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Rwanda – Belgique : Expulsion d’un Rwandais lors de la 18ième commémoration du génocide

Publié : le 10 avril 2012 à 20:25 | Par | Catégorie: Actualité

Un Rwandais qui voulait participer à la 18ème commémoration du Génocide des Tutsi, organisée par l’Ambassade du Rwanda en Belgique s’est vu expulsé par l’organisation en raison du fait « qu’il commémore non seulement le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 mais aussi le génocide contre les Hutu ».

Boniface Rutayisire

Boniface Rutayisire

Joint par JamboNews, Boniface Rutayisire qui a fondé une association de victimes « Tubeho Twese » et un parti politique « Banyarwanda », nous a expliqué qu’il s’est rendu ce samedi 7 avril à Woluwé-Saint-Pierre, à Bruxelles, où avait lieu la commémoration autour du mémorial commémoratif destiné au Génocide rwandais. « Arrivé à la barrière de sécurité, les personnes chargées de la sécurité m’ont demandé mon identité et m’ont demandé d’attendre. Etant donné que j’attendais depuis un certain temps, la police est venue et a demandé quel était le problème et pourquoi je ne pouvais pas entrer. A ce moment  les personnes chargées de la sécurité ont répondu que je ne pouvais pas participer car je suis un opposant qui commémore les victimes Tutsi et Hutu et qui demande que justice soit faite pour les Hutu qui ont été tués par le FPR. Etant donné qu’eux [L’ambassade] ne commémore que le génocide des Tutsi, je ne pouvais donc pas participer à la commémoration ».  Il est appréhendé par la police et soumis à un interrogatoire. Ensuite la police  prend  la décision de le garder pendant 3-4h  dans un cachot à Woluwé-Saint-Pierre jusqu’à la fin de la commémoration.

Le président d’Ibuka section Belgique, Eric Rutayisire , nous a pour sa part declaré ne pas avoir de plus amples informations sur cet incident à l’heure actuelle et qu’il attend un rapport, qu’il espère, sera disponible au courant de cette semaine. JamboNews vous en tiendra informés.

Désinformation médiatique

Plusieurs médias rwandais ont relayé l’information sur cette arrestation en utilisant des titres comme : « Rwanda police arrest genocide protester » ou encore  « Belgian Police Arrests Rwandan for Genocide Negation ». Boniface Rutayisire dénonce et dément toute désinformation qui consiste à faire croire qu’il avait une quelconque intention de faire une « contre-manifestation » ou de nier le génocide.

En effet, il a déclaré à Jambonews qu’il n’avait pas de pancartes ou quelconques objets qui pourraient faire référence à une intention de manifester et n’a en aucun cas tenu des propos niant le  génocide des Tutsi.  « Je ne suis pas négationniste, j’accepte à 100% le génocide des Tutsi et j’ai combattu et combattrai quiconque tentera de le nier ou le minimiser, seulement là où je me distingue du régime est que j’estime qu’un génocide contre les Hutu a également été commis et que pour moi tous les criminels doivent être jugés, c’est pour ça que j’ai été expulsé » a-t-il insisté.

Boniface Rutayisire, qui se dit « Hutsi » c’est-à-dire, moitié Hutu, moitié Tutsi, a dit vouloir porter plainte pour utilisation de force excessive et pour discrimination.

Expulsions systématiques de Rwandais

Le cas de Boniface Rutayisire n’est pas un cas isolé. En effet, l’année passée en 2011 c’était des membres de l’ASBL Jambo, association fondatrice de JamboNews, venus commémorer qui s’étaient vu priés de quitter le lieu de commémoration, et ce sans qu’aucune raison ne soit formulée ni par l’organisation, ni par la police pour expliquer cette discrimination.

Le parti politique PDP-Imanzi, avait alors dénoncé cette pratique en estimant qu’elle ne se différenciait pas de la ségrégation ethnique qui avait lieu avant le génocide et qu’il est incompréhensible qu’une seule ethnie, celle des Tutsi puisse être la seule autorisée à  se souvenir des Rwandais qui ont péri dans le génocide de 1994. Le plus honteux, s’étaient-ils encore exprimés, c’est que ces expulsions avaient eu lieu sous les yeux de deux membres de l’ambassade du Rwanda en Belgique, qui sont au service d’un état prétendu unitaire sans qu’un seul acte de condamnation ne puisse être posé.

Rappelons qu’en 2006, le président du dit parti politique, Déogratias Mushayidi, Tutsi ayant perdu l’ensemble des membres de sa famille lors du génocide, s’était fait agresser  par un employé de l’ambassade du Rwanda à Bruxelles lors des commémorations du 7 avril 2006.  Cet employé lui avait reproché sa présence aux commémorations du 06 avril en ces termes « Comment peux-tu oser venir ici commémorer le génocide des Tutsi alors que tu étais hier à  Woluwé -Saint-Pierre aux côtés des Bahutu? »

Laure Uwase  

Jambonews.net 

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30 Commentaires à “Rwanda – Belgique : Expulsion d’un Rwandais lors de la 18ième commémoration du génocide”

  1. gakwerere dit :

    quelle réconciliation le gouvernement génocidaire de Paul Kagame scande-t-il alors qu’il est même incapable de reconnaître les morts? gute abantu bakwiyunga gouvernement idashaka ko akarengane ka bose kamenyekana ? Paul Kagame cherche à piéger les tutsi, à les faire comprendre qu’il n y a eu que les morts tutsi, comme ça ça empechera de faire connaitre les crimes commis par Kagame et ses tueurs et de montrer au public qu’en fait les hommes de Pa

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    • a dit :

      Rwanda, 1994 et seq : et les victimes hutues ?
      mercredi 18 avril 2012
      En ces temps de commémoration du génocide, on entend certains milieux de la diaspora rwandaise réclamer que les Hutus victimes des grands bouleversements qui ont secoué le Rwanda dans les années 90 soient commémorées au même titre que celles du génocide des Tutsis. Nous avons déjà traité de ce sujet, il y a quelques années lorsque nous écrivions que ce ne sont pas les mêmes morts, que celles-ci ne se valent.

      Certains s’étaient alors indignés que nous puissions discriminer entre les morts. Oui les morts ne sont pas égaux, les morts ne sont pas équivalentes. Quand un militaire meurt sur le champ de bataille, ce n’est pas la même chose que si il est tué lâchement par un jeune combattant d’une guerre sainte dans une paisible ville européenne. Et quand ce Moudjahid, ce Shebab meurt abattu par la police après avoir tué trois jeunes enfants, on ne peut pas décemment demander que toutes ces victimes soient commémorées ensemble, de la même manière même si elles sont mortes dans la même période, de la même manière, dans la même ville etc.

      On ne peut pas ne pas distinguer entre les différentes morts surtout quand on est juriste de formation comme une des personnes qui nous reprochaient – apparemment innocemment – de le faire.

      Tuer un individu de 27 ans ou son enfant de 5 ans n’est pas équivalent à moins de s’arrêter au comptage des victimes en se disant 1 mort + 1 mort = 2 morts. Si l’enfant meurt dans d’atroces souffrances, on en tient aussi compte quand on s’en souvient et quand il s’agit de châtier l’auteur du crime. Alors en ce qui concerne ces victimes hutues que l’on veut commémorer en même temps que les victimes tutsies du génocide, là aussi il faut savoir que des Hutu victimes du génocide des Tutsis existent et sont déjà commémorées et depuis 1995. L’exemple le plus évident et celui de Hutus qui ont été tués parce qu’ils ou elles défendaient ou protégeaient des Tutsi. Mais il y a aussi les enfants hutus de femmes tutsies qui ont été massacrés avec les autres membres de leur famille tutsie. Et même les femmes et les hommes politiques, les journalistes, les activistes des droits de l’homme qui sont morts parce qu’ils avaient été accusés de trahir « la cause » jusqu’au-boutiste. Ils sont commémorés en même temps que les victimes tutsi des terribles événements du printemps 1994.

      Mais nous savons bien que ce n’est pas de ceux-là qu’il s’agit dans l’esprit de ceux qui veulent commémorer « toutes les victimes ». Ils veulent que l’on commémore les victimes des forces du Front patriotique rwandais et plus généralement du régime établi par celui-ci. Pourquoi pas ? Mais pourquoi cela devrait-il être fait en même temps et au même endroit que les victimes du génocide des Tutsi ? Pourquoi ne pas s’en souvenir en expliquant bien les circonstances dans lesquelles ils ont perdu la vie ? Même s’il était un jour prouvé comme dirait notre ami « Kabone N’iyo » – que le FPR a mené une campagne d’élimination ciblée et systématique contre les Hutu au Rwanda et au Zaïre redevenu Congo, l’hommage ne serait pas mieux rendu aux victimes en les amalgamant avec les crimes commis par les Interahamwe, Pawa et autres tueurs en série, miliciens sanguinaires et/ou militaires dévoyés de l’autre camp.

      Se souvenir de toutes les victimes avec discernement – discrimination diront certains – OUI mais s’en souvenir en masse NON. Cette dernière solution est la meilleure pour banaliser ces crimes, les oublier et recommencer les mêmes erreurs pardon les mêmes horreurs.

      Sur les divers monuments aux morts érigés de par le monde, on ne mets « à tous nos morts » ou « à tous nos héros » sans préciser dans quels conflits ils ont quitté la surface de cette terre prématurément. On se souvient aussi de ceux qui sont morts de vieillesse mais pas avec et en même temps que ceux qui ont donné leur vie pour que les autres meurent dans leur lit.

      Vous êtes toujours convaincus qu’un décès causé par une balle perdue équivaut à celui d’un enfant mineur torturé à mort en raison de son ethnie ?

      NKB 17/04/2014

      La commémoration interethnique des victimes des massacres des années nonante (quatre-vingt-dix) a bien eu lieu le 14 avril dans la commune d’Ixelles à Bruxelles, elle aurait réuni une soixantaine de personnes et les deux partis qui la co-organisaient n’auraient pas été représenté comme il se devait (selon une méchante langue anonyme mais qui aurait été présente sur les lieu et qui a eu la grande gentillesse d’en faire un compte rendu assez détaillé). Un de nos lecteurs et conseillers en matières fiscales et financières nous a fait suivre ce rapport. Nous avons notamment appris que certaines personnalités qui ont commémoré à Paris l’attentat du 6 avril 1994 brillaient par leur absence 8 jours plus tard à Bruxelles.

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  2. Didier Mucyo dit :

    Il ne faut pas chaque fois faire croire que le FPR n’a tué que les hutu. A son entrée dans les régions de kibungo, Bugesera, butare et gitarama, le FPR tuait indistinctement hutu et tutsi. Son souci n’était pas du tout de ne tuer les que les hutu mais de décimer tous ceux qui pouvaient l’empêcher de disposer des espaces où les militaires constuiraient des villas ou élèveraient leurs vaches. C’est fait maintenant, les vaches et les buildings ont remplacé les humains.
    Une autre réalité qu’il faut relever, c’est que le FPR tient chaque fois à attribuer ses crimes aux tutsis rescapés du génocide sous prétexte qu’ils se seraient vengés. Un argument ridicule et insensé car non seulement les rescapés cachés par les hutus ont été assassinés avec eux par le FPR, mais aussi et surtout ceux qui ont échappé à ces nouveaux génocidaires étaient tellement épuisés par les trois mois de souffrance qu’ils n’auraient pas été à même de tuer même une mouche.
    Les hutu seraient avisés de bien cibler les vrai scélerats: Kagame et son FPR. Car les tutsi de l’intérieur eux sont contraints de se taire sans quoi le FPR les décimerait en uneseule demi- heure car tous localisés et très peu nombreux.
    Kagame n’est ni tutsi ni hutu, son ethnie, plutôt sa race, est celle des criminels.

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  3. Derille dit :

    Immensément triste….Quelle issue dans ce drame? Pour quand un retournement de situation ? Quand est-ce que mon pays, notre pays puisque certains d’entre vous ont la nationalité belge, sera informé de façon objective des agissements du FPR depuis 1990? Quand est-ce que nos autorités cesseront d’être complices de Kagamé ?Quel intérêt la Belgique a-t-elle de se comporter ainsi ? Si les 800.000 morts de 94 ne sont que Tutsi, sachant que ceux-ci représentaient environ 9% de la population intérieure, ce serait étonnant que l’APR se soit croisé les bras et n’ait pas exécuté quelques Hutus au passage. Déjà rien que le massacre des Hutus de Kibeho que les médias , vraisemblablement manipulés, ont fait passer pour des Tutsi ( je suis témoin direct de ce qui a été présenté à la télévision) aurait dû interpeller certains de nos ténors politiques et journalistes, qu’on n’entend plus d’ailleurs depuis quelques temps.
    Pour tous ceux qui veulent la Justice , le Dialogue et la Paix, voici une phrase extraite d’une chanson de Guy Béart :  » Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». Faites attention à vous.

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  4. Théoneste Rwemalika dit :

    Bonsoir Mlle Laure Uwase,

    La commémoration du génocide est un évènement très solennel et très douloureux pour les rescapés du génocide. Chaque mois d’avril, la vie ordinaire s’arrête pour tous, surtout les rescapés, obligés de replonger dans les horreurs du passé. Vous imaginez donc que dans de telles circonstances, personne n’a vraiment de cœur à s’amuser avec un hurluberlu révisionniste comme Boniface Rutayisire !

    A lire votre article, on pourrait même croire que Boniface Rutayisire est un « politicien » comme les autres, dont les droits légitimes auraient été bafoués. J’espère que vous n’ignorez pas, chère amie, que cet individu, dérangé mentalement, est même la risée de l’opposition. Je vous rappelle que Boniface Rutayisire est le Président-fondateur de « Tubeho Twese », une association imaginaire dont il est le seul membre ; il est Président-fondateur de « Banyarwanda », un parti politique imaginaire dont il est aussi le seul membre ; il est promoteur de « hutsi », ethnie imaginaire dont il est également seul membre ; il s’est déclaré «Candidat-Président après la chute du FPR », position imaginaire dont il est et restera le seul à occuper !

    Boniface Rutayisire, alias « Lu pour vous », vit tellement dans un monde imaginaire qu’il éprouve même le besoin de s’inventer une demi-douzaine d’interlocuteurs sur le net, avec lesquels il peut allègrement engager conversation !

    Chère Laure, de ce qui précède, pensez-vous vraiment qu’un tel individu, par ailleurs révisionniste, avait vraiment sa place dans un moment de recueillement aussi douloureux que la commémoration du génocide ?

    Quant à l’expulsion de l’équipe de Jambonews lors de la 17ème commémoration à Bruxelles, je la regrette mais elle ne me choque pas. Il est vrai que Ruhumuza Mbonyumutwa n’est pas un hurluberlu mais un journaliste sérieux qui fait tant bien que mal son métier. Cependant, il est vrai aussi que ses thèses révisionnistes ne plaident pas en faveur de sa présence dans un évènement aussi pénible que la commémoration du génocide. En revanche, pour moi, il serait parfaitement le bienvenu dans une conférence ou un colloque sur le génocide, évènement dans lequel l’émotion n’est pas maitresse des débats.

    Bonne soirée.

    Rwemalika Théoneste

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    • marie umukunzi dit :

      @ théoneste Rwemalika: Cher monsieur, j’aurai une question simple à vous poser. Pensez vous que pendant ces commémorations qui je vous l’accorderai correspondent à une période difficile pour tout le peuple rwandais, on peut commémorer toutes les victimes ?

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  5. liberdad dit :

    désinformation, c’est le moins qu’on puisse dire parce que Igihe .com a publié un article sur boniface rutayisire en affirmant que ce monsieur avait été arrété pour négationnisme du génocide rwandais.

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  6. KABALISA dit :

    uyu musore nyina yishwe n’interahamwe kubera yari umututsikazi, naho ise yicwa n’inkotanyi kuberako yari umuhutu. SO NJYE NDUMVA BAGOMBYE KUMUREKA AKIBUKA ABE BOSE YICIWE NUBWOKO BWOMBI. KUVUGAKO FPR YATSEMBYE ABAHUTU NTIBIVUGAKO HATABAYE ITSEMBABATUTSI, AHUBWO FPR IFITE UBWOBA KO JENOSIDE YAKOREYE ABAHUTU NIYEMEZWA KUMUGARAGARO ABAYOBOZI N’ABAMBARI BA FPR NABO BAZAHIGWA BUKWARE NKUKO INTERAHAMWE ZIRIMO ZIHGWA BUKWARE KANDI AMAHEREZO ABAJENOSIDERI BOSE( HUTU TUTSI BAZAFATWA MPIRI, BITINDE BITEBUKE BAZACIBWA IMANZA AMARASO Y’UMUHUTU N’AYUMUTUTSI YOSE NI AMARASO)

    NJYE NDI UMUROKOKE W’ITSEMBABAHUTU FPR INKOTANYI YAKOREYE ABAHUTU MUMAJYARUGURU Y’URWANDA MUGIHE CY’IMYAKA 4 YOSE( 1997 -2001) FPR YARAZAGA IWACU IKAHAGOTA IGATWIKA AMAZU ABANDI IKABAHURIZA MURI STADE MUBYO YITAGA SONGAMANO YARANGIZA IKABARASA NAROKOTSE ARUKO NIHISHE MUNTUMBI BAGIRANGO NAPFUYE, FPR YICAGA AMANYWA NIJORO IKARASA TOUT CE QUI BOUGEAIT, A CHAQUE MINUTE J’ATTENDAIS MA MORT, A CHAQUE SECONDE J’ATTANDAIS QU’UNE BALLE ME TRAVERSE, J’AI VU MA REGION DEVENIR COMPLETEMENT INHABITE, RUCAGU DISAIT QUE LE NORD DU RWANDA DEVAIT ETRE UN CHAMPS A TABAC COMME L’AVAIT PREDIT UN CERTAIN MAGAYANE, PASTEUR BIZIMUNGU DISAIT QUE LES HUTUS S’ACROCHENT A LA PEAU ALORS QUE LA VACHE A ETE MANGE DEPUIS. DONC, DANS LA LOGIQUE DU FPR AUCUN HUTU NE DEVAIT SURVIVRE AU NORD DU RWANDA PUISQUE MÊME UN PROPHÈTE DU NOM DE MAGAYANE L’AURAIT PROPHÉTISE. LE FRPR ENFERMAIT LES GENS DANS LES MAISONS ET IL Y’ METTAIT LE FEU, EN ETE 2008 ON NE VOYAIT QUE DU FEU ET DU FUME DANS LE NORD DU RWANDA, LE FPR POUR ENCORE MIEUX ENFONCER LE CLOU AVAIT DÉTRUIT TOUTES LES PLANTES VIVRIÈRES POUR QUE LES HUTUS QUI ÉCHAPPAIENT AU GENOCIDE SOIENT MORT DE FAIM ET DE FAMINE.

    JE N’AI PAS BESOIN DU POUVOIR DE KAGAME CAR JE HAIES LA POLITIQUE MAIS IL FAUT QUE KAGAME ET CONSORT ARRETENT DE DIRE QU’IL Y A EU SEULEMENT UN SEUL GÉNOCIDE, J’AI VU LES HÉLICOPTÈRES ET LES CHARS VENU D’AFRIQUE DU SUD NOUS BOMBARDER CES CHARS BLENDES ON LES SURNOMMAIT LES IBIFARO OU BIEN NTAKAVUYO

    JE NE POURRAI JAMAIS OUBLIER COMMENT LES SOLDATS TUTSI DU FPR ME POURCHASSAIENT COMME SI J’ÉTAIS UN GIBIER QU’IL FALLAIT ABSOLUMENT ABATTRE ET CE ALORS QUE JE N’ ÉTAIS QU’UN GAMIN . AYANT MAINTENANT GRANDI, MÊME MES ENFANTS JE LEUR APPRENDRAI CE QUE LES GÉNOCIDAIRES DU FPR N M’ONT FAIT

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    • kawera dit :

      Si tu vas apprendre l’histoire a ton enfant, tache de ne pas oublier de commencer par le commencement. Que tu n’oublies pas de dire comment les Hutu ont tue les tutsi depuis 1959, 1963, 1973, 1991, 1992, 1994. Que tu n’oublies pas de leur dire que tous ceux innocents avaient le suel crime d’etre tutsi.

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  7. mugabo dit :

    KURI RWEMALIKA THEONESTE!

    UZAKOMEZA KUBA IGIKORESHO KUGEZA RYARI! ESE WOWE UBWAWE IYO UTEKEREJE WUMVA URIHO!
    NJYE MBONA URIHO ARIKO UTARIHO NK`UMUNTU AHUBWO NK`UMUYOBORO (TUYAU) ,LETA YA KAGAME INYUZAMO IBYO YIFUZA GUKORESHA IKANDAGIRA ABO YIFUZA!
    BIRUMVIKANA KO KWISUBIRAHO BITAGUSHOBOKERA KUKO BIBA KUBANTU BARIHO ,BATEKEREZA.
    WABWIRA ABANYARWANDA INYUNGU UFITE MU GUSEBYA ABATABONA IBINTU KIMWE NA LETA YA KAGAME ,WISHE ABAHUTU AKABIHAKANA,NDETSE AGASHISHIKARIZA N`ABANDI KUBIHAKANA!ESE BURIYA ARI KAGAME NA VICTOIRE NINDE MUHAKANYI?
    KO VICTIRE YEMERA GENOCIDE YAKOREWE ABATUTSI,NAHO KAGAME N`ABAMBARI BE BAKAVUGA KO IMPUNZI ZICIWE ZAYIRE ZIYAHUYE!
    BIRUMVIKANA NABYO NTIWABISHOBORA KUKO IGIKORESHO NTA GUTEKEREZA KIGIRA,GIKORA IBYO BAGIKORESHEJE!
    ESE IYO MWISUZUMYE,MUSANGA ITANGAZAMAKURU UKORERA ,RYABA RITANDUKANYE NA RTLM YA KERA!
    NABYO UBANZA MUTABISHOBORA KUKO ABABAKORESHA BAMAZE KUBAHUMA AMASO!

    NARI NGIYE KUKUBWIRA NGO WISUZUME UREBE KO WABA URI MUZIMA,CYANGWA WUBAKA ABANYARWANDA,ARIKO NIBUTSE KO NA BYO UTABIKORA KUKO UKORA GUSA IBYO ABAGUKORESHA BAGUTUMYE!

    NONE SE IYO WISUZUMYE ,USANGA NIBAGUTUMA KWICA ABANYARWANDA UZABYANGA! IBYO BYO NTIWABYANGA!

    MURI MAKE IBYO UKORA,NAKO UKORESHWA,NTA NA KIMWE CYUBAKA ABANYARWANDA,AHUBWO USHAKA GUKOMEZA KWANGANISHA ABANYARWANDA ,KANDI NZIKO IMANA,ITAKWEMERERA,UZAHANWA NK`ABANDI BAGOME! WASANGA IBI MVUZE NABYO URIBUBYITE INGENGABITEKEREZO CYANGWA GUPFOBYA GENOCIDE NK`UKO UBIMENYEREYE!

    IYO UBA UKORA IBYO WITEKEREREJE,MBA NKUBWIYE NGO UZAGANIRE NA BA BOSS BAWE KO UKURI GUKOMERETSA ABAGIRANABI NDETSE N`ABANYABINYOMA,ARIKO MFITE IMPUNGENGE KO UTABIKORA KUKO UKORA IBYO UTEGETSWE NABO GUSA!
    KOMERA RERO,KANDI IMANA IKUGIRIRE UBUNTU!

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  8. mugabo dit :

    à toi sieur RWEMALIKA THEONESTE

    Il n’y a plus de doute que le Sieur Olivier Nduhungirehe, alias Théoneste Rwemalika, n’est rien d’autre qu’un agent au service du FPR, payé pour détourner l’attention des forumistes dans des discussions sans issue.

    Jusqu’à ce jour, il a accompli ce travail à la perfection puisqu’il est parvenu à entraîner certains forumistes comme Joseph Ndahimana et Léopold Munyakazi dans les débats qui, une fois sur le point d’être conclu, resurgissent comme des champignons après une nouvelle pluie.

    Cela rappelle la stratégie utilisée par Museveni le 5 Avril 1994 à Dar Es Salam en Tanzanie, lorsqu’il faisait traîner les discussions en longueur afin de permettre à ses boys d’accomplir la salle besogne de descendre, sous le couvert de la nuit, celui qui était alors président de la république rwandaise, Juvénal Habyarimana.

    Un conseil d’ami aux forumistes : Ignorez désormais les messages de cette taupe du FPR, soit en les renvoyant directement dans la poubelle, soit en les marquant comme spams afin qu’ils n’apparaissent plus dans votre boite email. Et s’il change de nom, on changera de stratégie.

    UZAKOMEZA KUBA IGIKORESHO KUGEZA RYARI! ESE WOWE UBWAWE IYO UTEKEREJE WUMVA URIHO!
    NJYE MBONA URIHO ARIKO UTARIHO NK`UMUNTU AHUBWO NK`UMUYOBORO (TUYAU) ,LETA YA KAGAME INYUZAMO IBYO YIFUZA GUKORESHA IKANDAGIRA ABO YIFUZA!
    BIRUMVIKANA KO KWISUBIRAHO BITAGUSHOBOKERA KUKO BIBA KUBANTU BARIHO ,BATEKEREZA.
    WABWIRA ABANYARWANDA INYUNGU UFITE MU GUSEBYA ABATABONA IBINTU KIMWE NA LETA YA KAGAME ,WISHE ABAHUTU AKABIHAKANA,NDETSE AGASHISHIKARIZA N`ABANDI KUBIHAKANA!ESE BURIYA ARI KAGAME NA VICTOIRE NINDE MUHAKANYI?
    KO VICTIRE YEMERA GENOCIDE YAKOREWE ABATUTSI,NAHO KAGAME N`ABAMBARI BE BAKAVUGA KO IMPUNZI ZICIWE ZAYIRE ZIYAHUYE!
    BIRUMVIKANA NABYO NTIWABISHOBORA KUKO IGIKORESHO NTA GUTEKEREZA KIGIRA,GIKORA IBYO BAGIKORESHEJE!
    ESE IYO MWISUZUMYE,MUSANGA ITANGAZAMAKURU UKORERA ,RYABA RITANDUKANYE NA RTLM YA KERA!
    NABYO UBANZA MUTABISHOBORA KUKO ABABAKORESHA BAMAZE KUBAHUMA AMASO!

    NARI NGIYE KUKUBWIRA NGO WISUZUME UREBE KO WABA URI MUZIMA,CYANGWA WUBAKA ABANYARWANDA,ARIKO NIBUTSE KO NA BYO UTABIKORA KUKO UKORA GUSA IBYO ABAGUKORESHA BAGUTUMYE!

    NONE SE IYO WISUZUMYE ,USANGA NIBAGUTUMA KWICA ABANYARWANDA UZABYANGA! IBYO BYO NTIWABYANGA!

    MURI MAKE IBYO UKORA,NAKO UKORESHWA,NTA NA KIMWE CYUBAKA ABANYARWANDA,AHUBWO USHAKA GUKOMEZA KWANGANISHA ABANYARWANDA ,KANDI NZIKO IMANA,ITAKWEMERERA,UZAHANWA NK`ABANDI BAGOME! WASANGA IBI MVUZE NABYO URIBUBYITE INGENGABITEKEREZO CYANGWA GUPFOBYA GENOCIDE NK`UKO UBIMENYEREYE!

    IYO UBA UKORA IBYO WITEKEREREJE,MBA NKUBWIYE NGO UZAGANIRE NA BA BOSS BAWE KO UKURI GUKOMERETSA ABAGIRANABI NDETSE N`ABANYABINYOMA,ARIKO MFITE IMPUNGENGE KO UTABIKORA KUKO UKORA IBYO UTEGETSWE NABO GUSA!
    KOMERA RERO,KANDI IMANA IKUGIRIRE UBUNTU!

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  9. olivier dit :

    Ça c’est ce qu’on appelle la désinformation pure et simple. À lire cet article on croirait que c’est un politicien…! Svp lisez bien les autres journaux belges. Ce messieur est un négationiste/révisioniste. À propos FPR nous à sauvé alors que on nous avez condamné au génocide. Vive le FPR, Vive tous ceux qui se sont sacrifié pour que nous soyons sauvé

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    • Steven dit :

      Olivier, Qu’est-ce qu’un négationniste/révisionniste?
      Est-il un rwandais qui dénonce les massacres du FPR contre le HUTU rwandais?

      Si c’est le cas, un Hutu congolais ou un congolais d’autre ethnie qui dénonce les massacres du FPR au Congo, comment allez-vous l’appeler?

      Pour ton information, frère Olivier, le FPR pourra bien échapper aux crimes de génocide commis par son armée au Rwanda – chose impossible aujourd’hui, mais il ne s’en sortira pas avec ces commis au Congo. Car au Congo, on le s’ai bien, le FDLR=FPR et bien avant FDLR, le FPR massacré les Congolais, car ces militaires parlais un Swahili propre no Kihuni qui est parlé au Congo, alors que les NTerahamwe parlent un Swahili rwandaponisé.

      Et quand le FPR massacraient les congolais, au début, ils pourchassaient que des Congolais de l’ethnie Hutu. Un hutu congolais n’a rien des différences avec un Hutu Rwandais. Chez nous au Congo, on les assimilés toujours à des rwandaphonnes car ils viennent tous du Rwanda. Donc, LE FPR A MASSACRE DE HUTU, et par conséquent le FPR est une bande des génocidaires comme John Rutaganda (président de Nterahamwe et un Tutsi), Jack Nziza et Paul Kagome.

      Et tu sais quoi, la même pétasse (C.à dire celui qui aime l’argent –Américain) a conduit le FPR dans les crimes, et c’est la même pétasse qui va le conduire devant la justice. Et là, mon frère Olivier, le mot négationniste/révisionniste appartiendra à celui qui niera ce revirement de l’histoire.

      Vive la Justice et le revirement de la situation aujourd’hui.

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  10. uwamahoro dit :

    Rwemalika Théoneste,

    A lire votre commentaire, il semblerait que vous confirmez qu’il existe bel et bien une politique qui consiste à discriminer les survivants du drame qui a eu lieu dans notre chère patrie. Certains auraient donc le « pouvoir » de décider qui peut commémorer ou non, et ce sur base de critères comme les traits de caractères, la personalité d’une personne…

    Certains auraient donc le monopole de la commémoration et du statut de rescapé? Ceux qui ne commémorent QUE le génocide des tutsis sont des rescapés et ont perdu les leurs, et les autres n’ont pas le droit de commémorer?

    Alors, vous parlez du « révisionnisme ». Si je ne m’abuse, la définition du mot « révisionnisme » est bien, en analogie avec celle qui correspond à celle de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, la remise en cause de certains aspects de l’histoire par la négation, la minimisation ou la contestation de certains éléments du génocide. Dans ce cas-ci il s’agirait donc du génocide des Tutsi. Dans les propos émis par Boniface Rutayisire, ou encore par Ruhumuza Mbonyumutwa, pouvez vous me dire quand est-ce qu’ils ont remis en cause, contester ou minimiser le génocide des tutsi?

    Question que je me pose: est-ce le fait de dire qu’un génocide contre les hutu a également été commis, qui rend une personne révisionniste, négationiste ou divisioniste? A ce propos n’oublions pas l’extrait suivant du Mapping Report de l’ONU:

    « 28. La question de savoir si les nombreux graves actes de violence commis à l’encontre des Hutu (réfugiés et autres) constituent des crimes de génocide a soulevé de nombreux commentaires et demeure irrésolue jusqu’à présent. De fait, elle ne pourra être tranchée que par une décision judiciaire basée sur une preuve ne laissant subsister aucun doute raisonnable. À deux reprises, en 1997 et en 1998, des rapports de l’Organisation des Nations Unies ont examiné s’il existait ou non des crimes de génocide commis à l’encontre des Hutu réfugiés et autres réfugiés au Zaïre devenu la RDC. Dans les deux cas, les rapports ont conclu qu’il existait des éléments qui pouvaient indiquer qu’un génocide avait été commis mais, au vu du manque d’informations, les équipes d’enquête n’ont pas été en mesure de répondre à la question et ont demandé qu’une enquête plus approfondie soit menée[1]. Le Projet Mapping s’est également penché sur cette question, conformément à son mandat et en a tiré les conclusions suivantes.

    29. Au moment des incidents couverts par le présent rapport, la population hutu au Zaïre, y compris les réfugiés venus du Rwanda, constituait un groupe ethnique au sens de la Convention susmentionnée. Plusieurs incidents répertoriés semblent confirmer que les multiples attaques visaient les membres du groupe ethnique hutu comme tel, et non pas seulement les criminels responsables du génocide commis en 1994 à l’égard des Tutsi au Rwanda et qu’aucun effort n’avait été fait par l’AFDL/APR pour distinguer entre les Hutu membres des ex-FAR et les Hutu civils, réfugiés ou non.

    30. L’intention de détruire un groupe en partie est suffisante pour constituer un crime de génocide et les tribunaux internationaux ont confirmé que la destruction d’un groupe peut être limitée à une zone géographique particulière[2]

    31. L’ampleur des crimes et le nombre important de victimes, probablement plusieurs dizaines de milliers, toutes nationalités confondues, sont démontrés par les nombreux incidents répertoriés dans le rapport (104 incidents). L’usage extensif d’armes blanches (principalement des marteaux) et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre ou assimilables à des dommages collatéraux[4]. De nombreuses atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ont été également commises, avec un nombre très élevé de Hutu blessés par balle, violés, brûlés ou battus. La nature systématique, méthodologique et préméditée des attaques répertoriées contre les Hutu ressort également: ces attaques se sont déroulées dans chaque localité où des réfugiés ont été dépistés par l’AFDL/APR sur une très vaste étendue du territoire[6]. La poursuite a duré des mois, et à l’occasion, l’aide humanitaire qui leur était destinée a été sciemment bloquée, notamment en province Orientale, les privant ainsi d’éléments indispensables à leur survie[7]

    32. Il est à noter cependant que certains éléments pourraient faire hésiter un tribunal à conclure à l’existence d’un plan génocidaire, comme le fait qu’à partir du 15 novembre 1996 plusieurs dizaines de milliers de réfugiés hutu rwandais, dont de nombreux survivants d’attaques précédentes, ont été rapatriés au Rwanda avec le concours des autorités de l’AFDL/APR et que des centaines de milliers de réfugiés hutu rwandais ont pu rentrer au Rwanda avec l’assentiment des autorités rwandaises. Si en général les tueries n’ont pas épargné les femmes et les enfants, on notera qu’à certains endroits, particulièrement au début de la première guerre en 1996, des femmes et des enfants hutu ont été effectivement séparés des hommes, qui seuls furent tués par la suite[8]

    33. Toutefois, ni le fait de ne cibler que les hommes dans les massacres[9] , ni celui de permettre à une partie du groupe de quitter le pays ou même de faciliter leurs déplacements pour différentes raisons ne permettent en soi d’écarter totalement l’intention de certaines personnes de détruire en partie un groupe ethnique comme tel et ainsi de commettre un crime de génocide. Il appartiendra à un tribunal compétent d’en décider. »

    Où ira-t-on si on va même jusqu’à discriminer les survivants du drame rwandais?

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    • observateur dit :

      @uwamahoro

      Je me permet de répondre à sa place, car j’épouse une partie de l’argumentaire qu’il développe.
      J’apprécie votre démarche et vos questions, et me sens assez proche de vous pour vous écrire en toute cordialité.

      vous posez les questions suivantes:

      1. « Dans les propos émis par Boniface Rutayisire, ou encore par Ruhumuza Mbonyumutwa, pouvez vous me dire quand est-ce qu’ils ont remis en cause, contester ou minimiser le génocide des tutsi? »

      Je me prononcerai sur le cas de Mr Rutayisire, étant mal placé pour juger les écrit de Mr Mbonyumutwa.
      Rutayisire revendique le fait de pouvoir commémorer toutes les victimes.
      Cela reviens à dire ainsi qu’à reconnaitre qu’elles ont tous subit le même sort. Hors la commémoration du génocide contre les tutsi, vise à souligner le caractère particulier de leur mort. elles furent victimes au nom de leur essence. De ce qu’elles étaient. Hors comme le souligne les extrait du mapping repport que vous présentez, il n’est pour le moment pas démontré que des civils hutu furent tuées pour leur essence. Et quand bien même cela serait le cas, il sera très difficile de démontrer que des civils hutu furent massacré par d’autres civils tutsi, twa, ou etrangers parce qu’elles étaient né hutu. A defaut de quoi, mettre en parallèle ces victimes, reviens à éluder par une mise en abyme, la singularité du génocide contre les tutsi.

      2. « Certains auraient donc le monopole de la commémoration et du statut de rescapé? Ceux qui ne commémorent QUE le génocide des tutsis sont des rescapés et ont perdu les leurs, et les autres n’ont pas le droit de commémorer? »

      Personne n’a le monopole de la commémoration et du statut de rescapé. En effet toute personne persécuté durant le génocide, ou durant tout autre évènement ayant pu porter atteinte à sa vie est par définition rescapé.
      Ceux qui commémorent le génocide contre les tutsi ne sont pas des rescapés uniquement. En effet, par définition un génocide est un crime contre l’humanité, le plus grave d’ailleurs. Ainsi, commémore toute personne qui se sent endeuillé par cet évènement, et qui souhaite que cela ne se reproduise jamais.

      Il est faux de dire que les autres n’ont pas le droit de commémorer. Les autres n’ont simplement pas le droit de relativiser la commémoration du génocide contre les tutsi. En effet, libre à toute personne de commémorer ses mort, mais commémorer les morts hutus, en insinuant que les hutus sont mort pour ce qu’il étaient, est à cette heure au mieux prématuré, au pire déplacé voir négationniste.

      Ainsi la décence impose, de ne pas revisiter l’histoire en amateur, ni relativiser la singulière histoire de génocide. Si un hutu rescapé souhaite commémorer ses morts au nom des hutus, il devra préalablement démontré qu’il y’a eu un génocide hutu, ce qui pour l’heure n’est pas le cas. J’ajoute que la commémoration du génocide appartenant de facto à toute l’humanité, il peut pour le moment se reconnaître dans le génocide contre les tutsi, car ce génocide a fait des victimes collateralles hutus qui sont reconnu dans le cadre des commémorations.

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  11. Together as one dit :

    Le 07.04 ,ici en Belgique on commémoré « Le génocide Rwandais officiellement » non « le génocide Tutsi « .
    il faut poser une question ferme à l’état Belge : Est ce que le peuple Hutu est Rwandais ou pas ?

    Trop c’est trop car les tutsi n’ont pas le droit de parler au nom de tout les Rwandais ,sachant qu’au Rwanda on est trois peuples respectifs (Hutu ,tutsi et Twa ) .Abishyira hejuru nka kaguru kambaye ubusa baribeshya cyane ,kandi amaherezo yabo ni mabi cyane !

    Rutayisire Bonniface ,tu es un héros parmi tant d’autre ,à savoir :Victoire Ingabire Umuhoza,Déo Mushaidi ,Bernard Ntaganda …………………………………………………………………………….
    Tenez bon ,Notre détermination est notre Victoire
    Un jour ,il fera jour dans notre Pays « Le Rwanda « .

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  12. Mandaïla Zinica dit :

    Ariko abantu mugita igihe musubiza amahomvu yandikwa nuriya mwene NDUHUNGIREHE, mubona ko umuntu banyujije eau de javel mubwonko bwe harikindi kintu kizima mwamutegho ! Yamaze guhaga ibisigarizwa byamakotanyi asize amaraso yinzirakarengane none nabonye agiye gusandara kubera ibinure byinshi. Asigaye ameze nka ballon yuzuyemo umwuka ariko nayo itashobora guterwamo umupira kuko yahita iturika ! Akaga karagwira koko !

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  13. jean kageyo dit :

    Permettez-moi aussi de réagir à cet article
    Tout d’abord, je respecte RUTAYISIRE Boniface en tant qu’être humain et en tant que Rwandais, mais je crois qu’il doit reconnaître son appartenance ethnique hutu (si du moins lui croit aux ethnie, moi je n’y attache aucune importance, plutôt je privilégie le fait d’être Rwandais). En effet, son père étant hutu, Rutayisire l’est aussi. Sociologiquement parlant, le Rwanda est un régime patrimonial.
    Le terme Hutsi est donc une invention de RUTAYISIRE et certaines personnes qui ont développé un certain complexe ethnique, conséquence de cet attachement trop poussé à l’ethnisme.
    Moi j’approuve entièrement l’arrestation de RUTAYISIRE, moi j’irai même plus loin en souhaitant un procès et une peine d’emprisonnement pour lui.
    Parlant du « supposé Génocide des Hutu » ou des « tueries des Hutu » par le FPR, je dirai tout simplement ceci :
    L’APR était en guerre contre les ex-FAR, il y a des victimes, peut-être innocentes même, mais de chaque ethnie et de deux côtés. Les balles ne choisissent pas des cibles, et ne connaissent pas des ethnies. Les ex-FAR n’avaient pas des bras croisées pour assister à des tueries par le FPR.
    Si des individus incontrôlés ont pu commettre des bavures, ils existent des lois qui s’y appliquent. Encore une fois, c’est de deux côtés. APR comme ex-FAR.
    En conclusion, le monde entier a reconnu le GÉNOCIDE DES TUTSI commis par les Interahamwe et ex-FAR avec l’appui du Gouvernement Rwandais de l’époque. C’est une réalité inamovible
    Des paroles et des écrits mensongers ou des cris comme ceux de RUTAYISIRE n’y changeront rien. Rappelez-vous, récemment, il y a eu une riche propagande et des fausses informations sur qui a tiré sur l’avion de l’ancien président du Rwanda, et même on a utilisé un juge Français, qui sans aucune preuve matérielle, sans s’être rendu sur le lieu du crime, a lancé des mandats d’arrêt aux « supposés » responsables de l’abattage de son avion. Mais comme dit un adage populaire « Ikinyoma kiririrwa ntikira » le mensonge peut durer une journée mais pas une nuit, c’est un autre juge Français, qui cette fois-là avec des preuves à l’appui, vient de rétablir la réalité selon laquelle cet avion a été abattu par des missiles tirés à partir de son propre camp de Kanombe, donc par les SIENS

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  14. observateur dit :

    @tous

    Lecteur assidu de votre site internet, je me permet d’interpeller la communauté rwandaise de vos lecteurs sur les dangers d’une confusion qu’il est facile de commettre en cette période de commémoration et dont les effets portent un préjudice au futur de notre pays.

    J’ai souhaité vous partager mon opinion car je pense que votre site qui répond à une demande légitime d’information et d’analyse sur les nouvelles de la région des grands lacs, permet parfois la prolifération de propos dangereux et dont je voudrais ici exposé les raisons.

    Je veux ici traité, de la confusion entre d’une part la commémoration du génocide contre les civils tutsis qui s’est produit au Rwanda en avril-juillet 1994 et d’autre part la revendication de pouvoir commémorer toutes les victimes.

    Cette dernière revendication, reviens à demander à la communauté internationale et au Rwanda en particulier de reconnaître que les victimes de la tragédie qui a endeuillé le Rwanda et le monde furent aussi bien tutsi, hutus, twa, ou étrangers se trouvant dans la région au moment des faits.

    Cette revendication est l’évidence dans le fait que les victimes ne furent pas uniquement tusti…
    Mais une telle revendication est malheureusement en opposition direct avec l’objet de la commémoration du génocide contre les tustis.

    Pourquoi?

    Car l’objet de cette commémoration est de se rappeler qu’au Rwanda, des CIVILS ont massacré d’autres civils pour la simple raison qu’elles étaient né tutsi. Leur mort fut donc du à leur essence, à ce qu’elles sont, état innée qu’elles ne pouvaient changé. C’est en ce sens que l’on parle de génocide, que l’on commémore pour ne plus jamais revivre cela.

    Les autres victimes sont elles pour autant à oublier?

    Bien sur que non. Chaque individu dans le drame rwandais a connu son lot de souffrance, et chacun a le droit et meme le devoir de commémorer ses proches disparus.

    Alors pourquoi ne pas le faire officiellement tous ensemble, au nom de toutes les victimes?

    Cela ne peut se faire au nom de toutes les victimes, car cela reviendrais à relativiser la singularité du crime qui fut commis contre les tusti au Rwanda. En effet, on ne peut nier, que durant les mois d’avril, mai, juin, et juillet, au Rwanda, des Hommes sont mort pour ce qu’ils étaient, dans une folie meurtrière qui avait pour objectif d’éradiquer cette population.
    Adjoindre à cet évènement, d’autres victimes amènerait à penser que l’ensemble de ces victimes sont mortes pour les même raisons. Et on commémorerait alors, le drame rwandais en souhaitant qu’il n’y ait plus jamais de rébellion qui attaque le pays, car au fond c’est le dénominateur commun de toutes ces victimes.
    Cette commémoration ne seraient dès lors plus singulière, dans le sens où elle appartiendrais plus à l’ensemble de l’humanité, car c’est « l’être même l’homme » que l’on a voulu éradiquer durant le génocide.

    Ainsi plus particulièrement, dire ou écrire, que des hutus ont subbit le même sort seraient au mieux prématuré , au pire déplacé voir négationniste.

    Pourquoi?

    Il n’est pour le moment pas démontré que des CIVILS tutsis aient massacré en masse des civils hutus pour la simple raison qu’elles étaient né hutus. Les massacres qui ont été commis contre d’autres ethnie au rwanda, furent différentes dans leur nature.

    Si il existent des personnes qui ne se reconnaissent pas dans le génocide contre les tutsis ( qui je le rappelle ne veux pas dire que seule des tustis sont mort) et qui souhaitent souligner que des hutus sont mort à travers des crimes contre l’humanité et qui donc nécessite commémoration. Elles devraient d’abord consacrer leurs efforts au nom des victimes, à établir le caractère particulier qui a conduit aux massacres de ces dernières. C’est sur la définition de cette nature qu’il faut plutôt consacrer les efforts, si elles veulent etre un jour reconnu par la communauté internationale.

    Pour le reste, des initiatives à titre privé ou public qui commémore la mémoire des proches disparu, sans relativiser de quelque manière que ce soit la singularité du génocide contre les tutsi aux rwanda, me semble bienvenu car répondant visiblement à une demande.

    Je conclurais par l’observation que des propos (PROPOS par opposition à un discours construit argumenté et nuancé) revisionistes sont dangeureux.

    Pourquoi?

    L’histoire du rwanda est complexe, des assassins sont en liberté et ce des deux côtés, et les sensibilités sont à fleur de peau. C’est par un travail d’historien qu’il convient de contester la version officiel de l’histoire.
    Tenir des propos au mieux peu documenté au pire erronée, conduit à désinformer les lecteurs et propager des rumeurs. Donnant le sentiment qu’il existe une immense injustice, mais qui curieusement ne fait l’objet d’aucun travail faisant autorité.

    Hors notre jeunesse, doit dépasser ces enjeux, car ils appartiennent au passée et il n’appartiendrons à notre futur qu’une fois que le temps aura fait son oeuvre. La priorité, n’est donc pas de polémiquer sur le sort hutu, sort imaginaire qui plus est car il n’existe à mon sens aucun dénominateur commun au sein de cette catégorie.

    La priorité pour notre jeunesse est d’être dans la proposition, hors proposer suppose prendre en compte ce qui existe et adjoindre une alternative plausible pour le bien de notre pays.

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    • Xtre Kabahungu dit :

      Return to Hell
      by Nick Gordon
      Excerpt from Sunday Express, April 21, 1996

      http://africannewsanalysis.blogspot.com/2007/03/return-to-hell-by-nick-gordon.html

      The regime that slaughtered a million people was destroyed in 1994, but the nightmare didn’t end. With the Hutus beaten, the Tutsis are exacting revenge. Nick Gordon revisits the killing fields of Rwanda

      RETURN TO HELL

      It could, I suppose, be compared to eating a picnic outside Auschwitz. For a start we are not meant to be here. This is the Mutara, the forbidden zone of Rwanda – a desolate and treeless former game reserve in north-east of this homicidal little country that is off-limits to anyone but the army. Anyway, Mutara or not, the photographer and I are sitting in a hired car in the only lay-by in Rwanda, tearing a baton of bread to shreds and trying not to be too conspicuous as we observe the buildings on the hill half a mile away.

      The three primitive one-story barrack blocks, one with its roof being repaired, are basic shelters for the men at the Gabiro army camp. It all looks devastatingly innocent, a complex that may be an affront to the classic rolling African skyline, but no more than that.

      There are no tell-tale chimneys, no railway lines leading into the restricted area. Indeed, as I munch my bread and wait for the photographer to snatch his picture, it is hard to believe that this dot on the map is an extermination camp.

      But then belief, cognition, awakening to evil, call it what you will, has never come easily in Rwanda. Two years ago, the Hutu-led genocide of the Tutsi tribe reached an unimaginably grisly climax. Up to a million people were hacked, kicked, stoned, grenaded, even skewered to death.

      When peace came, with the murderers out of the country or in prison and a Tutsi-led government in control embracing all ethnic groups, who would have thought that there would be any appetite for further slaughter in Rwanda?

      But appetite there is – with one profound difference. It is not the Tutsis who are being hunted down. The minority who were once their countrymen’s prey are now themselves the remorseless hunters.

      What goes on inside Gabiro is truly revolting, and it is not an isolated example. All over the country since the new government took control, Hutus have been killed in Their thousands. Granted, the numbers do not yet approach the 1994 slaughter. But, according to former members of the new government, a figure of 100,000 men, women and children killed would not be an exaggeration.

      This being Africa, we are not talking about a high-tech way of death courtesy of Zyklon-B gas canisters. The death that is dealt out in the Gabiro camp and elsewhere is a makeshift Third Word version where the victim is held down and has his skull dented by a hammer…

      Pierre N is a frightened man. THis 25-year-old Hutu is telling me about the nine months he spent as a soldier in the Rwandan Patriotic Army (RPA), the former rebel force. Its commander, General Paul Kagame, is now Rwanda’s Vice-President, Minister of Defense and self-styled « Protector » – a Tutsi version of Oliver Cromwell.
      « I didn’t want to join either the government army or the rebels, » Pierre tells me at a secret rendezvous. « During the genocide I hid. I detest war. I was a medical student in my second year at university when the genocide began.

      « I had nothing to do with the interahamwe death squads, or the Hutu militia, or the CDR (the old Hutu government’s thuggish redshirts). But because I was learning medecine, I was told I had no choice. »
      He hands me a piece of paper, a certificate which shows he is a private in the RPA. It gives his name, rank and number.

      I was based in Kigali (the capital of Rwanda). Soldiers kept coming up to me and asking me for a sick note. They were not wounded, or even ill with malaria. They just wanted an excuse, anything to get them off manpower duties. »

      I ask Pierre what he means by « manpower duties ». « Well, the officers would tell the men that there were ‘manpower problems’ and they should be ready to solve them. They would have to take prisoners to a house, tie their arms and legs, and then they took a hammer and they would hit them on the front bone. » Pierre taps his forehead, the frontal lobe. « And then they would burn the bodies. The stench was horrible. »

      I ask him if he did it… used the hammer? He shakes his head. « No. I was a medic. But this house was nearby and I could smell the burning. A friend told me they killed 6,000 people in five days there. »

      More than 1,000 a day? « Sometimes maybe 1,5000 to 2,000. But many times I signed those sick papers. The next month I was sent to Gabiro, to a training wing of the RPA. WE were there to learn to use guns, be a soldier.

      « But one kilometre away there was another camp that had been built by the old government. This was a killing place manned by the DMI, the Diretorate of Military Intelligence.

      « Every day on the road between our camp and their place I would see lorries, big trailers trucks carrying wood, and fuel tankers imported from Uganda. There were ‘manpower problems’ here, too, so many of my collegues were assigned to work with the DMI. It was the same method of killings as in Kigali. Every evening, at around six, they poured the paraffin on to huge piles of wood and got rid of the bodies that way. All day there was a bulldozer spreading the ashes into the soil. It was going on all the time for months. The smoke and the smell were horrible.

      « I left this place, Gabiro, in April last year when I got permission to go back to university in Butare. When I got there I found the same thing happening. Hutus who had managed to flee from the Kibeho camp were taken to a military academy in the town, and a captain in the RPA told all of us students that we would be required to help out with a manpower problem.

      I knew then that I would have to do what I had been trying to avoid for the last nine months. I decided to desert, and I fled that night. »

      Pierre is still in hiding, a seriously traumatised and frightened young man. Why did he risk talking to me? All I can say is that he had already made a far more courageous and dangerous choice: not to kill his fellow Rwandans.

      Even in Nairobi, two plane hours from Kigali, one cannot escape the terror. Here, sitting in the shadows of a walled garden in a suburb of the Kenyan capital, two men are poring over page after page, name after name, of their countrymen. These are the lists of the missing.

      Until six months ago, these two men were among the most powerfull in Rwanda. They are Hutus, yet they played prominent roles in the revolution that ended the old Hutu regime. Seth Sendashonga was the Minister of Internal Affairs in the Tutsi-led Kagame government. Sixbert Musangamfura, a journalist when I met him in 1992, was Kagame’s director of civilian intelligence – boss of Rwanda’s MI5.

      Both men were at the heart of the new government, heading particulary sensitive departments of state. Now they no longer live in Rwanda. They are viewed as deadly opponents of the governments, so much so that in February an attempt was made on Seth Sendashonga’s live. Fortunately he was only slightly wounded – a bullet passed throught his right shoulder – but his nephew is still recovering from serious wounds in Nairobi hospital.

      There is no doubt who sent the assassins. A Rwandan diplomat was arrested nearby, carrying a pistol. So why should Protector Kagame want to kill his former colleagues in the rebel movement and in government? « Because I and Sixbert know too much. We know there is a deliberate policy of ethnic cleansing. We know they are attempting social engineering on a vast, murderous scale. »

      Why? « First, to instill terror. Then to even up the population figures. Look at the Rwandan equation: how can a minority tribe of 1+ million govern a country dominated by a tribe of enemies who outnumber them three to one? » He pauses, and looks back at their lists that litter the table and patio. « They want to make it Hutus 50 per cent, Tutsi 50 per cent, » he says. « But to do that they will have to kill a lot of hutus. »

      « When I was in charge of civilian intelligence I started to make a list, « Sixbert adds. I had a network of informers, and soon saw that something bad was going on. By the time I left in August 1995, we had the confirmed names, dates and methods of killing of 100,000 people. But the killing still went on after I fled, and we are investigating the fates of another 200,000 people. » But hadn’t these people taken part in genocide? « There are killings and killings, » says Seth. « I can understand revenge killing, when a soldier comes home and discovers that his family has been wiped out. But this is something far more repellent. I would call it « counter-genocide. »

      Seth says that the killing began as soon as the new government took over. « I warned Colonel Charles Kayonga, who commanded the RPA battalion in Kigali, about the conduct of his troops. He said the RPA did not take prisoners. I was very shocked ».

      Seth also warned General Kagame, but he did nothing. « I had been a member of the Rwandan Patriotic Front since 1991, » says Sendashonga. « I was a political interface between the army and politicians. I knew the people we would need in Rwanda was to recover, but many of these people were being got rid of. It seemed crazy, because our businessman were like businessman anywhere: they were not loyal to any party. Often they backed both sides.

      « I had a good relationship with Kagame. Most people were scarred of him and told him what he wanted to hear, but I knew it was my duty to inform him about the killings. I wrote six memos to him with lists of names of the missing. I met him and expressed my concerns. He reassured us that something would be done. But the killings did not stop. » Seth describes what he went on whenever the RPA took more territory. « People would be called to meetings where they would be given food. At the next meeting they would come in large numbers. Then the place would be surrounded and grenades thrown in. So many reports were similar, I realized these were not random killings. This was large-scale. It had to be planned. » « They were even making jokes about it, » says Sixbert. « Rwandans have two expressions – kwitaba imana and kwitaba inama. The first means to die naturally. The second, to go to a meeting. Now, they mean the same. »

      Both men paint a dark picture of Rwanda after the civil war. Wherever the RPA went, the pattern was the same: meetings, killings, then burials or burning. So who were they killing? « Innocent people, largely, » says Seth. « The real killers, the leaders of the interahamwe, had fled across the border into Zaire or the camps in Tanzania.

      « The people who were left were easy prey. Some of these killings take place in areas where there had been no genocide, so what was the excuse for them? » Despite Seth’s attempts to draw attention to the killings, they went on unabated. He and Sixbert realized there was no future for them in Rwanda. « We felt that we were going to be next, » says Sixbert. « It was ironic really, because I had opposed the last dictator here, President Habyarimana, and survived the interahamwe gangs by hiding in a sewer for over a week.

      « I thought Kagame and the RPF would mean freedom for our country, but all he has brought is more oppression, more death. »

      At the Milles Collines Hotel in Kigali, a solitary European businessman strokes his way through the Hockeney-blue swimming pool. It is very peaceful here, but the confidential document I am reading tells another story. Whoever compiled it has done a thorough job. It is unsigned, but that is no surprise, given what it contains.
      It lists 174 sites where there are mass graves – such as Nyamabuye, where 20,000 are buried, and the veterinary college at Butare, where the bodies have been exhumed and moved to the Mutara. The document even pinpoints schools, military barracks and latrines.

      Scratch the surface, the red earth of Rwanda, and you will, it appears, find one vast cemetery. The people who passed me the document know it will be hard to investigate. Many areas are no-fly zones. The government has exhumed graves, dried the skeletons and burned them. Some graves have been used more once: they contain bodies from both the first genocide and the counter-genocide. Often the people who have buried the dead, the creusers, are themselves killed so they cannot bear witness.

      Jean Rudakubana, a judge who works for the Association for the Defense of Liberty in Rwanda, tells me that many people believe there could be a repeat of the slaughter of April 1994. « It could happen this April » – as a reminder. »

      Rudakubana shows me a copy of a letter he has sent to the authorities. It reports that twice during November, a group of armed men tried to enter his house in the night. He identifies them as members of the army.
      He says that every day he receives reports of « incidents », but nothing comes out, such is the authorities’ grip on public information. And when some incident does escape censorship, it is explained away as an « anti-terrorist initiative ».

      In Kigali there is triumphalism mixed with the doom. Triumphalism because it is tutsi Town now. Doom because their mind are intoxicated by the dark trauma of genocide. They continually talk about it, but it is not therapeutic. Hutus, they say, are murders, and should be wiped out. Away from Kigali, in Nyakinama, a man who refuses to give his name tells me that when the villagers see a soldier, they hide. They are afraid. They don’t want to have to bury the bodies. « What bodies? » I ask.

      But he doesn’t want to speak to me any more. He is too frightened. This is the dangerously oppressive atmosphere that choked Sixbert Musangamfura and Seth Sendashonga. Now, they are committed to telling the world just what is going on in their country. They do not think it will be easy. After all, the West, particularly the media, took little interest in Rwanda before the genocide of 1994. No doubt it will choose to turn a blind eye to the present events. « People will say that because we are hutus we have no right to expose what is going on, » says Sixbert. « They will ignore the fact that we fought the old dictatorship, and were fortunate to survive the genocide ourselves. »

      Seth Sendashonga says there is « a politically correct attitude to Rwanda. The tutsis are the small guys, the downtrodden tribe, who hold the moral high ground, and they can get away with murder. Literally ».
      He is right, of course. It suits the world to think this way. Why dig up more graves, discover more trouble in a country which no one understands and which cannot solve its own problems anyway? But that will not stop Seth and Sixbert pressing for an international commission of inquiry.

      Meanwhile, people live in fear, and hide when soldiers come for them to bury the bodies.

      Sixbert Musangamfura and Seth Sendashonga held high office in Paul Kagame’s government, but have fled Rwanda to try to draw the world’s attention to « ethnic cleansing on a vast scale ». Seth, was hot in February but survived. Paul Kagame, leading the RPA to victory. Below: Now in power, he mourns the 1994 genocide – but his army is behind the current killings.
      Posted by WNJ Editor at 03:21
      Labels: Rwanda

      http://africannewsanalysis.blogspot.com/2007/03/return-to-hell-by-nick-gordon.html

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  15. jcm dit :

    Je suis désolé de constater que beaucoup d’entre vous tentez mais très maladroitement de camoufler votre négationnisme. Lorsque vous ditez reconnaitre le génocide des tutsi mais que vous ajouter qu’il faut aussi reconnaitre le génocide de hutu, le simple fait de prétendre qu’il y a eu un génocide après un autre, pour moi c’est simple, c’est du révisionnisme et négationnisme dangereux. Cela revient à nier toutes les exactions qui a eu pendant + de 30 ans contre les tutsi(massacre perpétré contre les tutsi depuis l’indépendance, la chasse des tutsi dans le pays dans les années 50 60, ibyitso en 90, refus systématique des tutsi dans les instances dirigeantes du pays, des écoles etc..) la somme de tous cela a donné pour finir un génocide que le monde reconnais celui de 1994. le monde est temoin et ne peux nier !!!
    Cette suite des événements prouve qu’il y a eu une volonté délibérer de détruire ou faire disparaitre le tutsi. Maintenant explique moi comment le hutu a été systématiquement tenter d’être détruit.

    Le négationnisme est une volonté maladroite de vouloir minimiser la gravité d’un crime, et pour ce faire on joue sur des mots.
    Pour moi, je crois qu’un génocide des tutsi a bel et bien était. Personne ne peut le nier. Je dis aussi qu’il y a eu un massacre de hutu parce que pour moi il n y a jamais eu cette volonté de détruire le hutu étant donnée que le hutu a eu la supériorité en nombre ainsi que le pouvoir pendant plus de 30 ans.

    Le Massacre des hutu a été causé par la colère de ce qui ont été opprimé pendant plus de 30 ans cela étant je n’excuse pas cet acte qui pour moi reste abominable. C’est la vengeance de ceux qui ont retrouvé les leur découpé par la machette. qu aurais-je fais à leur place ???

    Parler de génocide des hutu pour moi c’est nier tous simplement le génocide de tutsi et c’est refuse de reconnaitre son tort
    La meilleure attitude pour rechercher la paix et la réconciliation c’est simplement reconnaitre ses torts et demander pardon.

    En attendant je pourchasse ceux qui ont détruit notre pays et qui continue à travers leurs récits mensongers.

    Quant au FPR, il y a eu des élément malfaisant mais dans l’ensemble, le FPR a apporté une vision, un vent nouveau ou tous les jeunes ont leur place et un espoir certain…

    Je suis un jeune hutsi qui souffre de la bêtise de nos ainés alors svp arrêté vos conneries et laisse nous réparer vos dégats… bref aller à la retraite.

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    • Trésr dit :

      Un peu d’ humilité te sera bien agréable.

      Il n’ y a pas de camps entiérement juste ou saint dans ce pays. Nous le savons car nous avons tous soubi les crimes basé sur l ‘ethnie.
      Que tous les rwandais qui on perris réposent en paix.

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    • Zeka dit :

      Il est grand temps que les rwandais arrêtent avec leur revendication de génocide, car les tutsi sont mal placés pour parler de génocide pour leur info les massacre de Makobola, 10.000.000 de congolais tués par kagame, kundabatware etc. génocide de réfugier hutu (qui étaient au kivu) commise par le pouvoir rwandais qui est maintenant en place. Génocide commis sur une terre étrangère, les viols, l’abus, les vols…

      Hutu, tutsi taisez-vous maintenant et arrêtez de vous faire passer pour de victime alors que vous êtes tout deux des oiseaux de même plumage. Si vous croyez que vous valez mieux alors ne ravagez pas les autres ethnies. Vous voulez vous faire passer pour des anges de Dieu alors que vous êtes les vrai anges de la mort.

      Dans votre propre proverbe on dit: « il faut être malin comme le serpent mais il ne faut pas avoir le veineux du serpent » mais vous vous avez pris juste ce qu’on vous interdit d’avoir!! de sale gosse va. J’ai vécu avec parmi vous, je sais à quel point vous êtes hypocrites.

      Pardonnez vous et serez vous la main au lieu de pleurnichiez partout comme des enfants. Grandissez un peu et amenez la paix dans la région du grand-lac.

      Dans le futur proche pour survivre vous aurez besoin d’être uni car vous n’arrêtez pas de vous créer des ennemis partout et en plus vous êtes tellement bête de sorte que vous oubliez que vous venez tous d’une seule mère aimable qui est le Rwanda.

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  16. jcm dit :

    @observateur

    merci infiniment pour vos propos, reconnais votre sagesse, et vous souplie de continuer à nous aide à reconstruire notre pays.

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  17. Steven dit :

    À l’occasion d’une visite à l’est de la République démocratique du Congo, le président congolais Joseph Kabila a annoncé officiellement son intention d’arrêter le général rebelle Bosco Ntaganda et le jugé au Congo.

    Lors d’une réunion avec les chefs coutumiers et les dirigeants de la société civile du Nord-Kivu, le président Kabila était en colère contre le général Bosco Ntaganda pour les ravages causés par ses soldats mutinés après avoir appris les intentions de Joseph Kabila d’en finir avec le général Bosco Ntaganda. Kabila a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’insécurité dans l’Est (au Kivu) et n’a pas caché ses mots en attribuant la cause de cette insécurité aux ex-éléments du Congres nationale pour la démocratie du peuple, dirigé par le général Bosco Naganda.

    Cette intervention de Kabila interpelle plusieurs observateurs. Celui qui sait lire les signes de temps, il sait déjà bien que la réjouissance de la mafia Hima-Tutsi dans cette région est à sa fin. Le 31 mars dernier, l’ex-secrétaire générale du FPR et ancien ambassadeur du Rwanda auprès de Nations unies, Tutsi lui-même, a révéler lors d’une conférence en Belgique que c’est Kagamé qui a assassiné le président Laurent Désiré Kabila. Or nous savons que Bosco Ntaganda est les fruits de Kagamé. N’est ce pas cela qui expliquerait la colère de Kabila contre Ntaganda?

    Kabila fils n’a pas mâché ses mots lorsqu’il fustigé le comportement de certains soldats qui, a-t-il dit, se sont engagés à se consacré derrière leur ethnie, en insistant sur le fait que les soldats doivent servir la nation pas leur groupe ethnique. Général Bosco Ntaganda et ses soldats de l’ex-CNDP sont de l’ethnie tutsie. Jusqu’à présent ils avaient refusé le déploiement en dehors des Kivu, soutenant qu’ils sont la protection des Tutsis contre d’autres Congolais. Cependant lors qu’on considère que les Tutsis ont vécus au Congo depuis des décennies sans que personnes ne les touches, certains ayant même acquis la nationalité congolaise, intégrés l’appareille gouvernemental à Kinshasa tout comme au Kivu, on a qu’à se demander qui sont ces congolais qui leurs dérangent?

    Tout le monde sait bien que l’argument de protection de Tutsis au Congo a surgi avec les guerres du FPR dans cette région. On se rappelle même, durant la deuxième guerre, le Rwanda et leurs acolytes du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) sont allés acquiser Kabila père d’avoir préparer le génocide de Tutsi. Cet argument a fait rire plusieurs observateurs de la communauté internationale alors qu’on savait les macabres massacres que se livrent le FPR et RCD à Kasika, Makobola, Shabunda, Bunagana ect…. Quand je me rappelle de cet épisode, je meurs de rire en voyant comment ces gens se ridiculisent devant le monde. Je me demande toujours où et à avec qui Kabila père ont pu préparé ensemble le génocide de Tutsi alors qu’on sait bien que les agents de Kabila étaient tous Tutsi? Voir cela, on aura à se demander réellement si les accusations de préparation du génocide de Tutsi au Rwanda qu’on colle au Hutu, n’est-il pas un mensonge que cela qu’on voulait collé à Kabila? Voila pourquoi même le TPIR a balayé la thèse de la préparation du génocide.

    Retournons à nos moutons. Ce qui est sûr dans l’affaire Ntaganda est que les anglo-saxon ont changé de camps. Ils ont déjà eu ce qu’ils voulaient au Congo et l’ont eu à travers le Congolais eux-mêmes. Pour les américains et les anglais, se débarrasser de quelque groupe mafieux Tutsis qui sèment la désolation dans la région et qui saluent leur image, va dans leur intérêt. Le Rwanda ne garanti rien à l’Angleterre ni aux américains. C’est dans l’intérêts de ces derniers d’en finir définitivement avec leurs anciens pillions (FPR, CNDP, RCD,) et « dealé » avec les congolais eux même. Voilà ce qui se cache derrière la saga de l’arrestation de Bosco Ntaganda.

    Quand à Kabila fils, il sait bien que les dernières élections au Congo ont salit son image et sa popularité au Kivu. Et Kabila le sait bien que pour gagner les cœurs de Kivutien, vaut mieux leurs débarrassé des criminelles qui endeuillent le Kivu depuis maintenant 17 ans. Pour rehausser sa popularité, Kabila décide de rompre avec les bourreaux des Kivutien et les violeurs des femmes violées Kivutiennes. Très sur de lui-même, il sait ce qu’il faut faire. Il a ordonné aux brigades formées par la MONUSCO, les États-Unis, la Chine, et en Belgique pour écraser les soldats rebelles. Et à Goma, selon l’état majore de FRDC, on confirme qu’une grande partie des troupes rebelles se sont depuis redus à l’état major, face à la force écrasante de ces brigades hautement qualifiées. La plupart de leurs commandants ont fui en Ouganda et Rwanda.

    Une chose est sûre, ces événements viennent interpeller que la fin de Kagamé est proche. Ces pillions du Congo sont entrain de tomber : hier c’est Nkunda, aujourd’hui c’est Bosco et demain c’est…Kagamé.

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  18. Mandaïla Zinica dit :

    Monsieu Jean KAGEYO !

    Ton analyse est fausse, partisane, non fondée et nulle ! Tu penses parler aux personnes non instruits qui ne savent rien de la vraie histoire des tueries qui ont eu lieu au Rwanda, surtout ceux commis par le FPR qui liquidait même les vieilles femmes, les enfants et même les bébés dans le nord du pays, depuis octobre 1990 ? Des gens comme toi, ignorants ou alors animés d’un fanatisme insensé et honteux, j’en ai pitié. En plus tu oses dire que le monde entier a reconne « LE GENOCIDE DES TUTSIS » Quelles idioties ! L’ONU a reconnu « LE GENOCIDE RWANDAIS » ET ça dit beaucoup ! C’est la manipulation du pouvoir génocidaire de KAGAME qui a tout transformé en l’appelant « génocide rwandais ». Très bientôt, la vraie réalité sera connue de tous, et je me demande vers où les gens aux idées comme tu en as trouvernt refuge !

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  19. Info dit :

    Testimonies:
    According to Nick Gordon, a British reporter in UDC Newsletter, in April 1996, « the Tutsi dominated regime in Rwanda, which took power in 1994, use petroleum-fuelled crematoriums at several locations. Their victims are Hutu, men, women and children regardless of age. In the same year, UDC Newsletter underscored these crimes to no avail.
    Nick Gordon investigated and reported that RPF regime built crematoriums at Bugesera, Ruhengeri, Byumba, Kibungo, Inyungwe and other locations, where thousands of Hutus were killed daily and their bodies were incinerated under the program called « MANPOWER DUTIES » while U.S. officials looked on.
     » The Tutsi regime is conducting genocide in Rwanda to reduce the Hutu population to « manageable level ». At Gabiro, one of those Auschwitz-like crematorium », Nick reported. According to this researcher,, between 1000 and 2000 Hutus were incinerated daily and their ashes spread in the fields by a tractor. Nick also reported that an American military base was just adjacent to the crematorium at Bugesera. It was impossible for American GIs not to hear the daily and loud groaning coming from across the fence; neither could they fail to smell the stench of burning flesh. « A highly placed official in Kigali reached by phone last month who requested for anonymity, confirmed existence of those Nazi-like crematoriums where over 2000 Hutus are incinerated daily and their ashes scattered in fields … When asked whether U.S. officials in Kigali know of this, she answered, « Absolutely YES », Nick asserted.
    Nick Gordon continues saying that « Surprisingly, U.S. military is stationed near and working with the Tutsi `gestapo´ know of these crematoriums but none has yet expressed any concern! U.S. officials in the White House, Pentagon, State Dept. and the CIA who pamper the Tutsi regime in Kigali have maintained total silence and often engage in cover ups to criminal activities and transgressions by the Kigali regime.
    According to sources in Rwanda, the crematorium at Nyungwe forest is run by a garrison who are under training by U.S. military officials. The sources implicate Americans as having built the crematorium at Byumba which is disguised as a « Water Supply and Rehabilitation of Refugees Project ». The one at Gabiro is also reported to have been constructed by Americans
    Nick Gordon continues that « UDC has learnt that the population in areas surrounding those crematoriums have been complaining about the stench of burning flesh. In response, RPF Gestapo imported machines which grind the bodies and dump the remains in acid solution »
    Nick (Nickolas) Gordon´s revelation has the same information with RUTAYISIRE Boniface´s report published. Mr. Rutayisire Boniface, the President of victims association TUBEHO TWESE ASBL et CIVHEMG has done the research and published his findings to this issue for regions of Kibungo, Byumba, Umutara and Kigali rural (as these places were previously called). These findings are available at http://www.allvictims. org
    According to Major Furuma Alphonse, the former officer of RPF, in his open letter to president Kagame, Furuma declared that: « From the time Arusha Peace Agreement was being negotiated up to as late as 1996, you (Kagame Paul) carried out a deliberate policy of using all means possible to reduce the Hutu Population in the Umutara, Kibungo and Bugesera regions ». These areas were deliberately resettled by old caseload returnees from Uganda, Tanzania and Burundi respectively. Families of many top RPF/RPA leaders are among those who were resettled in this manner. »
    Major Furuma Alphonse revealed that it is Paul Kagame who gave an order to soldiers of RPF to exterminate Hutus in a program of reducing the Hutu population of Umutara, Kibungo and Bugesera in order to resettle Tutsis refugees from Uganda, Tanzania and Burundi. This revelation from an RPF officer of High rank Major Furuma Alphonse, confirms that genocide against Hutu has been planed by RPF and Kagame and this truth was confirmed by our research. With other different testimonies of witnesses, all of that confirm that there is no other possible legal definition for these crimes committed by RPF against Hutus. Killings done by RPF against Hutus are genocide.
    According to Rutayisire Boniface´s findings in 2006,  » […] in Ngoma sector and Nshiri (province of Kibungo , at school of Kanazi (Sake) RPF soldiers gathered a big number of Hutus, about 20,000 who were killed by RPF soldiers who had gathered them saying they were going to have a meeting with RPF administration! At Kinzovu, a significant number of Hutu was killed the same way.
    Also a big number of Hutus were killed and burnt in Bisenga and Remera of Kibungo, Rwinkwavu, Rukira, Rusumo, etc. Everywhere in the Eastern part of Rwanda, many Hutus were killed by RPF soldiers and some Tutsis civilians.
    In his testimony in as a neutral witness in a Brussels Tribunal Court « Cour d´Assise » on 30 November 2004, Rutayisire Boniface said: « after tree weeks of RPF´s occupation of the Eastern region of Rwanda and having closed the Rusumo border, there were indiscriminate Hutu massacres in all RPF occupied villages. The land belonging to the killed Hutus was then occupied by their Tutsi Killers.
    When RPF arrived at Rusumo, they closed the border thereby stopping the Hutus from fleeing in to Tanzania. The Hutu were actually fleeing because of systematic massacres which were being perpetrated by Tutsis civil and RPF against Hutus. There were brought in concentration camps of Hutus before their execution by RPF and some Tutsi civilians!
    In the meantime, the hunt for the Hutu in every possible hideout under the code `Fouiller les Hutus´ – meaning that hunt every Hutu systematically and every where with attention by RPF/RPA and some Tutsi civilians like the Tutsi had been hunted by the Interahamwe in other regions. The Old, children and women Hutus who were unable to reach the concentration camps were killed en route! Gahini, Mukarange, Kabarondo, Gabiro, among other Hutu concentration camps remain in many people´s memory!
    Almost at every public place and particularly hospitals and markets, RPF and RPA personnel and some Tutsi civilians have organised groups of soldiers who had the job of capturing Hutus(children, women, men and old people) coming to market or Hospitals. Hutus captured were then taken immediately to nearest concentrations camps where they were mercilessly massacred. The most infamous concentration camps were in Gahini where the concentration camp was just near the Hospital in old carpentry.
    Killing in these concentration camps were done in many different ways including dismantling one´s skull with an old hoe locally known as agafuni. Other infamous concentration camps for the Hutu were in Gabiro,Ryamanyoni, Zaza, Nasho, Rwinkwavu, Rukira, Rusumo, etc.
    Different `humanitarian assistance´ NGO looked on while the Hutu who were coming towards them for help especially for food were being diverted to the concentration camps instead of being served with the food. Notwithstanding that these NGOs have decided to keep quite over what they saw happen to the Hutu, it is our considered view that they have a moral and legal duty to testify. We, the survivors and victims of all these crimes, argue them to tell the story without fear or favour.
    For Peter Verlinden, a Belgian journalist, in his testimony of 28 September 2004, he said that he has verified several times the information of killing Hutus by RPF. He added on that other testimonies gathered by Professor Filip Reyntjens and images from different international media from the beginning of April 1994. His conclusion is this « I can confirm that a big number of images presented as victims of people killed by Interahamwe at the end of April and the beginning of may 1994, those victims were victims of people killed by RPF.
    The crimes committed against Hutu refugees in Congo are well documented. In effect, in his letter dated 29th June 1998, the UN Secretary General is categorical that: « the members of investigating team described the crimes committed that time by AFDL and elements of RPF as Genocide ( genocide against Hutus refugees in Congo). It is of paramount importance to note that the chief of staff of AFDL during that time was James Kabarebe who is now the chief of RDF (Rwanda Defence Force)
    According to a Belgian government newspaper « Le Soir N° 189 of Wednesday 14th and Thursday 15th August 2002, p5 : « Members of Rwandese opposition party denounced the massacres done systematically in 1994 in Umutara, Kibungo and Bugesera regions and said that about 10.000 to 20.000 Hutus were killed in some communes (districts). The same crimes and similar methods of killings against the Hutus in Rwanda by RPF were used in Congo. If, the perpetrators of these crimes against the Hutus should be brought to Justice, it could help to know what happened with the regime of RPF.
    Rwanda: The crimes of genocide committed by RPF against Hutus, they are known (in Rwanda) as crimes of genocide against Hutus and the Hutu population claims for justice together with Tutsi genocide. According to the « Report of Member of Rwandan Parliament, Kigali, June 2004″ it written that: in district of Rukara, Umutara ex Kibungo, the Gacaca Courts have problems because some Hutus on village (in East) ask for justice of their people killed by RPF ». The report in Kinyarwanda continues saying that « these problems have been identified: there are places where in the meeting of Gacaca Courts, the population say « we continue to talk only problems of Tutsis killed by Interahamwe, but when will we talk officially the problem of Hutus killed by Inkotanyi (soldiers of RPF)?
    The film by Marcel Guerin realised by Peter Verlinden and broadcasted by Vlaams Radio and Television in Belgium (VRT) also gives details of crimes of genocide committed by RPF along Rwanda-Tanzania boarder. It gives also details on crimes committed by RPF along Rwanda-Uganda boarder. Visit http://www.allvictims. org for that film.
    Done in Brussels, 07th April 2009
    RUTAYISIRE Boniface
    President of « TUBEHO TWESE ASBL » and « International Committee for Victims of Massacres and Genocide (CIVHEMG) »
    Tel 32 (0) 488 25 03 05,
    Email: infotubeho@yahoo. fr

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  20. Umwiza dit :

    Aho ntimuvuga ko abacengezi bari FPR ubwo???? Muri abarwayi gusa! Rwemalika mwamwitwaje parce qu’il parle autrement? None se nimumwohereza muri sparms, nange muzanyoherezayo???

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  21. Gakuru dit :

    Rutayisire Boniface l’homme de l’annee 2012 et Ingabire victoire femme de l’annee 2012

    Muri 2012 baritanze batizigamye bavuganira abatagirakivugira

    Mu rwego rwo gushyigikira ibikorwa bigaragara amashyaka yibumbiye muriopposition nyarwanda amaze kugeraho, buri mwaka hakwiye kujya hatorwa umunyarwanda n’umunyarwandakazi wagaragaje ibikorwa by’intangarugero,agamije gukemura ibibazo
    byahejeje imbaga y’abanyarwanda b’amoko yose hanze y’u Rwanda.

    Mu ntangiriro y’uyu mwaka wa 2013 ndasanga hari abanyarwanda benshibakwiye ishimwe kubera ubwitange bagaragaje ngo bakemure bimwe mu bibazo bibangamiyeigice kinini cy’abanyarwanda. Babiri muri bo bakaba baragaragaje ubutwarikugeza ubu butaragirwa n’undi. Abo bana b’u Rwanda ni bande kandi bakozeiki ?

    Kurwego rw’abategarugori hari Madame Ingabire Umuhoza Victoire(Umuyobozi wa FDU- Inkingi)

    Madame Ingabire Umuhoza Victoire akwiye kongera gushimirwa.
    Ingabire victoire yagaragaje ubwitangeatizigama ubwo yemeraga guhaguruka , agasiga abe bose agataha mu Rwandakwiyamamariza amatora, n’ubwo yari azi neza ko inzira ikiri ndende. Iyo ayatsinda besnhi twari gusezerera ubuhungiro.
    Madame Ingabire Victoire amaze kugera muRwanda, ntiyirebye we ubwe wenyine cyangwa ngo avugire ishyaka rye ryonyine.Yasuye Urwibutso rwa Jenocide ku Gisozi anahavugira ijambo rikomeye n’ubwo atasohoye mu kanwa KE ijambo genocide hutu nk’uko yari amenyereye kubivuga akiri hanze mumahanga ARIKO YARAGERAGEJE. Yanasuyekandi n’abagororwa muri gereza, anajya kunamira imva ya NyakwigenderaMbonyumutwa Dominiko , perezida wa mbere w’agateganyo w’u Rwanda, n’ibindibyinshi.
    Iyo Madame Ingabire Victoire agenda yisabira amaramuko, yari gucecekeshwa, agahabwa imyanya mu butegetsi maze akareka intambara opposition yatangiye. We ntiyabikoze yakomeje kwamagana akarengane abona kandi benshi birengagiza cyangwa batinya kugaragaza ngo badafungwacyangwqa bakahasiga ubuzima.
    Madame IngabireUmuhoza Victoire akwiya gushimirwa.

    Mu rwego rw’abagabo uza kumwanya wa mbere ni Bwana Rutayisire Boniface Umuyobozi w’ishyaka Banyarwanda n’ishyirahamwe ry’abavictimes Tubeho twese

    Ku mwanya w’abantu bashiritse ubwoba, bagatinyura abandi kandi bakagaragaza ubutwari, Rutayisire Boniface twakongera tukamushimira.
    Rutayisire Boniface yashize amanga, agaragaza akarengane igice kinini cy’abanyarwanda bo mu bwoko bw’abahutu bakomejekugirirwa kugeza ubu bakaba batarenganurwa.

    Rutayisire Boniface yanze akarengane n’ivangura gakorwa mu kwibuka abana b’u rwanda bavukijwe ubuzima. Nibwo yiyemeje kujya ku Rwibutso rwa jenocide aho rwubatse mu gihugu cy’u Bubiligi akifatanya n’abacitse ku icumu bo mu bwoko bw’abatutsi, kwibuka ababo. Niwe munyarwanda wa mbere wabikoze yemye kandi agaragaza ko nta muntu ugomba kubuza undi kwibuka abe bishwe.

    Rutayisire Boniface kandi ntiyahagarariye aho kuko yatanze ikirego mu rukiko mpuzamahanga asaba ko abanyarwanda b’abahutu biciwe ababo na FPR nabo barenganurwa. Icyo gikorwa kandi cyabaye imbarutso y’impinduka nyinshi.
    Yasabye kandi ko ubwicanyi ndengakamere bwakorewe abahutu nabwo bwakurikiranwa nka jenocide kubera uburyo bwakozwemo muduce twose twigihugu kandi bugahitana imbaga y’abantu benshi mu Rwanda no hanzeyarwo. Ikirego cyarakiriwe hategerejwe irenganurwa.

    Bwana Rutayisire Boniface, utaraciwe intege n’abamutwama ngo aceceke, yakomeje gufasha opposition kwiyunga no gushyira imbere nouvelle génération kugirango abe ariyo yumvikanisha ibibazo by’abanyarwanda kuko bigaragara ko izindi generations zaranzwe no kwangiza igihugu.Uyu akaba ari umurongo ukomeye amashyaka amwe namwe yiyemeje gukurikira ndetse bikaba byaritabiriwe n’amwemu mashyaka mashya ashingwa kuburyo aza ashyigikiye uyu murongo ngenderwaho. Mu gushyiraimbere nouvelle génération kandi akaba atari agamije guheza abakuze n’abasheshe akanguhe muri politiki, ahubwo akaba ashaka kubagenera umwanya ngishwanamaw’icyubahiro, kuko tubakesha ibyiza byinshi.
    BwanaRutayisire Boniface nawe akwiye ishimwe.

    Icyitonderwa

    Abandi bantu batavuzwe mu bikorwa bifatika byaranze opposition nyarwanda muri uyu mwaka ushize, si ukubibagirwa, barimo abafite ibikorwa byinshi byiza nyamara hakaba hari aho bahemukiye abanyarwanda mu gihe cyashize kuburyo bagomba kuzabanza gusabira imbabazi.
    Hari n’abandi bafasha abanyarwanda muburyo bunyuranye ariko buri wese azirikane ko abo tuvuga kuri uba ari abari muri politiki kuko politiki niyo nyirayabazana ya byose.

    Mbifurije umwaka mushya muhire

    A. Gakuru

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