosef dit :

    un texte que j’apprecie beaucoup, et d’autres Burundais ont un grand respect pour le leader Kushite Yochanan:

    http://www.kulanu.org/tutsi/havila.php

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  19. RUGEMA dit :

    Monsieur Yosef :

    Maintenant que je suis fixé sur votre identité comme Tutsi, je me pose beaucoup de questions:

    A) Comment vous pouvez combiner toutes ces prises de positions, ainsi situées les unes à l’antipode des autres sans piquer une crise cardiaque ou une attaque cérébrale ? Chapeau pour votre force mentale !!!

    B) Comment pouvez-vous parler ainsi, à la légère, des jours terribles de 1972 quand vous etes un Tutsi ?

    C) Comment pouvez-vous etre ainsi facilement intoxiqué par la campagne de guerre psychologique utilisant le profil d’ un brillant homme politique qui se trouva etre un Tutsi ( Artémon SIMBANIYE), alors qu’on en connait les propagateurs ainsi que les buts ?

    JE VOUS PROPOSE DE REFLECHIR PAR DEUX FOIS AVANT DE CONCLURE COMME VOUS LE FAITES

    1) BREVE NOTE SUR LE FAUX PLAN SIMBANANIYE QUE PERSONNE N’A JAMAIS VU. Lancée par les planificateur de l’extermination des Tutsi de 1972, cette arnaque informationelle, justement partie, comme par hasard, du Cabinet du Ministre hutu de l’Information de l’époque, fut à l’origine de la plus hideuse opération de renversement des poles de culpabilité après que l’horrible forfait fut consommé: la victime va devenir le bourreau, par la magie de la classique rhétorique de renversement. Il faut revenir au role que jouèrent, après la création de l’Etat d’Israel, les fameux « Protocoles des Sages de Sion » contre les Juifs qui venaient d’etre exterminés en Europe. La campagne de l’époque ciblait généralement quelques noms de personnages réels de haute visibilité dans les milieux des affaires et de la diplomatie internationales, et qui se trouvaient etre des Juifs; on expliquait alors les préparatifs, par un « Lobby Juif » de tous les complots contre l’Europe chrétienne et particulierement contre l’Allemagne après WWI; le tout était envisagé comme un plan bien muri en vue de l’asservissement des populations chrétiennes d’Europe et de la domination du monde (Regardez ce que les memes cercles antisémites disent de ce fameux PLAN DE RETABLISSEMENT DE L’EMPIRE HIMA-TUTSI).

    2) Sachant tout cela, comment pouvez-vous affirmer à l’adresse de l’interlocuteur hutu, EDUARDA:
     » le plan Simbananiye dont tu parles, personne ne nie (Hutu et tutsi) qu’il a incité au genocide d’intellectuels Hutu », alors que meme les Hutu n’en n’ont strictement aucune preuve?

    Je viens de vous dire que l’unique « preuve » du plan Simbananiye est une note de cabinet du Ministre Hutu, Martin NDAYAHOZE datant de 3 ans avant l’assaut des mercenaires étrangers (essentiellement Bafurero, Bashi et Babembe). Cette note est considérée par les critiques pluridisciplinaires comme une partie des arsénaux tactiques préparatoires à l’invasion. C’est une tactique de diversion, totalement partie intégrante des préparatifs de l’assaut.

    3) Voici comment les experts l’expliquent: La classe des EVOLUES (hutu et tutsi) est constituée otage depuis les années de formation chez les Moines Combattants, dans ce qu’on appelle « LES ECOLE DES OTAGES », en réalité des prisons semi-ouvertes pouvant servir de camps militaires à tout moment. Cette classe combinée représente toujours une réserve disponible pour toutes sortes de tests (ex: études des seuils de tolérance à divers conditionnements), de forfaits (cf. l’attaque des milices Mirerekano sur les tutsi de Busangana en 1965) et d’opérations, y compris militaires (préparatifs de l’invasion sanglante de 1972 sur le Burundi).

    4) Les ECOLES DES OTAGES servent donc prioritairement à constituer une réserve de « Mercenaires en Col Blanc », grassement nourris, rebelles à leurs parents, à leur peuple et aux lois des ancetres, corrompus et dociles aux « ordres d’en-haut ». Ce sont des déracinés mercenarisés auxquels les organes de planification des opérations n’ont plus qu’ à assigner des roles, comme au théatre! Les objectifs, les séquences des actions/contre-actions, les victimes colatérales, le timing et la gestion de l’information ex-post, tout cela est managé par le metteur en scène. Quand on perd de vue cette dimension d’une grande orchestration, on n’aide personne à y voir clair, et on ne s’aide pas soi-meme.

    5) ILLUSTRATION:
    – Les otages tutsi avaient été mobilisés pour une action précise de subversion sanglante devant conduire au chaos par une guerre civile fratricide intra-tutsi, en 1971.
    – C’était en réalité une préparation de l’assaut de 1972, ou des otages hutu comme Martin Ndayahoze, le Commandant Burasekuye, le Ministre Bubiriza, etc…étaient déja embarqués comme mercenaires +/- consentants. Le plan était magnifiquement ficelé et rien de si finement minuté n’avait été tenté contre la société tutsi depuis qu’elle était récemment promue à l’indépendance.
    – N.B: le chaos ne fut pas total du fait que l’étude des seuils de tolérance avait certainement été conduite sans tenir de paramètres importants a la fois endogènes et exogènes: ex: absence physique de la véritable cible visée par l’action subversive (le ROI MWAMBUTSA, symbole et garant de la Monarchie Tutsi) ; méconnaissance des traditions guerrieres du pays; erreurs sur les affiliations « ethniques » des « otages-acteurs intérieurs » majeurs (MICOMBERO et NDABEMEYE p/ex), dimensions trans-nationales des affiliations identitaires (les intrications UPRONA/UNAR et la présence massive sur le sol burundais des Tutsi chassés du Rwanda en 1959…)
    – Je soupconne que VOTRE PERE s’il s’agit d’un EVOLUE tutsi doté d’une certaine visibilité sociale au sein des structures néo-coloniales, était probablement un des otages à qui on a assigné un role dans l’une ou l’autre action subversive, et qui a refusé, ou bien l’a mal exécuté, ou bien a exprimé des préférences contraires au plan d’ensemble, etc…
    – Les Tutsi et les Hutu massacrés durant l’action subersive sont à considérer par les planificateurs comme des « sacrifiés nécessaires » pour la suite des opérations. On l’a vu immédiatement avec notamment les soi-disant « Rapport LEMARCHAND » de 1974 et « Rapport WHITAKER » de 1985. On l’a vu plus tard en 1993 au Burundi; on l’a vu en 1994 au Rwanda.
    – Aucun expert sérieux ne considère les dirigeants tutsi de l’époque (Micombero en particulier) comme des planificateurs de cette invasion (tout au plus des « otages intérieurs » soumis à des forces de subversion qui les dépassent): 1972 a couté la vie à tellement de leurs proches et a failli leur couter la vie personnellement que personne ne peut les prendre pour des suicidaires. Tenez: le Président MICOMBERO dont le garde du corps et ami personnel, appelé KINYONI, a été sauvagement massacré quelques minutes avant l’assaut des mercenaires sur les unités de la garnison de Bujumbura, était la cible prévue des mercenaires à la fois intérieurs et extérieus; la lutte féroce et mortelle de ce géant, ami intime du président, seul contre des milliers d’assaillants drogués, a alerté les unités de garde, qui ont eu juste quelques minutes pour se préparer à l’assaut en question. Notez que MICOMBERO en personne était de la fete au Mess des Officiers, et avait probablement pris plus qu’un verre de Primus à cette heure de la nuit; qu’étaient d’ailleurs que ces fetes nocturnes bizarrement programmées par des réseaux paralleles dans le gouvernement, et sans motif national apparent, se déroulaient sur toute l’étendue du pays, aux memes heures, etc…sinon un gigantesque piège à rats !)

    6) Quand vous évoquez l’Armée de Micombero qui aurait massacré les hutu ou des Camions de Micombero qui auraient embarqué votre père tutsi, je ne sais pas si vous savez de quoi vous parlez : l’armée dont vous parlez comptait moins de 1000 hommes face a 25.000 assaillants en 1972; plus de la moitié des troupes étaient des Congolais et des Hutu ; et le haut commandement était hutu à une écrasante majorité. Rien ou pratiquement rien n’est resté de cette armée après 1972. Tous fauchés par l’action subversive d’invasion planifiée à partir de la Tanzanie et du Rwanda !!! Quant à Micombero il a laissé le souvenir d’un homme simple, l’image d’un converti au catholicisme routinier, régulièrement mais discrètement présent à la messe du matin aux jours fériés, mais encore plus visible à celle du Dimanche, tourmenté par sa position de traitre à l’égard de la religion de ses ANCETRES, son PERE Ruronona n’ayant jamais mis le pied dans une église) et à l’égard du ROI (il fut obligé de s’impliquer in-extremis dans le renversement de la Monarchie en 1966, notamment pour contrer les plans horribles d’extermination des princes de sang et de toute la noblesse tutsi par les mercenaires-comploteurs initiaux). On le disait souvent vetu de la chemise blanche sans col et à manches courtes du paysan chinois, toujours proche des petites gens, qu’il aimait la vie simple, ne fut jamais un chef d’Etat corrompu, et qu’il roulait à peine en VW coccinelle. Ce ne sont pas ce genre de gens qui vont planifier de massacrer leurs pacifiques con-citoyens ! Regardez par contre le profil de ses voisins et contemporains, NYERERE, KAYIBANDA et HABYALIMANA. Ce sont des gens formés par des connaisseurs pour tuer et qui savent tuer froidement, sans meme vouloir le cacher (leurs discours, d’une violence sans précédent contre les « Tutsi-Cancrelats-Envahisseurs », ou les « Nyoka_Serpents [cf.NYERERE] » sont aujourd’hui disponibles sur les médias électroniques, du moins pour les 2 derniers). Essayez donc de repositionner, comme sur un échiquier, les groupes en action en 1972, et en utilisant l’ébauche de grille analytique que je viens de vous soumettre (c’est juste une section de la grille, l’armature d’ensemble est encore plus complexe), en la complétant au besoin par d’autres resources de meme niveau analytique que vous pourrez collecter, puis revenez partager avec nous vos conclusions.

    « JE SUIS HUMAIN (lisez: Tutsi) ET RIEN DE CE QUI EST HUMAIN (lisez: Tutsi) NE M’EST ETRANGER »
    (Pic de la Mirandole)

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    • Yosef dit :

      Mr Rugema,
      Go ahead, publish any emails you claim to have, I remember well your last email in which you threatened me to hack my email, I guess you did the job,right? Just go ahead and publish my personal emails…

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  20. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Merci infiniment pour ces informations.

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  21. Yosef dit :

    Mr Rugema,
    Mon Grand pere etait chez le Mwami,mon arriere grand Pere etait un Chef de l armee du Mwami, quand a vos accusations contre mon Pere, je pense que vous vous exprimez tres bien en francais, non? Mon pere est un munyakarama, ils ont toujours defendu le Mwami!!!

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  22. Yosef dit :

    J’a un grand respect pour le Colonel Jean Baptiste Bagaza, Diomede Rutamucero et le tres sage Prof. Venant Bamboneyeho, Charles Mukasi (un Burundais hutu) qui ont condamne le genocide perpetre contre les tutsi au Burundi.

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  23. Yosef dit :

    Rugema,
    Mon grand Pere etait juge chez le Roi, et je ne pense pas que tu puisses accuser un Burundais tutsi qui a perdu sa famille dans le genocide contre les tutsi (et son frere morcele a Teza) qu’il fesait parti des structures neo coloniales, c’est comme si tu disais que le tres respecte Yochanan Bwejeri de l’institut havila a fait parti des structures neo coloniales juste parce qu’il a vecu en Belgique, ca serait faux tout en sachant qu’il est parmi le peu de Burundais tutsi qui ont condamne le role de l’eglise catholique dans le genocide des tutsi.

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  24. Yosef dit :

    Rugema,
    Comprenez-le bien, l’erreur est humain, quand tu parles de 1972,1965, je n’etais pas encore ne, c’est tout a fait normale que je ne sois bien informe sur ce qui s’est passe, donc, c’est a nos aines de nous relater ce qui s’est passe.

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  25. Yosef dit :

    Rugema,
    parlez nous des negociations d’arusha, j’ai trouve un article sur internet qui denoncait l’impunite sur les crimes de genocide:

    http://www.irinnews.org/printreport.aspx?reportid=45911

    Cyrille Sigejeje se battait pour la proteger les Tutsi au Burundi, que pensez vous du vice president Burundais representant les Tutsi au Burundi? Mon Grand Pere Antoine Nduwayo (ancien Premier Ministre) avait demissione du gouvernement de Sylvestre Ntibantunganya (le President qui suggerait que les rwandais devraient reprendre les negociations, en tenant ces propos sur une chaine francaise pendant le genocide de 1994 contre les tutsi), que font ces Leaders qui sont supposes representer les Tutsi au Burundi sur ce systeme de quota ethnique de la constitution burundaise? Au Rwanda, il y’a un Premier ministre hutu, des membres du gouvernement Hutu, une armee rwandaise composee de hutu et tutsi,mais on y trouve pas de constitution de quota ethnique, j’opterai pour le systeme democratique rwandais.

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  26. Yosef dit :

    Rugema,
    Kenya, Zambia, Tanzania, Ethiopia, Rwanda, Democratic Republic of Congo and Uganda imposed an embargo on burundi following Major Pierre Buyoya military coup on 25th July 1996:

    http://www.africa.upenn.edu/Hornet/irin_61098.html

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  27. edouarda dit :

    Rugema. Vous n’êtes finalement qu’un affabulateur et un menteur notoire ! Par manque de temps, je ne peux vous répondre que j’y reviendrai plus tard. A Yosef, j’aimerai répondre que je ne suis inspirée ni par la haine, ni par un sentiment de vengeance comme je l’ai exprimé d’ailleurs. Il est par contre injuste de prétendre qu’en 1972, les victimes étaient tutsi. Une génération de hutu est devenue orpheline de père (et des oncles, des frères, beau-frères et parfois toute la famille). Ces gens n’avaient rien fait malgré ce que l’esprit malade d’un Rugema peut prétendre. Je suis par contre d’accord sur un point: nos enfants ne doivent plus s’entretuer. Je préfère tout de même utiliser « la langue des Négriers » afin de s’exprimer que d’utiliser la violence. Mais cela n’empêche que la vérité doit être dite. Construire un avénir sur base d’une amnésie totale n’est non seulement impossible mais sans tirer des leçons du passé, on ne peut améliorer le présent.

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  28. Yosef dit :

    Mon cher Frere Edouarda,
    Je suis d’accord sur ce que tu dis, encourageons une nouvelle generation (nos enfants) a construire la region des grands lacs ensemble, ce qui nous a divise et endeuille ne doivent pas dicter les relations entre les enfants hutu, tutsi, si cela peut se realiser, ca nous rassurera beaucoup, on aura la paix et recomfort dans nos coeurs.

    Merci,Edouarda.

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  29. RUGEMA dit :

    Commençons par rejeter d’un revers de la main ce propos d’EDUARDO (#27#) qui prétend n’avoir pas de temps pour me répondre. C’est très simple, ce que je dis ne nécessite aucune réponse de sa part, parce que jusqu’à preuve du contraire, c’est la vérité vraie, considérée d’un point de vue strictement tutsi. Je m’attends donc à ce que tout tutsi, sain et libre, de corps et d’esprit, soit d’accord avec ce que je dis. Par contre, Je ne m’attends pas à ce qu’un hutu de cette génération, quel que soit son état physique ou mental, soit d’accord avec ce que je dis. En général mon point de vue ne le concerne pas. Parce que symétriquement, je me déclare de moi-même incapable de parler d’un point de vue hutu, sans mentir ou tricher ou alors tyraniser mon voisin hutu. Donc: Mr Edouarda peut dormir tranquille, mes « affabulations » et mes « maladies mentales » ne le concernent pas. Il n’a meme pas besoin de me répondre. Je suis déjà honoré qu’il ait pris un peu de son temps « trop précieux » pour lire mes affabulations et mes délires. Par contre, je ne crois pas avoir insulté qui que ce soit sur ce forum !!! La prochaine fois que pareilles insultes fusent, je me retire de ces échanges qui jusqu’ici me permettaient éventuellement de m’instruire et en même temps d’instruire mes contemporains.

    En ce qui me concerne, je lirai volontiers tout ce qu’il voudra bien écrire sur ce debat capital ou ailleurs, poliment, sans insulter personne, parce que LE TEMPS pris globalement, c’est tout ce que j’ai de plus précieux sur cet espace Terre. Toutes les secondes de ma vie s’équivalent. Il n’y a pas un fragment de temps plus précieux qu’un autre chez-moi, surtout pas quand il s’agit de formuler quelques éclaircissements sur cette histoire tourmentée que je vois se dérouler devant moi comme un fleuve empoisonné.

    Pour aller a l’essentiel des interventions diverses formulées en dernier par le tutsi YOSEF qui, de toute évidence, lit mes commentaires avec assiduité et ouverture d’esprit: permettez-moi de rappeler les armatures de la doctrine tutsi sur l’histoire des peuplements et des civilisations des Grands-Lacs telle que dévelopée et enseignée par les sages et les savants du monde, passés et présents:

    THESE DE BASE:

    i. LES HAUTES TERRES QUI SURPLOMBENT LES SOURCES DU NIL DANS LES ROYAUMES SUD DE L’ANCIEN EMPIRE DE KUSH SONT LA PROPRIETE ET L’HERITAGE ANCESTRAL DES NATIONS KUSHITIQUES DONT LES TUTSI REPRESENTENT UNE BRANCHE VIVANTE, AVEC D’AUTRES BRANCHES COUSINES BIEN CONNUES.

    ii. L’HISTOIRE MODERNE DE L’AFRIQUE DEPUIS LE XV EME SIECLE EST STRUCTUREE PAR TROIS FORMES D’ESCLAVAGE CLASSIQUEMENT CONNUS: L’ESCLAVAGE NEGRIER DE TYPE TRANSATLANTIQUE; L’ESCLAVGE COLONIAL DE NATURE INTRA-AFRICAIN & L’ESCLAVAGE RELIGIEUX DE TYPE TRANS-CONTINENTAL

    iii. LA SITUATION ACTUELLE REELLE DES HUTU ET DES TUTSI AU BURUNDI ET DANS LES GRANDS LACS PEUT-ETRE RESUMEE DANS LES 10 POINTS CI-DESSUS

    1) Les Tutsi représentent une branche d’un peuple de PASTEURS montagnards appelés originellement KUSHITES, et établis sur leurs terres depuis au moins 6 Millions d’années [voir: les grands classiques de l’histoire du monde depuis les livres de la Bible puis les classiques Grecs et arabes jusqu’aux maitres contemporains dont tout dernièrement : Dr CHEIKH ANTA DIOP (presque tout est à recommander chez lui comme base de recherche), Prof. J.V.M (1996), et l’INSTITUT DE HAVILA (tout est à prendre chez eux)].

    2) Les Hutu des Grands Lacs sont des descendants des tribus d’Afrique dont les ancêtres peuplaient les contrées Ouest de l’Afrique bordant l’Océan Atlantique. Ceux d’entre eux que l’affaire intéresse encore doivent prendre la peine de rechercher leur identité dans les tourments de l’histoire moderne liée aux « ROUTES DES ESCLAVES » durant le COMMERCE TRIANGULAIRE qui a frappé durement la Cote Atlantique de l’Afrique, grosso modo, à partir de 1441, mais plus intensivement à partir de 1660.

    3) Les Hutu et les Tutsi ne sont pas des ETHNIES. Par conséquent, ce ne sont pas des groupes de populations SUPERPOSABLES ni MALAXABLES à volonté. Ceci veut dire qu’on ne peut pas les comptabiliser dans le même registre de populations, comme on l’entend souvent dire avec les schémas vides de contenu scientifique comme « MAJORITE hutu » vs « MINORITE tutsi ». C’est ce que les cessionnaires tutsi les plus lucides durant ARUSHA, même pressureé et terrorisés, ont tenté de rappeler clairement, avec des fortunes variées: effet d’évidence tant que le proche voisin NYERERE dirigeait le bateau; effet désastreux quand le lointain voisin MANDELA, boxeur noir vaincu par des Blancs venus régler leurs comptes chez lui, s’en est mêlé.

    4) La situation désastreuse que connaissent le Burundi / Rwanda / Est-Congo est le résultat d’un calcul machiavélique froid de prédation orchestré par les maitres du jeu que sont essentiellement les MOINES COMBATTANTS, rédacteurs réels et effectifs des clauses finales appelées « ACCORDS D’ARUSHA ». L’équipe hutu actuelle qui dirige le Burundi ne les a pas signés et il a eu raison. Si il l’avait fait, il n’aurait pas pu gouverner. Ces soi-disant ACCORDS n’en sont donc pas, puisqu’ils sont batis sur un TOTAL DESACCORD (y compris sur leur raison d’être) et sont imposés par la manipulation, le mensonge, le chantage diplomatique, et plus que tout, ils sont batis sur les charniers fumants de 300.000 tutsi froidement assassinés en 3 jours, du 21 au 24 Octobre 1993. Cette fois-ci, en effet, contrairement à 1972 ou les tueurs sont des mercenaires noirs non-nationaux, 1993 voit se déployer des tueurs HUTU nationaux, constitués comme sections d’assaut pour l’extermination de leurs voisins et protecteurs Tutsi, victimes de les avoir nourris et protégés de la faim, des maladies et de l’esclavage durant au moins 4 siècles. Seule l’HISTOIRE en grand est capable de demander des comptes pour une pareille énormité.

    5) Les mensonges, les manipulations et les dénégations autour des désastres tutsi de 1965, 1972 et 1988 sont le fait des mêmes organes de planification que sont les Nouveaux Négriers/Esclavagistes qui règnent en maitres, par miliciens hutu interposés, sur les Terres expropriées aux Tutsi depuis 1930 (voir: Rapport RYCKMANS & LOIS VOISIN). Au détour de ces manipulations et ces mensonges, les Hutu se laissent volontairement berner sur la véritable ligne du temps de leurs ancêtres, mais ce mensonge ne durera pas éternellement non plus. Pour rappel, un mensonge grotesque s’est légitimé par le MYTHE BANTU (d’ou le succès bien codifié du slogan en cours: « UBUNTU »), qui fut à l’origine de la théorie selon laquelle les TUTSI sont des étrangers dans les Grands Lacs, et par conséquent doivent retourner chez eux, de gré ou de force… ou ETRE TUES SUR PLACE. D’ou 1959 au Rwanda, avec tous les succédannés au Burundi, au Congo et en Tanzanie. Le MYTHE BANTU qui a assuré la couverture de ce CRIME CONTRE L’HUMANITE et qui mécanisa techniquement et diplomatiquement le transfert malhonnête des frustrations Hutu sur les Tutsi, est une falsification scientifique qui ne tardera pas à etre balayé par la diffusion des travaux scientifiques jusqu’ici mis à l’index dans les enseignements dispensés dans les ECOLES DES OTAGES.

    6) La formule incantatoire utilisée comme panacée par les médias intérieurs comme quoi IL N’Y A PLUS DE CONFLIT ETHNIQUE AU BURUNDI / RWANDA relève de la méthode COUE. Les conflits ethniques « n’existent plus » au Burundi parce que les Hutu et les Tutsi ne sont pas et n’ont jamais été des ETHNIES. En realite, les HUTU ont un problème avec eux-memes et avec leurs voisinage, comme tout entité humaine (individu; famille; clan; nation; etc.). Identiquement, les TUTSI ont forcément un problème avec eux-même et avec leurs voisinages pour les mêmes raisons.

    7) Les structures de pouvoir actuelles (hutu de procession et de fait) ne sont ABSOLUMENT PAS pas compétentes pour résoudre les QUESTIONS QUI SE POSENT AUX TUTSI.

    8) Je suis, en tant que tutsi, mal placé pour me faire une opinion sur les capacités et la légitimité des prétentions du pouvoir actuel burundais à régler les problèmes qui se posent aux HUTU.

    9) Je ne demande ni ne requiers l’accord d’aucun hutu sur les points que j’énonce au sujet de la situation des Tutsi. Je ne puis en discuter qu’avec un Tutsi (qui se sait libre et sain d’esprit). Tout le reste relèvera de l’arbitrage international, éventuellement par tiers interposé (à l’exception cette fois-ci des moines combattants, qui sont plutot l’Alpha et l’Omega des malheurs qui frappent les Grands Lacs d’Afrique).

    10) Si un Tutsi a des questions ou n’est pas d’accord avec ce que j’avance, nous pouvons en discuter sans faux-fuyants, entre frères et soeurs. Cela fait partie des étapes nécessaires et obligatoires concernant les débats constructifs à venir pour une paix réelle dans les Grands-Lacs. Ce que je ne sais pas, je demanderai à ceux de mon peuple qui savent plus que moi afin qu’ils me complètent ou me corrigent. Nous sommes suffisamment nombreux aujourd’hui et partout sur cette terre pour prendre à bras le corps nos problèmes. Il est important que ceux qui suivent cette discussion le sachent. Nous sommes tout un peuple à marcher confiants et fermes, dans cette « folie » et ce « délire » dont se moquent des gens comme EDOUARDO, et qui consiste à réaffirmer qu’un PEUPLE a une histoire et un destin, dont la sauvegarde et la formule se trouvent ultimement entre ses mains, avec l’aide de son Créateur et des hommes de bo