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Rwanda : Marcel Pochet lance une « Rétrospective » sur l’histoire du Rwanda

Publié : le 25 janvier 2012 à 22:04 | Par | Catégorie: Actualité
Rétrospective par Marcel Pochet

Rétrospective par Marcel Pochet

L’ancien administrateur du Rwanda Marcel Pochet lance, aux Editions Sources du Nil, un premier volume des séries documentaires sur l’histoire du Rwanda. Intitulées « Rétrospective. Le problème rwandais 1952-1962″, ces séries documentaires restituent et retracent une rétrospective authentique, des faits et gestes des acteurs politiques de l’époque (missions non comprises), grâce à des textes qui leur sont propres et à des dossiers spécifiques qu’on leur a consacrés.

Cette «Rétrospective» a été rassemblée par M. POCHET, et  est constituée de productions de ses archives en tant qu’administrateur de Territoire au Rwanda de 1948 à 1962 et de conseiller du Mwami (ainsi que du Conseil Supérieur du Pays pour les questions foncières) en 1958 et 1959, années charnières. Cette rétrospective est présentée comme un travail pertinent, neutre, et surtout indépendant des protagonistes de l’histoire, dont l’objectif est de servir à l’histoire réelle, pour en révéler des aspects inconnus du public. Il en indique les vrais déterminants et  s’oppose à sa falsification.

À l’occasion de la publication de ces archives qui tracent l’histoire du Rwanda, l’ASBL « Synergies africaines en Belgique », en collaboration avec CORWABEL (Communauté des Ressortissants Rwandais en Belgique) anime une table ronde autour du thème « Le problème rwandais », ce samedi 28 janvier 2011 à l’UOPC à Bruxelles à partir de 13h00. Au cours de cette table ronde, plusieurs sujets seront abordés, notamment le contenu des archives de Monsieur POCHET, l’historique et les témoignages sur le conflit Hutu-Tutsi, l’attentat contre l’avion présidentiel en 1994, les conflits dans la région des  Grands Lacs (1990-2010), le rôle de la Belgique, de l’Eglise, de l’ONU, ou encore de la Communauté internationale.

 
Jean Mitari
Jambonews.net
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11 Commentaires à “Rwanda : Marcel Pochet lance une « Rétrospective » sur l’histoire du Rwanda”

  1. NTAMBWE dit :

    Comme par une machinerie programmée sur cycles à intervalles convenus, les derniers Dinosaures de la Territoriale refont de nouveau leur apparition. Espérons cette fois-ci que ce seront vraiment les « Der des Der » (les Derniers des Derniers). On connaissait les pages signées du sang des innocents et rédigées de la main du tueur à gages, Guy Logiest (Ma Mission au Rwanda), suivies de celles de l’agro-forestier collecteur de mangoustes, Jean-Paul Harroy (Rwanda. 1984 /Burundi. 1987). Voilà donc venue l’ère des caporaux, qui sans larmes et sans repentirs, se savent dôtés de pouvoirs illimités pour faire revivre la « bete immonde ». A quand donc le jugement définitif pour ces monstres batisseurs des camps de concentration et d’extermination para-coloniaux (Nyamata et autres) à l’instar des « Touvier », « Eichman » et autres exterminateurs d’Europe. pardon: j’oubliais que ceux de chez-nous sont intouchables. C’était des « civilisateurs »).

    LE « PROBLEME RWANDAIS » ? C’EST EXACTEMENT LES MANIGANCES DE CES CRIMINELS EN COLS BLANCS AVEC LEURS ESCADRONS DE VALETS (NOIRS, BLANCS, CAFE-AU-LAIT) GAVES AUX BANQUETS DE LA MANIPULATION, DU MENSONGE, DU MEPRIS ET DE LA HAINE.
    Y avait-il quelqu’un dans la salle pour le leur dire ? Ou bien on avait refusé l’accès aux hommes libres, comme c’est toujours le cas en des circonstances similaires !

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    • sadme dit :

      Il me semble que le problème rwandais actuel est plutôt les manigances de criminels venus d’Ouganda qui avec le soutien de nouveaux cols blancs anglophones se sont livrés à vos banquets de manipulation, mensognes, mépris & haine en rétablissant la féodalité habillée dans des cols noirs – venant par ailleurs de boutiques de luxe occidentales – aux services de certains blancs. Ne prétendez donc pas qu’au Rwanda actuel, il y a des hommes libres. Quant’à l’accès, quand Kagame se déplace à l’étranger, l’accès est refusé à beaucoup d’hommes libres qui ne suivent pas ses idées – au Rwanda on les assassine ou emprisonne – et effectivement c’est « toujours le cas en des circonstances similaires’. Nationalistes en apparence et pour le discours intérieur, esclaves de certaines puissances, insprirés par des idées d’une autre époque et vendeurs aux enchères du sol, patrimoine et richesses africaines, c’est vraiment une belle leçon de liberté !

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  2. NTAMBWE dit :

    J’adore votre niveau de langue, soutenu et symétrique. Mais je crains que vous vous trompiez d’époque et d’intention. Je ne suis pas « kagamiste » et ne le serai jamais. Ce que vous dites n’est peut-etre pas faux mais n’est pas forcément vrai (comme dire qu’il y a des humains sur Mars). Je propose juste qu’on ne mélange pas les époques. Je me suis exprimé sur les criminels en « cols blancs » des années 1942 (l’époque est emblématique surtout vue d’Europe). Kagame et ses hommes n’étaient pas encore nés. Mais le sang coulait. Les maisons brulaient. Des populations entières étaiet chassées du pays. D’autres étaient concentrées dans des camps de la mort. Ceci n’a rien à voir avec Kagame et ses hommes, qui n’entrent en scène qu’en 1990, soit 50 ans plus tard.

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  3. MUGABE dit :

    Mesdames, Messieurs, l’échange promet d’être à la hauteur des attentes et m’en voici ravi. L’époque est une chose, le lieu est une autre. A mon humble avis, le thème des « criminels venus d’Ouganda » n’est pas aussi superfétatoire qu’on le croirait à première vue. Les premiers escadrons de criminels sont venus en effet d’Ouganda, avec à leur tête un certain Mgr Hirth. Ils ont tout mis sens dessus dessous, tout pris, tiré sur tout ce qui bouge. Les enfants de leurs enfants s’appellent Mgr Bigirumwami, Juvénal Habyalimana (eh oui, il est de notoriété publique qu’ils étaient Ougandais) et autres prestidigitateurs en cols noir et blanc. Même le commis des missionnaires, Grégoire Kayibanda, dont ces auteurs hautement inspirés vantent les mérites, était originaire d’une tribu qui n’a pas de représentants au Rwanda: les BATETELA. Le problème du Rwanda n’est donc pas simple. Kagame lui, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, est né sur le sol rwandais, puis exilé en Ouganda. Sa brusque apparition sur le théatre des opérations à Kagitumba et au Mutara avait donc tout l’air d’un retour au pays natal. Ce n’est pas le cas pour les auteurs de ces ouvrages, par ailleurs utiles d’un certain point de vue.

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    • Derille dit :

      Le président Kagame était exilé en Ouganda, c’est un fait. Mais ne venait-il pas rendre visite régulièrement à sa tante, l’épouse du dernier Mwami, vivant paisiblement à Butare ? Petite anecdote en passant…

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  4. MUGABE dit :

    Merci DERILLE de rappeler à notre souvenir cette figure royale Tutsi que fut la Reine GICANDA. On avait fini par oublier qu’elle vivait encore au moment du Génocide de 1994. Mais voilà, elle était belle et bien au Rwanda on ne sait par quel miracle (qui n’a pas duré…). Je voudrais partager avec les visiteurs de ce site cette information étrange sur les circonstances de sa mise à mort particulièrement diabolique. Le journaliste européen Jean CHATAIN lui a consacré quelques lignes sobres mais éloquentes par ce qu’elles ne disent pas, dans le journal L’HUMANITE du 21 Mai 1994.
    —————————————————————————————————————————————————

    L’HUMANITE
    – le 21 Mai 1994

    L’assassinat de Mme Gicanda

    De notre envoyé spécial au Rwanda.

    TOUS les racismes sécrètent ce que l’on pourrait appeler des meurtres rituels: l’assassinat de personnes ou de familles choisies parce que, pour une raison quelconque, elles apparaissent comme plus particulièrement symboliques de la communauté persécutée. Ainsi à Butare, du meurtre de Mme Rosalie Gicanda.

    Il s’agit de l’épouse âgée du défunt roi Mutara Rudakingwa. Se tenant à l’écart de la vie politique, elle n’a, à aucun moment, tenté de jouer d’une quelconque nostalgie monarchiste (d’ailleurs inexistante au Rwanda), mais, dans un pays où la protection sociale se limite aux «oeuvres» privées, avait gagné une énorme popularité par son action en ce domaine. Sa fortune personnelle y était consacrée, m’assure le Rwandais qui témoigne. Mais voilà, elle était tutsie.

    «Cette dame était ce que l’on appelle la charité. Elle s’occupait des orphelins, elle se donnait pour les pauvres, pour les gens dans le malheur, sans distinction d’ethnies, tutsis ou hutus.» Mon interlocuteur réfléchit un instant, puis trouve cette expression, reflet de la profonde imprégnation catholique du pays: «C’était une dame sans péché.»

    Lorsque commencent les massacres de Butare, les tueurs viennent aussitôt chez elle. «Ils l’ont dénudée et battue. Longtemps. Ensuite, ils l’ont coupée en morceaux. Je ne trouve pas de mots pour vous en parler plus longtemps. C’est trop! Elle était l’exemple des dames de ce pays. Elle ne faisait que le bien.»

    JEAN CHATAIN

    SOURCE:
    ————-
    http://www.humanite.fr/node/226635

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    • Derille dit :

      Merci pr cet article que je ne connaissais pas. Je ne remets absolument pas en question les qualités humaines et l’action de la reine Gikanda qui était estimée par beaucoup de Rwandais , tutsi et hutu confondus. Je suis révolté par le sort qui lui a été réservé. J’ai connu personnellement une dame tutsi, âgée aussi, moins célèbre mais avec autant de qualités humaines et « ne faisant que le bien », qui a été tuée (décapitée) par des soldats de l’APR. Avouez que c’est parfois difficile à comprendre : voilà une tutsi tuée par des hutus (FAR) et une tutsi tuée par des tutsi (APR). Comme il y a eu, d’ailleurs, des hutu tués par des hutu !!
      Il me semble aussi que l’information est souvent à sens unique et c »est difficile de s’y retrouver.
      Mais mon propos n’était pas celui-là . Je voulais mettre en évidence que tout en étant exilé en Ouganda, P. Kagamé pouvait entrer au Rwanda sans être inquiété.
      Je suis touché par la souffrance du Rwanda , j’ai vécu ds ce merveilleux pays dont les habitants sont si attachants. Et finalement, si le génocide de 94 était moins une question d’ethnies que de lutte pour le pouvoir ??

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  5. MUGABE dit :

    Il n’y a pas de quoi, Mr DERILLE. J’ai pensé à proposer cet article parce que vous évoquiez la reine Gicanda d’une manière qui me paraissait cynique sur les bords, étant donné le sort qui fut celui de cette grande Dame et qui évoque désormais tout ce qu’il y a eu de démoniaque dans la population de ce pays pourtant placée sous la haute surveillance de la très sainte église catholique depuis au moins 100 ans. Mais encore une fois, je veux bien me plier provisoirement à votre jeu argumentatif. Je suppose que vous êtes sérieux quand vous posez la dernière question (qui est en réalité une affirmation à peine déguisée) sur la nature du « probleme rwandais ». Moins ETHNIQUE (quid?) que POLITIQUE (lutte pour le pouvoir) donc…

    Eh bien, concédons provisoirement que les 2 millions de Tutsi assassinés en 1994 ont subi le sort qui fut le leur parce qu’ils étaient en train de « lutter pour le pouvoir ». Le même raisonnement devrait suffire à expliquer le sort qui fut celui des 6 millions de Juifs exterminés en Europe il y a 60 ans. Je me rappelle d’ailleurs qu’un certain Hitler avait explicitement préconisé cette explication dans un discours prémonitoire qui fut plus tard repris mot à mot par un certain Kayibanda à l’adresse des Tutsi et plus tard par un certain Ndadaye (quelle chaine de coincidences tout de même). Le chef suprême du Reich disait à peu pres ceci (je cite de mémoire_30 juin 1939): « Si les Juifs s’avisent de provoquer cette guerre contre l’Allemagne, ce sera la fin totale et précipitée de toute la race juive d’Europe ». Mêmes termes chez Kayibanda en 1964 je crois (je cite de mémoire): « Si les cancrelats Tutsi commencent cette guerre contre nous, ce sera la fin totale et précipitée de la race tutsi ». Même formule magique chez Ndadaye du Burundi en 1993: « Si cette poignée de Tutsi s’avise d’allumer ‘l’incendie’ en s’attaquant à 5 millions de tranquilles citoyens, nous ferons vite de les neutraliser de manière qu’il leur soit impossible de récidiver ». Là je suis donc obligé d’attendre un peu plus d’éclaircissements !

    Sinon, il n’y a aucune surprise qu’une femme tutsi se soit fait tuer par des soldats de l’APR. Cette dernière était et est encore loin d’être l’organisation tutsi que beaucoup imaginent. Si j’ai bonne mémoire même le commandant suprême était un Colonel du nom de KANYARENGWE (plus tard promu Président en exercice du pays), qui avait sous ses ordres pas mal d’officiers et de troupes bien connus pour leur bienfaisance envers les tutsi: citons à tout hasard quelqu’un comme le colonel Lizinde. Vous me semblez parfaitement apte à compléter cette liste que je voulais juste indicative.

    Concernant les prémisses que vous formulez sur le « problème rwandais » comme n’ayant rien à voir avec « l’ethnie », il y a belle lurette que cette position a cessé de me surprendre. C’est constamment la même chose: avant les tueries, le problème est évidemment « ethnique » si pas tout simplement « racial » (voir le mandement de Carême du très sérieux Mgr André PERRAUDIN_1959_ …ou le discours du très honorable Dr MUGESERA_1994_); après le forfait le problème devient naturellement « politique ». Le schéma est donc bien connu. Il fut défini par l’un des plus brillants théoriciens de la révolution russe en une formule quasi-magique (je le cite de mémoire) : « Vive la guerre des classes, seule alternative à la guerre des peuples ».

    Le problème reste que la théorie de la « lutte des classes » est devenue ce que vous savez, c’est-à-dire, une vaste fumisterie idéologique. Les nations post-modernes sont baties sur des entités qu’on appelle des « Peuples ». Rappelons l’autre formule non-moins magique de Jean MONET lorsqu’il met en chantier le noyau précurseur de l’Union Européenne: « Nous ne sommes pas en train de coaliser des Etats, nous unissons des peuples ».

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  6. MUGABE dit :

    Mr DERILLE, j’ai une question à mon tour. Si vous comprenez la langue de la video reprise en bas, pourriez-vous prendre un peu de votre temps précieux pour écouter cette dame tutsi qui vivait dans des conditions extremement modestes: en 1994, avant d’etre prise dans le tourbillon du cyclone, elle vendait en effet de la pacotille de fortune au marché de Kigali, quand tout à coup, les foudres de l’enfer se sont abattues sur elle !

    Croyez-vous qu’elle était engagée dans la « lutte pour le pouvoir » à partir de son étal de fortune, au point de mériter les traitements sataniques que ses bourreaux lui ont fait subir dès que le signal de faire la chasse aux « cancrelats » fut donné ?

    Vous pensez donc que se faire appeler « cancrelat » fait partie des conventions ordinaires de la « lutte politique » ! Ce langage « entomolgique » ne vous rappelle donc rien… vers 1940s… avec ces droles de populations « infiltrées » en Europe à partir de leur bastion ‘asiatique’…exactement comme les « cancrelats » tutsi s’étaient infiltrés nuitamment et obstinément dans les paysages de paisibles « paysans » d’Afrique centrale ! Ces populations ‘asiatiques’ dont vous devinez aisément l’identité, qui venaient de sortir de leurs ghettos multi-séculaires, en plus d’être des « concurrents de taille » dans la « gigantesque lutte politique » du Reich (ne me dites pas qu’ils avaient tenté de se porter candidats aux avantages consécutifs au fameux « Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich » i.e. la Loi pour remédier à la détresse du peuple et du Reich_Mars 1933_ ou à ses multiples applications ‘politiques’…), étaient considérées comme porteuses de petits microbes dont on ne pouvait venir à bout que moyennant la mise en place d’une méthode radicale de traitement … »chimique » !

    Ici encore je ne comprends pas votre raisonnement. Mais je vous laisse face à face avec cette dame tutsi, qui raconte en ces mots directs des simples gens le cauchemar qu’elle eut à subir en ce printemps 1994. Je veux bien croire qu’elle avait probablement, comme le bourgeaois Gentilhomme, pris part à la la « lutte politique » … sans le savoir… mais tout de même…

    http://www.youtube.com/watch?v=a-auO4EmQVI&feature=related

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  7. NTAMBWE dit :

    Je voudrais remercier à mon tour Mr Mugabe pour cet article concernant la reine Gicanda ainsi que pour ses réflexions pertinentes et pointues. La ressemblance des discours de Hitler et des 2 chefs d’état « démocratiques hutu » du Rwanda et du Burundi est en effet frappante compte tenu de l’éloignement des acteurs dans le temps et l’espace. Je me demande maintenant si en poussant un peu plus loin les relevés on ne pourrait pas trouver encore plus que des recoupements, de véritables rapports de filiation idéologique ou spirituelle. J’ai en tête quelques autres faits troublants, que je vais essayer de réanalyser avant de les partager éventuellement.

    Je souhaiterais saisir cette occasion pour exprimer ma surprise devant les derniers propos de Mr DERILLE après lecture de l’article de ce journaliste européen. Alors que le journaliste écrivait de la reine Gicanda qu’elle se tenait totalement « à l’écart de la vie politique » et qu’elle ne peut donc avoir été tuée de la manière qu’il a décrite que pour des motifs « rituels » parce que « voilà, elle était tutsie », Mr DERILLE passe outre ces constatations gênantes et cherche absoulument à contourner l’IDENTITE des victimes et des bourreaux. Il met en avant une prétendue « lutte pour le pouvoir » dans laquelle il feint d’ignorer que les Tutsi, marginalisés depuis 1959 à titre de « réfugiés intérieurs », avaient par défintion cessé d’être admis.

    Mr DERILLE cache son embarras dans des situations invérifiables comme quoi l’APR/tutsi aurait tué une femme tutsi et les FAR/hutu auraient tué des hutu, comme si même si ces faits étaient vérifiés, cela empêchait qu’il y ait eu un problème de nature ethnique/raciale. N’a-t-on pas vu Hitler ordonner l’exécution sommaire d’un certain nombre d’Allemands (lutte politique), y compris ses propres unités de protection appelées SA ? Cela n’a pas empêché qu’il ordonne l’extermination des Juifs, pour des motifs clairement différenciés (aversion ethnique/raciale/religieuse). Je suis totalement gagné aux contre-arguments de Mr MUGABE que je remercie en même temps pour ses illustrations appropriées (particulièrement cette video en tous points insoutenable de Madame Muhinyuza Claire Alphonsine).

    Mais alors, comment peut-on encore parler du Rwanda comme d’un « merveilleux pays dont les habitants sont si attachants » alors que ces mêmes habitants exterminent, de la manière qu’on vient de visionner avec effroi, des millions de leurs voisins en moins de quelques jours seulement ? Pouvait-on en 1950 parler spontanément de l’Allemagne comme d’un « merveilleux pays dont les habitants sont si attachants », au seul titre qu’on avait visité le pays en 1925 et admiré l’accueil et la piété évangélique des habitants en dépit de la crise économique à laquelle ils faisaient courageusement face ? Là visiblement quelque chose est en train d’être subtilement inversé dans l’ordre des valeurs humaines: la barbarie des habitants tente de se positionner au sommet de l’échelle éthique, tandis que la générosité/fragilité des victimes innocentes passe au bas de l’échelle. Je ne connais qu’un seul système de pensée et d’action capable d’une telle prouesse cognitive, le dogme chrétien du « péché, du pardon et de la grace ». Mais comme le dit Mr MUGABE, y-a-t-il même « péché » et donc nécessité de « pardon », lorsque des « ouvriers » consciencieux n’ont fait que prendre une initiative hygiénique et donc salutaire, consistant à nettoyer « leur maison » systématiquement infestée par des insectes appelés « cancrelats » ?

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    • Derille dit :

      Je suis très étonné de la virulence de vos propos face à mes commentaires. Mais je n’ai nulle envie d’entrer ds une polémique avec vous.Quand j’ai vécu au Rwanda, je souhaitais rencontrer des PERSONNES qu’elles soient tutsi, hutu, twa, noires, blanches, jaunes ou rouge.
      En ce qui concerne la 2è guerre mondiale, vous êtes plus au courant que moi. Pour ma part, je suis né en Allemagne à la fin de la guerre et mes parents m’ont donné un prénom juif. Et je suis tjrs là. Grâce à ces monstrueux Allemands qui ns ont accueillis. Les Allemands n’étaient pas ts d’accord avec Hitler et sa clique et bcp l’ont payé de leur vie.
      Rien n’est jamais tt blanc ou tt noir… et la haine et la colère sont mauvaises conseillères. Quel que soit le côté où on se trouve.

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